Janvier 2013

Jeudi 31 janvier 2013

Politique étrangère et européenne

Ouverture du transport ferroviaire à la concurrence

« La commission souhaite ouvrir le transport ferroviaire à la concurrence » HS

« Les compagnies réfléchissent » KS

Helsingin Sanomat rapporte que la Commission souhaite ouvrir le transport ferroviaire de passagers à la concurrence d’ici 2019. La Finlande n’a pas encore exprimé de position sur la proposition de la Commission. Selon la ministre des Transports, Mme Kyllönen, la Finlande va déterminer sa position dans les semaines à venir.
Actuellement, la libéralisation n’est effective qu’en Grande-Bretagne et en Suède, rapporte HS.
En Finlande, cela nécessitera une réforme afin que de la compagnie nationale de chemin de fer ne soit plus en charge des activités de régulation du transport ferroviaire.
Kesksisuomalainen rapporte que Veolia, qui gère déjà une partie du transport régional de bus pourrait être intéressé par le transport ferroviaire dans la région de la capitale, selon son directeur Janne Vihavainen.
HS KS

Italie - Commission

Propos de M. Rehn
Helsingin Sanomat relève que le commissaire Olli Rehn a estimé, devant le Parlement européen, mardi, que le gouvernement italien de l’ancien Premier ministre, M. Berlusconi, n’a pas observé les traités européens sur la stabilisation des finances publiques à l’automne 2011, ce qui a engendré un arrêt du marché financier ainsi que de la croissance. Il a relevé qu’avec M. Monti, la situation s’est calmée.
En Italie, certains ont considéré les propos de M. Rehn comme une intervention dans la politique intérieure du pays.
Le secrétaire général du parti de M. Berlusconi, M. Alfano, considère les propos de M. Rehn comme inappropriés. Pour lui, ils affaiblissent l’image de la Commission européenne, encouragent le populisme et les positions anti-européennes au moment où les relations entre l’UE et les Etats membres sont délicates.
M. Monti, Premier ministre, a rappelé que les propos des commissaires étaient facilement interprétés comme des interventions, notamment à l’approche des élections. « Lorsqu’on est commissaire, il faut être prudent, et M. Rehn l’est. Il est également très rigoureux et ponctuel », a dit M. Monti.
Le cabinet de M. Rehn souligne qu’il ne faut pas voir les propos du commissaire dans le contexte des élections italiennes, mais plutôt dans celui de la surveillance de politique financière et économique, dont M. Rehn est en charge.
HS/B9

Mali
« La France a chassé les rebelles des villes » HS
Helsingin Sanomat raporte que l’armée française a libéré Kidali.

Union africaine

L’UA dirigée par un ancien étudiant de Tampere
Helsingin Sanomat rapporte que le premier ministre Ethiopien qui a pris la présdidence de l’Union africaine a fait ses études d’ingénieur à Tampere en 1992 grâce à une bourse du ministère finlandais des Affaires étrangères.
HS

Défense

« La Finlande est ouverte à une nouvelle coopération en matière de défense » HS
Le ministre des Affaires étrangères, M. Erkki Tuomioja, signe une tribune dans Helsingin Sanomat où il affirme que la Finlande est prête à faire de nouveaux pas concrets pour approfondir tant la politique de sécurité commune de l’UE que la coopération de défense nordique.
Le ministre rappelle que le fondement de la politique étrangère et de sécurité finlandaise est la coopération. Le principal forum pour développer les objectifs finlandais est l’UE qui dispose aussi d’une importante dimension en matière de politique de sécurité, souligne M. Tuomioja qui espère que le conseil européen de décembre 2013 qui y sera consacré permettra de prendre de nouveaux pas dans le renforcement de la coopération dans ce domaine.
« La crise économique a relacé le développement de capacités communes, tant dans l’UE que dans l’OTAN. La Finlande y participe, dans l’UE comme Etat membre, dans l’OTAN comme partenaire. »
« Les pays nordiques constituent un groupe référent et il y a actuellement un renforcement de la coopération nordique dans la défense, note le ministre qui souligne que la participation de la Finlande à la surveillance du ciel aérien islandais est une preuve que la Finlande est ouverte à une nouvelle coopération et à son développement ».
HS

Formation
Keskisuomalainen relève que la Finlande a proposé à l’OTAN une unité d’action rapide des forces aériennes pour l’année 2014. Cette unité s’inscrirait dans le cadre des troupes NRF de l’OTAN.
L’armée de terre dispose d’ores et déjà d’une unité NRF. Concernant les forces aériennes, la formation d’une telle unité aura lieu à Rissala (escadrille de Carélie) cette année. L’unité d’action rapide des forces aériennes a été évaluée selon un programme d’évaluation de l’OTAN en 2008-09. Sa capacité a alors été jugée conforme aux standards de l’OTAN. Un processus similaire sera mené cette année.
Quatre chasseurs Hornet et entre 200 et 250 effectifs, dont 50 réservistes, participeront à l’unité d’action rapide. L’objectif des forces aériennes est, selon le commandant de l’escadre de la Carélie, M. Sivén, que la Finlande dispose de la capacité de participer à une opération de gestion de crise. C’est la première fois que des appelés de l’armée de l’air seraient formés à des missions internationales. Ils ne s’engagent toutefois à rien, rappelle M. Sivén.
KS/9

Google

« Google ramasse des recettes publicitaires sans rien payer en Finlande » KL
Kauppalehti rapporte que la part de la publicité sur Internet ne cesse d’augmenter (+10% en 2012). Selon une étude, on évalue ainsi que Google reçoit environ 100 millions d’euros de recettes publiciaires de ses activités en Finlande ;
Le problème est que Google, ainsi que Facebook dont les recettes sont plus faibles) ne gère pas ses activités depuis la Finlande. En effet, les services publicitaires avec les annonceurs finlandais sont gérés depuis l’Irlande où Google paye ses impôts.
« Google a un avantage concurrentiel important par rapport aux sociétés finlandaises car le groupe américain peut optimiser sa fiscalité, mais aussi les règles sur les droits d’auteur et sur la confidentialité des données puisqu’il se conforme à la réglementation américaine moins stricte que celle appliquée en Finlande », regrette le Directeur du patronat ders médias, M. Valtteri Niiranen.
Le directeur de MTV Media Heikki Rotko, qui préside l’association des broadcaster européen, s’inquiète lui aussi de la distorsion de concurrence en Google et les sociétés européennes.
KL

Chantier naval

Déclarations de M. Heinäluoma
Dans le journal du parti social-démocrate, le président du parlement signe une tribune sur la politique à l’égard des chantiers navals. Selon lui, « STX a fait preuve d’une mauvaise gouvernance pour les chantiers navals. Peut-être que l’entreprise avait payé trop cher ces chantiers au précédent propriétaire norvégien. Mais il ne faut pas le faire payer aux techniciens et ingénieurs finlandais. On pourrait penser que les chantiers et le savoir-faire finlandais sont considérés comme une vache à lait dont on va se débarrasser après en avoir tiré tout son lait ».
« Dans une situation exceptionnelle, on a besoin de mesures exceptionnelles. C’est pourquoi l’Etat devrait assumer la responsabilité de trouver un consortium qui soit vraiment dévoué au chantier finlandais. Et il faudrait envoyer un message clair aux Coréens sur ce que l’on exige d’un actionnaire en Finlande ».
« Sur la table il n’y a pas seulement les commandes de TUI mais aussi l’avenir de la construction navale en Finlande », souligne M. Heinäluoma.
Dem

Politique intérieure

Présidence

M. Niinistö plus actif que Mme Halonen pour le commerce extérieur
Kauppalehti relève que le Président Niinistö a effectué en moins d’un an trois voyages de promotion du commerce extérieur finlandais (en Corée, en Norvège et en Allemagne), alors que Mme Halonen n’en avait fait que 19 en douze ans de présidence.
Kauppalehti relève que le ministre du Commerce extérieur Alexander Stubb en effectue pour sa part près d’un par mois.
KL

La baisse du salaire de M. Niinistö n’aura pas d’effet sur les retraites des anciens présidents
Helsingin Sanomat rapporte que selon le projet de loi en préparation, la baisse de salaire souhaitée par le Président Niinistö n’aura pas d’effet sur les retraites des anciens présidents, MM. Koivisto, Ahtisaari et Mme Halonen. L’idée du projet de loi est que la loi sur la rémunération du président reste telle quelle et la baisse de salaire ne concerne que le président en exercice.
La retraite des anciens présidents équivaut à 60 % de la rémunération du président en exercice. Selon les informations du quotidien, le projet de loi devrait être achevé la semaine prochaine. Le Parlement décidera ensuite du sort du projet de loi.
M. Niinistö a annoncé au gouvernement, avant la fin de l’année dernière, qu’il voulait baisser son salaire annuel de 160 000 euros à 126 000 euros.
Selon Mme Tarja Halonen, ancienne présidente, interviewée mardi par le journal télévisé d’Yle, MM. Koivisto et Ahtisaari avaient reversé une partie de leur salaire plus discrètement, M. Koivisto dans les caisses de l’Etat et M. Ahtisaari en faveur des chômeurs.
HS/A13

Financement électoral

Des politiciens condamnés dans une affaire de corruption
Selon Helsingin Sanomat, le député centriste Antti Kaikkonen a été condamné mercredi à cinq mois de prison avec sursis pour corruption dans l’affaire de Nuorisosäätiö liée au financement électoral du Centre. M. Kaikkonen, très déçu du jugement, souligne qu’il compte continuer sa carrière politique.
La direction du Centre n’a pas abandonné le député. Le président du parti, M. Juha Sipilä, a annoncé qu’il n’avait pas remarques à faire concernant le travail de M. Kaikkonen à l’Eduskunta ou au sein du groupe parlementaire centriste. M. Kimmo Tiilikainen, président du groupe parlementaire du Centre, veut que M. Kaikkonen continue à la vice-présidence de la Grande commission du Parlement. Pour lui, ce jugement et la politique européenne n’ont aucun lien. M. Kaikkonen compte continuer à ce poste.
Plusieurs employés centristes ont également été condamnés en raison du même scandale, y compris M. Jukka Vihriälä, ancien député et ex-président de Raha-automaattiyhdistys.
HS/A2&A8

Des responsable sociaux-démocrates condamnés à des amendes
Le tribunal de grande instance de Helsinki a rendu public, en même temps que le jugement concernant les politiciens centristes, un jugement qui concerne la corruption de huit responsables sociaux-démocrates de la fondation Urheilusäätiö, qui avait accordé un financement électoral en 2005-2007 en achetant des tableaux pour 23 000 euros. Selon la cour, il y a eu un prix excessif de 16 000 euros.
HS/A9

Social – jours de formation

Les négociations stagnent
Teemu Lukka de Helsingin Sanomat relève que les confédérations syndicales n’ont pas trouvé le moindre accord sur la question des jours de formation des employés.
La proposition de M. Laatunen du patronat EK a constitué la base des négociations depuis une semaine. Différents groupes de travail oeuvrent sur la question, mais selon Helsingin Sanomat, aucun progrès n’a eu lieu.
Les organisations des salariés estiment que les propositions de M. Laatunen ne contiennent rien de plus par rapport à ce qui est déjà prévu par la législation.
Le différend sur les jours de formation est la question la plus importante qui freine les négociations entre les partenaires sociaux.
Le Premier ministre, M. Katainen, a demandé des propositions pour le 13 février en vue de l’allongement des carrières professionnelles. Les organisations des salariés ont annoncé qu’elles ne se mettront d’accord sur rien dans ce sens tant que le différend sur les jours de formation n’est pas résolu.
HS/A14

Economie

Résultat record pour la banque Nordea
En 2012, la banque Nordea a fait un meilleur résultat que jamais. Nordea envisage de distribuer en dividendes 44 % de ce résultat. L’Etat finlandais est actionnaire à hauteur de 14 % dans la banque Sampo qui à son tour possède 20 % des actions de Nordea.
HS/B5

Industrie technologique

Le secteur souhaite une diminution de l’impôt sur les sociétés
L’industrie technologique souhaite diminuer l’impôt sur les sociétés et sur les droits de brevets et autres droits immatériels afin d’augmenter la part de l’industrie à un quart de la production totale d’ici 2020.
Le but de la politique industrielle devrait être de créer entre 150 000 et 200 000 emplois dans l’industrie métallurgique, selon la confédération du secteur.
M. Nykänen, directeur de la confédération, rappelle qu’en 2007, l’industrie représentait 27 % de la production totale finlandaise, par rapport à 22 % aujourd’hui.
Le taux de l’impôt sur les sociétés est de 24,5 %.
HS/B9

Finnair
M. Heinemann à la tête du conseil d’administration
Les journaux relèvent que M. Heinemann, membre du conseil d’administration de Finnair depuis un an, devrait être nommé président du conseil d’administration en remplacement de M. Sailas.
M. Kuosmanen du ministère des Affaires étrangères, ancien ambassadeur de Finlande en Chine, est proposé comme membre du conseil d’administration.
Dem/9

Extrême droite
Incident lors d’une table ronde
Helsingin Sanomat relève qu’à l’occasion d’une table ronde organisée mercredi à la bibliothèque municipale de Jyväskylä sur un livre récent sur l’extrême droite finlandaise, trois hommes ont attaqué un vigile qui ne les a pas laissé entrer dans la salle, avant de poignarder une personne venue l’aider. Selon les organisateurs, les trois assaillants font partie d’un groupe d’extrême droite.
HS/A1

Animaux sauvages
Un chasseur attaqué par une ourse à Orivesi
Selon Helsingin Sanomat, un chasseur a été blessé par une ourse mercredi à Orivesi, près de Tampere. Les chiens de chasse ont réveillé une ourse d’environ deux ans, qui hibernait à proximité. L’ourse, qui a attaqué un des deux chasseurs, a été tuée par l’autre.
La police étudie l’affaire en tant que délit de chasse. Selon le chercheur Ilpo Kojola du Centre national de la recherche sur le gibier et de la pêche, il est rare que les ours se réveillent et attaquent les hommes. « L’ourse a dû se sentir agressée et a voulu se défendre. »
HS/A13

France - Finlande
Musique

Charles Barbier à Oulu
Kaleva publie une interview du ténor Charles Barbier qui donne plusieurs concerts à Oulu dans le cadre du festival de musique baroque.
Kaleva
Esa-Pekka Salonnen et Dutilleux
Helsingin Sanomat publie une critique élogieuse du disque de Henri Dutilleux enregistré par l’Orchestre philarmonique de Radio France dirigé par Esa-Pekka Salonen.
HS

Mercredi 30 janvier 2013

Politique étrangère et européenne

Mali

Editorial : « La stabilité dans la région du Sahel n’est pas dans l’intérêt de la France seule » HS
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat note que certains ont commencé à se poser la question de savoir si les motifs de la France concernant l’opération au Mali sont liés à des richesses du Mali en matière de ressources naturelles. La France n’est pas le premier pays soupçonnée être motivée par des motifs économiques, selon l’éditorialiste. Une autre interprétation traditionnelle est qu’un chef d’Etat dont l’audience baisse part en guerre pour regagner sa popularité.
Les points de départ de la France ne sont guère aussi simples ni ignobles, estime l’éditorialiste. Il rend compte des allégations de Thierry Meyssan sur le site voltaire-net.org et, à ces théories conspirationnistes, l’éditorialsite répond que le Conseil de sécurité de l’ONU a été unanime sur l’opération du Mali. Il était prévu que l‘opération soit réalisée par les pays de l’Afrique de l’Ouest, mais pour des raisons d’urgence, la France était la seule à pouvoir réagir. Elle l’a fait à la demande du gouvernement malien.
Ceux qui évoquent les richesses de la terre malienne oublient que, par exemple, concernant les réserves d’uranium, seulement des études préliminaires sont en cours. Le Mali est un producteur d’or, mais pour la France, l’or ne constitue pas un produit stratégique tel que l’uranium.
L’éditorialiste note que la stabilité dans la région du Sahel sert bien les intérêts économiques de la France, mais en réalité la stabilité est avant tout dans les intérêts des pays de la région, et surtout du Mali. Certes, elle peut être utile pour l’audience du Président Hollande, mais est-ce qu’il partirait en guerre pour augmenter son audience en plein milieu de la législature, se demande l’éditorialiste.
HS/A5

Rencontre des sociaux-démocrates nordiques

Propos de M. Tuomioja
Le ministre des Affaires étrangères, M. Tuomioja, souhaite développer la coopération de la région de la mer Baltique et y inclure la Russie plus étroitement encore. Il rappelle que la mer est un facteur qui rapproche les différents acteurs de la région.
Compte tenu de l’Allemagne et de la Pologne, la région constitue une zone économiquement importante dans l’UE. Un tiers des services et des produits vient de cette région, selon lui.
Il estime qu’il faudrait favoriser le dialogue entre les différents groupes d’intérêt et promouvoir une économie plus verte.
Concernant le référendum britannique, M. Tuomioja relève qu’il ne souhaite pas que la Grande-Bretagne quitte l’UE. Une séparation affaiblirait les deux, selon lui. Il souhaite toutefois voir l’UE se réformer, mais pas toujours dans le sens proposé par M. Cameron.
Dem/3

Editorial
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat estime, dans la foulée de la rencontre des sociaux-démocrates nordiques, que, dans le contexte de la période de transition de la vie économique et la diminution des emplois dans l’industrie, y compris les chantiers navals, les ouvriers déçus aux partis de la gauche votent en faveur des Vrais Finlandais, en proteste.
Pour l’éditorialiste, il faudrait une nouvelle mission pour les sociaux-démocrates. Si l’Etat providence est prêt, cela laisse le parti sans but clair. La défense et le maintien de l’Etat providence sont chers à tous les partis finlandais, peut-être à l’exception des Jeunes conservateurs. Il faudrait que le PSD se trouve une nouvelle raison d’être, selon l’éditorialiste.
HS/A4

Réunion parlementaire européenne

Conférence interparlementaire sur l’économie
Helsingin Sanomat rapporte qu’une délégation de cinq députés finlandais a participé à Bruxelles à la première conférence entre le Parlement européen et les parlements nationaux sur la coordination de la politique économique, qui a réunit pour trois jours une centaine de députés de 26 pays. Les parlements se sont inquiétés, pendant la crise économique, d’être exclus de la prise de position économique.
Le président de la commission des lois constitutionnelles du Parlement finlandais, M. Johannes Koskinen, estime que le débat n’a pas été très cohérent.
Selon Mme Miapetra Kumpula-Natri, présidente de la Grande commission, « ces forums ne font pas du tout augmenter la démocratie européenne ». La conférence n’a aucune influence sur les budgets nationaux et ne peut rien décider.
HS/A17

Perspectives économiques

Faibles signes de croissance
M. Wessman, économiste de la banque Nordea, estime que la zone euro est en train de bouger petit à petit vers une croissance fragile. Les problèmes n’ont toutefois pas disparus et
rien n’indique que la croissance serait forte, selon lui.
HS/B6

Droits d’émissions de CO2

Peu de revenus pour l’Etat
Les revenus pour l’Etat finlandais concernant la vente des droits d’émissions de CO2 semblent être bien inférieurs à ce que l’on avait prévu. Le prix des droits a considérablement diminué. Au début de l’an, la Finlande a obtenu 683 000 euros pour la vente de 110 500 droits, mais le même nombre de droits ne lui a plus rapporté que 431 000 euros, lundi.
HS/B8

Estonie

La Cour suprême estonienne a condamné la sous-rémunération en Finlande
Selon Helsingin Sanomat, la Cour suprême estonienne a décidé que les entreprises estoniennes doivent payer à leurs travailleurs dans les chantiers de construction en Finlande les salaires qui sont conformes aux conventions collectives finlandaises.
Selon le syndicat finlandais de du bâtiment, cela ne changera rien en soi. « Selon la directive européenne, entrée en vigueur il y a plus de dix ans, les salaires doivent suivre les conditions du travail du pays », souligne M. Kyösti Suokas, vice-président du syndicat. Il estime toutefois que la décision de la Cour suprême peut avoir un effet positif sur les employeurs estoniens.
Il y a plus de 27 000 travailleurs de construction étrangers, dont 80 % environ sont des Estoniens, dans les registres finlandais.
HS/B9

Cyber-sécurité

La police a entamé une enquête préliminaire sur l’attaque Rocra
La police de Helsinki a entamé une enquête concernant un soupçon d’espionnage visant une autorité. La police ne souhaite pas révéler la cible de l’espionnage.
La sûreté nationale, Supo, assiste « dans la cadre de son propre rôle » l’autorité de sécurité informatique Cert-fi, selon Mme Lehto, chargée de communication de la Supo.
HS/A10

Chantier naval

Les Coréens pourraient financer le chantier naval de Turku ?
Kauppalehti relève que le STX a évoqué le financement éventuel du chantier naval de Turku. Les entretiens sont en cours au niveau de la direction du groupe, selon le directeur chargé du financement, M. Ju-Won Park. Il ne souhaite pas évaluer un délai de prise de décision quelconque en la matière.
KL/5
Politique intérieure

Présidence

M. Niinistö se félicite de nouveaux projets pour employer des jeunes
Helsingin Sanomat relève que le Président Niinistö et le ministre du travail, M. Lauri Ihalainen, ont participé à un séminaire sur l’emploi des jeunes. M. Niinistö se félicite entre autres d’un projet lancé par le syndicat dans le domaine du bâtiment pour faciliter le recrutement des jeunes.
M. Niinistö souligne qu’il veut travailler pour diminuer l’exclusion des jeunes. « Il semble que les entreprises s’intéressent au recrutement des jeunes. »
HS/A13

Mme Halonen n’a pas été informée à l’avance du fait que M. Niinistö souhaite baisser son salaire
Selon Turun Sanomat, l’ancienne présidente, Mme Tarja Halonen, estime qu’il est clair que la retraite des anciens présidents diminuerait aussi si le salaire du président actuel était baissé.
Mme Halonen, interviewée par le journal télévisé d’Yle, souligne qu’elle n’a pas été informée à l’avance de la proposition de M. Niinistö de baisser son salaire annuel de 160 000 euros à 126 000 euros. Le Parlement étudiera la question en février.
TS/11

Défense

La Finlande diminuera son effectif en temps de guerre
Selon Turun Sanomat, à partir de 2015, les forces armées comptent, pour faire des économies, diminuer de 330 000 à 230 000 l’effectif en temps de guerre.
TS/11

PSD

Remaniement ministériel chez les sociaux-démocrates ?
Sanna Ukkola écrit sur son blog hébergé par Yle, que Mme Urpilainen, qui a annoncé dès les négociations pour la formation du gouvernement, que les portefeuilles ministériels seraient revues au mi-chemin de la législature, en a reparlé depuis. Les ministres sociaux-démocrates travaillent avec un couteau sur la gorge.
Une rotation ministérielle servirait de lifting pour le parti qui a souffert lors des pourparlers de formation du gouvernement. Mais est-ce raisonnable ? Les ministres sont des novices, à l’exception de M. Tuomioja. Ceux qui partiraient perdraient leur portefeuille au moment où ils commencent tout juste à connaître leur secteur d’administration.
Trois noms figurent dans les spéculations : M. Gustafsson, ministre de l’Education qui a fait profil bas, M. Tuomioja, ministre des Affaires étrangères, qui n’a pas réussi à obtenir l’élection au Conseil de sécurité, et Mme Guzenina-Richardson, qui a fait des gaffes en tant que ministre.
Selon des spéculations, Mme Kiuru, actuelle ministre des Communications, pourrait devenir celle de l’Education ou des Affaires étrangères. Dans ce scénario, elle pourrait être remplacée par M. Jungner, ancien directeur général d’Yle.
M. Heinäluoma a refusé à deux reprises au portefeuille des Affaires étrangères, qu’on lui a proposé. Certains estiment qu’après son poste comme président du Parlement, il briguera la présidence de la République.
Mme Kumpula-Natri serait bien vue pour ministre des Affaires étrangères, mais elle vient de la mauvaise circonscription, celle de Mme Urpilainen.
www.yle.fi

Gouvernement

Mi-chemin de la législature
En février, il est prévu que le gouvernement revoit le programme gouvernemental, à mi-chemin de la législature. Cette appréciation sera suivie de négociations sur le cadre budgétaire de la période 2014 à 2017.
Suomen Kuvalehti relève que des attentes plus importantes que d’habitude pèsent sur les négociations, car le programme gouvernemental a été rédigé dans une situation bien différente de celle qu’on a connue depuis.
L’économie finlandaise a souffert de façon à ce que certains spécialistes estiment que le programme gouvernemental manque désormais de fondement. Lors de sa rédaction, on prévoyait une croissance du PIB de 2,8 % pour 2012, et presque la même pour 2013. En décembre dernier, le ministère des Finances a prévu une diminution du PIB pour 2012 et une croissance de 0,5 % pour l’année en cours.
Le gouvernement s’était mis d’accord sur le principe que la moitié des mesures d’adaptation de l’économie publique seraient constitués d’économies et l’autre moitié des augmentations fiscales. C’était un compromis que les conservateurs souhaitant la diminution des dépenses publiques et les sociaux-démocrates et militants de l’Alliance des gauches souhaitant éviter des économies importantes ont pu avaler. Il serait politiquement difficile de renoncer à ce compromis, car une telle décision serait automatiquement interprétée comme une victoire d’un des partis.
Deux objectifs importants ont été définis pour la politique économique dans le programme gouvernemental. Le déficit des finances de l’Etat devrait passer en dessous de 1 % du PIB durant la législature, et la part de la dette dans le PIB devrait diminuer. L’objectif concernant le déficit a déjà été pratiquement abandonné. Celui concernant la dette publique est toutefois réalisable.
Selon certaines informations, les estimations des grands partis de la coalition concernant les économies nécessaires varient entre 0,5 milliard et presqu’un milliard d’euros. Le PSD estime une somme de l’ordre de 500 millions d’euros, et le Parti conservateur une qui s’approche d’un milliard d’euros.
Le 13 février, le Premier ministre, M. Katainen, est censé recevoir une proposition des partenaires sociaux sur des mesures à prendre pour équilibrer l’économie. Dans la pratique, M. Katainen attend que le mouvement syndical renonce aux augmentations salariales et accepte d’une façon ou d’autre l’augmentation de l’âge de la retraite.
Il faudrait qu’il y ait un miracle pour que la gauche politique et les salariés avalent qu’il n’y ait aucune augmentation. Les conservateurs continuent à souhaiter qu’il y ait un moyen de contourner la promesse qu’ont fait les sociaux-démocrates de ne pas augmenter l’âge de la retraite.
Le PSD doit être particulièrement prudent pour ne pas vexer les électeurs ouvriers qui en veulent déjà au gouvernement pour la perte de la commende de STX.
Le parti s’efforce de prendre de nouveau des initiatives en encourageant l’Etat à se lancer dans les affaires de chantiers navals.
SK estime que malgré tout cela, les différends entre le Parti conservateur et le PSD ne sont pas suffisamment grands pour faire tomber le gouvernement. La situation s’est beaucoup calmée par rapport à il y a deux mois. On disait alors que M. Katainen aurait évoqué l’éventualité de nouvelles élections.
Les conservateurs ont bien analysé les interventions de Mme Urpilainen ces derniers temps pour arriver à la conclusion que le PSD comprend mieux qu’avant le degré de sérieux de la situation économique de la Finlande.
SK/38-39

Déchets

Les déchets d’équipements électrique et électroniques sont envoyés de plus en plus souvent dans les pays du tiers monde
Helsingin Sanomat rapporte que selon Mme Hannele Nikander, inspectrice principale du Centre national de l’environnement, les déchets d’équipements électriques et électroniques provenant des ménages en Finlande sont souvent envoyés dans les pays du tiers monde, surtout en Afrique. Les autorités ne savent toutefois pas évaluer le nombre de cette exportation clandestine.
La Douane soupçonne qu’une entreprise finlandaise à Vantaa aurait exporté par mer des déchets d’équipements électriques et électroniques, par exemple des téléviseurs et des frigidaires et des batteries au plomb, en Afrique pendant des années.
HS/A3

France

Loi sur le mariage

Le gouvernement français a fait une petite concession aux adversaires des mariages pour tous
Turun Sanomat publie un article signé Seppo Ylönen sur les manifestations en France contre le mariage pour tous.
TS/16

Mardi 29 janvier 2013

Politique étrangère et européenne

Yémen

Le destin des otages finlandais pas clair
Les journaux rendent compte de l’attaque de l’armée yéménite contre l’Al-Qaïda. Selon des agences de presse internationales, le but de l’attaque était de libérer les otages finlandais et autrichien.
Le ministère finlandais des Affaires étrangères ne croit pas que l’attaque soit liée aux otages. D’une façon générale, le ministère est discret sur les négociations concernant les otages. M. Turunen, conseiller, souhaite que l’on puisse éviter l’usage de la force.
AL/A5

Rencontre des sociaux-démocrates nordiques

La visite a commencé par une visite dans une école
Les présidents des partis sociaux-démocrates des pays nordiques se sont réunis à Helsinki, hier, pour la réunion annuelle de deux jours du comité nordique de coopération du mouvement ouvrier.
La rencontre a commencé par une visite dans une école.
Mme Urpilainen, ministre des Finances, présidente du PSD, a présidé la réunion ensemble avec M. Lyly, président de la confédération des ouvriers, SAK.
La crise de l’euro, le chômage des jeunes et les paradis fiscaux figurent parmi les thèmes principaux évoqués.
Parmi les participants, Helsingin Sanomat note M. Stoltenberg, Premier ministre norvégien, Mme Thorning-Schmidt, Première ministre danoise et M. Löfven, leader de l’opposition suédoise.
Mme Urpilainen a évoqué le projet de référendum des Britanniques sur l’UE et estime qu’en Finlande, il n’y a pas de nécessité d’en organiser un. Elle a souligné l’importance du renforcement de la démocratie dans la construction européenne. Pour elle, cela ne signifie toutefois pas que chaque Etat membre renégocie son traité d’adhésion. La Première ministre danoise partage l’avis de Mme Urpilainen.
L’éditorialiste de Demokraatti, organe du PSD, relève que, lors de la réunion, l’UE a été considérée comme un outil pour maîtriser la mondialisation. Aucun des pays nordiques ne remet en question l’importance de l’UE.
HS/A11, Dem/4-5

Droits de l’homme

La spécialiste des droits de l’homme recrutée au printemps dernier quitte Stora Enso
Mme Parul Sharma, juriste spécialisée dans les droits de l’homme recrutée par le groupe forestier Stora Enso au printemps dernier, a quitté la compagnie pour devenir directrice de l’académie suédoise Droits de l’homme dans le monde des affaires.
Mme Sharma n’a pas commenté sa démission, mais selon Helsingin Sanomat, elle a précédemment dit à un journal suédois que son idée de la responsabilité n’était pas la même que celle de Stora Enso.
HS/B9

Traduction

« Une lycéenne de Turku lauréate du prix Juvenes Translatores » TS
Annika Metso, du lycée Puolalanmäki de Turku a remporté le concours de traduction Juvenes Translatores organisé par la commission dans tous les Etats membres. Elle a choisi de traduire du français vers le finnois.
« J’i chois de traduire à partir du français car c’est plus difficile que de traduire depuis l’anglais que j’étudie depuis plus longtemps », a déclaré la lauréate.
Les lauréats de chaque Etat de ce concours qui regroupait plus de 3 000 élèves de 750 lycées, seront reçus par la Commissaire Androulla Vassiliou à Bruxelles.
Helsingin Sanomat profite de cette occasion pour rappeler l’intérêt à apprendre les langues étrangères dans la scolarité.
TS HS

Défense nordique

Coopération nordique dans le domaine de la défense
« C’est l’argent qui compte » HS
Helsingin Sanomat publie un billet signé Olli Kivinen, ancien chef de la rédaction éditoriale du quotidien, sur le débat récent dans les pays nordiques sur la défense.
M. Kivinen souligne que les budgets de défense diminuent et les frais augmentent. L’idée sur une coopération indépendante au sein de l’Union européenne est devenue de plus en plus lointaine. L’échec des négociations entre la Grande-Bretagne, l’Allemagne et la France sur une éventuelle fusion de BAE et EADS a été un revers important. La position supérieure de l’industrie de défense des Etats-Unis devient encore plus importante, estime-t-il.
Pour la Suède et la Finlande, tout cela signifie un sentiment d’isolement de plus en plus important, parce que la coopération de défense se centralise encore plus autour de l’OTAN. Ces deux pays non-alignés ne veulent pas se retrouver trop près de l’OTAN.
Quant à la coopération nordique, le Danemark, la Norvège et l’Islande insistent toujours sur l’importance de l’OTAN.
La coopération nordique reste très importante pour la Finlande, aussi dans la politique de sécurité. La solidarité est un principe noble mais le fait d’accorder une aide militaire à un pays voisin est tout autre chose, écrit M. Kivinen.
HS/A5

Diplomatie

« Le ministère du Président » KL
« Le processus de nomination du successeur de M. Jan Store comme représentant de la Finlande auprès de l’UE est dans une phase particulière. Au nom évoqué dans la presse du directeur du secrétariat aux affaires européennes du gouvernement M. Kare Halonen, s’est désormais ajoutée une candidate sérieuse, l’ambassadeur de Finlande à paris, Mme Vierros-Villeneuve. Le directeur de cabinet de M. Rehn, M. Timo Pesonen resterait sur la touche. »
« En faveur de Mme Vierros-Villeneuve parlerait le fait que le ministère des Affaires étrangères la proposerait à ce poste et que le président aurait donné son feu vert. Or, le MAE est toujours le ministère du président et ce dernier n’a pas intérêt à rater cette occasion d’apparaître comme le défenseur des intérêts de ce ministère. On le verra bientôt car cette nomination sera évoquée au conseil des ministres dans les semaines à venir », écrit Kauppalehti dans sa rubrique « confidentiel ».
KL

Politique intérieure

Construction navale

Visite de M. Vapaavuori à Turku
« L’Etat ne rejette pas une participation dans un nouveau consortium » AL
« Selon le ministre, l’Etat pourrait participer à un sauvetage des chantiers » TS
Le ministre de l’économie a visité le chantier naval de Turku où il a été reçu par la direction de STX Finland. Il a tenu une conférence de presse avec le directeur adjoint de STX Finland, M. Jari Anttila, après avoir rencontré le directeur de STX Finland et STX Europe, M. Su-JOu Kim. Aamulehti souligne que le représentant du personnel n’avait pas été invité à rencontrer le ministre.
M. Vapaavuori a déclaré que cette visite lui avait fait mieux comprendre la situation du secteur qui n’est pas dans tout son ensemble sans compétitivité. « Le secteur est malsain seulement pour la construction des gros navires de croisière dont les commanditaires sont des sociétés enregistrées dans des paradis fiscaux et les chantiers capables de les réaliser sont très peu nombreux au monde, ce qui a permis des pratiques très spéciales », a-t-il dit.
Le ministre a souligné que l’Etat ferait tout pour que les navires commandés par TUI puissent être construits à Turku, « même si cela n’est pas certain ». Néanmoins l’Etat ne saurait devenir l’actionnaire principal des chantiers, il faut que l’actionnariat privé soit majoritaire et qu’un grand groupe s’investisse, souligne Helsingin Sanomat.
« Aucune alternative n’a été écartée », a toutefois dit le ministre, tout en ajoutant que la société mère coréenne n’avait pas mis en vente ses chantiers. « Mais il faut se préparer à toutes les alternatives », a-t-il précisé. Aamulehti et Turun Sanomat soulignent que le ministre a laissé la porte ouverte à une participation de l’Etat dans l’actionnariat, mais de manière minoritaire et si un grand groupe industriel en prenait la tête.
Le ministre a aussi rappelé que la priorité était d’assurer la construction des deux navires à Turku. La question de l’actionnariat n’étant pas prioritaire à ce stade.
« Les navires ont été commandés à STX qui organise le financement de leur construction », a souligné le ministre. Concernant ce financement, le ministre a admis que « cela n’était pas facile et il n’y a pas de certitude que cela réussisse. Mais les négociations continuent ».
Turun Sanomat relève que Finnvera n’a toujours pas pu garantir de prêt pour le financement de la construction des navires car la situation financière de STX est trop faible. Mais, après l’annonce de la perte de la commande de RCC, STX a commencé en janvier un plan social visant à réduire d‘un tiers ses coûts fixes. Si Finnvera pouvait garantir le financement de la construction des navires, la situation actuelle de blocage pourrait se résoudre, estime Turun Sanomat. M. Anttila souligne que le prêt pour la construction ne peut en général être émis que lorsque 30% des travaux ont été effectués. Turun Sanomat estime donc que les garantis de Finnvera pourront attendre jusqu’en mai.
Aamulehti rapporte qu’un groupe de travail a aussi été créé dans la région de Rauma pour garantir le maintien du chantier de Rauma. Il regroupe des sous-traitants, la municipalité et la chambre de commerce.
HS AL TS

Editoriaux et commentaires
« Toujours autant d’incertitude » TS - « Des interrogations » AL
Turun Sanomat souligne que dans la situation économique actuelle, le gouvernement devrait avoir comme principal souci le maintien des emplois.
Aamulehti estime qu’en dépit des déclarations de STX qui ne souhaiterait pas vendre le chantier, il ne fait pas de doute qu’une transaction est toujours possible pour peu que l’on s’entende sur le prix. « Aussi faut-il espérer que cette solution se réalise pour STX Finland. Et à un prix raisonnable », conclut Aamulehti.
TS AL

Outokumpu

Le groupe confirme la candidature de M. Ollila à la tête du conseil d’administration
Le groupe de métallurgie Outokumpu annonce que le comité chargé des désignations a proposé M. Jorma Ollila (actuel président du conseil d’administration de Shell et ancien PDG de Nokia) pour la présidence du conseil d’administration du groupe.
Le comité des désignations est composé de représentants notamment des grands actionnaires, ce qui signifie que la nomination avancera sans surprises.
HS/B12

Finnair

M. Vehviläinen quittera Finnair pour Cargotec
Helsingin Sanomat rapporte que le directeur général de Finnair, M. Mika Vehviläinen quittera son poste. Il a été nommé directeur général de Cargotec. La presse avait déjà publié des spéculations en la matière il y a une dizaine de jours.
M. Ilkka Herlin, président de Cargotec, souligne que M. Vehviläinen n’a pas été recruté pour restructurer l’entreprise mais pour la développer.
Pour M. Vehviläinen, la décision a été difficile. Il est satisfait des résultats obtenus à Finnair : « Je quitterai un groupe Finnair plus fort. Je suis satisfait, même fier de beaucoup de choses. Je dirais aussi que le dialogue entre les employés et la direction s’est beaucoup amélioré pendant les trois dernières années. »
M. Vehviläinen a assuré à de maintes reprises que la publicité négative dont il a été objet en raison des ses affaires de logement n’a été pour rien dans le changement de fonctions.
HS/A6-7

Parlement

Propos de M. Heinäluoma
Selon Helsingin Sanomat, le président du Parlement, M. Eero Heinäluoma (PSD), souligne que, malgré les critiques de l’opposition, les partis de l’opposition ont pu s’exprimer lors des séances plénières deux fois plus que les grands partis du gouvernement.
Depuis le début de cette législature, il y a une recommandation concernant la façon de donner la parole aux députés. « Les représentants des partis et des groupes parlementaires ont la priorité. Les nouveaux députés élus en 2011 ont toutefois eu la parole plus souvent qu’avant », selon M. Heinäluoma.
Lors de la séance des questions orales de l’Eduskunta, les députés des Vrais Finlandais ont posé 46 questions, les centristes 40, les conservateurs 33 et les sociaux-démocrates 29 questions. Les députés centristes eu la parole 340 fois pendant les séances des questions orales, les Vrais Finlandais 328, les conservateurs 172 et les sociaux-démocrates 159 fois.
Le centriste Mauri Pekkarinen s’est exprimé le plus, 45 fois, M. Timo Soini, président des Vrais Finlandais, 44 fois et M. Kimmo Tiilikainen, président du groupe centriste, 28 fois lors des séances des questions orales.
L’opposition a déposé dix motions de censure, la onzième aura lieu en février après la pause hivernale. Le Parlement se réunira le lundi 4 février pour élire le président et les vice-présidents. Pour la première fois, la séance d’ouverture de la Diète consistera en un débat entre le Premier ministre, M. Katainen, et les dirigeants de l’opposition, MM. Soini et Juha Sipilä, président du Centre. M. Heinäluoma caractérise ce débat d’une heure de « bataille des titans ». « Cela sera un véritable débat sur un sujet important entre ces trois dirigeants politiques », estime M. Heinäluoma.
HS/A10

Travail temporaire

Manipulation d’un sondage sur le travail temporaire ?
Helsingin Sanomat relève que le ministère du Travail et des Activités économiques est en train d’effectuer un sondage sur l’usage du travail temporaire dans les entreprises. Dans ce contexte, l’association des entreprises de recrutement du personnel HPL est accusée de manipulation. L’association a envoyé à ses membres une lettre expliquant comment les entreprises devraient répondre au sondage.
HPL rejette les accusations concernant la manipulation. Mme Merru Tuliara, directrice générale, souligne avoir conseillé aux membres de répondre avec soin.
Les syndicats exigent que le ministère étudie l’affaire.
HS/A10

Santé

Les patients payeront plus cher pour les médicaments
Selon Helsingin Sanomat, les changements de la loi sur le remboursement des médicaments entreront en vigueur à partir du début février. Les patients payeront désormais plus cher pour les médicaments.
La TVA sur les médicaments a augmenté d’un pour cent au début de l’année. Début février, le remboursement de base diminuera de 42 à 35 % et le remboursement spécial de 72 à 65 %. Le remboursement à 100 % de certains médicaments restera inchangé.
Le plafond annuel du coût des médicaments à été augmenté à 670 euros à partir de début janvier.
HS/A15

Lundi 28 janvier 2013

Politique étrangère et européenne

Mali

« La détresse du Mali longtemps oubliée » HS
« Les troupes françaises arrivent à Tombouctou » HS
Pekka Mykänen regrette que les malheurs du Mali n’ont longtemps pas intéressé le reste du monde alors qu’aujourd’hui il est de bon ton de s’intéresser à ce pays classé au 13ème rang des pays les plus en retard pour le développement humain selon l’ONU.
Petja Pelli suit dans les colonnes du même journal la progression de l’armée française arrivée aux faubourgs de Tombouctou.
HS

Afghanistan

La Finlande augmente son aide à l’Afghanistan
Selon Aamulehti, la Finlande a décidé d’augmenter son aide à l’Afghanistan : cette année, le montant de l’aide au développement s’élèvera à 27 millions d’euros et en 2013 à 30 millions d’euros. Depuis dix ans, la Finlande a accordé à ce pays au total environ 160 millions d’euros. La plupart de l’aide est canalisée par l’intermédiaire de la Banque mondiale et des organisations de l’ONU.
Selon Mme Anu Laamanen, directrice adjointe aux affaires politiques du ministère des Affaires étrangères, « l’Afghanistan a beaucoup avancé, mais figure encore parmi les pays les plus pauvres du monde ».
La Finlande s’est engagée à aider l’Afghanistan aussi après le départ des troupes de la FIAS qui aura lieu d’ici fin 2014.
La Finlande a centralisé son aide au développement sur l’amélioration de la démocratie et de l’administration, sur les questions des droits de l’homme et de l’égalité, ainsi que sur la promotion de la croissance économique et du développement durable. Les objectifs sont ambitieux, surtout dans une situation de sécurité difficile.
« La corruption est énorme et le trafic de drogue foisonne », selon Mme Laamanen.
L’Afghanistan est parmi les pays les plus pauvres du monde. Le retrait de dizaines de milliers soldats de la FIAS aura inévitablement un effet sur la situation de l’emploi du pays. Les aides internationales de milliards d’euros rendront toutefois possible le développement de longue haleine de ce pays.
AL/lun/A10

La Finlande et l’UE – propos de M. Soini

M. Soini considère la Finlande comme un contributeur net trop important
Le président des Vrais Finlandais, M. Soini, estime qu’il faudrait que la Finlande renégocie les conditions de sa participation à l’UE. Pour lui, l’action de la Grande-Bretagne montre qu’il est désormais possible pour chaque Etat membre de chercher un meilleur traité avec l’UE et « c’est ce qu’il faut faire en Finlande aussi ».
M. Soini estime qu’une campagne anti-européenne est en train de démarrer partout en Europe. Le débat sur l’UE sera lancé partout et ce sera le thème central des élections des prochaines années dans tous les Etats membres. Il estime que les objectifs des partis eurosceptiques de différents pays seront harmonisés, car « il y a désormais un agenda clair qui est crédible ».
M. Soini envisage de jouer un rôle visible dans cette campagne, tant en Finlande qu’au niveau européen. « Il s’agira de travailler à fond. »
Les Vrais Finlandais ont déjà exigé l’organisation d’un référendum sur l’UE en Finlande. Pour M. Soini, le calendrier pourrait être le même qu’en Grande-Bretagne, c’est-à-dire après les législatives de 2015. Les négociations pour alléger les conditions de la participation finlandaise devront être entamées immédiatement, selon M. Soini. Lors des négociations budgétaires, où il est prévu que la contribution nette finlandaise augmente de 100 millions d’euros, il faudra que le Premier ministre, M. Katainen, dise non, déclare M. Soini. « Nous sommes déjà un contributeur net trop important. »
Helsingin Sanomat relève qu’en même temps qu’il exige un référendum, M. Soini ne dit pas pour autant qu’il faut que la Finlande quitte l’UE. « Cela dépendra du résultat des négociations », dit-il.
Pour lui, il s’agira de diminuer la contribution nette à l’UE, arrêter la subvention des pays en crise, annuler les sommes déjà accordées à la Grèce mais qui n’ont pas été versées, transférer une partie de la politique agricole et régionale sous une prise de décision nationale.
M. Soini ne rejette pas catégoriquement l’UE, « tant qu’elle constitue juste une union économique et de libre échange d’Etats indépendants ».
HS/sam/A6

Réactions
Helsingin Sanomat relève que les partis au gouvernement ne sont pas favorables à l’idée de M. Soini d’organiser un référendum sur l’UE.
M. Backman (PSD) rappelle qu’un référendum a été organisé avant l’adhésion finlandaise. Il estime que si des réformes bouleversantes étaient prévues, il s’agirait d’envisager un référendum, mais pour l’instant, il n’en est pas question. Pour lui, l’action de la Grande-Bretagne et les propos de M. Soini créent de l’insécurité plus qu’autre chose.
M. Orpo, président du groupe parlementaire du Parti conservateur, rejette l’idée d’emblée. Pour lui, le fait d’évoquer un référendum est irresponsable.
Le conseil national du Parti suédois considère les propos de M. Soini comme populistes.
Concernant les négociations que M. Soini souhaite mener sur les conditions de la participation finlandaise, M. Backman rappelle que des négociations sont en cours tout le temps, par exemple lorsqu’il s’agit de prendre des décisions sur le budget, sur les aides agricoles ou sur les fonds structurels.
Aamulehti note que le Président, M. Niinistö, a considéré, lors d’une interview accordée à CNN, qu’il était une bonne chose que les Britanniques allaient pouvoir dire « oui » ou « non ».
HS/lun/A14, AL/lun/A6

M. Patomäki, professeur à l’Université de Helsinki, estime que si on devait organiser un référendum sur l’UE, il faudrait poser plus d’une seule question fermée. Il ne faut pas oublier, selon lui, que les eurosceptiques de ce jour pourraient bien accepter l’Union après des réformes. Il ne faut pas non plus sous-estimer la capacité des citoyens de former des opinions justifiées pourvu qu’ils aient le temps de considérer des alternatives. Ainsi, une question en deux parties, avec un choix de deux trois options pourrait être un bon modèle, selon M. Patomäki.
En outre, le référendum devrait être précédé d’un débat public sur l’UE et son avenir.
M. Pami Aalto, directeur du centre Jean Monnet de l’Université de Tampere, estime qu’un référendum peut être envisagé à l’occasion de grands changements concernant les traités, par exemple, mais qu’un référendum du genre de celui prévu en Grande-Bretagne ne serait pas possible en Finlande.
AL/lun/A6

Politique intérieure

Propos de M. Soini

Les Vrais Finlandais
Concernant sa position à la tête des Vrais Finlandais, M. Soini constate qu’il n’a aucune intention de quitter ses fonctions. « Je suis en meilleure forme que jamais et l’audience du parti augmente. C’est sous ma direction que les Vrais Finlandais sont devenus le parti finlandais le plus influent d’Europe. Pourquoi partir maintenant ? »
M. Soini admet toutefois qu’il a des opposants à l’intérieur du parti. Selon lui, il ne s’agit pourtant pas du groupement de M. Halla-aho. « Il n’existe pas d’opposition organisée au sein du parti. Les critiques relèvent du fait que cela fait longtemps que je préside le parti. » Il estime que certains Vrais Finlandais sont obsédés par l’idée de faire parler d’eux. « C’est comme une caractéristique génétique pour certains. »
Pour lui, les scandales nuisent au parti. « Bien sûr qu’il est gênant que les grandes questions soient éclipsées par ces affaires. »
Concernant ses projets d’avenir, M. Soini relève que si, après les législatives de 2015, il ne pouvait pas devenir Premier ministre, il s’intéresserait aux postes du ministre des Affaires étrangères et du Commerce extérieur.
En ce qui concerne l’audience du parti, M. Soini estime qu’il est problématique qu’une femme sur dix seulement le soutienne, alors que pour les hommes, il s’agit d’un sur quatre.
Son parti envisage de remettre une motion de censure sur les chantiers navals dès que le Parlement reprend le travail en février. Selon M. Soini, la motion de censure évoquera également l’état de l’industrie finlandaise plus généralement.
HS/sam/A7, Kaleva/sam/3

Cyber-sécurité

Le ministère de la Défense nie avoir cherché à s’imposer dans la stratégie de la cyber-sécurité
Helsingin Sanomat rapporte que le journal télévisé d’Yle a estimé jeudi dernier que les forces armées auraient voulu augmenter leurs pouvoirs dans la cyber-défense et que le gouvernement l’aurait rejeté.
M. Carl Haglund, ministre de la Défense, rejette fermement cette interprétation. « Je n’ai jamais entendu l’idée d’un éventuel transfert du centre Cert-fi du ministère des Transports et des Communications à l’administration de la défense. L’idée est cependant mauvaise », selon M. Haglund. Il souligne que la cyber-sécurité est une affaire de toute la société, pas seulement des forces armées.
Le gouvernement a publié jeudi dernier la stratégie finlandaise en matière de cyber-sécurité. Selon les informations de Helsingin Sanomat, lors des négociations entre les partis politiques, les sociaux-démocrates auraient voulu supprimer l’OTAN de la phrase : « L’Union européenne et plusieurs organisations internationales, dont l’ONU, l’OSCE, l’OTAN et l’OCDE, sont des forums importants pour la Finlande dans le développement de la cyber-sécurité ».
Selon M. Haglund, « cette phrase n’a rien de dramatique. Cela ne signifie pas d’approfondissement de la coopération avec l’OTAN ». Il souligne que tous les partis du gouvernement ont pu étudier le texte il y a une bonne semaine.
HS/sam/A16

Négociations salariales

Lutte sur les salaires à coups de statistiques
Selon Helsingin Sanomat, le patronat et le syndicat de la métallurgie ne sont pas d’accord sur le montant des résultats actuels dans les entreprises de cette branche.
Le syndicat de la métallurgie souligne que les chiffres d’affaires des entreprises sont au même niveau qu’en 2008, année record.
Si on demande l’avis du patronat, la réponse est que cela va mal et que les frais augmentent sans arrêt. Selon l’interprétation du patronat, la production actuelle est intérieure de 20 % par rapport à 2008. Le patronat exige donc la modération salariale.
Le syndicat et le patronat de la métallurgie soulignent tous les deux qu’il faut augmenter la productivité et qu’il faut travailler plus en Finlande.
HS/sam/A12

Entreprises publiques

Les bonus des directeurs d’entreprises publiques diminuent
Helsingin Sanomat rappelle que l’Etat a publié, en août dernier, une nouvelle instruction sur le remboursement et les bonus des directeurs des entreprises publiques. Afin de diminuer l’augmentation des revenus.
Le quotidien a effectué un sondage auprès de 36 entreprises publiques (ou avec une majorité publique) pour savoir si cette instruction a eu un effet sur les revenus des directeurs. Douze entreprises publiques annoncent avoir baissé le maximum des bonus. Par exemple, le bonus maximal du directeur général de la société nationale des chemins de fer VR, M. Mikael Aro, a baissé de 120 % à 50 % de son salaire annuel. Plusieurs entreprises annoncent préparer des modifications.
Selon HS, certains experts estiment que la baisse des bonus est compensée par l’augmentation des salaires. Cela est le cas chez Alko : le bonus maximal de la nouvelle directrice générale, Mme Hille Korhonen, est inférieur à celui de son prédécesseur. Mme Korhonen ne touchera pas de retraite supplémentaire comme son prédécesseur. Le salaire de base a toutefois été augmenté d’un tiers.
La nouvelle instruction concerne en principe les nouveaux contrats de directeurs des entreprises publiques.
HS/sam/B8-9

Communes

La réforme des communes se délite - Les maires opposés aux fusions de communes
Selon un sondage réalisé par l’association des communes auprès de 124 des 320 maires de Finlande, environ 60% estiment que leurs communes ne sont pas prêtes à une fusion. La même proportion des maires est favorable à renforcer la coopération entre les communes. Seuls moins de 20% des maires estiment qu’une fusion est utile pour leurs communes. Néanmoins, à long terme une fusion est considérée comme utile pour 40% des maires.
Helsingin Sanomat estime que, ce qui devait être la principale réforme de ce gouvernement, la création de grandes municipalités fortes, semble se diluer. La réforme des communes était le lien entre les six partis de la coalition qui avaient l’opportunité de la réaliser puisque le parti des communes rurales, le Centre, était dans l’opposition. Mais le prix politique des fusions contraintes de communes a été jugé trop élevé, estime le chercheur Hannu Katajamäki. Dès lors, le gouvernement a décidé de s’en terni à des mesures incitatives dont les objectifs et le calendrier semblent se diluer pour les quatre projets de loi de cette réforme : la loi sur les communes, la loi sur les services sociaux et de santé, la loi sur l’administration communale et la loi sur les dotations de l’Etat aux communes.
HS AL

Construction navale

Les municipalités de Turku et Rauma prêtes à participer à un consortium
M. Heinäluoma souhaite une participation de l’Etat
Les municipalités de Turku et Raima ont annoncé qu’elles étaient prêtes à prendre des participations pour sauver les chantiers navals.
Les municipalités pourraient agir très rapidement, en un mois ; Des préparatifs sont en cours à Rauma depuis deux semaines.
Le président du parlement, M. Heinäluoma (PSD) a déclaré que l’Etat pourrait participer, au moins de manière temporaire, à un consortium pour reprendre les chantiers navals. « Je ne pense pas que les chantiers survivront si l’Etat n’est pas très actif ».
M. Heinäluoma estime que la situation est critique en raison de la mauvaise gestion de l’actionnaire coréen. Il espère que le gouvernement va préparer un programme de politique industrielle qui donnera un signal positif.
Le futur directeur général de la direction des entreprises d’Etat, M. Heliövaara, a déclaré que, le maintien de l’emploi n’était pas une raison suffisante pour l’actionnariat public. Il assure ne pas viser seulement le cas de STX.
KS TS

Energie

Selon M. Pekkarinen, la Finlande paye pour la politique énergétique allemande
Le président de la commission de l’Economie du Parlement estime que la décision allemande de fermer ses centrales nucléaires a un effet sur l’augmentation du prix de l’électricité en Finlande. En effet, l’Allemagne étant devenue un pays importateur d‘énergie, notamment des pays nordiques, le prix de l’électricité a fortement augmenté, surtout en Finlande. « En pratique, cela veut dire que l’Allemagne fait payer aux consommateurs finlandais une grande part de son désengagement du nucléaire et de sa politique d’aide aux énergies renouvelables », estime l’ancien ministre qui considère que le gouvernement devrait renforcer ses aides aux énergies renouvelables.
KS

Nokia

Nokia perd encore du terrain
La part de marché de Nokia ne cesse de diminuer dans tous les marchés des téléphones portables. Nokia ne produit plus que 21,3% (-5,7%) des téléphones portables et même 5% des smartphones (-10 ,8%).
HS

France – Finlande

Cirque

Troupes françaises au Circus Ruska Festival
Aamulehti publie de bonnes critiques des représentations des troupes françaises au festival Circus Ruska Festival et notammeent du Cirque Aïtal pour son spectacle La piste là, ou du Hip Cirq Europ’.
AL

France

Gastronomie

Truffes, Saint-Jacques…
Aamulehti publie deux articles de Patrick Le Louarn sur les produits de saison.
AL

Tourisme

Le Louvre
Aamulehti publie un article sur Le Louvre qui a enregistré dix millions de visites l’année dernière.
AL

Vendredi 25 janvier 2013

Politique étrangère et européenne

Politique européenne

Réactions au discours de M. Cameron
Helsingin Sanomat estime que la Grande-Bretagne a exprimé la voie du libéralisme dans l’UE qui est proche des idées des pays nordiques et de l’Allemagne. Un départ britannique modifierait les rapports de force et risquerait de voir les pays du Sud prendre plus de pouvoirs. « La politique européenne serait moins libérale », craint M. Vihriälä, directeur d’ETLA.
Le directeur à l’Institut finlandais des relations internationales UPI, M. Juha Jokela estime que les négociations à l’intérieur de l’UE pourraient être facilitées sans la Grande-Bretagne. En revanche, il rappelle que la Grande-Bretagne est l’un des principaux contributeurs nets au budget et, son départ, signifierait une hausse de la contribution des autres comme la Finlande.
HS KS

Recherche

Centre de recherche de particules Laguna
Kaleva, quotidien paraissant à Oulu, relève que la mine de Pyhäsalmi dans la commune de Pyhäjärvi près d’Oulu est encore l’option principale pour le site du centre de recherche de particules Laguna. Plusieurs acteurs dans la communauté scientifique internationale et du projet commun européen Laguna souhaitent la création du centre de recherche en Finlande.
Selon M. André Rubbia, professeur au Cern et coordinateur du projet Laguna, « le Cern a officiellement donné, en juin 2012, la préférence à la mine de Pyhäsalmi comme site de Laguna ».
Selon M. Marko Aittola, directeur de projets à l’institut de coordination de l’université d’Oulu, « si la Finlande le souhaite, elle peut recevoir Laguna. Le consortium international Laguna a déjà proposé au Cern le placement de l’équipement à Pyhäsalmi ».
Le ministère de l’Education et de la Culture, le ministère des transports et des Communications et le ministère des Activités économiques et du Travail ont annoncé, en décembre dernier, que la Finlande ne briguait pas le statut de pays hôte. La décision a été justifiée par la cherté du projet et le petit nombre de chercheurs finlandais dans ce domaine.
Les ministères ont estimé que la Finlande devrait couvrir de 30 à 50 % du coût de construction du centre de recherche, dont le total s’élèverait à 900 – 1 600 millions d’euros.
Le ministre de l’Education, M. Jukka Gustafsson, estime que la Finlande pourra revoir sa position s’il y a de nouvelles informations sur les frais et les influences du projet. La décision des trois ministères, prise en décembre dernier, a été basée sur les informations du moment.
Kaleva/mar/2

ONU

Etude sur l’échec de la campagne finlandaise pour un siège au conseil de sécurité
Selon Helsingin Sanomat, les raisons de l’échec de la campagne finlandaise pour obtenir un siège au conseil de sécurité de l’ONU seront examinées.
L’étude sera rédigée par le think tank américain International Peace Institute, et notamment par son directeur, le Norvégien Terje Röd-Larsen. L’étude devrait être achevée avant fin mars prochain.
HS/A11

Mali

« Le Mali pourrait engager les forces occidentales pour des années »KS
« Les instructeurs finlandais sur le départ » KS
Keskisuomalainen fait le point sur la situation du Mali ainsi que sur l’opération européenne de formation de l’armée malienne à laquelle devraient participer dix instructeurs finlandais.
KS

Sommet de Davos

MM. Niinistö et Stubb et Mme Urpilainen à Davos
Ilta-Sanomat rapporte que le président Sauli Niinistö et le ministre des Affaires européennes Alexander Stubb ont participé à la rencontre de Davos. La ministre des Finances Jutta Urpilainen y participe elle aussi aujourd’hui.
IS

Politique intérieure

Gouvernement

Nominations
Demokraatti rapporte que le bureau national du Parti social-démocrate a décidé jeudi que M. Esa Suominen, actuel directeur administratif au syndicat PAM, serait nommé conseiller de Mme Krista Kiuru, ministre du Logement et des Communications.
Les conseillers politiques de Mmes Jutta Urpilainen, ministre des Finances, et Maria Guzenina-Richardson, ministre des Services sociaux, n’ont pas encore été nommés. Le conseiller de Mme Urpilainen, M. Matti Hirvola, a déjà quitté ce poste pour travailler à Miltton Networks. M. Erkki Papunen, conseiller de Mme Guzenina-Richardson, deviendra secrétaire des affaires sociales au groupe parlementaire du PSD.
Dem/9

Vrais Finlandais

M. Tuomioja estime que la position de M. Soini peut être menacée
Demokraatti relève que M. Erkki Tuomioja, ministre des Affaires étrangères, écrit, sur son blog, que la position de M. Timo Soini à la tête du parti des Vrais Finlandais pourrait bientôt être menacée. Selon M. Tuomioja, M. Soini, qui a antérieurement contrôlé strictement son parti, ne le fait plus. « M. Soini n’est plus le dirigeant souverain de son parti. »
« M. Soini a été opportuniste en acceptant les candidatures des extrémistes de Suomen Sisu. Cela a souillé la capacité de son parti de coopérer aux yeux des autres partis et pourrait même menacer la position de M. Soini à la tête du parti. »
Selon M. Tuomioja, la hausse des Vrais Finlandais à la lumière des sondages d’opinion n’a rien à voir avec les résultats obtenus par le parti.
Dem/6

Iles Åland

L’influence des îles Åland
Helsingin Sanomat relève que selon un groupe de travail chargé d’étudier l’autonomie des îles Åland, il faut assurer les possibilités d’influence de cette province dans les questions européennes qui concernent les Ålandais. Il faut aussi augmenter le dialogue politique entre l’administration finlandaise et les îles Åland.
Selon Mme Elisabeth Nauclér, députée des îles Åland, la province souhaite adopter un système basé sur les négociations et les accords politiques.
HS/A11

Naturalisations

Près de 10 000 étrangers ont obtenu la citoyenneté finlandaise l’année dernière
Selon Helsingin Sanomat, le nombre de naturalisations en 2012, au total 9 500, a doublé par rapport à 2011 (4 800).
Selon l’office national de l’immigration, la croissance est due au changement de la loi sur la citoyenneté, entrée en vigueur en 2011. Selon la nouvelle loi, il faut habiter cinq ans en Finlande pour pouvoir demander la citoyenneté, au lieu de six ans auparavant.
HS/A11

Cyber-sécurité

Stratégie
Le gouvernement a confirmé, hier, la stratégie finlandaise en matière de cyber-sécurité qui aura pour but de protéger la société contre des attaques sur les réseaux informatiques.
Le ministre de la Défense, M. Haglund, relève qu’il est difficile de construire une société qui se développe sans cyber-sécurité.
Alors que la Finlande envisage des simulations en matière d’attaques, il ne s’agira pas de mettre en place des attaques. Afin de se défendre contre des cyber-attaques, il faut néanmoins en comprendre la nature. Dans la stratégie, on ne prévoit pas non plus d’élargir les droits du renseignement.
L’idée centrale de la stratégie est d’améliorer les connaissances des différentes autorités et des instances privées sur les risques en augmentant la coopération entre les parties. Un centre de cyber-sécurité sera créé dans le contexte de l’autorité de sécurité informatique Cert-fi qui dépend du ministère des Transports et des Communications. Le nombre d’employés de Cert-fi passera de 12 à 22 de façon à permettre d’assurer une surveillance 24 heures sur 24.
Selon M. Haglund, cela coûtera environ un million d’euros par an.
Mme Kiuru, ministre social-démocrate des Communications, relève qu’il s’agira de recruter du personnel après une décision sur les crédits.
Mme Kiuru relève que les réseaux informatiques finlandais s’inscrivent parmi les trois réseaux les plus propres du monde. Selon elle, cela est dû au fait que les Finlandais arrivent d’ores et déjà à rapidement réagir à des virus.
Il s’agira maintenant que chaque secteur d’administration établisse sa propre stratégie concernant les menaces. La police a déjà évalué ses forces et faiblesses. Elle participe à la lutte internationale contre les cyber-menaces dans le cadre d’Interpol et d’Europol.
M. Kosonen (président de Sitra), président du groupe de travail sur la cyber-sécurité, estime que le savoir-faire finlandais en matière de sécurité informatique pourra être développé de façon à ce qu’il devienne un produit à exporter. La Finlande souhaite devenir, d’ici trois ans, un pionnier au niveau international en ce qui concerne la préparation aux menaces et la gestion des dérangements engendrés pour les réseaux informatiques.
M. Kosonen souligne l’importance d’inclure différents acteurs dans ce travail. Si la responsabilité relève d’un seul acteur, comme la police ou les forces armées, comme dans beaucoup de pays, le secteur privé perd son intérêt et sa capacité de coopérer. Et pourtant, c’est le secteur privé qui dispose de toute la technologie et l’infrastructure critique liées à ces questions, rappelle-t-il.
HS/A10, Dem, TS/11

Communications haut débit

Vente de fréquences 4g
L’Etat a entamé, hier, la vente des fréquences pour les réseaux 4g. Jusqu’à présent, ces fréquences ont été utilisées pour les microphones sans fil en Finlande et par les forces aériennes russes.
On s’attend à ce que les deux plus grands opérateurs achètent ces fréquences afin de pouvoir proposer des connections sans fil de 26 mégabits.
HS/B9

Energie éolienne

La mise en œuvre des parcs d’éoliennes avance lentement
Turun Sanomat relève que des experts du ministère de l’Environnement ont participé jeudi à Turku à un évènement où ils ont souligné l’importance d’une planification soigneuse pour que les projets n’échouent pas en raison de l’opposition des citoyens.
« La réalisation des parcs d’éoliennes pose beaucoup de défis et avance lentement », selon Mme Ulla Koski, conseillère au ministère de l’Environnement.
Environ la moitié de projets d’éoliennes dans la région de Turku sont finalement réalisés. En ce moment, il y a une cinquantaine de projets en cours à Varsinais-Suomi (province autour de Turku) et Satakunta (province autour de Pori).
L’Etat veut augmenter considérablement la production de l’énergie éolienne d’ici 2020. Cela signifie dans la pratique environ 800 nouvelles éoliennes. En ce moment il y en a 160.
TS/9

Cluster de la mer

La commission étudie les aides françaises à la demande de la Finlande
Les ministres Vapaavuori et Ihalainen ont reçu une lettre en réponse de la Commission concernant leur demande d’une étude sur la légalité des aides de la France à la construction navale. La lettre exprime le souci concernant les défis de la construction navale et le commissaire Almunia promet de vérifier que les règles de la concurrence ne sont pas violées.
Selon le ministère de l’économie, ce genre d’étude dure en général environ deux ans.
TS HS

Un espoir dans l’intervention de l’Etat pour sauver les commandes de TUI
Turun Sanomat rapporte que le PDG de Merima OY, sous-traitant dans la cosntruction navale, estime que l’Etat va sauver les commandes de TUI. Selon lui, « audn les dirigeants seront mieux informés sur le secteur ils changeront d’avis. En effet, le chantier naval ne constitue que 20% du cluster de la mer en Finlande. Le reste des 80% est constitué par des entreprises de sous-traitance qui sont rentables. Il n’y a quasiment pas eu de faillites dans le secteur ». « Si l’Etat n’intervient pas d’une manière ou d’une autre, il n’y aura plus de construction navale en Finlande. La perte des commandes de TUI serait une catastrophe », dit-il.
La directrice de l’association de l’Industrie navale, Mme Merja Salmi-Lindgren pense elle aussi que l’Etat interviendra. Selon elle, il est peu probable que les commandes de TUI soient transférées en France. Elle pense que « le chantier naval de Meyer constitue une menace plus importante.
Les sous-traitants de la construction navale vont rencontrer le ministre de l’Economie Jan Vapaavuori lundi à Turku et mardi à Helsinki.
TS

Kone

Succès notamment en Chine et en Inde
Le groupe d’ascenseurs Koné a présenté son résultat remarquable qui se traduit en un chiffre d’affaires de 6,3 milliards d’euros soit une augmentation de 20 % par rapport à 2011. Le bénéfice du groupe a augmenté de 13 % et s’élève à 821 millions d’euros.
L’augmentation de la construction en Chine et en Inde a joué en faveur du groupe, qui est le premier entrepreneur du secteur d’ascenseurs dans ces pays. Ces pays constituent les deux plus grands marchés de ce secteur.
Helsingin Sanomat relève que l’Asie représente actuellement 35 % du chiffre d’affaires de Koné, contre une part de 13 % en 2006.
HS/B6

Nokia

« L’importance de Nokia en Finlande diminue encore » HS
« 7 000 emplois de moins en Finlande l’année dernière » HS
L’importance de Nokia pour l’économie finlandaise ne cesse de diminuer. Durant les cinq dernières années, ses effectifs en Finlande sont passés de 25 000 à moins de 120 000 ; l’année dernière ce sont 7 000 emplois qui ont disparu. La part de Nokia dans le pIB finaldnais, qui était montée jusqu’à 4% est redescendu à 0,4%.
Selon M. Paasivirta, du ministère de l’économie, le problème est que le cœur du développement de Nokia n’est plus en Finlande. Dès lors, la branche NSN est aujourd’hui plus importante pour la Finlande que le groupe Nokia lui-même.
Il ne faut toutefois pas oublier que le secteur des logiciels emploie plus de 60 000 personnes en Finlande.
HS

« Nokia fait des économies et ne distribue pas de dividendes » HS
« Les pertes dans les smartphones affaiblissent Nokia » HS
Nokia a annoncé ses résultats trimestriels hier ; le groupe a décidé de ne pas distribuer de dividendes en 2013 sur les résultats de 20123. L’année dernière, Nokia avait distribué 750 millions d’euros de dividendes. Selon l’association des petits actionnaires, cette décision historique de ne pas distribuer de dividendes est une déception et cache la réalité sur l’état réel de Nokia qui serait bien moins bon que ce que les résultats veulent montrer.
Le résultat du dernier trimestre était de 635 millions d’euros dont 575 dus à la NSN.
Si la branche téléphones mobiles a réalisé un résultat positif de 52 millions d’euros et Nokia a vendu 336 millions d’appareils, ce sont principalement du bas de gamme. La faiblesse demeure la coopération avec Windows. Nokia n’a vendu que 4,4 millions de Lumia au dernier trimestre contre 47,8 millions d’IPhone pour Apple. La principale déception était les très mauvaises ventes aux Etats-Unis, souligne Kauppalehti.
Keskisuomalainen souligne que les analystes sont déçus parce que Nokia vend toujours peu de smartphones.
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat titre que Nokia a réussi à arrêter sa chute, alors que celui de Kauppalehti titre que la dégringolade continue. Kauppalehti considère, de plus, que « le principal pour la rentabilité et la valeur de Nokia était le développement des logiciels qui a été externalisé à Microsoft.
HS KL KS

France – Finlande

Bois-papier

UPM a vendu son usine à Stracel
Le groupe forestier UPM a vendu son usine de papier de Strasbourg à Blue Paper dont les propriétaires sont VPK Packaging Group et Klingele Papierwerken.
UPM envisage de mettre en place une usine de biodiesel à la quelle l’UE a accordé une aide à l’investissement de 170 millions d’euros.
HS/B10

France

Social

« La France fait des réformes, la Finlande y réfléchit seulement » HS
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat écrit que l’on s’attendait à ce que le gouvernement enterre le rapport Gallois. « Au contraire. Le gouvernement a fait un plan d’économie favorable aux entreprises et correspondant aux propositions de M. Gallois. De plus, le gouvernement a l’intention d’adopter des mesures pour relever l’âge de départ à la retraite. » Et, ce mois-ci, « les partenaires sociaux ont conclu un accord sur la flexibilité », souligne l’éditorialiste qui estime que, « ces réformes ne vont pas révolutionner le marché du travail en un jour, mais elles rappellent toutefois celles mise en œuvre en Allemagne au début des années 2000. En France, ce changement est significatif car traditionnellement les gouvernements ne partagent pas la politique économique avec les partenaires sociaux. Cela rappelle le dialogue tripartite à la Finlandaise – qui risque d’être dépassé car trop lent à réagir », conclut-il.
HS

Jeudi 24 janvier 2013

Politique étrangère et européenne

Politique européenne

Réactions au discours de M. Cameron
« La ligne de M. Cameron condamnée » HS
Le commissaire européen finlandais Olli Rehn a déclaré que l’UE n’était pas « un menu à la carte » où on peut faire du cherry-picking (« poimia rusinat pullasta » en finnois dans le texte, NDLT). M. Rehn a toutefois jugé qu’il était satisfaisant de voir que M. Cameron affirmait vouloir que la Grande-Bretagne reste dans l’UE. « Les positions de M. Cameron sur les défis de l’UE sont fondées. Les menaces sur la compétitivité et les attentes des citoyens sont des sujets sur lesquels nous devons trouver des solutions », a-t-il dit.
Le Premier ministre Jyrki Katainen a déclaré que « l’UE avait besoin de la Grande-Bretagne et la Grande-Bretagne de l’UE ». Selon lui, des négociations sur de nouvelles conditions posées par la Grande-Bretagne nécessiteraient d’intenses réunions. Or, « il faut concentrer les forces pour développer l’UE plutôt que pour la détruire », juge-t-il.
La Grande-Bretagne ne fait déjà pas partie de l’euro ni de l’espace Schengen, aussi « il est très difficile de voir quelles concessions nouvelles elle pourrait obtenir », se demande M. Stubb, ministre des Affaires européennes.
Le président des Vrais Finlandais, premier parti de l’opposition, M. Timo Soini a loué le discours de M. Cameron et déclaré : « Si j’étais Premier ministre, je présenterai la même proposition de référendum en Finlande ».
La directrice de l’Institut finlandais des relations internationales UPI, Mme Tiilikainen estime qu’il est rare que les Britanniques affirment si clairement que peur eux, l’Union n’est qu’un marché intérieur ». Elle juge que M. Cameron met au défi les autres dirigeants européens en présentant une vision égoïste » d’une union qui ne devrait suivre que la voie que lui-même propose. « Les Britanniques veulent une participation à leurs propres conditions mais si l’on permet un tel cavalier seul alors l’unité européenne sera menacée » estime Mme Tiilikainen qui craint que cela signifie un délitement de l’ensemble de l’UE. Elle souligne que le discours de M. Cameron n’était pas clair sur les demandes concrètes de la Grande-Bretagne.

Analyses et commentaires
« Le discours de Cameron renforce l’instabilité et les interrogations » HS
« Le sac à main de Mme Thatcher bouge encore » AL TS
« Cameron cherche de la popularité par sa promesse de référendum sur l’UE » KL
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat relève que le projet de référendum a caché tout le reste dans le discours de M. Cameron. HS juge que ce discours « soulève des interrogations mais ne propose pas de réponse.
M. Cameron n’a pas précisé ses attentes concernant ce que la Grande-Bretagne attendait de l’UE et comment elle entendait l’obtenir. Or, il est bien improbable que l’eurogroupe se lance dans de difficiles négociations sur les traités. Il reste donc à la Grande-Bretagne à chercher sa propre voie de négociation. Et cela ne sera pas facile. La France a annoncé qu’elle n’empêcherait pas la Grande-Bretagne de quitter l’UE et l’Allemagne a rappelé que l’on ne pouvait pas choisir une Europe à la carte. Le départ des Britanniques de l’UE serait une perte significative pour l’ensemble de l’UE et il est dans l’intérêt de tous, et particulièrement de la Finlande, que la Grande-Bretagne chef de fille des libéraux reste dans l’UE. Il est aussi inacceptable que le possible référendum, et départ, britanniques pèsent sur la prise de décision dans l’UE. Dans le pire des cas il faudra vivre avec cette épée de Damoclès pendant cinq ans ».
Dans Aamulehti et Turun Sanomat, Seppo Ylönen souligne que l’opposition à l’UE est très forte chez les conservateurs britanniques, ce qui explique que, par sa menace de référendum, M. Cameron ait mis un pistolet sur la tempe de l’UE.
La correspondante à Londres de Kauppalehti juge que le pari de M ; Cameron part de l’idée que ses partenaires européens souhaitent que la Grande-Bretagne reste dans l’UE et que le résultat de négociations serait suffisamment bon pour que les Britanniques votent favorablement.
KL estime que, pour que les Britanniques votent oui, il faudra non seulement que les politiciens et le milieu des affaires unissent leurs forces et soient actifs, mais aussi que M. Cameron parle de l’UE de manière bien plus positive.
AL KL HS

Politique Agricole Commune

Un avancement favorable à la Finlande
Turun Sanomat relève que selon Mme Manner, députée européenne centriste, la position du Parlement européen est meilleure du point de vue de la Finlande que la proposition de la Commission. Le Parlement a voté en faveur d’une proposition consistant à augmenter non de 10 %, comme proposé par la Commission européenne, mais de 15 % la part des subventions liées à la production agricole.
TS/12

Banque mondiale

De nombreux députés finlandais candidats
Ilta-Sanomat rapporte que les députés Kimmo Sasi (conservateur), Johannes Koskinen (PSD) et Paula Lehtomäki (Centre), tous trois anciens ministres se présentent au poste au directoire de la Banque mondiale que va occuper la Finlande pendant trois ans, à partir de juillet 2013.
C’est un poste à plein temps à Washington.
C’est la ministre des Finances Jutta Urpilainen qui présentera son candidat au conseil des ministres.
Mme Lehtomäki souligne que ce poste est occupé par un Finlandais une fois tous les 24 ans !
IS

PSD

Rencontre des sociaux-démocrates nordiques à Helsinki
Helsinki accueille une réunion des partis sociaux-démocrates nordiques lundi et mardi prochain. On attend 120 participants, dont les premiers ministres norvégien et danois.
Dem

Somalie

Opération Atalanta
Turun Sanomat relève que la formation de 28 soldats finlandais en vue de l’opération Atalanta a commencé à Turku. La date du début de la mission des Finlandais n’est pas encore connue. La mission durerait de toute façon environ trois mois et finirait avant fin juillet. Son objectif est de protéger le transport maritime des denrées alimentaires sous l’égide de l’ONU.
La troupe est formée par des soldats qui avaient participé à l’opération dans les eaux somaliennes en 2010.
TS/10

Russie

Les médias russes rapportent d’un nouveau litige sur le placement d’enfants
Selon Helsingin Sanomat, les médias russes ont rapporté mercredi que les autorités finlandaises auraient placé des jumeaux finno-russes de six ans. La source principale des médias russes est, comme d’habitude, le Finlandais Johan Bäckman.
L’ambassade de Russie à Helsinki a annoncé à l’agence de presse Interfax que les enfants sont chez leur père russe en Finlande. La mère russe des enfants habite à Petrozavodsk en Russie.
Selon le ministère finlandais de la Justice, il s’agit d’un litige de garde d’enfants entre les deux parents et le ministère ne le commente pas dans les médias.
HS/A12, IS/3

Transports maritimes

La Commission européenne approuve un soutien aux transports maritimes finlandais
La Commission européenne a constaté que les modifications dans le programme finlandais de soutien des investissements concernant les navires à faible taux de pollution est conforme au règlement européen.
HS/A10

Politique intérieure

Cluster de la mer

De plus en plus de sous-traitants intéressés par un consortium
Les partis divisés sur une participation de l’Etat
M. Ole Johansson estime que l’Etat ne doit pas devenir actionnaire de STX
Ilmarinen pas prête à investir dans STX
Helsingin Sanomat rapporte que le nombre de sous-traitants prêts à investir dans la construction navale ne cesse d’augmenter pour atteindre une trentaine d’entreprises. L’objectif est de rassembler entre 50 et 100 sociétés et, à terme, de posséder environ un tiers du chantier naval de Turku, à condition que l’Etat soit lui aussi actionnaire à hauteur d‘un tiers. Ils rencontreront le ministre de l’Economie Jan Vapaavuori, lundi, à Turku.
Le président du groupe de travail chargé de préparer un rapport sur le cluster de la mer, M. Ole Johansson était entendu, hier, par la commission de l’économie du parlement. M. Johansson ne pense pas que l’Etat devrait entrer dans l’actionnariat du chantier naval. « Il ne faut pas utiliser les fonds de l’Etat pour une activité où la concurrence est vive, il y a une surcapacité en Europe et les pertes sont conséquentes depuis des années », dit-il.
Il est sceptique sur le fait de savoir s’il existe suffisamment de capital en Finlande pour faire fonctionner le chantier de Turku.
M. Johansson a déclaré que son groupe de travail allait réfléchir sur plusieurs scenarii : « Nous devons voir plusieurs alternatives : un avenir avec, mais aussi sans, le chantier naval de Turku ». Il souligne que son groupe doit assumer la responsabilité de permettre au cluster de la mer de réussir, y compris dans une situaiton où le chantier de Turku serait fermé.
Lui aussi invité au parlement, le directeur adjoint de STX Finland, M. Jari Anttila s’est déclaré optimiste concernant les relations entre l’Etat finlandais et STX et le fait qu’un financement de la construction des navires commandés par TUI sera trouvé.
Turun Sanomat souligne que la construction du premier navire commandé par TUI se poursuit normalement sur le chantier de Turku.
Le président de la commission de l’Economie, M. Pekkarinen, a exprimé son désaccord avec M. Johansson : l’ancien ministre de l’économie Pekkarinen souligne que nombre d’experts comprenne le besoin d’un actionnariat de l’Etat.
Demokraatti souligne que les partis sont divisés sur une participation de l’Etat au capital de STX : selon la députée Sirpa Patero (PSD), les partis de la coalition gouvernementale sont divisés et, hier, à la commission de l’Economie, la majorité était favorable à une intervention de l’Etat.
Le président du fonds de pension Ilmarinen a déclaré hier qu’un investissement dans STX serait trop risqué.
STX Europe a annoncé que les fonds reçus de la vente de la société de construction offshore STX OSV à l’italien Fincantieri sera utilisé pour réduire l’endettement du groupe.
HS TS Dem KS KL

« Il faut maintenir la construction arctique pour le savoir-faire finlandais » KL
Kauppalehti publie une interview du PDG d’Arctia Shipping, société possédée par l’Etat et qui offre des services de brise-glace et offshore avec les sept bâtiments dont elle dispose. Il estime le potentiel de son secteur sur trente ans à 6 à 7 milliards d’euros. « C’est un secteur de croissance important pour la Finlande si on arrive à le mettre à profit. Les navires Fennica et Nordica ont ainsi participé aux activités de Shell dans l’arctique durant l’été ; ce contrat court jusqu’en 2014.
KL

Entreprises – gouvernement

La participation publique dans les entreprises n’est pas une fin en soi
Kauppalehti présente le nouveau directeur de la DG des entreprises publiques au sein du gouvernement, M. Eero Heliövaara qui vient du secteur privé, (Pohjola, Ilmarinen et dernièrement SRV, société de BTP). Il déclare notamment que, selon lui, la participation de l’Etat dans les entreprises ne saurait être une fin en soi : « Il faut réfléchir si le secteur privé ne peut pas être plus efficace pour exercer une activité ». Il refuse de se prononcer sur le sort des 36 entreprises dont il aura la charge à partir de mars.
Kauppalehti se demande si l’agenda du gouvernement dirigé par les conservateurs n’est pas de faire entrer des sociétés publiques en bourse et de préparer leur privatisation. Cela pourrait concerner par exemple Altia, Destia, Edita et Ekokem.
KL

Gouvernement

Le gouvernement est divisé sur la TVA
Helsingin Sanomat rapporte que les partis de la coalition gouvernementale sont divisés quant à l’éventuelle augmentation de la TVA avant les négociations sur l’état de l’économie nationale.
Les partis de gauche, le PSD et l’Alliance des gauches, s’opposent clairement à une hausse de la TVA, qui est en ce moment à 24 % (14 % pour les denrées alimentaires et 10 % pour les médicaments et les livres).
Le Parti conservateur ne prend pas encore position sur une éventuelle augmentation, tandis que le Parti suédois estime qu’il faut y réfléchir.
Les partis au gouvernement se sont mis d’accord, lors des négociations gouvernementales en juin 2011, de ne pas augmenter la TVA (alors de 23 %), mais ils ont fait marche arrière au printemps 2012 en raison de l’affaiblissement de la situation économique.
HS/A10

Criminalité

Le nombre d’homicides a diminué
Helsingin Sanomat relève qu’en 2012, le nombre d’homicides en Finlande a baissé à son niveau le plus bas depuis 1970. 92 homicides ont eu lieu, soit 20 % de moins qu’en 2011.
Le nombre d’homicides est en baisse depuis 1995. Cela serait lié au faut que les personnes sous l’emprise de l’alcool ne se tuent plus aussi souvent qu’avant.
Au total 845 000 crimes et délits ont été rapportés à la police 2012, soit 10 % de moins par rapport à 2011. Les vols de voitures ont diminué considérablement : de 9 500 à 6 900.
HS/A14

Social

Manque de confiance entre les partenaires sociaux ?
Helsingin Sanomat relève que le président du syndicat de la métallurgie, M. Aalto, estime que le manque de confiance dans le patronat EK rend difficiles les négociations. « On ne sait pas si les accords seront respectés », estime-t-il.
HS/A13

Travail – programme en faveur du bien-être

Un projet réalisé dans 12 entreprises a engendré des économies de 27 %
Helsingin Sanomat rend compte d’un programme promouvant la capacité de travail et réalisé en coopération entre la direction nationale de la médecine du travail, le patronat EK, la confédération des ouvriers SAK et des entreprises.
Pendant trois ans, 12 entreprises ont effectué un suivi minutieux concernant la santé et l’état général des employés et ont proposé des soins et une rééducation précoce pour ceux qui en avaient besoin. La charge physique du travail a été évaluée et les supérieurs ont été chargés de suivre le bien-être au travail.
Ces mesures ont engendré des économies de 27 % concernant les frais liés aux congés de maladie, à des départ en retraite anticipée pour inaptitude au travail, aux assurances contre les accidents et à la médecine du travail. En argent, ce chiffre représente 180 millions d’euros par an.
En même temps que les congés de maladie ont diminué, la compétitivité, l’efficacité et les finances se sont améliorées.
HS relève que STX, par exemple, utilise ce modèle pour s’occuper de ses employés, y compris pendant les mises à pied.
Chez Lassila & Tikanoja (entrerpise de BTP), l’âge moyen de départ à la retraite a augmenté de 60 à 63 grâce à ce programme.
HS/A8

Energie

La consommation d’électricité a augmenté l’année dernière
La consommation d’électricité au augmenté de 2011 à 2012. En décembre, l’augmentation était même de 16%.
En 2012, on a consommé 85,2 terrawatts contre 84,2 en 2011.
Malgré la crise, même la consommation de l’industrie a augmenté. Le niveau de consommation d’avant la crise de 2008 n’a toutefois toujours pas été rattrapé. C’est surtout la consommation de l’industrie forestière qui est responsable de cette baisse : elle explique les deux tiers de la baisse de la consommation industrielle.
On estime toutefois que la consommation d’électricité va continuer à augmenter dans les 10 à 15 prochaines années. Si la stratégie énergétique définie en 2008 postulait qune consommation d’électrricité de 98 terrawatts pour 2020, la nouvelle stratégie préparée par le ministère de l’économie devrait tabler sur une consommation de 94 terrawatts pour 2020 et de 104 terrawatts pour 2030.
Selon la stratégie énergétique et climatique, il serait possible de produire jusqu’à 6 terrawatts par les éoliennes d’ici 2020 et 9 terrawatts d’ici 2025.
TS KS

Energie éolienne

Les entreprises veulent de nouvelles aides pour les éoliennes
TS rapporte que les entreprises souhaitent plusd ‘aides pour la construction d’éoliennes ; Le ministère au contraire est réserrvé et souligne que la commission européenne n’accepterait pas un soutien supplémentaire, c’est-à-dire au-delà de 2015.
TS

Le nombre de projets en cours dépasse l’objectif national
Kaleva, quotidien d’Oulu, relève que la capacité totale des projets éoliens en cours en Ostrobotnie du Nord dépasse l’objectif national du gouvernement fixé pour 2020, qui est de 2500 mégawatts.
Des projets de centrales éoliennes sur terre correspondant à une capacité de 1400 à 2600 mégawatts sont en cours ainsi que des projets de 1000 à 1400 mégawatts en mer. Cela signifierait entre 830 et 1000 éoliennes, dont 550 à 720 sur la terre.
Tous ces projets ne devraient pas se réaliser prochainement, mais 50 sont en cours de construction.
La construction en mer est onéreuse et ces projets ne sont pas bien avancés.
Selon une étude nationale, 45 % de l’énergie éolienne potentielle se situerait en Ostrobotnie du Nord.
Kaleva/mer/8

Les forces armées souhaitent une compensation des problèmes que les éoliennes engendrent aux radars
Le ministère de l’Emploi et de l’Economie envisage de mettre en place un fonds spécial pour les groupes éoliens permettant de compenser aux forces armées le dérangement engendré par les éoliennes hautes pour les radars. En Ostrobotnie du Nord, la compensation pourrait s’élever à 20 millions d’euros. Cette somme couvrirait les frais de construction d’un nouveau radar, ou bien ceux liés à son transfert à un autre endroit.
Il s’agira de prendre les décisions sur ce fonds l’été prochain. Les groupes énergétiques qui implantent des éoliennes participeraient aux frais.
HS/A15

Industrie de défense

Patria ne s’intéresse pas à l’usine de poudre
Eurenco, propriétaire français de l’usine de poudre de Vihtavuori, à Laukaa, a proposé de vendre son usine à Patria, qui ne s’y intéresse toutefois pas.
Kaleva

Finlande - France

Bois-papier

Vente de l’usine de Metsä Board à Alizay
Le groupe de carton Metsä Board a vendu son usine de papier à Alizay au Conseil général de l’Eure pour 22 millions d’euros.
L’usine devrait être redémarrée par son nouveau propriétaire thaïlandais qui l’achètera pour 18 millions d’euros. 250 employés pourront retrouver leur travail.
HS/B10

Energie nucléaire

Areva interrogé pour devenir actionnaire de Fennovoima
Areva relève qu’il ne s’inscrit pas dans les modes de fonctionnement du groupe de disposer de participations dans des centrales nucléaires. Une participation dans le groupe énergétique Fennovoima n’est toutefois pas entièrement exclu, selon le directeur Finlande d’Areva.
Dem

Bocuse d’or

Participant finlandais
Helsingin Sanomat présente le chef cuisinier Mika Palonen qui se prépare à représenter la Finlande aux Bocuse d’or qui auront lieu les 29 et 30 janvier et mettront en lice 24 pays.
HS

Mercredi 23 janvier 2013
Politique étrangère et européenne

Eurozone

Propos de Mme Urpilainen
Mme Urpilainen, qui s’est exprimé après la réunion des ministres des Finances, hier, estime que les pays de l’eurogroupe devront sérieusement étudier les conséquences sociales de la rigueur économique et de la stabilisation. Il s’agit de savoir comment diminuer les déficits et maîtriser l’endettement tout en évitant les conséquences dramatiques sous forme de croissance des inégalités sociales et du chômage. Elle estime que l’harmonisation de ces questions est une des plus grandes questions de ce printemps.
Demokraatti relève que la désignation de M. Dijsselbloem à la tête de l’eurogroupe a augmenté les inquiétudes des pays à faible économie concernant l’éventualité que les pays de triple A mènent l’eurogroupe comme ils veulent.
Mme Urpilainen n’estime pas que la division soit flagrante. « Je dirais qu’en ce moment, l’atmosphère à l’intérieur du groupe est constructive et compréhensive.
Dem/8 HS/B9

Taxe sur les transactions financières
La Finlande, qui n’envisage pas d’adopter la taxe sur les transactions financières, aura le droit de participer aux réunions qui préparent la taxe. Selon la ministre des Finances, Mme Urpilainen, la Finlande a l’intention d’y participer activement. « On pourra de ce fait évoquer des points de vue chers à la Finlande, ainsi que s’efforcer d’influencer dans le sens où des questions difficiles pour la Finlande seraient exclues des contenus et du modèle concret de cette taxe », dit-elle.
La Finlande ne pourra pas participer à la prise de décision en la matière. Elle souhaite néanmoins que les groupes d’assurance retraite puissent bénéficier d’un traitement particulier.
HS/B9

Irlande et Portugal
Helsingin Sanomat relève que le commissaire Olle Rehn est favorable à la demande de l’Irlande et du Portugal de rallonger le délai de remboursement de leur prêt. « Nous sommes prêts à étudier cette question de plus près afin de trouver une solution politique et technique adéquate. » Il estime que les ministres des Finances évoqueront la question en mars. Pour M. Rehn, il s’agira de soutenir ces deux pays afin que leur retour à l’accès au marché financier réussisse.
Mme Urpilainen relève que le rallongement des délais n’a pas été évoqué encore. Pour elle, il faudra considérer telles mesures cas par cas.
Dem HS

Editorial
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat estime, concernant la nomination de M. Djisselbloem, qu’elle pourra avoir un effet indirecte sur le statut de la Finlande dans l’eurogroupe. Jusqu’à présent, la Finlande, les Pays-Bas et l’Allemagne ont formé un groupe qui a souligné la rigueur budgétaire et l’observation minutieuse des règles des paquets d’aide. La dynamique de ce groupe changera désormais du fait que les Pays-Bas ne pourront plus promouvoir aussi activement cette ligne septentrionale.
Dans ce nouveau contexte, la Finlande et l’Allemagne disposeront éventuellement du soutien de l’Autriche et du Luxembourg, mais il est clair que dans l’avenir, l’Allemagne pourra attendre encore plus de soutien de la part de la Finlande pour faire passer des questions difficiles.
HS/A4

Yémen

Pas de rançon ni de négociation s’il s’agit d’Al-Qaïda,
Helsingin Sanomat relève que selon le ministère yéménite des Affaires étrangères, le pays n’envisage pas de payer une rançon si les otages sont entre les mains d’Al-Qaïda. Selon le ministre adjoint des Affaires étrangères, il ne s’agira pas de négocier avec cette organisation. Il relève que le ministère n’a toujours aucune information sur les otages.
HS relève que, selon des spécialistes yéménites, il est étonnant et inquiétant qu’aucune demande n’a été publiquement présenté par ceux en charge de l’enlèvement. Selon un chercheur spécialiste d’Al-Qaïda, Abdulrazak al-Jamal, l’organisation a entamé les enlèvements au Yémen il y a deux ans.
HS/B1-2

Services consulaires

Ce qu’un consulat peut et ne peut pas faire
Ilta-Sanomat relève que selon le ministère des Affaires étrangères, il ne s’agit pas d’organiser et encore moins de payer le retour en Finlande des voyageurs en difficulté. Le ministère a effectué une campagne pour encourager les touristes à prendre une assurance.
Chaque jour, des Finlandais à l’étranger ont besoin d’assistance concernant le rapatriement. Le plus souvent il s’agit de touristes en Thaïlande et en Espagne.
IS/mar/17

Politique intérieure

Audience des partis politiques

La crise du chantier naval de STX augmente la popularité des Vrais Finlandais
Helsingin Sanomat relève que, selon les résultats d’un sondage d’opinion sur l’audience des partis politiques, effectué pour le compte du quotidien par l’institut TNS Gallup, la popularité des Vrais Finlandais a augment de 1,6 point depuis le mois de décembre. Celle du Kokoomus et du PSD est en baisse.
Le Parti conservateur Kokoomus est encore en tête avec une audience de 20,8 %, suivi du Centre et des Vrais Finlandais, tous deux crédités de 18,3 %. Le Parti social-démocrate arrive quatrième avec un score de 18,0 %. L’Alliance verte a obtenu 8,4 %, l’Alliance des gauches 7,5 %, le Parti suédois 4,1 % et les Chrétiens-démocrates 3,4 %.
Le quotidien estime que la crise du chantier naval de STX à Turku a un effet sur l’audience des partis politiques, surtout sur la popularité des partis de gauche.
HS note aussi que, selon un sondage récent publié par Turun Sanomat, les Vrais Finlandais ont dépassé le PSD dans la région de Turku.
Les Vrais Finlandais comptent profiter politiquement de la situation du chantier de Turku : ils vont déposer une motion de censure sur ce sujet dès que le Parlement se réunira en février.
Le sondage a été effectué entre le 27 décembre et le 19 janvier auprès de 2 212 personnes. Le chantier de Turku a perdu la commande d’un paquebot géant le 28 décembre.
HS/6

Le PSD paye cher pour la crise des chantiers navals
Dans son éditorial, Helsingin Sanomat souligne que, même si les audiences du PSD, du Centre et des Vrais Finlandais dans le sondage du quotidien entrent tous à l’intérieur de la marge d’erreur, il semble que les partis de l’opposition ont gagné de la popularité aux dépens du gouvernement.
Les ouvriers aux chantiers navals ont traditionnellement voté pour la gauche. Il est possible qu’une partie ait déjà abandonné la gauche aux dernières élections législatives pour voter en faveur des Vrais Finlandais. En ce moment, il y en a encore plus.
HS/A5

Gouvernement

Nominations
Selon les informations de Helsingin Sanomat, Mme Sari Raassina, présidente conservatrice de la municipalité de Kuopio, sera nommée secrétaire d’Etat de la ministre de l’Administration et des Collectivités locales, Mme Henna Virkkunen. Le gouvernement doit prendra la décision demain jeudi.
Mme Raassina, cancérologue, est la première suppléante du Kokoomus dans la circonscription de la Savonie du Nord.
Mme Anna-Kaisa Ikonen, secrétaire d’Etat précédente de Mme Virkkunen, vient d’être élue maire de Tampere.
HS/A9

M. Tuomioja sera nommé docteur honoris causa
Selon Demokraatti, organe du PSD, M. Erkki Tuomioja, ministre des Affaires étrangères, sera nommé docteur honoris causa lors de la promotion de l’université de Turku fin mai.
M. Tuomioja, docteur en sciences politiques, a défendu sa thèse de doctoral à l’université de Helsinki en 1996.
Dem/6

Social

Différent sur les jours de formation
Helsingin Sanomat relève que les confédérations syndicales ont entamé un bras de fer sur les jours de formation, hier.
Les différences de position restent importantes, mais le directeur de la confédération des employés STTK, M. Salomaa souligne l’importance d’un contact qui permette la négociation. Il prévoit que les tractations prendront deux semaines.
HS/A9

Economie

Les petits actionnaires ont confiance en Nokia
Les Finlandais maintiennent leur confiance en Nokia malgré les difficultés du groupe. 223 600 personnes privées sont actionnaires de Nokia. Compte tenu des actions des entreprises et des collectivités, la participation finlandaise dans le groupe s’élève à 26,4 % en 2012 contre 21,1 % en 2011.
L’opérateur de télécommunications Elisa, ainsi que le groupe énergétique Fortum attirent également des actionnaires finlandais. Parmi les dix groupes finlandais dans lesquels les personnes privées disposent le plus d’actions, figurent également UPM, Sampo, Neste Oil, Stockmann, Orion, Outokumpu et Talvivaara.
HS/B6

Trafic ferroviaire

Helsinki ouvrirait les trains à la concurrence
Helsingin Sanomat relève que l’ouverture à la concurrence des chemins de fers en Finlande commencera probablement dans le trafic de banlieue de Helsinki.
M. Tero Anttila, directeur chargé de la planification des transports en commun à HSL, estime que Kehärata (qui réunira l’aéroport avec Vantaa) et le trafic entre Helsinki et Kerava et entre Helsinki et Kirkkonummi seraient les premières voies concernées par la concurrence.
« L’objectif est que tous les concurrents aient les mêmes conditions pour pouvoir participer à la mise en concurrence », selon M. Anttila.
L’actuel accord sur l’exploitation entre HSL et VR (chemins de fer de l’Etat) arrivera en expiration en 2017. HSL a le mandat d’ouvrir le trafic de banlieue après l’expiration.
Selon M. Anttila, deux entreprises ont déjà exprimé leur intérêt, le français Veolia et le finlandais Proxion.
« Nous sommes très intéressés, mais notre décision dépendra surtout des règles de concurrence », déclare le président de Veolia Finlande, M. Janne Vihvainen.
HS/A11

Armement

L’usine de poudre de Laukaa cherche toujours un repreneur
Demokraatti relève que l’usine de poudre de Laukaa cherche toujours un repreneur. Une délégation du personnel a été reçue, hier, par le ministre de l’Emploi. Le groupe français Eurenco a donné cinq semaines à Patria pour répondre à une offre de vente de cette usine qui emploie 105 personnes, rapporte Demokraatti.
Dem

Finlande - France

Nouveau café à Helsinki

The Exhibitionists
Helsingin Sanomat rapporte que qu’un couple nippono-français, Mme Yuki Miyagi et M. Grégoire Thomas, vient d’ouvrir un café à Museokatu à Helsinki. Le café propose aussi des livres en japonais et en anglais ainsi que des journaux français.
HS/A17

Littérature

Roman sur le recteur de la Sorbonne
Turun Sanomat a interviewé Milja Kaunisto, Finlandaise de l’Aveyron, qui vient de publier un roman sur Olavi Maununpoika, recteur de l’université de la Sorbonne en 1435-1436 et évêque de Finlande en 1450-60.
TS/17

Mardi 22 janvier 2013

Politique étrangère et européenne

France – Allemagne

Cinquantenaire du Traité de l’Elysée
« La France et l’Allemagne fêtent la coopération ensemble par-delà leurs différences » HS
« Le tandem franco-allemand à la croisée des chemins » Editorial, HS
« Le traité de l’Elysée permet-il de traverser la crise européenne ? » TS
« A-t-on besoin d’un nouveau traité de l’Elysée ? » Dem
La correspondante à Berlin du Helsingin Sanomat présente le traité de l’Elysée et l’histoire de la coopération franco-allemande qui fête aujourd’hui son cinquantenaire à Berlin où le président français rencontrera la chancelière allemande.
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat juge que « l’équilibre entre les deux Etats a évolué selon les période. Actuellement, l’Allemagne a besoin de la France pour monter sa faiblesse et la France a besoin de l’Allemagne pour se montrer forte ». Alors que la zone euro a besoin de décisions importantes rapidement, « il ne fa ut pas attendre beaucoup d’un eurotandem qui est arrivé à la croisée des chemins : l’Allemagne vire à droite et la France penche à gauche. Là où la France veut un budget européen, de la solidarité et une mutualisation des dettes, l’Allemagne s’y oppose. De plus, Mme Merkel souhaitera faire profil bas avant les élections législatives de l’automne ».
Dans Turun Sanomat, le professeur Esko Antola juge que « le traité de l’Elysée est si important dans la coopération bilatérale et européenne qu’il est un élément fondamental de la stabilité de l’Europe et que, de ce fait, en maintenir l’efficacité est dans l’intérêt non seulement de ces deux pays mais de toute l’Europe. » « Le principal défi du traité de l’Elysée est de savoir si la France et l’Allemagne réussiront à relancer le moteur de l’Europe et d’où ils tireront leur carburant. Et quelles seront les modes de fonctionnement qui garantiront que les autres Etats membres aussi pourront participer effectivement à la construction de l’intégration ? » conclut M. Antola.
Le quotidien social-démocrate Demokraatti publie un article du journaliste Joachim Kasten qui revient sur l’histoire et présente les défis de la coopération franco-allemande.
HS TS Dem

Eurogroupe

Présidence néerlandaise
Le ministre des Finances néerlandais a été élu à la présidence de l’Eurogroupe. La ministre finlandaise des Finances Jutta Urpilainen juge son expérience de travail à ses cotés comme « très positive ». Elle ne pense pas que le changement de président aura des effets sur la dynamique de l’eurogroupe ni sur la position de la Finlande.
AL

Finlande - Yémen

Un représentant de Bani Dhabian assure que l’enlèvement ne relève pas de sa tribu
Helsingin Sanomat a rencontré M. al-Milqat, chef de clan de la tribu yéménite Bani Dhabian, qui relève que son tribu n’est aucunement impliqué dans l’enlèvement des Finlandais et de l’Autrichien.
Selon HS, la police judiciaire est représentée dans l’équipe finlandaise sur place à Sanaa.
HS/B2-3

Finlande - Birmanie

Mme Hautala a rencontré Mme Suu Kyi
Turun Sanomat rapporte que la ministre du Développement, Mme Heidi Hautala, a commencé une visite en Birmanie. Mme Hautala est la première ministre finlandaise à visiter ce pays depuis 1988, année de la rupture des relations bilatérales.
Selon Mme Hautala, la Finlande est prête à commencer une coopération de développement bilatérale avec la Birmanie dès 2014. Il est probable que la Finlande accorde une aide par l’intermédiaire des programmes de développement.
La ministre finlandais a eu un entretien avec la directrice de l’opposition birmane, Mme Aung San Suu Kyi. La rencontre a porté sur les droits de l’homme, la démocratie, les questions juridiques et les droits des femmes. Mme Hautala a invité Mme Suu Kyi à visiter la Finlande.
Mme Hautala a également eu un entretien avec le président birman, M. U Thein Sein.
Selon Aamulehti, Mme Hautala, qui est chargée aussi de la gestion des entreprises de l’Etat, estime que la Finlande pourrait aider la Birmanie par exemple dans le domaine de l’industrie minière.
TS/9, AL/A10

Défense

Propos de M. Haglund
Critiques contre le ministre de la défense
Le ministre de la Défense, M. Haglund, estime que les forces armées auront besoin d’un financement supplémentaire de 150 millions d’euros d’ici 2020 afin de maintenir sa capacité de défense. Concernant l’année 2016, il s’agirait d’un besoin de 50 millions d’euros.
M. Haglund dit que si l’armée ne pourra pas obtenir ces ressources, il faudra effectuer une sorte de « test de résistance » concernant le service militaire universel, une défense régionale comprenant tout le territoire et les alliances militaires.
Concernant la coopération de défense nordique, il estime qu’elle pourrait engendrer quelques économies à court terme. Une coopération renforcée nécessiterait un fondement solide au niveau politique, juridique et économique.
Ilta-Sanomat relève qu’un haut fonctionnaire du ministère de la Défense regrette les propos du ministre sur l’éventualité d’une alliance militaire avec la Suède. M. Haglund rappelle que lorsqu’il a évoqué une alliance ou un traité bilatéral, il n’a proposé ni l’un ni l’autre. Il précise que son message était que, si on souhaite disposer du matériel en commun avec la Suède, il faut que cela se base sur une forme de traité.
Le tabloïd fait état de critiques dans le ministère de la Défense contre le nouveau ministre. Le journal rappelle aussi que le président avait demandé des explications au ministre après ses propos sur une alliance avec la Suède.
HBL/7, IS/9

Cyber-sécurité

Cyber-attaque Rocra
Helsingin Sanomat relève que l’autorité de sécurité informatique Cert-fi a obtenu des informations du groupe russe d’anti-virus Kaspersky Lab, concernant les cibles finlandaise de la cyber-attaque Rocra d’il y a une semaine. Cert-fi ne révèle pas les victimes finlandaises, mais selon M. Huopio, spécialiste en sécurité informatique, leur nombre est inférieur à dix. HS relève que plus généralement, les cibles de Rocra ont été des représentations des Etats à l’étranger, des administrations et des centres de recherche.
Ni la Sûreté nationale, ni la police judiciaire ne participent à l’enquête pour l’instant. La police de Helsinki relève qu’elle enquête sur un cas soupçonné être lié à l’attaque en question.
HS/A9

Politique intérieure

Vrais Finlandais

Une lutte pour les sièges dans la direction commence
Helsingin Sanomat relève que la présidente du groupe parlementaire des Vrais Finlandais, Mme Pirkko Ruohonen-Lerner, aura au moins un concurrent au vote sur la présidence du groupe. Le député Kaj Turunen a présenté sa candidature pour ce poste au vote qui aura lieu début février quand l’Eduskunta s’organise pour la nouvelle session parlementaire.
Le président du parti, M. Timo Soini, soutient Mme Ruohonen-Lerner : « Je ne suis pas favorable aux votes uniquement pour pouvoir voter ».
Le fait de se présenter a été interprété comme un défi aussi à M. Soini.
La position de M. Soini à la tête du parti ne sera pas mise en cause lors du congrès de parti en juin prochain. Il y aura toutefois plusieurs candidats pour les postes de vice-présidents, peut-être aussi pour le poste de secrétaire général du parti.
HS/A10

M. Terho a rédigé un programme économique pour les Vrais Finlandais
Selon Helsingin Sanomat, M. Sampo Terho, parlementaire européen, a rédigé un programme pour améliorer la compétitivité. Il souligne que les Vrais Finlandais ne pourront plus être accusés de ne pas présenter une alternative à la politique du gouvernement.
HS/A10

Economie

Pour la banque OP, le besoin d’économies est de 1,5 milliards d’euros
La banque OP-Pohjola estime qu’après la faible croissance de 2012 (0,2%), la Finlande connaîtra une croissance de 0,8% en 2013.
L’économiste de OP, M. Reijo Heiskanen estime que le gouvernement va décider de nouvelles économies portant sur 0,5 milliards d’euros lors des négociations budgétaires de février-mars. La banque considère que, pour rééquilibrer les finances publiques, la Finlande doit décider de mesures d’économies portant sur 1,5 milliard d’euros ;
AL

Partenaires sociaux

La SAK prête à négocier sur les retraites à l’automne
Le patronat prêt à envisager un accord salarial global
Alors que le premier ministre Jyrki Katainen a demandé aux partenaires sociaux des propositions pour rallonger les carrières professionnelles avant le 13 février, la confédération syndicale SAK a annoncé qu’elle était prête à des négociations sur les retraites mais seulement à l’automne. M. Lyly, qui dirige la SAK, estime que les décisions sur les retraites devront être prises lors de la prochaine législature.
Le président du patronat, M. Kokkila a déclaré que EK était prêt à envisager de négocier un accord salarial général pour peu qu’il soit modéré.
HS

Trafic ferroviaire

Ouverture à la concurrence des chemins de fer
Selon Helsingin Sanomat, M. Juha Honkatukia, auteur d’un rapport sur l’ouverture à la concurrence du trafic ferroviaire, propose l’ouverture avant l’an 2020.
Le trafic de banlieue à Helsinki serait d’abord ouvert à la concurrence et, si les expériences sont bonnes, ensuite le trafic de grandes lignes.
M. Honkatukia souligne l’importance d’augmenter considérablement de nombre de lignes de chemin de fer. Le rapport a été commandé par le ministère des Transports et des Communications.
HS/A8

Construction navale

STX Finland ne commente pas les informations sur sa trésorerie
Les sous-traitants continuent à chercher à sauver le chantier naval
TUI fait toujours confiance au chantier de Turku
Le directeur-adjoint de STX Finland, M. Jari Anttila a refusé de commenter les allégations des sous-traitants concernant l’absence de capacité de paiement de son entreprise.
Demokratti rapporte que les sous-traitants continuent leur initiative concernant la création d’un consortium qui pourrait reprendre le chantier. Kauppalehti souligne que les sous-traitants souhaitent que l’Etat joue le rôle principal dans ce consortium. La part réservée aux sous-traitants seraient secondaire, peut-être de l’ordre d’un tiers. Ni l’actionnaire ni l’Etat n’avaient pourtant, hier, livré de nouvelles informations, relève Demokraatti. .
La situation du cluster de la mer sera évoquée, demain, lors de la réunion de la commission de l’économie au parlement. Le ministre de l’Economie doit se rendre à Turku lundi prochain.
Kauppalehti rapporte que l’armateur allemand TUI continue à faire confiance au chantier de Turku pour que ses deux navires y soient construits et selon le calendrier prévu.
On attend que l’actionnaire coréen annonce cette semaine un investissement de 100 à 200 millions d’euros dans STX Finland, rapporte KL. Le ministère de l’économie finlandais essaie de convaincre l’actionnaire coréen d’y investir.
TS Dem KL

Outokumpu

M. Ollila à la tête du conseil d’administration du groupe d’inox
Jorma Ollila, 62 ans, président du conseil d’administration de Shell et anciennement de Nokia, sera désigné à la tête du conseil d’administration de Outokumpu, groupe métallurgique. M. Ollila remplacera ainsi M. Ole Johansson.
L’Etat est actionnaire dans Outokumpu à hauteur de 22 % à travers son groupe d’investissement Solidium. C’est le groupe allemand ThyssenKrupp qui est le plus grand actionnaire avec une participation de 29,9 %.
Le chiffre d’affaires d’Outokumpu était de 5 milliards d’euros en 2012. Le groupe emploie 7300 personnes.
HS/B8

Tampere

Nouvelle direction municipale
Mme Anna-Kaisa Ikonen (parti conservateur, ancienne secrétaire d’Etat de Mme Virkkunen) a été élue hier maire de Tampere.
C’est Mme Sanna Marin (PSD) qui présidera le conseil municipal.
AL

Plan social concernant 280 personnes
L’entreprise pharmaceutique sante Oy, filiale du japonais Santen OPharmaceutical Group, a annoncé un plan social concernant 280 employés à Tampere.
AL

Helsinki - Kaivopuisto

Marmoripalatsi a été mis en vente
Helsingin Sanomat rapporte que l’Etat finlandais a mis en vente le bâtiment de Marmoripalatsi à Itäinen Puistotie, dans le quartier de Kaivopuisto. Le bâtiment, dessiné par l’architecte Elies Saarinen il y a une centaine d’année, comporte environ 2 000 m2. Le prix devrait dépasser 10 millions d’euros.
Marmoripalatsi a précédemment abrité le tribunal du travail.
HS/A18

Lundi 21 janvier 2013

Politique étrangère et européenne

Algérie - Mali

« Selon M. Tuomioja, les événements d’Algérie n’ont pas d’effet sur la participation finlandaise au Mali » KS
Le ministre finlandais des Affaires étrangères Erkki Tuomioja estime que les événements concernant la prise d’otage en Algérie n’ont pas d’effet sur la participation de la Finlande à l’opération européenne consistant à envoyer des soldats instructeurs au Mali. La Finlande va envoyer un dizaine d’instructeurs pour cette opération.
Le ministre souligne que cette opération fait partie des mesures recommandées par le conseil de sécurité de l’ONU pour lutter contre les attaques terroristes.
M. Tuomioja a refusé de critiquer le comportement de l’armée algérienne : « Il est difficile de s’exprimer en tant que tiers. Mais après chaque attaque terroriste il faut analyser la situation : aurait-on pu l’éviter ? y mettre fin différemment ? avec moins de victimes ? »
Le Président Sauli Niinistö a publié un communiqué pour regretter que la prise d’otage ait causé tant de victimes. Il a souligné que la Finlande condamnait fermement le terrorisme sous toutes ses formes comme l’utilisation des otages.
KS

Défense

Coopération nordique, OTAN, opérations internationales
Le ministre de la Défense, M. Haglund, estime qu’il faut une vision sur le périmètre de la coopération de défense nordique. Pour lui, la coopération pourrait être très étendue. Il faudrait que, dans le contexte du débat sur le Livre blanc sur la défense, on débatte également de la question de la coopération nordique.
Hufvudstadsbladet relève que, selon Mme Partanen, directrice de politique de défense au ministère de la Défense, l’OTAN mérite un débat sincère. Elle regrette qu’en Finlande, le moment ne semble jamais propice pour un tel débat, et estime qu’il faut que cela change.
M. Ries, chercheur au Collège de défense suédois estime, lui, aussi, qu’en Finlande, il faudrait mener un débat sur l’OTAN. Aves la diminution des ressources, il deviendra difficile pour la Finlande de maintenir seule une capacité dissuasive. Il estime que la coopération nordique ne suffirait pas non plus si la Russie commençait à menacer la Finlande. « Il n’y a que les Etats-Unis qui ont la capacité de donner le soutien dont la Finlande aurait alors besoin. Si on souhaite obtenir ce soutien, il faut s’adresser à l’OTAN », dit-il.
Concernant la Syrie, M. Haglund estime que, s’il y a une opération en Syrie, l’ONU demandera probablement à la Finlande d’y participer. Une réponse négative de la part de la Finlande serait difficilement justifiable, selon lui, mais la décision sera difficile. L’opération serait importante, exigeante et chère, selon lui.
Quant au retrait des troupes de l’Afghanistan, M. Haglund souhaite que les pays nordiques puissent se mettre d’accord sur le calendrier du retrait. Une présence militaire dans le pays sera toujours nécessaire du fait du besoin de gestion de crise civile.
Au Liban, le nombre de casques bleus finlandais passera de 170 à 350 à l’automne, à l’occasion du transfert de la direction du bataillon fenno-irlandais à la Finlande. L’opération devrait se prolonger jusqu’en 2015. Pour M. Haglund, le nombre de troupes internationales pourrait être diminué. « La situation dans la région est en train de se calmer. »
La Finlande envisage d’envoyer au maximum une dizaine de formateurs au Mali. M. Haglund se félicite du fait que des soldats intéressés ne manquent pas.
Concernant la cyber-sécurité, M. Haglund relève que la stratégie du gouvernement en la matière sera rendue publique jeudi. La création d’un centre de cyber-sécurité y sera proposée. Le gouvernement propose que la Finlande brigue la première position dans le monde en matière de lutte contre ces menaces.
Pour M. Haglund, c’est un objectif ambitieux mais pas impossible à atteindre. Il s’agira de regrouper la compétence des entreprises et universités pour une coopération en la matière.
HBL/dim/8, AL/sam/A6

Banque mondiale

De nombreux députés finlandais candidats
Turun Sanomat rapporte que 37 candidats se présentent au poste au directoire de la Banque mondiale que va occuper la Finlande pendant trois ans.
Il y a notamment les députés Kimmo Sasi (conservateur), Johannes Koskinen (PSD) et Paula Lehtomäki (Centre), tous trois anciens ministres.
TS

Transport maritime - Soufre

La facture de la directive sur le soufre moins importante que prévu
Deux études ont été publiées sur les frais engendrés par les mesures nécessités par la directive sur le soufre. Au lieu d’une facture dépassant le milliard d’euros, le coût pour la vie économique finlandaise serait de l’ordre de 370 millions d’euros, selon le centre de formation et de recherche maritime de l’Université de Turku, et entre 500 et 600 millions d’euros selon Etla, centre de recherche économique.
HS/sam/A13

Politique intérieure

Construction navale

Les sous-traitants cherchent à sauver le chantier naval
Selon Turun Sanomat, les sous-traitants du chantier de Turku ont l’intention de créer un consortium qui pourrait prendre la majorité des actions du chantier. Il y aurait déjà 25 entreprises qui seraient prêtes à investir dans un tel projet. L’objectif serait de laisser 30% aux actionnaires coréens, autant à l’Etat finlandais alors que le reste serait constitué par des participations privées finlandaises, outres les sous-traitants, la municipalité et des fonds de pension.
Selon M. Hietaranta (LST Group), des négociations ont eu lieu avec le PDG de STX Europe, M. Su-Jou Kim.
Turun Sanomat rapporte que c’est un représentant du ministère de l’Economie qui négocie côté finlandais.
Le quotidien rappelle qu’il est urgent de trouver un financement pour les navires commandés par TUI. En effet, la construction a commencé, mais les sous-traitants risquent de rapidement cesser leurs livraisons au chantier s’ils ne sont pas sûrs d’être payés, faute de financement pour les navires.
TS HS

Selon M. Vapaavuori, la commande de RCC a été perdu dès l’automne
Le ministre de l’Economie a déclaré, samedi, à la télévision qu’il était convaincu que la décision de STX de faire construire le navire de RCC en France avait été prise avant la décision du gouvernement finlandais de refuser un prêt de 50 millions d’euros à STX Finland, en décembre. M. Vapaavuori estime que la raison pour laquelle la commande a été perdue est que le propriétaire n’a pas souhaité en assurer le financement.
« L’Etat ne peut se faire entrepreneur à la place d’une entreprise », selon M. Vapaavuori. « La situation était devenue impossible en raison de la mauvaise santé économique du chantier naval et du manque de volonté du propriétaire d’y investir de l’argent ».
Le ministre estime que la situation des commandes de TUI est « difficile ». Selon lui, il faut trouver le financement avant tout dans les fonds de l’entreprise elle-même. Il a toutefois déclaré qu’il était possible que l’Etat participe à une solution comme celle lancée par les sous-traitants. « Il est très positif que l’on lance une telle initiative. L’Etat ne peut toutefois pas mener des négociations commerciales en direct à la télévision », a-t-il dit, avant d’ajouter que, selon lui, le marché de la construction navale était malsain. Il pense toutefois que l’on continuera, à l’avenir aussi, à construire des bateaux à Turku.
Kaleva

M. Pekkarinen exige des mesures rapides
Le député centriste Mauri pekkarinen estime que l’Etat doit agir rapidement pour garantir le financement des navirs de TUI. Selon lui, le gouvernement ne doit pas se borner à des aides ou des garanties. Il doit être plus actif et notamment saisir l’initiative d’un consortium qui prendrait la majorité du chantier naval.
« Si l’on permet à STX Finland de perdre les commandes de TUI, il y a fort à parier que cela marquera la fin de la construction de grands navires de croisière en Finlande », selon M. Pekkarinen.
KS

« Il faut empêcher la construction navale de couler » TS
Le ministre de la culture et président de l’Alliance des Gauches Paavo Arhimäki écrit dans Turun Sanomat que, « dans la construction navale aussi on a besoin d’un important actionnariat public qui ne cherche pas une rentabilité à court terme mais poursuive aussi des objectifs en matière d’emploi et de politique d’aménagement du territoire ».
TS

« Les méchants coréens » SK
Dans une interview accordée à Suomen Kuvalehti, l’ancien dirigeant de Rauma-Repola (construction navale) et du patronat, M. Tauno Matomäki accuse les Coréens de STX d’avoir fait un chantage au gouvernement finlandais pour obtenir le financement de ses navires. « Un groupe international a fait mis dos à dos les gouvernements finlandais et français. Ils savent que l’opinion publique est le point faible du pouvoir politique et ils l’utilisent sans scrupules ».
M. Matomäki estime que pour sauver les chantiers il faudrait y attirer un actionnariat russe qui permettrait ensuite d’obtenir les commandes civiles de navires pour le marché russe. « Notre industrie continue à faire principalement les produits que Staline avait oblogié la Finlande a livrer gratuitement à l’URSS. Or, les besoin de la Russie de Poutine n’ont pas beaucoup changé », estime-t-il soulignant qu’il ne voit pas de différence entre un actionnariat russe et un actionnariat norvégien ou coréen.
SK

Armement

M. Jussi Niinistö souhaite que Patria reprenne l’usine de poudre d’Eurenco
Le président de la commission de la défense Jussi Niinistö (Vrais Finlandais) s’inquiète pour l’usine de poudre de Laukaa dont le groupe français Eurenco souhaite se séparer. La vente à un groupe de repreneurs finlandais a échoué.
M. Niinistö souhaite que le gouvernement agisse rapidement pour sauver l’usine. Il propose que Patria la rachète.
AL

Investissements industriels

Selon le patronat, l’usure des usines et machines est plus rapide que leur remplacement par de nouvelles
Les investissements industriels, qui s’élevaient à 3,5 milliards d’euros en 2013, sont prévus à 3,2 milliards d’euros cette année.
Selon le patronat, EK, le rythme d’investissements ne suffit pas à compenser l’usure et la détérioration des machines, de l’immobilier et des équipements, qui représentent une somme annuelle de 4,3 milliards d’euros.
A long terme, cela affaiblira le potentiel de croissance de la production, selon M. Mustonen d’EK. Le taux d’investissement est inférieur à la moyenne de l’UE.
40 % des investissements effectués concernent le remplacement des capacités existantes et 20 % seulement ont pour but l’expansion des activités, ce qui reflète l’insécurité des perspectives de demande, selon EK.
HS/sam/B8

Nucléaire

La centrale de Fennovoima reportée à 2025 ?
Le professeur de politique énergétique de Lappeenranta Esa Vakkilainen estime que le projet de Fennovoima se réalisera car la Finlande continuera à avoir un besoin important de production d’électricité tant qu’elle n’aura pas de voisins qui préfèrent consommer leur électricité plutôt que de la lui vendre.
L’ancien dirigeant du patronat, M. Tauno Matomäki estime au contraire dans Suomen Kuvalehti que le projet de Fennovoima va échouer.
Le PDG de Fennovoima, M. Tapio Nurmi rétorque dans Demokraatti que le projet va se réaliser comme prévu.
Dem
La direction des gardes-frontière a annoncé un plan de restructuration pour les années 2013–2017 et portant sur 28 millions d‘euros d’économies. Les principales économies seront faites sur les effectifs.
TS

Social

Jours de formation
Helsingin Sanomat relève que M. Laatunen, directeur au patronat EK, envisagerait de proposer concernant le différend sur les jours de formation, une solution qui consiste à élargir le droit à la formation actuel. Il s’agirait d’utiliser l’actuel droit à une formation de cinq jours tous les cinq ans. L’employé pourrait demander une subvention du fonds de formation géré par les partenaires sociaux.
Selon les informations de HS, M. Laatunen envisagerait également de proposer une possibilité aux entreprises de déduire les frais de formation dans leur fiscalité.
HS/sam/A10

Gardes-frontière

Diminution des effectifs
La direction des gardes-frontière a annoncé un plan de restructuration pour les années 2013–2017 et portant sur 28 millions d‘euros d’économies. Les principales économies seront faites sur les effectifs.
TS

France-Finlande

Littérature

Rimbaud
L’éditeur Sammakko publie les œuvres complètes de Rimbaud dans une nouvelle traduction de Einari Aaltonen ainsi qu’une biographie du poète signée J.K. Ihalainen.
HS

Ven 18 janvier

Politique étrangère et européenne

Mali

« Le Mali est devenu le problème de tous » HS
« La Finlande participera à l’opération de formation de l’armée malienne » KS
Helsingin Sanomat écrit que lorsque la France a lancé son opération au Mali vendredi dernier, personne ne souhaitait la suivre. Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui souhaitent l’aider.
L’UE a décidé d’envoyer au Mali environ 400 instructeurs. Le Ministre finlandais des Affaires étrangères Erkki Tuomioja a confirmé à STT l’intention d’envoyer une dizaine de Finlandais.
HS KS

Ministre du Commerce extérieur

« M. Stubb cherche à se montrer » HS
Après une période de calme, M. Stubb fait à nouveau l’actualité, écrit HS. Il a fait la une de l’hebdomadaire Suomen Kuvalehti où Tuomo Lappalainen racontait que malgré sa popularité, M. Stubb avait subi une dégradation en politique et qu’il était considéré par ses pairs comme l’un des maillons faibles du gouvernement.
HS rapporte qu’il a invité le journaliste du quotidien exceptionnellement pour parler de politique intérieure afin d’expliquer que les deux mois à venir, avant les arbitrages de politique budgétaire seront cruciaux. Concernant son propre avenir, il se déclare fataliste en ce qui concerne le futur poste de commissaire qui a été réservé pour le parti conservateur et que l’on envisage pour lui ou pour M. Katainen.
HS

Défense

Rencontre des ministres finlandais et suédois des Affaires étrangères et de la Défense à Stockholm
Helsingin Sanomat rapporte que les ministres finlandais et suédois des Affaires étrangères, Mme Erkki Tuomioja et Carl Bildt, et de la Défense, M. Carl Haglund et Mme Karin Engström, se sont rencontrés jeudi à Stockholm pour évoquer la politique de sécurité et de défense bilatérale et internationale.
Selon M. Haglund, il n’y aura aucun changement prochainement dans la coopération nordique de défense.
M. Bildt souligne qu’il est naturel que la Finlande et la Suède suivent de près les positions mutuelles de ces voisins sur l’OTAN.
HS/A13

Selon M. Niinistö, la Finlande défend seule tout son territoire
Selon Helsingin Sanomat, le Président Sauli Niinistö a prononcé un discours sur la défense hier à Helsinki. Son message central est que la Finlande a besoin de partenaires mais le pays se prépare pour se défendre seul.
Il a voulu apaiser le débat sur la coopération avec la Suède. Il a souligné l’importance de bien lire le message des ministres suédois : développer avec les autres pays nordiques le principe pooling and sharing. « Cette idée est loin d’une alliance militaire bilatérale. »
M. Niinistö a souligné la dimension de sécurité de l’Union européenne.
HS/A13

Finlande - Russie

M. Medvedev a offert un chat à Mme Halonen
Helsingin Sanomat relève que le Premier ministre russe, M. Medvedev, a offert un chaton, de race « neva masquerade », à Mme Tarja Halonen, ancienne présidente. Le chaton appelé Meggi, a été remis à Mme Halonen jeudi à l’Ambassade de Russie.
HS/A10

Yle lancera une émission télévisée d’informations en russe
Selon Helsingin Sanomat, Yle a annoncé le lancement, en mai prochain, d’une émission télévisée quotidienne d’informations en russe sur la chaîne TV1 dans le cadre des informations de 17 heures.
Il y a en Finlande environ 55 000 russophones. Selon M. Jouni Kemppainen, rédacteur en chef du journal télévisé, les informations rédigées du point de vue finlandais intéressent également les médias russes. Yle fait déjà un journal radiophonique en russe.
HS/C9

Politique intérieure

Vrais Finlandais

Les propos d’un membre du conseil national des Vrais Finlandais suscitent la colère
Turun Sanomat rapporte que M. Kai Haavisto, membre du conseil national des Vrais Finlandais, a écrit sur son blog qu’on devrait « réfléchir à une castration chimique pour les groupes de réfugiés, parce que, selon les statistiques, les réfugiés sont responsables de la plupart des viols en Finlande ».
M. Haavisto, qui déplore ses propos, souligne qu’il ne s’agissait pas de racisme ou de discours de haine. Le texte, publié mercredi soir, a été supprimé jeudi matin.
TS/11

Gouvernement

Différends sur la cyber-sécurité
Selon Helsingin Sanomat, le gouvernement devait évoquer jeudi la stratégie nationale sur la cyber-sécurité. Selon les informations du quotidien, l’étude de la stratégie a été ajournée parce que les sociaux-démocrates s’opposent à une éventuelle possibilité d’effectuer des cyber-attaques.
Le droit aux cyber-attaques n’est pas mentionné dans le document de stratégie mais dans le mémorandum qui accompagne le document. Les parties ont trouvé un compromis selon lequel le gouvernement approuvera, la semaine prochaine, la stratégie sans le mémorandum.
Le ministre des Affaires étrangères, M. Tuomioja, a annoncé qu’il n’y avait pas de problèmes dans la cyber-stratégie. « La cyber-stratégie n’a pas été approuvé au gouvernement parce que les principaux ministres n’étaient pas présents », selon lui.
HS/A8

Nokia

Nokia réduit près d’un millier d’emplois en Finlande
« Nokia promet que les diminutions de postes en Finlande sont terminées » HS
Nokia continue à supprimer des emplois en Finlande et à l’étranger.
Nokia a annoncé la suppression d’environ 300 emplois, principalement en Finlande. De plus, le groupe a annoncé qu’il externalisait 800 emplois administratifs dont 715 basés en Finlande. Ces employés seront externalisés dans deux sociétés indiennes, Tata Consultancy Services et HCL Technologies. Les représentants syndicaux craignent qu’il s’agisse-là d’un moyen pour Nokia « d’externaliser les licenciements » come cela fut le cas précédemment lorsque des emplois ont été externalisés à Accenture.
HS/B9

Sauvetage de la Finlande d’après-Nokia

Le groupe de travail de M. Ala-Pietilä a publié son rapport
Helsingin Sanomat relève que le groupe de travail désigné en mars par le ministre de l’Economie de l’époque, M. Häkämies, et présidé par M. Ala-Pietilä, un ancien directeur général de Nokia (1999-2005), a remis son rapport au ministre de l’Economie, M. Vapaavuori, et celui de l’Emploi, M. Ihalainen.
Outre le sauvetage des personnes ayant perdu leur emploi, le groupe est censé trouver des solutions pour rendre la Finlande de nouveau compétitive dans le secteur des TIC.
En juin dernier, le nombre de chômeurs de ce secteur s’élevait à 15 000.
M. Ala-Pietilä souligne l’importance d’un engagement à long terme et fait le parallèle avec le rétablissement du pays après la guerre. Il estime qu’un engagement de dix ans au moins, dans le développement de ce secteur sera indispensable.
M. Ala-Pietilä relève que le point de départ du groupe était la chute des exportations de 30 % qui a commencé en 2008. Aujourd’hui, l’institut de recherche Etla prévoit que les chiffres précédant la chute ne seraient atteints qu’en 2022-2023. Le groupe considère les TIC comme une locomotive de la croissance et estime qu’en les mettant largement à profit, il sera possible de considérablement améliorer la compétitivité de différents produits.
Le groupe ICT 2015 propose que l’Etat investisse à hauteur de 700 millions d’euros durant les dix ans qui viennent, afin que l’économie puisse s’accroître à l’aide des technologies de l’information et de la communication.
Le groupe de travail a défini 21 « chemins » de développement, dont trois considérés comme stratégiques. Il faudrait créer une architecture de services en Finlande, basée sur internet de façon à ce que l’on puisse proposer des services sans se soucier des limites entre différentes autorités. Les flux d’information devraient être automatisés.
Deuxièmement, il faut créer un programme de recherche pour favoriser le développement scientifique des contenus numériques.
Troisièmement, le groupe propose de créer un nouveau programme de fonds pour garantir le financement des groupes de secteurs susceptibles de beaucoup évoluer. L’Etat participerait à ce fonds à hauteur de 40 % par des investissements à travers Tekes, agence nationale pour le développement technologique.
En outre, le rapport souligne l’importance de développer le savoir-faire. M. Ala-Pietilä estime qu’un produit et sa compétitivité constituent le noyau dur. « Il faut se concentrer sur le fait que la compétitivité des produits, des biens, des services et autres, des entreprises sises en Finlande, s’améliore ».
Il est prévu que le gouvernement mette en place un groupe d’experts du domaine des technologies informatiques, présidé par M. Heinonen, secrétaire d’Etat, afin de veiller à la réalisation des propositions.
M. Ala-Pietilä estime qu’alors que la compétitivité structurelle est de bon niveau en Finlande, la capacité de se réformer et la compétitivité dynamique le sont moins. L’objectif, selon lui, est de faire de la Finlande un des premiers pays en matière de savoir-faire, qui permette aux entreprises de développer et d’évoluer.
Kauppalehti note qu’une partie des propositions du rapport sont des projets déjà en cours.
HS/A15, KL/A6-7

Editorial : « La restructuration de Nokia crée des entreprises » HS
Helsingin Sanomat relève que même si la restructuration de Nokia cause des difficultés pour ceux qui perdent leur emploi, au niveau de l’économie nationale la situation n’est pas si dramatique car ces personnes retrouvent un emploi ou créent des sociétés. En dépit des difficultés de Nokia, le secteur des technologies de l’information et de la communication reste un secteur de croissance en Finlande.
« Il est vain de freiner la restructuration de l’industrie et des services. Créer des entreprises d’Etat pour sauver l’industrie lourde n’est ni raisonnable ni rentable. Il faut regarder de l’avant et promouvoir un changement qui crée du nouveau. L’avenir est dans des milliers de petites entreprises comme Rovio. L’Etat doit être là pour proposer une aide à l’entreprenariat, pas pour entreprendre lui-même », juge HS.
HS

UPM

860 suppressions de postes en Finlande, en France et en Allemagne
Le groupe papetier UPM fermera deux machines à papier et vendra une usine en France. Ces mesures signifieront la disparition de 860 emplois. La fermeture d’une machine à papier à Rauma engendrera le licenciement de 90 personnes sur un total de 710 employés.
En France, c’est l’usine d’UPM à Decelles qui sera vendue. Helsingin Sanomat relève que l’usine ne manque pas de traditions : elle a été crée en 1478.
Une machine à papier sera arrêtée à Ettringer en Allemagne.
HS/B6

Analyses et commentaires
Selon Helsingin Sanomat, le plan de restructuration d’UPM ne vise pas à diminuer la production mais à la répartir de telle sorte qu’elle se concentre dans les sites les plus rentables car le marché reste très concurrentiel.
HS

Energie

« Manque d’électricité – La Finlande s’en sort grâce à ses voisins » SK
Suomen Kuvalehti souligne que le manque d’électricité de la Finlande se renforcera dans les années 2020 quand les vieilles centrales seront fermées.
L’hebdomadaire fait le point sur la situation d’OL3 et des projets d’OL4 et de Fennovoima.
SK souligne que si la consommation d’énergie a baissé ces dernières années, la consommation d’électricité en revanche augmente et aumentera.
La professeur de technologie énergétique de l’université Aalto, Mme Sanna Syri craint que la Finlande connaisse de graves manques d’électricité durant la prochaine décennie. On aen a eu un avant-goût en décembre dernier lorsque la température est tombée à -15°C : la consommation a grimpé à 13 200 mégawatts pour une production nationale de seulement 10 700 mégawatts.
Le ministère de l’économie et de l’emploie met actuellement à jour sa stratégie énergétique et climatique qui devrait être publiée dans les semaines à venir si les ministres s’entendent. Il s’agit d’un rude bras de fer entre les intérêts énergétiques et les arguments environnementaux.
Selon l’université Aalto, la Finlande aura besoin d’ici 2030 d’une nouvelle capacité (outre les réacteurs OL4, OL4 et Fennovoima) de près de 6 000 mégawatts, soit l’équivalent de trois grands réacteur nucléaires. Le problème sera bien entendu encore plus important si les projets de TVO et Fennovoima étaient abandonnés. Dans ce cas, la Finlande ne pourrait plus disposer d’industrie gourmande en électricité. Il faudrait alors avoir une industrie tout à fait différente.
SK

France - Finlande

Energie

Areva inaugure ses locaux à Helsinki
« Areva promet de trouver des investisseurs pour les centrales nucléaires » HS
Helsingin Sanomat publie une interview du Directeur commercial d’Areva M. Ruben Lazo à l’occasion de sa visite en Finlande pour l’inauguration des bureaux d’Areva à Helsinki.
HS rappelle qu’Areva doit remettre ses offres pour Fennovoima, le 25 janvier, et TVO le 31 janvier. Helsingin Sanomat estime qu’Areva tient désormais un discours plus transparent et plus constructif qu’au début de la construction d’OL3.
Concernant la situation de Fennovoima, M. Lazo ne commente pas les rumeurs concernant la possibilité que le fournisseur du réacteur entre au capital de la société. « Nous faisons la meilleure offre possible. Si nous sommes choisis à un appel d’offres, nous pouvons bien entendu aider à trouver un financement dans le monde entier ».
Pour Areva, la Finlande constitue une vitrine importante en Europe où l’on n’investit moins dans le nucléaire qu’avant, estime HS.
Areva souhaite montrer qu’elle est capable de réussir dans un pays comme la Finlande qui insiste sur la sécurité et l’efficacité énergétique. Et il importe aussi que la Finlande continue à croire dans le nucléaire à l’avenir aussi. « Pour nous, la Finlande est importante. La Finlande peut être fière de sa politique énergétique claire et durable », déclare M. Lazo.
HS

Jeudi 17 janvier 2013

Politique étrangère et européenne

Mali

« L’UE et le Mali » Blog de M. Tuomioja
Le ministre finlandais des Affaires étrangères Erkki Tuomioja écrit sur son blog :
« Les ministres européens des Affaires étrangères se réunissent, jeudi, pour une réunion extraordinaire concernant la situation au Mali. La Finlande s’inquiète, à l’instar de tous les autres Etats membres de l’UE, d’une situation qui risque de déstabiliser plus largement encore l’Afrique de l’Ouest et du Nord. Si le Mali devenait un Etat défaillant, où les terroristes et les islamistes radicaux tenaient le pouvoir, cela menacerait également la sécurité de l’Europe, sans parler seulement de la souffrance de la population de la région.
Le Conseil de sécurité de l’ONU a évoqué la question à plusieurs reprises et a pris des résolutions qui préparent des mesures de la communauté internationale pour stabiliser le Mali et pour soutenir son gouvernement contre les islamistes radicaux. Les Etats de la région ont pris des initiatives visant à préparer une intervention internationale. Une intervention est envisagée sous forme de l’opération AFISMA (African-led International Support Mission in Mali) des Etats africains.
L’évolution de la situation s’est toutefois accélérée récemment lorsque les islamistes radicaux ont avancé et que l’armée malienne s’est retrouvée en position de faiblesse. C’est dans ce contexte que la France a lancé, à la demande du gouvernement malien, son opération pour soutenir l’armée malienne et pour protéger la capitale, Bamako. L’opération de la France a reçu le soutien notamment des Etats de la région et du secrétaire général de l’ONU.
Il est important que la communauté internationale fasse preuve d’unité pour soutenir l’inviolabilité du territoire du Mali et condamner l’action des islamistes qui doit être qualifiée de terrorisme. La Finlande aussi soutient les objectifs des Etats d’Afrique de l’Ouest, de l’Union africaine et de la France de stabiliser la situation au mali et d’arrêter la progression des groupes d’islamistes radicaux. La situation humanitaire au Mali se dégrade rapidement. Un demi-million de Maliens ont un besoin urgent d’aide alimentaire. Il faut protéger la situation de la population civile.
L’UE prépare depuis longtemps une opération de gestion de crise visant à former et conseiller les forces armées maliennes. La Finlande se prépare à participer à cette opération de formation que l’on va essayer de lancer rapidement. On étudie la possibilité d’une coopération nordique dans ce cadre.
En plus de cette opération de formation, l’UE se prépare à allouer un soutien financier aux troupes de l’AFISMA qui auront pour objectif, aux cotés des troupes du gouvernement malien, de combattre les islamistes radicaux, conformément à la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU. De plus, l’UE va verser une aide au mali par le biais de l’aide humanitaire et des aides à la coopération au développement.
Depuis qu’elle est membre de l’UE, la Finlande a participé à presque toutes les opérations de gestion de crise de l’UE. La Finlande participe actuellement, par exemple, à la mission de formation des troupes de Somalie qui est semblable à celle que l’on prépare pour le Mali. Il ne s’agit pas dans ces opérations de participer à des actions de combat. Cela ne se base pas non plus sur l’illusion que seules des actions militaires permettraient de stabiliser un pays et d’empêcher l’accès au pouvoir de groupes extrémistes. Au Mali aussi, il s’agit de garantir les conditions permettant que toutes les forces qui respectent la démocratie participent à une solution politique.
Le lancement rapide d’une opération de l’UE constitue un défi pour l’UE. En matière de politique européenne de sécurité et de défense et particulièrement dans la gestion de crise on essaie depuis longtemps de mettre en place une capacité de réaction rapide dans les zones de crise et un rôle international de premier plan. Si l’UE réussit à donner un soutien large et lancer rapidement une opération de formation, cela renforcera la crédibilité de l’UE pour résoudre les différends internationaux.
Il est important qu’au Mali aussi le conseil de sécurité de l’ONU a tracé la voie pour des actions de la communauté internationale et que les Etats de la région assument leurs responsabilités de la situation. Le rôle de l’UE est de soutenir ces actions et la Finlande doit y apporter sa contribution. Il s’agit de la sécurité de tous.”
tuomioja.org

Yémen

Les allégations sur une vente des otages se renforcent
Helsingin Sanomat relève qu’yle rapporte que, selon la publication yéménite en ligne, Almasdar Online, les otages finlandais et autrichien ont été vendus à l’Al-Qaïda après que les négociations avec le gouvernement yéménite se seraient interrompues. Les otages se trouveraient au Yémen du Sud.
Rien n’a toujours pas pu être confirmé.
Le ministère finlandais des Affaires étrangères en appelle aux médias pour ne pas publier des informations trop détaillés sur les intéressés.
HS/B5

Médiation pour la paix

Réunion du réseau de médiation pour la paix réuni par l’ONU
Helsingin Sanomat rend compte de la première réunion, organisé à Helsinki, du réseau réuni par l’ONU de personnes impliquées dans le travail pour la paix.
HS a interviewé M. Qamar, représentant de l’Académie islamique internationale qui se trouve en Arabie-saoudite.
HS/B6

Propos de M. Niinistö

L’exemption de visas entre l’UE et la Russie devra être préparé avec soin
Turun Sanomat rapporte que le Président Sauli Niinistö a effectué mercredi une visite à Lappeenranta, où il a prononcé un discours à l’université de technologie et a visité le poste frontière de Nuijamaa.
M. Niinistö estime que le projet le plus important dans les relations de la Finlande avec la Russie est l’éventuelle exemption des visas entre l’Union européenne et la Russie. « Il y a, au sein de l’Union, des avis favorables et défavorables en la matière. On parle beaucoup des détails techniques, comme les différences culturelles sur les passeports. »
Selon M. Niinistö, la Finlande est favorable à l’exemption de visas mais veut que le projet soit préparé avec beaucoup de soin. « Il ne faut pas croire qu’on pourrait facilement annuler une exemption de visas en cas de problèmes », a-t-il souligné.
Il y a eu, en 2012, 12 millions de passages à la frontière entre la Finlande et la Russie. Leur nombre a décuplé depuis le début des années 1990. Selon le Président, il est clair que la Finlande a besoin de plus de personnes qui maitrisent la langue russe.
TS/10

Finlande - Suède

M. Niinistö souligne l’importance de la coopération nordique
M. Haglund a du expliqué ses propos au président sur une alliance militaire
Helsingin Sanomat rappelle que le président Niinistö a toujours souligné l’importance de la coopération nordique, aussi dans le domaine militaire.
M. Niinistö a souligné qu’aucune proposition sur une alliance militaire n’a été faite. Il a toutefois une attitude positive à une coopération nordique, surtout avec la Suède.
« Il se peut que la coopération avec la Suède avance dans certaines questions plus avec la Suède qu’avec les autres pays. La Finlande aura certainement une coopération bilatérale avec la Norvège dans le Nord. Le point de départ est toutefois une coopération nordique. »
Yle explique que le ministre de la défense a du expliquer au président de la république ses propos sur une alliance militaire avec la Suède.
HS/A7 Yle

« La Finlande et la Suède pourraient former ensemble une armée idéale »
Helsingin Sanomat relève que MM. Stefan Forss et Stig Rydell, chercheurs respectivement finlandais et suédois, ont publié, en décembre 2012, un article dans une revue de l’Académie de sciences militaires de la Suède, intitulé « La voie vers une stratégie nordique de sécurité ».
MM. Forss et Rydell estiment que les armées finlandaise et suédoise, qui sont très différentes, se compléteraient très bien. L’armée suédoise est petite, rapide et flexible, tandis que celle de la Finlande est grande, lourde et endurante.
Les chercheurs soulignent cependant que « un engagement dans des tâches communes sans des accords politico-juridiques serait risqué ».
Une armée idéale mais quelle serait sa langue de commande ? « Si on pense à la compatibilité avec l’OTAN, la Finlande et la Suède ont coopéré en Afghanistan en anglais », rappelle M. Forss.
HS/A6

UE – Russie – Chypre

Propos de M. Katainen
Le Premier ministre, M. Katainen, estime que la Russie pourrait aider Chypre aux côtés des Etats de la zone euro.
Malgré les doutes qui ont été exprimées à ce sujet, M. Katainen estime qu’il est bon de réunir un large groupe pour aider le pays. Il note toutefois que les soupçons de blanchiment d’argent à Chypre devront être éclaircis.
Concernant la Grande-Bretagne, M. Katainen relève qu’il ne croit pas à sa séparation de l’UE. Pour lui, l’Union européenne a autant besoin de la Grande-Bretagne que la Grande-Bretagne de l’UE. L’UE sans ce pays serait un peu comme « du fish and chips sans chips », a-t-il dit, hier à Bruxelles.
HS/B8

Politique financière

Propos de M. Sailas
M. Sailas, secrétaire d’Etat aux finances, se soucie de la diminution du pouvoir du Parlement en matière de décision budgétaire. Les nouveaux règlements européens en matière de politique financière sont problématiques du point de vue de la Constitution, selon lui, car ils restreignent le pouvoir du Parlement. M. Sailas critique surtout le durcissement de la surveillance en matière de politique financière.
HS/B11

Marché énergétique

Les prix en Finlande nettement plus élevés que dans les autres pays nordiques
Helsingin Sanomat rend compte d’une étude effectuée pour le compte d’Elfi, groupe qui représente les clients de l’industrie et du commerce en matière d’électricité, s’efforçant de savoir pourquoi le prix de gros de l’électricité était nettement plus élevé en Finlande que dans les autres pays nordiques, en 2012. Le prix de Nord Pool était de 300 euros/mégawatheure en Finlande, contre 68 euros en Suède, par exemple.
La Finlande importe aujourd’hui 60 % de moins d’électricité russe qu’avant. La Finlande est devenue son propre îlot parmi les pays nordiques et Baltes, concernant les prix.
Selon l’institut Gaia qui a effectué l’étude, il est difficile de trouver des explications pour la définition des prix. Nord Pool ne diffuse pas d’information sur ses affaires et même les autorités n’y ont pas d’accès.
HS/B15

Politique intérieure

Construction navale

« Teollisuussijoitus autorisée à investir dans le cluster de la mer » KL
Selon Kauppalehti, le gouvernement souhaite faire un geste pour faciliter le financement de la construction des navires commandés par TUI au chantier de Turku.
Le gouvernement devrait décider aujourd’hui d’élargir le profil de la société nationale d’investissement dans l’industrie Teollisuussijoitus afin de lui permettre de financer le développement du cluster de la mer.
Du programme annuel d’investissements d’environ 100 millions d’euros de Teollisuussijoitus, le gouvernement pourrait allouer 20 millions d’euros au réseau de l’industrie maritime, du cleantech et de la bioéconomie. Par le biais de Teollisuussijoitus l’Etat peut faire un prêt en capital à STX ou investir dans l’entreprise. Ces investissements ne sont toutefois généralement pas très importants et cela ne suffirait donc pas à résoudre le problèmes de finances propres de STX Finland. Il semblerait que le gouvernement attende que STX recapitalise sa filiale avant de prendre une décision.
Kauppalehti souligne que la construction du premier navire de TUI a commencé à Turku et que transférer ces commandes à un autre site du groupe ne serait pas sans coût financier pour STX Europe qui « devra donc le prendre en compte en faisant un chantage auprès du gouvernement pour obtenir un financement ».
KL

Entreprise de l’Etat

Le PSD souhaite de nouvelles entreprises de l’Etat
Selon Helsingin Sanomat, le Parti social-démocrate souhaite une nouvelle ligne du gouvernement dans la politique industrielle dans le cadre des négociations sur le cadre budgétaire au printemps. La nouvelle ligne signifierait le retour à l’ancienne politique et aux entreprises de l’Etat.
Selon une députée du PSD, Mme Sirpa Paatero, les sociaux-démocrates veulent investir plus dans les emplois au lieu de penser seulement aux dividendes. Il s’agit surtout des chantiers navals et des mines.
Mme Paatero a préparé le programme du PSD avec quatre députés du PSD, Mmes Miapetra Kumpula-Natri et Päivi Lipponen, MM. Jukka Kärnä et Kari Rajamäki.
HS/A11

Âge de la retraite

Etla souhaite un relèvement de l’âge de départ à 65 ans
L’institut de recherche économique Etla a présenté ses propositions au gouvernement, hier. Parmi les principales recommandations figure l’augmentation de l’âge de départ à la retraite qu’Etla souhaite fixer à 65 ans. Un départ à 63 ans serait toujours possible mais avec le désavantage que la retraite resterait inférieure de façon permanente.
Au fur et à mesure que l’espérance de vie augmente, l’âge de la retraite augmenterait aussi et passerait au-delà des 65 ans.
Etla estime que le « prix » d’un an de retraite serait anticipée pourrait être d’un peu plus de 7 %. Ainsi, partir à 63 ans signifierait une diminution de 15 % au niveau de la pension de retraite.
M. Vihriälä, directeur général d’Etla, demande des mesures au gouvernement si les organisations syndicales ne présentent pas leur proposition en la matière à la mi-législature.
En outre, Etla propose de baisser l’impôt sur les sociétés de 24,5 % actuellement à 20 %, et d’augmenter la TVA et la taxe immobilière.
HS/A14

Nokia

« Nokia réduit près d’un millier d’emplois en Finlande » HS
Nokia continue à supprimer des emplois en Finlande et à l’étranger. Le groupe a invité ses employés à suivre une conférence d’information vidéo-diffusée, ce matin. Des séances d’information sont également organisées en Chine et en Inde, ainsi qu’à Londres et Singapour.
Nokia a annoncé aujourd’hui qu’il externalisait 800 emplois administratifs dont 715 en Finlande.
De plus, il a annoncé la suppression d’environ 300 emplois, principalement en Finlande.
HS/B9

Finnair

Les rumeurs sur la position de M. Vehviläinen pourraient nuire à l’évolution de sa carrière
Helsingin Sanomat estime que des fuites sur un processus de recrutement en instance sont extrêmement rares.
Cargotec a publié un communiqué pour dire que le choix d’un nouveau directeur général était toujours en cours.
HS spécule sur l’éventualité que la fuite fasse échouer la nomination de M. Vehviläinen.
HS/B9

Mercredi 16 janvier 2013

Politique étrangère et européenne

Mali

La Finlande envisage d’envoyer des formateurs au Mali
Mme Partanen, chef de la direction de politique de défense du ministère de la Défense, relève que la Finlande envisage de recruter au maximum dix formateurs qui seraient envoyés au Mali dans le cadre d’une opération européenne.
Selon elle, une décision en la matière pourrait être prise rapidement au besoin, en quelques jours. L’envoi des formateurs serait d’abord présenté au comité interministériel de politique étrangère et de sécurité et, ensuite, il reviendrait au parlement de prendre position avant que le Président prenne la décision formelle.
La Finlande a déjà envoyé des formateurs dans le cadre de l’opération européenne en Somalie. Une dizaine de spécialistes ont formé des soldats en Uganda.
Mme Partanen estime que le recrutement pour le Mali ne devrait pas poser de problèmes, du fait que le nombre de formateurs serait restreint.
TS/16

Editorial
L’éditorialiste de Turun Sanomat se félicite de la réaction rapide de la France et estime que, sinon, les terroristes auraient probablement eu le temps d’avancer jusqu’à Bamako. Les conséquences auraient alors été sérieuses.
TS/2

Yémen

La Finlande envoie plus de représentants au Yémen
Le Président Niinistö a eu un entretien téléphonique avec son homologue yéménite, Abdo Rabb Mansur Hadi, hier, au sujet de l’enlèvement des Finlandais au Yémen. Les contenus de l’entretien n’ont pas été publiés par le secrétariat de la Présidence. La Finlande a envoyé de nouveaux représentants au Yémen et dispose désormais d’un groupe de plusieurs personnes qui s’efforce d’œuvrer pour la libération des otages, avec les autorités yéménites.
Selon Reuters, les otages Finlandais auraient été vendus à Al-Qaïda, mais les autorités de sécurité yéménites démentent cette information. Le ministère finlandais des Affaires étrangères ne prend pas position. M. Turunen, chef de la direction des affaires consulaires, relève qu’aucun scénario ne peut être exclu. Il précise que l’ambassadeur finlandais et l’équipe sur place s’entretiennent d’une façon étroite avec les autorités et autres instances yéménites. Les Finlandais coopèrent également avec l’Autriche, un Autrichien étant également enlevé.
Au Yémen, c’est l’ambassadeur de Finlande en Arabie Saoudite, M. Syrjälä, qui se charge de l’affaire. Il a rencontré, lundi, le Président yéménite. M. Turunen relève que plusieurs entretiens ont eu lieu avec les ministres des Affaires étrangères et de l’Intérieur, et un entretien avec le Premier ministre.
Le ministère ne précise pas si dans le groupe de travail finlandais, il y a des représentants de la police ou de la police judiciaire.
M. Tuomioja, ministre des Affaires étrangères, relève que l’équipe au Yémen remet quotidiennement un rapport au ministère. Pour lui, la situation reste inchangée.
Mme Dahlgren, chercheur en matière de Yémen à l’université de Helsinki, se méfie des informations de Reuters, mais estime que si elles s’avéraient exactes, cela serait un tournant inquiétant.
Les Finlandais et l’Autrichien ont été enlevés le 21 décembre.
HS/B4, AL/A5, KS/13, IS/2-3

Droits de l’homme

La Finlande de nouveau condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme
Helsingin Sanomat rapporte que selon une décision de la CEDH, la Finlande a encore une fois violé les droits de l’homme. Selon le jugement, la Finlande devra payer des dédommagements de plusieurs milliers d’euros à un Finlandais parce que l’identité de son père n’a pas pu être confirmée en raison des délais trop stricts fixés pour faire la demande en paternité.
Selon la CEDH, un délai trop strict viole le respect de la vie privée et familiale.
HS/A13

Cyber-sécurité

Les cibles finlandaises de la cyber-attaque ne sont pas connues
Selon Helsingin Sanomat, il n’est pas encore clair quelles ont été les cibles finlandaises de la cyber-attaque révélée lundi par Kaspersky Lab. L’autorité finlandaise de sécurité de l’information Cert-fi compte demander à Kaspersky Lab des informations supplémentaires.
M. Kauto Huopio, expert dans les questions de sécurité à Cert-fi, estime qu’il y a eu relativement peu d’activités liées à la cyber-attaque en Finlande.
M. Antti Tikkanen et F-Secure estime qu’il s’agit d’une opération importante de l’espionnage qui a duré plusieurs années et qui a occupé des dizaines de personnes.
HS/A9

Politique intérieure

Construction navale

« Le gouvernement à nouveau informé sur la crise des chantiers » KS
« Les coréens ne vont pas vendre le chantier de Turku » KL
Le comité interministériel de politique économique s’est réuni hier pour discuter de la situation concernant les commandes de TUI à STX. Keskisuomalainen rapporte que le gouvernement a eu des informations supplémentaires sur le dossier mais que le financement des commandes est toujours ouvert.
Turu,n Zanomat estime que la situation en est exactement au même point qu’à l’automne pour le financement de l’Oasis de RCC : les Coréens ne souhaitent investir aucun argent ni en augmentation de capital ni en prêt en capital ni d’aucune manière qui soit risquée.
Selon la ministre des Finances et présidente du PSD, Mme Urpilainen, le gouvernement fait tout son possible pour assurer le financement de la construction de ces navires au chantier de Turku.
Les ministres de l’économie et de l’emploi n’ont pas commenté la situation.
Kauppalehti rapporte que le Coréen STX n’a pas l’intention de vendre le chantier naval de Turku.
Selon les sources citées par KL, le gouvernement finlandais attendrait désormais que le Coréen STX finance la construction des navires commandés par TUI. Le gouvernement attendrait que STX utilise une partie des fonds qu’il va recevoir de la vente de STX OSV (STX offshore) à l’italien Fincantieri. KL estime que Coréens et Finlandais jouent peut-être la montre. STX devrait investir environ 100 millions d’euros dans son chantier finlandais pour que Finnvera puisse garantir le reste du montant de la commande.
L’ancien ministre de l’économie et actuel président de la commission de l’économie Mauri Pekkarinen (Centre) considère que, dès qu’un acheteur se présentera, les chantiers finlandais seront vendus. C’est pourquoi il demande toujours à ce que l’on crée un consortium autour de l’Etat et d’entreprises pour assurer le maintien en Finlande d’un réseau exceptionnel et de milliers d’emplois. Il considère que l’Etat a raté une opportunité de le faire au printemps 2012 ce qui aurait assuré la construction en Finlande du Oasis III et des TUI I et II.
HS TS KL KS

Le chantier d’Helsinki déçu par le peu de commandes
Turun Sanomat rapporte qu’en dépit des déclarations sur le savoir-faire en matière de construction arctique, la réalité est que, « la plupart des navires construits dans le monde ne seront pas pour les conditions arctiques. Depuis la création du chantier Arctech Helsinki Shipyard par STX et le russe ASK, en décembre 2011, seules quatre commandes ont été passées. « On en attendait plus », déclare le directeur du chantier qui emploie seulement 400 personnes.
Le carnet de commande a une valeur de 240 millions alors que les navires commandés par TUI valent 900 millions d’euros et un Oasis un milliard.
De plus, le chantier d’Helsinki n’assure pas la construction des coques qui sont faites en Russie. On estime que 70 à 80% de la valeur ajoutée de la construction d’un brise-glace est faite en Finlande.
TS

Analyse : « La crise de l’euro coûte mille fois les aides à la construction navale » IS
Le journaliste économique Jan Hurri écrit dans Ilta-Sanomat que « la Finlande a prêté ou garanti jusqu’à 50 milliards d’euros pour des Etats de la zone euro surendettés, au motif qu’une crise financière menaçait les emplois et les retraites en Finlande. Le chantier naval de Turku s’est vu refusé un millième de cette somme – et aujourd’hui ce sont des centaines d’emplois qui sont menacés ».
IS

Budget

Les partis au gouvernement prévoient des économies supplémentaires d’un milliard d’euros
Helsingin Sanomat relève que les mesures d’économies, décidées antérieurement par le gouvernement, commenceront à avoir des effets importants sur la vie des Finlandais à partir de l’année prochaine et surtout en 2015.
Le gouvernement compte prendre des décisions sur de nouvelles économies supplémentaires en février-mars. Selon les informations du quotidien, les partis au gouvernement attendent des économies supplémentaires d’environ un milliard d’euros pour que le ratio d’endettement commence à baisser.
Dans le budget de l’année en cours, les économies consistent essentiellement en des augmentations d’impôts, tandis que la plupart des coupes auront lieu en 2014 et 2015.
HS/A6

Le triple A ne signifie pas une bonne économie
Selon Helsingin Sanomat, les économistes estiment que la décision de l’agence de notation Standard & Poor’s de confirmer la note AAA pour la Finlande donne plus de libertés à l’Etat pour prendre ses mesures d’économies.
Mme Seija Ilmakunnas, directrice au centre de recherche économique des salariés, souligne que le gouvernement n’a plus le couteau sous la gorge quand il prend les décisions économiques. « Cela accorde plus de liberté dans la politique économique du gouvernement. »
La ministre des Finances, Mme Jutta Urpilainen, veut toutefois garder les pieds sur la terre. « Il faut sans arrêt continuer à agir en faveur de l’économie nationale et pour consolider la confiance. »
M. Jussi Mustonen, directeur à EK, estime que la décision de S & P est « excellente » pour la Finlande. Il souligne toutefois que les problèmes de l’économie restent d’actualité.
HS/A7

Economie

Surendettement
Les problèmes de surendettement augmentent en Finlande. A la fin 2012, 346 000 personnes étaient surendettées, ce qui est 11 % de plus qu’à la même époque en 2011. Le nombre de jugements au augmenté de 20 % depuis 2011.
Ce sont les prêts à la consommation qui engendrent le plus de problèmes, mais les problèmes liés au paiement des factures des téléopérateurs ont le plus rapidement augmenté.
HS/B6

Finnair

M. Vehviläinen pourrait quitter ses fonctions
Selon des informations du magazine Talouselämä, le directeur général de Finnair, M. Vehviläinen, pourrait quitter ses fonctions pour devenir directeur général de Cargotec.
Finnair a annoncé qu’il ne confirme pas ces rumeurs. Cargotec ne l’a pas confirmé non plus.
Cargotec cherche un nouveau directeur depuis octobre. M. Hakakari dirige le groupe de façon intérimaire.
M. Vehviläinen dirige Finnair depuis février 2010. Il a été visé pour l’affaire de vente d’un appartement au groupe d’assurances retraite Ilmarinen, ainsi que pour les bonus des dirigeants de Finnair.
Le chiffre d’affaires de Cargotec est de 3,1 milliards d’euros contre 2,3 milliards pour Finnair. Les principaux actionnaires de Cargotec sont Ilkka, Niklas et Ilona Herlin.
HS/B7

France – Finlande

BD

L’anthologie de BD finlandaises paraîtra cette année en français
Helsingin Sanomat annonce la parution de l’anthologie La bande dessinée finlandaise 2013 en France. 12 auteurs finlandais sont présentés, dont Tiina Pystynen et Katja Tukiainen.
Des anthologies en anglais ont été publiées en 2011 et 2012.
HS/C5

Mardi 15 janvier 2013

Politique étrangère et européenne

Yémen

« Les otages finlandais entre les mains de terroristes ? » IS
Ilta-Sanomat rapporte que, selon l’agence de presse locale, le président du Yémen a qualifié de groupe terroriste le groupe qui retiendrait en otage le couple finlandais et l’le ressortissant autrichien enlevé il y a plus de trois semaines.
IS

Mali

« Pourquoi la France est-elle partie en guerre ? » HS
« La France essaie de barrer la route des islamistes » AL
Helsingin Sanomat écrit qu’en France on estimait qu’il n’y avait pas d’autre solution que d’intervenir afin d’empêcher la création au sud de l’Europe d’un Etat géré par les islamistes et servant de vivier pour le terrorisme. « L’idée est que dans l’esprit post-11 septembre, on ne laisse pas se créer un nouvel Afghanistan », estime Mika Aaltola, chercheur à l’institut finlandais des relations internationales UPI.
Helsingin Sanomat relève que la France bénéficie d’un large soutien pour son intervention au Mali. Le quotidien écrit qu’il était évident que la France serait au centre de la dimension internationale de cette intervention. Toutefois HS souligne que les intérêts économiques ne sont pas au centre de ces motivations.
Selon M. Aaltola, il s’agit-là en partie d’un effet de la guerre en Libye à la suite de laquelle des islamistes et des armes ont afflué au Mali. Il souligne aussi que le mali ne constitue pas le seul problème dans cette région d’Afrique, mais pourrait être un exemple susceptible de se répéter ailleurs. « Les Etats occidentaux souhaitent empêcher l’arrivée au pouvoir de forces qu’ils n’aiment pas. Que ces forces aient une dimension terroriste ou non », estime le chercheur de l’UPI.
HS AL

Editoriaux
« Le Mali représente la face sombre du printemps arabe » HS
« La guerre au Mali s’internationalise » KS
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat estime que, en conséquence du printemps arabe, le Mali est devenu en moins d’un an le nouveau centre de crise de l’Afrique en raison de la progression des islamistes aidés par des mercenaires chassés d’Afrique du Nord. L’initiative de la France pour intervenir au mali n’est pas une surprise quand on sait qu’elle y a des intérêts, notamment la présence de plus de 6000 Français au mali et environ 30 000 dans les pays voisins. Helsingin Sanomat relève que les conséquences de la menace terroriste ont une dimension internationale et souligne que le conseil de sécurité soutien une intervention extérieure au Mali. Le quotidien mentionne aussi que l’UE a promis d’accélérer la formation des forces maliennes.
L’éditorialiste de Keskisuomalainen souligne que c’est Aqmi qui dirige les forces rebelles au Mali et que les Islamistes considèrent désormais que tous les Français en Afrique sont une cible. Parce que le président français considère que c’est l’ensemble de la France qui est prise en otage par les islamistes, la France a décidé de réagir durement.
HS KS

Coopération militaire nordique

Propos de M. Katainen
Le Premier ministre, M. Katainen, n’est pas favorable à une alliance militaire entre la Finlande et la Suède. M. Haglund, ministre de la Défense, a considéré un traité bilatéral ou une alliance militaire comme un préalable pour disposer du matériel militaire en commun.
« Evoquer une alliance militaire n’est pas d’actualité. Je ne sais pas s’il est jamais d’actualité, mais maintenant il faudrait se concentrer sur la coopération militaire de l’ordre pratique », a dit le Premier ministre. La coopération dans le domaine des manœuvres et d’acquisitions est bienvenue, selon lui.
HS/A9

Editorial : « La Finlande et la Suède ne parlent pas de la même chose »
Dans son éditorial, Hufvudstadsbladet admet qu’une fraternité entre les pays nordiques dans le domaine militaire est tentante. L’existence de valeurs communes nordiques est un des arguments qu’évoquent les ministres suédois, M. Carl Bildt et Mme Karin Enström. Le ministre finlandais de la Défense, M. Haglund, dit que la Finlande est prête à aider la Suède, aussi de façon militaire. Cela malgré le fait que l’organe de coopération de défense Nordefco comprend tous les pays nordiques.
Il faut être précis dans les détails. La Suède parle de tous les pays nordiques, tandis que la Finlande ne mentionne que la Suède. M. Haglund n’a pas dit que la Finlande serait prête à accorder par exemple une aide militaire à la Norvège dans le nord. Une telle situation est bien entendu plutôt hypothétique, mais il s’agit d’un principe.
HBL/16

Cyber-sécurité

Un cas d’espionnage qui a concerné des dizaines de pays, dont la Finlande
Helsingin Sanomat rend compte de la cyber-attaque révélé par le groupe anti-virus russe Kaspersky Lab. L’espionnage a concerné des dizaines de pays, dont la Finlande, et il s’est agi des ambassades, ministères et instituts de recherche, ainsi que des groupes énergétiques, des cibles militaires et des groupes d’aviation. Kaspersky n’a pas précisé les cibles finlandaises en question.
M. Huopio de l’agence nationale des communications estime que l’attaque intitulée Red October (Rocra) a été relativement vaste, bien ciblée et exceptionelle.
HS/A8

Economie

La Finlande stabilise son triple A
L’agence de notation Standard & Poor’s a confirmé la note AAA pour la Finlande assortie d’une perspective stable. Précédemment, cette agence avait assortie la note de la Finlande d’une perspective négative. L’analyste de Nordea Jan von Gerich souligne que la Finlande est le seul pays qui bénéficie d’un AAA et d’une perspective stable de la part des trois agences. Cela témoigne du respect pour la politique budgétaire de la Finlande.
La Ministre des Finances Jutta Urpilainen estime que cette bonne nouvelle s’explique surtout par d’autres raisons que celles liées à la Finlande.
Elle estime que la Finlande devra néanmoins relever trois défis : la mauvaise conjoncture, la restructuration de l’économie et le vieillissement de la population. Il faudra donc des mesures pour renforcer la croissance et l’emploi. Cela signifie surtout des mesures pour prolonger les carrières professionnelles comme une réforme des études et de la politique familiale et des actions pour améliorer les conditions de travail.
HS

Electricité

Finngrid se prépare à l’exportation d’électricité en Russie
Actuellement, les liaisons entre la Finlande et la Russie ne permettent que d’importer de l’électricité russe en Finlande. Finngrid prépare néanmoins avec ses homologues russes la possibilité que les échanges d’électricité entre les deux pays soient dans les deux directions à partir de l’année prochaine. Selon Finngrid, la possibilité d’exporter de l’électricité en Russie ne sera importante qu’à la fin de la décennie.
KL
Politique intérieure

Construction navale

« On cherche rapidement une solution pour le chantier naval » HS
« Pas de sauveur en vue pour l’industrie navale » KS
Helsingin Sanomat rapporte que le financement des navires commandés par TUI sera peut-être abordé dès aujourd’hui par le comité de politique économique du gouvernement.
Le problème est actuellement que la filiale STX Finland ne dispose pas d’assez de trésorerie et n’a pas reçu assez de fonds de la part de la société mère coréenne.
Selon le journal, le gouvernement cherche en priorité à trouver un financement. Les fonds de pension pourraient avoir un rôle important à y jouer. Outre l’Etat, il y aurait en effet les fonds de pension Varma, Ilmarinen et Eläke-Fennia ainsi que la banque Nordea. La participation des fonds de pension est incertaine et l’Etat ne souhaite pas entrer directement dans le capital de STX Finland, souligne HS.
Le Premier ministre Jyrki Katainen a déclaré que l’Etat ne devait pas venir payer les pertes de l’industrie navale mais qu’il pouvait aider un secteur rentable. Il considère notamment que la construction de navires pour les conditions arctiques peut être aidée. « Je pense que la construction de navires pour les conditions arctiques peut devenir un secteur de croissance en Finlande car le transport dans ces régions va augmenter et nous disposons d’un savoir-faire dans le domaine. M. Katainen souhaite toutefois que le secteur privé puisse organiser le financement de la construction navale de telle manière que l’argent des contribuables ne soit pas nécessaire.
Turun Sanomat relève que ni Solidium (société qui gère les actions de l’Etat dans les entreprises privées) ni Teollisuussijoitus, société d’investissement qui finance principalement les p^ME-PMI, ne semblent intéressées pour investir dans la construction navale. L’Etat pourrait néanmoins être actif par le biais des entreprises dans lesquelles il est déjà un actionnaire important. Le quotidien rappelle que l’Etat a, il y a vingt ans, participé au sauvetage des chantiers navals. En 2008, en revanche, il ne l’avait pas souhaité et les chantiers sont passés du giron norvégien au giron coréen.
Turun Sanomat qui a interrogé les députés du PSD relève que la plupart d’entre eux ne souhaitent pas que l’Etat entre directement au capital de STX Finland.
Demokraatti relève que le président du groupe parlementaire du parti conservateur, M. Petteri Orpo n’exclut pas une participation de l’Etat s’il s’agit de créer une société finlandaise.
Turun Sanomat estime que l’idée d’un consortium pourrait réussir à sauver les chantiers finlandais. Cela nécessiterait la participation de l’Etat, d’entreprises privées (par exemple Wärtsilä, qui ne l’exclut pas) et d’investisseurs russes.
Aamulehti relève que, en cas de perte des commandes de TUI, sur les ruines de STX, il serait possible de créer un nouveau chantier naval qui construirait des barges de pétrole, des éoliennes ou des navires pour les conditions arctiques.
HS TS AL Dem

Editoriaux et commentaires
« Le difficile choix du gouvernement » KL
Kauppalehti relève que le gouvernement doit faire face à un choix difficile : s’il s’entête à refuser un financement, il risque de faire perdre les commandes de TUI au chantier ; s’il intervient dans une réorganisation du capital ait un prêt en capital, il revient sur sa décision de principe, ce qui serait étrange.
KL

Social

Propos de M. Katainen
Le Premier ministre estime que si l’âge de départ à la retraite devait être augmenté, le changement serait graduel. Il relève qu’en Europe, l’âge de départ de 67 ans commence à être courant. Là où il a été augmenté, une période de transition de 15 ans, par exemple, a été appliquée.
Pour lui, il s’agira de prolonger les carrières aussi à la fin de quelque manière, ne serait-ce que du fait de l’augmentation de l’espérance de vie. Il rappelle également que la nature du travail a beaucoup changé et demande plus de flexibilité, y compris concernant le départ à la retraite. Il estime qu’une période de transition serait également envisagée concernant les solutions de prolongation de carrières.
Il note que, pour lui, l’idée de diminutions de salaires est insensée. Il estime toutefois que le niveau des augmentations devra être plutôt bas.
KS/10

La SAK ne négociera pas une augmentation du temps de travail
Le conseil d’administration de la confédération des ouvriers, SAK, qui s’est réuni, lundi, n’autorise pas la direction de la SAK à négocier sur la retraite ou l’augmentation du temps de travail avec le patronat dans les mois à venir. Négocier sur la prolongation des carrières professionnelles par le début ou au milieu pourra toutefois être envisagé.
Les partenaires sociaux sont censés se réunir cette semaine. M. Katainen leur a demandé des propositions sur la prolongation des carrières professionnelles pour le 13 février.
La SAK regrette que jusqu’à présent, on n’a proposé pour les salariés que des détériorations. De plus, l’action du gouvernement dans le contexte de STX a rendu la confédération rancunière. Les syndicats sakistes n’ont confiance ni dans le gouvernement ni dans le patronat EK.
La SAK n’envisage de se mettre d’accord sur rien avant de trouver une solution sur le différend concernant les trois jours de formation toujours en suspens entre les partenaires sociaux.
HS/A12

Licenciements

Sonera pourrait supprimer 235 emplois
Le téléopérateur Sonera réforme son organisation et envisage de supprimer jusqu’à 235 emplois.
HS/A9

Culture

M. Gallen-Kallela-Sirén a été nommé directeur d’Albright-Knox Art Gallery
Helsingin Sanomat rapporte que M. Janne Gallen-Kallela-Sirén (42 ans), actuel directeur du Musée d’art de la ville de Helsinki, vient d’être nommé directeur du musée Albright-Knox Art Gallery à Buffalo aux Etats-Unis.
HS/C1

France

Somalie

Ilta-Sanomat détaille la tentative de libération d’un otage en Somalie qui a engendré la perte de deux soldats français.
IS

Lundi 14 janvier 2013

Politique étrangère et européenne

Ministère des Affaires étrangères

Réseau diplomatique
La Finlande fermera son ambassade au Nicaragua à la fin de l’année, ainsi que son consulat général à Hambourg.
Une antenne d’un fonctionnaire sera créée en Colombie. A Bratislava, l’ambassade sera désormais une représentation d’un chargé d’affaires intérimaire.
Par contre, la Finlande renforcera ses ambassades aux Emirats arabes, en Algérie, en Corée du Sud et au Mexique.
HS/sam/A14

Yémen

Otages
Helsingin Sanomat relève qu’il n’y a toujours pas d’information sûre concernant l’endroit où se trouvent les otages finlandais au Yémen. Le ministre yéménite des Affaires étrangères relève qu’il y a beaucoup d’information en la matière mais que rien n’a pu être confirmé.
La Finlande a envoyé un représentant sur place.
HS/sam/B4

Défense

La Finlande réforme son équipement de radars
Les forces aériennes finlandaises envisagent de réformer l’ensemble de leur équipement en matière de radars. En 2009, une décision a été prise concernant l’achat de radars à moyenne portée auprès de Thales-Raytheon. Une mise à jour pour les radars à longue portée a été acquise à la même occasion.
Les premiers radars à moyenne portée sont arrivés et seront présentés à Tikkakoski, demain. 12 nouveaux radars remplaceront les 18 actuels.
Helsingin Sanomat relève qu’il s’agit d’un projet de 230 millions d’euros qui devrait être terminé en 2015.
Une réforme des radars à courte portée est prévue pour la période de 2016 à 2020.
HS/dim/A11

Coopération militaire nordique

La Suède a proposé un équipement militaire nordique
Les ministres suédois des Affaires étrangères, M. Bildt, et de la Défense, Mme Enström, proposent un équipement militaire commun aux pays nordiques, ainsi qu’une coopération renforcée en matière de manœuvres militaires. Les ministres suédois n’ont pas précisé quel type de matériel leur proposition concerne, mais, pour M. Haglund, ministre finlandais de la Défense, il pourrait s’agir de forces aériennes et navales.
M. Haglund se félicite de l’initiative des Suédois et la considère comme une vision tout à fait possible. Pour lui, le matériel en commun pourrait en partie répondre au manque de ressources dont souffrent les forces de défense finlandaises, suédoises et danoises.
M. Tuomioja, ministre des Affaires étrangères, considère un équipement militaire en commun comme possible. La proposition suédoise renforce, pour lui, ce qui est en cours depuis longtemps entre la Finlande et la Suède.
MM. Tuomioja et Haglund se rendront en Suède, jeudi.
M. Jussi Niinistö, président de la commission de la Défense, ne rejette pas cette proposition, mais rappelle qu’il ne faut pas que la Finlande soit naïve en la matière. Il rappelle que la Suède dispose d’une industrie militaire importante, ce qui devra être pris en compte lorsqu’on étudie la question.
M. Haglund ne pense pas que derrière la proposition des ministres suédois, il y ait l’intérêt de l’industrie militaire du pays.
M. Kanerva, ancien ministre des Affaires étrangères, estime, quant à lui, que même l’armée de terre pourrait être incluse dans la coopération. Pour lui, la Finlande et la Suède ont pris un pas vers un traité en matière de coopération militaire. La signature d’un traité signifierait la création d’une union de défense, selon lui.
HS/lun/A11, AL/lun/A5

Nordefco
Turun Sanomat relève que selon le général de corps d’armée, Mika Peltonen, la Finlande prend la coopération militaire nordique au sérieux. Il ne s’agit pas, selon lui, de briguer une alliance militaire des cinq nordiques, mais plutôt de développer d’une façon efficace au niveau du coût la capacité de défense de chaque Etat. Le général de corps d’armée Peltonen attend plus en matière de formation, de manœuvres et d’acquisitions en commun.
En 2013, la Finlande préside le Nordefco, instance de coopération militaire entre les cinq pays nordiques, créé en 2009. M. Peltonen présidera donc cette année le comité militaire du Nordefco. Il relève qu’il s’agira désormais d’augmenter le caractère planifié du travail en créant un plan pluriannuel, alors que jusqu’à présent, un plan annuel a été établi.
La coopération a pour but, selon M. Peltonen, de renforcer la coopération opérationnelle et de mettre en œuvre des recherches et projets de développement déjà existants. Les cinq pays disposent chacun de leur propre législation et mécanisme de prises de décision ainsi que processus et modalité lié aux acquisitions. Il en va de même pour le financement et l’obligation d’appel d’offres. M. Peltonen estime toutefois que ce sont des défis purement techniques tant qu’il existe une volonté politique de surmonter ces obstacles.
Selon lui, la Finlande promeut sincèrement une coopération renforcée en y consacrant du temps, du savoir-faire, des crédits et du personnel.
Il rappelle toutefois que la défense nationale ne pourra pas s’appuyer sur une coopération nordique.
TS/dim/17-18

Russie

Adoption internationale
Les journaux rendent compte du projet de loi en Russie pour interdire l’adoption internationale d’enfants russes. Cette interdiction concernerait tous les pays sauf ceux qui ont conclu un traité bilatéral avec la Russie sur les droits de l’enfant, c’est-à-dire la France et l’Italie.
Entre 20 et 30 enfants russes sont adoptés en Finlande tous les ans. La part de la Finlande dans les adoptions internationales en Russie s’élève à 0,1 %.
HS/sam/A12

Politique intérieure

Construction navale

Au bord de la faillite, le chantier de Turku risque de perdre les commandes de TUI
Helsingin Sanomat annonçait, samedi, que le chantier STX Finland était dans une situation financière telle qu’il était considéré comme une société en crise pour laquelle on ne peut, selon le droit communautaire de la concurrence, attribuer de subventions.
Il s’agit-là de l’opinion du centre régional de l’économie et de l’emploi et de Finnvera. En effet, la capacité financière de STX Finland se serait dramatiquement affaiblie durant l’automne. Or STX Finland a besoin des garanties de Finnvera pour financer la construction des navires commandés par TUI. Sans les garanties de Finnvera, STX Finland a de grandes difficultés à trouver un financement sur le marché privé. Et dans les caisses de l’entreprises il n’y a pas de fonds de trésorerie suffisant pur payer les coûts. Cela pourrait conduire à ce que rapidement les sous-traitants et les fournisseurs ne livrent plus le chantier.
Pour obtenir les garanties de Finnvera, STX dont donc renforcer son capital. Si la société mère continue à refuser de recapitaliser une filiale en mauvaise santé, elle devra vendre de ses actifs, comme par exemple ses parts dans Aker Arctic tecnhology ou dans STX Finland Cabins.
HS rapporte que certains experts proposent que l’Etat rachète ces deux sociétés pour empêcher que le savoir-faire finlandais quitte la Finlande et faciliter le financement de STX Finland.
Le vice-président du PSD, M. Antti Lindtman estime que l’Etat doit être actif, au besoin participer à une réorganisation du capital, afin d’assurer le financmeent des navires commandés par TUI.
La confédération SAK demande elle aussi que l’Etat soit actif et crée un consortium autour de Solidium et de partenaires privés pour garantir le maintien de la cosntruciton navale en Finlande.
Le président du Parlement, M. Heinäluoma (PSD) a lui aussi proposé la constitution d’un consortium. Il souligne qu’il ne s’agit pas que l’Etat entre au capital de STX mais de participer à un mouvement national pour soutenir l’industrie navale.
Le ministre de l’Economie M. Vapaavuori a rappelé que l’Etat ne pouvait se substituer aux entrepreneurs privés. Il insiste néanmoins sur le fait que chaque emploi est important et que le gouvernement demeure actif sur le dossier de STX.
Le professeur Jorma Taina estime dans Turun Sanomat que la perte des commandes de TUI signifierait la fin de la construction navale à Turku et à Rauma. Il estime que si dans les semaines prochaines STX n’obtient pas le financement pour construire les navires de TUI, la commande sera annulée et les chantiers de STX Finland en faillite. Il rappelle que STX n’a pas investi dans ses chantiers de Turku et Rauma ni obtenu de commande de navire de croisière. Il considère que le seul moyen de maintenir la construction navale à Turku et Rauma est de constituer un consortium qui rachète STX Finland. M. Taina souligne que la crise ne concerne pas le chantier de Helsinki spécialisé dans la construction arctique et possédé à moitié par une société russe.
Kauppalehti estime pour sa part que la crise de STX pourrait se résoudre dès cette semaine si le gouvernement décidait de relever le plafond des garanties de Finnvera : en effet, actuellement Finnvera ne peut garantir que 80% du financement d’un projet, c’est pourquoi STX doit trouver le capital restant. Kauppalehti relève aussi que STX Europe n’envisage visiblement pas de placer un seul euro de sa trésorerie dans sa filiale finlandaise.
Turun Sanomat rapporte que selon le juriste Kari Pääkkönen, spécialisé dans les subventions aux chantiers navals, il n’est pas aussi clair que le gouvernement aurait été empêché, pour des raisons de droit communautaire, de verser un prêt en capital à STX.
HS KL AL TS

Selon la majorité des Finlandais, l’Etat devrait aider la construction navale
Selon un sondage publié par Aamulehti, 50% des Finlandais considèrent que le chantier de Turku a perdu les commandes de RCC à cause du gouvernement alors que seulement 30% ne sont pas d’accord avec cette affirmation.
De même 60% des Finlandais considèrent que le gouvernement aurait dû allouer un prêt à STX pour garantir l’emploi contre seulement 25% qui s’y opposent.
AL

Commande d’un nouveau brise-glace
La direction du transport maritime a décidé de commander un nouveau brise-glace. Le gouvernement a alloué un budget de 125 millions d’euros à cet effet. Le navire devra aussi servir à la lutte contre la pollution maritime et la marée noire.
Il devra être opérationnel en 2015.
HS

Editoriaux et commentaires
« STX est venu en Finlande par peur de la Chine » HS
« La gauche perd son soutien syndical » TS
Paavo Rautio estime que c’est pour fuir la concurrence chinoise sur le marché des navires de transport bon marché que le coréen STX a investi dans la construction de navires de croisières, à un moment où l’argent était bon marché, avant la crise financière. M. Rautio estime que la culture coréenne consiste à protéger ses propres sites et à copier les technologies comme cela fut le cas dans les trains à grande vitesse. Il considère donc que, la crise de STX et la culture coréenne risquent d’aboutir au fait que STX n’aura fait qu’un bref passage dans la construction navale en Finlande comme en France avant de retourner en Corée riche d’un nouveau savoir-faire. On ne peut peut-être pas copier les sous-traitants, mais on peut copier leurs produits, conclut HS.
Turun Sanomat rappelle que l’audience des partis de gauche est à son plus bas niveau. On pensait au début de la législature que cela aurait pour effet de renforcer les liens entre les partis de gauche et les syndicats : il n’en est rien, les dissensions ne cessent d’augmenter.
HS TS

Gouvernement

Selon un sondage, seulement un tiers des Finladnais connaîssent les partis au gouvernement
Helsingin Sanomat relève que selon les résultats d’un sondage effectué pour le compte du quotidien, 34 % des personnes interrogées savent quels sont les six partis politiques actuellement au gouvernement. 41 % des hommes et 27 % des femmes le savent.
Les jeunes de 15 à 25 % sont plutôt ignorants : 11 % ont su énumérer les six partis, contre 47 % des personnes de plus de 65 ans.
Près d’un tiers croit que le Centre, parti de l’opposition, est au gouvernement. 35 % - 41 des femmes et 29 % des hommes – croient que M. Alexander Stubb est le ministre des Affaires étrangères. 45 % savent que c’est M. Erkki Tuomioja.
Les politologues ne s’étonnent pas de ces mauvais résultats. Le professeur Kimmo Grönlund se félicite toutefois du fait que 90 % des personnes interrogées savent que le Kokoomus et le PSD sont les deux plus grands partis du gouvernement.
HS note qu’au début 2011, les résultats d’un sondage semblable avaient été encore pire.
HS/dim/A6

Réforme des services sociaux et de la santé

Le gouvernement présentera les cartes de sa réforme fin février
Selon Helsingin Sanomat, il y aura de grands changements dans le réseau des hôpitaux finlandais si la réforme du gouvernement sur les services sociaux et de la santé avance comme prévu.
Selon le professeur Jussi Huttunen, membre du groupe de travail chargé de la réforme, le réseau restera physiquement presque le même qu’avant. « Les hôpitaux ne vont pas disparaitre. Leurs tâches pourront toutefois changer. »
Le changement de tâches peut signifier qu’une partie d’hôpitaux n’aura plus besoin d’autant de personnel qu’avant.
Le groupe de travail d’experts, qui a déposé vendredi son rapport, n’a pas été unanime sur la réforme.
Le gouvernement a l’intention de présenter fin février les cartes exactes sur les zones de coopération concernant les services sociaux et de la santé. La secrétaire générale du ministère des Affaires sociales et de la Santé, Mme Päivi Sillanaukee, estime que le projet suscitera un grand débat.
HS/sam/A10

Propos de M. Häkämies

M. Häkämies propose une politique de rigueur dans les négociations salariales
Aamulehti relève que M. Jyri Häkämies, directeur général de la Confédération du patronat et de l’industrie EK, a proposé, lors d’une émission télévisée samedi, une politique de rigueur dans les prochaines négociations salariales. Des augmentations de salaires pourraient avoir lieu seulement dans certaines entreprises séparées si la productivité augmente.
M. Lauri Lyly, président de la centrale syndicale SAK, souligne, quant à lui, que les décisions salariales doivent assurer le pouvoir d’achat des salariés.
M. Häkämies espère que les partenaires sociaux trouveront une solution sur le litige concernant les trois jours de formation.
AL/dim/A5

Nucléaire

Selon un professeur d’Aalto, les nouveaux réacteurs pourraient être remis en cause
Le professeur de physique de l’université Aalto, M. Peter Lund estime que les futurs réacteurs de Fennovoima et de TVO (OL4) pourraient ne pas être construits en raison de la hausse des coûts de construction depuis la décision de principe accordée par le Parlement en juin 2010. Il souligne que les coûts ont augmenté de 15% ne serait-ce que pour répondre aux nouveaux critères de sécurité après Fukushima. De plus, l’augmentation prévue de 3% par an de la consommation ne s’est pas vérifiée. L’électricité produite par ces nouveaux réacteurs serait alors destinée à l’exportation, ce qui est contraire à l’autorisation de principe du Parlement.
HS

Editorial : « On trouvera un site pour stocker les déchets de Fennovoima, pour peu qu’il y en ait » HS
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat estime que le destin du projet de Fennovoima est incertain depuis le départ de certains actionnaires et surtout d’E.ON. Fennovoima place ses espoirs dans le fait que le fournisseur du réacteur pourrait entrer dans son capital. « On trouvera une solution au stockage des déchets, à Olkiluoto ou ailleurs, pour peu que de tels déchets soient finalement produits, conclut HS.
HS

Automobile

L’incertitude influe sur les ventes de voitures
Helsingin Sanomat rapporte que les Finlandais, effrayés par les mauvaises nouvelles économiques et les licenciements, achètent peu de voitures en ce moment. Les concessionnaires automobiles ont peur de faillites, un quart des entreprises étant surendettées. Selon les estimations, seulement 105 000 voitures seraient vendues cette année, contre 110 000 en 2012. En 2003-2006 le nombre de voitures vendues a atteint plus de 140 000 par an. Le record date de 1989 avec plus de 177 000 voitures vendues. En 2012, les marques de voiture les plus vendues ont été Volkswagen, Toyota, Skoda, Ford et Volvo.
HS/sam/B8

France – Finlande

Musique

Charles Barbier au Festival de Oulu
Le contre-ténor Charles Barbier sera l’invité du festival de musique ancienne d’Oulu. Il, chantera notamment du Händel le 30 janvier et participera au concert de l’ensemble français L’Echelle le 31 janvier.
Kaleva

Littérature

Deux nouveaux classiques traduits
L’éditeur Faros publie deux nouveaux classiques français en finnois : Bibliomanie de Flaubert (dans une traduction d’Antti Nylen) et Aventures du dernier Abencerage de Chateaubriand (traduit par Hannu Salmi).
TS

Transports

« Le tramway de Casablanca, bientôt le même à Tampere ? » AL
Aamulehti publie un reportage sur l’inauguration du tramway Alstom Citadis de Casablanca.
L’entreprise précise qu’elle développe un modèle Citadis Nordic. Il est actuellement proposé par l’appel d’offres de Moscou portant sur 120 voitures.
Pour le marché de Tampere et Turku, les concurrents d’Alstom sont au moins le tchèque Skoda et, au départ, le canadien Bombardier. Il y a aussi des constructeurs compétitifs en Pologne, en Allemagne, en Italie et en Suisse. Ainsi que le Finlandais Transtech.
Cette année, c’est le travail de consultant qui commence, sous la responsabilité de Tamboll Finland Oy et WSP Finland Oy, aidés par l’allemand TTK GmbH qui a des expériences dans la planification de tramway en Suède, en France et en Finlande (à Helsinki).
AL

France

Mariage pour tous

« Une marche géante contre les unions homosexuelles » HS (AFP)

Mali

« Une centaine de morts dans les frappes soutenues par la France » HS (Reuters)

Vendredi 11 janvier 2013

Politique étrangère et européenne

Demandes de visas

Le nombre de visas octroyés par la Finlande a augmenté de 10 %
Turun Sanomat relève que les représentations finlandaises à l’étranger ont étudié en 2012 plus de demandes de visas que jamais, près de 1,4 million. Le nombre de visas octroyés s’est accru de 10 % par rapport à 2011.
Pendant les cinq dernières années, le nombre de visas a plus que doublé. En 2007, seulement environ 645 000 visas avaient été accordés.
95 % des demandes de visas ont été étudiées dans les consulats de Finlande en Russie.
TS/6

Russie

Formation continue des médecins russes en Finlande
Selon Keskisuomalainen, une délégation du ministère russe chargé des situations de crise viendra en Finlande la semaine prochaine pour négocier avec les autorités finlandaises une éventuelle formation continue en Finlande pour des médecins et infirmiers russes. La formation concernerait la chirurgie, la médecine interne et la rééducation.
Le projet est la suite d’un accord de coopération noué il y a un an entre le ministère russe et le réseau finlandais du bien-être et qui porte notamment sur l’augmentation des échanges de formation et de personnels.
Selon Mme Outi Myllymaa, coordonnatrice du réseau finlandais, les Russes souhaitent commencer la coopération dès cette année.
KS/10

Euros : faux billets

Peu de faux billets circulent en Finlande
En 2012, 620 billets d’euro falsifiés ont été trouvés en Finlande, contre 827 l’année avant, et plus de mille en 2010.
Dans la plupart des cas, il s’est agi des billets de 50 et de 20 euros.
M. Kangas de la Banque de Finlande relève que du temps des devises nationales, il y avait plus de faux billets.
HS/B7

Politique intérieure

Propos de M. Häkämies

« Il faut travailler pour créer une croissance »
Helsingin Sanomat publie un billet signé Jyri Häkämies, directeur général de la Confédération du patronat et de l’industrie EK. M. Häkämies souligne que la Finlande a trois défis majeurs : le renforcement de la compétitivité, l’amélioration de l’économie publique et la création de nouveaux emplois.
« Nous devons d’abord restaurer la compétitivité de notre industrie. La raison essentielle de son affaiblissement est l’augmentation des coûts de main-d’œuvre. Notre PIB n’a toujours pas atteint le niveau qu’il avait avant la crise financière et il y a un manque de dizaines de milliards d’euros dans non exportations », écrit M. Häkämies.
HS/A5

L’EK ne propose pas de baisse générale des salaires
Demokraatti, organe du Parti social-démocrate, rapporte que M. Häkämies veut mettre les choses au clair : l’EK n’a pas proposé et ne proposera pas une baisse générale des salaires. « Il nous faut de la modération dans les salaires et non des baisses de salaires. »
Dem/6

Salaires

Les jeunes chercheurs ne pourraient pas se permettre une baisse de salaires
Helsingin Sanomat relève que, selon le rapport récent sur le statut des jeunes chercheurs, publié jeudi, un doctorant ne gagne que 2 000 à 2 500 euros par mois.
Le sondage a été effectué en décembre dernier auprès de 4 000 doctorants, dont 1 500 y ont répondu. La plupart avaient du travail, mais plus de la moitié d’entre eux avaient un contrat déterminé de moins d’un an. Environ 200 avaient obtenu une bourse et une centaine étaient au chômage.
Mme Milja Saari, présidente d’un groupe de travail des jeunes chercheurs, souligne que la Finlande devrait suivre l’exemple de la Suède et adapter le nombre de doctorants de façon qu’ils puissent être payés correctement. Chaque année, plus de 1 600 personnes soutiennent une thèse de doctorat en Finlande.
HS/A19

Nucléaire

Le gouvernement prêt à obliger les groupes à coopérer sur le stockage des déchets
Le ministre de l’économie Jan Vapaavuori a déclaré hier que le gouvernement était prêt en cas de besoin à obliger les groupes énergétiques à coopérer sur le stockage des déchets. Le ministre qui recevait le rapport du groupe de travail sur le sujet a déclaré que les groupes s’étaient « rapprochés » sur la question.
Fennovoima et Posiva (qui rassemble TVO et Fortum) seraient désormais prêts à négocier sur une coopération. Fortum, actionnaire de Posiva, souhaite toujours que Fennovoima étudie aussi la possibilité de stocker ses déchets sur un site propre si le site de Posiva à Olkiluoto n’était pas suffisant. TVO, autre actionnaire de Posiva est en revanche toujours hostile à accueillir les déchets de Fennovoima à Olkiluoto. .
Le groupe de travail se borne à recommander que les groupes optimisent leur décision en tirant profit du savoir-faire de Posiva. Le groupe de travail relève que les négociations commerciales entre les groupes sur la question de l’accueil des déchets à Olkiluto ne sont pas de sa compétence.
Le ministre a affirmé que lorsque l’on parle de déchets d’une durée de vie de centaines de milliers d’années, l’Etat doit en assumer la responsabilité. « On ne sait pas encore s’il y aura un ou deux sites de stockage mais il est important que Posiva participe à la solution de stockage de fennovoima et je suis sûr que les négociations entre les groupes seront fructueuses ».
Il a souligné que l’énergie nucléaire était utile pour améliorer la compétitivité de l’industrie et diminuer les émissions de CO2.
HS KL

Analyse : « Le choix du fournisseur de réacteur décisif pour le destin de Fennovoima » KL
Kauppalehti juge que les actionnaires actuels ont suffisamment de moyens pouyr permettre à Fennovoima de poursuivre au premier semestre l’entreprise dans sa phase de négociations et de choix du fournisseur du réacteur. Fennovoima ne pourra néanmoins trouver de nouvel actionnaire que si les actionnaires actuels estiment au printemps que leur projet est rentable.
Pour Kauppalehti, tout dépendra de la motivation de ce fournisseur de construire un réacteur à Pyhäjoki. Si cette motivation est suffisante, ce fournisseur pourrait même envisager de prendre une participation dans Fennovoima pour mener à bien le projet. C’est la dernière solution réaliste pour maintenir en vie le projet de Fennovoima, considère Kauppalehti.
KL

Construction navale

Les sous-traitants doivent faire preuve de coopération
Le secteur de la construction navale appelle les sous-traitants à créer un consortium afin de négocier des contrats avec le chantier de Saint-Nazaire.
AL

Livraison du Viking Grace
Le chantier STX de Turku a livré, hier, le navire Viking Grace destiné à la liaison entre Turku et Stockholm.
Après avoir garanti le prêt nécessaire à la construction du navire, Finnvera a aussi garanti le prêt nécessaire à son remboursement à hauteur de 180 millions d’euros, soit 70% du prix de vente.
Viking Line décidera l’été prochain s’il commande un second navire identique.
TS

Nokia

Bénéfice de 700 millions d’euros en octobre-décembre
Selon les informations préalables concernant le dernier trimestre de 2012, Nokia a réalisé un bénéfice de 700 millions d’euros. Ce sont la réussite de Nokia Siemens Networks et la croissance de la vente des téléphones mobiles bon marchés Asha, qui ont contribué à ce résultat. Les Asha montrent que Nokia est de nouveau compétitif sur les marchés émergents.
L’action de Nokia s’est renforcée de 11 %, jeudi.
C’est la première fois depuis le début des années 2000 que le chiffre d’affaires et le résultat de NSN sont plus importants que ceux des téléphones mobiles.
En revanche sur le marché des smartphones Nokia est toujours en grandes difficultés.
HS/B5

Sécurité informatique

« La Finlande aura d’urgence besoin d’un centre de cyber-sécurité » AL
Aamulehti relève que la stratégie finlandaise concernant la cyber-sécurité sera terminée dans deux semaines.
Le quotidien a interviewé M. Limnéll, docteur en sciences militaires, du groupe de sécurité informatique Stonesoft, qui estime qu’il faudrait créer un centre de recherche en cyber-sécurité en Finlande. Ce centre pourrait regrouper des spécialistes de tous les domaines concernés afin d’obtenir une image d’ensemble et une vision stratégique de la direction dans laquelle il faudrait mener la Finlande.
M. Limnéll fait le parallèle entre la crédibilité de la capacité militaire et la crédibilité de la cyber-sécurité. Il estime qu’en même temps que la Finlande développe son armée de terre, ses forces navales et aériennes, il faut qu’elle développe la sécurité numérique.
Pour lui, c’est un facteur important au niveau de l’économie : il estime que dans l’avenir, le niveau de la cyber-sécurité sera un critère déterminant pour les entreprises internationales qui choisissent les pays dans lesquels elles installent leurs fonctions.
M. Limnéll prévoit que de plus en plus de groupes internationaux vont quitter la Chine en raison du manque de sécurité dans ce domaine. Dans l’avenir, la cyber-sécurité sera un facteur important qui pourra servir à attirer des investissements, selon lui.
AL/A8

Racisme – mouvements d’extrême droite

Enquête de Suomen Kuvalehti
Suomen Kuvalehti rend compte de la montée en Finlande des mouvements d’extrême droite et relève que les objectifs et les modes de fonctionnement de ces mouvements sont très variés. En gros, ils représentent deux tendances de la nouvelle extrême droite : le néonazisme et l’anti-djihadisme qui s’oppose à l’islam.
L’auteur de l’article de SK estime que le terme « extrême droite » est problématique, car il est utilisé pour regrouper des partis politiques, des organisations politiques, des groupes de militants et des sous-cultures, qui peuvent être très variés en ce qui concerne leur histoire et leurs objectifs ainsi que leurs orientations de politique sociale et économique.
L’idéologie définie comme extrême-droitie comprend toutefois des caractéristiques qui sont visibles dans les opinions tant des nationaux-socialistes, des anti-djihadistes, que des personnages politiques. Ce sont le nationalisme, la xénophobie, les efforts pour lutter contre un ennemi qui menace la culture nationale et restaurer la cohérence de la nation.
En politique, ces idées ont été catégorisés de radicalisme ou populisme de droite, et les Vrais Finlandais ont été étiquetés tels. M. Husein Muhammed (Verts), inspecteur au bureau de la déléguée pour les minorités, regrette que le style mordant des Vrais Finlandais a éclipsé le fait que les représentants des autres partis, même certains occupants de hautes positions, ont présenté des opinions très extrême-droitistes. « Il y en a beaucoup qui disent les mêmes choses [que les Vrais Finlandais], mais avec un style un peu plus nuancé », estime M. Muhammed.
Les groupements finlandais se sont activés courant 2012. Helsinki Skins est visible sur Facebook et il y a une activité plus généralement en ligne, sous forme de journaux électroniques, par exemple. Finnish Defence League a été créé en 2011. De son côté, la Sûreté nationale, Supo, suit désormais plus activement ces mouvements et évalue régulièrement leur capacité et volonté de recourir à la violence.
SK rappelle qu’en Hongrie, Roumanie et Grèce, les attaques racistes sont courantes. M. Vesa Puuronen, chercheur de racisme de l’Université de Finlande de l’Est, n’exclut pas l’éventualité de conflits et même de menace de guerre.
Des violences racistes ont en lieu en Allemagne, Italie… A Helsinki, en 2010, les participants de la Helsinki Pride ont été agressés. Plus de 80 (dont un bébé) ont été touchés par des gaz lacrimogènes.
Des représentants du groupement italien Casa Pound et des groupements suédois et allemand ont participé à un séminaire à Helsinki, il y a quelques mois, invités par les militants finlandais.
M. Teemu Sinkkonen, chercheur sur le terrorisme à l’Institut des relations internationales, estime que les actions extrêmes sont rares en Finlande, mais que l’inquiétude à l’égard de violence est bien justifiée. « La violence politique dépasse de plus en plus souvent les frontières nationales », dit-il.
En 2011, la police a enregistré plus d’actes violents motivés par le racisme que jamais avant. Le nombre de crimes de haine a augmenté par rapport à 2010.
En Finlande, le représentant le plus visible de l’idéologie anti-djihadiste est le député Jussi Halla-aho.
Les militants des différents groupements d’extrême-droite se comptent par dizaines dans chaque mouvement. Finnish National League a 3000 personnes qui la suivent sur Facebook.
Concernant les hommes et femmes politiques, M. Muhammed relève que M. Heinäluoma, Mme Urpilainen, MM. Kalli et Zyskowicz ont déjà eu un discours xénophobe ou critique à l’égard de l’immigration.
M. Puuronen relève que dans plusieurs partis représentés au Parlement, il y a des personnes qui ont des tonalités racistes dans leurs positions.
M. Zyskowicz estime que le terme d’extrême-droite est utilisé trop légèrement. « Dans les partis politiques établis, il n’y a pas de personnes, qui aient la tendance d’accepter la violence ou la destruction des biens ou de mépriser la démocratie. Je parlerais plutôt de critiques acérées de la politique de l’immigration », dit-il.
Dans le rapport de la Supo sur l’anti-djihad, Mme Paaso n’exclut pas la possibilité qu’il y ait en Finlande des personnes qui pourraient se mettre à défendre violemment l’identité européenne contre une menace islamique.
Les opinions extrêmes sont devenues mieux tolérés dans le débat public, ce qui permet aux mouvements extrémistes de s’accroître. La crise d’euro et la mauvaise situation économique augmentent les attitudes dures.
« Il ne faut pas être terrifié à cause de ces groupements, mais il faudrait reconnaître qu’ils existent », estime M. Jalonen, chercheur.
SK n° 1/25-31

France – Finlande

Festival de danse

Troupes françaises à Kuopio
Les troupes françaises Incidence Chorégraphique et Cie Malka se produiront au festival de danse Kuopio Tanssii ja soi, cet été. Le festival aura lieu à la mi-juin.
HS/C8

France

Kurdes

« Trois militants kurdes assassinés à Paris » HS

Jeudi 10 janvier 2013

Politique étrangère et européenne

Construction navale

« L’Etat n’entrera pas dans le capital de STX, selon Mme Urpilainen » Dem
« Dissensions au PSD » IS
La ministre des Finances et présidente du PSD, Jutta Urpilainen a déclaré, hier, lors de la réunion du bureau politique du PSD, que l’Etat n’allait pas devenir propriétaire des chantiers navals de STX. « Je pense qu’il est clair que l’Etat ne peut pas sauver une entreprise en difficulté, même si l’Etat peut être actif dans l’industrie navale. Mme Urpilainen pense qu’il est possible que l’Etat possède des entreprises dans la construction navale.
Cette position a suscité des réactions d’irritation de la part de l’aile syndicale du PSD. Le député Jukka Kärnä a exprimé sa déception que le parti rejette d’’autres alternatives, comme l’entrée de l’Etat dans l’actionnariat de STX. Selon lui, le sujet sera de nouveau abordé par le groupe parlementaire du PSD. Il déclare même attendre de voir comment sera formulée la motion de censure des Vrais Finlandais avant de déterminer son vote au Parlement.
La députée du PSD Sirpa Paatero estime elle aussi qu’il y a des dissensions dans le parti sur l’opportunité pour l’Etat d’entrer dans le capital de STX.
La députée du PSD Eeva-Johanna Eloranta écrit dans Turun Sanomat qu’il faudrait envisager que l’Etat entre dans le capital de STX. Selon elle, le coréen STX a mis en concurrence deux Etats européens pour obtenir le meilleur financement. Le professeur de droit communautaire de la concurrence Petri Kuoppamäki estime pour sa part qu’il est bon que la Commission étudie le dossier, même s’il juge intuitivement que « la France a mieux joué que la Finlande ». Il relève que STX en mettant en concurrence deux Etats a agi de la même manière que les grands groupes finlandais quand ils décident d’investir à l’étranger.
Helsingin Sanomat relève que l’aile syndicale du PSD regrette que les questions industrielles semblent moins importantes pour le parti que les questions sociales et d’éducation. Consciente de cette déception, Mme Urpilainen a promis que le parti allait présenter sa politique industrielle prochainement.
Mme Urpilainen a souligné que le gouvernement ne pouvait enfreindre les réglementations européennes et avait donc proposé les aides maximales. Pour elle, le principal est désormais d’assurer le financement des deux navires commandés par l’allemand TUI.
La présidente du groupe parlementaire de l’Alliance des gauches, Mme Lapintie, a déclaré qu’elle espérait que le gouvernement étudiait à nouveau tous les moyens de sauver les emplois de la construction navale en Finlande.
Le député centriste Mauri Pekkarinen a répété qu’il était favorable à ce que l’Etat redevienne actionnaire des chantiers navals et crée un consortium avec des entreprises privées.
Helsingin Sanomat relève que parmi les sous-traitants de la construction navale, dans la région de Turku, les électeurs des partis de gauche se font rares et les sympathies pour les Vrais Finlandais s’expriment de plus en plus.
STT rapporte que les fonds de pension finlandais ne sont pas intéressés pour investir dans les chantiers navals.
HS

Analyse : « Une affaire qui coûte à la gauche » TS KS
Le journaliste politique de Turun Sanomat et Keskisuomalainen Vesa Somppi estime que le refus du gouvernement d’enter dans le capital de STX semble ne laisser aucune trace au parti conservateur mais causer un fort coût politique aux partis de gauche du gouvernement. Si la décision du PSD devait, outre les commandes de RCC, faire fuir les commandes de TUI, de nombreux électeurs de gauche du Sud-Est de la Finlande risquent d’en perdre patience, ce qui ne manquera pas de se voir dans les prochains sondages au profit des Vrais Finlandais. M. Somppi juge que la motion de censure des Vrais Finlandais ne fera pas tomber le gouvernement mais risque de diviser les députés de gauche.
TS KS

« La construction navale n’est pas décisive pour les exportations finlandaises » AL
Aamulehti relève que la construction navale ne représente que 1% des exportations finlandaises. Avec les moteurs on arrive à 1,5%.
L’intérêt de ce secteur industriel est plus dans le savoir-faire finlandais, notamment en matière de transport arctique qui représente un fort potentiel, surtout en Russie.
Il ne faut pas oublier non plus que dix des douze plus grands paquebots de croisière au monde ont été construits en Finlande. Or, c’est un secteur d’innovation.
La construction navale emploie aussi beaucoup de personnes : 21 000 personnes dans les chantiers navals et les sous-traitants.
Le cluster de la mer pour sa part emploie 43 500 personnes dans 2 900 entreprises en Finlande. Le chiffre d’affaire du secteur était de 5,7 milliards d’euros en 2011 (contre 7,5 milliards en 2008).
AL

« La Finlande vise des commandes de brise-glace » Dem
« Il faut garantir le succès de la construction navale » KL
Demari rapporte que, selon le PDG d’Arctia Shipping, M. Tero Vauraste, la Finlande est en tête en matière de savoir faire sur la construction navale arctique. Même si le temps des navires de croisière était dépassé, il pense que la Finlande a un grand avenir comme constructeur de navires pour les conditions arctiques. « Il y a dans le monde une centaine de brise-glace dont une soixantaine ont été construits en Finlande », déclare-t-il ajoutant que la demande de bâtiments résistants aux conditions arctiques est en forte croissance. Il souligne que la Russie a trouvé les constructeurs finlandais et que les pays d’Amérique du Nord, qui ont peu de brise-glace, préparent de nouveaux investissements dans le domaine. Le Canada envisagerait même une flotte de brise-glace pour 7 milliards d’euros, selon lui.
Le député social-démocrate et ancien ministre Johannes Koskinen estime que l’Etat pourrait envisager de devenir actionnaire pour garantir le maintien en Finlande de la construction navale arctique.
L’éditorialiste de Kauppalehti considère qu’il faut mettre un terme à l’entrée de l’Etat dans le capital des actuels chantiers navals de Finlande. STX possède tout seul les chantiers de Turku et Rauma et, avec le Russe USC, celui de Helsinki. Selon l’éditorialiste, il n’est pas impossible que USC augmente sa participation dans STX Finland. La principale question pour la Finlande est d’étudier les forces et les potentialités du cluster de la mer finlandais, ce que fera le groupe de travail mis en place par le ministère.
Dem KL.

Finlande – Estonie – Economie

Travailleurs estoniens en Finlande
Helsingin Sanomat rend compte des milliers de Finlandais et Estoniens qui traversent la Golfe de Finlande pour le travail. Des travailleurs estoniens viennent en Finlande et des Finlandais, qui travaillent pour des filiales des entreprises finlandaises, se rendent à Tallinn.
Il y a actuellement 450 filiales d’entreprises finlandaises en Estonie. La chambre du commerce fenno-estonienne prévoit que ce chiffre augmentera de plusieurs dizaines prochainement. Des usines entières sont créées en Estonie.
Les allègements fiscaux proposés par l’Estonie, ainsi que le niveau moins élevé des salaires attirent les groupes finlandais.
30 000 travailleurs estoniens se rendent en Finlande toutes les semaines.
Selon des chercheurs, la Finlande bénéficie de cette évolution. Les travailleurs estoniens engendrent très peu de dépenses pou la société, mais sans eux, la région de la capitale aurait du mal à trouver de la main d’œuvre. Les travailleurs sont aujourd’hui de plus en plus formés : outre les chauffeurs de bus et les ouvriers du bâtiment, il y a des médecins, par exemple, qui viennent en Finlande.
Ceux qui s’installent en Finlande s’intègrent bien, et ceux qui résident en Estonie, n’auront pas besoin de services pour leurs familles.
HS/A19-21

Chiffres
En 2011, les Finlandais ont effectué 2,35 millions voyages en Estonie. 100 000 voyages ont été effectués à titre professionnel. La moitié des déplacements professionnels se font pour des conférences et des réunions de travail.
Les 450 filiales d’entreprises finlandaises en Estonie emploient 27 000 personnes et ont un chiffre d’affaires de 3,9 milliards d’euros. 12 000 de ces employés travaillent pour l’industrie.
Les Estoniens ont effectué 700 000 voyages en Finlande en 2011. 40 % de ces déplacements se font pour le travail.
Les Estoniens qui résident en Finlande gagnent 350 millions d’euros. Ceux qui travaillent dans la région de Helsinki mais résident en Estonie, gagnent 180 millions d’euros.
Les Estoniens ont fait 141 000 déplacements professionnels en Finlande en 2011. 30 000 personnes travaillent en Finlande de façon régulière et viennent toutes les semaines.
HS/A21

Politique intérieure

Agriculture

Interview du ministre de l’Agriculture
Helsingin Sanomat publie une interview de M. Jari Koskinen (Parti conservateur), ministre de l’Agriculture.
Les dirigeants européens se réuniront en février pour s’efforcer de prendre une décision sur le financement concernant la période 2014 à 2020. Le plafond des subventions agricoles devra être défini à cette occasion.
La somme annuelle de 850 millions d’euros que la Finlande reçoit au titre des subventions européennes devrait diminuer de 3 à 4 %, selon le ministre.
M. Koskinen, agriculteur, titulaire d’une maitrise en sciences politiques, jouit d’une confiance vaste parmi les agriculteurs, fonctionnaires et représentants de l’opposition. Certains craignent pourtant qu’il ne soit pas pleinement dévoué à sa mission : n’étant pas député, il n’a pas à se soucier de ses électeurs.
M. Koskinen estime qu’une des priorités dans les négociations sera la diminution de la bureaucratie. La Finlande promeut un modèle permettant plus de choix et d’options, tandis que l’orientation actuelle de la Commission européenne augmenterait la bureaucratie. Selon M. Koskinen, cela signifie que la Finlande aurait besoin de 50 fonctionnaires de plus pour étudier les dossiers concernant les subventions.
HS/B6-7

Changement de nom du ministère ?
Le ministère de l’Agriculture et de la Sylviculture envisage de changer son nom en ministère de l’agro-alimentaire et des ressources naturelles.
M. Koskinen relève que ce changement est lié à la réforme de la stratégie et de l’organisation du ministère. « Nous souhaitons que le nom reflète le fait qu’il ne s’agit pas d’un secteur du passé », dit-il.
Une des priorités du ministère est d’assurer la continuité de la production nationale de denrées alimentaires. Pour lui, les cultivateurs devraient toucher une part plus importante du prix de la nourriture. Cette part diminue tout le temps, alors que les frais de la production augmentent.
HS/B7

Logement

Le prix des appartements continue à augmenter
Selon l’institut de recherche économique PTT, le prix des appartements continuera à augmenter cette année, car les taux d’intérêts bas encouragent les prêts.
L’écart des prix suivant la région continuera à être important.
Une augmentation des prix de 2,5 % est prévue pour Helsinki, alors que dans des régions qui sont touchées par le changement structurel, comme Oulu, par exemple, les prix ne bougeront pas. En moyenne, les prix augmenteront de 1,5 %.
Le prix au mètre carré devrait augmenter plus lentement que les revenus.
Les loyers augmenteront de 3,5 %.
Concernant l’opportunité d’introduire un plafond pour les prêts au logement, PTT estime qu’il faudrait l’appliquer plus modérément qu’en Suède qui l’a adopté en 2010. En Finlande, la part financé par la banque pourrait être limité à 90 % voire 95 %, tandis que la Suède la retreint à 85 %. Dans la région de Helsinki, il est particulièrement difficile de faire des économies dans le but d’acheter un appartement, le prix des loyers étant très élevé.
HS/B8

Gouvernement

La sécurité des ministères renforcée
Helsingin Sanomat relève que le gouvernement a étudié mercredi les conclusions du ministère de l’Intérieur concernant l’analyse sur le massacre de la Norvège en 2011. Selon la ministre de l’Intérieur, Mme Päivi Räsänen, les autorités devraient assurer le bon fonctionnement de leur réseau Virve dans toutes les circonstances.
La chancellerie du Premier ministre lancera une étude sur l’éventuelle nécessité d’interdire ou limiter le stationnement autour des bâtiments des ministères.
Le quotidien estime que l’équipement des unités spéciales de la police (Karhu, Vati) pourrait être amélioré après les études.
HS/A16

Défense

La loi sur la défense sera réévaluée
Selon l’analyse de Kari Huhta à Helsingin Sanomat, l’augmentation de la coopération dans le domaine de la défense mènera à des réévaluations concernant les tâches des forces armées finlandaises.
On a pu constater des contradictions entre les activités internationales et la loi actuelle, qui définit strictement la mission des forces armées, mais les politiciens n’ont pas voulu évoquer ces contradictions.
Dans le nouveau livre blanc de la défense, le gouvernement note, pour la première fois, l’existence de ce problème et promet des études sur la nécessité de changer la loi encore pendant la législature en cours.
Le livre blanc crée en effet des fondements pour une coopération internationale de défense plus étendue – sans modifier la ligne finlandaise sur l’OTAN. Selon le livre blanc, le gouvernement actuel n’a pas l’intention de préparer une éventuelle adhésion à l’OTAN.
Le livre blanc ne mentionne même pas la loi sur les forces armées, même s’il est clair que par exemple les obligations du traité de Lisbonne de l’UE nécessitent une modification de cette loi.
HS/15

Terrorisme

La participation à une formation terroriste bientôt sanctionnée
Helsingin Sanomat rapporte que selon la proposition d’un groupe de travail du ministère de la Justice, la participation à une formation terroriste serait sanctionnée. Selon la loi actuelle, l’organisation d’une formation terroriste est déjà sanctionnée.
La proposition concerne par exemple la formation pour produire ou utiliser des explosifs, armes à feu ou produits toxiques. Le groupe de travail estime que la sanction maximale pourrait être de trois ans de prison.
Selon la Supo, police de sûreté, quelques dizaines de personnes ont déjà quitté la Finlande pour participer à une formation terroriste à l’étranger ou à des combats organisés par des groupes terroristes.
HS/A12

Energie

Un grand parc éolien à Pori
Selon Turun Sanomat, le plus grand parc éolien de Finlande sera construit à Pori. La puissance totale des 12 éoliennes sera de 54 mégawatts. La construction sera réalisée par Tuuliwatti, entreprise commune de ST1 et S-Voima. Tuuliwatti investit 75 millions d’euros dans le projet.
Les premières éoliennes devraient produire de l’électricité avant la fin de l’année en cours et la construction de toute l’unité devrait être achevée avant l’été 2014.
TS/8

Recherche

Centre de recherche de particules
Helsingin Sanomat relève que selon le professeur Jukka Maalampi de l’université de Jyväskylä, le centre de recherche de particules du Cern, projeté pour Pyhäjärvi, risque d’être créé en Suède.
La Finlande a annoncé en décembre dernier qu’elle ne participerait pas à ce projet qu’elle estimait trop cher. Le centre couterait entre 900 millions et 1,6 milliard d’euros, dont la part de la Finlande aurait été de 20 %.
HS/A16

Mercredi 9 janvier 2013

Politique étrangère et européenne

Construction navale

« Les explications de M. Vapaavuori n’ont pas suffi aux Vrais Finlandais » IS
« M. Pekkarinen favorable à une entrée de l’Etat dans le capital de STX » TS / HS
Le ministre de l’Economie Jan Vapaavuori a été entendu, hier, par la Commission de l’Economie du parlement. Il a exposé les raisons pour lesquelles STX Finlande n’avait pas obtenu les commandes de RCC ainsi que la situation de la commande de deux navires de l’allemand TUI à Turku.
Les Vrais Finlandais n’ont pas été satisfait par les réponses du ministre sur la perte des commandes de RCC et vont donc présenter une motion de censure contre le gouvernement. « On présentera une motion de censure ! Sur la base des discussions de ce jour, c’est même plus important encore. Les Vrais Finlandais considèrent que l’on n’a toujours pas assez d’information pour savoir si réellement tout a été fait pour obtenir les commandes à Turku », déclare Mme Hanna Mäntylä, députée et vice-présidente du parti.
Les députés des autres partis ont en revanche été convaincus par les explications du ministre et de la direction de Finnvera. Selon le président de la commission de l’Economie, M. Pekkarinen (Centre), le gouvernement a fait tout ce qui était possible de faire en conditions normales pour obtenir le financement.
M. Pekkarinen juge toutefois que, selon lui, la Finlande devrait désormais se demander si elle veut conserver de la construction navale. Si le seul moyen d’y parvenir est que l’Etat en devienne actionnaire, alors il faudrait le faire. « Le gouvernement a adopté une mauvaise position dès lors que le ministre affirme qu’il est impensable d’envisager un actionnariat public », estime M. Pekkarinen. Il souligne que le départ de STX signifierait en principe la fin de la construction navale en Finlande. De ce point de vue, le financement des deux navires commandés par TUI est crucial. M. Pekkarinen estime que la meilleure solution serait la création d’un consortium regroupant l’Etat et des entreprises privées.
Les Vrais Finlandais aussi exigent du gouvernement des décisions permettant d’assurer le financement des deux navires de TUI commandés à Turku.
Le député social-démocrate Jukka Kärnä lui aussi critique la politique industrielle du gouvernement. Il déclare avoir lui aussi demandé au ministre si le gouvernement envisage une entrée dans le capital du chantier naval. Lui-même y est favorable, mais souligne que c’est sa position personnelle et non celle du parti.
Le ministre de l’économie a souligné que depuis la crise des années 90, les gouvernements finlandais n’ont jamais recouru à l’Etat pour sauver des entreprises privées. Selon lui, cette ligne ne sera pas modifiée.
Le ministre a aussi indiqué qu’il instituerait un groupe de travail sur la compétitivité de l’industrie de la construction navale. Ce groupe de travail sera dirigé par l’ancien président de Wärtsilä, M. Ole Johansson.
M. Pekkarinen juge que ce groupe de travail devrait aussi réfléchir aux formes que pourrit revêtir un actionnariat public.
Les ministres de l’économie et de l’emploi, MM. Vapaavuori et Ihalainen, ont envoyé une lettre au Commissaire à la concurrence, M. Almunia. Ils y demandent une évaluation pour savoir si la France a respecté la réglementation européenne concernant les aides à la construction navale.
HS IS TS AL Dem

Turku attend de savoir si ses chantiers recevront la commande de TUI
Aamulehti rapporte que le chantier naval de Turku ne sait toujours pas quand et comment sera décidé le sort de la commande de deux navires par l’allemand TUI Cruises. Il s’agit de deux navires qui devraient être livrés au printemps 2014 et 2015 pour un montant total de 800 millions d’euros.
Le ministre de l’Economie Jan Vapaavuori n’avait rien de nouveau à dire sur cette commande, hier ;
Le coréen STX pour sa part a refusé de dire si le financement de cette commande était réuni ni quel était le délai pour cela.
Selon le délégué du personnel de STX à Turku, M. Jari Aalto, le financement doit être bouclé au plus tard en février-mars.
AL

Les sous-traitants de Turku regardent vers la France
Le consultant Juha Seppänen déclare que dès le 28 décembre, des entreprises travaillant en sous-traitance pour a construction de navires de croisière dans la région de Turku ‘lont contacté. Cette semaine aura lieu, avec le centre régional de l’économie et de l’emploi, la première réunion sur le sujet. Ce sont 10 à 20 entreprises qui sont intéressées pour travailler avec le chantier de Saint-Nazaire.
TS

Economie

Exportations
Helsingin Sanomat relève que même si les exportations ne s’élèvent pas à leur niveau d’avant 2008, les exportations en dehors de l’UE, et notamment vers la Russie et les Etats-Unis, repartent. L’augmentation des exportations dans ces pays a dépassé les 10 % pendant plusieurs mois. La part de ces deux pays dans les exportations finlandaises représentait 18 % en octobre dernier.
Les Russes achètent des médicaments, des produits pétroliers, du papier, des téléphones mobiles et du fromage, et les Américains des produits pétroliers, de l’essence et du diesel.
La Russie est devenue le deuxième partenaire de la Finlande en tant que destinataire des exportations, après la Suède. L’Allemagne, qui était le premier partenaire, est actuellement au troisième rang.
En 2004, 58 % des exportations finlandaises partaient vers des Etats de l’UE, contre 53 % aujourd’hui. En euros, la valeur des exportations en dehors de l’UE était de 26 milliards d’euros en 2012 contre 20 milliards d’euros en 2009.
HS/B10

Diplomatie

La Finlande poursuit la fermeture des ambassades
Turun Sanomat relève que le ministère finlandais des Affaires étrangères a préparé une liste de sept représentations qui seront fermées pour des raisons économiques. Cela engendrerait des économies de deux millions d’euros par an. La liste est strictement confidentielle, mais il y a aussi des représentations à l’intérieur de l’Union européenne. Le budget de fonctionnement du ministère de 200 millions d’euros sera coupé de 13 millions. Même si le Parlement a accordé un million de plus au MAE avant Noël cela n’empêcherait pas les fermetures.
Le ministère estime qu’il devra encore fermer une quinzaine de représentations. Jusqu’à présent, neuf ont été fermées ou les décisions sur la fermeture ont été prises. Les premières fermetures qui figurent sur la nouvelle liste auront lieu cette année.
Pendant les deux dernières années, la Finlande a fermé ses ambassades à Caracas, à Islamabad et à Manille. Le consulat général à Hambourg sera fermé cette année, ainsi que le consulat à Vienne et la représentation de l’OSCE à Vienne. En ce moment, la Finlande a 74 ambassades et 19 autres représentations.
« Il n’y a pas d’autres options », selon M. Peter Stenlund, sous-secrétaire d’Etat au ministère des Affaires étrangères. Les nouvelles fermetures concerneraient des ambassades. « Les décisions sur les consulats ont déjà été prises antérieurement. »
Le gouvernement prendra la décision définitive sur la fermeture des ambassades. Le budget du ministère des Affaires étrangères sera étudié en mars lors des négociations du gouvernement sur le cadre budgétaire.
Selon M. Stenlund, la fermeture des représentations n’est pas une bonne idée pour faire des économies. « Les économies sont modestes par rapport à ce que la Finlande perd au niveau international. »
« La fermeture d’une ambassade est très compliquée parce qu’elle a un effet direct sur les relations bilatérales, tandis que la fermeture d’un consulat ne donne pas un signal politique aussi fort », selon M. Stenlund.
La Finlande projette l’ouverture d’antennes qui fonctionnent avec très peu de personnes, dont un bureau d’une personne à Bogota. Un bureau a également été réservé dans les locaux communs des pays nordiques en Birmanie.
TS/mar/3&5

Les fermetures causent des problèmes à l’économie et aux touristes
Selon M. Touko Piiparinen, chercheur à l’institut des relations internationales, interviewé par Turun Sanomat, les effets des fermetures varient selon les pays. La fermeture d’une ambassade peut nuire à la politique commerciale surtout dans les Etats autocratiques où les entreprises ont besoin de l’aide de l’Etat pour pouvoir créer des contacts avec l’administration locale. Il prend comme exemple les pays du Proche-Orient.
La fermeture des ambassades peut rendre plus difficile la protection des citoyens dans les zones de crise.
M. Piiparinen estime que les fermetures obligent la Finlande à développer la coopération avec les autres pays membres de l’Union européenne et avec le service européen pour l’action extérieure.
TS/mar/5

« La roulette des ambassadeurs sera bientôt prête »
Helsingin Sanomat rapporte que les nominations d’un grand nombre d’ambassadeurs en vue pour début septembre auront lieu prochainement.
Le poste le plus important qui sera libéré est celui d’ambassadeur auprès de l’Union européenne à Bruxelles, actuellement occupé par M. Jan Store. Il serait remplacé par M. Kare Halonen, actuel secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes à la chancellerie du Premier ministre.
De nouveaux ambassadeurs seront également nommés à Pékin, à Tokyo, à La Haye et à Copenhague, à Madrid, à Lisbonne, à Dublin, et à Vienne, ainsi qu’à la représentation auprès de l’OCDE à Paris.
HS note que, selon une rumeur, le Premier ministre Katainen aurait projeté, il y a un an, de nommer Mme Mari Kiviniemi, ancienne Première ministre, au poste d’ambassadeur à Vienne. Selon Mme Kiviniemi, cette rumeur n’a aucun fondement.
HS/A14

Politique intérieure

Situation économique

Programme des confédérations syndicales pour la croissance
Les confédérations syndicales, SAK et STTK, estiment que la compétitivité et la croissance sont les clés pour l’amélioration de la situation économique. Le Président de la SAK, M. Lyly, et celui de la STTK, M. Mäenpää, considèrent que ni les diminutions de salaires ni les économies ne sont de bons remèdes.
Les organisations estiment que le niveau des salaires n’est pas un problème en Finlande. Les problèmes sont liés au fait que la structure de production est concentrée avec le rôle déterminant du bois-papier et de la métallurgie dans les exportations.
Les confédérations ont rédigé un programme qui souligne l’importance de s’occuper de l’ensemble de la population au lieu de se concentrer sur les spécialistes de haut niveau. « La croissance se base sur l’augmentation de la productivité dans tous les domaines. L’écart minime entre les revenus et la cohérence sociale favorisent la croissance », selon M. Lyly.
M. Mäenpää souligne l’importance de la formation en tant que facteur de productivité et estime que le gouvernement devrait renoncer aux économies concernant l’éducation.
Les organisations proposent de consacrer 4 % du PIB à la recherche et développement. L’objectif principal de la politique de l’innovation devrait être la diversification de la structure de la vie économique.
Les deux confédérations souhaitent favoriser la construction de logements et d’infrastructures.
Les organisations syndicales remettront, le 13 février, une proposition au Premier ministre, M. Katainen, et à la ministre des Finances, Mme Urpilainen. Elles envisagent d’inclure autant que possible du présent programme dans cette proposition.
KS/9, HS/B13

Les confédérations syndicales souhaitent revoir les objectifs de Solidium
La SAK et la STTK estiment que le groupe de gestion des actions de l’Etat, Solidium, devrait prendre plus de risques en ce qui concerne les placements. Selon elles, il faudrait revoir les objectifs du groupe.
Solidium a des participations importantes dans 11 groupes, dont Elisa, Telia Sonera, Stora Enso et Talvivaara.
Les deux confédérations estiment que l’Etat devrait assumer un rôle plus actif dans le développement de l’économie et de la production finlandaise. Il faudrait que le gouvernement fasse effectuer une étude sur l’opportunité de créer de nouveaux groupes de l’Etat.
HS/B13

Pouvoir d’achat

Un affaiblissement prévu pour cette année
L’affaiblissement du pouvoir d’achat en 2013 menace la consommation interne. Jusqu’à présent, la Finlande y a échappé.
Un Finlandais avec des revenus moyens aura dix euros de moins par moi à sa disposition que l’année dernière. Le pouvoir d’achat diminuera de 0,5 %, selon la confédération des contribuables.
Le ministère des Finances prévoit une diminution d’1 % concernant 2013 et de 0,5 % pour 2014.
C’est le durcissement de la fiscalité sur les revenus qui pèse sur le pouvoir d’achat. Les augmentations salariales et celles des prix se compensent.
HS/B5

Trois Finlandais sur quatre envisagent l’éventualité d’une récession
Helsingin Sanomat relève que 28 % des Finlandais ne se sont aucunement préparé à une récession, alors que la plupart a diminué ses dépenses.
HS/B5

Retraites

Il n’y aura pas de réforme de l’indexation des retraites
Helsingin Sanomat relève que le groupe de travail, présidé par M. Jukka Rantala, chargé d’étudier la politique de révision de l’indice des retraites, présentera aujourd’hui les résultats de son travail.
Selon les informations du quotidien, le groupe de travail ne compte pas proposer des modifications dans la façon de réviser l’indice où le poids des prix de consommation est de 80 % et celui des salaires de 20 %.
Les représentants des associations des retraités dans le groupe de travail sont mécontents de ce résultat.
HS/A12

Mardi 8 janvier 2013

Politique étrangère et européenne

Construction navale

« Selon M. Vanhanen, la France a proposé à la Finlande une coopération dans la construction navale » Yle
L’ancien Premier ministre Matti Vanhanen (Centre) a déclaré, hier, à Yle que, durant la précédente législature, la France aurait proposé à la Finlande une coopération dans la construction navale sous la forme d’une société commune contrôlant les chantiers navals. IS rapporte que M. Vanhanen n’a pas voulu préciser quel autre Etat tiers était concerné par cette coopération. L’ancien premier ministre affirme avoir pris très au sérieux cette proposition. Le ministre de l’Economie, M. Mauri Pekkarinen a ensuite envoyé des hauts fonctionnaires pour négocier sur le dossier. Mais la Finlande s’est rapidement retiré de ce projet.
« Les dirigeants français m’ont proposé oralement de créer une société publique de construction navale commune. Il n’y avait pas de proposition plus concrète mais je l’ai prise au sérieux et j’ai demandé à des hauts fonctionnaires d’en discuter bilatéralement », a-t-il raconté à Yle. Ilta-Sanomat relève que la Norvège s’est rapidement retirée de ce projet et que la Finlande l’a suivie.
« Je ne me souviens pas des conclusions ou des arguments. Mais je me souviens que nous avions conclu avec les hauts fonctionnaires qu’il n’en sortirait rien », déclare M. Vanhanen qui souligne que durant son gouvernement les chantiers finlandais ont obtenu d’importantes commandes sans participation de l’Etat au capital. Il ne nie pas que cela était toutefois difficile. « Nous devions négocier sur les aides jusqu’à ce que nous arrivions à obtenir les commandes pour les plus grands navires de croisière. Mais cette expérience nous a probablement poussés à ne pas donner suite à un projet de la société publique de construction navale commune. »
Yle HS IS TS uusisuomi

« M. Vapaavuori refuse une entrée de l’Etat dans le capital des chantiers » TS
Le ministre de l’Economie Jan Vapaavuori (conservateur) affirme que l’Etat finlandais n’a pas l’intention d’investir de l’argent public dans le chantier naval de Turku. Il a rejeté la proposition de STX d’une entrée de l’Etat dans le capital du chantier naval de Turku. L’Etat ne va pas devenir actionnaire ou recapitaliser des entreprises ou des branches en difficulté. « Cette ligne politique est respectée depuis une vingtaine d’années quand bien même il y a eu d’importantes restructurations dans l’économie finlandaise », souligne-t-il.
On continuera, selon lui, à construire des navires de croisière en Finlande, mais cela nécessite des chantiers navals économiquement sains et un actionnaire fiable. « Il y a des progrès à faire sur ces deux points. Il n’est pas supportable que l’on ait un chantier naval en mauvais état et un actionnaire qui ne s’engage pas dans l’entreprise – et ensuite on attend que l’Etat fasse tout !
TS

M. Vapaavuori entendu par la commission de l’Economie
La commission de l’Economie du parlement, présidée par l’ancien ministre Mauri Pekarinen, se réuni exceptionnellement aujourd’hui pour entendre le ministre de l’Economie Jan Vapaavuori et la direction de Finnvera exposer les raisons qui ont conduit à ce que les commandes de RCC échouent à la France ainsi que la situation de la commande de deux navires de l’allemand TUI à Turku.
Selon M. Pekkarinen, il ne s’agit pas de juger le gouvernement mais de tirer des conclusions sur l’avenir de la filière en Finlande.
Selon le député Jukka Kärnä (PSD) il faut regarder vers l’avenir et s’assurer que le financement des navires de la TUI est suffisant.
TS

« En l’absence d’une mission nationale, l’Etat ne pouvait intervenir » Dem
Interrogé par le quotidien du PSD, le juriste de Solidium (société chargée des participations de l’Etat dans les entreprises), Tapani Varjas, déclare qu’il était impossible d’imaginer que sa société entre dans le capital de STX. Solidium a en effet pour mission d’investir dans le capital d’entreprises finlandaises. « Notre point de départ est qu’il y ait une mission nationale pour notre investissement ».
Le représentant des syndicats dans de nombreux fonds de pension Veikko Simpanen déclare pour sa part qu’il était inenvisageable que les fonds de pension finlandais capitalisent le chantier naval de Turku car ces participations doivent respecter les critères des agences de notation qui déconseillent toutes un tel investissement. M. Simpanen estime qu’il n’est pas impossible que la France reprenne STX Europe pour sauver sa construction navale. La Finlande en revanche devrait se spécialiser dans une construction de niche pour laquelle elle a de la compétence et du savoir-faire.
Dem

Début du plan social au chantier de Turku
Les négociations sur le plan social concernant les chantiers navals de Turku et Rauma commencent aujourd’hui. Selon les syndica ts, l’objectif est de réduire les coûts fixes de 30%, suite à la perte d’une grande commande. Les licenciements pourraient concerner des centaines de personnes.
TS

Délocalisation

NSN a supprimé 300 emplois en Finlande
Nokia Siemens Networks délocalise des centaines d’emplois de technologies informatiques en Inde. Il s’agit d’une coopération avec le groupe indien Wipro.
Le groupe a déjà supprimé 300 emplois en Finlande. Aucune suppression supplémentaire n’est prévue en Finlande.
NSN emploie 6000 personnes à Espoo, Oulu et Tampere.
Un projet de délocalisation est également en cours avec le groupe français Atos.
KL/A8

Economie

Exportations
En 2012, les exportations finlandaises se sont élevées à un niveau plus important que jamais depuis 2008. En janvier-novembre, les exportations s’élevaient à 52,6 milliards d’euros, contre 52,1 milliards d’euros en 2011. Par rapport aux années 2006 - 2008, cette évolution est toutefois modeste.
HS/B9

Importations
La récession se reflète fortement sur les importations. Selon les informations préalables des douanes, la valeur des importations a diminué de 12 % en novembre 2012, par rapport à 2011.
L’insécurité et le chômage accru ont un effet sur la volonté des Finlandais de consommer.
KL/A5

Politique intérieure

Parlement

Le Parlement ne travaille pas pleinement
Kaleva relève que lors du gouvernement du Premier ministre Katainen, le temps consacré aux séances plénières du Parlement est nettement inférieur aux années précédentes.
Le rythme de remises de projets du gouvernement est également plus lent qu’avant.
M. Heinäluoma, président du Parlement, estime que les pourparlers prolongés pour la formation du gouvernement ont engendré ces changements, mais en effet le taux n’est pas revenu à la normale même l’année suivant les élections. Au contraire, M. Heinâluoma admet qu’en 2011 et au printemps 2012, le nombre de projets du gouvernement a été nettement inférieur à une année normale.
Kaleva relève que Mme Kerola, députée centriste, estime qu’il s’agit d’un changement politique plus important que de simples problèmes de démarrage. Selon elle, le gouvernement n’est pas arrivé à se mettre d’accord sur des questions importantes et cela signifie qu’il n’y a pas de projets non plus. « Il manque les grandes orientations et, avec cela, il manque tout », dit-elle.
Mme Kerola regrette que la façon de travailler du gouvernement exclue les députés des groupes de travail et favorise la participation des ministres et des fonctionnaires.
M. Korhonen, député de l’Alliance des gauches, admet le problème de rythme de travail. Pour lui, l’ordre de grandeur des questions à traiter explique la lenteur. « La crise de l’euro, la législation sur les soins aux personnes âgées et la réforme des communes ont engagé l’appareil chargé de la préparation, ce qui fait qu’il n’est pas resté de temps pour d’autre travail législatif.
Pour M. Korhonen, le fait qu’il s’agit d’une coalition « arc-en-ciel » engendre plus de bras de fer que d’habitude.
Les députés ont remis au Premier ministre moins de motions qu’avant. 84 propositions de loi ont été remises en 2012, ce qui est cent de moins que les années record. Selon M. Tiitinen, secrétaire général du Parlement, cette diminution est liée au fait que les représentants des partis du gouvernement arrivent à influencer sur les idées à l’intérieur du gouvernement. M. Tiitinen relève que les propositions dépendent également de la situation économique.
Mme Niemitalo du quotidien Kaleva relève qu’il est clair que les ministres-clé ont été engagés dans les problèmes de l’UE et dans les réformes controversées de politique intérieure. Au niveau national, il s’agit de décisions qui touchent profondément la société qu’il s’agisse de l’économie, de l’éducation, de communes ou des services. La coalition « sixpack » pourrait imposer ces décisions, si elle le souhaitait. Le fait que le gouvernement n’est pas unanime sur les grandes questions engendre pourtant un délai.
Selon Mme Niemitalo, on risque d’avoir des encombrements vers la fin de la législature.
Kaleva/sam/2

Gouvernement

Nomination de M. Häkkänen
Helsingin Sanomat rapporte que le M. Antti Häkkänen (27 ans), actuel président des Jeunes conservateurs, a été nommé conseiller du Premier ministre Katainen, chargé des affaires parlementaires à partir de demain mercredi.
HS/A18

Retraite

Pressions pour augmenter l’âge de départ à la retraite
Le Centre national d’assurance retraite a fait effectuer une évaluation sur le système de retraite finlandais. MM. Nicholas Barr (London School of Economics) et Keith Ambachtsheer (Université de Toronto), professeurs, estiment que l’âge de la retraite devrait être lié à la prolongation de l’espérance de vie.
M. Barr estime qu’il serait raisonnable que la retraite moyenne représente environ la moitié de la longueur de la carrière professionnelle. M. Barr évoque également la possibilité d’une flexibilité de la retraite : elle pourrait être partielle à hauteur de 25, 50 ou 75 %.
M. Barr estime que si rien n’est changé, la durabilité du système finlandais est mise en danger.
M. Ambachtsheer estime, quant à lui, que les crédits des fonds de pension devraient être placés d’une façon beaucoup plus rentable qu’actuellement.
HS/A10

Economie

Investissements
Selon l’institut de recherche économique Etla, les investissements des entreprises diminuent de 1,5 % en 2012 et de 1,3 % en 2013. Selon le patronat EK, les dépenses de recherche&développement de l’industrie ont diminué de 5 % en 2011-2012. La part des entreprises étrangères de la production industrielle finlandaise s’élève à 20 % contre 40 % en Suède et aux Pays-Bas, par exemple.
M. Ylä-Anttila de l’institut Etla rappelle qu’en plus d’investissements tout court il faudrait que la Finlande puisse attirer des investissements qui favorisent le changement structurel. Selon lui, il faudrait investir avant tout dans les services, et dans la recherche et développement.
HS/B7

Elections municipales

La crise de l’euro n’a pas joué un rôle important dans les élections
Selon Helsingin Sanomat, à la lumière d’un sondage récent, les électeurs ont estimé que les questions économiques et la réforme des services sociaux et de santé ont été les questions les plus importantes aux élections municipales d’octobre dernier.
La crise de l’euro, les résultats des sondages d’opinion ou la politique d’immigration n’ont pas joué un rôle important aux yeux des électeurs, selon ce sondage.
HS/21

Défense

Selon M. Haglund, la Finlande peut se défendre toute seule
Selon Helsingin Sanomat, les forces armées ne veulent pas participer à un débat sur la résistance de l’armée finlandaise en cas de guerre. M. Mika Peltonen, chef des opérations à l’état-major, souligne que la plupart de ces informations sont confidentielles.
HS a demandé l’avis du ministre de la Défense, M. Carl Haglund, qui a répondu que la Finlande pourrait se défendre seule. Il n’a toutefois pas voulu prendre position sur la durée de résistance de la défense.
Le président de la commission de la défense du Parlement, M. Jussi Niinistö (Vrais Finlandais) comprend la prudence des forces armées. Il critique les propos sceptiques du professeur Alpo Juntunen à ce sujet.
HS/A10

Immigration

La Finlande n’interdira pas le burkha ou le niqab
Helsingin Sanomat relève que le ministère de la Justice a répondu à d’une question écrite du député Vesa-Matti Saarakkala (Vrais Finlandais) concernant l’éventuelle interdiction de la burkha ou du niqab. M. Saarakkala a fait allusion à un article de loi qui interdit les masques ou le fait de se cacher le visage lors de manifestations.
Selon le ministère, la Finlande ne compte par interdire la burkha ou le niqab. Une telle interdiction serait cependant contre les droits fondamentaux. L’interdiction des masques ne concerne que les situations où la personne masquée a l’intention évidente de nuire à d’autres personnes ou à des biens.
HS/21

Education

Les parents peuvent être condamnés si les enfants ne vont pas à l’école
Helsingin Sanomat rapporte que dans quelques communes finlandaises, les parents d’élèves ont été condamnés à des amendes parce qu’ils n’ont pas surveillé la mise en œuvre de l’obligation d’instruction.
Le ministère de l’Education, qui estime que ces sanctions sont problématiques, compte examiner les sanctions et proposer un projet de loi afin de mettre les choses au clair.
HS/A9

France - Finlande

Tramway

Alstom intéressé par Turku et Tampere
La correspondante de Kauppalehti à paris a suivi l’inauguration du tramway de Casablance. A cette occasion, elle a interrogé » le patron d’Alstom, M. Kron qui indique qu’Alstom va répondre cette année à une vingtaine d’appels d’offres. « Les regards se tournent aussi vers les pays nordiques où notamment Turku et Tampere ont étudié la possibilité de construire un tramway. M. Kron, souligne que la capacité à construire un tramway pour les conditions climatiques hivernales est décisive. Il rappelle qu’Alstom prépare un tramway pour Astana où les conditions sont particulièrement extrêmes.
KL

Lundi 7 janvier 2013

Politique étrangère et européenne

Finlande - Yémen

Deux otages finlandais
Helsingin Sanomat rapporte que deux Finlandais (et un Autrichien) sont toujours retenus en otage au Yémen depuis deux semaines.
Le directeur des affaires consulaires du ministère des Affaires étrangères, M. Teemu Turunen affirme n’avoir aucune information certaine sur leur localisation.
HS

Crise de l’euro

La plupart des Finlandais s’attendent à ce que la situation se détériore encore
Selon un sondage effectué par Yle, 60 % des Finlandais estiment que l’on n’a pas encore vu la pire phase de la crise de l’euro. Un Finlandais sur cinq estime que l’on a déjà vu le pire et un sur cinq ne se prononce pas. Les Vrais Finlandais sont les plus pessimistes, 8 % d’entre eux estiment que la phase la plus difficile est déjà passée, tandis que les Conservateurs sont les plus optimistes, 25 % entre eux estimant que la situation va s’améliorer.
AL/lun/A8

Construction navale

Analyses
« La Finlande ne pouvait pas gagner dans la course à la construction navale » HS
« L’Etat n’a pas de baguette magique » AL
« Le gouvernement a perdu le soutien des syndicats » HS
Paavo Rautio considère dans Helsingin Sanomat que la Finlande ne peut que perdre dans la course voire le chantage de STX qui vient de demander à nouveau des aides de l’Etat pour les chantiers de Turku et Rauma. En effet, face au gouvernement français qui ne peut pas ne pas remplir ses promesses en matière d’emploi, la Finlande ne peut pas répondre : la France aura toujours le dessus sur la Finlande, estime HS. Le quotidien relève que la société Nordic Industries Developement considère que si STX envisage de se retirer du marché européen, la France pourrait être prête à lui racheter ses parts du chantier de Saint-Nazaire dont elle détient déjà un tiers. Le quotidien écrit que la France, en étant actionnaire du chantier de Saint-Nazaire, a pu attirer des capitaux privés. Ce n’est pas le ca s pour Turku où l’aide demandée à l’Etat aurait été considérée comme contraire aux règles de concurrence européennes. Paavo Rautio considère que STX pourrait bien vendre à la France (qui dispose d’une nouvelle banque d’investissement prête à aider le cluster de la mer) STX Europe, qui dispose d’une commande de deux navires pour l’armateur allemand TUI (et que l’on fait miroiter aussi aux Finlandais) non seulement le chantier de Saint-Nazaire, mais aussi l’ensemble de STX Europe, soit les chantiers de Turku et Rauma.
Le journaliste Heikki Ikonen écrit dans Aamulehti que contrairement à l’image donnée dans la presse, la construction navale n’est pas rentable sans les aides de l’Etat. STX Finland enregistre des pertes depuis cinq ans : d’un montant total de plus de 230 millions. Comme l’entreprise n’emploie que 2 500 personnes, cela représente 20 000 euros de pertes par salarié par an.
Jarmo Aaltonen écrit dans Helsingin Sanomat que les ministres des partis de gauches étaient prêts à voter le prêt gouvernemental à STX en novembre, alors qu’en décembre c’est de manière unanime que le gouvernement a refusé ce prêt. Ce fut une douche froide pour les syndicats qui ne sont plus prêts à soutenir le gouvernement ni même « leurs » propres partis dans cette coalition, selon HS.
HS AL

Politique intérieure

Débat sur les salaires

M. Niinistö a commenté sa proposition sur Facebook
Le tabloïd Ilta-Sanomat rapporte que le Président Niinistö a écrit samedi, sur Facebook, que sa proposition dans son discours pour le Nouvel An sur la baisse son sa propre rémunération ne voulait aucunement dire qu’il était favorable à une baisse générale des salaires. « Je n’ai pas dit un mot sur une baisse générale des salaires et ne le proposerais pas », écrit M. Niinistö. Il a répondu à un électeur qui l’a accusé de populisme.
Le débat sur une éventuelle baisse des salaires a été animé sur la page Facebook de M. Niinistö.
IS/7

M. Katainen ne promeut pas une baisse des salaires
Kaleva relève que le Premier ministre Jyrki Katainen a souligné vendredi que le gouvernement ne promouvait pas une baisse générale des salaires.
M. Katainen compare le geste du président à celui du gouvernement qui avait baissé sa rémunération de 5 % il y a un an. « L’objectif de ces deux propositions n’est pas d’inciter les Finlandais à baisser leurs salaires ou de faire croire que ces gestes auraient une importance quelconque sur l’endettement de l’Etat. »
Il a toutefois souligné que la Finlande avait besoin d’un esprit de corps et de plusieurs façons pour participer à des efforts communs pour améliorer l’économie nationale.
Kaleva/sam/2

Commentaires
« Un modèle pour les autres hauts salaires » Kaleva
« Le message de M. Niinistö brouillé » HS
Kaleva estime que la proposition de M. Niinistö de réduire son salaire a reçu un très bon accueil tant des dirigeants que de l’opinion publique. L’initiative de M. Niinistö doit être considérée comme un message à l’égard de tous les hauts salaires. Les problèmes économiques et sociaux sont tels qu’il faut renforcer la cohésion sociale pour s’y attaquer. Cela nécessite un sentiment de justice tant économique que politique, juge Kaleva qui souligne qu’il est bien différent de parler de modération salariale si l’on montre soi-même l’exemple. L’éditorialiste reconnaît que le Président ne se prive de rien en réduisant son salaire. Pourtant ses revenus sont bien inférieurs à nombre des dirigeants d’entreprise qui ont soutenu sa campagne électorale et qu’il vient par là même de défier. A leur tour de d’agir, écrit Kaleva qui considère que, par sa proposition, M. Niinistö a fait un bon coup politique : elle est si attrayante que l’on est en droit d’attendre une réponse des autres hauts salaires.
Marko Junkkari souligne dans Helsingin Sanomat que le message de M. Niinistö a été diversement interprété : pour les conservateurs, il engage les salariés à la modération salariale, pour la gauche il cherche à renforcer la cohésion sociale ce qui pourrait passer par une hausse des impôts pour les plus riches. Pour HS, dès lors que les députés aussi ont exprimé être prêts à revoir leurs salaires, le débat s’est dirigé vers la réduction générale des salaires, ce qui n’était pas ce qu’avait au départ souhaité le président.
HS Kaleva

Vrais Finlandais

M. Soini a une position forte à la tête de son parti
Ilta-Sanomat écrit que, selon un sondage effectué par le journal télévisé de la MTV3 auprès des membres du conseil national des Vrais Finlandais, 57 % sont très satisfaits et 36 % satisfaits de M. Timo Soini en tant que président du parti.
58 % estiment que M. Soini pourrait continuer à présider le parti sans vote, tandis que 32 % souhaitent voir un adversaire lui être opposé pour un vote sur la présidence du parti.
Le député Jussi Niinistö, président de la commission de la défense du Parlement, est le candidat le plus populaire, après M. Soini, pour la présidence du parti. Les noms du député Vesa-Matti Saarakkala et du parlementaire européen Sampo Terho ont également été mentionnés. Mme Pirkko Ruohonen-Lerner, présidente du groupe parlementaire, ou le député Jussi Halla-aho ont été moins populaires.
IS/11

Fusion des communes

16 communes ont disparus au début de l’année
Des fusions de communes ont fait disparaître 16 communes au 1er janvier 2013. Dans la région d’Oulu, cinq communes (dont Oulu) ont fusionné et des fusions de trois communes ont également eu lieu.
Le nombre de communes s’élève actuellement à 320.
Si le projet de loi du gouvernement Katainen passe, les communes devront annoncer à l’automne prochain quelles fusions elles envisagent et avec qui.
L’éditorialiste d’Ilta-Sanomat estime que la réforme communale reste en instance et rappelle que la réforme des services sociaux et de la santé ne se présente pas bien non plus.
IS/lun/4

Réforme de services sociaux et de la santé

Le groupe de travail remet un rapport inachevé
Le groupe de travail de 30 personnes remettra son rapport sur la réforme de services sociaux et de la santé, cette semaine. Helsingin Sanomat relève que beaucoup de questions restent sans réponse et que plusieurs représentants envisagent de faire inscrire un avis divergeant dans le rapport.
Mme Erhola, directrice de l’Institut de santé publique, craint que l’on détruise des structures sans pour autant obtenir une meilleure structure à la place. M. Metso de la municipalité d’Espoo aurait souhaité plus de concret dans les travaux du groupe.
Un groupe de travail régional étudiera le projet de réforme jusqu’à fin février, avant que le travail de rédaction d’un projet de loi commence en mars.
HS/sam/A4

Santé

Diminution des remboursements des médicaments
Helsingin Sanomat relève que la loi sur la baisse des remboursements des médicaments entrera en vigueur début février prochain.
Le remboursement de base diminuera de 42 à 35 % et le remboursement spécial de 72 à 65 %. Le remboursement à 100 % de certains médicaments restera inchangé.
Le plafond annuel du coût des médicaments à été augmenté à 670 euros à partir de début janvier.
HS/dim/A6

Cotisation retraite volontaire

La popularité de la cotisation a chuté
Helsingin Sanomat relève que jusqu’en 2009, les Finlandais concluaient activement des assurances retraite complémentaires privés et cotisaient plus pour leur retraite. L’âge limite auquel on peut commencer à toucher ces plans a été fixé à 63 il y a trois ans et il vient d’être augmenté à 68 ans. Cette limite pourra encore changer si l’âge légal de départ à la retraite est modifié.
En 2003, plus de 80 000 personnes ont pris une assurance retraite volontaire. En 2012, seulement 4 400 personnes l’ont fait.
HS/sam/A5

Société

Une loi sur les mères porteuses ?
Selon Helsingin Sanomat, le ministère de la Justice doit décider au printemps s’il commence à préparer un projet de loi sur les mères porteuses. Le ministère avait demandé 60 avis à ce sujet. Un peu plus d’un tiers de ces avis sont favorables à un changement de loi pour autoriser les mères porteuses dans des cas bien définis. Un sixième seulement sont favorables à poursuivre l’interdiction totale.
HS/dim/A4

France – Finlande

Santé

Pilule Meliane
Helsingin Sanomat rend compte de plainte portée en France contre la pilule contraceptive Meliane et relève que selon Mme Tiitinen, professeur à l’Université de Helsinki, le risque de thrombose lié à la pilule est bien connu mais extrêmement rare.
HS/sam/A6

Vendredi 4 janvier 2013

Politique étrangère et européenne

Yémen

Les Finlandais enlevés sont détenus par les membres de la tribu Bani Dhebian
Selon une dépêche de l’AFP, reprise par l’agence de presse finlandaise STT, le couple finlandais et l’Autrichien, enlevés le vendredi 21 décembre à Sanaa, sont détenus par les membres de la tribu Bani Dhebian de Khwalan, à environ 80 km de la capitale Sanaa.
La tribu veut faire pression sur le gouvernement yéménite. Selon un responsable anonyme, « les ravisseurs réclament des compensations pour un terrain qui leur a été pris à Sanaa ».
La Finlande, qui n’a pas de représentation au Yémen, y a envoyé un émissaire.
STT

Politique intérieure et économie

Construction navale

La direction coréenne de STX exige une participation de l’Etat finlandais
Kauppalehti, quotidien d’informations économiques, rapporte que selon le directeur général adjoint du groupe STX, M. Jeff Roh, l’Etat finlandais doit investir dans STX Finlande.
« Un investissement de l’Etat finlandais est toujours d’actualité et même absolument nécessaire pour STX Finlande. Il assurerait la poursuite de la construction des bateaux de croisière au chantier de Turku. Une alternative à Turku est la France, qui contribue actuellement beaucoup plus à la construction du bateau de croisière de classe Oasis que la Finlande était prête à le faire », selon M. Roh.
« Je ne peux pas dire de façon formelle que STX va concentrer la construction des bateaux de croisière en France. La contribution de la France peut toutefois être considérée comme exceptionnelle par rapport à celle de la Finlande, en particulier en ce qui concerne Oasis. »
« Nous avons attendu un investissement de l’Etat finlandais dans l’entreprise. Le gouvernement de votre pays a fait échouer dans la pratique la construction du paquebot géant. »
Les Coréens souhaiteraient vendre des actions de STX Finlande. M. Roh admet cependant que cela n’est pas possible. Les chantiers finlandais ont enregistré un déficit de 180 millions d’euros en cinq ans. « Nous ne pouvons pas vendre des actions de STX Finlande aux investisseurs. L’Etat finlandais reste la seule option en tant qu’actionnaire ou investisseur », souligne M. Roh.
Kauppalehti souligne que c’est la première fois que la direction coréenne de SXT s’exprime en public dans l’affaire de la commande actuelle.
Le chiffre d’affaires global du groupe s’est élevé à environ 13 milliards d’euros en 2012. Son bénéfice d’exploitation a été d’environ 200 millions euros.
Le quotidien souligne que STX a investi plus dans son chantier en France qu’à Turku. Plusieurs directeurs de STX Finlande, dont MM. Yrjö Julin, Juha Heikinheimo et Martin Landtmann, ont dû quitter l’entreprise.
KL/4-5

Salaire du Président

La décision du Président suscite un débat animé
Helsingin Sanomat rapporte que l’engagement de M. Niinistö de baisser sa propre rémunération suscite un débat animé : les uns apprécient le geste du Président, les autres estiment qu’il s’agit de populisme.
M. Jyri Häkämies, directeur général de la confédération du patronat et de l’industrie EK, a annoncé qu’il avait décidé, il y a trois semaines, de baisser son salaire de 5 %.
Les dirigeants de grandes centrales syndicales ont rejeté fermement l’idée d’une baisse générale des salaires. Ils soulignent que les baisses ne doivent concerner que les hauts salaires.
HS/A3

Propos de Mme Urpilainen
Helsingin Sanomat relève que la ministre des Finances, Mme Jutta Urpilainen, présidente du Parti social-démocrate, souligne l’importance de la justice dans les décisions économiques. Pour elle, cela s’effectue le mieux par l’imposition. « Il faut aussi que les dirigeant donnent un bonne exemple. Pour cette raison, les ministres avaient décidé de diminuer leur salaire de 5 % il y a un an. »
Mme Urpilainen souhaite que les directeurs des entreprises suivent l’exemple du Président Niinistö. ‘Je crois aussi que les députés y sont prêts. Je ne suis toutefois pas favorable à une baisse générale des salaires. En fait, la Finlande ne peut même pas se permettre de baisser les salaires des personnes aux revenus modestes ou moyens. »
HS/A5

France

Affaire Depardieu

L’acteur français a obtenu la citoyenneté russe
Plusieurs quotidiens relèvent que le président russe, M. Poutine, a accordé par décret la citoyenneté russe à Gérard Depardieu.
L’acteur français est connu en Russie entre autres pour son interprétation de Raspoutine.
HS/B2

Automobile

Les défis de Peugeot Citroën
Kauppalehti consacre un article aux problèmes que rencontre PSA Peugeot Citroën du fait de l’écroulement du marché automobile français.
KL/10-11

Jeudi 3 janvier 2013

Politique intérieure

Propos de M. Niinistö

Le Président veut baisser sa propre rémunération
Helsingin Sanomat rapporte que MTV3, chaîne de télévision privée, a annoncé mercredi que le Président Sauli Niinistö voulait baisser sa propre rémunération de près de 25 %. Selon les informations de la MTV3, M. Niinistö a adressé vendredi dernier une lettre au gouvernement demandant la baisse de sa rémunération au même niveau qu’en 2006, parce que le niveau de l’économie nationale est actuellement le même qu’en 2006.
En 2006, le salaire du Chef de l’Etat était de 126 000 euros par an. En mars dernier, avant l’entrée en fonction de M. Niinistö, la rémunération du président à été augmentée à 160 000 euros par an. Cette rémunération est exempte d’impôts.
Selon M. Olli-Pekka Heinonen, secrétaire d’Etat du Premier ministre Katainen, le changement de loi sur la rémunération du président est déjà en cours. Il devra être approuvé par le Parlement.
Le changement pourrait réduire les retraites des anciens présidents, MM. Mauno Koivisto, Martti Ahtisaari et Mme Tarja Halonen. Les anciens présidents touchent une retraite qui s’élève à 60 % de la rémunération du président en fonction.
Selon M. Heinonen, la loi pourrait éventuellement être interprétée de façon que le changement ne concerne pas la retraite des anciens présidents. « Je n’ose pas évaluer le résultat de cette interprétation », souligne M. Heinonen.
Mme Halonen a annoncé mercredi qu’il s’agissait d’une nouvelle idée et qu’elle ne voulait pas la commenter.
HS/A4

Commentaire
Dans son commentaire, Juha-Pekka Raeste, journaliste à Helsingin Sanomat, se demande si le Président Niinistö a voulu proposer également une baisse générale de salaires ou montrer l’exemple aux directeurs qui devraient renoncer à quelques avantages au nom de la solidarité nationale. Le discours pour le Nouvel An du M. Niinistö semble renforcer cette dernière interprétation.
HS/A4

Parlement

M. Heinäluoma propose une baisse de la rémunération des députés
Selon Helsingin Sanomat, M. Eero Heinäluoma, président du Parlement, propose sur son blog une baisse de la rémunération des députés. Pour M. Heinäluoma, « il est clair que le Parlement doit suivre l’orientation des ministres et du président à ce sujet ».
Les ministres du gouvernement Katainen ont décidé, il y a environ un an, de baisser la rémunération des ministres de 5 %.
M. Heinäluoma souhaite que les présidents des groupes parlementaires prennent position à sa proposition au plus tard début février, avant l’ouverture de la Diète.
Les députés ne décident pas eux-mêmes le montant de leur rémunération. Un comité indépendant en est chargé.
HS/A4

Construction navale

STX compte supprimer plusieurs centaines d’emplois à Turku et à Rauma
Turun Sanomat rapporte que le syndicat finlandais de la métallurgie a annoncé que STX Finlande, qui a perdu un contrat d’un milliard d’euros au profit des chantiers STX de Saint-Nazaire, commencera des négociations de concertation avec les salariés mardi prochain.
Selon M. Jari Aalto, délégué principal du personnel du chantier de Turku, STX a l’intention de supprimer plusieurs centaines d’emplois dans les chantiers navals de Turku et Rauma. Les effectifs à Turku et Rauma s’élèvent à 2 400 personnes.
M. Arto Helin, directeur du personnel de STX Finlande, a confirmé l’information du syndicat de la métallurgie sur les négociations de concertation. Il admet que les effets des négociations sur le personnel seront importants.
TS/10

Propos de M. Vapaavuori
Le ministre de l’Economie, M. Jan Vapaavuori, estime que STX aurait commencé les négociations de concertation avec les salariés même si le chantier de Turku avait obtenu le contrat sur la construction du bateau de croisière pour Royal Caribbean.
AL/A4

Elections municipales

Les conseillers municipaux ont annoncé le coût de leurs campagnes électorales
Helsingin Sanomat relève que les conseillers municipaux, élus aux élections municipales en octobre dernier, ont dû déposer les comptes de financement de leurs campagnes électorales au plus tard le 31 décembre 2012.
La campagne électorale la plus chère à Helsinki a été celle du conservateur Risto Rautava, environ 34 000 euros. On ne connait pas le coût de la campagne la moins chère, parce que les frais de moins de 800 euros ne nécessitent pas de déclarations.
HS/A10

France

Bocuse d’Or

Mika Palonen représentera la Finlande
Hufvudstadsbladet consacre un article à Mika Palonen et son équipe qui participeront au Bocuse d’Or à Lyon le 29 janvier.
HBL/24

Mercredi 2 janvier 2013

Politique étrangère et européenne

Finlande - Russie

L’afflux des touristes russes en Finlande continue
Selon Yle, jusqu’à 400 000 touristes russes sont attendus en Finlande pour les fêtes de fin d’années, soit environ 10 % de plus par rapport à l’année passée.
Selon M. Arto Asikainen, directeur à l’Office national du tourisme, la Finlande pourrait facilement recevoir encore plus de touristes russes. « 70 % des Russes n’ont jamais effectué de visites à l’étranger. »
Les Russes ont effectué environ trois millions de voyages en Finlande en 2012, voyages professionnels compris.
« Le nombre de touristes russes a augmenté en 2012. La valeur de ce tourisme a certainement dépassé un milliard d’euros », selon M. Asikainen.
La police des frontières attend aujourd’hui des encombrements aux postes frontières, notamment à Vaalimaa à Virolahti et à Nuijamaa près de Lappeenranta.
Yle, STT

Finlandais disparus au Yémen

Le gouvernement yéménite a demandé l’aide aux dirigeants des tribus
Helsingin Sanomat rapporte que le gouvernement du Yémen a demandé l’aide aux dirigeants de tribus afin de pouvoir localiser le lieu de détention du couple finlandais et de l’Autrichien, enlevés le vendredi 21 décembre à Sanaa par des hommes armés.
Le cheik Abdurrahman Al-Marwani dirige Dar A-Sallam, organisation non gouvernementale contre la violence, qui a participé à la libération de quatre otages étrangers pendant les quatre dernières années. Selon le cheik, son organisation fait tout pour libérer les Finlandais et l’Autrichien. Il souligne que les tribus yéménites sont liées à pratiquement tous les enlèvements des étrangers.
Selon le cheik, les informations préalables indiquent que les ravisseurs feraient partie de la tribu de Khawlani située près de la capitale Sanaa.
Le ministère finlandais des Affaires étrangères n’a pas confirmé ces soupçons.
Selon une source au ministère yéménite de l’Intérieur, l’étude sur l’identité des ravisseurs est encore en cours.
HS/B1

Politique intérieure

Allocution pour le Nouvel an de M. Niinistö

Dans son premier discours, le Président a mis en garde contre l’égoïsme
Le Président Sauli Niinistö a prononcé hier sa première allocution pour le Nouvel An. Helsingin Sanomat rapporte que dans son discours, M. Niinistö a souligné l’importance de la justice et de l’unité nationale et a mis en garde contre l’égoïsme.
Le Président ne comprend pas ceux qui estiment que « la Finlande est une société de ‘ confort’ où on attend que les autres mettent la table ».
Pour M. Niinistö, les grands problèmes de la Finlande sont l’endettement et le vieillissement de la population. Il a incité au gouvernement et au Parlement de prendre des décisions courageuses.
HS/A4

Editorial : le Président Niinistö reste fidèle à ses propres valeurs
Dans son éditorial, Helsingin Sanomat fait l’éloge du premier discours pour le Nouvel An du Président. « Les discours de M. Niinistö, qui est juriste de formation, sont d’habitude compliqués. Cette fois-ci cela n’a pas été le cas. On a pu entendre la personne derrière l’institution présidentielle. »
« Une partie obligatoire sur la politique étrangère fait partie du discours. M. Niinistö a mis en garde contre l’arrogance de la Finlande dans sa politique internationale. »
HS/A2

Analyse : la politique étrangère signifie la surveillance de nos intérêts économiques
Aamulehti relève que selon le politologue Tuomo Martikainen, le point de départ de M. Niinistö est que la mondialisation détermine notre vie et que cela est un fait. Son prédécesseur, Mme Halonen, ne voyait pratiquement que de problèmes dans la mondialisation.
Selon le professeur Martikainen, M. Niinistö fait le lien entre les problèmes de l’économie et la politique étrangère. « Notre principe central de fonctionnement dans la politique étrangère consiste dans la surveillance de nos intérêts économiques. »
Quant à l’OTAN, « M. Niinistö a souligné brièvement l’importance de l’OTAN ».
M. Martikainen est étonné du fait que le Président n’ait pas parlé de la Russie.
AL/A5

France

Saint-Sylvestre

Plus de mille voitures incendiées dans la nuit du Nouvel An
Helsingin Sanomat relève que selon le ministre de l’Intérieur, M. Manuel Valls, 1193 voitures ont été brûlées en France dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier.
HS/B2

publié le 31/01/2013

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