Février 2018

Mercredi 28 février 2018

Politique étrangère et européenne

Finlande – Ukraine

Le ministre de la Défense ukrainien en visite en Finlande
La création d’une éventuelle opération de maintien de la paix en Ukraine de l’est organisée par l’ONU a été évoquée à l’occasion de la rencontre des ministres de la Défense finlandais et ukrainien mardi à Helsinki.
Le ministre finlandais, Jussi Niinistö signale toutefois que « la Russie et l’Ukraine devraient d’abord se mettre d’accord sur cette opération de l’ONU pour qu’elle puisse se réaliser ».
Il ne s’agit pas d’une mince affaire, note le journaliste, car l’homologue ukrainien de Niinistö, Stepan Poltorak, énumère une longue liste de conditions à remplir pour la création de l’opération de l’ONU en précisant par ailleurs que « nous ne pouvons évidemment pas accepter que la Russie participe à l’opération dans la mesure où celle-ci ne peut pas à la fois œuvrer pour le maintien de la paix et violer la paix ».
On envisage une opération de maintien de la paix en Ukraine de l’est qui pourrait regrouper 20 000 personnes. Elle pourrait réunir des pays de l’UE comme la Finlande, la Suède et l’Autriche qui n’appartiennent pas à l’OTAN. La participation de la Biélorussie et du Kazakhstan tout comme celle de la Grèce et du Portugal, pays de l’OTAN acceptables pour la Russie, pourrait être envisageable.
Pour Jussi Niinistö il serait problématique du point de vue finlandais que les Etats participants soient catalogués d’emblée dans deux catégories différentes.
STT

Brexit

M. Davis à Helsinki
Ilta-Sanomat rapporte que le ministre britannique David Davis était hier à Helsinki pour rencontrer le ministre des Affairrs étrangères Timo Soini (Bleus) et le ministre des Affaires européennes Sampo Terho (Bleus).
IS

Terrorisme

L’agresseur de Turku accusé de terrorisme
Le ressortissant marocain qui a poignardé des gens en tuant deux et blessant huit personnes, est accusé de meurtres et de tentatives de meurtre dans un but terroriste.
Le procureur de l’Etat adjoint note qu’il s’agirait du premier acte terroriste qui a eu lieu sur le sol finlandais.
L’accusé dément l’intention terroriste de son acte.
Le procès aura lieu en avril.
KS/7

Syrie – Turquie – République tchèque – Finlande

Un leader kurde libéré à Prague envisage d’éventuellement venir en Finlande
Keskisuomalainen rend compte d’un kurde syrien arrêté en République tchèque sur la base d’un mandat d’arrêt turc et libéré depuis sur décision de justice.
L’intéressé, M. Muslim, qui dispose d’un permis de séjour permanent en Finlande, et qui a été en Finlande dernièrement en été 2017, n’exclut pas de venir ici attendre la suite de son procès.
KS/17

Politique intérieure

Partis politiques

Le Rassemblement national encore le plus grand parti
Le tabloïd Iltalehti publie les résultats d’un sondage d’opinion sur les intentions de vote de partis politiques, effectué par l’institut Tietoykkönen.
Le Rassemblement national reste le plus grand parti avec un score de 20,5 % (-0,4 % par rapport à janvier), suivi du PSD qui obtient 19,6 % (+0,4 %) et du Centre qui a 15,5 % (+0,1 %).
Les Verts ont un score de 13,6 % (-0,9 %), l’Alliance des gauches 8,8 %, les Vrais Finlandais 8,7 %, le Parti suédois 4,8 %, les Chrétien-démocrates 3,9 % et l’Avenir bleu 2,3 %.
Le sondage a été effectué entre le 14 et le 26 février auprès de 1 500 personnes.
IL

Parlement

Motion de censure concernant l’éducation
Helsingin Sanomat rapporte que le gouvernement répond aujourd’hui au Parlement à la motion de censure sur le renforcement des inégalités dans l’éducation, déposée par tous les six partis de l’opposition. Il s’agit de la quatrième motion de censure sur l’éducation adressée au gouvernement Sipilä.
Les partis politiques se disputent le plus souvent pour savoir quels partis ont effectué les coupes les plus importantes dans l’éducation ces dernières années.
HS/A12

Loi sur le renseignement
Selon Helsingin Sanomat, le PSD et les partis au gouvernement, le Centre et Rassemblement national, ont poursuivi le débat sur les tâches de la future commission parlementaire de surveillance du renseignement.
Le PSD a défendu fortement sa position selon laquelle la nouvelle commission devrait aussi surveiller l’ensemble de l’action de renseignement de la police de sûreté (Supo).
L’étude du paquet de loi se poursuit aujourd’hui à la commission des lois constitutionnelles du Parlement.
HS/A12

Réforme des services sociaux et de la santé

L’opposition souhaite que la réforme soit soumise à une évaluation de l’UE
L’ensemble de l’opposition souhaite que la réforme des services sociaux et de la santé et notamment le point concernant le droit de choix de prestataires, soit évaluée par l’UE, par peur de prendre des risques importants aux dépens des soins de santé des Finlandais.
Helsingin Sanomat note que la mise en œuvre de cette exigence reporterait la réforme au delà de la législature en cours. Le gouvernement n’envisage pas de demander à la Commission européenne d’étudier la question.
Les six partis de l’opposition notent que la Cour suprême administrative avait considéré comme possible que le modèle soit en contradiction avec le droit européen sur la concurrence et qu’il faudrait, de ce fait, informer la Commission européenne.
Dans la pratique, il s’agit de savoir si une régie régionale qui propose des services en la matière fausse la concurrence par rapport à des prestataires privés.
Le gouvernement estime que demander l’avis de la Commission reporterait trop loin l’entrée en vigueur de la réforme.
L’opposition considère, quant à elle, que le système de soins de santé pourrait se retrouver en crise profonde si la Commission après coup estimait que le modèle de liberté de choix va à l’encontre des règlements européens. Les cabinets privés de médecins pourraient saisir la Commission concernant le système finlandais ou alors la Commission pourrait entamer une enquête de sa propre initiative.
Un cabinet de médecins pourrait également saisir un tribunal en la matière, dans lequel cas la Cour de justice de l’Union européenne serait saisie pour une décision.
HS/A13

Social

Grève historique à l’université d’Helsinki
Helsingin Sanomat rapporte que l’université d’Helsinki est en grève aujourd’hui mercredi parce que le patronat a rejeté la proposition du médiateur Janne Metsämäki concernant la nouvelle convention salariale et notamment les augmentations prévues.
Il s’agit d’un évènement historique parce que pour la première fois des professeurs titulaires d’une université se mettent en grève.
Il y a un nouveau préavis de grève qui concerne sept universités le mercredi 14 mars. Il s’agit des universités de la Finlande de l’Est (à Kuopio et à Joensuu), Jyväskylä, Laponie, Lappeenranta, Oulu les deux universités à Turku. Avant cela d’autres universités dont Aalto à Helsinki seront en grève le 7 mars.
HS/A10

Environnement – Emissions

La Finlande n’envisage pas d’interdire les voitures diesel
Suite à la décision en Allemagne d’interdire la circulation de voitures diesel dans certaines villes, STT rapporte que les problèmes de qualité de l’air son aussi bien connus en Finlande. En effet Helsinki a reçu de nombreux avertissements de la Commission européenne pour dépassements des normes en matière démissions. Le ministre de l’environnement Kimmo Tiilikainen déclare toutefois que la Finlande ne prévoit pas de restreindre les véhicules diesel. « En Finlande, les problèmes de qualité de l’air sont plus liés à la poussière sur les routes au printemps », dit-il.
Le directeur de l’agence de la sécurité routière Toni Palaspuro veut luio aussi rassurer les propriétaires de véhicules diesel. Il estime que l’on pourra rouler au diesel encore longtemps en Finlande.
KS

Banque centrale

M. Hakkarainen défend la BCE contre les critiques sur la banque lettone ABLV
M. Hakkarainen intéressé par le poste de gouverneur
Pentti Hakkarainen, membre du directoire de la banque de Finlande depuis quinze ans se déclare intéressé par le poste de gouverneur de la Banque de Finlande qui sera bientôt ouvert suite au départ à la retraite de M. Liikanen.
M. Hakkarainen qui fait partie de l’organe de contrôle bancaire de la BCE défend les agissements de la banque centrale européenne sur le dossier de la banque lettone ABLV.
Il estime qu’il y a dans le débat européen une méprise sur ce que doit signifier une garantie commune des dépôts. On pense parfois que cela permettrait de répartir les risques mais « la garantie des dépôts n’est pas une assurance du secteur bancaire. Elle vise simplement à s’assurer que les banques soient solvables.
Kauppalehti rappelle que le gouvernement finlandais est réservé sur la mise en place d’une garantie commune des dépôts en raison de l’existence d’actifs pourris. Il existerait encore environ 900 milliards d’euros d’actifs pourris dans les bilans des banques, dont 760 milliards pour les grandes banques (contre 880 milliards en 2016).
KL

Mardi 27 février 2018

Politique étrangère et européenne

Syrie

Editorial
« Le régime syrien ne craint pas de commettre des crimes de guerres » HS
Helsingin Sanomat écrit que les bombardements de civils, et notamment d’hôpitaux, sont des crimes de guerre, quand bien même il y aurait dans la zone des terroristes. « En plus du régime syrien, la Russie en est responsable », estime HS qui rappelle aussi les bombardements d’Alep en 2016 et aujourd’hui ceux du quartier de Goutha. « L’objectif du régime syrien et de la Russie est de détruire les régions des opposants par tous les moyens. L’idée étant que l’on oubliera les moyens utilisés une fois la résistance détruite – et même si on s’en rappelait, personne ne prendrait de mesure.
En approuvant la résolution du conseil de sécurité, la Russie a montré qu’elle était quelque peu consciente des dégâts engendrés par la guerre de Syrie pour son image, mais il ne s’agit toutefois pas d’une avancée jamais vue. En effet, la Russie et les Etats-Unis avaient déjà convenu d’un cessez-le-feu deux semaines avant que soient bombardés les convois humanitaires à Alep. Mais on se souvient mieux des crimes de guerre et des atrocités commis en Syrie plutôt que des cessez-le-feu qui n’ont pas tenu, conclut HS.
HS

Politique intérieure

Gouvernement

« Les questions sociales seront le principal enjeu des élections législatives de 2019, selon M. Sipilä » Kaleva
Kaleva relate que, lors de sa visite à Oulu, hier, le Premier ministre Juha Sipilä a déclaré que la réforme de la sécurité sociale serait l’un des principaux thèmes de la campagne pour les élections législatives en 2019. Un des sujets de sa visite à l’école professionnelle Luovi était l’essai sur le revenu universel.
Kaleva rapporte aussi que M. Sipilä a visité l’université d’Oulu où il a présidé la manifestation Vers les cent prochaines années. Des étudiants et des représentants du personnel de l’université y étaient invités pour réfléchir à l’avenir de la Finlande et de l’UE dans les années 2020.
Kaleva

La tournée sur l’avenir a commencé à Oulu
Le Premier ministre Juha Sipilä a présidé la consultation Vers les cent prochaines années à l’université de Oulu lundi 26 février. Cette manifestation fait partie du travail sur l’avenir organisé par le gouvernement. Elle fait suite à la première réunion, à la maison des Etats à Helsinki, le 8 décembre. L’objectif est de tirer profit de ces consultations dans le rapport sur l’avenir du gouvernement, les travaux des ministères et la préparation de la politique européenne de la Finlande. Ces consultations doivent aussi servir au prochain gouvernement et à la préparation du prochain programme gouvernemental.
A Oulu, le Premier ministre avait invité des étudiants et le personnel de l’université à discuter sur l’avenir de la Finlande et de l’UE dans les années 2020. Il s’agissait de travail en groupes. Plus tard dans la journée, le Premier ministre a aussi discuté de l’avenir de la Finlande et de l’UE lors d’une rencontre avec des entrepreneurs.
Selon le communiqué de l’université d’Oulu, la consultation organisée à l’université s’est concentrée sur les questions liées à l’avenir de la Finlande et de l’UE. L’idée d’une discussion dans les universités a été proposée au Premier ministre Sipilä en septembre dernier lors de sa visite au président Emmanuel Macron. M. Sipilä entend en organiser une dizaine.
A Oulu, les discussions ont été organisées autour de quatre groupes de travail qui avaient pour thème la gestion des données, la santé tout au long de la vie, la croissance durable et le renforcement des capacités humaines dans un monde qui bouge. Chaque groupe de travail était constitué d’une vingtaine d’étudiants et chercheurs. Les conclusions des groupes de travail ont ensuite été présentées lors d’une séance commune présidée par le premier ministre.
Parmi les questions qui ont été soulevées, l’université mentionne la nécessité d’une éducation tout au long de la vie, la création d’un ministère des technologies et de l’innovation ou la complexité de la gestion des données. « Des entreprises comme Google ne paient d’impôts nulle part. Ne faudrait-il pas que l’Etat soit propriétaire des données, ce qui permettrait de récolter des impôts pour financer l’Etat-providence », a notamment évoqué M. Sipilä.
Vn.fi
Oulu.fi

Social

Mouvements sociaux
Helsingin Sanomat rapporte qu’il y a un préavis de grève du 12 au 16 mars des effectifs des écoles privées qui menace l’organisation des épreuves de baccalauréat dans quelques lycées à Helsinki.La médiation du conflit se poursuivra demain mercredi.
Un préavis de grève concerne également les crèches privées la semaine prochaine.
Quatre établissements de formation des adultes et cinq établissements de formation professionnelle sont aussi menacés de grève du 5 au 9 mars.
Un préavis de grève concerne les entreprises privées des soins aux personnes âgées à partir du 12 mars.
Les services de transport des personnes handicapés et des enfants dans les aéroports sont menacés de grève.
Il y a un préavis de grève à partir du mercredi 7 mars concernant les brise-glaces. Cette grève dérangerait les exportations finlandaises. La médiation se poursuivra demain mercredi.
Les agents de surface veulent des augmentations supérieures à 3,2 %. La médiation continue mais un préavis de grève a été annoncé pour le 1er mars. La grève des heures supplémentaires est en vigueur dans ce secteur.
Les négociateurs de la branche du commerce se sont rencontrés lundi et les négociations se poursuivront vendredi.
La médiatrice nationale Minna Helle aura encore une réunion avec le patronat et le syndicat de la branche du secteur bancaire jeudi.
Les négociations dans la branche de l’électricité n’ont pas avancé.
HS/A10-11

Editorial
Kauppalehti souligne, dans son éditorial, que l’état de l’économie publique ne supporte pas une vague de grèves. Le quotidien fait l’éloge des négociations et des résultats de l’industrie du bois-papier, des technologies et de la chimie qui ont obtenu des augmentations d’environ 3,2 % pour deux ans. Cela soutient le pouvoir d’achat et augmente la compétitivité.
Si la Finlande suivait le modèle suédois, le plafond des augmentations serait défini par les augmentations de l’industrie exportatrice. Cela ne semble toutefois pas être le cas.
Les préavis de grève, les interdictions d’heures supplémentaires et l’encombrement dans le bureau de la médiatrice nationale aux conflits sociaux sont inquiétants. Les mouvements sociaux concerneraient environ 500 000 salariés, rapporte Kauppalehti.
Même si l’économie finlandaise augmente fortement en ce moment, l’économie publique ne va pas bien et la dette publique continue à augmenter, rappelle l’éditorialiste.
KL/3

Défense

Débat sur les objecteurs de conscience
« Il est souhaitable que la décision de la cour d’appel d’Helsinki de libérer un objecteur de conscience de 23 ans soit confirmée par la cour suprême. Ce précédent pourrait ainsi aboutir à changer la loi qui donne droit aux seuls objecteurs de conscience membres des Témoins de Jehova d’éviter la prison », écrit l’éditorialiste de Hufvudstadsbladet.
« Cette injustice avait déjà été évoquée en 2007 mais, depuis rien n’a été fait », constate le l’éditorialiste.
Cette loi a été établie dans les années 1980 sous prétexte de diminuer dans les prisons le nombre des objecteurs de conscience qui à l’époque était au nombre d’une centaine par an. Aujourd’hui ils ne représentent plus qu’une dizaine de personnes.
HBL27.2/4

Lundi 26 février 2018

Politique étrangère et européenne

Coopération arctique

Propos de MM. Aho et Lipponen
Helsingin Sanomat publie une lettre signée Esko Aho et Paavo Lipponen, tous deux anciens Premiers ministres, sur la coopération arctique. Le centriste Aho a été Premier ministre en 1991-1995 et le social-démocrate Lipponen en 1995-2003.
MM. Aho et Lipponen soulignent que la richesse de la Finlande est basé sur le commerce extérieur et que les communications internationales sont une question vitale. Or, la Finlande se situe dans le Nord, loin des marchés les plus importants. Du point de vue des communications, Finlande est une île qui est entièrement dépendante des liens avec la mer Baltique.
Dans la région arctique, il y a en cours des changements qui pourraient améliorer la situation de la Finlande et créer de nouvelles routes pour les transports traditionnels et aussi pour les télécommunications.
Le changement climatique accélère les investissements dans l’infrastructure de la région arctique et la fonte de la glace arctique ouvrira une nouvelle route entre l’Europe et l’Asie plus vite que prévu.
La Chine, le Japon, la Corée et les autres pays asiatiques s’intéressent aux routes arctiques et cela crée inévitablement un besoin pour une coopération plus étroite avec l’Union européenne.
MM. Aho et Lipponen citent Mme Mogherini qui estime que « la région arctique se développe non pas pour devenir une frontière mais une véritable porte qui s’ouvre vers le monde ».
Il est dans les intérêts de la Finlande que ce point de vue global mentionné par Mme Mogherini se traduise mieux dans la stratégie de développement des infrastructures et dans le futur cadre budgétaire de l’Union européenne.
La présidence du Conseil arctique offre à la Finlande des possibilités d’influence et une visibilité internationale pour nos projets. La présidence de l’Union européenne au deuxième semestre de 2019 pourra servir à promouvoir les projets septentrionaux à l’intérieur de l’Union et aussi en relation avec l’Asie et l’Amérique du Nord.
Plusieurs grands projets ont été évoqués, dont la voie par l’océan glacial Arctique, le tunnel entre Helsinki et Tallinn et Rail Baltica. Le projet de câble Arctic connect est également stratégique du point de vue finlandais.
Dans l’aviation, la Finlande est devenue une porte vers l’Asie. Nous avons des possibilités d’obtenir une telle position aussi dans la communication, la télécommunication et la logistique. La situation de la Finlande en tant que pôle septentrionale aurait une valeur stratégique aussi pour toute l’Europe.
HS/dim/C9

Conseil arctique
Selon Keskisuomalainen, pendant sa présidence du Conseil arctique, la Finlande tente de rendre plus efficace la mise en œuvre des recommandations communes déjà approuvées. Selon l’ambassadeur Aleksi Härkönen, « la mise en œuvre des recommandations est un problème dans la coopération arctique ».
Les moyens proposés par la Finlande, qui seront évoqués à la première réunion des fonctionnaires en mars, sont la diminution du nombre de recommandations et la rédaction de recommandations prête à être mises en œuvre.
Selon M. Härkönen, un autre moyen afin de rendre plus efficace l’action du conseil est la contribution aux accords contraignants, par exemple au « code polaire » de l’Organisation maritime internationale, soit le Recueil international de règles applicables aux navires exploités dans les eaux polaires.
Timo Koivurova, directeur du Centre arctique de l’université de la Laponie, propose que ceux qui travaillent dans les administrations de la région arctique puissent participer au travail du Conseil arctique.
KS/lun/10

Eurobaromètre

Les Finlandais sont favorables à l’Union européenne
Selon Turun Sanomat, l’Eurobaromètre le plus récent publié la semaine dernière par la Commission européenne montre que trois quarts des Finlandais, soit plus que la moyenne européenne, sont favorables à l’euro et à l’union monétaire.
L’euro est pour les Finlandais un des symboles les plus importants de l’Union. L’UE signifie pour les Finlandais des choses positives et pratiques, dont la liberté de circuler, d’étudier et de travailler partout dans l’Union européenne. Elle est aussi l’union de la paix, des droits de l’Homme et du respect des lois.
La majorité des Finlandais pensent être bien ou assez bien au courant des affaires européennes.
Selon l’Eurobaromètre, deux tiers des Finlandais sont favorables à la politique de défense et de sécurité commune.
Pour les Finlandais, les plus grands problèmes de l’UE sont le terrorisme et l’immigration, à l’exception de l’immigration à l’intérieur de l’Union.
L’Eurobaromètre a été effectué dans tous les pays de l’Union en mars 2017. En Finlande 1 016 personnes ont été interrogées.
TS

Commission européenne

Nomination au cabinet de M. Katainen
Risto Artjoki, actuel secrétaire d’Etat du groupe ministériel du Rassemblement national, est nommé chef du cabinet de Jyrki Katainen, vice-président de la Commission, à partir de la mi-mars. M. Artjoki a déjà travaillé à la Commission en 2005-2011, entre autres dans le cabinet du commissaire Olli Rehn.
M. Artjoki remplace Juho Romakkaniemi qui est nommé directeur général de la chambre centrale de commerce à Helsinki à partir du début mars.
Yle

Réforme de l’UEM

Editorial : « La réforme traversée par les vieilles lignes de partage » HS
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat écrit que depuis sa création, l’euro est une union imparfaite entre des besoins politiques et économiques. Et les crises ont montré cette imperfection. Ce printemps, la situation semble propice pour la réformer, estime HS.
Ce travail de réforme comporte au moins deux choses importantes : il faut couper le lien entre les banques et les Etats et il faut instaurer une union bancaire avec des garanties de dépôts. Il faut rendre possible la restructuration des dettes d’un Etat et instaurer pour cela un fonds monétaire européen. Ces questions sont liées les unes aux autres et nécessitent d’autres réformes. Il faut que les banques diminuent la part des emprunts de leur Etat national dans leur bilan, ce qui serait possible en leur proposant des eurobonds. Si le lien entre les banques et les Etats, la restructuration des dettes sera moins dangereuse. Et cela serait un moyen d’en revenir au principe du « no bail out » où l’idée est qu’un Etat en crise n’est pas sauvé par les autres ni par la BCE.
Mais ces idées divisent les Etats, juge l’éditorialiste.
Le problème de la Finlande réside dans la contradiction entre l’objectif à atteindre et les étapes nécessaires pour y parvenir. En effet, la Finlande est favorable à une idée de rendre possible la restructuration des dettes et d’augmenter la responsabilité des investisseurs privés, mais pour y arriver il faut mettre en place beaucoup d’outils qui ne sont pas politiquement faciles à expliquer aux électeurs. Par exemple, des eurobonds et un fonds monétaire européen – quelque soit la manière de les instaurer – seront considérés par l’opposition comme un moyen d’augmenter la solidarité financière. Et une garantie commune de dépôts peut ressembler à un moyen de permettre aux faibles banques du sud de récolter encore plus d’argent.
Dans une union monétaire, il y a toujours de la solidarité financière. Mais cela n’est pas forcément la même chose que de l’aléa moral. La Finlande devrait donc promouvoir des décisions qui minimisent l’aléa moral et qui ne font pas naître une augmentation cachéed e la solidarité financière.
HS

Politique européenne

Billet du Premier ministre Sipilä : « Il faut que l’UE s’oriente vers l’avenir »
Helsingin Sanomat publie, sur sa page éditoriale, un point de vue du Premier ministre Juha Sipilä qui souligne que pour que l’Europe puisse être plus efficace, il faut que ses Etats membres s’engagent sur des objectifs et valeurs communs.
M. Sipilä estime qu’après des crises, la Finlande et l’UE sont arrivées à une phase de développement fort. L’exemple finlandais montre que les réformes sont douloureuses, mais qu’elles apportent des résultats. Cela vaut aussi pour l’Europe.
Les efforts pour influencer la prise de décision européenne concernant le cadre budgétaire pour la période de 2021 à 2027 et les questions institutionnelles sont en cours.
Durant la période en cours, la Finlande contribue pour environ deux milliards d’euros à l’UE pour obtenir des crédits à hauteur de 1,5 milliard d’euros. M. Sipilä rappelle que la Finlande bénéficie grandement du marché intérieur et de la politique commune en matière du commerce, ce que les britanniques vont certainement regretter, selon lui.
Pour lui, lors des négociations budgétaires, il faudra que la Finlande se concentre sur deux choses : sur le niveau total du budget et sur les choix concernant la politique européenne de répartition des crédits. Il faut que le résultat fasse progresser l’Europe et la Finlande.
Il note que la Finlande part du principe qu’il faudra que l’UE des 27 dispose d’un budget moins important, compte tenu du départ de la Grande-Bretagne. Pour la Finlande, le niveau du budget européen devra être défini à un peu plus de 1 % du PIB, ce qui le diminuerait. La contribution finlandaise augmenterait de toute manière du fait de la croissance économique.
Selon les orientations du gouvernement, la Finlande brigue une part proportionnellement plus importante des crédits concernant la politique agricole et de cohésion. De plus, la Finlande souhaite que le budget européen réponde mieux aux besoins actuels comme la R&D, le savoir-faire, l’emploi et la croissance.
M. Sipilä rappelle que la coopération de défense et les mouvements migratoires nécessitent des financements. Il réclame une attitude responsable et rigoureuse en matière d’utilisation des crédits européens. Pour lui, la Finlande est convaincue que la coopération constitue une valeur ajoutée pour l’ensemble de l’Europe.
Il souligne l’importance du respect de la règle du jeu commune, de la responsabilité et des principes de l’Etat de droit. Afin que l’UE puisse faire et atteindre plus, il conviendra que tout le monde s’engage dans les objectifs et valeurs communs européens.
Pour ce qui est des questions institutionnelles, la Finlande a considéré comme logique qu’avec le brexit, outre le budget, le Parlement européen diminue.
Une augmentation des sièges par Etat membre nécessite l’unanimité du Conseil européen et l’approbation du Parlement européen. M. Sipilä note que si la Finlande devait obtenir un siège de plus, la position ålandaise serait entendue.
Quant à la composition de la Commission européenne, il importe pour la Finlande que l’ensemble des Etats membres continuent à disposer d’un commissaire. M. Sipilä ne considère pas comme raisonnable l’idée de fusionner la présidence du Conseil européen et de la Commission. Une Commission forte a généralement été dans l’intérêt des petits Etats membres.
M. Sipilä se félicite du fait que la Commission européenne actuelle fasse les premiers pas dans le bon sens et que l’UE commence à se concentrer sur l’essentiel. Dans ce contexte, il est facile pour la Finlande de soutenir pleinement les institutions communes. Les Européens n’ont qu’à y gagner : les contributions mieux ciblées permettront d’améliorer l’Europe.
HS

Editorial en réaction au billet du Premier ministre Sipilä
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat revient sur le billet du Premier ministre, publié, vendredi, sur l’avenir de l’Europe.
M. Sipilä a souhaité un élément de conditionnalité pour bénéficier des financements européens. Selon lui, il faut prendre en compte respect de la règle du jeu commune, de la responsabilité et des principes de l’Etat de droit.
L’éditorialiste estime que mettre en place de telles conditions serait difficile du fait que trouver un moyen explicite pour mesurer et comparer la réalisation de tels principes serait difficile.
En tant qu’avertissement, une telle mesure manque de crédibilité, juge HS.
HS/dim/A5

Laura Huhtasaari veut que une Finlande turbulente dans l’UE
Helsingin Sanomat publie une interview de la députée Laura Huhtasaari, qui était candidate pour les Vrais finlandais à l’élection présidentielle.
Elle déclare être prête à être candidate pour son parti aux élections européennes. Elle estime que la Finlande devrait être plus « turbulente » dans l’UE. « La règle semble être devenu que l’on obtient des choses si on a un comportement difficile. La Pologne et la Hongrie se moquent des injonctions de l’UE et en tirent tout le profit. La Pologne n’a pas eu à regretter d’être considérée comme turbulente ? Nous devrions changer de stratégie parce que cela ne sert à rien d’être l’élève modèle ».
« Le rôle de ‘lUE est uniquement d’être une zone de libre-échange, rient d’autre », dit-elle, ajoutant que son modèle de parti au niveau européen est l’UKIP et le travail de M. Farage.
HS

Conseil européen informel

Propos de M. Sipilä
Le Premier ministre, Juha Sipilä, estime qu’il faudra que les Finlandais évoquent l’éventualité que les Îles Åland obtiennent un siège au Parlement européen si le nombre de députés européens finlandais passe à 14 après les européennes de 2019.
Pour M. Sipilä, il importe d’étudier le point de vue des Îles Åland, même s’il ne souhaite pas deviner quel sera le résultat. Les entretiens n’ont pas été entamés, même si les Ålandais ont été entendus à plusieurs reprises.
Les Ålandais seraient enthousiastes pour obtenir un représentant pour pallier à « un déficit en matière de démocratie ».
A l’origine, le gouvernement Sipilä n’a pas souhaité que les sièges britanniques soient répartis entre les Etats membres. Maintenant, M. Sipilä dit que cette question était la moindre des points sur lesquels il fallait se mettre d’accord, et que la Finlande n’a pas toute seule souhaité faire la difficile, afin de ne pas gaspiller son capital politique.
L’instauration d’un député européen ålandais nécessiterait un changement de la législation électorale du fait que la Finlande constitue une seule circonscription aux européennes.
Concernant le budget européen, M. Sipilä estime qu’il pourrait s’élèver à 1,1 % du PIB au lieu du 1 % actuellement.
M. Sipilä et son gouvernement estiment qu’il faudrait que l’agriculture et la politique de cohésion continuent à avoir un rôle important dans le budget et dans les aides dont la Finlande pourra bénéficier.
« Mais nous avons de nouvelles pressions aussi », admet le Premier ministre.
HS/sam/A20

Politique intérieure

Présidence

Nominations
Le Président Sauli Niinistö a nommé Jukka Siukosaari, actuel ambassadeur de Finlande au Japon, comme chef de cabinet de la présidence, à partir du 1er juin jusqu’à la fin février 2024.
L’actuel chef de cabinet Hiski Haukkala continuera à ce poste jusqu’au 31 mai et deviendra ensuite professeur de politique internationale à l’université de Tampere.
Petri Hakkarainen, conseiller des affaires étrangères, a été nommé conseiller diplomatique du Président Niinistö à partir du 1er mars.
Katri Makkonen continue comme directrice de communication et Pete Pokkinen comme conseiller spécial. Un conseiller juridique sera nommé ultérieurement.
Tpk.fi

Elections régionales

Positions divergentes sur le cumul de mandats
Helsingin Sanomat note que si les lois concernant la réforme des services sociaux et de la santé et celle des régions, nécessaires pour que les élections régionales puissent être organisées, seront adoptées au Parlement d’ici le 1er juillet, les premières élections régionales pourront avoir lieu, en octobre.
Les partis ont commencé le travail pour la désignation de candidats. Les députés actuels n’auront guère de temps à consacrer à la politique régionale, mais les partis souhaitent en désigner pour la visibilité. Anu Vehviläinen, ministre centriste des Collectivités locales, ne souhaite pas restreindre les candidatures des députés. Elle rappelle l’importance du fait que chaque député réfléchisse bien à son emploi du temps et sa motivation.
Les Vrais Finlandais ont déjà décidé que pour se présenter aux législatives, il faudra avoir été candidat aux régionales.
Joakim Strand, député du Parti suédois, estime que du point de vue de la démocratie, il n’est pas raisonnable qu’une même personne siège au niveau national, au niveau régional et au niveau communal.
De la même façon, les organisations de jeunes de tous les partis représentés au Parlement se sont exprimées contre le fait de siéger aux trois niveaux de prise de décision.
Le ministre de la Justice, Antti Häkkänen (Rassemblement national), rappelle que la Constitution prévoit la possibilité de se présenter aux élections, ce qui est un droit qu’il ne convient pas de restreindre à la légère.
HS note que, selon des études, l’intérêt porté pour les élections municipales a diminué : en 2017, il y avait 9,4 % de moins de candidats aux municipales que la fois précédente. Pour une nouvelle élection, les régionales d’octobre, le taux de participation risque d’être faible.
Le gouvernement a proposé de restreindre l’éligibilité des personnes occupant un poste de direction dans une entreprise de services sociaux et de la santé. Mme Vehviläinen rappelle que cette restriction concernerait des dizaines de milliers de personnes.
HS/dim/A13

Social

Accord dans le secteur du tourisme et de la restauration
Les négociations concernant la convention collective ont pu être terminées, dimanche, concernant le secteur du tourisme et de la restauration. La convention concerne 85 000 employés.
HS/lun/A11

Le président du syndicat de l’industrie met en garde contre des demandes salariales trop importantes
Riku Aalto, président du syndicat de l’industrie, se déclare inquiet des négociations en cours concernant les conventions collectives et les augmentations salariales en particulier.
M. Aalto estime qu’une partie des syndicats demande des augmentations trop importantes, ce qui pourrait plus tard engendrer des suppressions d’emplois.
Le syndicat PAM demande pour les employés du secteur du commerce des augmentations plus importantes que le niveau général des négociations déjà terminées, 3,2 %. Sans souhaiter donner des leçons aux autres, M. Aalto constate qu’il craint que ne se produise pas ce qui s’est passé en 2007-2008 : après des augmentations importantes par exemple dans la métallurgie et dans le secteur des soins, l’économie finlandaise s’est retrouvée en récession et beaucoup d’emplois ont disparu.
KS/sam/24-25

Défense

Débat sur la situation singulière des Témoins de Jehova vis-à-vis du service militaire
Les Témoins de Jehova évitent toujours le service civil alors que leur communauté ne l’interdit plus.
La décision de la cour d’appel d’Helsinki vendredi dernier de libérer un objecteur de conscience de 23 ans a suscité une discussion animée. En effet, elle se base sur le respect du principe d’égalité par rapport aux Témoins de Jehova qui bénéficient d’une position privilégiée. En effet, les Témoins de Jehova bénéficient, depuis les années 1980, d’une d’exemption qui permet à leurs membres objecteurs de conscience d’éviter la prison – contrairement aux autres objecteurs de conscience.
Cette décision pourrait aller jusqu’en cour suprême.
HS25.2/A11

Suite de la mort d’un homme d’affaires finlandais en Ouganda
Le Premier ministre Juha Sipilä se déclare satisfait des actions de Patria dans l’affaire liée au décès d’un homme d’affaires finlandais en Ouganda.
Trois employés de Patria ont dû quitter la société en raison de ces évènements.
« Je pense que Patria a agi comme elle devait le faire. Des employés ont été licenciés en raison de cet incident et de notre côté, l’affaire est close », a noté Sipilä, interrogé à Bruxelles lors du sommet des Premiers ministres de l’UE.
Selon Sipilä, il n’avait pas d’information sur les raisons du déplacement de l’ex ministre, Suvi Lindén (conservateur) en Ouganda.
HS24.2/A8

Jeudi 22 février 2018

Politique étrangère et européenne

Patria

Patria fournit des explications sur le décès du Finlandais en Ouganda et licencie un troisième employé
Mercredi, la société de produits d’armement Patria a licencié une troisième personne liée à l’obscur décès du Finlandais en Ouganda. Il s’agit du chef des ventes qui avait été en contact avec l’homme d’affaires décédé.
« Ces deux hommes avaient été en contact par courriel et s’étaient rencontrés à quatre reprises entre 2016 et 2018 », a-t-on précisé à Patria.
Selon le directeur général de Patria, Olli Isotalo, il n’y a pas eu d’échange d’argent entre l’homme d’affaires et Patria. Les rapports consistaient en des discussions sur d’éventuels contacts et affaires au Pakistan, en Roumanie, en Ouganda et au Mozambique. Par ailleurs, l’homme avait voulu évoquer ses relations avec Singapour et le Qatar.
Lors de sa conférence de presse, Isotalo a répété son point de vue selon lequel Patria a commis une erreur en permettant à l’homme d’affaires de faire du marketing des produits de Patria en Ouganda et au Mozambique.
Le ministre de l’économie en charge de la supervision des entreprises publiques, Mika Lintilä, affirme pour sa part qu’il n’a jamais exigé que des directeurs de Patria soient licenciés. Selon Isotalo ces décisions ont été prises uniquement par lui, et lui seul.
Vendredi dernier le directeur commercial de Patria Land, Mika Kari, et le chef du marketing, Juha Simola, ont dû quitter la société.
Hier, Isotalo a affirmé qu’il n’y aura pas d’autres licenciements. Il a également répété que l’ancienne ministre et députée du parti conservateur, Suvi Lindén, n’avait pas de lien avec Patria durant ce voyage.

D’après un expert, Ouganda n’est pas une région de marketing intéressante pour Patria
Le directeur de l’Institut de recherche pour la paix de Stockholm estime que l’Ouganda n’est pas une région de prospection intéressante pour Patria qui, pour sa part, n’est pas le fournisseur d’armes idéal pour le pays.
« Les Ougandais peuvent obtenir des armes plus facilement et moins chers en les achetant à d’autres pays et, pour Patria, l’Ouganda représente un petit marché qui, pour des questions de droits de l’Homme est contesté », a déclaré le chercheur de l’Institut, Dieter D. Wezeman.
HS/A6-8

Politique intérieure

Partis politiques

Les intentions vote en faveur du Centre en légère hausse
Helsingin Sanomat publie les résultats d’un sondage sur les intentions de vote des partis politiques.
Le Rassemblement national est encore en tête avec un score de 21,7 %, suivi du PSD, qui obtient 19,0 % et du Centre (16,3 %, +0 ,7 %).
Les Verts arrivent quatrième avec 14,4 % (-1,1 %), l’Alliance des gauches est cinquième (9,1 %), avant les Vrais Finlandais (8,6 %). Le Parti suédois obtient 4,2 %, les Chrétiens-démocrates 3,4 % et l’Avenir bleu 1,3 %.
Le sondage a été effectué par l’institut Kantar TNS entre le 22 janvier et le 15 février, soit avant et après l’élection présidentielle.
Même si Matti Vanhanen, candidat présidentiel du Centre, n’a obtenu qu’environ 4 % de voix, les intentions de vote en faveur du Centre ont augmenté selon ce sondage.
HS/A9

Analyse
Dans son analyse, Helsingin Sanomat souligne que le score de l’Avenir bleu au sondage est tellement bas que, selon les spéculations, ce parti serait en train de chercher des alliances électorales pour les prochaines élections.
Après la division en deux des Vrais Finlandais en juin dernier, l’Avenir bleu a 17 députés, dont cinq ministres. Avec le score de 1,3 %, le parti n’aurait aucun député aux prochaines élections législatives.
La situation n’est pas en réalité aussi sinistre, parce que les ministres actuels Sampo Terho, Jari Lindström et Jussi Niinistö ont obtenu beaucoup de votes aux élections précédentes. Même Timo Soini, qui avait présidé les Vrais Finlandais pendant vingt ans, n’a pas entièrement exclu la possibilité de se présenter aux élections législatives.
Selon le secrétaire général Matti Torvinen, il y a des négociations en cours sur les alliances électorales avec tous les autres partis politiques, à l’exception des Vrais Finlandais.
hs.fi

Parlement

Débat sur la loi sur le renseignement
Helsingin Sanomat rapporte que le Parti social-démocrate a déclaré jeudi, lors du débat au Parlement sur le projet de loi sur le renseignement, que toutes les activités la police de sûreté Supo devaient être sous surveillance parlementaire pour que le PSD puisse approuver le projet de loi.
Selon le président du PSD Antti Rinne, il ne suffit pas de nommer au Parlement une commission de surveillance des télécommunications de renseignement de la Supo. La commission doit avoir le droit de surveiller toutes les activités de la Supo.
HS/A15

Social

Plus de 500 000 salariés concernés par les mouvements sociaux
Des préavis de grève et des interdictions d’heures supplémentaires sont d’actualité pour des centaines de milliers d’employés.
Parmi les secteurs concernés, le commerce, les universités, les services privés du domaine de l’enseignement et de services sociaux, comme les crèches et les soins des personnes âgées, les brise-glaces, le financement, l’immobilier et le bâtiment. Il s’agit de savoir s’il sera possible d’obtenir des augmentations salariales plus importantes que celles de 3,2 % conclues pour les ouvriers industriels à l’automne.
Plus d’un million d’employés ont déjà obtenu les 3,2 %.
Les secteurs qui emploient beaucoup de personnels aux bas salaires (services, santé, enseignement, social) rappellent que les augmentations définies en pourcentages bénéficient plus aux gros salaires et augmentent ainsi les écarts de revenus. Les employés des secteurs à bas salaires estiment que la progression de leurs revenus est accuse un net retard sur celle des salaires plus importants.
Ceux qui demandent des augmentations plus importantes que les 3,2 % ont mis en place des interdictions d’heures supplémentaires, et ceux qui ont eu une proposition de leur employeur inférieure à ce niveau, ont donné des préavis de grève.
Un préavis de grève mène automatiquement à une médiation avec le médiateur national, alors que l’interdiction d’heures supplémentaires signifie que les négociations se poursuivent au niveau de la branche.
Pour l’instant, Minna Helle, médiateur national, n’a pas proposé d‘augmentations supérieures au niveau général.
Les augmentations conclues l’automne dernier améliorent le pouvoir d’achat en même temps que la compétitivité de l’industrie finlandaise s’améliore par rapport notamment à la Suède et l’Allemagne où les salaires augmentent plus rapidement qu’en Finlande.
HS/A5, A11

Economie

Un nombre double de faillites par rapport à janvier 2017
Helsingin Sanomat rend compte du fait que 288 faillites ont été déclarées en janvier 2017, ce qui est 148 de plus qu’à la même époque en 2017. Selon le quotidien, le nombre de faillites en janvier 2017 était toutefois particulièrement peu élevé.
Généralement, les faillites sont en baisse depuis ces dernières années. Contre plus de 3000 faillites en 2013, il y en avait 2160 en 2017.
HS/A25

France – Finlande

Gastronomie

Une étoile à Grön
Hufvudstadsbladet rend compte de l’étoile Michelin accordée au restaurant Grön.
HBL

Mercredi 21 février 2018

Politique étrangère et européenne

Loi sur le renseignement

Le projet de loi sur le renseignement proposé par le gouvernement et présenté hier au Parlement ouvrirait la porte aux services de renseignement étrangers
Les nouvelles lois sur le renseignement accorderaient aux services de renseignement des pays étrangers la permission de procéder à des demandes de renseignement secrètes en Finlande en qualité d’assistant sous la supervision de la Sûreté nationale (Supo) et de la défense nationale. Le gouvernement estime que la Finlande pourrait ainsi profiter du talent des agents étrangers, notamment dans le domaine des réseaux d’information.
Si le projet de loi du gouvernement est accepté par le parlement, les services de renseignement étrangers tels que l’Américain CIA, le Britannique M16 ou le Suédois MUST obtiendraient la permission incontestable d’opérer en Finlande et de collecter secrètement des renseignements sur des cibles désignées à l’intérieur des frontières finlandaises.
La situation actuelle n’est pas claire car la Supo et la défense nationale ne sont pas autorisées à collecter des renseignements à l’intérieur du pays s’il ne s’agit pas de soupçon criminel. Il n’existe pas non plus de loi déterminant les droits des services de renseignements étrangers à opérer en Finlande.
Les services de renseignements étrangers ne pourraient cependant pas agir seuls mais devraient coopérer avec la Supo et la défense nationale.
HS/mar/A10

De nombreux services de renseignements étrangers fonctionnent déjà en Finlande – sans règles de jeu établies
Selon les informations du quotidien Helsingin Sanomat, les services de renseignement suédois, américain, britannique et russe possèdent d’ores et déjà leurs représentants en Finlande.
Ces personnes appelées « agents de liaison » opèrent dans les ambassades de leurs pays respectifs et sont en réalité plus nombreux que ce qui est annoncé. En quelque sorte, il s’agit d’un mélange de diplomate, de bureaucrate et d’agent secret.
Le renseignement n’est pas défini par la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques. Par contre, la convention permet au pays hôte de signaler, à tout moment, que tel ou tel diplomate n’est pas le bienvenu et lui ordonner de quitter le pays sans aucune justification. Selon les informations du quotidien, la Finlande a déjà expulsé des diplomates, russes notamment, en raison de leurs activités en matière de reconnaissance.
Toujours selon les informations de HS, un certain nombre de services de renseignement étrangers coopèrent déjà avec la Supo (Sûreté nationale) ou la défense nationale. La collaboration serait intense notamment avec les Etats-Unis, la Suède et la Grande-Bretagne. Les Etats-Unis fourniraient même plus de renseignements que de besoin.
Il semblerait qu’il n’existe pas de collaboration entre les services de renseignement finlandais et russe. Supo signale que ce procédé peut être emprunté s’il est conforme aux intérêts de la Finlande. Aujourd’hui la Finlande peut, au besoin, collaborer avec les Russes dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.
HS/mar/A11

La procédure accélérée de la loi sur le renseignement éveille la méfiance chez de nombreux députés de l’opposition
La procédure accélérée par un vote des députés à la majorité des cinq sixièmes, soit 166 députés sur les 200, nécessaire pour faire passer la loi sur le renseignement en urgence, inquiète un certain nombre de députés qui se soucient également de l’étendue de la surveillance et du contrôle du renseignement
Les députés chrétien-démocrates, conservateurs, centristes et de l’avenir bleu défendaient les procédures d’urgence. Les députés sociaux-démocrates, des Verts, de l’Alliance des gauches, des Vrais Finlandais et du parti suédophone ont exprimé des doutes quant aux modalités d’urgence ou ont souhaité remettre leur décision à plus tard.
Dans les discussions sur ce projet de loi au parlement mardi, le parti social-démocrate n’a pas accordé son soutien inconditionnel pour modifier la constitution en urgence. Cela pourrait bien freiner le processus qui ne pourra pas avoir lieu sans les sociaux-démocrates.
Les vrais Finlandais se sont rangés dans le clan des sceptiques en évoquant l’idée du professeur Martin Scheinin qui consistait à instaurer une loi d’exception au lieu de modifier la constitution.
HS21.02

Editorial : « Les réussites des services de sécurité résident dans la prévention du terrorisme » HS
« Les services de sécurité formeraient le lien entre la sécurité de la Finlande et celle des autres pays occidentaux »
La conférence sur la sécurité à Munich le week-end dernier s’est avérée, entre autres, être une sorte de sommet des chefs de renseignement, ce qui n’étonnera plus personne. Ce qui est plus surprenant c’est le communiqué de presse sur la coopération des services de sécurité.
Cette collaboration est activée par les pressions entre la Russie et les pays occidentaux avec les cyber-attaques ainsi que la poussée des activités de la Chine. Néanmoins, la coopération des services de renseignement a pour but de combattre le terrorisme.
Ceci est particulièrement vrai aussi pour la Finlande. Les services de sécurité en cours de préparation formeraient des liens entre la sécurité de la Finlande et celle des autres pays occidentaux. En ce qui concerne le terrorisme, le lien fonctionnerait également vers l’est.
Le quotidien Ilta-Sanomat a révélé le projet de la conférence des Présidents de commissions qui permettrait de renforcer les règles du secret professionnel, non seulement pour la commission du renseignement, mais aussi pour les autres commissions.
Le projet d’adapter le calendrier du parlement aux lois sur le renseignement n’a cependant rien d’extraordinaire mais mérite de l’attention car il réduirait, lui aussi, la qualité publique de la question. En raison du caractère inévitablement délicat du renseignement, les règles doivent être précisées mais dans le but de garantir une ouverture publique la plus large possible.
« A considérer la question sous un autre angle, on pourra noter que la majorité des cinq sixièmes nécessaire pour faire passer la loi sur le renseignement en urgence confèrerait, si elle passait, une grande légitimité à la loi. Cela est non négligeable dès lors qu’il s’agit de réduire la protection de la vie privée des citoyens au nom de la sécurité », écrit l’éditorialiste.
La Finlande a besoin de lois sur les services de renseignement militaire et civil qui renforcent la sécurité de la Finlande et les valeurs d’une démocratie libérale – avec d’autres pays.
HS21.02

Energie

L’augmentation du prix des droits d’émission
Helsingin Sanomat rend compte du fait qu’avec la réforme de la vente des droits d’émissions de CO2, la croissance économique et l’augmentation du prix des carburants fossiles, le prix des droits d’émission a augmenté ces derniers mois.
Selon Anna-Maija Sinnemaa, spécialiste à l’Office national de l’énergie, la rapidité de l’augmentation du prix est surprenante.
Le prix a plus que doublé en moins d’un an.
HS/A23

Politique européenne – budget

Point de vue : « La position finlandaise : Non et oui et nous demandons plus »
Helsingin Sanomat publie un commentaire de Paavo Rautio qui fait un bilan de la position finlandaise concernant le budget européen. Il conviendrait de le diminuer mais compte tenu de l’objectif finlandais d’obtenir plus d’aides agricoles de cohésion, on peut faire une concession. La Finlande souligne également une réponse efficace au développement de la dimension de la défense et à la gestion des mouvements migratoires.
Pour M. Rautio, l’expression de la position finlandaise est contradictoire et manque de logique. Pour lui, cela reflète le fait que le premier point est censé plaire à l‘Avenir bleu, le deuxième au Centre et le troisième a été fait sur mesure pour faire plaisir au Rassemblement national.
M. Rautio estime qu’avec la récession et la montée du populisme, la politique européenne de la Finlande a changé. Il ne s’agit plus d’un système de coopération mais d’un système de solidarité où l’argent est la mesure de tout. Cette orientation a tenu le coup parce que l’Allemagne était souvent du même avis. La politique allemande risque toutefois de changer, et désormais la Finlande s’efforce en même temps de maintenir et de changer sa ligne avec une marge de manœuvre restreinte et entre trois partis en désaccord. Cela devient un jeu de « oui » et de « non », de « oui et non », et de « est-ce qu’on peut avoir plus ? ».
HS/A4

Parlement européen

MM. Halla-aho et Väyrynen ne se représenteront plus
Turun Sanomat rapporte que selon une enquête auprès les treize parlementaires européens de Finlande, Jussi Halla-aho, président des Vrais Finlandais, et Paavo Väyrynen, ancien centriste qui a créé son propre parti, ont annoncé qu’ils ne se représenteraient plus aux élections européennes de 2019.
M. Väyrynen a déjà annoncé qu’il comptait revenir dans la politique nationale. Il a également présenté sa candidature à la présidence du Centre au congrès de juin prochain mais il n’est pas sûr que le Centre approuve sa candidature.
Le centriste Hannu Takkula ne se représentera pas non plus, puisqu’il a été élu à la Cour des comptes de l’Union européenne.
Sirpa Pietikäinen et Henna Virkkunen, qui représentent le Rassemblement national, et Pirkko Ruohonen-Lerner (Avenir bleu) ont décidé de se représenter. Les autres disent que la décision n’a pas encore été prise.
Il est possible que la Finlande ait une place de plus au Parlement européen aux élections de 2019.
TS/8

Politique intérieure

Emploi

71 000 de plus de personnes employées par rapport à janvier 2017
La croissance économique a augmenté le taux d’emploi et diminué le taux de chômage. Selon les chiffres publiés par l’Institut d’études statistiques, le taux d’emploi était de 70,9 % en janvier par rapport à 68,9 en janvier 2017.
Une grande partie de cette augmentation concerne les personnes qui jusqu’à présent ne cherchaient pas activement du travail. Il y avait 51 000 personnes de moins en dehors de la main d’œuvre, ce qui selon l’économiste de Danske Bank, Pasi Kuoppamäki, est une bonne nouvelle qui traduit la confiance des gens dans le fait qu’ils vont pouvoir trouver du travail.
Pour M. Kuoppamäki, il est probable que les mesures d’activation des chômeurs et la croissance économique augmenteront davantage encore l’offre et la demande de main d’œuvre courant 2018.
Le taux de chômage était de 8,5 % en janvier, soit 0,2 point de moins qu’à la même époque en 2017.
Selon M. Kuoppamäki, il n’est pas impossible que le gouvernement atteigne son objectif d’un taux d’emploi de 72 %, mais il conviendra de poursuivre les réformes structurelles.
Le renforcement de la croissance dans la zone euro et de l’économie internationale sont pour beaucoup dans la croissance du PIB finlandais.
HS/A25

Editorial
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat estime qu’avec la croissance économique, le taux d’emploi devrait augmenter plus rapidement qu’il ne le fait. Le taux de chômage est relativement important vu l’état de la conjoncture. Selon l’Eurostat, la Finlande est dans l’UE le pays où le chômage diminue le plus lentement.
L’éditorialiste estime que le gouvernement Sipilä pourra bien atteindre son objectif en matière d’emploi, mais en même temps, il laissera comme héritage un marché de travail qui n’arrive pas à rectifier le déficit en matière de durabilité.
HS/A5

Energie

Energie hydraulique
Helsingin Sanomat relève que le gouvernement projette un système de subvention de près d’un milliard d’euros pour l’énergie renouvelable.
Le gouvernement a déjà présenté, à l’automne dernier, son projet de loi au Parlement qui l’a envoyé à la commission de l’économie. Le projet est bloqué à la commission, en raison de la volonté de quelques membres de la commission, dont le président Kaj Turunen (Avenir bleu), d’inclure l’énergie hydraulique dans le système de subvention, contrairement au projet du gouvernement.
M. Turunen a estimé à l’automne que le modèle du gouvernement favorise excessivement l’énergie éolienne. Harri Jaskari (Rassemblement national), vice-président de la commission, souhaite aussi la réalisation d’études supplémentaires, « pour que le nouveau système soit réellement neutre sur le plan technologique ».
Le modèle actuel, considéré comme un échec, a coûté beaucoup plus que prévu.
HS/A27

France

Musique

Décès de Didier Lockwood
Hufvudstadsbladet rend compte du décès de Didier Lockwood.
HBL/20

Mardi 20 février

Politique étrangère et européenne

BCE

MM. Liikanen et Rehn parmi les onze noms cités pour éventuellement succéder à M. Draghi
Hufvudstadsbladet rend compte du fait que deux Finlandais, anciens commissaires, figurent sur la liste de l’agence Bloomberg en tant qu’éventuels candidats à la succession de Mario Draghi à l’automne 2019. HBL relève que selon un économiste qu’il a interrogé, même si le gouverneur de la Banque d’Allemagne, Jens Weidman est très en vue pour le poste, M. Liikanen pourrait être un candidat de compromis que l’Allemagne et la France pourraient toutes deux accepter.
Selon une autre source du quotidien, la chance que le président vienne d’un petit Etat membre est plus grande qu’avant.
Le mandat de M. Liikanen comme gouverneur de la Banque de Finlande prendra fin cette année.
HBL rappelle que M. Rehn, quant à lui, est considéré comme un successeur probable de M. Liikanen à la tête de la Banque de Finlande.
HBL/1&4

Banque européenne d’investissement

Nomination de Mme Santoni
Helsingin Sanomat rapporte que la Finlandaise Marjut Santoni a été nommée au poste de secrétaire générale de la Banque européenne d’investissement à Luxembourg. Elle occupe le poste de secrétaire générale adjointe de la BEI depuis l’automne 2015.
Mme Santoni, qui a une carrière de plus de 20 ans au sein des instances européennes, est la première femme à accéder au poste de secrétaire général de la BEI.
La banque a été critiquée en 2017 par le tribunal de l’Union européenne pour ne pas promouvoir suffisamment les femmes.
Alexander Stubb, actuel directeur à la BEI, se félicite « de la nomination du meilleur candidat à ce poste ».
HS/A21

Migration

Droit d’asile
Irak
Yle rapporte que l’Office national de l’immigration, le Migri, n’envisage pas de modifier sa politique concernant le droit d’asile des Irakiens. L’automne dernier, deux chercheurs de Migri se sont rendus sur place à Bagdad pour une semaine. Leur rapport est prêt.
Pour le Migri, la situation en matière de sécurité s’est améliorée au cours des dernières années au fur et à mesure du recul de Daech, même si la situation varie d’une région à l’autre. Le déplacement a confirmé la position du Migri qui ne sera ainsi pas modifiée.
Durant les deux dernières années, le Migri a donné 18 000 réponses négatives à des demandes d’asile, dont 11 000 à des ressortissants irakiens.
Le Migri considère l’Irak du Nord et du Sud comme plutôt stables. En revanche, il ne renvoie pas de demandeurs d’asile dans des régions où de batailles sont activement en cours. Bagdad est considéré comme une zone de risque occasionnel ce qui ne constitue pas un obstacle pour un renvoi.
Le Migri s’était rendu sur place pour la dernière fois en 2011. Entretemps, il s’est basé sur des sources écrites pour ses évaluations.
Yle

Terrorisme

Le procès d’un Finlandais poursuivi en justice au Danemark a commencé
Hufvudstadsbladet rend compte du début du procès concernant un ressortissant finlandais poursuivi en justice au Danemark pour avoir rejoint Daech en Syrie.
L’intéressé dément les accusations.
HBL/10

Sécurité

Editorial
Dans son éditorial, Hufvudstadsbladet estime qu’une image sombre et dangereuse du monde a été donnée à la conférence sur la sécurité de Munich. Les propos sur une éventuelle opération de maintien de la paix en Ukraine donnent de l’espoir.
L’éditorialiste déplore l’annulation de la réunion sur l’Ukraine entre la France, l’Allemagne, l’Ukraine et la Russie.
HBL/4

Politique intérieure

Police

Un avertissement à un agent pour des écrits inappropriés dans un groupe fermé sur Facebook
La Direction nationale de la police a enquêté sur les publications dans un groupe fermé de policiers sur Facebook depuis que la revue en ligne Long Play les a évoquées l’été dernier dans un contexte de racisme. Cinq autres agents ont été sollicités pour un entretien.
La Direction nationale de la police constate que l’affaire a été nuisible à la confiance dont devrait pouvoir jouir la police.
Cette année, une formation en matière de réseaux sociaux et de comportement sur ces réseaux sera organisée pour l’ensemble du personnel de la police.
Le chef de la police, Seppo Kolehmainen, souligne que la police ne tolère ni le racisme ni aucun comportement inapproprié de la part de ses agents.
HS

Une ONG accuse la police de profilage ethnique discriminatoire lors d’une opération de surveillance
L’ONG Badbaado estime que l’opération de la police au centre commercial Puhos à Puotinharju à Helsinki, il y a deux semaines, avait des caractéristiques de profilage ethnique. Un contrôle de documents d’identification n’aurait concerné que des clients qui ne ressemblaient pas à des Finlandais de souche.
L’opération de la police, de l’agence administrative régionale de l’État, des gardes-frontières, de la douane, du service de sauvetage d’Helsinki et des inspecteurs du secteur alimentaire de la municipalité consistait à inspecter les conditions de travail et les permis de travail.
HS

Emploi

Augmentation considérable de postes vacants
Helsingin Sanomat rapporte qu’à la fin 2017, il y avait 10 000 postes vacants de plus qu’à la même époque en 2016, soit 37 200, selon l’Institut national d’études statistiques.
Sur l’ensemble de l’année dernière, il y en avait en moyenne 41 600, ce qui représente 22 % de plus qu’en 2016. L’augmentation était la plus importante en Finlande du Sud.
La part des CDI a augmenté par rapport à 2016 : elle est de 74 % contre 69 % en 2016.
HS

Secteur alimentaire

Les prix sont légèrement en hausse
Helsingin Sanomat relève que selon les statistiques du Centre national de la statistique, le prix des denrées alimentaires a augmenté en janvier 2018 de 1,6 % par rapport à janvier 2017, pour la première fois depuis 2014.
L’inflation harmonisée a été en janvier de 0,8 %, soit moins que dans la zone euro (1,3 %).
HS/A22

France – Finlande

Gastronomie

Une étoile à Grön
Cinq restaurants finlandais disposent désormais d’une étoile Michelin. Le restaurant Grön est le dernier primé, Ask, Demo et Olo ayant maintenu leurs étoiles. Ora, le nouveau restaurant du chef qui avait déjà été primé pour son restaurant Chef & sommelier a obtenu une étoile aussi.
Jord a obtenu une mention Bib gourmand alors que Boulevard Social, Emo, Farang et Gaijin ont gardé la leur.
HS

Lundi 19 février 2018

Politique étrangère et européenne

Conférence de Munich

Interview du Président Niinistö
Helsingin Sanomat rapporte que selon le Président Sauli Niinistö, qui participe à la conférence sur la sécurité de Munich, « la guerre en Ukraine est la question de sécurité la plus importante du point de vue finlandais. Il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une guerre en Europe ».
Lors du premier mandat présidentiel de M. Niinistö, la politique étrangère et de sécurité a été dominée par la Russie, l’occupation de la Crimée et la guerre en Ukraine. Tout ce qui pourrait mener à la résolution de la crise en Ukraine est dans l’intérêt de la Finlande.
Selon M. Niinistö, la participation de la Finlande à une éventuelle opération de maintien de la paix sous le mandat de l’ONU serait possible.
Les interventions de la conférence ont montré que la situation de sécurité était fragile et que les armes nucléaires étaient de retour dans la politique internationale.
« Il y a eu un moment où les armes nucléaires ont eu un rôle théorique. Ici, les armes nucléaires ont été mentionnées dans plusieurs interventions et cela est inquiétant », selon M. Niinistö.
M. Niinistö a évoqué le discours de Sigmar Gabriel, ministre allemand des Affaires étrangères, qui a laissé entendre qu’on pourrait atténuer les sanctions contre la Russie. « M. Gabriel a dit que les sanctions pourraient être diminuées « pas à pas » et il l’a lié à l’accord de Minsk. Je pense qu’il s’agit d’une idée nouvelle », selon M. Niinistö. « Tout le monde pense que les sanctions liées à la Crimée ne peuvent pas être supprimées par une entente sur l’accord de Minsk. »
M. Niinistö est satisfait de la façon dont l’Allemagne parle en faveur de l’unité interne de l’Europe. Selon lui, l’Union a besoin de plus de cohésion et d’une politique étrangère plus unie.
La France est très active en matière de développement de la coopération de défense de l’Europe. Selon M. Niinistö, « la Finlande suit de l’extérieur les projets de la France. La France a été en contact avec des pays qu’elle a choisis. Non avec la Finlande. Nous avons toutefois suivi de près la situation. »
Il note que la France s’intéresse actuellement beaucoup à l’Afrique du Nord et aux crises potentielles dans la région. »
M. Niinistö a également évoqué l’intervention de H.R. McMaster, conseiller à la sécurité national des Etats-Unis, qui a souligné que la Chine et la Russie défiaient le modèle occidental. Quant aux crises actuelles, M. McMaster a évoqué la tension dans la péninsule de Corée et les relations avec l’Iran. « Le monde arabe participe indirectement et il y a beaucoup de contradictions. »
Le Président Niinistö a prononcé samedi le discours d’ouverture de la table ronde sur la sécurité de la région arctique. La Chine s’intéresse beaucoup au passage du Nord-Est. M. Niinistö estime que la construction de la nouvelle route de la soie en Chine est intéressante. « Il s’agit bien entendu de son influence et de ses investissements. »
M. Niinistö a eu à Munich des tête-à-tête, entre autres avec Joe Biden, ancien vice-président américain et Petro Porochenko, président ukrainien. De nombreuses personnes ont félicité M. Niinistö pour de la naissance de son fils.
HS/dim/A24

Analyse
Helsingin Sanomat estime que la Finlande a vraiment fait profil bas à Munich, surtout par rapport à la Suède, la Norvège et l’Estonie. La Présidente estonienne Kersti Kaljulaid s’est rendue beaucoup plus visible lors des forums internationaux.
Teija Tiilikainen, directrice de l’Institut des relations internationale UPI, estime que les résultats de la conférence de donnent pas beaucoup d’espoir. « Dans la politique internationale il y a beaucoup éléments de crise. Les risques liés aux conflits non résolus sont importants, par exemple en Corée du Nord, en Syrie ou en Iran. »
HS/lun/A20

Ukraine
Yle rapporte que selon un rapport publié à Munich, l’ONU devrait envoyer jusqu’à 20 000 casques bleus en Ukraine. Selon Anders Fogh Rasmussen, ancien secrétaire général de l’OTAN, qui a commandé le rapport, les casques bleus devraient être des citoyens des pays qui ne sont pas membres de l’OTAN, de la Russie ou de l’Ukraine. « Les pays européens comme l’Autriche, la Finlande et la Suède, ainsi que la Biélorussie et le Kazakhstan pourraient participer. »
Jussi Niinistö (Avenir bleu), ministre de la Défense, a commenté la proposition très prudemment. "Une telle opération de maintien de la paix est encore très lointaine. Je ne vois pas de possibilités dans un avenir proche », selon le ministre.
Selon uusisuomi.fi, Kimmo Grönlund, professeur en sciences politiques à Åbo Akademi, l’université suédophone de Turku, s’étonne du fait que le ministre Niinistö ait été beaucoup plus prudent dans sa déclaration que le Président Niinistö.
Yle, uusisuomi.fi

Défense européenne

Réunion ministérielle de l’OTAN à Bruxelles : déclarations de Jussi Niinistö
Helsingin Sanomat rapporte que « la Finlande exprime une certaine réserve envers les initiatives françaises en matière de politique de défense ».
« La France a nettement pris la première place dans le domaine de défense européenne en lançant une série de propositions, notamment celles des nouvelles « troupes européennes d’intervention » et d’une « culture stratégique » européenne commune », écrit le journaliste Kari Huhta dans Helsingin Sanomat.
La Finlande adopte pour l’instant une attitude réservée envers les initiatives françaises en matière de politique de défense. Selon les informations du quotidien, la Finlande ne fait pas partie des pays invités à participer aux nouvelles coopérations, comme l’Estonie et le Danemark dans la région baltique.
La Finlande n’avait pas été consultée sur le sujet, déclare Jussi Niinistö qui affirme qu’il évoquera éventuellement la question avec son homologue française Florence Parly. Les deux ministres se retrouvent à la réunion ministérielle de l’OTAN à Bruxelles et ensuite à la conférence sur la sécurité à Munich.
« Il faut d’abord éclaircir l’avenir des forces de réaction rapide de l’Union européenne avant de fonder d’autres groupes », a déclaré Niinistö jeudi à Bruxelles en faisant allusion aux forces de réaction rapide de l’Union européenne d’un millier de soldats créées pour la gestion des crises qui n’ont jamais été engagées mais auxquelles la Finlande avait participé.
« L’initiative européenne d’intervention, proposée par le président Emmanuel Macron, signifierait la création de nouvelles troupes pour des fonctions de gestion de crise qui opéreraient sans doute dans le nord de l’Afrique francophone où la France estime ne pas avoir été suffisamment aidée », écrit le journaliste. Quant à la culture stratégique européenne commune, elle serait développée et proposée à des officiers à travers une formation organisée en France. Cette proposition est également accueillie avec scepticisme à Helsinki bien que Niinistö mentionne que des officiers finlandais ont étudié dans des académies militaires en France, écrit HS.
Le ministre de la défense, Jussi Niinistö, ne voit pas de contradiction à ce que la Finlande soutienne fortement le développement de la coopération européenne en matière de défense, conformément aux prises de position du président de la République. Néanmoins, il se montre réticent vis-à-vis des propositions concrètes de la France. Pour lui, la capacité de défense de la Finlande repose avant tout sur sa défense nationale et, à côté de cela, « la coopération UE est du petit bricolage ».
La coopération européenne en matière de défense a été analysée lors du dîner organisé pour les ministres des pays de l’OTAN avec les ministres finlandais et suédois et les représentants européens de la politique étrangère. Avant la réunion, les représentants des Etats-Unis ont exprimé des critiques sur la redondance éventuelle des activités de l’OTAN et de l’UE. Il pourrait également s’agir d’un souci de protection de l’industrie de l’armement américaine et d’une contre-réaction à l’initiative du président Emmanuel Macron, estime HS.
Lors de sa conférence de presse jeudi, le ministre de la Défense américain, James Mattis, a souligné l’importance de la coopération entre l’OTAN et l’UE tout en exigeant de nouvelles mentions afin d’éviter d’éventuels chevauchements. « La nette intention est d’inclure dans les documents de l’UE la mention selon laquelle la défense commune appartient aux seules fonctions de l’OTAN », a décrété Mattis.
HS16.2.

Défense

La défense nationale et Lockheed Martin s’accordent sur les compensations des délais de retard du système d’espionnage – le montant des sommes n’est pas révélé.
Le nouveau système de surveillance aérienne de la défense nationale est enfin opérationnel avec un retard de quatre ans. La compagnie aérienne Lockheed Martin a annoncé vendredi que le système de combat basé sur l’avion de transport Airbus CASA C-295M est désormais en fonction après avoir passé avec succès les tests militaires et civils.
Ce système commandé à Lockheed Martin Overseas Corporation devait être livré en 2013. Selon la défense nationale, le retard de livraison est dû à des complications techniques.
Selon des informations diffusées en décembre 2017 par Helsingin Sanomat, le prix d’acquisition de l’engin et des appareils serait de 112 millions d’euros.
Lockheed Martin a construit, à la demande des Finlandais, un système de reconnaissance adaptable sur l’avion de transport CASA. L’appareillage utilisé par la reconnaissance signalétique est situé dans un conteneur placé sur une benne de camion et peut, au besoin, être sorti en entier de l’avion. Grâce à cette fonctionnalité appelée « Roll-on, roll-off » l’appareil peut être utilisé en qualité de simple avion de transport, notamment dans des fonctions de gestion de crise.
L’acquisition comprend également des stations sol et des unités de communication qui réceptionnent et soutiennent les informations de l’appareillage en l’air. La fonction « du bouclier dragon » consiste à collecter un maximum d’information sur la communication électronique du voisin ou de l’ennemi en soutien à une image de la situation prise par l’armée de l’air. Le système comprend également des appareils de représentation efficaces pour l’analyse des objectifs sur sol.
Le quotidien Helsingin Sanomat a révélé en décembre dernier que le projet est appelé Finstar-A dans des documents secrets de la défense nationale. Le journal estime que ce système relève la reconnaissance aérienne, la surveillance et la capacité de repérage des cibles à un nouveau niveau de pouvoir d’attaque.
Toujours selon les informations du quotidien, le coût total du projet Finstar-A serait le double comparé au prix de l’avion de transport et de son système de reconnaissance. Le projet représenterait sur la période de 2008-2020 la somme de 250-270 millions d’euros. Cela dit, les documents sur lesquels sont basés ces calculs datent d’une dizaine d’années. Par conséquent, la somme finale peut tout aussi bien être supérieure ou inférieure à celle estimée.
www.kauppalehti.fi

Le Finlandais mort en Ouganda visait un gros contrat de télécommunications
Selon les informations du quotidien Helsingin Sanomat, le Finlandais mort en Ouganda avait fait savoir qu’il se rendait dans ce pays en raison d’un gros projet de télécommunications. Quant à l’ancienne ministre de la communication, Suvi Lindén, qui avait voyagé en compagnie de l’homme d’affaires, elle a signalé faire de la promotion des télécommunications dans les pays pauvres depuis 2011 en sa qualité d’ambassadrice spéciale de la commission de l’ONU pour le haut débit.
Cette information vient d’être démentie par la directrice de communication de l’Union internationale des télécommunications, Jennifer Ferguson-Mitchell qui confirme que Suvi Lindén a effectivement travaillé en qualité de commissaire de 2010 en 2015 mais n’a plus, depuis, aucun rôle officiel au sein de l’ONU.
Le ministre de l’économie en charge de la supervision des entreprises publiques, Mika Lintilä, a demandé à Patria d’expliquer comment cet homme d’affaires finlandais avait pu se rendre en Ouganda pour y présenter leurs produits d’armement. Patria, a répondu qu’un de leurs commerciaux avait, en effet, commis une erreur en accordant cette mission de marketing à l’insu de la direction.
Cette information est également remise en question car le quotidien Helsingin Sanomat a réussi à obtenir le document en question qui était bel et bien signé par un des directeurs de la société.
L’homme décédé en Ouganda avait auparavant tenté de vendre des services de conseil-consulting à Patria sans pour autant y parvenir. Selon le directeur général de Patria, Olli Isotalo, la société n’emploie nulle part des représentant-conseils non officiels pour le marketing de ses produits. Il précise par ailleurs que Patria n’a pas de projet de vente d’équipement militaire en Ouganda ou au Mozambique et que ces pays ne font même pas l’objet de prospects préliminaires.
Le ministère des Affaires étrangères fait savoir qu’aucune demande de permis d’exportation d’armes ne lui a été déposée depuis longtemps, notamment en raison de la difficulté de ces marchés.
Les médias ougandais s’intéressent à l’incident car le lendemain, un Suédois a été retrouvé mort dans un autre hôtel de la capitale. Le journaliste ougandais qui enquêtait sur ces décès vient d’être enlevé par des personnes armées en uniformes militaires. Des bruits courent dans le pays qu’il s’agirait d’un guet-apens auquel serait mêlé du personnel de la sécurité intérieure ougandaise.
HS14.2/A10, HS15.2/A12

Immigration

Editorial
L’éditorialiste de Hufvudstadsbladet regrette, s’agissant du cas d’un Irakien débouté du droit d’asile en Finlande et abattu trois semaines après son renvoi à Bagdad, que le nouveau ministre de l’Intérieur, Kai Mykkänen, considère que le ministère ne doive pas se mêler du travail des fonctionnaires et des tribunaux.
Il souhaite toutefois que la déclaration du ministre sur l’augmentation considérable du quota de réfugiés puisse faciliter le débat actuellement bloqué sur le droit d’asile.
HBL/dim/4

Renseignement

Le projet de loi sur le renseignement sera présenté au Parlement mardi
La sécurité et la liberté individuelle sur la balance

Les projets de loi sur le renseignement donneraient à la Sureté nationale et la défense nationale de larges pouvoirs de renseignement. Le parlement devra mesurer le poids entre sécurité et liberté individuelle.
La différence essentielle proposée par le nouveau projet de loi consiste à concéder à la Sûreté nationale et la défense nationale de très larges pouvoirs sans même qu’il y ait de soupçon criminel. Actuellement, cela n’est possible que dans le cas où la personne en question est soupçonnée d’un crime concret en Finlande.
Ce changement qui permettrait de supprimer le critère lié à la criminalité est justifié par la prévention du terrorisme.
Les changements proposés exigeraient une modification de la loi constitutionnelle dans le sens d’une restriction de la liberté individuelle des Finlandais.
Contrairement à beaucoup de pays occidentaux, la Finlande ne possède pas de loi déterminant les modalités du renseignement et la nécessité de cette nouvelle loi n’est guère contestée.
Néanmoins, un certain nombre d’experts estiment que le changement serait radical.

« À mon sens, un élargissement des pouvoirs aussi considérable ne peut se faire sans garanties juridiques précises, indispensables dans une société démocratique », estime le professeur en droit international et les droits de l’Homme, Martin Scheinin.
Selon lui, au lieu de procéder à un changement de loi constitutionnelle, il conviendrait de voter une loi d’exception provisoire qui permettrait de tester la fonctionnalité et la nécessité de ces pouvoirs.
Le point le plus controversé du projet de loi réside dans le renseignement de la communication qui dépasse les frontières finlandaises et permettrait de filtrer la communication par Internet.
Néanmoins, le ministre de la Défense Jussi Niinistö souligne qu’il ne s’agit pas d’une surveillance de masse.
Le professeur Scheinin, qui base ses arguments sur les décisions prises par les tribunaux de l’UE, n’est pas d’accord. Il estime que le terme de surveillance de masse n’a pas du tout la même connotation en Europe et aux Etats-Unis. « Il me semble que les personnes qui ont préparé cette loi ont suivi les discussions américaines au lieu de se pencher sur les pratiques européennes. Aux Etats-Unis, la protection de la vie privée est violée lorsqu’il y a des abus qui font du tort à une personne. En Europe, la protection de la liberté individuelle est violée dès lors que les autorités ont accès au flux des informations et correspondances.
Rappelons par ailleurs que cette loi porte atteinte au secret de la correspondance qui figure dans la constitution, ce qui nécessite une modification constitutionnelle. Cela n’est possible que par un vote successif du Parlement lors de deux législatures, ou bien, en procédure accélérée par un vote des députés à la majorité des cinq sixièmes, soit 166 députés sur les 200.
HS18.2/A16-17, 19.2/A11

Politique intérieure

Néo-nazis

La cour d’appel a rejeté la demande de la police d’interdire de façon temporaire les activités du mouvement PVL
La cour d’appel de Turku a rejeté la demande de la Direction nationale de la police d’interdire temporairement les activités du mouvement néonazi,la « Mouvement de résistance nordique » (PVL), en arguant que l’interdiction resterait sans effet, du fait que la législation ne s’applique pas aux associations non-enregistrées.
En décembre dernier, le tribunal d’instance de Pirkanmaa s’était pronocée en faveur de la suppression du mouvement PVL.
La cour d’appel continue à étudier l’affaire et informera ultérieurement de son avancement.
HS/sam

Economie

Bons résultats pour les grandes entreprises
La croissance économique a renforcé la rentabilité des groupes
Le renforcement de l’économie internationale a contribué à améliorer les résultats des groupes finlandais cotés en bourse. Les groupes qui fonctionnent principalement sur le marché national ont bénéficié de la progression de l’économie finlandaise l’année dernière.
Le chiffre d’affaires total des groupes industriels cotés en bourse a augmenté de 3 % en octobre-décembre par rapport à la même époque en 2016 pour s’élever à 38 milliards d’euros. Leur bénéfice qui s’élevait à 3,995 mds d’euros en octobre-décembre 2017, a progressé de 12% sur un an.
La production industrielle, qui selon l’Institut national d’études scientifiques a augmenté de 3,3 % en 2017, est encore de 14 % inférieur à son niveau de 2008.
Le groupe énergétique Fortum, le groupe de grande distribution Kesko et le groupe forestier UPM ont augmenté le plus leur bénéfice. Koné (ascenseurs), HKScan (agro-alimentaire) et Tikkurila (peintures) en ont le plus perdu.
De par leur bénéfice, les plus grands groupes sont Nokia, UPM et Koné, suivis du groupe pétrolier Neste.
HS/lun/A22-23

Social

Interdiction d’heures supplémentaires dans le secteur du commerce
Le syndicat PAM du secteur des services a déclaré une interdiction d’heures supplémentaires dans le commerce à partir de 6 heures ce matin.
Les négociations sur la convention collective dont les salaires constituent l’enjeu principal, ont été interrompues vendredi.
250 000 employés sont concernés.
Les salariés du secteur privé dans le domaine des services sociaux ont donné un préavis de grève pour les 7 et 8 mars. Des crèches privées seraient notamment concernées.
Concernant l’accord obtenu dans le secteur communal, Helsingin Sanomat note que le syndicat Juko sous la confédération Akava des professions des diplômés d’une université, n’a pas confirmé le résultat déjà obtenu, dans l’idée de soutenir les négociations des universités qui font désormais l’objet d’une médiation.
HS/sam/A10

Elections

Editorial : « Pas d’entente en vue sur une fusion des élections » HS
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat rend compte de la rencontre des secrétaires des partis politiques autour de la question d’organiser les législatives et les élections européennes le même jour.
Pour les élections du Parlement européen, qui enregistrent généralement un faible taux de participation, l’organisation de trois élections en un peu plus d’un an pourrait s’avérer fatale.
HS/lun/A5

Jeudi 15 février 2018

Politique intérieure

Gouvernement

Débat au Parlement
« Le gouvernement critiqué sur la réforme du congé parental » HS
Helsingin Sanomat rapporte que le Premier ministre Juha Sipilä a fait une déclaration au Parlement, hier, à l’occasion du début de la session de printemps.
Il a souligné que le gouvernement avait atteint ou allait atteindre les principaux objectifs de politique économique qu’il s’était fixé dans son programme gouvernemental.
Le président du principal parti d’opposition, M. Rinne (PSD) a regretté l’échec du gouvernement à proposer un projet de réforme sur le congé parental. Le député du PSD Eeero Heinäluoma a regretté que le gouvernement reporte ce projet à la prochaine législature à plus d’un an des élections.
La présidente du parti populaire suédois, Mme Henriksson a déclaré que le gouvernement faisait échouer des réformes nécessaires, comme celle du congé parental et au contraire poursuivait des réformes inutiles comme la création de région.
La présidente de l’Alliance des Gauches Li Andresson estime que les vrais réformes structurelles ont été bien maigres.
L’opposition a aussi critiqué le gouvernement sur l’augmentation des inégalités en Finlande. Le président des Verts Touko Aalto a regretté le gel de l’indice des minimas sociaux.
L’opposition a aussi critiqué le projet de réforme des services sociaux et de santé.
Keskisuomalainen estime que, même si la réforme des services de santé et des régions est loin d’être bouclée et que les élections sont encore loin, le gouvernement regarde déjà vers la prochaine législature. Le premier ministre estime que le prochain gouvernement devra se fixer un objectif de taux d’emploi à 75%.
Helsingin Sanomat souligne que le Premier ministre a dressé la liste des objectifs atteints, non seulement en matière d’emploi mais aussi pour contenir l’augmentation de l’endettement ou de la fiscalité.
Le gouvernement souhaite toujours s’attaquer au chômage structurel et en particulier au chômage de longue durée. Il a aussi lancé un rapport que la réforme de la protection sociale mais qui devrait surtout servie r de base au prochain gouvernement.
M. Sipilä a aussi évoqué la politique européenne et promis d’organiser des débats citoyens et d’associer l’opposition à la préparation de la présidence finlandaise de l’UE de 2019.
HS

Loi sur le renseignement

Le gouvernement presse, les Vrais Finlandais freinent
Keskisuomalainen rapporte que le gouvernement presse pour que le projet de loi sur le renseignement soit adopté selon la procédure d’urgence (majorité qualifiée des cinq sixième) alors que les Vrais Finlandais souhaitent ne pas se presser et attendre l’avis de la commission des lois constitutionnelles.
Un débat en séance plénière aura lieu mardi prochain sur le sujet.
KS

Elections

Pas d’accord entre les partis pour fusionner les dates de scrutin
Les partis ne se sont pas mis d’accord pour organiser les élections législatiuves et européennes en même temps au printemps 2019.
Le PSD, le parti populaire suédois et le parti chrétien-démocrate s’opposent à retarder les élections législatives pour les organiser en même temps que les européennes.
KS

Politique étrangère et européenne

Parlement européen

« Pas de non absolu à un nouveau siège d’euro-député pour la Finlande » HBL
Hufvudstadsbladet rend compte des propos d’Anna-Maja Henriksson, présidente du groupe parlementaire du Parti populaire suédois, qui demande pourquoi le gouvernement s’oppose au projet de répartition des sièges britanniques qui accorderait à la Finlande un quatorzième siège au Parlement européen après le Brexit.
Selon le Premier ministre, la Finlande estime qu’il conviendra de supprimer tous les sièges britanniques, mais que, s’il n’en sera pas ainsi, la Finlande ne conteste pas l’attribution d’un siège.
HBL/3

Cadre financier pluriannuel

La Finlande risque de perdre toutes ses aides régionales
Keskisuomalainen rapporte, selon une estimation de la Commission, suite à la diminution du budget européen après le Brexit, la Finlande pourrait perdre toutes les aides régionales.
En 2017, la Finlande a reçu 145 millions d’euros au titre du fonds de cohésion.
KS rapporte que la Commission a aussi envisagé différents scénarios pour les aides agricoles et que, là aussi, les diminutions des aides pourraient être importantes.
KS rappelle que le ministre des Finances Petteri Orpo a déclaré en janvier que l’objectif de la Finlande était que sa cotisation au budget européen n’augmente pas.
KS

Politique européenne

« Selon le PSD, la Finlande s’essouffle dans sa tranchée » Dem
Les députés du PSD finlandais interrogés par Demokraatti défendent le projet de programme de gouvernement allemand qui modifie la politique européenne. « Si ces réformes avancent, cela sera un grand pas pour l’Europe. C’est aussi une grande quesiton pour le gouvernement Sipilä. La Finlande ne doit pas manquer ce train », déclare Antti Lindtman, président du groupe parlementaire.
La vice-présidente de la Grande commission Tytti Tuppurainen estime que la grande coalition allemande va prendre la direction des idées avancées par le président Macron. « Il faut maintenant que le gouvernement finlandais sorte du bois et se rende compte que la politique européenne change », dit-elle.
Selon elle, il est clair que l’Allemagne est prête à l’avenir à payer plus au budget européen, à approfondir l’UEM et à augmenter les investissements européens par la création d’un fonds qui pourrait aussi contrebalancer les effets de conjoncture. « Je considère que c’est un bon programme de politique économique. Certains voudront étiqueter cela se saut fédéral, mais il ne faut pas forcément le voir comme cela ».
« J’attends du gouvernement finlandais un rôle plus actif. On a besoin de dire comment on veut développer le mécanisme de stabilité. De plus, une Europe de la stabilité, la croissance et l’emploi a besoin d’un budget européen », estime-t-elle.
Dem

Comparaison nordique

Le développement régional en Finlande à la traine des autres pays nordiques
Keskisuomalainen et Helsingin Sanomat rendent compte d’un rapport du Conseil nordique sur les chiffres clés en matière de développement régional selon différents facteurs dans les pays nordiques. La Finlande se situe derrière les autres en matière de potentiel (démographie, emploi, économie),
En Finlande, la main d’œuvre diminue, et le pays souffre du vieillissement de la population et de l’affaiblissement des résultats Pisa. Les 13 régions nordiques qui réussissent le moins bien en matière de vitalité se situent toutes en Finlande.
Timo Aro, chercheur en matière des régions rappelle toutefois que les pays nordiques constituent un niveau très spécial pour ce genre de comparaison. Si on faisait une comparaison avec les Etats membres de l’UE, la Finlande se situerait au-dessus de la moyenne.
Hannu Katajamäki, professeur émérite des sciences régionales rappelle que même avec des résultats en diminution, la Finlande se situe mieux que les autres pays nordiques dans l’étude Pisa.
La politique d’innovation finlandaise est considérée comme réussie.
Anne Berner, ministre des Transports et des Communications, qui était présente à Stockholm lors de la présentation du rapport, rappelle les défis structurels de la Finlande et le peu d’immigration au titre du travail, ainsi que la récession économique qui pesait sur la Finlande au moment de la rédaction du rapport, expliquent les résultats concernant la Finlande.
KS/9.2/32-33, HS/sam/B7

Migrants

Le sort d’un Irakien renvoyé suscite des questions
Helsingin Sanomat rapporte qu’une experte des questions relatives aux réfugiés critique la politique finlandaise de renvoi. Un Irakien débouté du droit d’asile en Finlande a été abattu trois semaines après son renvoi à Bagdad.
Marjaana Laine, juriste au bureau des réfugiés, critique la politique de renvoi et estime que la protection juridique des réfugiés a été modifiée sans fondement.
La Finlande n’est pas la seule. La Suède définit de la même façon que la Finlande qu’on peut renvoyer des réfugiés dans certaines régions en Irak.
Selon Caroline Bach, responsable de la communication au bureau de l’UNCHR à Stockholm, le bureau suit avec inquiétude les décisions de renvoi de la Finlande.
Après le décès de l’Irakien, Migri a rejeté la responsabilité sur les politiciens. Mme Laine critique ardemment cette déclaration : « Il ne faut pas mêler la politique dans la prise de position. L’interdiction de renvoi [vers un pays dangereux] est un droit de l’Homme et les autorités n’ont pas le droit d’interpréter la loi d’une façon qui viole l’interdiction. »
L’avocat Ville Punto, expert des questions de réfugiés, estime que la Finlande a violé l’interdiction plusieurs fois mais tous les cas n’ont pas été évoqués. Selon M. Punto, l’évaluation des justifications présentées par le demandeur d’asile a changé pendant le processus d’asile.
HS/A8

Les Russes de Finlande

Selon une étude, les Russes de Finlande ont des liens forts avec la Russie
Helsingin Sanomat relève que la fondation Culture, fondée en 2013 pour soutenir l’intégration et l’identité des Russes de Finlande, a publié une étude qui résume les statistiques et les recherches sur les Russes en Finlande.
Il y a environ 75 000 Russes en Finlande et leur nombre augmente d’environ 3 000 par an. Il y a parmi eux des représentants des minorités ethniques, des demandeurs d’asile, des membres des anciennes familles expatriées il y a longtemps, des étudiants ou des travailleurs. Les raisons familiales sont les raisons les plus importantes pour vivre en Finlande.
La population russe a un bon niveau de formation et son taux d’emploi est au même niveau que celui des autres groupes d’immigrés et approche le niveau des Finlandais de souche.
Les russophones ont confiance dans les services publics et les autorités, même plus que les Finlandais de souche.
Les plus grands défis sont liés à l’intégration, surtout aux questions linguistiques. L’intégration des familles entièrement russophones est particulièrement difficile. Il y en a actuellement plus de 15 000. Les russophones ont souvent une forte identité russe.
Environ 20 % des russophones sont en danger d’exclusion, contre 6 % des personnes qui parlent estonien. On ne connait pas les raisons de ce phénomène.
Beaucoup de russophones, environ 20 % et même 40 % selon une étude, disent qu’ils ont été discriminés. Parmi les jeunes, la discrimination fait qu’ils s’identifient moins à la population finlandaise.
HS/A14

Economie

Conjoncture

La croissance économique finlandaise parmi les plus fortes de l’Europe
Eurostat relève que le PIB de la zone euro a augmenté de 0,6 % en octobre-décembre 2017. Celui de la Finlande a augmenté de 1,1 % à la même époque, ce qui est le plus dans l’eurogroupe hormis la Lituanie.
Par rapport à la même époque en 2016, la croissance finlandaise s’est élevé à 3,9 % contre 2,7 % pour la zone euro.
Helsingin Sanomat rappelle qu’en analysant ces chiffres, il faut tenir compte de la longue récession qui a touché la Finlande et du fait qu’en sortant d’une crise économique, la croissance est souvent très forte au début.
Les investissements des entreprises et les exportations de marchandises accrues ont contribué à la croissance économique finlandaise. Comme 40 % des exportations de biens vont dans la zone euro, la croissance européenne bénéficie à la Finlande.
Selon la banque Nordea, la croissance finlandaise s’élèvera à 3 % cette année, et selon la banque OP, à 3,3 %
HS/A26

Bois- papier

Les groupes forestiers en forme
Helsingin Sanomat rapporte les bons résultats des groupes forestiers et note que dans l’ensemble, l’état de leurs finances est sans doute meilleur que jamais. Selon Hannu Angervuo, gestionnaire de portefeuille de la banque EQ, les groupes bois-papier ont fait un bénéfice de 52 000 euros en moyenne par employé, en 2017.
Contre 10 milliards d’euros de dettes il y a dix ans, ils en ont 3,4 milliards d’euros aujourd’hui.
La demande accrue de cartons et d’emballages est le premier facteur derrière cette évolution. La demande accrue de papier toilette et d’essuie-tout dans les pays en voie de développement en est un autre.
La pâte à papier représente respectivement 56% et 46 % du résultat de Metsä Group et d’UPM. Une baisse éventuelle de son prix constitue ainsi un grand risque.
La croissance économique européenne augmente la demande de produits de ce secteur, l’Europe étant un marché important pour les groupes finlandais.
Les bons résultats ne dépendent toutefois pas uniquement de la conjoncture. Des investissements et des réformes ont été effectués. Aujourd’hui, l’industrie forestière dépasse l’industrie métallurgique et technologique en matière d’exportations.
HS/A25

Industrie du jeu

Succès de Supercell
Le groupe de jeux Supercell a réussi a maintenir un bon résultat en 2017 malgré le fait qu’il n’a pas lancé de nouveau jeu.
Son chiffre d’affaires était de 1,8 milliards d’euros contre 2,1 Mrds l’année précédente.
HS/A26

France – Finlande

Théâtre

Une pièce sur Louise Michel
Kansan Uutiset, l’organe de l’Alliance des gauches, a interviewé Helena Kallio, qui est actuelle pour sa mise en scène au théâtre Kokoteatteri d’une pièce sur Emma Goldman et Louise Michel, Tanssiva agitaattori. Elle a traduit des poèmes de Louise Michel pour le spectacle.
KU/25

Mercredi 14 février 2018

Politique intérieure

Gouvernement

Echec de la réforme sur les congés parentaux
Helsingin Sanomat relève que la réforme sur les congés parentaux a échoué surtout en raison des modifications projetées dans l’allocation de garde d’enfant à domicile.
Le Centre n’a pas pu approuver les modifications, surtout la baisse de l’allocation de garde d’enfant à domicile d’environ 140 euros par mois pendant la dernière année de versement l’allocation (quand les enfants ont entre 2 et 3 ans).
Le montant de cette allocation est actuellement de 338,34 euros par mois pour un enfant.
Selon Yle, l’allocation de garde d’enfant à domicile est populaire parmi les familles qui habitent dans les communes où le Centre est le plus grand parti, soit en Ostrobotnie centrale et du Nord.
HS/A11, Yle

Analyse
Yle publie un billet signé Heikki Hiilamo, professeur de politique sociale dans les universités d’Helsinki et d’Oslo. Pour lui, l’allocation de garde d’enfant à domicile est une solution démodée qui ne convient plus à notre époque.
« Je souhaite que la prochaine fois le gouvernement puisse chercher des solution d’avenir et non du passé », selon M. Hiilamo.
Yle

Hausse des inégalités sociales
Helsingin Sanomat rapporte que selon une recherche publiée par Soste, l’organisation centrale du domaine social et de santé, les coupes effectuées dans les minimas sociaux ces dernières années ont eu un effet surtout sur les chômeurs, les familles avec enfants et les étudiants.
Selon cette étude, encore en 2012-2015, les changements dans la protection sociale avaient bénéficié aux personnes aux revenus modestes. A partir de 2015, après la nomination du gouvernement Sipilä, les changements ont affaibli leur situation, surtout celles des familles aux revenus modestes.
L’évolution des minimas sociaux est liée à un indice et elle devrait être augmentée en rapport avec l’inflation. Le gouvernement actuel ne l’a toutefois pas fait.
HS/A12

Social

Menace de grève dans des écoles, lycées et universités
Helsingin Sanomat rend compte du fait que si les négociations concernant la convention collective n’avance pas, l’enseignement à l’Université de Helsinki pourrait être interrompu dès avant la fin du mois de février. Les épreuves du bac en mars pourraient aussi être impactées car cela touche aussi les lycées privés.
Le différend concernant les universités porte sur des augmentations salariales de 14 millions d’euros sur deux ans.
Les syndicats représentant les salariés, JHL, Juko et Pardia, ont annoncé une grève concernant l’enseignement à l’Université de Helsinki pour la journée du 28 février s’il n’y a pas d’accord d’ici le 27 février.
Au pire, les grèves pourraient concerner 50 000 employés dont 30 000 dans les universités.
Les employés considèrent que la proposition de l’employeur comprend une augmentation salariale de 1,34 % sur deux ans, ce qui est inférieur au niveau des autres négociations terminées. Anne Somer (représentante du patronat) note que 1,34 % est l’effet en coût pour l’employeur et que l’augmentation proposée est de 2,1 % sur deux ans. Elle regrette que les négociations n’aient pas pu être poursuivies sans le médiateur national qui a dû être saisi en raison du préavis de grève. Elle estime qu’après les économies qui ont touché les universités, celles-ci ne peuvent pas se permettre d’accorder les mêmes augmentations que les communes et l’Etat qui disposent du droit de lever l’impôt.
Elle propose que l’Etat subventionne les universités pour pallier à ces coûts. Une augmentation de 3,2 % coûterait environ 42 millions d’euros, dont l’employeur est disposé à financer deux tiers. Il faudrait ainsi encore 14 millions d’euro, selon HS.
Les attitudes sont dures des deux côtés, selon HS.
HS/A14

Harcèlement

Le harcèlement sexuel sur les lieux de travail est un problème vaste
Helsingin Sanomat rend compte d’un sondage effectué pour le compte du patronat EK, selon lequel 38 % des femmes ont déjà été sexuellement harcelées sur leur lieu de travail, ancien ou actuel. 9 % des hommes annoncent avoir été harcelés. Durant les deux dernières années, 12 % des femmes et 2 % des hommes ont été harcelés.
60 % des personnes ayant répondu disent qu’ils n’ont pas rapporté le harcèlement éprouvé durant les deux dernières années.
22 % en ont parlé à leur supérieur le plus proche, et 18 % à l’auteur de l’acte.
EK souligne l’importance du fait que cela change afin de pouvoir lutter contre le harcèlement sexuel.
Seule une personne sur quatre ayant été harcelée en a parlé à un représentant de l’employeur. Il faudrait pouvoir changer l’atmosphère sur les lieux de travail afin que les gens osent et veuillent rapporter les cas de harcèlement, estime Katja Leppänen, spécialiste chez EK. Les personnes concernées pensent, selon le sondage, qu’elles ne seraient pas prises au sérieux, et les femmes en particulier craignent des difficultés au travail si elles évoquent le harcèlement.
Durant les deux dernières années, les jeunes femmes ont éprouvé le plus de harcèlement, une femme sur quatre parmi les moins de 25 ans et une sur cinq parmi les moins de 35 ans. Concernant les femmes de plus de 60 ans, la part était de 6 %.
Compte tenu de l’ensemble de la carrière, les générations de femmes plus âgées avaient le plus d’expériences de harcèlement.
63 % des femmes ont été sexuellement harcelées par un client. Pour les hommes, il s’agit le plus souvent d’un collègue ou un client. Pour les femmes et les hommes, il s’agissait moins souvent d’un supérieur.
HS/A8

Politique étrangère et européenne

Sécurité

Le Président Niinistö participera à la conférence de Munich
Keskisuomalainen rapporte que le président Sauli Niinistö participera à la conférence sur la sécurité de Munich le week-end prochain. Il prononcera samedi le discours d’ouverture de la table ronde sur la sécurité de la région arctique. La Finlande assume en ce moment la présidence du Conseil arctique.
M. Niinistö aura des tête-à-tête, entre autres avec M. Porochenko, président ukrainien.
KS/21

France – Etats-Unis

« Macron aura l’honneur d’être le premier » HS
Le correspondant à Washington du Helsingin Sanomat rapporte que le président français sera le premier chef d’Etat reçu pour une visite d’Etat par le Président Trump début avril.
HS écrit notamment que la France a récemment annoncé une augmentation de son budget consacré à la défense qui devrait atteindre le niveau de 2%, objectif des pays de l’OTAN.
HS

Economie

Energie

Des entreprises finlandaises ont fait des bénéfices en vendant leurs droits d’émissions qu’elles n’utilisaient pas elles-mêmes
Helsingin Sanomat rend compte du fait que les entreprises industrielles et énergétiques finlandaises ont durant les cinq dernières années obtenu des subventions sous forme de droits d’émissions gratuits. Certaines entreprises en ont obtenu plus que ce qui leur était nécessaire et en ont revendu. La distribution de droits gratuits qui constitue une part de plus de 40 % des droits a contribué à la création d’une situation où il y a trop de droits d’émissions sur le marché.
HS note que le groupe métallurgique SSAB a bénéficié le plus des droits gratuits, suivi du groupe pétrolier Neste, des groupes forestiers UPM, Metsä Group et Stora Enso, du groupe de béton Finnsementti, et du groupe d’acier Outokumpu. Les régies énergétiques de Helsinki et de Vantaa ont également bénéficié de droits gratuits. Il s’agit de dizaines de millions d’euros, et jusqu’à cent millions pour ce qui est de SSAB.
Les aides améliorent la compétitivité de ces entreprises.
Pour certaines entreprises, les droits gratuits ne couvrent pas la totalité du besoin, Neste par exemple achète annuellement 20 à 25 % de droits d’émissions dont il a besoin, tandis que pour d’autres entreprises, les droits gratuits sont supérieurs aux besoins.
Le groupe forestier UPM est de loin le premier à avoir obtenu trop de droits : pour plus de 20 millions d’euros de plus que ce qu’il a besoin.
L’excédent peut être du au fait que la production de l’activité industrielle du groupe est très efficace et engendre moins d’émissions que celle d’un concurrent. L’excédent peut également être du à une diminution de la production.
Les entreprises peuvent soit garder les droits en trop pour les utiliser plus tard, ou bien les vendre.
HS note que l’UE prévoit les mêmes critères pour les droits gratuits dans les Etats membres. En Finlande, en outre les droits gratuits, le gouvernement actuel a mis en place une subvention nationale. L’année dernière, l’industrie a obtenu une aide en compensation de l’augmentation du prix de l’électricité engendré par les ventes de droits d’émissions. 38 millions d’euros ont été versé à ce titre, principalement aux entreprises qui bénéficient des droits gratuits et en particulier aux groupes forestiers.
HS/9.2/A6-7

Fin du charbon et de la tourbe dans la politique énergétique finlandaise
Helsingin Sanomat rapporte que c’est avec surprise que les industriels finlandais ont appris en janvier que le gouvernement envisageait de mettre fin au recours au charbon comme source d’énergie par la loi. En effet, le ministre de l’Environnement a annoncé un rapport pour interdire par la loi le recours au charbon pour la production de chaleur et d’&électricité à partir de 2025.
Les industriels pensaient jusqu’à présent qu’il s’agirait d’une recommandation et que la fin du charbon serait plutôt dans les années 2030.
Helsingin Sanomat rapporte que l’idée d’une interdiction du charbon par la loi est à l’origine celle de l’ancien Ministre Olli Rehn qui souhaitait que la Finlande soit la première à voter cette avancée, comparable au droit de vote pour les femmes.
Le ministre de l’Environnement a aussi surpris les industriels en annonçant que, comme le charbon, la tourne aussi serait diminuée puis remplacée comme source d’énergie. Or, la tourne est relativement beaucoup utilisée par les régies d’énergies des régions du nord de la Finlande.
Dans le Nord, la tourbe serait remplacée par les résidus du bois et dans le sud le charbon serait remplacé, au moins au début, par le gaz naturel.
HS

Industrie

Valmet Automotive
Selon Turun Sanomat, l’usine automobile de Valmet Automotive à Uusikaupunki battra son record : elle construira environ 150 000 voitures cette année et embauchera jusqu’à mille nouveaux employés. L’usine commence cette année la fabrication de la nouvelle série A de Mercedes- Benz.
A la fin de l’année en cours Valmet Automotive, la plus grande usine en Finlande, donnera du travail à près de 5 000 personnes.
TS/3&12

Les carnets de commande en hausse
Kauppalehti rapporte que les carnets de commande de grands groupes industriels finlandais (Teleste, Konecranes, Wärtsilä et Hoivatilat) sont en forte augmentation, ce qui présage une bonne croissance pour cette année.
KL

Mardi 13 février 2018

Politique intérieure

Gouvernement

Echec définitif de la réforme sur les congés parentaux
Helsingin Sanomat relève que les présidents des partis gouvernementaux, le Premier ministre Juha Sipilä (Centre), le ministre des Finances Petteri Orpo (Rassemblement national) et le ministre de la Culture Sampo Terho (Avenir bleu), ont annoncé lundi soir que la réforme sur les congés parentaux ne pouvait pas avancer pendant cette législature.
« La réforme sur les congés parentaux ne pourra pas être réalisée pendant la législature en cours. Nous n’avons malheureusement pas pu trouver un modèle commun », selon M. Sipilä.
Selon M. Sipilä, la réforme, qui ne figurait pas dans le programme de son gouvernement, sera à l’agenda du prochain gouvernement. Le modèle présenté aurait touché aux allocations de deux tiers des familles et surtout des familles aux revenus modestes.
La négociatrice du Rassemblement, la ministre de l’Education Sanni Grahn-Laasonen, déclare que la réforme n’a pas échoué en raison de contraintes budgétaires mais à cause des attitudes du Centre. « Le Centre n’a pas voulu toucher la structure actuelle de l’allocation de garde d’enfant à domicile qui est inégale », selon Mme Grahn-Laasonen. Elle souligne que la coopération gouvernementale continuera comme avant. « Le Rassemblement national regarde désormais vers le prochain programme gouvernemental et la réforme sur les congés parentaux sera notre objectif central. »
Selon M. Terho, « il est important pour l’Avenir bleu qu’on ne touche pas au droit de choix des familles » en matière de garde d’enfant.
Les partis de l’opposition ont critiqué vigoureusement cet échec. Pour Touko Aalto, président des Verts, « c’est un échec du point de vue de l’égalité et de l’emploi. La situation des femmes sur le marché du travail ne s’améliorera pas, ni le rôle des pères dans la famille ».
HS/A11

Projet de réforme de la loi sur le temps de travail : dissensions dans la majorité
Yle rapporte que la réforme de la loi sur le temps de travail n’avance pas en raison d’un litige des partis du gouvernement. Selon les informations d’Yle, les questions les plus difficiles sont le nombre de salariés concernés par le temps de travail total et la flexibilité du travail. Le temps de travail total signifie que les personnes concernées ne touchent pas de majoration pour heures supplémentaires.
Selon le ministre de l’Emploi Jari Lindström (Avenir bleu), les négociations sont difficiles. Il ne veut pas aller dans les détails parce que les négociations se poursuivent encore. Il estime que le projet de loi serait présenté au Parlement en juin prochain.
Il n’y a que M. Lindström, le ministre de l’Economie Mika Lintilä (Centre) et le ministre de l’Intérieur Kai Mykkänen (Rassemblement national) qui participent au groupe de négociateurs.
Yle

Social

Négociations difficiles sur la convention du secteur des services immobiliers
Helsingin Sanomat rend compte des négociations difficiles dans le secteur de services immobiliers. La convention concerne 70 000 employés représentés par le syndicat PAM. 
Le bras de fer concerne le fait que le patronat s’est mis d’accord sur des formations avec une association d’employés qui n’a pas le statut d’un syndicat. Pour PAM, les formations devraient être négociées avec la même instance avec qui on négocie les conditions de travail.
PAM estime que le patronat souhaite ébranler le mouvement syndical et choisir des partenaires pour les négociations à son propre gré. La politique en matière de marché de travail et celle concernant les activités économiques vont toutefois de pair, selon PAM. 
Une grève éventuelle dans ce secteur aurait des conséquences dans l’industrie, par exemple le secteur agro-alimentaire. Le déblayage de la neige serait également impacté.
HS/A10

Politique étrangère et européenne

Migrants

Mort d’un Irakien renvoyé en Irak
Yle rapporte qu’un Irakien débouté du droit d’asile en Finlande a été abattu trois semaines après son renvoi à Bagdad.
Yle

Défense

Réunion de l’OTAN à Bruxelles et conférence sur la sécurité à Munich
« Le retour de la force de dissuasion nucléaire et des préparatifs d’armement - La défense européenne encore loin de ses objectifs » HS
Les principaux acteurs de la politique de sécurité mondiale seront réunis cette semaine, d’abord à Bruxelles dans le cadre de l’OTAN et ensuite à la conférence sur la sécurité à Munich. A la fin de la semaine, l’attention s’intensifiera en Allemagne où se joindront les véritables acteurs de l’armement mondial.
« La situation sécuritaire mondiale témoigne d’un nouveau tournant qui voit le retour de la dissuasion nucléaire. La situation est grave sur plusieurs plans », écrit la journaliste du quotidien Helsingin sanomat.
Des espoirs singuliers pèsent sur les projets de coopération entre la France et l’Allemagne en matière de défense. Le président Emmanuel Macron se montre particulièrement actif dans le domaine alors que la contribution de l’Allemagne, qui n’est pas sorti de sa crise gouvernementale, se fait toujours attendre, relève HS.
Pour le président finlandais, Sauli Niinistö, la participation à la conférence sur la sécurité de Munich, signifie l’ouverture de la politique de sécurité de son second mandat. La réunion ne produira pas de décision, néanmoins, le président finlandais avait noué, l’année dernière, des contacts personnels avec le président américain, Donald Trump, par l’intermédiaire du vice-président et du ministre de la Défense américains.
Le ministre de la Défense Jussi Niinistö, participe également aux deux rencontres, à Bruxelles et à Munich.
HS13.2/A6-7

YLE : Le Finlandais mort en Ouganda faisait du marketing d’armement
Un Finlandais qui s’était rendu en Ouganda pour faire du marketing d’armes pour le compte de la société d’équipement de la défense Patria est mort la semaine dernière, rapporte Yle. La police de Kampala enquête sur les causes du décès et n’exclut pas l’éventualité d’un crime.
Il s’agirait d’un homme d’une quarantaine d’années, père de famille et originaire de la région de Helsinki.
Selon la directrice de l’information de Patria, Birgitta Selonen, l’homme avait obtenu la permission de distribuer en Ouganda des prospectus de la société Patria, notamment sur des véhicules blindés AMV. L’homme avait informé qu’il serait en contact avec le ministère de la Défense ougandais.
Patria avait préalablement procédé à une enquête sur l’homme en question - enquête qui cependant n’avait pas été menée à terme puisque l’homme n’était chargé d’aucun projet.
Selon Mme Selonen, l’homme n’avait pas pour autant signé de contrat de collaboration de marketing avec Patria. Il était accompagné par une ancienne ministre et députée finlandaise, Suvi Lindén. Selon les médias ougandais, les deux Finlandais seraient arrivés en Ouganda munis d’une lettre d’invitation de la part du directeur du Bureau de sécurité intérieure, Frank Bagyenda Kaka, qui a cependant démenti cette affirmation.
Selon Kaka, les autorités ont évoqué la possibilité d’une imposture : les Finlandais auraient été en possession d’une fausse lettre d’invitation.
Par ailleurs, il s’avère que les médias ougandais s’intéressent à cet incident car le lendemain, un Suédois a été retrouvé mort dans un autre hôtel de la capitale.
HS13.2/A13

Economie

Industrie

Nouvelle commande pour le chantier naval de Meyer Turku
Turun Sanomat rapporte que le chantier naval de Meyer Turku aura une nouvelle commande. L’armateur allemand Tui Cruises a décidé de commander à Turku un nouveau bateau, le Mein Schiff 7, dont la construction serait prête en 2023.
L’accord sur la commande n’a pas encore été signé et le financement du nouveau bateau est encore ouvert. Selon le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung, la valeur de la commande s’élève à environ 500 millions d’euros.
Selon les évaluations de 2017, le nombre d’effectifs du chantier de Turku devrait augmenter à 19 000 personnes d’ici 2023.
TS/3&5

Energie

Un mini-réacteur nucléaire pour Helsinki ?
Un groupe de conseillers municipaux à Helsinki et à Turku proposent d’étudier la possibilité de produire de l’électricité et de la chaleur dans ces villes au moyen de petits réacteurs nucléaires de 100 ou 300 mW. Les conseillers mettent en valeur les faibles émissions de CO2 de cette forme de production.
La législation finlandaise actuelle ne permet toutefois pas de tels réacteurs.
Selon des spécialistes de l’Industrie énergétique et de VTT, centre national de la recherche technique, les petits réacteurs, moins sophistiqués par leur technique, pourraient bien être adoptés pour un usage urbain. La fabrication en série de tels réacteurs diminuerait les frais et le fait de produire des réacteurs identiques ce qui pourrait faciliter les processus d’autorisations.
HS/B6-7

Le calendrier de Fennovoima est irréaliste
Kauppalehti rapporte que le projet fenno-russe de construire un réacteur nucléaire à Pyhäjoki est caractérisé par de grandes difficultés à tenir un calendrier.
Fennovoima estimait encore l’année dernière disposer d’un permis de construire en 2019 pour que la centrale puisse fonctionner en 2024.
Les documents qui doivent être fournis au STUK pour l’évaluation en vue du permis de construire ne seront toutefois pas fournis avant la fin de l’année alors que Fennovoima avait promis au départ de les fournir d’ici cet été.
Kauppalehti estime que nombre de communes (dont les régies énergétiques sont actionnaires du projet) espèrent en secret que le projet ne se fera pas.
KL

Transports

Chemins de fer : le monopole de VR ébranlé ?
Helsingin Sanomat rend compte du fait que la régie chargée des transports publics dans la région d’Helsinki, HSL, s’apprête à ouvrir à la concurrence les transports ferroviaires de banlieue qui représentent environ 60 millions d’euros par an. L’appel d’offres, sur lequel le directoire de HSL devra se mettre d’accord aujourd’hui, concerne l’organisation des transports de 200 000 passagers par jour.
En octobre dernier, HSL a organisé une manifestation autour de ces questions pout sonder s’il y avait un intérêt pour ce genre de marché. Suvi Rihtniemi, directrice générale de HSL, estime que les entretiens ont confirmé que des offres n’allaient pas manquer.
HS liste des groupes éventuellement intéressés, les britanniques First Group, Go Ahead et National Express Group, l’allemand Arriva, MTR d’Hong Kong (qui est présent à Stockholm), HSB, SJ, VR et Transdev.
HS/A20

Lundi 12 février 2018

Politique intérieure

Gouvernement

Echec de la réforme sur les congés parentaux
Helsingin Sanomat relève que la ministre de la Famille et des Services sociaux Annika Saarikko (Centre) a annoncé vendredi que le gouvernement avait échoué à se mettre d’accord sur la réforme des congés parentaux parce que le budget prévu par le gouvernement n’était pas suffisant.
Cela signifie que la partie consacrée aux pères, quatre mois selon le scénario des négociateurs, ne se réalisera pas. Le congé parental des pères sera maintenu à l’avenir à environ un mois comme aujourd’hui.
Selon Mme Saarikko, la réforme aurait causé des dépenses supplémentaires d’environ 100 millions d’euros à l’Etat et aux communes. Elle souligne toutefois l’importance d’une réforme des congés parentaux.
La réforme n’a pas été mentionnée dans le programme du gouvernement mais il y a eu beaucoup de pression de la part des autres partis politiques et des partenaires sociaux. Le gouvernement a décidé, lors des négociations sur le cadre budgétaire au printemps dernier, de commencer les négociations sur la réforme.
Sanni Grahn-Laasonen, ministre de l’Education, négociatrice pour le Rassemblement national, est très déçue de l’annonce de Mme Saarikko. Selon elle, son parti ne compte pas céder, vu l’importance de la réforme. Le président de l’association des jeunes du rassemblement national, Henrik Vuornos, a critiqué ardemment le résultat, « dû aux centristes réactionnaires ».
Le Premier ministre Juha Sipilä a annoncé samedi que le trio du gouvernement – lui-même, Petteri Orpo et Sampo Terho – évoquera la situation de la réforme lundi soir.
HS/sam/A10, dim/A10

Parlement

Motion de censure
Hufvudstadsbladet rapporte que les six partis de l’opposition – le PSD, les Verts, l’Alliance des gauches, les Vrais Finlandais, le Parti suédois et les Chrétiens-démocrates – ont déposé une motion de censure concernant l’inégalité dans l’enseignement à la suite des coupes budgétaires dans le secteur.
Il s’agit de la 14e motion de censure déposée en législature en cours et la quatrième concernant l’éducation. La date du débat sur la motion de censure n’a pas encore été annoncée.
HBL/sam/8

Parti du Centre

M. Väyrynen part en campagne
M. Väyrynen, parlementaire européen, a annoncé qu’il lançait sa campagne pour la présidence du parti du Centre.
Il se considère donc toujours candidat en dépit du fait que le bureau du parti a annoncé qu’il le considérait comme non éligible en raison de son appartenance à un autre parti politique, en plus du Centre.
Le Centre prépare par ailleurs une révision de ses statuts afin d’empêcher M. Väyrynen d’être candidat, quand bien même il renoncerait à son autre parti, rapporte Keskisuomalainen.
KS

Social

Accord concernant la convention collective des employés de l’Etat
Un accord a été obtenu, vendredi, dans les négociations concernant les conventions collectives des fonctionnaires. La nouvelle convention concernera la période allant du 1er février 2018 au 31 mars 2020.
La convention prévoit des augmentations salariales de 3,45 % au total, à l’instar de la convention du secteur communal. En avril 2018, une augmentation générale de 1 % et une augmentation locale de 0,6 % est prévue, suivie d’une augmentation générale de 1,1 % d’une part locale de 0,75 % en avril 2019.
Comme pour le secteur communal, les parties se sont mis d’accord sur une prime forfaitaire d’un peu plus de 9 % du salaire mensuel à verser en janvier 2019.
La fonction publique de l’Etat compte environ 73 000 personnes, dont la plupart sont fonctionnaires. Il y a environ 7 000 contractuels. Le secteur de la sécurité (défense, police, pénitentiaire) emploie environ 30 000 personnes.
HS/A14
http://vm.fi/artikkeli/-/asset_publisher/valtion-neuvottelutulos-sopimuskaudelle-2018-2020

Accord sur le secteur communal
Les journaux continuent l’analyse de l’accord obtenu concernant les employés communaux. Les infirmières auraient souhaité obtenir une convention à part qui ne concerne que leur secteur et non pas l’ensemble des employés communaux. De ce fait, des expressions de mécontentement ont été entendues parmi les aides soignantes et infirmières.
A noter que la menace de grève concernant cinq ports, annulée vendredi, concernait également le fait que les ouvriers de ce secteur ne disposaient pas de leur propre convention mais devaient suivre celle du secteur communal. Ils ont donc obtenu satisfaction et auront bientôt leur propre convention, ce qui devrait leur permettre d’avoir de meilleures augmentations selon Keskisuomalainen.
Outre des augmentations de niveau plus élevé que l’industrie exportatrice, les employés communaux ont obtenu par exemple le droit de s’absenter pendant quatre jours en cas de maladie d’un enfant jusqu’à douze ans (contre un plafond de 10 ans jusqu’à présent).
Concernant la prime forfaitaire, HS estime que les salariés peuvent se vanter d’avoir obtenu un peu plus que les employés du secteur privé, et le patronat peut affirmer avoir maintenu le niveau général et dire que, pour la prime, il s’agit de récompenser l’efficacité amélioré (et non pas de compenser la perte des primes de congé).
Le Premier ministre, Juha Sipilä, a dit qu’il s’agissait de reconnaitre l’efficacité du travail dans le secteur public.
HS/sam/A11, KS/sam/36

Editorial
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat estime que le fait que la convention collective du secteur communal sera en vigueur jusqu’en mars 2020 est lié au fait que la réforme des régions et celle des services sociaux et de la santé sont prévues entrer en vigueur début 2020.
Une partie des personnels des communes sera à ce moment transférée dans le cadre des régions et, notamment dans les services de santé, vers le privé.
HS/sam/A4

Négociations encore en cours
Le secteur du commerce et celui des services immobiliers continuent encore les négociations.
KS/sam/36

Politique étrangère et européenne

Finlande – Ukraine

M. Soini en Ukraine
Le ministre des Affaires étrangères timo Soini se rendra en Ukraine pour rencontrer son homologue, les 5 et 6 mars, à Kiev.
KS

Brexit

Propos du ministre des Affaires européennes
Le ministre de l’Europe, de la Culture et du Sport, Sampo Terho (Avenir bleu), estime qu’il faudra que la sortie de la Grande-Bretagne se reflète sur l’ensemble du financement de l’UE. Il faut, selon lui, que le budget diminue lorsque l’UE diminue elle aussi.
Pour lui, le plus simple serait de supprimer des fonctions qui ne sont pas absolument indispensables. Il évoque à ce titre les sessions du Parlement européen à Strasbourg.
Il estime par ailleurs qu’il faudrait oser mettre fin à des organes qui ne sont pas indispensables et propose de commencer par le Comité des régions.
HBL/lun/9

Union européenne

Cadre financier pluriannuel
Suomenmaa, organe du Centre, rapporte qu’Anneli Jäätteenmäki, centriste et parlementaire européenne de l’ALDE, souligne l’importance des préparatifs du cadre financier pluriannuel pour la Finlande.
Mme Jäätteenmäki estime qu’il est naturel que le point de départ de la Finlande, contributeur net, est qu’elle ne veut pas augmenter sa part du budget. Elle souligne toutefois qu’il faut étudier la question au moment où on connaitra le niveau des contributions.
Mme Jäätteenmäki pense que l’Union européenne est devant de nouveaux défis, comme la politique d’asile et la surveillance commune des frontières et elle estime qu’il faut réserver un budget à ces fins. « J’estime qu’il est important d’effectuer une coopération européenne dans ces questions. Il y a une politique commune il faut aussi financer cette politique avec des frais communs. »
Il faut aussi se préparer à des coupes budgétaires pour remplir le trou que laissera le Brexit. Il est probable qu’il y a aura des coupes dans les secteurs importants pour la Finlande, dont la politique régionales et l’agriculture qui aspirent la plupart du budget de l’UE.
La parlementaire européenne Sirpa Pietikäinen de l’EPP, qui représente le Rassemblement national, s’étonne que les Finlandais parlent peu de la diminution du budget européen, vu qu’elle touchera surtout les secteurs agricole et régional.
Selon Mme Jäätteenmäki, le cadre financier pluriannuel a un lien avec la situation difficile de l’Etat de droit en Pologne.
Jyrki Katainen, vice-président de la Commission, estime qu’il n’est pas exagéré d’exiger que ceux qui demandent de l’argent des autres citoyens européens appliquent les valeurs fondamentales qui engagent tous les Etats membres.
SM/ven/15

Editorial
« Les capacités de négociations de la Finlande se grippent » HS
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat regrette que la Finlande a « longtemps cru être dans le même groupe que l’Allemagne pour défendre la politique irréaliste selon laquelle on pouvait demander un plus petit budget européen en exigeant d’avoir les mêmes aides européennes en retour. »
L’éditorialiste estime que la Finlande était considérée avant dans l’UE comme un pays qui savait bien deviner ce qui se décidait en coulisses et pouvait influer les décisions en sa faveur. Si la Finlande va négocier avec une telle position et doit capituler, cela sera une preuve de plus du fait que ses talents de négociations au niveau européen se sont rouillés ces dernières années, conclut HS.
HS

Allemagne

Editoriaux
« Il est important que l’Allemagne se dote enfin d’un gouvernement » KS
« La politique européenne de l’Allemagne risque de poser problème à la Finlande » KL
Pour Kauppalehti, la position de l’Allemagne favorable à la création d’un fonds monétaire européen pourrait être difficile pour la Finlande qui aura du mal à s’y opposer toute seule.
« Le gouvernement finlandais a fixé ses objectifs européens à l’automne. Les positions allemandes pourrait nécessiter un amendement de sa ligne par le gouvernement finlandais. Le ministre des Finances Petteri orpo a entrouvert cette poste, juge KL.
KL

Politique de développement

Les acquisitions du secteur représentent un marché important
Helsingin Sanomat rend compte des chiffres concernant le marché d’acquisition des organisations et établissements de financement du secteur du développement. La banque mondiale a utilisé plus de 77 milliards de dollars à des acquisitions du domaine du développement de 2010 en 2015. Compte tenu de l’ONU et des banques de développement asiatiques, africaines et de l’Amérique latine, la somme frôle les 260 milliards de dollars.
Selon le ministère des Affaires étrangères, ces cinq instances utilisent tous les ans environ 50 Mrds de dollars soit 40 Mrds d’euros dans des acquisitions relèvent du développement. Si on tient compte des acquisitions de l’UE et d’outres organisations, on peut parler d’un marché s’élevant à 100 à 150 milliards de dollars par an.
Les domaines concernés sont des secteurs de compétence des Finlandais : l’énergie, l’eau, l’éducation, la santé et les technologies avancées en général.
Les réussites [des entreprises finlandaises] ont toutefois été modestes.
Kai Mykkänen, ministre sortant du Commerce extérieur et du Développement (Rassemblement national), note qu’il est clair que la Finlande (aussi bien l’Etat que les entreprises) est bien plus passive dans ce domaine que le Danemark et les Pays-Bas.
La Finlande souhaite un changement en la matière. Selon M. Mykkänen, ces acquisitions représentent un potentiel de plusieurs milliards d’euros par an pour des entreprises finlandaises.
Il estime que si les Finlandais réussissent à faire des partenariats avec des pays comme le Vietnam ou le Nigeria qui sont en croissance rapide, il pourrait s’agir de sommes encore plus importantes dans l’avenir.
La politique de développement finlandaise et celle des autres pays nordiques est en transition. Traditionnellement, les Finlandais et les Suédois ont considéré qu’il ne convient pas de confondre la coopération au développement et le commerce.
M. Mykkänen a créé au ministère des Affaires étrangères un groupe de travail pour réfléchir aux façons d’intégrer les entreprises finlandaises dans les acquisitions internationales en matière de développement. Le commerce a été introduit à côté du travail traditionnel en matière de coopération au développement.
Les entreprises disposent de plus en plus d’instruments de financement qui les aident à obtenir des projets privés et étatiques qui leur servent de références nécessaires pour des projets plus importants du domaine du développement. Il s’agit de Pif, Beam ou Finnfund, ou encore du fonds climatique que la Finlande a mis en place avec le groupe de financement IFC de la Banque mondiale.
HS note qu’à Otaniemi (Espoo) a vu le jour un laboratoire de technologies innovantes. D’autres seront crées en Malaysia, en Egypte et en Inde.
M. Mykkänen souligne l’importance pour les entreprises finlandaises d’être sur place dès avant que la banque mondiale ou l’ONU lancent leur appel d’offres. Pour mieux être au courant des évolutions, le ministère des Affaires étrangères a mis en place des projets pilotes en Ethiopie, en Zambie et au Vietnam. Il s’agit d’étudier comment les entreprises finlandaises pourraient participer aux acquisitions des instances internationales dès le début.
HS/ven/A28-29

Mme Virolainen en voyage au Koweït dès mardi
Mme Anne-Mari Virolainen devient aujourd’hui ministre du Commerce extérieur et du développement, en remplacement de M. Mykkänen nommé à l’Intérieur.
Elle se rendra dès demain au Koweït pour participer à une conférence sur la reeconstruction de l’Irak.
Dans une interview accordée à Helsingin Sanomat elle exprime son enthousiasme en faveur de la promotion du commerce extérieur finlandais et défend aussi la politique de développement du gouvernement, en dépit des diminution de l’aide publique ces dernières années.
HS

Migration

M. Mykkänen prêt à augmenter le quota de réfugiés
Kai Mykkänen, qui aujourd’hui devient ministre de l’Intérieur, estime que si l’UE arrive à se mettre d’accord sur la question des quotas, la Finlande pourrait accueillir dix fois plus de réfugiés qu’actuellement. Le quota a été de 750 à 1050 ces dernières années.
Il faudrait néanmoins que l’UE sur un front vaste s’efforce de trouver une solution dans laquelle les quotas représentent le premier moyen de demander l’asile dans l’UE. Selon M. Mykkänen, il faut trouver des solutions qui sont meilleures que le traffic de personnes. Il note qu’actuellement, la demande d’asile est restreinte aux personnes qui en ont les moyens financièrement.
Outre un accord en la matière au niveau européen, M. Mykkänen souligne l’importance des orientations du gouvernement national. Il n’envisage pas de promouvoir des réformes importantes tant que les autres Etats membres ne souhaitent pas modifier leur politique.
Le groupe parlementaire des Vrais Finlandais rejette d’emblée la proposition de M. Mykkänen et rappelle qu’il y a des milliers de personnes en situation irrégulière en Finlande.
Concernant la sécurité intérieure, M. Mykkänen considère l’exclusion des jeunes comme la menace la plus importante. Il souligne l’importance d’augmenter le taux d’emploi.
HBL/lun/9, KS/sam/21

Défense

Pour le ministre de la Défense, Jussi Niinistö, « La coopération avec les Etats-Unis est indispensable pour la capacité de défense »
Le ministre de la Défense, Jussi Niinistö, souligne que la coopération entre la Finlande et les Etats-Unis renforce la capacité de défense et augmente le seuil de menace militaire contre la Finlande. Néanmoins, ce n’est pas pour autant que les Etats-Unis pourront offrir des garanties de sécurité juridiques à la Finlande qui n’est pas membre de l’OTAN.
« Une capacité de combat commune des Etats-Unis et de la Finlande consolide la pratique finlandaise à donner et recevoir une aide internationale et à participer à la gestion des crises internationales », estime le ministre.
« Sur le plan général, un avion américain de ravitaillement en vol KC-135 pourrait ravitailler des chasseurs F-18 finlandais et cela a d’ailleurs déjà été fait », affirme Niinistö.
Ce même KC-135 avait atterri en Estonie la semaine dernière pour participer à des exercices de ravitaillement de chasseurs F-16. L’exercice a cependant été annulé en raison du mauvais temps.
« La Finlande ne possède pas d’avions de ravitaillement en vol en raison de ses faibles ressources et, en effet, nous étudions la question de temps en temps », relate le ministre.
« La Finlande renforce la coopération en matière de défense conformément aux lignes directives du Livre blanc », affirme Niinistö. Une collaboration avec la Suède, les Etats-Unis et l’OTAN aura une influence sur le contenu et la quantité de la coopération en matière de formation et de manœuvres. L’accent est mis sur des exercices internationaux d’envergure. En ce qui concerne l’armée de l’air, cette année nous participerons, pour la première fois, à l’exercice Red Flag aux Etats-Unis avec nos F-18 Hornet ».
AL04.02/A11

Arrivée discrète des obusiers antichar coréens en Finlande
Le ministre de la Défense Jussi Niinistö (bleus) a réceptionné, la semaine dernière, deux des 48 obusiers antichar vendus d’occasion à la Finlande par la Corée du sud pour le prix de 146 millions d’euros. Ces obusiers devraient remplacer en partie le matériel d’artillerie qui arrivera au bout de son cycle de vie dans les années 2020-2030.
« Ces obusiers antichar offrent à l’armée de terre la capacité d’artillerie ambulante souhaitée. Les guerres récentes, y compris celle en Ukraine ont démontré qu’une capacité de déplacement rapide est avantageuse », affirme le ministre de la défense Jussi Niinistö.
Les derniers obusiers de cette acquisition seront livrés en Finlande en 2024.
KS9.2/16

« La Crimée a influencé les lois finlandaises », prétend le ministre de la Défense, Jussi Niinistö
Coopération en matière de défense : La marine finlandaise opte pour un système de torpilles commun avec la Suède
« L’invasion de la Crimée a changé la loi sur la surveillance territoriale et le code pénal de la Finlande l’année dernière », a dit le ministre de la Défense, Jussi Niinistö dans son discours lors de la soirée organisée par la Fondation de la défense nationale de Keski-Suomi à Jyväskylä.
Il a notamment rappelé que le panorama des guerres et crises a été modifié. L’invasion de la Crimée par exemple, a été opérée par des troupes non identifiés, c’est-à-dire par des « bonhommes verts ».
En conséquence, la Finlande a modifié ses lois. La loi sur la surveillance territoriale peut désormais être appliquée sur une menace non étatique.
Niinistö a également souligné l’importance de l’acquisition de torpilles suédoises de Saab pour les futures corvettes. « Nous aurons ainsi un système de torpilles commun avec la Suède », se réjouit le ministre.
KS9.2/17

France

Paris

« Le froid et la neige rendent la vie difficile aux Parisiens » HS

Nucléaire

« Selon la France, le rutenium venait de Maïak » HS

Vendredi 9 février 2018

Politique intérieure

Parti du Centre

M. Väyrynen a essuyé un revers
Helsingin Sanomat rapporte que le bureau national du Centre s’est réuni hier pour étudier, entre autres, l’éventuelle possibilité de Paavo Väyrynen de se présenter sa candidature au vote pour la présidence du parti au congrès du Centre en juin prochain.
M. Väyrynen, parlementaire européen, ancien président du Centre (1980-1990), a fondé son propre parti, le Parti des citoyens, en 2016.
Selon les règles du Centre, un membre du parti ne doit pas être membre d’un autre parti politique en même temps.
Le secrétaire général du parti Jouni Ovaska a annoncé que M. Väyrynen n’était pas éligible, vu qu’il est membre d’un autre parti politique en même temps qu’il est encore membre du Centre. Le bureau national a également consulté Lauri Tarasti et Heikki Halila, tous deux experts de la législation sur les associations et sur les partis politiques.
Le président du Centre Juha Sipilä, quant à lui, souligne que M. Väyrynen peut participer au vote sur la présidence s’il quitte d’abord le Parti des citoyens.
M. Väyrynen, qui a déjà annoncé sa candidature pour la présidence du parti tout de suite après les élections présidentielles, dit qu’il veut faire un dernier effort afin de sauver le parti. Il souligne que seul le congrès du parti est habilité à définir son éligibilité à se présenter à la présidence du parti.
Yle

Social

Accord dans les négociations sur les conventions collectives
Les négociations concernant les conventions collectives du secteur communal ont abouti à un accord, hier soir. L’interdiction d’heures supplémentaires et de changements de tours de service prend fin immédiatement.
Markku Jalonen, président des employeurs communaux, et Olli Luukkainen, président du syndicat des enseignants, relèvent que les augmentations salariales suivent le niveau général (des conventions des autres secteurs). M. Luukkainen estime qu’elles permettront de maitriser le retard de l’évolution des salaires communaux par rapport au secteur privé.
La convention proposée ira jusqu’en mars 2020. Une augmentation générale de 26 euros ou d’au moins 1,25 % est prévue pour mai 2018, suivie d’une augmentation locale de 1,2 % pour 2019 et d’une augmentation générale de 1 % en avril 2019.
Les parties se sont mis d’accord sur une prime forfaitaire de 260 euros en moyenne (9,2 % du salaire mensuel) qui sera versée en janvier prochain. Cette prime compense en partie la perte de prime de congé conformément au pacte de compétitivité, même si on ne l’appelle pas par ce nom.
Olli Ainola d’Iltalehti note que les augmentations représentent 3,45 % au total, plus la prime, ce qui dépasse largement le niveau des augmentations dans l’industrie « qui est le secteur qui créé des revenus en Finlande ». Il estime que les augmentations dépassent les capacités financières de beaucoup de communes, ce qui signifiera des suppressions d’emploi ou des augmentations fiscales. Ceci en théorie. M. Ainola estime toutefois que les communes vont annoncer qu’il reviendra à l’Etat de prendre en charge ces coûts d’une façon ou d’une autre. A la veille des élections législatives, il est certain que ni le Centre ni le Rassemblement national ne vont commencer à se disputer avec les communes.
HS/A10, IL

Politique étrangère et européenne

Allemagne

« Un bras de fer afin que rien ne change » HS
La correspondante à Berlin du Helsingin Sanomat estime qu’au final, les longues négociations pour former une coalition en Allemagne débouchent sur un vrai tour de magie de M. Schulz qui obtient trois portefeuilles centraux pour le SPD. « Ces trois ministres vont définir la direction que prendra l’Allemagne, et aussi celle de l’Europe. »
« Que reste-t-il à la CDU ? Mme Merkel C’est encore Mme Merkel qui dirigera l’Allemagne. Et c’est rendu possible par le SPD qui voulait aussi rester au pouvoir. Sans déprécier le pouvoir de Mme Merkel, cette situation témoigne du réel état de l’Allemagne, plus que les 178 pages du programme gouvernemental. Les principaux partis politiques font tout pour que rien ne bouge. Et c’est possible parce que les caisses de l‘Allemagne sont pleines. Il y a des milliards qui peuvent être distribués ».
« Mais ce n’est qu’une lutte irréversible contre le temps. On croit encore l’Allemagne quand elle promet un dynamisme économique et un nouveau départ pour l’Europe. Mais quant à savoir de quoi vivra l’Allemagne dans l’avenir, le gouvernement n’y réfléchit pas encore.
Le géant économique qu’est l’Allemagne est un nain digital. Il fuit ses responsabilités dans la lutte contre les dérèglements climatiques, face au défi démographique ou à la robotisation. Cela ne laisse pas présager un avenir stable ».
« L’atmosphère de drame qui a entouré les négociations a donné l’impression qu’il y aurait des changements, mais tout le monde voulait que rien ne change. Au moins pour quelques années encore ».
HS

Editoriaux
« La politique européenne finlandaise en jeu en Allemagne » HS
Helsingin Sanomat estime que deux tendances se dégagent ces dernières années en Europe. D’une part, la politique intérieure dans un pays influence désormais tous les autres : ce qui se passe en France ou en Allemagne suite aux élections a un effet ailleurs aussi. D’autre part, la tendance des difficultés de la social-démocratie est générale en Europe. Il semble que l’on assiste à un transfert des électeurs des partis socialistes vers des mouvements populistes néo-ouvriers. Ces mouvements populaires prennent pour boucs émissaires le libre-échange, l’UE et l’immigration.
Le SDP allemand essaie d’enrayer sa chute en voulant à la fois demeurer au pouvoir et souhaiter le changement. Les ministres des Finances et des Affaires étrangères du SPD vont proposer un changement de cap en politique économique et européenne. Il faudra suivre cela de près. En effet, une nouvelle ligne de politique européenne en Allemagne pourrait signifier justement ce que le gouvernement finlandais redoute et n’est pas prêt à suivre : un infléchissement de la rigueur budgétaire, un renforcement progressif des solidarités financières et une augmentation du budget européen.
HS

« Un mariage forcé qui ne convainc pas » HBL
L’éditorialiste de Hufvudstadsbladet estime qu’un gouvernement stable pourrait être une chimère. Le pays aura un gouvernement qui risque de ne satisfaire personne, ni les partis de la coalition, ni l’opposition. Une nouvelle élection aurait toutefois été une pire alternative, selon l’éditorialiste.
Les contenus de l’accord sur le gouvernement favorisent fortement le SPD, ce que Mme Merkel a considéré comme un prix qui méritait d’être payé afin de pouvoir former un gouvernement.
Le statut de Mme Merkel est affaibli internationalement et nationalement, y compris au sein de son propre parti, après les élections et la difficulté de former un gouvernement.
Le tout ne présage pas de conditions favorables pour introduire des réformes rapides et importantes dans l’UE, à la Macron.
HBL/4

Politique européenne de la Finlande

Billet
« Le terrain de la politique européenne est miné » HS
L’éditorialiste Paavo Rautio estime qu’en Finlande il est très difficile de vendre aux électeurs une politique européenne favorable à un approfondissement raisonnable de l’intégration. En effet, on ne cesse de miner le débat politique pour empêcher un tel discours. En témoigne la dernière élection présidentielle ou deux candidats n’ont cessé d’exprimer des discours populistes sur l’Europe. Ce qui correspond visiblement à la pensée de nombre de Finlandais ; sinon on n’utiliserait pas ces discours.
Or, les dirigeants européens vont devoir bientôt se prononcer sur les lignes d’un approfondissement raisonnable de la coopération européenne. Mais ce genre de projets est vraiment difficile à vendre aux électeurs finlandais, regrette Paavo Rautio.
HS

Tribune
« Il faut du réalisme dans la réforme de l’UEM » HS
Jussi Lindgren, conseiller au secrétariat aux affaires européennes du gouvernement signe une tribune pour expliquer que l’union économique et monétaire n’a pas besoin de nouveaux organes (ministre, budget…) mais seulement de la rigueur des marchés.
« Il faut diminuer les risques avant que l’union bancaire puisse réellement devenir un système loyal d’assurance avec des garanties de dépôt communes et des fonds de sauvegarde. Il faut que le développement de l’UEM se base sur des objectifs réalistes. La rigueur des marchés est le meilleur chine de garde de la politique économique ».
HS

Jeudi 8 février 2018

Politique intérieure

Parti politiques

La défaite du PSD et du Centre n’a pas eu d’effet sur les intentions de vote de ces partis
Le Rassemblement national profite de la présidentielle, le PSD du débat sur le modèle actif
Yle rapporte que selon les résultats d’un sondage d’opinion sur les intentions de vote, effectue par l’institut Taloustutkimus, le Rassemblement est encore le plus grand parti avec un score de 20,8 % (+1 % par rapport au sondage précédent publié en décembre), suivi du PSD qui obtient 18,7 % (+0 ,9 %) et du Centre, 17,4 % (-0,4 %).
Les Verts arrivent quatrième avec 14 %. Les Vrais Finlandais (9,6 %, + 1%) ont dépassé l’Alliance des gauches (8,1 %, -0,7 %).
Le Parti suédois obtient un score de 4,6 %, les Chrétiens-démocrates 3,2 % et l’Avenir bleu 1,6 %.
Yle

Social

Négociations sur les conventions collectives
Les négociations concernant les conventions collectives de centaines de milliers d’employés du secteur communal se poursuivront cet après-midi.
Des syndicats de salariés ont mis en place des grèves d’heures supplémentaires qui auront un effet sur des services, notamment dans les hôpitaux.
Le différend sur la compensation de la perte de la prime de congés reste un des points les plus difficiles des tractations.
HS/A10

La grève des heures supplémentaires dans les soins engendre un risque pour la sécurité des patients
A Helsinki et dans la région d’Uusimaa autour de la capitale, 13 opérations chirurgicales ont été reportées en raison du mouvement social.
Helsingin Sanomat note que le mouvement social a révélé le fait que la culture professionnelle dans les soins de la santé en Finlande se base sur les heures supplémentaires et les arrangements concernant les tours de service. Or, la grève concerne ces arrangements aussi, ce qui a déjà mis en danger la sécurité des patients, en tout cas à Helsinki et Uusimaa.
HS/A10

Contrats zéro heures
Les conditions des contrats dits de zéro heure changeront cet été. Selon le ministre de l’Emploi, Jari Lindström (Avenir bleu), la proposition du gouvernement en la matière a comme objectif de pallier aux anomalies tout en permettant toujours la variation du nombre d’heures de travail.
A partir du 1er juin, un employeur ne peut plus proposer un contrat sur des heures variant entre 0 et 30, par exemple, s’il a constamment besoin de main d’œuvre.
Le versement du salaire pour des périodes d’arrêt de maladie est également prévu dans le cas où un tour de service a été prévu.
M. Lindström considère que ces changements représentant un grand progrès concernant ces contrats, mais l’opposition considère les modifications comme minimes et regrette que dans la pratique, le gouvernement légalise désormais les contrats de zéro heure.
En 2014, 83 000 contrats zéro heure étaient en vigueur. Dans 65 % des cas, il s’agissait d’employés de moins de 30 ans.
HS/A11

Participation de l’Etat dans les entreprises

Solidium cède ses parts de Telia
Solidium a annoncé son intention de céder les 3,2% de parts que cette société qui gère les participations de l’Etat finlandais dans les entreprises possède du téléopérateur suédois Telia.
La semaine dernière Solidium avait déjà vendu 3,6% qu’il possédait dans kle groupe métallurgique suédois SSAB pour environ 150 millions d’euros.
Actuellement Solidium possède des participations dans 13 entreprises cotées en bourse pour une valeur totale de 50 milliards d’euros.
HS

Economie

La commission relève ses prévisions de croissance
La Commission européenne prévoit une croissance de 2,3% pour la zone euro et de 2,9% pour la Finlande cette année.
HS

Chantier naval

Un repreneur pour Technip offshore Finland ?
Le franco-américain Technip FMC cherche à vendre son chantier naval Technip Offshore Finland situé à Mäntyluoto près de Pori, rapporte Kauppalehti.
KL

Politique étrangère et européenne

Terrorisme

Attaque terroriste de Turku
« Un loup solitaire » HS
Turun Sanomat relève que selon la police judiciaire, le motif de l’attaque terroriste à Turku le 18 août 2017 est l’idéologie islamique extrémiste. L’auteur de l’attaque, le Marocain Abderrahman Boudane, n’est pourtant pas arrivé en Finlande pour effectuer un acte terroriste. Il a passé près d’un an en Finlande avant de se radicaliser trois mois avant l’attaque.
Selon la police judiciaire, il semble que la réponse négative à sa demande d’asile n’a pas eu d’effet sur son acte.
Juste avant l’attaque, l’auteur a enregistré une déclaration religieuse qu’il a diffusée aux personnes qui avaient les mêmes idées que lui.
Selon la police judiciaire, l’auteur a agi seul. Le commissaire Olli Töyräs estime qu’Abderrahman Boudane a espéré que Daesh revendique l’acte terroriste mais Daesh ne l’a pas fait.
L’examen du bien-fondé de l’accusation sera effectué prochainement et le ministère public se prononcera le 28 février.
TS/3&8

Finlande – Estonie

Tunnel sous-marin entre Helsinki et Tallinn
Helsingin Sanomat rend compte du projet éventuel de construire un tunnel ferroviaire sous le Golfe de Finlande. Selon une étude préliminaire, le coût d’un tunnel de 100 km pourrait s’élever à 13-20 milliards d’euros. L’étude prévoit que 40 % de ces frais soient prêtés par l’UE, alors que le projet ne figure pas sur la liste Ten-T des priorités en matière d’équipement.
Les ministres des Transports des deux pays, Mmes Berner et Simson, prévoient des négociations difficiles avec l’UE. Elles soulignent l’importance de la réalisation du projet ferroviaire Rail Baltica de Tallin vers la Pologne, connexion vitale pour le projet de tunnel « FinEst ».
Mme Berner a rappelé la dimension arctique du projet. La Finlande est en train d’étudier, avec la Norvège, la possibilité d’une connexion depuis l’océan arctique jusqu’en Europe centrale.
Les Premiers ministres des deux pays se sont mis d’accord pour des entretiens courant printemps sur des négociations concernant les objectifs et efforts communs en la matière.
Les autorités estiment que les effets positifs dans les zones économiques des deux villes dépasseraient les frais de construction dans les années suivant la construction. Le rapport évalue les profits à 4 à 7 milliards d’euros en trente ans.
La construction pourrait être entamée en 2025 et les trains démarrer en 2040.
HS/A16-17

Cadre budgétaire européen

Le gouvernement finlandais divisé
Kauppalehti rapporte que le gouvernement finlandais est divisé sur la question du cadre budgétaire européen.
En effet, en août, le gouvernement a informé le parlement qu’il défendrait la ligne selon laquelle le trou né du retrait du Royaume-Uni suite au Brexit devait être pris en compte « totalement ».
En janvier pourtant, lors de son discours devant l’institut des relations internationales, le ministre des Finances Petteri Orpo a déclaré qu’il était ouvert à d’autres possibilités et qu’il fallait un budget européen plus ambitieux.
Le député européen Petri Sarvamaa (Rassemblement national) ne comprend pas que le gouvernement ait pu fixer sa position dès août dernier, sans attendre l’avancée des négociations, ni « la position de la France et de l’Allemagne qui va montrer la voie ».
Il est clair pour lui que le budget va augmenter et que la limite de 1% du PIB sera dépassée. Il souligne qu’il faudra plus de ressources pour la PSDC et rappelle qu’une diminution du budget signifierait un affaiblissement de l’UE et de son influence.
Kauppalehti relève que, « même si la position du gouvernement finlandais est rude pour l’UE, la Finlande souhaite s’opposer à une diminution de ses aides agricoles ».
Le ministre de l’Agriculture Jari Leppä a dit récemment à Bruxelles qu’il fallait que les dépenses et les obligations soient balancées : si l’on demande plus en matière d’environnement, il faudra aussi en assurer le financement.
KL

Parlement européen

Répartition des sièges britanniques
Dans un billet publié par Demokraatti, la députée européenne Mia-Petra Kumpula-Natri écrit que le risque des listes transnationales est que les politiciens dans grands Etats membres soient favorisés. Elle regrette que peu de citoyens européens soient capables de citer un député européen d’un autre pays que le sien.
Dem

Allemagne

« Accord en Allemagne après un long bras de fer » HS
« Enfin un accord en Allemagne » KS
« Le SPD obtient les principaux portefeuilles ministériels » KL
La presse rapporte que les négociations pour former une coalition en Allemagne ont enfin abouti hier.
Kauppalehti souligne que le SPD obtient le ministère des Finances et devrait arriver à modifier la politique européenne de l’Allemagne.
KS KL HS

France

Politique

« Le nouveau roi soleil » Dem
Demokraatti publie un billet de l’ancien ambassadeur Mikko Heikinheimo sur le Président Macron.
Dem

Mercredi 7 février 2018

Politique intérieure

Gouvernement

M. Mykkänen nouveau ministre de l’Intérieur, Mme Virolainen devient ministre du Commerce extérieur et du Développement
Helsingin Sanomat rapporte que le Rassemblement national a choisi ses ministres concernés par le remaniement ministériel, sur la proposition du président du parti Petteri Orpo, mardi lors d’une réunion du bureau national et du groupe parlementaire. La décision a été unanime : Kai Mykkänen, actuel ministre du Commerce extérieur et du Développement sera nommé ministre de l’Intérieur en remplacement de Mme Risikko, nommée présidente du Parlement.
Anne-Mari Virolainen, actuelle président de la Grande commission du Parlement et députée depuis 2007, sera nommée ministre du Commerce extérieur et du Développement en remplacement de M. Mykkänen.
Comme avant le remaniement ministériel, le groupe ministériel du Rassemblement national comprendra trois ministres hommes et deux ministres femmes.
Selon le quotidien, il est probable que le député Arto Satonen, qui a dû quitter son poste de deuxième vice-président du Parlement, soit nommé président de la Grande commission.
Jusqu’à la nomination des nouveaux ministres, c’est la Ministre de l’Education Sanni Grhan-Laasonen qui assume aussi les fonctions de Ministre de l’Intérieur.
HS/A10 MTV

Parlement

Ouverture de la session parlementaire
Helsingin Sanomat relève que dans son discours d’ouverture de la session parlementaire de 2018, le Président Sauli Niinistö a évoqué la politique économique et la politique européenne d’une façon qui n’a pas plu à tous les présidents des partis politiques.
Selon M. Niinistö, on oublie vite l’endettement de la Finlande quand on commence à parler des augmentations des dépenses de l’Etat. M. Niinistö, qui a été ministre des Finances dans les années 1990, a souvent défendu une politique économique de rigueur.
La présidente de l’Alliance des gauches Li Andersson estime que M. Niinistö s’est mêlé des affaires du Parlement. « Il faut respecter la répartition des pouvoirs entre le Parlement et le Président. » Mme Andersson estime que le discours peut aussi être interprété comme une pique contre le gouvernement.
Le président du PSD Antti Rinne n’a pas apprécié la partie sur l’économie du discours de M. Niinistö. « On a pu sentir la tonalité d’un ancien trésorier » (M. Niinistö a été longtemps ministre des Finances, NDLT).
Le ministre des Finances Petteri Orpo, quant à lui, a apprécié les propos du Président sur l’économie.
Selon le Président Niinistö, l’Union européenne doit être prête à répondre aux défis de l’immigration qui augmente. L’UE devrait arriver à faire des améliorations dans les conditions de vie des pays d’origine et coordonner l’aide au développement et la surveillance des frontières.
M. Niinistö s’est dit prêt à développer encore plus les contacts avec les présidents des partis politiques représentés au Parlement.
HS/A610-11

Parti du centre et M. Väyrynen

« M. Väyrynen doit choisir son parti »
Selon Keskisuomalainen, les députés du Centre estiment que Paavo Väyrynen, qui a présenté sa candidature pour la présidence du Centre, tout en ayant créé son propre parti, doit faire le choix entre le Centre et le Parti des citoyens.
Le quotidien a pu joindre 39 députés centristes sur les 49. 34 députés disent que M. Väyrynen doit quitter le parti des citoyens s’il se présente au congrès du Centre en juin prochain. Ils estiment tous que la position du président du parti Juha Sipilä est forte.
KS/15

Défense

La défense nationale améliore sa capacité de défense aérienne
La défense nationale a envoyé des appels d’information à une dizaine de fabricants afin d’améliorer ses capacités de défense aérienne en haute altitude, selon l’adjoint-chef de la division de la logistique, le général Kari Renko.
L’appel ne détaille pas la solution recherchée mais, dans la pratique, il devrait comporter l’acquisition de nouveaux missiles de défense aérienne qui seraient rattachés à l’actuel système Nasams.
Selon l’inspecteur de la défense aérienne, le colonel Sami-Antti Takamaa, l’amélioration de la défense aérienne signifierait une capacité à des altitudes de 8 à 15 km ayant comme cibles des aéronefs ennemis, tels les chasseur-bombardiers et les bombardiers.
Les missiles Amraam de l’actuel système Nasams de la Finlande peuvent atteindre au maximum une altitude de dix kilomètres. Depuis la suppression des missiles russes Buk dans la défense aérienne, ce sont les chasseurs Hornet F-18 qui ont pris la relève, équipés notamment par des Amraams.
Les appels d’informations expédiés par la division de la logistique devraient être traités au courant de cette année. Les appels d’offre seraient envoyés l’année prochaine (2019) et les contrats signés en 2020.
Le budget du projet reste secret afin d’éviter les tentations de faire correspondre le prix au budget demandé.
L’une des alternatives pourrait être le missile Amraam-ER. Des châssis pouvant lancer d’autres missiles peuvent également être rattachés au système C5i Nasams.
Le développement de la défense aérienne a également pour but d’améliorer la portée de l’engin. Une demande d’information à ce sujet sera lancée à la fin de l’année.
Les nouveaux missiles auront une portée supérieure à celle des engins actuels ce qui ne garantit pas pour autant une meilleure portée réelle dans un pays comme la Finlande. Pour le général Renko cela signifie par conséquent une plus grande quantité d’appareils.
TS18.1

Economie

Activités minières

Un secteur en essor
Le ministre de l’Economie, Mika Lintilä (Centre), estime que la Finlande devrait mettre plus efficacement à profit ses ressources en minerais qui s’élèveraient à une valeur de 500 milliards d’euros, selon l’institut national de géologie. Selon lui, il y a des gisements uniques au niveau international en Finlande. De plus, il existe un savoir-faire pour la transformation des minerais. La demande de matériaux pour l’industrie de batteries, notamment des voitures électriques, pourrait créer des opportunités pour la Finlande.
M. Lintilä relève que plusieurs fabricants de batteries sondent les opportunités d’entamer une production en Finlande.
L’allemand Basf et le chinois CATL ont déjà des coopérations avec des finlandais.
Des groupes miniers sont en train d’effectuer des études sur la rentabilité concernant onze sites.
Pekka Nurmi, directeur scientifique de l’institut de géologie, estime que les procédures d’autorisation de prospection devraient être allégées afin d’attirer des capitaux étrangers en Finlande. La transformation de métaux représente actuellement 10 % des exportations de marchandises finlandaises.
M. Nurmi souligne l’importance de la sécurité environnementale tout en insistant sur le fait que la lenteur des procédures n’est pas durable du point de vue commercial.
M. Lintilä estime que les groupes miniers sont conscients de l’opposition qui existe en matière des activités minières et rappelle que les groupes ne peuvent atteindre une acceptabilité qu’en agissant le plus éthiquement, écologiquement et sans risques possible.
Pour l’instant, l’importance des mines pour l’économie nationale réside dans les emplois et quelque peu dans la fiscalité. Il faudrait réfléchir sur l’opportunité de mettre en place des royalties, comme celles qui ont été mis en place concernant la mine d’or de Kittilä. Le canadien Agnico Eagle en a versé à hauteur de 4 millions d’euros en 2016.
L’actionnariat finlandais pourrait être augmenté à travers la participation du groupe d’investissement de capitaux de l’Etat, Tesi. Le fait que Tesi soit impliqué dans le financement d’une mine pourrait également attirer des investisseurs étrangers.
M. Lintilä n’exclut pas que l’institut de la géologie entame les recherches sur la roche et les forages et que cette activité soit financée par les royalties.
HS/A25

Energie

Editorial : « Une fois de plus, la Finlande dépend de l’électricité importée » HS
L’éditorialiste note que les transports maritimes bénéficient des subventions prévues au nom de la sécurité d’approvisionnement. La sécurité d’approvisionnement dans la mer n’a pas été à l’épreuve, alors que l’électricité, la question se pose presque tous les hivers.
Mardi, par exemple, la production électrique s’élevait à 11 000 mW contre une consommation de 13 000 mW. L’éditorialiste note que l’écart est plus important que la production prévue du réacteur OL-3 en construction.
Si le froid continue, la Finlande dépendra de l’électricité importée.
Selon des calculs, la consommation maximale pourrait s’élever à 15 000 mW. En janvier 2016, ce seuil a même été dépassé.
Parmi les pays nordiques, la Finlande dispose d’un écart plus important que les autres entre la production et la consommation maximale. Lundi, c’est l’électricité suédoise qui a pallié à cet écart.
HS/A5

Politique étrangère et européenne

Allemagne

A quoi la Finlande peut-elle s’attendre à l’égard de la politique européenne Merkel-Schulz ?
Helsingin Sanomat rend compte de quelques propos de Finlandais concernant les négociations en cours en Allemagne. Juhana Aunesluoma, directeur du réseau des études européennes de l’Université de Helsinki, estime que les socio-démocrates pourront obtenir des choses du fait que Mme Merkel ne dispose pas d’alternative à ce parti.
Il sera intéressant de voir si les avancées du PSD concerneront la politique européenne ou bien les questions relevant de la politique intérieure.
HS estime que, pour la Finlande, il y a plusieurs points intéressants dans le futur programme du gouvernement allemand. Les orientations allemandes en matière de politique européenne et concernant l’euro auront des conséquences importantes sur le sens des réformes européennes.
M. Aunesluoma estime qu’un nouveau départ à la politique européenne signifierait que l’Allemagne se rapproche des positions du président Macron sur l’UE et l’UEM. « La France a poussé si fort qu’il serait étonnant que l’Allemagne ne bouge pas », selon lui.
La politique finlandaise en matière de l’UEM s’est basée sur le fait que l’Allemagne tient à la rigueur et à l’idée que la solidarité ne soit pas augmenté contrairement à ce que proposent M. Macron et les Etats de la zone euro de l’Europe du Sud.
Pour M. Aunesluoma, la France et l’Allemagne peuvent toutes les deux obtenir leurs objectifs. Si les risques sont étendus dans plus de pays, il est d’autant plus important de maintenir une rigueur économique afin que les risques ne se réalisent pas. M. Aunesluoma estime que le climat politique est actuellement tel que l’Allemagne pourrait tout à fait changer ses orientations en matière de politique européenne sans que cela soit révolutionnaire.
Pour la Finlande, cela impliquerait des soucis catastrophiques. La Finlande n’est pas préparée à ce que l’Allemagne se mette d’accord sur de telles questions. La position du gouvernement est bien bétonnée.
Le Président Niinistö, lors de son discours d’inauguration de la session parlementaire, a souligné l’importance d’être actif dans le processus de réforme de la zone euro.
Pour M. Aunesluoma, la Finlande n’est pas en mesure de présenter quelque chose de radicalement nouveau qui en passant outre les volontés de la France et de l’Allemagne. La Finlande ne pourra pas freiner les progrès en la matière.
Il note que l’on évoque beaucoup l’harmonisation des systèmes de sécurité sociale : les débats nationaux se reflètent dans la politique européenne. On est toutefois encore loin d’une harmonisation des systèmes nationaux, selon lui.
Il constate enfin qu’il sera intéressant à voir comment le trou laissé par la Grande-Bretagne sera rempli. « La position d’un troisième grand Etat membre est vacant. » L’Allemagne cherche une nouvelle dynamique. Elle maintient un contact spécial avec la Pologne et l’Italie, même si la relation avec la Pologne n’est pas la meilleure possible et que l’Italie est un grand point d’interrogation. « L’Espagne, un pays libéral au niveau des marchés, pourrait être un bon partenaire. »
HS/A22

Europe

Qui va l’emporter : le modèle Macron ou Kurz ?
Le correspondant de Kauppalehti à Munich Tapio Nurminen estime qu’il y a de nouveaux dirigeants charismatiques à la tête des pays européens comme en témoignent les victoires électorales de Macron en France et Kurz en Autriche.
On en aurait besoin en Finlande et en Allemagne aussi, note-t-il. Mais la question est de savoir sur quelle politique européenne ces futurs dirigeants vont construire leur victoire. Il semblerait aujourd’hui que le discours de Kurz sur la fermeture des frontières risque de plaire plus que les élans très européens du président Macron, conclut-il.
KL

Mardi 6 février 2018

Politique intérieure

Parlement

Le Kokoomus a voulu nommer une femme à la présidence du Parlement
Helsingin Sanomat rapporte que le deuxième parti du Parlement a traditionnellement le poste du président. Depuis la division des Vrais Finlandais en deux partis, l’été dernier, le Rassemblement national est devenu le deuxième parti et son président Petteri Orpo a voulu nommer une femme à ce poste important.
Encore en automne dernier, le député Ilkka Kanerva a été le candidat le plus en vue pour ce poste. Avec la campagne #metoo le groupe parlementaire du Kokoomus a commencé à avoir des doutes concernant l’aptitude de M. Kanerva qui avait, il y une dizaine d’années perdu le portefeuille des Affaires étrangères en raison d’un scandale de SMS envoyés à des femmes.
Le bureau national et le groupe parlementaire du Rassemblement national se réuniront aujourd’hui pour choisir un nouveau ministre de l’Intérieur en remplacement de Mme Risikko.
HS/A7

Partis politiques

Sondage sur l’image des présidents des partis politiques
Helsingin Sanomat relève que selon les résultats d’un sondage d’opinion sur l’image des présidents des partis politiques représentés au Parlement, effectué par l’institut Kantar TNS pour le compte du quotidien, Li Andersson, présidente de l’Alliance verte, obtient les meilleurs résultats.
Mme Andersson est en première position dans les mentions : la plus courageuse, combattante, tolérante, spontanée, charismatique. Elle est aussi numéro un dans les catégories : présente des idées intéressantes, j’aime la suivre dans les médias, j’aimerais prendre un coup ou déjeuner avec cette personne, j’aimerais faire sa connaissance.
Petteri Orpo, président du Rassemblement national est numéro un dans les catégories : compétent, équilibré, déterminé, sérieux, capable de coopérer.
Le président du Centre Juha Sipilä est le plus systématique.
Sari Essayah, présidente des Chrétiens-démocrates, est la plus humaine. Elle est aussi la voisine préférée des personnes interrogées.
Touko Aalto, président de l’Alliance verte est le plus décontracté.
La vie privée d’Anna-Maja Henriksson, présidente du Parti suédois, est considérée comme la moins tumultueuse.
Même si les Finlandais estiment que Jussi Halla-aho, président des Vrais Finlandais, est le moins humain, le moins capable de coopérer, le moins équilibré, le moins tolérant et le moins spontané, il est deuxième dans les catégories : personne charismatique, j’aime bien le suivre dans les médias et présente des idées intéressantes.
Le président du PSD, M. Rinne arrive en dernière position dans nombre de questions.
HS/A6-7

Social

Les négociations concernant les conventions collectives du secteur communal se poursuivront aujourd’hui
Les négociations entre l’employeur communal et les salariés, interrompues dimanche, seront poursuivies cet après-midi.
Le bras de fer le plus important concerne la compensation des coupes de la prime de congés.
Le syndicat JHL a entamé une grève des heures supplémentaires depuis lundi matin pour faire pression, et d’autres syndicats s’y sont joints, ce matin.
421 000 employés sont concernés par les conventions en question, qui sont arrivées à échéance le 31 janvier.
HS/A12

Energie

Projet de bio-raffinerie d’UPM
Le groupe forestier UPM envisage de créer une bio-raffinerie à Kotka pour produire un carburant pour les besoins des transports.
Le groupe dispose déjà d’une raffinerie à Lappeenranta. Selon Petri Kukkonen chargé du développement des biocarburants chez UPM, la localisation de Kotka serait intéressante du fait qu’il y a un port. L’investissement dépend encore des décisions nationales et au niveau européen concernant les biocarburants.
Alors que la raffinerie de Lappeenranta utilise du bois, outre ce matériau, les déchets de l’industrie agro-alimentaire et une plante de la famille du colza, Brassica carinata, seraient envisagés comme matières premières pour la bio-raffinerie de Kotka.
M. Kukkonen relève que le changement climatique et le traité de Paris motivent la recherche de nouvelles activités pour le groupe. Le marché des biocarburants est déjà important et cela ira croissant dans l’avenir, selon lui.
HS/A26

Politique étrangère et européenne

Double nationalité

« Une nouvelle recommandation concernant la double-nationalité » HS
Selon le comité du ministère de la Justice chargé de réfléchir aux critères de la double-nationalité, il faudrait en règle générale exclure les nationaux des Etats de droit démocratiques de l’étude sur les effets pour la sécurité de la double-nationalité.
Pour le comité, à cet égard, les plus sûrs sont les pays nordiques, les Etats membres de l’UE et de l’EEE.
Le risque le plus important est engendré, selon le comité, par les Etats qui sont déjà connus pour effectuer de renseignement en Finlande, ou dont la situation en matière de politique étrangère et de sécurité est instable.
Ce même comité a rédigé la recommandation concernant le règlement sur les liens avec l’étranger des fonctionnaires. Cette réforme est entrée en vigueur le 1er janvier.
Le comité recommande des enquêtes en matière de sécurité, et celles concernant les liens avec l’étranger dans ce cadre, outre pour les postes stratégiques de la fonction publique, mais aussi auprès de certaines entreprises centrales du point de vue de l’approvisionnement, de l’économique publique ou de l’infrastructure, par exemple.
HS/A13

Etats-Unis

M. Soini à Washington
Le ministre des Affaires étrangères Timo Soini participe, dans le cadre de la présidence finlandaise du Conseil arctique, à un évènement du laboratoire d’idées Center for Strategic and International Studies, à l’occasion de son déplacement à Washington du 5 au 9 février. Dans son discours, le ministre compte parler de l’expertise finlandaise dans le domaine arctique, appelée snow-how.
M. Soini prononcera aussi un discours concernant l’importance des principes de l’OSCE et des dirigeants religieux dans la médiation pour la paix lors d’un évènement de l’organisation Alliance of Virtue. Il participera au déjeuner de prière du congrès américain.
M. Soini aura également des entretiens avec les représentants de l’administration, du congrès et des laboratoires d’idées. Son objectif est de renforcer les relations finno-américaines et souligner les intérêts de la coopération multilatérale.
« Les défis globaux nécessitent une coopération et des règles communes », a déclaré le ministre lors d’une réunion finno-américain à Helsinki la semaine dernière. Selon lui, le développement des activités multilatérales des Etats-Unis est inquiétant. « La Finlande cherche sans arrêt des possibilités afin d’augmenter la coopération bilatérale et multilatérale. »
formin.fi

Défense

Selon l’amiral Kaskeala, la force et la capacité militaire des Américains constituent la protection ultime de la Finlande
”Je considère la force politique et la capacité militaire américaines comme l’ultime sécurité pour la Finlande dans le cas où celle-ci se trouverait menacée », a indiqué l’ancien commandant des forces armées, l’amiral Juhani Kaskeala lors d’un séminaire de l’Institut de la politique étrangère (UPI - FIIA) la semaine dernière.
L’Institut vient de publier un rapport sur le rôle international des Etats-Unis et notamment la sécurité de la région Baltique sous l’ère Trump.
Selon l’amiral, les Etats-Unis ont intérêt à soutenir la défense de la Finlande car en faisant cela, ils consolident la stabilité de la région baltique.
Pour illustrer ses propos, Kaskeala a pris l’exemple des missiles de croisière JASSM que les Etats-Unis ont bien voulu vendre à la Finlande. Selon lui, « la capacité préventive de la défense finlandaise a ainsi pu être considérablement améliorée. Ces engins ont pour but d’éliminer la menace des missiles balistiques et de créer une force de dissuasion ».
A cette occasion, l’amiral Kaskeala a toutefois avoué être partial. En effet, il représente en Finlande la société Boeing qui propose ses Super Hornet à la Finlande. Pour Kaskeala, il est important que la coopération entre la Finlande et les Etats-Unis continue.
Toujours selon Kaskeala, les Etats-Unis seraient satisfaits de la coopération des pays nordiques en matière de la défense. La défense aérienne de ces pays est pratiquement intégrée car ils ont en commun une image aérienne de situation et un système de C5i.
http://www.iltalehti.fi/politiikka/201802022200717039_pi.shtml

Le quotidien Helsingin sanomat présente Madame Hornet
Employée par Boeing depuis 25 ans, la finlandaise Maria Laine serait l’arme secrète de Boeing en vue de l’acquisition des futurs chasseurs. Elle a été recrutée en 1993 pour s’occuper des accords de compensation liés aux acquisitions des chasseurs F-18 par l’armée de l’air finlandaise.
L’avion de combat multi rôle F/A-18/F Super Hornet est l’un des cinq candidats en lice pour les futurs chasseurs de l’armée de l‘air finlandais.
Maria Laine est chargée chez Boeing des projets de coopération industriels dont la valeur globale atteint 20 milliards de dollars. Les accords de compensation de l’industrie d’armement font partie de ses responsabilités.
HS6.2/B12

La députée européenne, Henna Virkkunen, s’étonne de la bulle de sécurité que les Finlandais se sont construite
Tout en considérant qu’il est judicieux de développer la coopération de l’UE en matière de défense, la députée européenne Henna Virkkunen (Rassemblement national) rappelle aux Finlandais que cette collaboration se limite aux domaines que l’OTAN ne couvre pas. Selon elle, l’important étant évidemment le noyau des activités de l’OTAN, c’est-à-dire, son article V et ses garanties de sécurité sur lesquels sont basées les activités de l’alliance.
Il y a six mois, la députée européenne avait posé une question écrite à la commission pour savoir quelles mesures cette dernière avait prise pour assurer l’interprétation et les lignes directrices d’une mise en œuvre de la clause d’assistance mutuelle européenne.
Etonnée de la réponse tardive donnée par la haute représentante de la politique étrangère et de sécurité de l’UE, Fédérica Mogherini, à sa question sur la clause d’assistance mutuelle de l’UE, Mme Virkkunen constate que la commission de l’UE n’a pas fait avancer la préparation du contenu de cette clause.
”Contrairement aux souhaits des Finlandais, la coopération européenne se limite avant tout à la prévention du terrorisme, à la surveillance des frontières et aux opérations de gestion des crises en dehors de l’UE, en mettant l’accent du côté de l’Afrique. Elle ne répond pas vraiment aux challenges de sécurité », affirme Mme Virkkunen.
Selon elle, la Finlande s’est construit une bulle de sécurité en conférant aux garanties de sécurité de l’UE une signification militaire qu’elles ne possèdent pas.
Elle trouve également singulier que la Finlande recherche, avec raison, une collaboration la plus étroite possible avec l’OTAN tout en restant en dehors de l’alliance. En quelque sorte, la Finlande profite de tout, sauf de l’essentiel, c’est à dire des garanties de sécurité, estime-t-elle.
http://www.iltalehti.fi/politiikka/201802042200718826_pi.shtml?_ga=2.165928830.1951810628.1517818320-1510985332.1504252688

France – Finlande

Cinéma

L’Ange du Nord sélectionné pour les Jussi
Le film Pohjolan enkeli (L’Ange du nord) de Jean Michel Roux a été sélectionné dans la catégorie des documentaires pour les Jussi (Césars finlandais) qui seront remis en mars.
HS

Lundi 5 février 2018

Politique intérieure

Parlement

Mme Risikko a été élue présidente du Parlement
Kauppalehti rapporte que l’ouverture solennelle de la séance du Parlement pour 2018 aura lieu demain mardi. Les députés se sont réunis déjà aujourd’hui en séance plénière pour élire le nouveau présidium.
Maria Lohela, qui représente l’Avenir bleu, a dû quitter la présidence de l’Eduskunta, vu que depuis la division des Vrais Finlandais en deux partis en juin dernier, le Rassemblement national est devenu le deuxième et le PSD le troisième parti du Parlement. Traditionnellement le deuxième parti a le poste de président du Parlement.
Selon Yle, Paula Risikko, ministre de l’Intérieur, qui représente le Rassemblement national, a été élue présidente du Parlement par 157 voix. Mme Risikko est députée depuis 2003. Le député Ilkka Kanerva a eu 16 voix. Le bureau national et le groupe parlementaire du Rassemblement national se réuniront demain pour choisir un nouveau ministre de l’Intérieur.
Mauri Pekkarinen (Centre) continue comme premier vice-président. Il a été élu par 166 voix.
Tuula Haatainen a été élue deuxième vice-présidente par 148 voix. Elle a été candidate du PSD aux élections présidentielles où elle a eu un score modeste. Mme Haatainen est présidente de la commission des affaires sociales et le nouveau président doit être élu à sa place parmi les députés du PSD.
yle.fi, KL/A8

Le Parlement sera occupé pendant la session du printemps
Selon Kauppalehti, le Parlement a plusieurs projets de loi importants à étudier au cours du printemps.
La loi sur le renseignement et la réforme du code de la route ont déjà été présentées par le gouvernement.
L’étude du projet de loi sur la protection des données commencera pendant la semaine 9 (fin février - début mars), celle sur la liberté de choix liée à la réformes des services sociaux et de la santé la semaine suivante, le projet de loi sur les droits des demandeurs d’emploi pendant la semaine 12 , celle concernant le développement des régions pendant la semaine 14, le projet de loi sur la promotion de l’intégration pendant la semaine 20 et celle sur le temps de travail pendant la semaine 25 (qui commence le 18 juin).
KL/A

Parti du Centre

Analyse
Kauppalehti relève que le Premier ministre Juha Sipilä, président du Centre, a beaucoup de soucis. Le dernier sondage sur les intentions de vote ne donne que 12,4 % au Centre.
Paavo Väyrynen, parlementaire européen et ancien président du parti, qui a fondé son propre parti, vient d’annoncer qu’il sera candidat pour la présidence du Centre au congrès de juin prochain.
L’économie finlandaise est en hausse mais cela n’aide pas M. Sipilä. Le président du Rassemblement national Petteri Orpo en tire profit.
On se demande si M. Sipilä veut encore continuer à la tête du Centre après les élections législatives de 2019 si le parti devait rester dans l’opposition.
KL/A9

Editoriaux
Dans son éditorial, Helsingin Sanomat se demande si M. Väyrynen compte vraiment quitter le Centre s’il n’est pas élu à la tête du parti en juin prochain.
M. Väyrynen continue à donner des maux de tête à la direction du Centre. Aux élections présidentielles il y a une semaine il a obtenu plus de voix que le candidat officiel du parti Matti Vanhanen.
Selon les estimations, c’est en raison de M. Väyrynen que M. Sipilä a annoncé ses intentions en vue d’un nouveau mandat à la tête du Centre plus tôt que prévue.
M. Väyrynen n’aura pas beaucoup de chances au vote sur le président du Centre mais il aura beaucoup de visibilité gratuite lors de sa campagne des élections législatives.
M. Väyrynen divise les opinions, il a un certain nombre d’admirateurs mais aussi beaucoup de ceux ne peuvent pas le supporter.
Dans un autre éditorial, Helsingin Sanomat estime que M. Väyrynen, parlementaire européen eurosceptique, qui sera de retour au Parlement, diminuera encore la marge de manœuvre de M. Sipilä et de la Finlande dans la politique européenne.
HS/dim/A5, lun/A5

Manifestation contre le modèle d’activation de chômeurs

Entre 8000 et 10 000 manifestants à la Place du sénat, vendredi
Outre la manifestation organisée par la confédération des ouvriers SAK, vendredi à la place du sénat, des grèves ont eu lieu, bloquant notamment les ports et les transports publics.
De 150 000 à 200 000 employés étaient en grève, vendredi.
Les représentants de la SAK et du gouvernement se sont entretenus, vendredi matin, mais selon Jarkko Eloranta, président de la SAK, le gouvernement n’a rien promis de concret.
Selon Teemu Luukka de Helsingin Sanomat, le modèle d’activation est devenu le symbole d’une lutte contre le gouvernement de Juha Sipilä, et par moment, la manifestation a fait penser qu’il s’agissait de faire tomber le gouvernement plutôt que de changer l’assurance chômage.
HS/sam/A6-7, KS/sam/7

Editorial
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat note que le gouvernement n’envisage pas d’annuler le modèle d’activation. Le président de l’Avenir bleu, ministre de la Culture, Sampo Terho l’a dit aussi.
Plus généralement, le gouvernement Juha Sipilä semble avoir adopté sa propre idée de la coopération tripartite : on peut bien préparer des choses ensemble, entre le gouvernement, le patronat et les salariés, mais si on n’arrive pas à atteindre un consensus, le gouvernement agit seul au besoin.
En ce qui concerne le rôle du PSD et de son président Antti Rinne, l’éditorialiste note qu’il est toutefois possible que la manifestation contribue à la popularité du PSD.
HS/sam/A4

Présidence de la république

Déplacement à Munich
Le Présidenc de la République Sauli Niinistô se rendra à la conférence de sécurité de munich du 1- au 18 février.
HS

Naissance
Le Président a eu un troisième fils, vendredi 2 février.
HS

Science économique

Un nouveau centre de recherche a été créé
Helsingin Sanomat rapporte que la nouvelle unité de recherche de science économique, annoncée en septembre dernier par le Premier ministre Sipilä, a avancé et les recteurs des universités concernées en ont approuvé les statuts.
La Helsinki Graduate School of Economics (GSE) commencera son fonctionnement à l’automne 2018. Elle remplacera Helsinki Center of Economic Research (Hecer). L’objectif est d’augmenter le nombre de professeurs titulaires de 20 à 35.
HS/A26

Politique étrangère et européenne

Migration

Retour d’Irakiens : l’UE aide la Finlande
Helsingin Sanomat rend compte de l’évolution de la question des renvois de demandeurs d’asile irakiens ayant obtenu une réponde négative à leur demande. La Commission européenne a lancé les entretiens avec l’Irak sur un accord en la matière. Un tel accord entre l’UE et l’Irak faciliterait les renvois des ressortissants irakiens qui n’ont pas obtenu d’asile dans un Etat membre.
La Finlande qui n’a pas réussi à négocier un accord sur les renvois avec l’Irak se félicite du levier que représentent les efforts de la Commission en la matière.
Eero Koskenniemi, conseiller au ministère de l’Intérieur, se félicite des efforts sur deux fronts : les négociations bilatérales et le front européen. Il relève que son ministère est content du fait que la Commission européenne s’active sur cette question.
En 2017, plus de mille Irakiens sont rentrés de Finlande en Irak de façon volontaire. 140 ont été renvoyés.
HS/lun/A20-21

Politique commerciale

Propos de Kai Mykkänen
Le ministre du Commerce extérieur, Kai Mykkänen (Rassemblement national), qui a rencontré son homologue américain, Wilbur Ross, à Washington, vendredi, estime que les propos du Président Trump contre le libre-échange n’ont pas eu d’effet, et qu’il y a même des signes encourageants concernant le commerce entre les Etats-Unis et l’UE.
M. Mykkänen a évoqué la création d’un conseil économique transatlantique avec son homologue. Un tel conseil pourrait devenir une sorte de mini-TTIP, selon M. Mykkänen.
Un des objectifs de M. Trump a été une balance commerciale positive pour les Etats-Unis. M. Mykkänen a rappelé à M. Ross que la Finlande investissait deux fois plus aux Etats-Unis que ces derniers en Finlande. Les entreprises finlandaises emploient directement plus de 30 000 américains.
M. Mykkänen a fait l’éloge de la proposition américaine auprès de l’OMI, concernant l’interdiction de l’utilisation de carburants lourds dans les zones maritimes arctiques. Il estime que l’exemple sert de rappel du fait que les Etats-Unis font également de propositions positives et constructives même si leur tonalité est généralement très opposée aux restrictions sur les carburants fossiles.
HS/sam/A12

Défense

Des exercices aériens dans le ciel du sud de la Finlande
L’armée de l’air finlandaise s’entraine avec des chasseurs américains d’Ohio
L’armée de l’air devait organiser la semaine dernière dans le sud du pays des exercices de combat aérien où les chasseurs F-18 de Finlande et les chasseurs F-16 de l’état d’Ohio devaient s’entrainer au un combat aérien.De quatre à six chasseurs F-16 américains, placés dans la base aérienne d’Ämar en Estonie devaient participer à ces manœuvres sans pour autant atterrir sur le sol finlandais. Ils n’ont pu décoller à cause du temps
Côté finlandais, il y avait de 4 à 6 chasseurs Hornet et éventuellement un maximum de quatre appareils d’exercice à réaction Hawk
Un avion britannique de ravitaillement en vol KC-135 devait rejoindre les autres appareils depuis la base du Royal air force de Mildenhall qui est au service de l’armée de l’air américain.
www.HS IL

« La défense nationale souffrirait si l’exportation des armes s’arrêtait », estime le PDG de Patria
« Les conséquences seraient dramatiques si les exportations de matériel militaire finlandais diminuaient ou s’arrêtaient complètement », déclare le PDG de Patria, Olli Isotalo.
Sur le chiffre d’affaires de Patria de 2016, 41% provenait de l’étranger, une moitié environ venant de l’exportation de matériel, l’autre moitié concernant notamment des activités d’entretien.
« Une grande partie du matériel militaire en Finlande provient de l’étranger mais c’est notre savoir-faire qui l’entretient », explique Isotalo.
A propos de la récente polémique sur les exportations de Patria vers les Emirats arabes, Isotalo rappelle que la vente a respecté le processus normal en vigueur et que cette polémique visait davantage la politique des exportations.
L’économie de Patria se porte bien et son avenir semble prometteur. Un centre technologique des missiles sera bientôt ouvert à Tampere et des commandes pour la marine sont en vue, sans parler du gigantesque projet de remplacement des Hornet F-18. « Ce qui est certain c’est qu’il faudra entretenir ces appareils en Finlande, quel que soit la marque du futur chasseur », constate Isotalo.
AL5.2/A10

Sécurité

A l’approche de la présidence finlandaise de l’UE qui débutera en été 2019, la police veut obtenir le droit de faire tomber des drones
A l’heure actuelle, la police n’a pas le droit d’intervenir dans les activités des drones dans l’air. Elle souhaite obtenir, d’ici le début de la présidence finlandaise de l’UE, un changement de la situation.
Ce souhait a été entendu puisque le ministère de l’Intérieur entame une étude préliminaire sur l’élargissement des droits d’intervention de la police sur les activités des drones.
Par ailleurs, le ministère de la défense prépare un changement de loi qui permettrait à la défense nationale d’arrêter les activités des drones, notamment au-dessus des zones appartenant à la défense nationale. Les gardes-frontières devraient eux aussi du droit d’intervenir contre les drones.
Le policier-chef de l’administration de la police, Tomi Vuori, souligne que les drones ne sont pas seulement une menace pour la sécurité mais un outil indispensable. La police envisage d’acquérir de nouveaux drones pour la somme de 350 000 euros. Elle dispose aujourd’hui d’environ 100 appareils.
HS4.2/A10

Elections européennes

Editorial
« Des listes transnationales ne seraient pas dans l’intérêt de la Finlande » KL
L’éditorialisite de Kauppalehti rapporte que suite au Brexit et au futur départ des euro-députés britanniques, la répartition de ces sièges est devenu un sujet de discussion au Parlement européen qui devrait se prononcer mercredi.
La réparation de certains de ces sièges entre les Etats membres devrait se concrétiser par un siège de plus pour la Finlande, juge KL qui rapporte que cette réparation n’est pas jugée équitable par tout le monde.
« Une question plus difficile encore est la proposition de listes transnationales, juge KL. Selon l’éditorialiste, le mode de scrutin favoriserait les candidats les plus connus des grands Etats membres. « Même si cette proposition n’est que limitée à ce stade, elle pourrait ensuite être élargie et devenir la règle générale ; c’est pourquoi il convient de la torpiller de suite, écrit KL.
L’éditorialiste critique aussi l’idée que le président de la Commission soit systématiquement la tête de la liste des partis européens arrivée en tête. « L’Europe est encore une région trop disparate pour que des têtes de liste européennes ou des listes nationales suffisent pour renforcer l’iontérêt des électeurs pour ces élections », conclut KL.
KL

Modification du calendrier électoral
Le parti du Centre envisage de proposer aux autres partis finlandais une modification du calendrier électoral afin que les élections législatives prévues en avril 2019 puissent avoir lieu en même temps que les élections européennes, soit en mai ou juin 2019.
Le problème est que la Finlande assumera la présidence de l’UE dès juillet 2019 et il serait bon qu’elle dispose alors d’un gouvernement issu des nouvelles élections.
KS

Politique européenne de la Finlande

« La Finlande risque de rester seule dans l’UE » Dem
Demokraatti, organe du Parti social-démocrate, note que la position de l’Allemagne est en train de changer, et que la Finlande qui a plutôt suivi les allemands dans sa politique européenne, a perdu sa vision.
Le quotidien cite Miapetra Kumpula-Natri, députée européenne sociale-démocrate, qui estime qu’aujourd’hui, la Finlande manque presque entièrement de vision sur le fait de savoir dans quelle direction il faudrait mener l’Europe. La Finlande réfléchit aux visions d’avenir au niveau local ou tout au plus national.
Timo Miettinen, chercheur et directeur de projet du réseau de la recherche européenne de l’Université de Helsinki, estime que ces dernières années, la politique finlandaise a été même plus dure sur certains points que celle de l’Allemagne. Pour lui, le risque que la Finlande reste seule avec sa position n’est pas exclu.
La Finlande souligne systématiquement l’importance de la coordination économique réglementée. Elle est plutôt réservée à l’égard de l’idée d’une Europe en tant que communauté réellement politique, selon M. Miettinen. Il estime que le débat finlandais a trop mis l’accent sur l’aspect de l’augmentation des responsabilités financières. On a moins bien compris la nécessité de développer l’UE pour qu’elle devienne plus stable et que la règle du jeu soit plus claire. Une grande partie des propositions de la Commission européenne concerne la clarification de ce côté institutionnel de l’UE. A long terme, il n’est pas souhaitable que l’administration de l’UE et de la zone euro se différencient l’une de l’autre, selon M. Miettinen.
Il considère que se poser la question sur le pouvoir d’influence de la Finlande auprès de l’UE est presque inutile. La Finlande pourrait en avoir, si elle était active pour proposer des choses. Actuellement, elle se contente de réagir aux positions des grands Etats membres et aux propositions de la Commission, selon M. Miettinen.
Demokraatti se demande si les projets envisagés par la Commission en décembre seraient, s’ils se réalisaient, nuisibles pour un petit Etat membre comme la Finlande. Pour M. Miettinen, parler de l’intérêt de la Finlande est un peu trompeur. Les décisions prises au niveau européen ne touchent pas de la même manière les différents groupes de la population, ou les différentes régions. Il n’y a pas non plus de réponse explicite à la question concernant la zone euro. Si le budget de la zone euro était augmenté par exemple à travers le fonds monétaire, les garanties finlandaises augmenteraient à court terme. D’autre part, l’évolution économique favorable et la demande accrue en Europe bénéficient à la Finlande qui est dépendante des exportations, estime M. Miettinen.
Mme Kumpula-Natri évoque les transferts financiers plus généralement. Elle dit que peu de contributeurs nets s’opposent à ce que l’on peut faire avec ces crédits, tant que c’est efficace. Elle rappelle que les fonds structurels par exemple permettent de rétablir la croissance dans des régions qui réussissent moins bien, ce qui convient à tout le monde. La Finlande n’a pas souhaité mettre fin à ces subventions régionales. Le développement régional et les aides agricoles représentent une grande partie du budget européen. S’agissant des aides à la recherche, la Finlande en a bénéficié proportionnellement beaucoup compte tenu sa taille, rappelle Mme Kumpula-Natri.
Dem/16-17

Jeudi 1er février 2018

Politique intérieure

Partis politiques

Sondage
« La présidentielle ne se traduit pas dans l’audience des partis » HS
« Le Centre a enrayé sa chute » HS
Selon sondage publié par Helsingin Sanomat sur les intentions de vote aux législatives, le parti du Kokoomus est toujours en tête avec 21,9% (-0,1par rapport à décembre), devant le PSD à 19% (inchangé), puis le Centre à 15,6% (+0,5) et les Verts 15,5% (+0,1). Suivent l’Alliance des Gauches à 88,8%, les Vrais Finlandais à 8,1%, le parti populaire suédois à 4,4%, les chrétiens-démocrates à 32,4% et l’avenir bleu à 1,5%.
Helsingin Sanomat note que le Kokoomus représente à lui seul une audience supérieure à celle de la moitié de la coalition gouvernementale (39).
En dépit du résultat de la présidentielle, la plupart des électeurs annoncent leur fidélité à leur parti : plus des deux tiers de ceux qui avaient voté Kokoomus aux municipales ont annoncé leur intention de voter pour ce parti aux législatives ; il en va de même des électeurs des Verts, du Centre ou de la gauche.
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat estime que ce sondage semble montrer que le centre a enrayé sa chute qui durait depuis environ six mois.
Néanmoins, la différence entre le Kokoomus et le Centre est importante : plus de six points
Par ailleurs, le Kokoomus ne semble pas avoir tiré profit de la réélection de M. Niinistö.
Dans le même temps, les critiques contre le modèle d’activation des chômeurs ne semblent pas avoir affaibli l’audience du Centre ni renforcé celle de la Gauche.
HS

Parti du Centre

Les responsables de sections soutiennent M. Sipilä
Helsingin Sanomat rapporte que la base du Centre soutient fortement le Premier ministre Juha Sipilä comme président du parti. Il ne semble pas que le mauvais résultat à la présidentielle et la baisse dans les sondages ait affecté la popularité de M. Sipilä parmi les siens.
HS a interrogé les 20 présidents de sections régionales du parti qui ont exprimé un soutien unanime pour M. Sipilä. Ils souhaitent que ce dernier soit réélu à la présidence du parti à Sotkamo en juin.
HS

Pression pour exclure M. Väyrynen
Helsingin Sanomat rapporte que le parti du Centre réfléchit à la possibilité d’exclure le député Paavo Väyrynen. Comme ce dernier est président de la section locale de Kaminmaa, le bureau du Centre réfléchirait à la possibilité d’exclure cette section qui est membre du parti.
Le bureau se réunira en février.
HS

Parlement

Mme Risikko prête à prendre la présidence du Parlement
La ministre de l’Intérieur a annoncé que si son groupe parlementaire le lui demandait elle était prête à accepter la présidence du Parlement qui reviendra au Kokoomus.
La décision interviendra le 5 février.
KS

Conventions salariales

Dernière ligne droite dans le secteur des services
Les négociations continuent dans le public
La décision sur la nouvelle convention collective dans le secteur des services n’interviendra pas avant la semaine prochaine puisque le bureau du syndicat PAM ne se réunira pas avant mercredi prochain. Les difficultés concerneraient le secteur de l’immobilier.
Dans le secteur communal, les négociations continuent. Le principal différent concerne la compensation de la diminution de la prime de congés.
Helsingin Sanomat soulignent que si les négociations sur les conventions salariales continuent, elles ne manqueront pas d’être perturbées demain par le mouvement social contre le modèle d’activation des chômeurs.
KS AL

Mouvement social

Le président du patronat et le Premier ministre critiquent la grève
Le président du patronat Veli-Matti Mattila estime que la grève de vendredi est inappropriée car elle va toucher l’économie et des entreprises qui ne sont pas responsables du modèle d’activation des chômeurs.
Le Premier ministre a exprimé sur son blog qu’il était déçu de la manifestation prévue par les syndicats. « Les mesures prises par le gouvernement sont globalement bonnes pour les chômeurs. Cela ne peut donc pas expliquer le mouvement de vendredi. Ces grèves doivent donc être motivées par autre chose », estime-t-il.
Le Président de l’avenir bleu, le ministre Sampo Terho considère qu’il s’agit d’une machination orchestrée par le PSD.
KL

Economie

« La croissance semble bonne au moins pour les six prochains mois » KL
Kauppalehti rapporte que la bonne conjoncture économique devrait se prolonger au moins pour les six prochains mois. Les entreprises commencent à souffrir d’un manque de main d’œuvre et ce phénomène pourrait devenir un frein à la croissance si le gouvernement ne prend pas rapidement des mesures pour augmenter l’offre de main d’œuvre.
Kauppalehti estime que les réserves de main d’œuvre domestiques ne suffiront peut-être pas et qu’il faudra faciliter le recours à la main d’eouvre étrangère.
KL sur le marché de l’emploi.

Amélioration de la rentabilité de Elisa
Le téléopérateur finlandais Elisa a publié un bon résultat pour 2017, avec un chiffre d’affaires de 1,8 milliard d’euros (+9%).
HS

Résultats décevants pour Outokumpu
Le groupe Outokumpu (acier) a publié des résultats décevant pour le quatrième semestre 2017 : un chiffre d’affaires de 1,47 milliard d’euros contre 1,6 milliard attendu par les analystes. L’action a diminué de 15% hier.
En 2017, le chiffre d’affaires d’Outokumpu était de 6,4 milliard d’euros.
HS

Record pour UPM
Le groupe de bois-papier UPM a enregistré en 2017 un bénéfice de 1,292 milliard d’euros, et continué d’améliorer son résultat au dernier trimestre, pour le 19ème trimestre consécutif.
Le secteur de la cellulose était le plus rentable du groupe. Les usines de cellulose de Kaukka, Pietarsaari et Fray Bentos ainsi que la bioraffinerie de Lappeenranta ont réalisé des records de production.
UPM envisage la construction d’une usine de cellulose en Uruguay.
HS

Garanties de l’Etat

Les garanties de l’Etat finlandais sont d’un tout autre niveau que celles des autres Etats membres
Helsingin Sanomat rend compte des chiffres d’Eurostat qui montrent que les garanties de l’Etat finlandais s’élèvent à 28 % du PIB, ce qui est le plus dans l’UE. Transformées en euros, les garanties s’élèvent à 50 milliards d’euros.
La plus grande part de ces garanties concerne celle du financement des entreprises, dont les commandes des chantiers navals.
HS note que le gouvernement a comme objectif de garantir un niveau du financement des exportations qui correspond aux pays concurrents.
La construction de logements est également un secteur important concerné par les emprunts garantis par l’Etat.
Sami Yläoutinen du ministère des Finances estime que l’évolution des responsabilités et des risques devrait être suivie de près. Les décideurs devraient avoir une idée de la quantité des garanties par rapport à la solvabilité financière.
HS/Mer/A24

Défense

Le travail de conception des navires de guerre est en cours dans un endroit gardé secret près de Turku
Le travail de conception du projet Escadre 2020 qui comprend quatre bâtiments de guerre de la classe corvette à l’usage de la Marine est en cour dans la région de Turku. Le contrat officiel de construction de ces navires sera conclu l’automne prochain, mais les plans sont pratiquement terminés.
Le travail de conception se fait par une cinquantaine de personnes dans un atelier de planification mis en place par le centre logistique dans une localité secrète de la région de Turku. Selon l’ingénieur principal de la défense nationale, le général Kari Renko, le travail touche à sa fin.
Les bâtiments auront environ 105 mètres de long et 15 mètres de large. Le processus de planification a été laborieux car il n’existe pas de précédent dans le monde. « Il n’y a pas de bateaux de guerre qui puisse manœuvrer dans les eaux glacées », confirme le général Renko.
La première corvette devrait être prête pour des tests de la marine en 2022.
En ce qui concerne les équipements d’armement, trois sociétés sont en lice pour les fournir. La sélection finale se fera à l’automne 2018. On sait d’ores et déjà que les torpilles seront commandées au suédois Saab.
Ces quatre nouveaux navires remplaceront les quatre vedettes lance-missiles de la classe Rauma et deux navires mouilleurs de mines.
TS31.1/4

Politique étrangère et européenne

Politique européenne

Point de vue
« Le changement de politique européenne de l’Allemagne est un défi pour notre gouvernement » AL
Dans un billet publié dans Aamulehti, le député Timo Harakka (PSD) décrit les possibles changements de politique européenne de l’Allemagne et considère que le gouvernement de M. Sipilä devra décider s’il poursuit sa défense de l’ancienne politique européenne allemande ou s’il s’aligne sur la nouvelle politique allemande.
Concernant le rapprochement des politiques fiscales entre la France et l’Allemagne, il faut remarquer que le Kokoomus a toujours refusé que la Finlande se joigne à la planification de la taxe sur les transactions financières que promeuvent la France et l’Allemagne.
D’une manière générale, il relève que le gouvernement Sipilä a eu une attitude très réservée sur toutes les propositions de réforme en Europe. Il souligne que M. Terho (Avenir bleu) souhaite une diminution du budget européen suite au Brexit, alors que M. Orpo (Kokoomus) est ouvert même à une augmentation de la cotisation des Etats membres.
« De nombreuses interrogations vont marquer ce printemps : la Finlande va-t-elle emboîter le pas de l’Allemagne en faveur d’un approfondissement de l’intégration européenne ? Quel effet pour les relations entre les partis de la coalition gouvernementale ? Que signifierait un refus de l’intégration européenne pour la crédibilité du Kokoomus traditionnellement pro-européen ? Le PSD finlandais va-t-il adopter la même ligne que le SPD allemand ? », s’interroge Timo Harakka.
AL/Sam

Histoire

Guerre civile

Discours de M. Liikanen, gouverneur de la Banque de Finlande, à l’occasion de l’ouverture de l’exposition sur la guerre civile au musée de la monnaie
Erkki Liikanen, gouverneur de la Banque de Finlande, a prononcé mercredi un discours à l’occasion du vernissage d’une exposition sur la guerre civile de 1918 au Musée de la monnaie.
« Le développement de la Finlande vers un Etat indépendant, une démocratie nordique, un Etat-providence et un membre souverain de l’Union européenne s’est passé en plusieurs étapes. La guerre civile du printemps 1918 a été l’étape la plus tragique dans ce développement et divise les avis encore maintenant, cent ans plus tard.
Il est important d’évaluer les évènements de 1918 en s’appuyant sur la recherche afin d’obtenir une image complexe et objective.
Le caractère historique de la guerre civile ne signifie toutefois pas qu’on ne puisse pas en retenir une leçon. Notre tragédie nationale prouve quels peuvent être les effets de la méfiance, de la haine et du manque de maturité politique. Une des causes de ces évènements est la chute de la situation économique en 1917.
Dans les conditions stables actuellement en Finlande on peut facilement oublier que la démocratie est une chose fragile qui se renforce lentement.
Les historiens Marjaliisa Hentilä et Seppo Hentilä ont publié un livre, ”La Finlande allemande en 1918”, qui montre que le résultat que la Finlande a obtenu en tant que nation et Etat n’a pas été évident du tout.
La Finlande est devenue une république indépendante suivant le modèle occidental. Les chercheurs soulignent que ce résultat a nécessité trois événements : que l’Allemagne perde effectivement la première guerre mondiale, que les bolchéviques gardent le pouvoir en Russie et que les blancs gagnent la guerre civile en Finlande.
Si un seul de ces événements n’avait pas abouti, la Finlande ne serait pas ce qu’elle est, rappellent les chercheurs.
Ils basent ces présupposés pour expliquer les événements de 1918. Mais on pourrait ajouter à leur liste la révolution russe et les négociations de paix de Brest-Litosvsk commencées en décembre 1917 et qui ont scellé sur le front de l’Est la victoire de l’Allemagne – qui est toutefois restée provisoire. Ces événements aussi ont été décisifs pour le sort de la Finlande.
Même si la recherche contemporaine place désormais le processus de l’indépendance de la Finlande dans le contexte de la politique mondiale de l’époque, pour beaucoup de Finlandais demeure vivace l’idée d’un « récit national » de la guerre civile qui s’est perpétué de générations en générations depuis lors.
Mais si l’on place ces événements dans le contexte international de l’époque et que l’on prend en compte les rapports de force, une des conclusions est que le résultat final de la guerre civile finlandaise a en effet été résolu quand l’Allemagne a décidé d’intervenir en Finlande et quand le gouvernement bolchévique de la Russie avait approuvé l’idée de laisser les mains libres à l’Allemagne en Finlande.
La décision de l’intervention allemande a été prise le 13 février 1918 à la réunion de Bad Homburg. Dès lors, le général Ludendorf a exigé et obtenu que le représentant du sénat finlandais à Berlin Edvard Hjelt présente une demande d’assistance qui légitimerait l’envoi de troupes. Le sénat finlandais en exil à Vaasa n’en a été informé que bien plus tard, en mars 1918.
Lénine en était arrivé dès janvier, avant même le début de la guerre civile, à la conclusion qu’il fallait faire la paix avec l’Allemagne. Sur la Finlande, il a dit, dès le 17 février après seulement trois semaines de guerre civile : « Nous avons fait ce que nous avons pu. »
En février l’Allemagne a présenté ses conditions de paix à la Russie et elles comprenaient l’exigence que la Russie retire ses troupes de la Finlande. La paix de Brest-Litovsk a été nouée le 3 mars.
Cet accord entre le gouvernement bolchevique de Russie et l’empire allemand ne rentrait pas vraiment avec le caractère qui a longtemps prédominé en Finlande sur la guerre civile. Le sénat de Vaasa voulait insister sur le fait que la Finlande menait une lutte d’indépendance avec l’aide de l’Allemagne contre la Russie bolchevique. Les Rouges pour leur part plaçaient leur confiance dans le seul soutien du gouvernement bolchevique sans avoir compris à l’époque que les calculs de réalpolitique de Lénine allaient à leur encontre.
Les circonstances internationales de la guerre civile finlandaise montrent que la politique de force dépasse les principes de la loi internationale. Cela nous rappelle de l’importance de la loi et des institutions communes dans les relations entre les Etats et celles des structures internationales multilatérales, dont l’Union européenne, la CSCE et de l’ONU, surtout pour les petits pays. »
https://www.suomenpankki.fi/

publié le 01/03/2018

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