Avril 2019

Mardi 30 avril 2019

Politique intérieure

Gouvernement

Sondage
Les Finlandais préfèrent un gouvernement du PSD et du Kokoomus
Helsingin Sanomat rapporte que selon un sondage effectué pour le compte du quotidien sur la coalition gouvernementale, 32 % des Finlandais sont favorables à une coalition entre le PSD et le Rassemblement national (Kokoomus), soit un gouvernement « rouge-bleu ». 18 % préfèrent un gouvernement du PSD avec le Centre (« rouge-terre ») et 17 % d’une coalition du PSD et des Vrais Finlandais. 6 % seulement sont favorables à un gouvernement du Kokoomus et du Centre, 7 % préfèrent le Kokoomus avec les Vrais Finlandais et 3 % le Centre avec les Vrais Finlandais. 17 % des personnes interrogées ne s’expriment pas.
Quant à la question sur les autres partis de la coalition gouvernementale du PSD et du Kokoomus, 73 % des Finlandais souhaitent la participation des Verts au gouvernement. 42 % sont favorables au Parti suédois, 27 % à l’Alliance des gauches, 13 % aux Chrétiens-démocrates et 12 % au Centre.
Ceux qui préfèrent un gouvernement du PSD et du Centre sont également favorables (70 %) à la participation des Verts. 52 % sont favorables à l’Alliance des gauches, 32 % au Parti suédois, 17 % aux Chrétiens-démocrates, 15 % au Kokoomus et 13 % aux Vrais Finlandais.
Ceux qui sont favorables à une coalition entre le PSD et les Vrais Finlandais souhaitent faire entrer au gouvernement les Verts (39 %), le Kokoomus (34 %), l’Alliance des gauches (24%), les Chrétiens-démocrates (23 %), le Centre (19 %) ou le Parti suédois (12 %).
Selon le sondage, les Finlandais estiment que les deux premières options – PSD-Kokoomus-Verts-Parti suédois ou PSD-Centre-verts-Alliance des gauches – sont réalistes en ce moment. La première aurait une majorité de 108 députés au Parlement et la deuxième 107 députés.
Avant les élections législatives le président du PSD Antti Rinne avait souhaité une large majorité gouvernementale pour qu’aucun petit parti ne puisse faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre. Le résultat des élections montre que la situation actuelle ne correspond pas aux souhaits de M. Rinne.
Le sondage a été effectué par l’institut Kantar TNS entre le 16 et 27 avril auprès de mille personnes.
HS/A6-7

Point de vue
M. Rinne utilise le centre et l’Alliance des Gauches pour faire pression sur le Rassemblement national
Ilta-Sanomat estime que, dans ses négociations avec le Rassemblement de Petteri Orpo, M. Rinne (PSD) va utiliser le Centre (comme recours possible pour former une autre coalition) et l’Alliance des Gauches (comme partenaire de la coalition pour une politique moins libérale économiquement) pour pousser le Rassemblement national à faire des concessions afin d’éviter que le PSD ne s’allie avec le centre ou bien souhaite la participation de l’Alliance des gauches au gouvernement.
IS

Formation du gouvernement

Réponses des partis aux questions de Rinne
Les partis politiques devaient répondre avant mardi midi aux questions posées par M. Antti Rinne chargé de former une coalition.
Les Vrais Finlandais mettent comme condition l’immigration
Les Vrais Finlandais ont publié leurs réponses. Ils fixent notamment comme condition pour participer au gouvernement que le gouvernement reconnaisse les effets négatifs de l’immigration humanitaire sur les finances de la Finlande et la sécurité des Finlandais et qu’il œuvre de manière à diminuer l’immigration négative.
HS

Le Centre pose dix conditions à sa participation au gouvernement
Dans sa liste de dix conditions à la participation au gouvernement, le Centre fixe notamment la création de 18 régions et la réalisation de la réforme des services sociaux et de dsanté sur cette base.
HS

Les Verts posent leurs conditions pour participer au gouvernement
Les Verts ont écrit qu’ils étaient « prêts à participer à un gouvernement qui serait ambitieux en matière de climat, d’environnement, d’éducation, de lutte contre la pauvreté et de renforcement des droits de l’homme et de la place de la Finlande dans le monde ».
Les Verts excluent de participer à un gouvernement qui aurait une attitude négative sur l’UE et l’euro, favoriserait la fermeture des frontières et l’isolement de la Finlande dans les organisations internationales (UE, ONU et conseil nordique), et n’améliorerait pas la position des minorités en Finlande ou serait négatif sur les droits de l’homme et les principes fondamentaux du droit.
AL

L’Alliance des Gauches souhaite entrer au gouvernement
L’Alliance des Gauches a publié ses réponses et notamment une liste de conditions pour participer au gouvernement. Helsingin Sanomat estime toutefois que ces réponses sont très proches de l’idéologie du PSD et ces conditions peu dures, ce qui montre que l’Alliance des Gauches souhaite réellement participer au gouvernement.
A noter que l’Alliance des gauches fixe comme condition que la Finlande reste en-dehors des alliances militaires.

Réponses du parti populaire suédois
Le parti populaire suédois a lui aussi publié ses réponses. Il ne met pas de condition stricte à sa participation au gouvernement, mais plutôt des conditions très générales. Helsingin Sanomat juge que le parti a une ligne très libérale en matière des valeurs, ce qui est proche tant du PSD que du Rassemblement national, des Verts et même de l’Alliance des gauches.
HS

Les chrétiens-démocrates insistent sur les congés parentaux
Dans ses conditions pour participer au gouvernement, le parti des Démocrates-chrétiens a notamment exigé qu’il n’y ait pas de dégradation du droit de choisir des parents sur la répartition des congés parentaux.
HS

Le Rassemblement national a une longue liste de conditions
Le Rassemblement national de Petteri Orpo était le dernier parti à publier ses réponses à Antti Rinne. Helsingin Sanomat relève qu’il fixe 13 conditions pour participer au gouvernement, ce qui est même plus que le Centre. Ces conditions concernent notamment la diminution de la fiscalité sur les salaires et les pensions à tous les niveaux de revenus. Le parti souhaite aussi que le gouvernement continue une ligne dure sur la politique de l’asile, tout en promouvant l’immigration de travail pour améliorer la compétitivité de la Finlande.
HS

Parti des Verts

Présidence du parti
Maria Ohisalo candidate, Emme Kari non
La députée d’Helsinki et vice-présidente du parti Maria Ohisalo a annoncé aujourd’hui qu’elle était candidate à la présidence du parti des Verts lors du prochain congrès, cet été. La députée Emma Kari en revanche ne sera pas candidate.
IL

Industrie forestière

Le projet d’usine à Kemi a un effet sur les négociations gouvernementales
Helsingin Sanomat relève que si il se réalise le projet d’usine à cellulose de Metsä Group à Kemi nécessiterait d’augmenter considérablement les coupes de bois en Finlande.
Le quotidien souligne aussi que le panel climatique finlandais a une attitude très critique à l’égard de l’augmentation des coupes de bois dans le pays.

Metsä group a-t-il voulu empêcher le projet concurrent de Kemijärvi ?
Helsingin Sanomat estime que par son annonce Metsä group menace le projet concurrent de Boreal Bioref et du chinois Camce à Kemijärvi. En effet, ce dernier projet est bien en avance par rapport à celui de Metsä group.
Si le projet de Boreal Bioref (qui nécessiterait une consommation de bois de 3 millions de m3) devait se réaliser rapidement, alors Metsä Group devrait peut-être revoir à la baisse son projet de Kemi (qui nécessiterait 4,5 millions de m3 de bois).
HS

Démographie

Il n’y a pas eu si peu de naissances depuis 1830
Helsingin Sanomat revient lui aussi sur la baisse de la natalité qui n’a jamais été aussi impressionnante. L’indice de fécondité est tombé à 1,41 contre 1,49 l’année dernière et encore 1,86 il y a dix ans. La Finlande est désormais parmi les pays européens (moyenne de 1,5 les moins féconds.
C’est surtout dans les grandes villes que la fécondité est la plus basse : 1,23 à Helsinki, 1,26 à Turku et 1,29 à Tampere.
La fécondité se maintient sur la côte ouest (1,92 en Ostrobotnie et 1,7 à Seinäjoki).
HS

France – Finlande

Cinéma

Arnaud Desplechin au festival de Sodankylä
Hufvudstadsbladet indique qu’Arnaud Desplechin, dont le dernier film, Roubaix, une lumière, sort ce printemps, sera à Sodankylä pour présenter ses anciens films Rois et reine et Comment je me suis disputé… (ma vie sexuelle). Le festival du Soleil de minuit se déroulera du 12 au 16 juin.
HBL/21

Lundi 29 avril 2019

Politique intérieure

Formation du gouvernement

Les partis ont jusqu’à demain pour répondre aux questions de Rinne
Helsingin Sanomat relève que Antti Rinne, a envoyé aux partis politiques représentés au Parlement sa liste de questions. Il y a une dizaine de thèmes développés en 39 questions, plus 4 questions complémentaires. Comme les neuf partis représentés au Parlement (y compris le PSD) vont répondre, cela fera 459 réponses à analyser.
Ensuite, M. Rinne va s’entretenir bilatéralement avec chaque parti pour analyser les réponses et discuter de leur contenu. Cen ‘est qu’ensuite qu’il annoncera avec quels partis il entend former une coalition. Pour Aamulehti cela pourrait être seulement le 7 mai.
En effet, M. Rinne a déjà indiqué que les négociations entre ces partis pour écrire le programme du gouvernement, prévues initialement à partir du 6 mai, pourraient ne commencer que le 8 mai. « Et même cette date semble bien optimiste », estime Helsingin Sanomat.
HS AL

Editoriaux et commentaires

« C’est toujours le même piège qui menace le gouvernement » HS
Helsingin Sanomat relève que M. Rinne veut savoir précisément quelles mesures envisagent les autres partis politiques, notamment en politique économique. Or, si l’on fixe ces mesures dans le marbre du programme gouvernemental, cela peut poser des problèmes quand il faut faire face à des changements. Dans ce cas, le texte du programme gouvernemental devient le seul ciment qui maintient la coalition. « Un programme très précis semble une bonne idée en début de législature, mais il ne l’est plus après », conclut HS.
HS

« Des questions qui pourraient exclure les Vrais Finlandais » AL
Aamulehti relève qu’en commençant ses questions par l’environnement et le climat, M. Rinne pourra rapidement écarter les Vrais Finlandais qui ont des positions très différentes des autres partis sur ces sujets. En revanche, c’est plutôt un appel du pied en direction des Verts.
Le PSD semble mettre en concurrence le Rassemblement national et le Centre, partis avec lesquels les différences se feront sur la politique de l’emploi et de l’économie.
AL

Verts

Les Verts posent leurs conditions pour participer au gouvernement
Réunis pour répondrez aux questions de M. Rinne, dimanche, les Verts ont notamment déclaré qu’ils étaient « prêts à participer à un gouvernement qui serait ambitieux en matière de climat, d’environnement, d’éducation, de lutte contre la pauvreté et de renforcement des droits de l’homme et de la place de la Finlande dans le monde ».
Les Verts excliuent de participer à un gouvernemnt qui aurait une attitude négative sur l’UE et l’euro, favoriserait la fermeture des frontières et l’isolement de la Finlande dans les organisations internationales (UE, ONU et conseil nordique), et n’améliorerait pas la positiond es minorités en Finlande ou serait négatif sur les droits de l’homme et les principes fondamentaux du droit.
AL
Parti populaire suédois

Le parti populaire suédois prêt à participer au gouvernement
Réuni lui aussi dimanche, le parti populaire suédois de Mme Henriksson estime lui aussi avoir sa place dans un gouvernement Rinne. Le parti n’a pas de condition à poser à sa participation à ce stade.
AL

Parti du Centre

« Le Centre en pleines turbulences » HS
Le parti du Centre s’est réuni dimanche. Selon Helsingin Sanomat, le parti se cherche actuellement une direction à prendre qui semble aujourd’hui bien floue. Il est en effet peu clair de savoir si le parti souhaite se refaire dans l’opposition ou au contraire participer à un gouvernement avec le PSD pour se refaire une image plus sociale. Il est tout aussi peu clair à ce stade de savoir qui dirigera le parti à, l’automne.
Le président du parti et premier ministre sortant Juha Sipilä a tiré le bilan de son échec aux législatives. Il estime que d’une part les mesures du gouvernement avaient pu causer des récriminations à certains groupes de ses électeurs (touchés notamment par des coupes financières), ce qui n’avait pas été compensé par des mesures positives : ainsi dans la région de Kainuu où le gouvernement a investi un milliard (notamment dans les mines) et où le chômage a diminué de moitié le Centre a perdu ses deux députés. D’autre part M. Sipilä lui-même a été un fardeau pour son parti, il en tire les conclusions en reconnaissant qu’il rend le parti dans un état encore pire qu’il ne l’avait trouvé après sa précédente défaite électorale. Enfin, il estime que le Centre a pâtit d’une campagne qui a tourné autour « des deux extrêmes que sont les Vrais Finlandais et les Verts ».
HS

Gouvernement

Sondage
Près d’un Finlandais sur deux souhaiterait les Vrais Finlandais au gouvernement
Keskisuomalainen rapporte que selon un sondage effectué pour le compte des journaux d’Uutissuomalainen, 48 % des Finlandais (55 % des hommes et 41 % des femmes) souhaitent que les Vrais Finlandais entrent au gouvernement alors que seulement 31 % (24 % des hommes et 38 % des femmes) s’y opposent.
69 % des électeurs des Verts et 54 % des électeurs de l’Alliance des gauches s’opposent à l’entrée au gouvernement des Vrais Finlandais.
KS/sam/18-19

Parlement

Lois sur le Renseignement
Aamulehti relève que le Président Sauli Niinistö a ratifié, vendredi de la semaine dernière, les nouvelles lois sur le renseignement qui entreront en vigueur début juin.
Les groupes parlementaires se sont mis d’accord sur la division des présidences et des vice-présidences des commissions parlementaires mais la nouvelle commission de la surveillance du renseignement ne sera nommée qu’après l’entrée en vigueur de la législation et la formation du gouvernement. Les groupes parlementaires ont décidé que le PSD aurait la présidence de cette nouvelle commission importante.
La commission parlementaire de la surveillance du renseignement sera constituée de 11 membres et deux suppléants.
Le président du groupe parlementaire du PSD Antti Lindtman refuse de spéculer sur le nom du président de la commission en question.
AL/dim/A12

Economie

Propos de M. Rehn sur l’économie européenne
La banque de Finlande suit de près quelle direction prendra l’économie. Kauppalehti a interviewé Olli Rehn, gouverneur de la banque de Finlande, qui estime que, du point de vue de l’évolution de l’économie européenne, une question essentielle concerne le fait de savoir si nous vivons une phase courte et temporaire de croissance plus lente, dont on sortira rapidement à l’aide de l’économie mondiale, ou bien s’il s’agit d’une phase plus longue de croissance lente qui nécessitera une politique économique avec davantage de relance.
Selon M. Rehn, l’affaiblissement des perspectives économiques de la zone euro est causé par une insécurité accrue de l’économie mondiale. Il y a des tensions surtout entre la Chine et les Etats-Unis, et elles se reflètent sur l’économie de l’Europe.
Le Brexit et les accentuations de la politique économique italienne augmentent l’insécurité, selon lui.
La Banque centrale européenne a réagi dès mars et avril au ralentissement de la croissance ralentie. Elle a dit qu’il s’agissait de maintenir des taux d’intérêts bas au-delà du 1er janvier.
Selon M. Rehn, dans le contexte de l’insécurité économique et de la croissance affaiblie, il est justifié de poursuivre une politique financière de relance importante.
KL/26.4/A4

Propos de M. Rehn sur l’économie finladnaise
Olli Rehn recommande aux négociateurs pour la formation du gouvernement de se faire une idée commune sur l’état et les perspectives de l’économie finlandaise.
Il estime qu’il serait bien qu’une économie publique, en période de bonne conjoncture, augmente les amortisseurs.
Augmenter le taux d’emploi à 75% par rapport à l’actuel 72% sera selon M. Rehn le défi le plus central à relever par le prochain gouvernement. Hauser le taux à un niveau nordique sera l’objectif le plus important du point de vue de l’ensemble de l’économie publique ainsi qu’en tenant à l’esprit le bien-être des membres individuels de la population. Un emploi amélioré est, selon lui, le meilleur remède aux problèmes d’inégalité. Cela nécessite des réformes structurelles.
Un autre défi important sera la diminution du déficit structurel de l’économie publique. La mauvaise productivité en est un troisième.
Les mesures climatiques constituent elles aussi un défi. Le changement structurel de l’industrie devrait être considéré comme une opportunité, selon lui.
KL/26.4/5

Industrie forestière

Metsä Group envisage d’investir 1,5 milliard d’euros dans une usine de pâte à papier à Kemi
Metsä Group envisage de remplacer son usine de cellulose à Kemi par une nouvelle qui aurait une capacité annuelle de 1,5 million de tonnes. Il s’agirait de produire divers produits à partir du bois. Son usine à Äänekoski, investissement le plus important en Europe à l’époque, produit 1,3 de million tonnes par an.
Le groupe estime que ce serait surtout en Asie qu’il y aurait une demande pour ces produits. Une décision sur l’investissement sera prise en été 2020. Selon Jyrki Ala-Yrkkö de l’institut de recherche économique Etla, l’investissement aurait un impact important sur l’économie du pays. Dès la construction, le projet donnerait du travail à des milliers de personnes. Ensuite, l’usine emploierait environ 2500 personnes directement et indirectement, ce qui est 1500 de plus par rapport à la situation actuelle, selon le groupe.
L’Etat devrait investir dans le port, les voies ferroviaires et les routes pour que l’investissement puisse de réaliser.
Metsä Group projette également la mise en place d’une scierie à Rauma.
Outre les projets de ce groupe, plusieurs autres projets d’investissements dans ce domaine sont en cours, dont ceux de Boreal Bioref à Kemijärvi et de Finnpulp à Kuopio ou encore celui e Kaidi à Kemi. Tous ces projets ne pourront pas être réalisés, ne serait-ce qu’en raison du bois disponible.
Comme l’usine de Metsä Group diminuerait le puits de carbone de plusieurs millions de tonnes, il reste aussi la question de savoir si la Finlande pourra remplir ses engagements européens en la matière. Le débat sur le niveau durable des coupes du bois était animé lors la campagne électorale. La question sera présente également lors de la formation du gouvernement.
HS/sam/A8-10, KL/lun/9

Débat sur cet investissement
Helsingin Sanomat relève que l’annonce de Metsä Group constitue un défi pour les Verts qui souhaitent participer au gouvernement. En effet, « il serait difficile pour les Verts de commencer leur retour au gouvernement dans une coalition qui soutienne l’augmentation des coupes de bois en Finlande ».
Le président du PSD Antti Rinne ‘PSD) en revanche, s’est félicité de l’annonce de Metsä group et a déclaré que le gouvernement qu’il entendait mettre en place soutiendrait ce projet et réaliserait les projets d’infrastructure nécessaires.
HS

Fiscalité

Une taxe harmonisée pour les émissions évoquée par Etla et Vatt
L’institut de recherche économique Etla et le Centre national de recherche économique Vatt ont publié ont publié, vendredi, un rapport sur les besoins de réformer la fiscalité. Le rapport fait partie de ceux commandés dans le cadre du plan du gouvernement en matière de rapports et études en 2018.
Selon les instituts, une taxe uniforme sur les émissions de CO2 serait le moyen le moins onéreux d’encourager la diminution d’émissions.
Concernant l’ordre de priorité d’introduction de cette taxe, le rapport privilégie de taxer d’abord les carburants fossiles.
Le rapport recommande à la Finlande d’adopter une attitude ouverte en ce qui concerne le débat au sein de l’UE et de l’OCDE sur la répartition des recettes fiscales issues des entreprises entre différents pays selon le fait de savoir dans quel pays les produits de ces entreprises sont consommés.
HS/sam/A20

Finance

Un nouveau Fonds de placement dans le domaine des sciences
Helsingin Sanomat rend compte de la création d’un fonds, Voima Ventures, qui annonce son intention d’investir uniquement dans les sciences et technologies.
Le fonds, créé par Inka Mero, a déjà réussi à obtenir 38 millions d’euros, notamment du centre de recherche technologique VTT et du fonds européen d’investissement.
HS/lun/A28

Climat

BBC présente la commune d’Ii en tant que pionnier
La petite commune d’Ii en Finlande du Nord a été présentée par BBC comme un pionnier des démarches en faveur du climat. En effet, cette commune de 10 000 habitants a réussi à diminuer ses émissions de CO2 de 50% entre 2012 et 2016.
HS/sam/A12

Démographie

La natalité a baissé de 5,5 % en 2018
Keskisuomalainen relève que selon le Centre national de la statistique, le nombre d’habitants a été de 5 518 393 personnes fin mars.
L’année dernière, la natalité a baissé de 5,5 % (2 744 bébés de moins par rapport à 2017). La natalité est en baisse depuis huit ans.
Le taux de fécondité, désormais inférieur à 1,5, n’a jamais été aussi bas depuis 1973.
KS/sam/18, AL/sam/A7

Politique étrangère et européenne

Elections européennes

Budgets électoraux
Keskisuomalainen rapporte que les budgets électoraux des partis politiques finlandais aux élections européennes sont moins importants qu’il y a cinq ans, vu que les partis ont déjà dû financer récemment les campagnes des élections législatives.
Selon les chiffres préliminaires annoncés par les partis, le budget électoral le plus important est celui du PSD, 430 000 euros (contre 650 000 euros en 2015). Le Rassemblement national (Kokoomus) y investit environ 400 000 euros (contre 570 000 en 2015), la même somme que le Parti suédois qui avait payé 600 000 euros pour la campagne en 2015.
Les Verts sont le seul parti à faire augmenter leur budget, soit de 270 000 en 2015 à 300 000 euros cette fois-ci.
Le budget électoral du Centre diminue de 450 000 à 300 000 euros. Les Vrais Finlandais annoncent une diminution de 700 000 à 200 000 euros mais, selon la secrétaire générale du parti Riikka Slunga-Poutsalo, le parti doit encore réévaluer son budget.
Le budget de l’Alliance des gauches est de 200 000 euros (contre 360 000 euros en 2015) et celui des Chrétiens-démocrates de 100 000 euros (contre 160 000 euros en 2015).
Le Centre a annoncé que le parti accorderait une aide électorale directe de 5 000 euros à chaque candidat. Chez les Verts, une telle aide sera de 4 000 euros par candidat. Les autres partis n’annoncent pas les sommes accordées directement aux candidats.
Le quotidien note qu’en 2015, le budget électoral moyen d’un candidat a été de plus de 70 000 euros.
Les élections européennes auront lieu le dimanche 26 mai. Le vote par anticipation aura lieu du mercredi 15 au mardi 21 mai. Il y aura 269 candidats, 163 hommes et 106 femmes. La Finlande élira treize parlementaires européens. Le nombre de sièges de la Finlande augmentera à 14 si le Brexit se réalise.
KS/ven/20-21

Vendredi 26 avril 2019

Politique intérieure

Parlement

M. Rinne choisi pour négocier la formation d’un gouvernement
Lors de leur réunion, vendredi matin, les groupes parlementaires des partis représentés au Parlement ont choisi Antti Rinne (PSD), président du parti ayant le plus de députés, pour négocier la formation d’un gouvernement.
M. Rinne a envoyé une liste de 11 questions aux autres partis. Il en attend les réponses pour le 30 avril à midi.
Il entend ensuite, du 3 au 6 mai, négocier avec les partis sur la base de ces questions pour décider lesquels il appelle pour former une coalition. Si cette phase devait durer effectivement quatre jours, les négociations sur le programme gouvernemental avec les partis appelés à former la coalition ne commenceraient que le 8 mai (au lieu du 6 mai prévu à l’origine).
HS yle

M. Rinne a envoyé ses 11 questions aux autres partis
« Le PSD veut construire la Finlande, l’Europe et le monde de demain sur une base durable en matière économique, sociale et écologique. Ces questions sont destinées à définir les bases de la constitution d’une coalition gouvernementale. Je vous demande donc sur la base de vos programmes de parti de présenter vos positions sur les thématiques 1 à 8 et de répondrez aux questions afférentes. De plus, je vous demande de présenter vos positions sur la réforme de la sécurité sociale ainsi que sur la réforme des services sociaux et de santé (9 et 10). Ces réponses seront publiées sur le site du parlement. Elles sont attendues pour le 30 avril à 12h. »

1. Une Finlande neutre en carbone et assurant la diversité naturelle
a. Etes-vous engagés à limiter le réchauffement climatique mondial à 1,5°c ? Etes-vous engagés à ce que la Finlande soit neutre en carbone d’ici 2035 et ensuite se décarbone ?
b. Quelles mesures la lutte contre le changement climatique nécessite dans les différents secteurs de la société ?
c. Quels sont piur vous les principaux moyens d’assurer et de promouvoir la diversité naturelle ?

2. Une Finlande influente dans le monde
a. Comment faut-il développer l’UE ? Quels sont les principaux objectifs de la présidence finlandaise de l’UE ?
b. Etes-vous prêts à soutenir la politique étrangère de la Finlande telle que définie dans les derniers livres blancs ?
c. Quel rôle l’UE doit prendre dans sa coopération avec l’union africaine et ses membres pour développer l’Afrique ?
d. Acceptez-vous l’objectif de relever le niveau de l’APD de la Finlande à 0,7% du PIB ? Dans quel délai vous semble-t-il possible de l’atteindre ?

3. Une Finlande qui soit un Etat de droit sûr
a. Décrivez votre conception de la Finlande comme Etat de droit et les moyens de le renforcer. Comment promouvriez-vous la réalisation des droits de l’homme en Finlande ? Comment êtes-vous prêts à développer la position des langues nationales en Finlande ?
b. Quelle est votre conception de la qualité de la préparation des lois et êtes-vous prêts à accepter que la préparation des lois se base sur des comités ?
c. Quels sont les risques pour la sécurité intérieure et comment renforceriez-vous la sécurité intérieure ?
d. Etes-vous prêts à soutenir la ligne de politique de défense du dernier livre blanc ?

4. Une Finlande dynamique
a. Estimez-vous que, sur la base des solutions à la lutte contre le changement climatique et aux autres mégas-tendances, la Finlande pourra se construire une croissance nouvelle, durable et basée sur les exportations ? Considérez-vous comme nécessaire que l’on développe une stratégie commune pour garantir une croissance économique dynamique et durable ? Quels en seraient les principaux points ?
b. Par quelles mesures doit-on développer les métropoles, les villes en croissances, les centres ruraux et les zones à faible densité de population ?
c. Comment assureriez-vous le maintien et le développement des infrastructures de transport ? Quel est votre modèle de financement ?

5. Une Finlande au marché du travail basé sur la confiance et l’égalité entre les sexes
a. Comment développeriez-vous la vie professionnelle et ses règles en coopération avec les partenaires sociaux ? Acceptez-vous la définition de règles minimales du travail sur la base actuelle ?
b. Comment réformeriez-vous les congés parentaux ?
c. Quels sont les principaux moyens pour vous pour arriver à une égalité salariale entre les hommes et les femmes ?

6. Une Finlande à l’économie durable
a. Par quels moyens assureriez-vous la croissance du taux d’emploi au-delà de 75% dans les années 2020 ?
b. Décrivez les facteurs par lesquels le caractère durable des finances publiques pourra être assuré face au vieillissement de la population.

7. Une Finlande juste, équitable et inclusive
a. Comment renforceriez-vous les services de l’Etat providence et les allocations sociales ? Décrivez particulièrement les moyens par lesquels vous renforceriez les services aux personnes âgées et leurs revenus. Quels sont les moyens pour lutter contre la pauvreté des familles ?
b. Comment financeriez-vous ces mesures ? Décrivez-le concrètement.
c. Quels facteurs aggravant les inégalités dans la société finlandaise distinguez-vous et comment diminueriez-vous les inégalités ?

8. Une Finlande de la connaissance, la culture et l’innovation
a. Reconnaissez-vous que pour assurer les bases d’une croissance durable il faut investir dans la formation, la recherche, l’innovation et les infrastructures ? Décrivez vos moyens concrets pour y parvenir.
b. Reconnaissez-vous qu’il est nécessaire que l’ensemble d’une classe d’âge accède au moins à un diplôme du secondaire ? Décrivez les moyens pour y parvenir.
c. Comment assureriez-vous le développement de l’éducation et de la formation tout au long de la vie professionnelle ?
d. Comment promouvoir la position de la culture en Finlande ?

9. La réforme du système de sécurité sociale
La réforme du système de sécurité sociale devra se faire sur plusieurs législatures. Etes-vous prêts à regrouper plusieurs allocations et à accepter un niveau global de ressources sur différentes bases de telle manière que cette réforme augmente l’emploi, le niveau de formation, diminue la pauvreté et les inégalités et soit incitative.

10. Présentez vos positions pour réformer les services sociaux et de santé

11. Etes-vous prêts à participer à un gouvernement majoritaire conduit par les sociaux-démocrates et avez-vous des conditions à votre participation ?

Parlement

Commissions parlementaires
Demokraatti rapporte que les groupes parlementaires se sont mis d’accord sur la division des présidences et des vice-présidences des commissions parlementaires lors d’une réunion présidée par Antti Lindtman, président du groupe parlementaire du PSD.
Les groupes parlementaires choisiront ultérieurement leurs représentants à chaque poste.
La nouvelle commission de la surveillance du renseignement ne sera nommée qu’après la formation du gouvernement.

Grande commission
Présidence : Verts, vice-présidences : Vrais Finlandais et l’Alliance des gauches
Commission des Lois constitutionnelles
Présidence : PSD, vice-présidence : Rassemblement national (Kokoomus)
Commission des Affaires étrangères :
Présidence : Vrais Finlandais, vice-présidence : PSD
Commission des Finances :
Présidence : PSD, vice-présidence : Kokoomus
Commission de l’Inspection
Présidence : Verts, vice-présidence : PSD
Commission de l’Administration (Affaires intérieures)
Présidence : Vrais Finlandais, vice-présidence : Kokoomus
Commission des Lois
Présidence : Vrais Finlandais, vice-présidence : Parti suédois
Commission des Transports et des Communications
Présidence : PSD, vice-présidence : Centre
Commission de l’Agriculture et de la Sylviculture
Présidence : Centre, vice-présidence : Vrais Finlandais
Commission de la Défense
Présidence : Kokoomus, vice-présidence : Vrais Finlandais
Commission de la Culture (Education)
Présidence : Kokoomus, vice-présidence : PSD
Commission des Affaires sociales et de la Santé
Présidence : Centre, vice-présidence : Kokoomus
Commission de l’Economie
Présidence : Kokoomus, vice-présidence : Centre
Commission de l’Avenir
Présidence : Parti suédois, vice-présidence : Verts
Commission du Travail et de l’Egalité de chances
Présidence : Alliance des gauches, vice-présidence : PSD
Commission de l’Environnement
Présidence : Centre, vice-présidence : Verts

Les commissions parlementaires sont constituées de 17 membres et neuf suppléants, à l’exception de la Grande Commission qui a 25 membres et treize suppléants.

La commission des Finances est divisée en huit sections, dont deux seront présidées par le PSD (section de la ficalité et celle des communes et de la santé), deux par les Vrais Finlandais (administration et sécurité ; emploi et économie), deux par le Kokoomus (agriculture, transports), une par le Centre (culture et sciences) et une par les Verts (logement et environnement).
eduskunta.fi, DEM

Les Vrais Finlandais très contents de leurs présidences
Le tabloïd Iltalehti relève que les Vrais Finlandais ont obtenu trois présidences des commissions parlementaires, celles des commissions des Affaires étrangères, de l’Administration et des Lois. Le président du parti Jussi Halla-aho et le président du groupe parlementaire Ville Tavio se sont félicités de ces postes importants pour le parti.
La commission de l’Administration est chargée d’étudier les questions relatives à la police, aux gardes-frontières et à l’immigration, tandis que la commission des Lois s’occupe des questions relatives au code pénal, les tribunaux et les services pénitentiaires. La commission des Affaires étrangères est chargée bien entendu des questions de politique étrangère et de sécurité.
« Les trois présidences sont exactement celles que les Vrais Finlandais ont souhaité obtenir et concernent étroitement les questions qui touchent nos promesses électorales », selon M. Halla-aho. « Le président d’une commission ne décide rien tout seul mais il peut diriger les préparatifs des dossiers et évoquer les questions en public. »
Selon les spéculations, M. Halla-aho pourrait devenir président de la commission des Affaires étrangères.
IL

Parlement

Propos du Président Niinistö
Dans son discours lors de la cérémonie d’ouverture de la législature, le Président Sauli Niinistö a parlé en faveur d’un engagement des personnes politiques dans leurs fonctions, et de la pérennité des gouvernements. Il a également souhaité que les partis des coalitions gouvernementales assument, ensemble, les décisions prises.
Il a souligné qu’après les élections, il faut que les députés cherchent l’intérêt commun de la nation. Les députés doivent tendre à diminuer plutôt qu’élargir les écarts, selon lui.
HS/A12

Economie

Nokia promet de redresser ses comptes
Le résultat de Nokia est devenu déficitaire au premier trimestre : alors que les analystes attendaient un résultat positif de 300 millions d’euros, Nokia a annoncé des pertes de 59 millions d’euros.
En conséquence, l’action a chuté de 9% à 4,7 euros.
Ces mauvais résultats seraient principalement dus à des pertes sur les marchés 5g face à Ericsson et Huawei qui ont baissé leurs prix.
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat souligne que Nokia a surtout enregistré des pertes en Chine qui pourraient être dues à la montée des guerres commerciales et constituer une réponse de la Chine au mauvais traitement de Huaweï.
HS AL

Immobilier

Le palais de Kaivopuisto vendu
Le bâtiment situé à l’entrée de la rue Itäinen Puistotie que l’Etat finladnais essayait de vendre depuis 2012 a finalement été cédé par Senaatti au groupe immobilier finlandais HGR Property Partners pour la somme de 6,6 millions d’euros.
En 2013, Senaatti estimait sa valeur entre 15 et 25 millions d’euros.
En2012, un bâtiment plus petiut situé en face dans la même rue avait été cédé pour 13 millions d’euros.
HS KL

Politique étrangère et européenne

Eurobaromètre

La plupart des Finlandais estiment que l’UE est utile
Selon l’eurobaromètre, 74% des Finlandais considèrent l’UE comme utile, contre une moyenne européenne de 68%. 66% des Finlandais considèrent la participation de leur pays à l’UE comme une bonne chose. 70% disent qu’ils voteraient en faveur d’une participation si un référendum en la matière était organisé maintenant.
Le thème le plus important des élections européennes pour les Finlandais est celui de lutte contre le changement climatique et la protection environnementale.
HS/A15

Conseil arctique

Les ministres russe et américain des Affaires étrangères à Rovaniemi
La réunion qui terminera la présidence finlandaise du Conseil arctique, sera la réunion de politique étrangère la plus importante de l’année.
Les ministres russe, Sergueï Lavrov, et américain, Mike Pompeo, des Affaires étrangères devraient venir à Rovaniemi à la réunion des ministres des Affaires étrangères du Conseil arctique, organisée le 7 mai. Les six autres Etats membres du Conseil arctique enverront leurs ministres des Affaires étrangères, selon René Söderman du ministère finlandais.
Selon M. Soini, cette participation est un signe du fait que la Finlande a bien réussi lors de sa présidence. Pour lui, c’est une réussite que d’avoir vu les Etats-Unis et la Russie participer de façon constructive tout le long de la présidence finlandaise. Les ministres de ces deux pays ont assez peu de contact par ailleurs, mais là, ils viendront à Rovaniemi.
Outre la protection environnementale, les ministres participant évoqueront, lors de leurs rencontres bilatérales, la situation tendue de la politique internationale.
Une déclaration de Rovaniemi est censée être signée lors de la réunion. M. Soini se déclare optimiste en la matière, malgré les différents niveaux d’ambition.
AL/A23

Jeudi 25 avril 2019

Politique intérieure

Parlement

Première séance plénière
M. Rinne élu Président du Parlement
Aamulehti rapporte que les députés se sont réunis mercredi en première séance plénière du nouveau Parlement. Le présidium provisoire jusqu’à la formation du gouvernement a été élu. Antti Rinne, président du PSD, a été élu président avec 187 voix. Juho Eerola, député des Vrais Finlandais, a été élu premier vice-président avec 172 voix et Paula Risikko du Rassemblement national (Kokoomus) deuxième vice-présidente avec 178 voix.
Un nouveau présidium sera élu après la formation du gouvernement. Selon la coutume établie, la place de président devrait revenir au deuxième parti du gouvernement.
Les députés Jussi Halla-aho, président des Vrais Finlandais, et Merja Kyllönen, députée de l’Alliance des gauches, ont annoncé suspendre leur travail au Parlement national jusqu’au début juillet prochain parce qu’ils retournent au Parlement européen pour la fin de leur mandat. M. Halla-aho sera remplacé par Mika Raatikainen, premier suppléant des Vrais Finlandais à Helsinki, et Mme Kyllönen par Risto Kalliorinne, premier suppléant de l’Alliance des gauches dans la circonscription d’Oulu.
Dans son discours, M. Rinne a souligné l’importance d’un comportement respectueux, digne et poli à l’égard des autres députés. « Nous sommes des élus du peuple finlandais, partout et tout le temps, dans cette salle et à l’extérieur du Parlement. »
AL/A15

Formation du gouvernement

« Le Centre a des amis à gauche, mais il pourrait se refaire dans l’opposition » SM
Pekka Pohjolainen relève que, après avoir subi la plus grande défaite politique de son histoire le parti du Centre n’a pas attendu pour en tirer les conséquences : son président Juha Sipilä a annoncé son départ et la nomination d’un nouveau président du parti au congrès du 7 septembre. C’est toutefois M. Sipilâ qui va diriger le parti jusqu’à ce moment et notamment durant les négociations gouvernementales.
« Si la place du parti n’est pas dans l’opposition après une telle défaite et alors qu’il est le seul vrai perdant des élections, quand devrait-il renoncer au gouvernement ? », se demande Pekka Pohjolainen. Le bureau du parti a d’ailleurs déterminé que les électeurs avaient indiqués au Centre la voie vers l’opposition et que le seuil pour participer à un gouvernement serait très élevé. Cela réduirait alors extrêmement les possibilités pour M. Rinne de former un gouvernement car ce dernier a déjà déclaré que, pour des raisons de valeurs, il n’envisageait pas de s’allier aux Vrais Finlandais. Dans ce cas, les chances de M. Rinne de former un gouvernement majoritaire reposeraient sur une alliance avec le Rassemblement national de M. Orpo.
En théorie, M. Orpo pourrait en profiter pour vider de sens les promesses électorales du PSD. Mais en réalité il leur faudra trouver des compromis.
D’autant plus que sans le Centre ou le rassemblement national, le PSD ne pourra constituer un gouvernement majoritaire car les trois partis de gauches (PSD, Verts et Alliance des gauches) ne comptent que 76 députés.
SM

Le Rassemblement national, seule alternative pour le PSD ?
Helsingin Sanomat relève que Antti Rinne (PSD) a appelé plusieurs fois Juha Sipilä (Centre). Il ne semble pas difficile d’imaginer que Rinne espère beaucoup que le centre pourra rester le plus longtemps possible dans les spéculations pour former un gouvernement.
Pour HS, avec le centre, le PSD pour plus facilement trouver une coopération gouvernementale, permettant aussi à l’Alliance des Gauches d’y participer (alors qu’avec le Rassemblement national, une participation de l’Alliance des Gauches est plus qu’improbable).
Une partie des centristes semble résignée à se diriger vers l’opposition, mais une autre partie voit qu’il y a une opportunité dans ces négociations gouvernementales. Avec le PSD, le Centre pourrait améliorer son image et la rendre moins à droite.
Mais que ce soit avec le centre ou avec le Rassemblement national, le PSD devra faire des compromis conclut HS qui estime qu’aujourd’hui il semble que la porte du gouvernement est plus ouverte pour le Rassemblement national que pour le Centre.
HS

Déclarations de M. Zyskowicz
Le député Ben Zyskowicz, constamment réélu au Parlement depuis 1979, considère que pour que son parti le Rassemblement national participe au gouvernement, il faudra que « tous les partis de la coalition partagent la même conception réaliste de la situation économique », ce qui signifie que son parti ne participera pas à un gouvernement qui prévoit « d’importantes hausses fiscales ou un important endettement ». Il réfute toute participation à un gouvernement qui s’engagerait dans « une politique économique irresponsable, c’est-à-dire qui distribue plus qu’il ne gagne. Nous refuserons de durcir la fiscalité sur les salariés et les retraités. Il est tout aussi clair que nous ne participerons pas à un gouvernement qui crée un nouvel échelon administratif régional ».
Uusisuomi

Partis politiques

Mouvement Liike Nyt
Aamulehti relève que Harry Harkimo, seul député du mouvement Liike Nyt, qui avait quitté le Kokoomus lors de la législature précédente, a l’intention de changer le statut de son mouvement et de l’enregistrer en tant que parti politique. Le projet est lié au financement de Liike Nyt. En tant que parti politique, Liike Nyt aurait droit à obtenir une aide de l’Etat, soit 148 175 euros par député par an.
AL/A15

Politique étrangère et européenne

Commissaire finlandais

De nombreux noms du PSD en vue
Helsingin Sanomat rapporte que le PSD qui a remporté les élections législatives aura un rôle prédominant dans le choix du prochain commissaire finlandais.
Outre les anciens présidents du parti et ministres des Finances Eero Heinäluoma (candidat aux européennes) et Jutta Urpilainen (réélue au parlement finlandais) le nom de l’eurodéputée Miapetra Kumpula-Natri est évoqué.
Helsingin Sanomat estime qu’un bon résultat de M. Heinäluoma ou Mme Kumpula-Natri aux européennes pourrait être positif pour eux. Le quotidien relève aussi que la Finlande n’a jamais eu de femme comme commissaire mais que M. Rinne a déclaré qu’il considérait la question comme « neutre en matière de genre ».
HS

Déclarations de M. Rönnholm
Dans Demokraatti le secrétaire du PSD, Antton Rönnholm déclare que « pour le poste de Commissaire, nous avons beaucoup de bons candidat, et Mme Urpilainen en fait partie. Le sujet sera traité lorsque le gouvernement aura été constitué, car la proposition du commissaire est du ressort du gouvernement. On trouvera certainement une bonne candidature dans ce pays. Je pense que cela sera un social-démocrate ».
Dem

Députés européens finlandais

« Selon un think tank, trois Finlandais parmi les cent eurodéputés les plus influents » Hbl
Hufvudstadsbladet rend compte d’un rapport du think tank Votewatch, qui classe trois députés européens finlandais parmi les cent députés les plus influents du Parlement européen.
Heidi Hautala (Verts) se situe au 11ème rang, Petri Sarvamaa (Rassemblement national) au 14ème et Sirpa Pietikäinen (Rass. nat.) au 51ème rang.
HBL/10

France – Finlande

Littérature

Pierre Lemaitre
Helsingin Sanomat publie une bonne critique de la parution en finnois de la traduction du livre de Pierre Lemaitre Cadres noirs chez Minerva.
HS

Mercredi 24 avril 2019

Politique intérieure

Gouvernement

M. Rinne a eu des entretiens avec les autres présidents
Turun Sanomat rapporte que le président du PSD Antti Rinne annonce d’avoir eu des entretiens avec les présidents des autres partis. « Les entretiens ont été sérieux et tous les présidents sont intéressés à poursuivre la conversation. »
Selon M. Rinne, le PSD est en train de préparer le questionnaire qu’il présentera aux autres partis politiques afin de commencer les négociations gouvernementales.
TS/12

La porte entrouverte pour le Centre
Le président du groupe parlementaire du Centre, Antti Kaikkonen, déclare que son parti devrait se diriger vers l’opposition, suite à la lourde défaite aux législatives.
Il estime toutefois que la porte est légèrement ouverte pour une éventuelle participation du Centre à une coalition gouvernementale.
AL

M. Sipilä se contente d’un poste de député de base
Turun Sanomat rapporte que, selon le Premier ministre sortant Juha Sipilä, le Centre se dirigera vers l’opposition. Il admet avoir eu des entretiens téléphoniques non officielles avec Antti Rinne sur la situation gouvernementale.
M. Sipilä souligne qu’il n’a pas de problèmes à s’adapter à être député. « J’ai obtenu 17 000 voix dans la circonscription d’Oulu et je compte bien faire mon travail de député. »
Si jamais le Centre était au gouvernement M. Sipilä n’aurait pas envie de devenir ministre.
TS/12

Parlement

Groupes parlementaires
Les partis politiques représentés au Parlement ont choisi la direction de leurs groupes parlementaires.
Le PSD a choisi de reconduire Antti Lindtman comme président et Mmes Johanna Ojala-Niemelä et Suna Kymäläinen comme vice-présidentes du groupe.
Chez les Vrais Finlandais, c’est le député Ville Tavio qui a été élu président du groupe parlementaire par 21 voix contre 18 en faveur de l’ancienne présidente du groupe Leena Meri. Jani Mäkelä et Arja Juvonen ont été élus vice-présidents du groupe.
Le Rassemblement national (Kokoomus) a choisi de reconduire Kalle Jokinen comme président du groupe parlementaire, ainsi que Mia Laiho, Jukka Kopra et Ben Zyskowicz, comme vice-présidents.
Antti Kaikkonen a été réélu président du groupe parlementaire du Centre. Hanna Kosonen et Markus Lohi ont été réélus vice-présidents.
Les Verts ont reconduit Krista Mikkonen comme présidente et Emma Kari comme première vice-présidente du groupe. Saara Hyrkkö a été élue deuxième vice-présidente.
L’Alliance des gauches a choisi de reconduire Aino-Kaisa Pekonen à la présidence du groupe parlementaire. Juho Kautto et Matti Semi ont été élus vice-présidents.
Thomas Blomqvist a été réélu à la tête du groupe parlementaire du Parti suédois. Eva Biaudet et Mats Löfström ont été réélus vice-présidents.
Peter Östman continue à présider le groupe parlementaire des Chrétiens-démocrates. Päivi Räsänen et Antero Laukkanen ont été réélus vice-présidents.
TS/12

Parti du Centre

Mme Saarikko ne se présentera pas à la présidence du parti
Yle relève qu’Annika Saarikko, ministre centriste sortante, vient d’annoncer qu’elle ne présentera pas sa candidature à la présidence du Centre au congrès extraordinaire de septembre prochain. Mme Saarikko aura son deuxième enfant à l’automne.
Un autre candidat en vue de la présidence du Centre, Antti Kaikkonen, président du groupe parlementaire, n’a pas encore confirmé sa candidature. La députée Hannakaisa Heikkinen ne l’a pas fait non plus.
Yle

Politique étrangère et européenne

Elections européennes

14 doubles candidatures
HS fait le bilan des intentions de ces députés
Helsingin Sanomat rend compte du fait que 14 députés nouvellement élus au Parlement finlandais sont candidats aux européennes. Une partie d’entre-eux n’envisage pas de partir au Parlement européen dans le cas où ils seraient élus.
Trois députés annoncent dès maintenant qu’ils n’ont pas l’intention de quitter le Parlement national, Merja Kyllönen (Alliance des gauches), Veikko Vallin (Vrais Finlandais) et Mirka Soinikoski (Verts).
Trois autres, Laura Huhtasaari (Vrais Fin.), Sebastian Tynkkynen (Vrais Fin.) et Peter Östman (Chrétiens-démocrates) ont dit qu’ils quitteraient l’Eduskunta pour Bruxelles s’ils étaient élus.
Pour ce qui est de la présidente des Chrétiens-démocrates, Sari Essayah, c’est plus compliqué : elle a dit qu’elle serait prête à siéger au Parlement européen durant la présidence finlandaise si son parti n’entrait pas au gouvernement.
Les autres sont hésitants ou disent qu’ils prendront une décision le moment venu, s’ils sont élus.
Alors que des électeurs se posent la question de savoir s’ils auront voté pour ces personnes pour rien, les personnes politiques trouvent qu’il n’y a rien d’étrange à cela. « Tout le monde sait qu’il y a toujours plus de candidats que de sièges. Les partis souhaitent présenter de listes complètes s’ils ont de bons candidats », dit Mme Soinikoski. Elle souligne que, pour beaucoup d’électeurs, il est important de pouvoir voter pour un candidat de leur propre circonscription.
Les Verts avaient annoncé leurs candidats aux européennes dès avant les législatives. Les Verts briguent deux sièges, et leurs candidats de plus en vue sont l’actuelle eurodéputé Heidi Hautala, et l’ancien président du parti, Ville Niinistö.
M. Vallin note le faible taux de participation aux européennes et le fait qu’il souhaite, à l’instar de Mme Kyllönen, contribuer à encourager les gens à voter. La secrétaire des Vrais Finlandais, Riikka Slunga-Poutsalo, estime que le calendrier des deux élections était trop serré et que c’est pour cela que le parti n’a établi la liste de candidats aux européennes qu’après les législatives. « Nous ne disposons pas d’une réserve de « vieux éléphants » que nous pourrions transférer au Parlement européen », dit-elle.
HS/A8

Fin du changement d’heure

La Finlande envisage de gérer la question lors de sa présidence
La Finlande souhaite parvenir à une décision définitive sur la question du changement d’heure lors de sa présidence du Conseil européen. Il serait ainsi, selon Maria Rautavirta, conseillère au ministère des Transports et des Communications, possible d’y mettre fin dès 2021, après une période de transition de 18 mois au minimum.
Une décision au niveau du Conseil de l’UE nécessite la formulation des positions nationales en la matière. Chaque Etat membre décidera ensuite s’il s’agit de maintenir l’heure d’hiver ou celle d’été.
AL/A5

Nokia

Développement de logiciels y compris pour d’autres secteurs industriels
Kauppalehti rend compte du fait que 90% de la R&D des équipements de réseau Nokia relève depuis un certain temps du développement de logiciels, outre pour les opérateurs, pour d’autres secteurs industriels. Il s’agit de réseaux d’internet des objets dont les logiciels peuvent servir par exemple dans le secteur énergétique, les transports et la logistique, pour les autorités, etc.
Pour Nokia, il s’agit d’un nouveau domaine de croissance en attendant le démarrage des investissements dans la 5g.
KL/A6-7

Mardi 23 avril 2019

Politique intérieure

Parlement

Rentrée parlementaire
La rentrée parlementaire aura lieu cette semaine.
Aujourd’hui, les députés font leur entrée au Parlement ; il y a parmi eux 83 nouveaux députés et 117 députés réélus.
Les partis politiques qui ne l’ont pas encore fait vont choisir la direction de leurs groupes parlementaires.
Le PSD a choisi de reconduire Antti Lindtman comme président et Mmes Johanna Ojala-Niemelä et Suna Kymäläinen. Ces trois députés constitueront, avec le Président (Antti Rinne), les vice-présidents (Ville Skinnari, Sanna Marin et Maarit Feldt-Ranta) et le secrétaire général du parti Antto Rönholm, ainsi que la députée Krista Kiuru, l’équipe chargée de négocier la formation du gouvernement.
Le Rassemblement national (Kokoomus) a choisi de reconduire Kalla Jokinen comme président du groupe parlementaire, ainsi que Mia Laiho, Jukka Kopra aet Ben Zyskowicz, comme vice-présidents.
Chez les Vrais Finlandais, c’est le député Ville Tavio qui a été élu président du groupe parlementaire

Demain 24 avril, la première séance plénière aura lieu avec l’élection du présidium. Le PSD propose son président Antti Rinne pour le poste de Président du Parlement jusqu’à la formation du gouvernement. Le Rassemblement national propose Paula Risikko comme vice-présidente et les Vrais Finlandais proposent Juho Eerola comme vice-président. Une fois le gouvernement formé, le poste de président du parlement devrait revenir au deuxième parti de la coalition.

Jeudi 25 avril aura lieu l’ouverture solennelle de la législature marquée par le discours du Président Sauli Niinistö. Les présidents des commissions parlementaires seront choisis par les partis (en fonction de leur nombre de députés).

Vendredi les groupes parlementaires vont désigner la personne amenée à négocier la formation du gouvernement. Cela devrait être M. Antti Rinne (PSD) qui a prévu à ce moment d’envoyer aux autres partis une liste de questions.

« M. Rinne a un plan » AL
M. Rinne a déclaré la semaine dernière que la décision du Premier ministre Juha Sipilä d’abandonner sa présidence du parti du Centre n’aurait aucun effet sur les négociations gouvernementales.
M. Rinne a aussi déclaré qu’il était normal que dans la campagne électorale les lignes de politique économique du PSD et du Rassemblement national s’entrechoquent. « Le PSD et le rassemblement national se sont toujours affrontés sur leurs lignes économiques, mais de temps en temps nous avons toujours réussi à trouver une position commune », a dit M. Rinne. M. Orpo pour sa part a déclaré qu’il ne participerait pas à un gouvernement à tout prix. Il souhaite notamment que les partis partagent les mêmes points de vue sur la situation économique. M. Rinne a souligné que la position du PSD se basait sur les évaluations du ministère des Finances sur la situation économique et les prévisions à attendre. « Si le Rassemblement national partage ce point de vue alors nous avons le même », a dit M. Rinne.
M. Rinne a aussi commenté les déclarations des Vrais Finlandais qui accusent les autres partis de leur fermer la porte du gouvernement. Selon M. Rinne, les Vrais Finlandais veulent se faire passer pour martyrs, « ce qui témoigne surtout du fait qu’ils se mettent eux-mêmes dehors du prochain gouvernement ».
Pour M. Rinne au contraire, à ce stade tous les partis sont sur la même ligne de départ.
AL KS HS

Editorial
« Peu de possibilités » HS
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat estime qu’actuellement tous les présidents de partis souhaitent donner l’impression qu’il existe de nombreuses possibilités de former un gouvernement. En effet, si l’on en vient à croire que la seule coalition possible est entre le PSD et le Rassemblement national, cela augure de difficiles négociations car aucun de ces partis ne souhaitera faire de concession en matière de programme.
Sur la base du résultat des élections, les Vrais Finlandais sont légitimes à gouverner mais M. Rinne a déclaré qu’il ne partageait pas les mêmes valeurs que M. Halla-aho, aussi les Vrais Finlandais n’entreront probablement pas au gouvernement. Quant au Centre, il se dirige selon ses propres déclarations vers l’opposition. Les choix de M. Rinne sont donc bien limités, conclut l’éditorialiste de HS.
HS

Economie

La dette de la Finlande sous les 60% du PIB
Aamulehti rapporte que, selon les récents chiffres publiés par l’institut national des statistiques, les finances publiques finlandaises se sont sensiblement améliorées.
Fin 2018, la dette publique était repassée sous le seuil de 60% du PIB pour atteindre 59,8%.
Quant au déficit public, il était seulement de 0,7% du PIB, soit bien en-deçà du seuil des 3% du PIB.
AL

Elections européennes

Débat suite au dépôt des candidatures
Le jour de vote en Finlande sera le dimanche 26 mai. Le vote par anticipation se déroulera du 15 au 21 mai. En 2014, le taux de participation s’est élevé à 39,1%. Les Finlandais éliront 13 eurodéputés. Si la Grande-Bretagne ne participe pas aux européennes, 14 députés du Parlement européen seront élus en Finlande.
Helsingin Sanomat estime que les thèmes du climat et de l’immigration, présents lors les législatives, seront certainement débattus aux européennes aussi.
Concernant les candidatures, qui devaient être déposés au plus tard jeudi dernier, HS note que plusieurs personnes, telles que MM. Stubb, Halla-aho et Rehn, qui avaient obtenu un score important il y a cinq ans, ne se présentent pas. Il n’est pas exclu que Mme Huhtasaari, vice-présidente des Vrais Finlandais, qui a obtenu 13 000 voix aux législatives, obtienne une part importante des voix de M. Halla-aho.
Au Rassemblement national, les députés européens actuels (Mmes Pietikäinen et Virkkunen, et M. Sarvamaa), ainsi que Mme Salla (conseillère de M. Juncker), lutteront pour récupérer les voix de M. Stubb.
Les noms les plus connus du PSD sont M. Heinäluoma (ancien ministre des Finances), Mme Kumpula-Natri (députée européenne sortante) et M. Näkkäläjärvi (président des Jeunes du PSD).
Les Verts auront pour principaux candidats l’eurodéputée sortante Heidi Hautala et leur ancien président, M. Niinistö. Le Centre présente l’ancien ministre de l’Economie et député de longue date, M. Pekkarinen.
La présidente des chrétiens-démocrates MM. Essayah n’a fait qu’augmenter sa visibilité depuis les dernières européennes.
Le Rassemblement national n’est pas sûr de réussir à garder ses trois sièges, et le Centre aura sans doute du mal à maintenir les siens. Il n’est pas exclu que les Vrais Finlandais obtiennent un troisième siège à côté des deux actuels. Le PSD pourrait en obtenir un de plus lui aussi, pour en avoir trois en tout. Les Verts souhaitent passer d’un siège actuellement à deux, ou même trois.
Les journaux rendent compte du fait que beaucoup de députés nouvellement élus se présentent également aux européennes. C’est le cas notamment chez les Verts, les Vrais Finlandais (Mme Huhtasaari, M. Hakkarainen) et de l’Alliance des gauches (l’eurodéputée sortante Mme Kyllönen), mais aussi de Mme Essayah, présidente des Chrétiens-démocrates. Certains de ces députés ont déjà dit qu’ils resteront au Parlement national même dans le cas où ils seraient élus aux européennes, d’autres ont dit l’inverse, et certains disent qu’ils feront leur choix le moment venu.
Pour les électeurs, la situation peut être problématique.
Les petits partis peuvent avoir du mal à trouver des noms connus comme candidats pour des élections qui se suivent avec si peu de temps d’écart.
Traditionnellement, les électeurs du Rassemblement national et des Verts sont les plus actifs pour voter aux européennes. Les critères de vote des électeurs ne sont pas les mêmes aux européennes qu’aux législatives, ce qui fait que l’on ne peut pas totalement s’appuyer sur le résultat des législatives dans les prévisions concernant les européennes.
HS/ven/A2, A6-7, KS/ven/11

M. Halla-aho restera au Parlement européen jusqu’à début juillet
M. Halla-aho, président des Vrais Finlandais, a annoncé qu’il restera à Bruxelles jusqu’u 2 juillet et se fera remplacer par Mika Raatikainen, son suppléant au Parlement national. Il dit qu’il envisage de participer étroitement aux négociations concernant la formation des groupes européens, avant et après les européennes.
Il estime que sa présence en Finlande n’est pas indispensable avant la formation de la coalition gouvernementale. Il estime par ailleurs que sa décision n’aura pas d’influence sur sa disposition ou celle de son parti de participer aux négociations gouvernementales.
HS/mar/A13

M. Soini ne se présente pas
Timo Soini, Avenir bleu, a annoncé qu’il ne se présenterait pas aux européennes et qu’il gérera ses fonctions de ministre des Affaires étrangères jusqu’à ce que le nouveau gouvernement démarre.
KS/ven/11

Analyse
Les Vrais Finlandais cherchent la division au sein de l’UE
Kauppalehti publie un billet de Kaija Ahtela, qui rend compte des aspirations des Vrais Finlandais à rejoindre les autres extrémistes de droite au parlement européen.
L’auteur estime que l’Europe est face à des défis du fait qu’il est dans les intérêts des autres puissances que l’Europe soit divisée, faible, peu compétitive, vulnérable.
Les vrais patriotes ne sont pas ceux qui cherchent à diviser mais plutôt ceux qui souhaitent construire l’Europe, selon elle.
KL/D28

Transport

Transtech vend son tram en Allemagne
Le fabricant finlandais d’équipement pour les transports ferroviaires, Skoda Transtech Oy, a vendu un troisième tram Artic en Allemagne. Il s’agit du premier nouveau tram fabriqué en Finlande et exporté. La municipalité de Schöneiche avait déjà acheté deux autres wagons qui avaient été testés à Helsinki.
Skoda Transportation participera prochainement à un appel d’offres allemand sur des trams.
KL/A9

Fuyite des cervaux

Ces chercheurs étrangers qui ensuite quittent la Finlande
Helsingin Sanomat rend compte du fait que les universités finlandaises font un effort important pour attirer des chercheurs étrangers pour venir faire leur doctorat en Finlande. Il s’agit d’une stratégie d’internationalisation mise en place avec le ministère de l’Education.
La Finlande promet un salaire et un financement pour des chercheurs venant d’en-dehors de l’UE et de l’EEE, mais, dans la réalité, elle ne tient pas toutes ces promesses et des centaines de doctorants étrangers quittent ce pays. Ils n’arrivent pas à trouver du travail.
Quatre nouveaux doctorants sur dix étaient des ressortissants étrangers à l’Université Aalto en 2018. A l’université d’Helsinki, plus de 20% des doctorants étaient des étrangers.
Selon l’Union des chercheurs, il s’agit d’un véritable problème de la politique scientifique du pays. Entre 2005 et 2016, environ 660 ressortissants étrangers ayant soutenu leur thèse en Finlande sont partis. Selon l’Académie de Finlande, en 2016 un docteur sur trois était un ressortissant étranger. Depuis le début de la décennie, les nationaux étrangers ont soutenu plus de 300 thèses de doctorat chaque année.
HS/mar/A16-17

Jeudi 18 avril 2019

Politique intérieure

Formation du nouveau gouvernement

Calendrier des prochaines étapes
M. Rinne souhaite qu’un nouveau gouvernement puisse être formé pour fin mai
Yle publie un échéancier des prochaines étapes concernant la formation du gouvernement. Aujourd’hui, le bureau du PSD désignera les personnes qui seront amenées à négocier en la matière. En général, outre le président et les vice-présidents du parti, y participent le président du conseil national et la direction du groupe parlementaire du parti. Le PSD élira aujourd’hui la présidence de son groupe parlementaire : il est probable que le président actuel Antti Lindtman poursuive dans ces fonctions.
Le Rassemblement national élira également aujourd’hui la présidence de son groupe parlementaire, dirigée actuellement par Kalle Jokinen.
Mardi prochain, le chancelier de la justice vérifiera les mandats des nouveaux députés. Le Centre élira la présidence de son groupe actuellement dirigé par Antti Kaikkonen, et les Vrais Finlandais éliront la leur. Les autres partis font pareil mardi ou, au plus tard, mercredi.
Les membres de la présidence des groupes parlementaires participent en règle générale aux pourparlers en vue de la formation du gouvernement.
Mercredi prochain, le 24 avril, le Parlement élira son présidium temporaire. Une fois que l’on saura quels partis seront représentés au Parlement et que l’on connaîtra les ministres, un nouveau présidium sera élu. En tant que président du plus grand parti, c’est M. Rinne qui devra devenir président du Parlement de façon temporaire, avec des vice-présidents venant du deuxième (Vrais Fin.) et du troisième parti (Rass. nat.), soit probablement Juho Eerola ou Laura Huhtasaari pour les VF et Paula Risikko pour RN.
Jeudi, 25 avril, le Président de la République ouvre la session parlementaire. Lors de la clôture de la législature, M. Niinistö a dit qu’à l’ouverture, il s’exprimerait sur l’importance d’être préparé à faire face aux diverses menaces sur la sécurité.
Vendredi, 26 avril, les groupes parlementaires désigneront officiellement Antti Rinne comme la personne amenée à constituer une coalition. M. Rinne enverra le même jour une série de questions aux autres chefs de parti qui devront répondre rapidement. M. Rinne attend les réponses dès avant le 1er mai.
Yle note que M. Sipilä avait formulé 15 questions, il y a quatre ans, tandis que M. Katainen moins de la moitié, il y a huit ans.
Une fois les réponses données, M. Rinne aura des entretiens avec les autres pour demander des précisions, éventuellement dès le 2 ou le 3 mai.
Ensuite, M. Rinne annoncera quels partis participeront aux pourparlers qui pourront commencer au plus tôt le lundi 6 mai, ce qui est l’objectif de M. Rinne, à la Maison des Etats.
Il s’agira de se mettre d’accord sur le programme gouvernemental et sur la répartition des postes ministériels.
Le jeudi 23 mai, Yle organisera un débat électoral avec les présidents de parti, sur les élections européennes. Les élections auront lieu le dimanche 26 mai.
M. Rinne souhaiterait que le gouvernement puisse être en place durant la dernière semaine du mois de mai.
Lorsque les négociateurs seront arrivés à un accord, les futurs partis de la coalition se réuniront chacun pour adopter ou rejeter cet accord.
M. Rinne envisage de s’entretenir, après ces pourparlers, avec chacun des groupes parlementaires des partis du futur gouvernement, afin que les députés de ces partis s’engagent à respecter le programme et pour éviter toute confusion concernant les questions sur lesquelles on se sera mis d’accord.
Une fois que le Président de la République aura été informé du résultat des négociations, le Parlement investira le Premier ministre lors d’un vote. Le candidat aura besoin de plus de la moitié des voix exprimées pour être élu.
Ensuite, l’ancien gouvernement démissionne, le Président désigne le Premier ministre et les autres ministres, sur proposition du Premier ministre.
Le gouvernement présentera au parlement son programme, et à l’issu d’un débat, le Parlement votera la confiance du gouvernement.
La présidence finlandaise du Conseil européen commencera le lundi 1er juillet.
Yle

Elections européennes

Débat sur les projections en sièges

Le site Politico a publié une projection en sièges pour les européennes basée sur une conversion mathématique du résultat des législatives. Cela augmenterait les sièges du PSD et des Vrais Finlandais à trois et ferait perdre un siège au Rassemblement national, au Centre et au parti populaire suédois.
Cette projection a été critiquée par le directeur de la communication du ministère finlandais des Affaires étrangères Villa Cantell qui estime que pour ces élections la personnalité des candidats compte particulièrement car il n’y a qu’une circonscription nationale : les Finlandais votent tous pour les mêmes candidats.
Uusisuomi

Les listes déposées aujourd’hui
Les partis ont déposé aujourd’hui les listes de leurs candidats aux élections européennes. De nombreux députés fraîchement élus ou réélus au Parlement se présentent aux européennes, certains seulement pour récolter des voix pour la liste de leur parti. Ils laisseront leurs sièges aux suppléants s’ils sont élus.
Elsi Katainen et Mirja Vehkaperä, parlementaires européennes actuelles du Centre, se représentent. Mauri Pekkarinen et Pekka Puska, députés sortants, se présentent. Anneli Jäätteenmäki quittera le Parlement européen après trois mandats.
Les trois députés européens du Kokoomus (Rassemblement national), Sirpa Pietikäinen, Henna Virkkunen et Petri Sarvamaa, se représentent.
La social-démocrate Mia-Petra Kumpula-Natri se représente. Le député sortant Eero Heinäluoma est candidat, ainsi que le secrétaire général du parti Antton Rönnholm.
Les députés Merja Kyllönen et Hanna Sarkkinen sont parmi les candidates de l’Alliance des gauches.
Chez les Verts, Heidi Hautala se représente. Le député sortant Ville Niinistö est candidat, ainsi que plusieurs nouvelles députées des Verts.
La présidente des Chrétiens-démocrates Sari Essayah se présente.
Yle, HS, AL

Vrais Finlandais

Jussi Halla-aho souhaite un grand groupe nationaliste au parlement européen
Dans la conférence de presse qu’il a tenue pour présenter les candidats des Vrais Finlandais aux Européennes, Jussi Halla-aho a déclaré qu’il souhaitait former au parlement européen un groupe nationaliste le plus grand possible. Il se déclare proche des Allemands de l’AfD et des partis similaires en progression en Italie, en Autriche, en Pologne, en Hongrie, en Suède et en Espagne. Il relève qu’après la réunion de Milan à laquelle le candidat des Vrais Finlandais a participé avec M. Salvini et des représentants allemand et danois, « de nombreux partis de différents pays ont exprimé leur volonté de participer à un tel groupe s’il était constituté ».
S’il n’est pas lui-même candidat, il présente notamment nombre de députés récemment très bien élus aux législatives en Finlande. Laura Huhtasaari, vice-présidente du parti qui vient d’être réélu au Parlement, est également candidate aux européennes, ainsi que les députés Teuvo Hakkarainen et Sebastian Tynkkynen. L’eurodéputée Mme Ruohonen-Lerner (qui avait rejoint les Bleus) est elle aussi candidate sur la liste des Vrais Finlandais.
HS

Bleus

Timo Soini quitte la politique
Le Ministre des Affaires étrangères Timo Soini (Bleus) a annoncé qu’il renonçait à se présenter aux élections européennes.
Une fois le nouveau gouvernement formé, il quittera la politique.
HS

Election législatives

Le résultat a été confirmé
Turun Sanomat relève que le ministère de la Justice a publié hier soir le résultat confirmé des élections législatives, après la vérification du dépouillement.
Près de 1,56 million de voix ont été données au vote par anticipation et 1,51 million le jour même du vote, soit au total près de 3,1 millions de voix.
Au total, le PSD et les Vrais finlandais ne sont séparés que par 7600 voix. Le PSD a reçu 546 471 voix (17,7%) et 40 députés, alors que les Vrais Finlandais ont 538 805 voix (17,5%) et 39 députés. Le Rassemblement national suit avec 523 957 voix (17%) et 38 sièges.
TS/4

Parlement

Augmentation des salaires des députés
Helsingin Sanomat rapporte que selon la décision du comité chargé des indemnités des députés, le salaire du président du Parlement s’élèvera de 12 173 à 13 390 euros et celui des vice-présidents de 10 147 à 10 441 euros par mois.
Les députés qui viennent être élus ont un salaire de 6 614 euros comme jusqu’à présent. A partir d’un deuxième mandat, le salaire est augmenté à 6 945 euros. A partir d’un quatrième mandat, le salaire est augmenté de 7 109 à 7 408 euros.
HS/A15

Réforme des services de santé

Selon un sondage, la liberté de choisir son médecin n’est pas importante
Helsingin Sanomat relève que selon un sondage effectué pour le compte de l’Institut de la santé et du bien-être THL, 60 % des Finlandais estiment que l’accès aux services est l’objectif le plus important, tandis que la liberté de choisir son médecin est importante seulement pour 24 % des personnes interrogées.
HS/A10

Renseignement

Le secrétaire général du bureau de chancelier de la justice nommé au poste de médiateur chargé de la surveillance du renseignement
Le secrétaire général du bureau de chancelier de la justice Kimmo Hakonen a été nommé surveillant du nouveau renseignement secret qui se met en place en Finlande. La nomination n’est pas une surprise car Hakonen était déjà le candidat proposé par la commission des lois constitutionnelles à ce poste.
Il s’agit d’un nouveau poste lié aux lois sur le renseignement civil et militaire récemment approuvées par le parlement.
Le surveillant du nouveau renseignement secret est nommé par le gouvernement pour une période de cinq ans, Hakonen prendra ses fonctions le 1er mai 2019.
HS17.4

Economie

Valmet automotive recrute un millier de nouveaux employés
Le groupe Valmet Automotive qui travaille comme sous-traitant dans la construction automobile a annoncé qu’il allait recruter cette année un millier de personnes qui seront réparties entre son usine de montage de véhicules à Uusikaupunki ainsi que son usine de montage de batteries qui ouvrira cette année à Salo.
IS

Politique étrangère et européenne

Coopération européenne de la défense

L’UE entend développer les drones et le ravitaillement en vol
« Le problème des pays de l’UE réside dans une industrie de la défense trop dispersée. Par exemple, il existe des dizaines de modèles de véhicules blindés. Les pays membres tentent désormais de remédier à la situation, notamment dans le cadre de la coopération structurée permanente (PESCO) », affirme le directeur général de l’état-major de l’Union européenne Esa Pulkkinen. « Le manque de compatibilité se reflète sur la capacité de performance à opérer en dehors des pays de l’UE. »
En parlant des projets d’avenir, Pulkkinen mentionne le ravitaillement en vol et le développement d’un drone commun européen de longue portée. La Finlande y participe en qualité de membre observateur.
Le journaliste Joonas Kuikka rappelle que l’Union européenne n’a pas son mot à dire dans le projet HX de la Finlande.
« Les pays membres achètent soit le moins cher, soit le meilleur. Si les produits de défense de l’UE deviennent compétitifs, la situation peut changer. La technologie américaine en matière de produits de défense est, dans plusieurs domaines, en avance sur le reste du monde », constate le général de corps d’armée Pulkkinen sur un plan général.
Les opérations de formation militaires de l’UE sont actuellement concentrées sur la stabilisation des Etats sub-sahariens. Cette stabilisation a un rapport direct avec le nombre des réfugiés qui arrivent en Europe. « En Somalie, au Mali et en Centre-Afrique l’UE soutient les structures de la société, les forces armées, la police et les juges », énumère Pulkkinen.
« La défense de l’Union européenne n’est pas une alliance militaire. Il s’agit de défendre, notamment aussi par des moyens militaires, les valeurs de l’UE et du monde occidental, telles que les droits de l’Homme, le libre-échange et l’Etat de droit ».
TS18.4/12

Meeting aérien international de Turku

L’Eurofighter annoncé
Le Royal air Force britannique vient de confirmer la présence de l’Eurofighter Typhoon lors du show aérien de Turku les 15 et 16 juin prochains.
L’Eurofighter Typhoon est un des avions en lice dans le projet HX de l’armée de l’air finlandaise.
TS18.4

Helsinki et sa région

De plus en plus d’enfants de langue étrangère
Désormais un cinquième des enfants de moins de sept ans sont de langue étrangère à Helsinki. S’il y a toujours des quartiers dans le nord de la capitale où 98% des enfants sont de langue maternelle finnophone ou suédophone, dans d’autres quartiers plus de la moitié des enfants de 0 à 6 ans sont de langue étrangère.
HS

Bientôt moins de la moitié des habitants seront membres de l’église
En 2018, seulement 52,4% des habitants d’Helsinki appartenaient à l’église luthérienne de Finlande, contre 62,1% encore en 2010.
La même tendance est visible sur l’ensemble de la Finlande : 69,8% des Finlandais appartiennent à l’église luthérienne contre encore 78,3% au début des années 2010.
HS

Mercredi 17 avril 2019

Politique intérieure

Election législatives

Analyse
Le tabloïd Iltalehti publie une analyse signée Lauri Nurmi, journaliste spécialiste de la politique intérieure.
Il rappelle que Juha Sipilä préside le Centre depuis 2012. Ce dernier a annoncé hier qu’il quittait la présence du parti et le nouveau président du Centre sera élu à un congrès extraordinaire le 7 septembre prochain.
Selon l’analyse de M. Nurmi, la secrétaire générale du parti Riikka Pirkkalainen a été gênée parce qu’elle a dû expliquer hier l’absence de M. Sipilä à la porte de Kesäranta, résidence de fonction du Premier ministre. « M. Sipilä commentera sa démissions après Pâques », selon Mme Pirkkalainen.
Selon le quotidien, le message des électeurs a été clair : le Centre a perdu plus de 200 000 voix, soit 7,3% et 18 sièges au Parlement.
Le Centre fait maintenant semblant d’être un parti de l’opposition. Selon Mme Pirkkalainen, « notre interprétation est que le résultat nous montre la porte vers l’opposition. »
Aux yeux des sociaux-démocrates, après la démission de M. Sipilä, il y a moins d’obstacles à une coopération gouvernementale avec le Centre.
Mme Pirkkalainen s’est contentée de dire qu’un des objectifs du Centre pour le programme gouvernemental serait « l’amélioration de la sécurité sociale afin de renforcer la situation des retraités et des familles avec enfants aux revenus modestes ».
Elle souligne que le vainqueur des élections est responsable pour former le gouvernement.
Le président du Kokoomus Petteri Orpo sait que le meilleur moment pour son parti dans les négociations gouvernementales est maintenant, avant que le Centre remette ses rangs en ordre de marche. La probabilité d’une coalition entre le PSD, le Centre, les Verts, l’Alliance des gauches et le Parti suédois augmentera ensuite considérablement. Une telle coalition, qui aurait une majorité de 117 députés au Parlement, attire, pour des raisons mathématiques, les sociaux-démocrates et leur président Antti Rinne plus qu’une coalition avec le Kokoomus, les Verts et le Parti suédois – qui serait toutefois probablement un gouvernement plus efficace que celui avec le Centre.
Le PSD et le Kokoomus ont des vues semblables dans la politique européenne. Concernant la réforme des services sociaux et de la santé, le maire d’Helsinki Jan Vapaavuori (Kokoomus) et le maire de Tampere Lauri Lyly (PSD) sont favorables à une réforme qui laisse aux grandes villes le droit d’organiser les services elles-mêmes. Les solutions dans la politique économique et de l’emploi poseraient cependant plus de problèmes dans les négociations gouvernementales.
La démission de M. Sipilä est une bonne chose pour M. Rinne qui pourra ensuite mettre le Kokoomus et le Centre en concurrence. Même si M. Sipilä restera à la tête du Centre jusqu’au 7 septembre, le parti sera désormais dirigé par de nouvelles forces, les éventuels ministres du prochain gouvernement Antti Kaikkonen, Annika Saarikko et Katri Kulmuni qui souhaitent tous négocier avec le PSD. La politique du Centre sera déplacée quelque peu vers la gauche.
M. Orpo est tout à fait conscient du fait que si le Kokoomus reste dans l’opposition il sera lui-même remplacé à la présidence du parti par Antti Häkkänen ou Elina Lepomäki au congrès du parti de 2020.
Il est vraisemblable que le bureau national, le conseil national et le nouveau groupe parlementaire du Kokoomus n’accepteront pas la participation de l’Alliance des gauches au même gouvernement avec le Kokoomus. Le PSD n’a pas non plus beaucoup de confiance dans la politique économique de l’Alliance des gauches.
Tous les six partis du gouvernement arc-en-ciel de Katainen de 2011-2015 ont été traumatisés par cette expérience et un gouvernement du PSD, du Kokoomus, des Verts, de l’Alliance des gauches, du parti suédois et des Chrétiens-démocrates n’est pas probable. Une telle coalition aurait la majorité de 129 députés au Parlement. Une coalition entre le PSD, le Kokoomus, les Verts et le Parti suédois, qui donne une majorité de 107 députés, est plus probable.
Quant à une éventuelle participation des Vrais Finlandais au gouvernement, il ne faut pas oublier qu’auprès les élections législatives, M. Rinne a souligné l’importance des objectifs du développement durable de l’Agenda 2030 de l’ONU, ce qui semble incompatible avec une coopération avec le parti de M. Halla-aho.
IL/mer

Le nombre de femmes augmente d’une députée
Yle relève qu’après la vérification du dépouillement des voix, le Parlement comptera 93 députées au lieu de 92.
Dans la circonscription de la Savonie-Carélie, la social-démocrate Tuula Väätäinen a finalement été élue en lieu et place du social-démocrate Timo Suhonen. La différence entre les des deux candidats a été de 34 voix.
Yle

Election européennes

M. Stubb ne se présentera pas
Helsingin Sanomat rapporte que, selon Petteri Orpo, président du Kokoomus (Rassemblement national), l’ancien président du parti Alexander Stubb ne sera pas candidat aux élections européennes du 26 mai prochain.
L’ancien président des Vrais Finlandais Timo Soini n’a pas encore annoncé ses intentions en vue des élections européennes. Le ministre de l’Emploi sortant Jari Lindström (Bleus), contrairement à ce qu’il avait annoncé antérieurement, a décidé de ne pas se présenter. Comme tous les députés des Bleus, il n’a pas été réélu aux élections législatives.
Jouni Kempppainen, rédacteur en chef du quotidien centriste Maaseudun Tulevaisuus, a annoncé hier sa candidature aux élections européennes dans les rangs du Centre.
HS/A9

Climat – énergie

Point de vue
« L’énergie nucléaire doit faire partie des outils pour lutter en faveur du climat » HS
Helsingin Sanomat publie un billet de Sanna Syri, professeur à l’Université Aalto, et Satu Helynen, directrice à l’institut national de recherche technologique VTT, qui rappellent que le savoir-faire finlandais en matière d’énergie nucléaire est très apprécié, et qu’il mériterait d’être exporté.
Les auteurs du billet soulignent l’importance de prendre en compte le rôle des technologies de production énergétique qui sont sans émissions de CO2. Le rôle de l’énergie nucléaire pourrait être important dans beaucoup de pays à fortes émissions.
Le nucléaire propose des opportunités pour la Finlande. Le savoir-faire en la matière est très élevé et les connaissances pourraient – et devraient – être exportées.
Les auteurs soulignent également l’importance de maintenir les investissements dans la formation et dans la recherche et le développement de ce secteur.
Pour la Finlande, il est essentiel du point de vue de la production énergétique et de la sécurité de l’approvisionnement, de disposer d’un choix vaste de sources d’énergie durables et sans émissions. L’énergie nucléaire est une partie essentielle de ces moyens.
HS/A5

Climat – fiscalité

Sitra proposerait une fiscalité sur les émissions
Kauppalehti rend compte de la proposition du think tank Sitra pour une fiscalité relevant du développement durable.
Une telle réforme comprendrait une taxe sur tous les produits et services nuisibles du point de vue du climat, basé sur un calcul sur les quantités d’émissions de CO2 les concernant.
L’idée de Sitra est de permettre à l’Etat de collecter des milliards d’euros en nouvelles recettes fiscales qui pourraient ensuite être réorientées pour les consommateurs et entreprises qui souffrent de la réforme. La société en bénéficierait de deux façons : les émissions diminueraient mais en même temps, l’emploi et la croissance du PIB s’amélioreraient.
Sitra estime que le plus efficace, ce serait d’orienter les recettes accrues vers des allègements fiscaux des revenus salariaux, pour ne pas diminuer le pouvoir d’achat. Cela permettrait de maîtriser les augmentations salariales, ce qui profiterait aux entreprises.
Sitra calcule qu’une telle réforme ferait augmenter le taux d’emploi de 2,2% et permettrait de créer des dizaines de milliers de nouveaux emplois.
KL/A8

Politique étrangère et européenne

Blanchiment d’argent

Selon un rapport, la Finlande ne dispose pas de suffisamment de ressources contre le blanchiment d’argent
Le groupe d’action financière (GAFI) qui lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme estime que les autorités finlandaises disposent de ressources insuffisantes pour lutter contre le blanchiment d’argent.
Comme les critiques du rapport publié, hier, sont connues des Finlandais depuis l’automne dernier, le Superviseur du secteur financier a déjà entamé la mise en place d’une unité pour surveiller les mesures de lutte contre le blanchiment d’argent des banques. Cinq nouveaux postes seront créés pour la lutte contre le blanchiment d’argent.
Cinq nouveaux postes ont déjà été créés auprès du centre d’enquête en matière du blanchiment d’argent de la police judiciaire. Les ressources de la Sûreté nationale en matière de lutte contre le financement du terrorisme seront également augmentées.
D’autres postes encore ainsi que des registres seront créés.
GAFI a examiné onze différents secteurs de lutte contre le blanchiment d’argent et de financement du terrorisme. Pour la surveillance de ces choses, la Finlande ne réussit pas bien, mais pour ce qui est de la coopération internationale en la matière, elle obtient la meilleure note (4 sur 4).
HS/A21

Défense

Des plongeurs finlandais participent à des exercices militaires au Canada
Des plongeurs de l’armée de terre finlandaise ont participé pour la première fois dans le nord du Canada, fin mars, à l’opération internationale Nanook-Nunalivut 2019, commandée par le Canada qui rassemble environ 500 personnes. Les Canadiens s’y entrainent à la défense de leurs territoires arctiques dans des conditions particulièrement froides.
Cette année l’opération comprend un exercice de plongée internationale auquel participent une cinquantaine de personnes. Outre les Canadiens, d’autres pays de l’OTAN comme la Norvège et la France ainsi que les pays partenaires de l‘OTAN que sont la Finlande et la Suède ont pris part à l’opération.
HS17.4.

France

Notre-Dame

Editoriaux
« Notre-Dame réunit les Européens » HS
« Les flammes sur Notre-Dame nous touchent aussi » HBL
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat note que lorsque le feu ravage quelque chose de sacré pour les gens, le choc et la tristesse réunissent les gens collectivement au-delà des frontières des Etats. Les réactions dans le monde entier se comprennent du fait que Notre-Dame est un des monuments historiques les plus importants de l’Europe. Ce genre d’édifices nous relie aux générations précédentes. Les cathédrales et la foi chrétienne ont eu un rôle central dans l’histoire européenne. Même à une époque sécularisée, elles réunissent les Européens. Notre-Dame est tout particulière comme édifice du fait que beaucoup de gens l’ont visité. Le Président Macron a annoncé une collecte internationale pour la reconstruction, et des réponses à son appel sont déjà arrivées.
Hufvudstadsbladet, qui consacre son unique éditorial à Notre-Dame, estime que les cathédrales européennes sont des centres géographiques, historiques, culturels et spirituels. Notre-Dame est de beaucoup de façons le centre de Paris, de la France et de toute l’Europe.
La France a subi des drames ces dernières années avec les attaques terroristes à Paris, Nice et Strasbourg, elle a connu des tensions sociales et politiques dans le contexte de mois et de mois de manifestations qui ont secoué l’image que le pays peut avoir de lui-même.
L’incendie pourrait être un signal sur le fait que la France et l’ensemble de l’Europe ont une base de valeurs partagées qui doit être plus forte que les divisions et les conflits.
L’incendie pourrait mener à une prise de conscience sur ce que l’Europe et les Européens ont en commun, selon l’éditorialiste.
HS/A5, HBL/4

Mardi 16 avril 2019

Politique intérieure

Formation du nouveau gouvernement

Parti du Centre

Juha Sipilä démissionne de la présidence du parti
Le bureau du parti du Centre s’est réuni ce matin. Le Premier ministre Juha Sipilä a annoncé qu’il quittait la présidence du parti, « car le résultat des élections ne lui donnait pas d’autre possibilité ». « J’ai demandé au conseil du parti de réunir un congrès extraordinaire qui élira le prochain président du parti le 7 septembre », a-t-il déclaré.
IL

“Selon le bureau du parti, le peuple montre la voie de l’opposition au Centre » IS
Dans son communiqué, le bureau du parti du Centre souligne que le seuil pour que le parti puisse participer à un gouvernement sera très élevé. Le bureau du Centre fixe notamment comme exigence que l’on réalise la réforme des services sociaux et de santé et des régions comme prévu par le gouvernement précédent, sans toutefois d’ouverture large des services à la concurrence. Quant à la réforme de le politique familiale, elle ne doit pas se faire par une diminution des aides de garde d’enfant à domicile.
IS

Analyse
« Le Centre annonce le départ de Sipilä et un retour dans l’opposition, mais il pourrait en aller différemment au final » HS
Selon Marko Junkkari, en annonçant le départ de Juha Sipilä et en posant de graves exigences à une entrée au gouvernement, le Centre a en fait publié un communiqué tout à fait historique. On tourne la page des sept années de la présidence du parti par Sipilä.
Selon Junkkari, il n’y a là rien d‘étonnant car il était bien sûr prévisible que M. Sipilä ne pourrait pas rester à la tête du parti après une telle défaite. On s’attendait toutefois à ce qu’il reste président jusqu’au congrès de 2020, d’autant plus que la favorite pour lui succéder, Mme Annikka Saarikko va accoucher à l’automne.
Le communiqué du parti commence par les exigences fixées par le Centre pour participer au prochain gouvernement. Or, toutes ces exigences (relever le taux d’emploi à 75%, continuer une politique climatique ambitieuse, réaliser la réforme Sote sans large ouverture à la concurrence, réformer les assurances sociales en faveur des plus pauvres salaires…) sont en réalité tout à fait compatibles avec le programme du premier parti, soit le PSD. Certaines figurent même dans le programme du PSD ! Le principal point de discorde concerne la réforme des aides de garde d’enfant à domicile, mais là aussi il y a la place pour un compromis.
On peut donc lire le communiqué du Centre comme un message selon lequel le parti est prêt à participer à un gouvernement.
Et la base du PSD sera certainement contente s’il y avait une coalition entre le PSD, le Centre, les Verts, l’Alliance des Gauches et le parti populaire suédois. D’ailleurs, l’effacement de M. Sipilä apparait même comme un pas supplémentaire en faveur d’une telle coalition. Car la personne du Premier ministre n’était pas très populaire parmi les autres partis et une telle coalition pourrait naître plus facilement sans lui.
HS

Parti social-démocrate

« Une victoire bien amère » HS
« Selon M. Rinne un accord de gouvernement pourrait aussi être rapidement conclu » AL
Helsingin Sanomat souligne la déception du PSD qui attendait un résultat bien meilleur puisque c’est le plus faible résultat des législatives de l’histoire du parti (après celui de 2015).
Helsingin Sanomat souligne aussi que la première place du PSD était très serrée : en effet, le dernier élu du pSD dans la circonscription de Satakunta n’a que 51 voix d’avance sur le candidat du Centre.
« La déception est toutefois cachée par le sentiment de satisfaction du fait que pour la première fois depuis 20 ans, nous sommes premiers aux législatives. Nous avons 8 000 voix d’avance sur le second, c’est pourquoi nous sommes les vainqueurs », déclare M. Rinne à Aamulehti.
Le groupe parlementaire du PSD va s’organiser jeudi et choisir son équipe pour mener les négociations gouvernementales. Vendredi 26 avril, le négociateur amené à essayer de former un gouvernement sera officiellement nommé par le Parlement, cela sera M. Rinne et il va poser envoyer un jeu de questions aux autres partis.
« La base sera un agenda sur le développement durable. Il est important que le gouvernement ait une base de valeurs communes solides », dit-il, précisant que les questions porteront surtout sur la politique économique et sociale.
« Après avoir entendu les commentaires du Président des Vrais Finlandais, je ne suis pas sûr que nous puissions trouver une entente sur ces questions. Quant au Rassemblement national, il a fixé un objectif de baisse fiscale de 3,5 milliards d’euros. Je ne pense pas que cela soit possible dans une situation où nous devrons renforcer l’Etat providence », dit M. Rinne.
M. Rinne déclare que son objectif est d’obtenir un gouvernement d’ici fin mai.
AL HS

Rassemblement national

Le Rassemblement national prêt aux négociations gouvernementales
M. Orpo prêt à négocier avec les Vrais Finlandais aussi
Le Rassemblement national est prêt à participer aux négociations pour former un gouvernement. Il se dit prêt à discuter avec tous les partis. Néanmoins il n’est pas prêt à servir de gardien des finances pour qui que ce soit. « Participer aux négociations gouvernementales signifie que l’on puisse définir un point de vue réaliste sur la situation économique. Il ne faut pas croire que nous allons jouer le rôle de l’empêcheur de tourner en rond qui dit non à toute dépense ».
M. Orpo pense que sous la direction de M. Rinne (PSD) il est possible de s’entendre sur un programme de gouvernement. Il a toutefois soulevé les priorités pour le rassemblement national : des réformes, l’investissement dans l’éducation et la formation, une politique climatique ambitieuse, une politique économique et fiscale responsable, être actif en politique européenne et demeurer un Etat tolérant.
Il considère qu’il faut aussi pouvoir discuter de la coopération avec les Vrais Finlandais car il, faut respecter le résultat des élections. « Une autre chose est de savoir ensuite si les objectifs politiques sont compatibles en réalité, fait-il toutefois remarquer.
HS

Verts

Selon M. Haavisto, les Verts sont prêts à participer au gouvernement
Le Président des Verts Pekka Haavisto a déclaré que les Verts étaient prêts à participer aux négociations gouvernementales mais qu’il faudrait que les sujets concernant le climat, l’éducation et la lutte contre les inégalités soient pris au sérieux et aussi que l’on ait une attitude positive tant sur le développement de l’intégration européenne que du respect des droits de l’homme.
M. Haavisto espère que le Président du PSD Antti Rinne posera les mêmes questions à tous les partis afin que l’on puisse avoir une claire vision des situations en matière de valeur et de politique. Il considère comme peu probable que les Verts puissent participer à un même gouvernement avec les Vrais Finlandais.
HS

Alliance des Gauches

Li Andersson prête à gouverner avec le Rassemblement national
La présidente de l’Alliance des Gauches a déclaré que son parti souhaitait participer au prochain gouvernement et ne fermait pas catégoriquement la porte à un gouvernement avec le Rassemblement national, même si elle considère que c’est improbable en raison des différences de points de vue sur l’emploi et la fiscalité.
Elle espère que le parti du Centre continuera à négocier car, selon elle, son parti irait mieux dans un gouvernement avec le Centre qu’avec le Rassemblement national.
Elle se félicite que M. Sipilä abandonne la présidence du Centre et espère que cela facilitera l’entrée du Centre dans une coalition.
HS

Election législatives

Nouveaux députés
Helsingin Sanomat rapporte que le Parlement finlandais aura 83 nouveaux députés qui viennent d’être élus pour la première fois ou qui reviennent au Parlement après une pause au moins d’une législature.
35 députés ont quitté le Parlement de leur propre gré mais 48 députés sur 200 ont perdu leur siège, parmi eux le ministre centriste de l’Agriculture Kimmo Tiilikainen et tous les députés des Bleus, y compris quatre ministres Bleus Sampo Terho, Jussi Niinistö, Jari Lindström et Pirkko Mattila.
La cadette du Parlement est Iiris Suomela, 24 ans, qui représenté les Verts de Pirkanmaa (province autour de Tampere). Le doyen est Erkki Tuomioja, 72 ans, social-démocrate d’Helsinki.
HS/A2-21

Circonscription d’Helsinki : Les Verts premiers
Helsingin Sanomat relève que le résultat des élections législatives est historique : les Verts sont devenus le premier parti de la capitale avec une différence de 1,8 % contre le Kokoomus (Rassemblement national). Les deux partis ont obtenu six députés, mais les Verts ont eu 23,5 % des voix et le Kokoomus 21,8 %.
La locomotive des Verts, Pekka Haavisto, président du parti, a obtenu 20 159 voix. Les députées Emma Kari et Outi Alanko-Kahiluoto ont été réélues. Trois conseillers municipaux Maria Ohisalo, Mari Holopainen et Atte harjanne ont été élus pour la première fois.
Le PSD, qui a obtenu 13,5 % des voix et trois députés, a perdu un siège. Les Vrais Finlandais ont également eu trois députés mais 12,3 % des voix. Le président du parti Jussi Halla-aho est la locomotive de toute la Finlande avec 30 527 voix.
L’Alliance des gauches, qui a eu 11,1 % des voix, a obtenu trois députés au lieu de deux. Le Parti suédois a obtenu un siège, celui d’Eva Biaudet, avec 5,3 % des voix.
HS/A22

Circonscription d’Uusimaa : M. Rinne dépassé par ses adjoints
Helsingin Sanomat rapporte que 36 députés, un de plus par rapport à 2015, ont été élus en Uusimaa, la plus grande circonscription de Finlande.
Le Kokoomus (20,9 %) a gardé ses neuf députés, dont Kai Mykkanen et Elina Lepomäki, locomotive de la circonscription avec plus de 19 000 voix. Le PSD (17,8 %) a obtenu sept députés, y compris le président du parti Antti Rinne et le président du groupe parlementaire Antti Lindtman. M. Lindtman a eu 14 527 voix et M. Rinne 12 066.
Les Vrais Finlandais (15,9 %), qui ont perdu un siège, ont eu six députés, les Verts (13,5 %) cinq (+2), le Parti suédois (9,1 %) trois (-1), le Centre (6,4 %) deux (-2), l’Alliance des gauches (4,8 %) deux et les Chrétiens-démocrates (2,7 %) un. Le Mouvement Liike Nyt (4,5 %) a obtenu un seul député en Finlande, soit Harry Harkimo en Uusimaa.
Les Bleus, qui ont eu plusieurs candidats connus en Uusimaa, n’ont eu aucun député, ni en Uusimaa, ni ailleurs en Finlande.
HS/A24

Autres circonscriptions : recul du Centre à Oulu, le PSD premier à Tampere, les Vrais Finlandais devant le Rassemblement national à Turku
Dans la circonscription d’Oulu, le Centre a perdu trois de ses neuf députés. Même s’il a perdu beaucoup de voix, le Premier ministre sortant Juha Sipilä a été réélu confortablement avec 16 680 voix. Les Vrais Finlandais ont gagné un siège et en ont quatre. Le Kokoomus et le PSD ont eu deux députés, l’Alliance des gauches trois et les verts un.
En Pirkanmaa, circonscription autour de Tampere, le PSD est devenu le plus grand parti avec cinq sièges (+1). La vice-présidence Sanna Marin est la locomotive de la circonscription. Le Kokoomus et les Vrais Finlandais gardent chacun quatre sièges, le Centre, qui perdu un siège, en a deux. Les Verts ont deux, l’Alliance des gauches a un et les Chrétiens-démocrates un siège.
Dans la circonscription de Varsinais-Suomi, province autour de Turku, les Vrais Finlandais ont eu 19,1 % et le Kokoomus 19,0 % des voix. Les deux ont eu quatre députés. Le PSD arrive troisième avec trois députés. L’Alliance des gauches en a deux, les Verts un et le Parti suédois un siège. Li Andersson, présidente de l’Alliance des gauches, est la locomotive avec 24 404 voix.
Le Parti suédois est devenu le plus grand parti dans la circonscription de Vaasa où il a gagné un siège et le Centre a perdu 7,4 % des voix et un siège. Tous les deux en ont quatre mais le Parti suédois a eu plus de voix, près de 53 000.
vaalit.fi

Le Centre a perdu partout
Le Centre a perdu au moins un siège dans toutes les douze circonscriptions de la Finlande continentale. Il a perdu un siège dans sept circonscriptions, deux sièges dans quatre circonscriptions et trois à Oulu.
vaalit.fi

Editoriaux et commentaires

« Les partis doivent se renouveler » HS
Helsingin Sanomat rapporte que, selon la tradition, c’est le président du plus grand parti qui entamera les négociations pour former un gouvernement, M. Antti Rinne. Comme on l’a prévu, les négociations devraient être longues et difficiles. Sur le papier, il y a beaucoup de possibilités car le résultat des élections était très serré. En réalité, la situation est différente car les Vrais Finlandais de Jussi Halla-aho pourraient être rapidement mis de côté. Quant aux différences entre les autres partis, notamment le PSD et le Rassemblement national, elles sont importantes.
Le prochain gouvernement sera donc certainement faible : soit parce qu’il n’aura pas une majorité importante en termes de sièges, soit parce qu’il ne sera pas très uni du fait du grand nombre de partis qui le composeront.
HS

Il faut réévaluer les modes de gouvernement
L’ancienne ministre Suvi-Anne Siimes estime que l’on devra peut-être revoir la façon de former des gouvernements en Finlande. Jusqu’aux années 1980 on a eu des gouvernements minoritaires et instables. Depuis la fin des années 1980 on a des gouvernements majoritaires dominés par un grand parti. Aujourd’hui on doit peut-être prendre le temps de réfléchir à un nouveau changement dans la façon de former les gouvernements, estime-t-elle, ajoutant qu’il est nécessaire de prendre tout son temps, même si « la présidence finlandaise de l’UE frappe à la porte ».
« La Belgique a bien géré sa présidence sans avoir un gouvernement politique en place. C’est pourquoi il faut bien prendre le temps qui sera nécessaire pour réfléchir aux moyens de gouverner nationalement », conclut-elle.
HS

« La Finlande est devenu un pays européen comme les autres – son champ politique est bouleversé » HS
Jussi Pullinen estime que les principaux clivages ne sont plus entre les partis politiques traditionnels mais à l’intérieur même des partis politiques. Cela vaut par exemple pour le PSD et plus généralement les partis de gauche en Europe où la question du climat divise profondément. Le PSD a été confus sur sa politique climatique : des annonces de taxes carbone ou sur la viande alors que pour nombre des électeurs du PSD l’industrie forestière, la voiture et la viande sont des choses importantes et même parfois source d’emploi. Le cœur des promesses de, la classe ouvrière (un travail, des vacances, une voiture, la viande, une maison individuelle…) apparaissent comme des crimes contre le climat pour la gauche moderne soucieuse de l’environnement. Mais parce qu’il faut essayer de garder ses anciens électeurs, le PSD comme les autres partis de gauche européens essaient en même temps de ménager le passé et de regarder vers le nouvel avenir promis. Il en résultat un compromis incompréhensible pour les électeurs et des déclarations bien confuses de M. Rinne dans les débats électoraux. C’étaient bien des élections sur le climat où chacun a dû finalement choisir son camp et nombreux sont ceux qui ont choisi celui des Vrais Finlandais ou, à l’autre bout les Verts et l’extrême gauche. La conclusion à en tirer est qu’il est impossible de trouver un compromis de centre-gauche sur le sujet. Et si cela n’est pas possible dans une Finlande qui sort de quatre années de gouvernement de droite, alors l’avenir de la gauche en Europe semble bien compromis.
Le même clivage divise la droite traditionnelle du Rassemblement national car tout ce que l’on a dit sur le climat vaut aussi pour les électeurs de ce parti déchirés entre les marches pour le climat à Helsinki et la défense de la voiture individuelle car le Centre-droit a toujours défendu la liberté individuelle de choisir ses modes de vie et toute restriction risque de pousser des électeurs vers les Vrais Finlandais.
Outre le climat, la grande question des valeurs qui divise en Europe touche l’immigration. Le centre-droit est sur ce sujet particulièrement écartelé car les nouveaux partis populistes remettent en cause les principes fondamentaux des démocraties occidentales au nom de la défense des citoyens nationaux. Or cela fait réfléchir nombre d’électeurs du parti du centre-droit en Finlande. Et c’est un sujet sur lequel il est très difficile de chercher des compromis.
En fin de compte, c’est l’ensemble de l’axe politique droite-gauche traditionnel en Europe qui est remis en cause par des nouvelles valeurs : conservateur contre libéral, mais aussi individu contre communauté, nous contre le reste du monde… Les cartes sont rebattues et le résultat est confus comme le montre ces élections législatives en Finlande. Et il sera difficile dans ce contexte de former un gouvernement car les partis sont divisés à l’intérieur.
C’est le lot de la politique occidentale, et c’est aussi le lot de la politique finlandaise.
HS

« Le Rassemblement national lui aussi a tiré profit de la chute du Centre » HS
Selon le spécialiste des élections Jukka Manninen, le parti du Rassemblement national a tiré profit de la chute du Centre qui a perdu de nombreux députés (18). En effet, le Centre est le parti qui a perdu le plus de députés et presque tous les autres partis en ont tiré profit dans l’ensemble des circonscriptions.
Le Centre a chuté de plus de sept points et perdu 18 députés.
Cela explique notamment le fait que le Rassemblement national qui a ;perdu en voix (-1,2%) a toutefois gagné un siège.
HS

« Le Centre a répété ses erreurs du passé » HS
En 2011, le Centre qui se présentait aux élections comme parti du Premier ministre avait perdu 16 sièges. Cette année, dans la même situation, le Centre a perdu 18 sièges.
Comme lors de la législature de 2007-2011, le gouvernement du Centre a cette fois encore remis la Finlande en état (comme son slogan l’indiquait) et ce en coupant dans les aides sociales aux plus pauvres et le budget de l’éducation et de la formation, en arguant du fait que c’était le seul moyen d’assainir les finances publiques. Pour nombre de ses électeurs, en 2011 comme en 2019, le parti du Centre a fait une politique qui était trop « à droite ».
Le Centre a désormais deux possibilités : soit il décide de rester dans l’opposition pour se refaire une santé, soit il change de président et de ligne pour faire un pas à gauche.
HS

« Le Centre pourrait être intéressé pour gouverner avec le PSD » KL
L’économiste Antti Kangasharju estime que le programme du parti du Centre est plus compatible avec le programme du PSD que le programme du Rassemblement national.
La journaliste du quotidien économique Kauppalehti Kaija Ahtela souligne qu’en dépit de sa lourde défaite, il a pu sembler surprenant que le Centre n’annonce pas le soir du vote qu’il se plaçait de lui-même dans l’opposition. Or, pour elle, le Centre pourrait évaluer que choisir l’opposition est une plus mauvaise alternative que de gouverner avec le PSD.
En effet, aux côtés du PSD, le Centre pourrait essayer de redorer son ancien blason de parti défenseur de l’Etat providence. De plus, le Centre pourra être utile pour défendre auprès de l’UE les aides aux agriculteurs finlandais lors des négociations sur le cadre financier.
De plus, au PSD il y a des défenseurs de la coopération avec le Centre qui est considéré comme un parti plus proche pour réformer les assurances sociales que ne l’est le Rassemblement national.
KL

Populisme

Livre sur le populisme
Helsingin Sanomat rend compte d’un livré de Juha Herkman, chercheur, sur le populisme, publié au moment où les Vrais Finlandais deviennent pour la seconde fois le deuxième parti du pays. M. Herkman souligne dans son livre que le populisme, en Finlande ou ailleurs, n’est pas un phénomène passager, et il dit même que les années 2010 sont marquées par le populisme.
L’auteur évoque la capacité des partis populistes de se transformer au fur et à mesure que leurs dirigeants trouvent opportun de changer de ligne. Cela permet aux partis de se renouveler et interpeller leurs militants en maintenant une partie de l’antagonisme dans le cœur de leur identité politique, mais en modifiant la priorité de cet antagonisme suivant les situations.
M. Herkman présente des exemples y compris dans la politique finlandaise. M. Soini, par exemple a su flairer la montée de l’euroscepticisme à la veille des européennes en 2009. M. Halla-aho, quant à lui, a introduit les critiques de la politique climatique pour attirer de nouveaux électeurs surtout parmi ceux qui étaient déçus du Centre.
M. Herkman trouve des points en commun dans les dirigeants populistes de différents pays qui sont souvent charismatiques, parlent bien, utilisent un langage « coloré » et humoristique. Ces dirigeants sont souvent habiles et médiatiques et arrivent à trouver les canaux qui leur servent. Ces caractéristiques correspondent à M. Soini, mais non pas à M. Halla-aho qui n’est ni charismatique ni à l’aise avec les médias. Son peu d’humour est trop intelligent pour servir à un usage politique.
Le succès de M. Halla-aho va à l’encontre d’un des mythes liés au populisme, selon le chercheur. Un parti populiste peut réussir aux élections même si l’habitus de son dirigeant ne correspondent pas au style d’un leader populiste traditionnel, tant que le message interpelle des électeurs.
HS/B3

Changement d’heure

Initiative populaire en faveur du maintien de l’heure d’été
Helsingin Sanomat rend compte de l’initiative lancée mercredi de la semaine dernière qui a déjà été signé par des milliers de personnes.
La Finlande a proposé à l’UE qu’elle maintiendrait l’heure normale actuellement observée en hiver. Les Finlandais sont divisés sur le fait de savoir quelle heure il serait plus opportun d’observer.
HS/sam/A8

Emploi

La Poste pourrait supprimer 120 emplois
La Poste annonce qu’il entamera les négociations pour la suppression éventuelle de 120 emplois dans le but de faire des économies de 200 millions d’euros.
La poste délivre en moyenne huit envois par semaine par ménage.
Elle envisage d’investir plus dans les logistiques et dans les services liés aux achats en ligne.
KL/A9

Rougeole

Le risque pourrait augmenter de nouveau
Helsingin Sanomat rend compte de la fréquence des cas de rougeole dans différents pays européens. Comme les cas observés en Finlande cette année (6) et en 2018 (15) ont principalement eu leur origine ailleurs en Europe, il n’est pas exclu que leur nombre ira augmentant de nouveau.
Depuis ces cas, les Finlandais ont plus activement fait vacciner leurs enfants, mais dans des dizaines de localités, le vaccin ne couvre pas les 95% d’une classe d’âge ce qui serait recommandé.
HS/A28

Lundi 15 avril 2019

Politique intérieure

Election législatives

Résultats

Législatives 2015 Législatives 2019

PSD 16,5%
34 sièges 17,7% (+1,2%)
40 sièges (+ 6 sièges)
Vrais Finlandais 17,7%
38 sièges 17,5% (-0,2%)
39 sièges (+1 siège)
Rassemblement national 18,2%
37 sièges 17% (-+0,2%)
38 sièges (+1 siège)
Centre 21,1%
49 sièges 13,8% (-7,3%)
31 sièges (-18 sièges)
Verts 8,5%
15 sièges 11,5% (+3%)
20 sièges (+5 sièges)
Alliance des Gauches 7,1%
12 sièges 8,2% (+1%)
16 sièges (+4 sièges)
Parti populaire suédois 4 ,9%
9 sièges 4,5% (-0,3%)
9 sièges (-)
Chrétiens-démocrates 3 ,5%
5 sièges 3,9% (+0,4%)
5 sièges (-)
Mouvement
Liike Nyt -
-  1,8%
1 siège
Bleus -
-  0,9%
- 
Parti des îles Alands
(apparenté au parti populaire suédois)
1 siège
1 siège

« Les Vrais Finlandais très proches du PSD » HS
Le scrutin a été marqué par une forte participation (72%, la plus importante depuis 1991).
Pour la première fois depuis 2004, le PSD retrouve la position de plus grand parti au parlement, avec 40 sièges.
Les Vrais Finlandais sont très proches avec 39 députés. D’autant plus qu’après la scission du parti en 2017, ils n’avaient plus que 17 députés au Parlement. Ils retrouvent donc un niveau de 17,5% qui est très similaire au niveau des partis populistes de droite dans les autres pays nordiques, relève Helsingin Sanomat.
Aucun parti n’obtient plus de 20%, ce qui témoigne de l’éclatement de la carte politique et de l’émiettement des voix qui ne fait que s’accélérer. Dès lors qu’il n’y a plus de clair vainqueur aux élections, les négociations pour former une coalition deviennent difficiles.
Le résultat du PSD et des Vrais Finlandais s’explique, selon Helsingin Sanomat, par l’impopularité » du gouvernement de droite dont l’audience cumulée n’était plus que d’environ un tiers des voix. Le parti des Bleus disparait du Parlement et le parti du Centre subit une écrasante défaite.
Parmi les partis de l’opposition, tant les Verts que l’Alliance des Gauches progressent et sont parmi les vainqueurs de ce scrutin.
HS

La différence de sièges entre le PSD et les Vrais Finlandais peut encore se réduire » IL
Iltalehti relève due dans certaines circonscriptions les résultats étaient très serrés et pourraient encore légèrement changer d’ici le recompte des voix de ce début de semaine.
En Laponie, le dernier siège du Cerntre est menacé par les Verts dont la candidate a été battue pour 7 voix.
Dans la région de Satakunta (Ouest du pays), le dernier siège du PSD est menacé par le candidat du centre qui accuse seulement 50 voix de retard.
IL

Réactions
Le Président du PSD Antti Rinne a déclaré qu’il était déçu du niveau de son parti : « J’attendais un meilleur score, je dois l’avouer. J’attendais à faire au moins 20% ».
Le Premier ministre Juha Sipilä a exprimé sa déception : « C’est une chute brutale. Le peuple s’est exprimé, il n’y a rien à dire. C’est le destin de ceux qui assume les responsabilités. Pour le Centre, c’est le plus faible nombre de députés depuis… 1917. Même dans les périodes difficiles des années 1970 ou encore après la défaite de 2011, le Centre n’avait jamais eu moins de 35 députés.
Il s’agit en effet de la plus grande diminution des députés d’une coalition gouvernementale depuis 1945 ! Les partis au gouvernement perdent au total 34 députés.
HS

Succès personnel pour Halla-aho
Le président des Vraius Finlandais a obtenu le plus de voix : 30 527 voix à Helsinki où il bat l’ancien record détenu par Sauli Niinistö.
En second au niveau national, vient la présidente de l’Alliance des Gauches Li Andrersson avec 24 404 voix, et le ministre de la Justice du Rassemblement national Antti Häkkänen avec 20 231 voix. Suit ensuite le président des Verts Pekka Haavisto aavec 20141 voix, la mieux élue du PSD Sanna Marin avec 19 087 voix et la députée du Rassemblement national Elina Lepomäki.
M. Sipilä n’arrive que septième.
Ni M. Orpo ni M. Rinne n’était parmi les mieux élus.
HS

Un score historique pour six raisons

Un nombre de femmes élues record
Le Parlement comptera 92 députées, le précédent record était de 85 députées en 2011.
Helsingin Sanomat relève aussi que l’âge moyen des députés élus a diminué : 46,2 ans contre 47,3 ans précédemment. La part des députés de plus de 50 ans c’est plus que de 41,5%

Un faible résultat pour le premier parti
C’est la première fois que le plus grand parti compte moins de 20% des voix : seulement 17,7% pour le PSD. En 2015, le Centre avait obtenu 21,1%.

Les partis de gouvernement ont perdu un nombre record de sièges
La coalition a perdu 34 sièges, principalement à cause de l’effondrement de Bleus et du parti du Centre.

La différence entre les trois premiers tient dans moins de 1%
La différence entre le troisième et le premier parti n’est que de 0,7%. En terme de sièges aussi il n’y a qu’un siège d’écart entre le premier et le second ainsi qu’entre le deuxième et le troisième.

Le plus faible score du parti du Centre depuis plus d’un siècle
Il faut remonter en 1926 pour trouver moins de députés du Centre : seulement 26.

Un taux de participation en hausse
Le taux de participation n’avait jamais été aussi élevé depuis 1991. Il y a eu aussi un nouveau record pour le vote par anticipation, avec plus de 1,5 million de voix, soit 36% des électeurs qui ont voté à l’avance.

Des négociations gouvernementales difficiles en perspective

Helsingin Sanomat relève que les négociations pour former une coalition seront particulièrement difficiles. En effet, il n’y a plus un grand parti qui se dégage mais seulement un grand nombre de partis moyens dont les trois premiers sont de taille quasi identique. Cela nécessitera de larges compromis.
Certaines règles prédominent à la formation d’un gouvernement, relève HS.
Premièrement, le président du plus grand parti est le premier à négocier la formation du gouvernement. IL n’y a aucune raison à ce que cela ne soit pas respecté.
La deuxième règle est que l’on prenne en compte le résultat des élections pour former le gouvernement : les partis qui ont le plus augmenté leur audience sont en position de force, au moins au début des négociations.
La troisième règle est que ce qui compte c’est le programme gouvernemental sur lequel s’accordent les partis et pas tant quels partis participent à la coalition. Cela veut aussi dire que si on arrive à un programme gouvernemental qui leur convient, les Vrais Finlandais peuvent très bien se retrouver dans une coalition.
Il semble en revanche improbable que l’on s’entende sur un gouvernement minoritaire (comme c’est le cas en Suède) : la dernière fois qu’une coalition minoritaire a gouverné en Finlande, c’était en 1977.
Helsingin Sanomat estime que la coalition la plus probable serait entre le PSD, le Rassemblement national, les Verts et le parti populaire suédois, avec 107 députés.
Une autre possibilité serait une coalition entre le PSD et le Centre avec des petits partis (Verts, Alliance des Gauches et parti populaire suédois).
Qu’il s’allie avec le Rassemblement national ou avec le Centre, le PSD devra revenir sur certaines de ses promesses électorales. Et s’il veut faire entrer l’Alliance des Gauches au gouvernement, il est possible que le PSD accepte que le Rassemblement national ou le Centre exigent à leurs côtés les Chrétiens-démocrates. Ce serait un retour de la coalition arc-en-ciel des gouvernements Lipponen et Katainen.
Quant à gouverner avec les Vrais Finlandais, les ailes libérales du PSD ou du Rassemblement national auraient du mal à s’y résoudre.
HS

Editoriaux

« Le résultat prévoit une nouvelle législature difficile » HS
Selon l’éditorial d’Helsingin Sanomat, le plus grand - et effectivement le seul - perdant des élections législatives est le Centre, le parti du Premier ministre sortant.
Le résultat est une suite de la même tendance depuis les élections de 2011 et 2015. Il y a un grand changement en cours dans le paysage politique finlandais. Au lieu d’avoir trois grands partis traditionnels comme avant, il y a actuellement trois voire cinq assez grands partis et plusieurs petits partis.
Le même développement est connu aussi ailleurs en Europe, notamment en Suède. Les mouvements strictement nationalistes ont fait leur entrée parmi les partis politiques. Les Vrais Finlandais, alors dirigés par Timo Soini, ont déjà eu un très bon score en 2011.
Ce nouvel acteur important prend beaucoup de voix et les partis traditionnels en perdent. Pour la première fois en Finlande, le plus grand parti n’a pas 20 % ou plus des voix. Egalement pour la première fois, les deux premiers partis ensemble n’ont même pas 80 sièges.
Tout cela signifie que les négociations gouvernementales seront difficiles. Il faut au moins quatre partis pour former un gouvernement majoritaire. Encore il y a quatre ans, M. Sipilä n’a eu besoin que de trois partis pour former son gouvernement.
Les présidents du PSD et du Kokoomus (Rassemblement national), Antti Rinne et Petteri Orpo, ont annoncé déjà avant les élections que la formation du gouvernement avec les Vrais Finlandais serait improbable, ce qui ne facilite pas la formation du gouvernement non plus.
Il faut de toute façon oublier les réponses que les partis politiques ont données avant les élections concernant les partenaires préférés pour gouverner. Les Finlandais disent souvent que « le résultat seul compte » et cela est vrai aussi cette fois-ci.
Il serait plus facile si les deux plus grands partis au gouvernement avaient la majorité des députés. Les petits partis au gouvernement ne pourraient ainsi pas exiger des concessions des deux grands partis ou même menacer de quitter le gouvernement. La situation a été telle dans les deux gouvernements Lipponen (1995-1999 et 1999-2003) et les gouvernements des centristes Jäätteenmäki et Vanhanen (2003-2011).
A partir de 2011, le Kokoomus et le PSD n’ont eu que 86 députés dans le gouvernement arc-en-ciel de six partis de Katainen.
La situation actuelle ressemble beaucoup à celle de 2011.
HS/lun/A4

”Le vainqueur des élections a obtenu un mandat faible” TS
Turun Sanomat publie un éditorial selon lequel la législature précédente a été dure pour les trois partis gouvernementaux, surtout pour le Centre qui a perdu 18 sièges et les Bleus qui ont disparu du paysage politique finlandais.
Le résultat est compliqué du point de vue des négociations gouvernementales. Il n’y a pas de grand parti qui pourrait diriger la politique.
Un gouvernement arc-en-ciel, comme en 1995-2003, serait une possibilité. Néanmoins, sur la base des propos prononcés par les uns et les autres lors de la législature précédente sur la réforme Sote, la formation, le pacte de compétitivité ou la politique fiscale, la coopération du Kokoomus ne serait pas facile avec le PSD, les Verts et l’Alliance des gauches.
Les électeurs n’ont pas apprécié les bons résultats obtenus par le Centre dans l’économie et l’emploi. L’échec de la réforme des services sociaux et de la santé et celle sur les régions, ainsi que les économies effectuées, ont eu un effet beaucoup plus néfaste sur le la popularité du Centre que sur celui du Kokoomus.
Juha Sipilä devra évaluer sa position en tant que président du Centre ou la base du parti le fera à sa place.
Les Vrais Finlandais ont pu faire augmenter leur électorat jusqu’au jour même des élections et ce parti dirigé par Jussi Halla-aho a gagné un siège de plus par rapport à 2015.
TS/lun/2

« Il sera possible de trouver une base pour la coalition gouvernementale » AL
L’éditorialiste du quotidien de Tampere, Aamulehti, estime que la formation du gouvernement sera difficile mais non pas impossible. Le point de départ naturel serait selon lui une coalition du PSD, du Rassemblement national, des Verts et du Parti suédois. Après, il faudra voir si l’Alliance des gauches ne devrait pas y participer. Quant aux Vrais Finlandais, il faudra sérieusement discuter avec eux et sonder leurs positions en ce qui concerne le programme gouvernemental, tandis que le résultat du Centre fait que ce parti devra rester dans l’opposition.
La vie politique finlandaise est devenue plus instable que ce que l’on a connu jusqu’à présent. Le fait que M. Sipilä a choisi de dissoudre le gouvernement en est un signe clair.
L’éditorialiste estime qu’il faut essayer de former un gouvernement sur la base d’une majorité et suffisamment rapidement pour que la présidence finlandaise du Conseil européen n’en soit pas gênée.
Pour ce qui est de la circonscription autour de Tampere, l’éditorialiste estime que Sanna Marin (PSD) pourrait devenir ministre, et qu’Anna-Kaisa Ikonen (Rassemblement national) serait ministrable, elle aussi.
AL/lun/A4

« Une victoire juste, une défaite importante » HBL
L’éditorialiste de Hufvudstadsbladet note qu’avec un score de moins de 20%, le PSD l’emporte de justesse, tandis que la défaite du Centre est claire. Pour l’éditorialiste, ce sera peut-être fini pour M. Sipilä : le parti n’attendra peut-être pas jusqu’à l’année prochaine pour organiser un congrès. La politique de M. Sipilä était trop de droite pour les électeurs.
Le Rassemblement national par contre sort intacte de son mandat gouvernemental.
Les Vrais Finlandais constituent aujourd’hui un parti plus radical qu’il y a quatre ans. Ils resteront probablement dans l’opposition et renforceront leurs critiques concernant la politique de l’immigration, climatique, et européenne.
Pour les Bleus et le Centre, les anciens défenseurs des régions rurales et « des petits Finlandais », l’élection était catastrophique.
Le Parti suédois qui sort de sa première période dans l’opposition depuis des décennies a connu le gouvernement le pire depuis longtemps du point de vue de la langue suédoise.
HBL/lun/1

« La protestation des Finlandais pourra changer la culture politique – des électeurs centristes ont voté pour les Vrais Finlandais » IS
L’éditorialiste du tabloïd Ilta-Sanomat note que l’on n’a jamais connu un résultat électoral où l’écart entre les trois premiers partis est si faible. Il n’est pas exclu que les positions changent lorsque les votes seront recomptés.
La situation prévue dans les derniers sondages s’est réalisée. Le leadership ne relève d’aucun des partis, ou alors il relève des trois plus grands ensemble, le PSD, Les Vrais Finlandais et le Rassemblement national.
Le résultat ne justifie pas un mandat clair pour diriger. M. Rinne a tout juste réussi à garder la première position pour son parti. Son score personnel de 11 000 voix n’est aucunement comparable à celui de M. Halla-aho, 30 500. On dirait que tous les sociaux-démocrates ne sont pas satisfaits de leur président.
Pour le Centre, le résultat est sinistre. M. Sipilä n’a pas réussi à faire passer le message concernant les réussites au niveau de l’économie publique. Sa manœuvre tactique de dissoudre le gouvernement est arrivée trop tard.
Quant au résultat des Vrais Finlandais, on peut se demander ce que fera M. Halla-aho de ce succès.
Et le Centre, que fera-t-il de sa défaite ? Il est peu probable que M. Sipilä puisse continuer à la tête de ce parti qui devra se poser la question de savoir pourquoi l’impopularité du gouvernement ne touche pas le rassemblement national.
Le Parlement connaîtra beaucoup de changements au niveau des députés, et une entrée historique de femmes.
Le fait que les grands partis n’arrivent plus à obtenir des résultats importants [de plus de 20%] pourrait annoncer une époque où les petits partis et les mouvements, comme celui de M. Harkimo, grandissent. Influencer en dehors des partis traditionnels pourra devenir plus courant y compris en Finlande, ce qui changera la culture politique.
Vu le résultat du Centre, on peut penser que ses électeurs ont rejoint les Vrais Finlandais.
IS

« L’époque des trois grands est fini » IL
Dimanche, c’est une nouvelle époque qui a commencé. Même les vainqueurs ne pourront pas dire ce qui se passera ensuite, selon l’éditorialiste d’Iltalehti. L’ère des trois grands partis traditionnels est finie. La Finlande fait désormais clairement partie des nombreux pays européens où, élections après élections, un grand nombre d’électeurs sont motivés par leur opposition de l’immigration et le nationalisme. Le résultat laisse penser que, depuis longtemps déjà, le succès de ce parti se base bien plus sur son position en matière d’immigration que M. Soini n’a jamais voulu admettre.
M. Halla-aho ne semble d’ailleurs pas briguer de responsabilités gouvernementales, en tout cas pas de tout cœur.
Pour l’éditorialiste, le PSD aurait pu réussir mieux si son message avait été plus courageux. Beaucoup d’électeurs cherchaient un changement, surtout dans les villes.
Concernant les négociations gouvernementales, il est difficile de prévoir comment cela se passera. La situation est nouvelle, et les semaines à venir sont aussi imprévisibles que l’était le jour de vote.
IL

Vendredi 12 avril 2019

Politique intérieure

Election législatives

Editorial
« Il n’y a plus de grand parti ? » KS
L’éditorialiste de Keskisuomalainen estime que l’on ne peut plus parler de grands partis politiques en Finlande puisqu’aucun d’entre eux n’est crédité de plus de 20% d’audience. Il risque désormais d’y avoir jusqu’à six partis compris entre 10% et 20%, un émiettement qui rend plus difficile la constitution d’une coalition gouvernementale.
Les audiences montrent aussi que les cinq partis de droite (Rassemblement national, Centre, Vrais Finlandais, parti populaire suédois et chrétiens-démocrates) devraient être crédités de 55% des voix contre 45% pour les trois partis de gauche (PSD, Verts et Allliance des gauches). Néanmoins il ne devrait pas y avoir après les élections de formation du gouvernement selon ces blocs mais plutôt selon d’autres critères que cet axe droite- gauche.
KS

L’appartenance partisane influe sur le degré de confiance
Selon la thèse de sociologie de Aki Koivula, les membres et les sympathisants des Vrais Finlandais ont moins confiance dans les autres personnes que les membres et sympathisants des autres grands partis. Cette étude souligne la différence qui existe entre les Vrais Finlandais et les autres. C’est aussi un facteur qui apparaît ailleurs en Europe parmi les sympathisants des partis populistes.
Cette appartenance partisane influe de plus en plus sur les comportements des personnes alors que les catégories socio-professionnelles expliquent de moins en moins l’appartenance partisane, souligne M. Koivula.
HS

Billet
« Il ne faut pas que le peuple soit scindé en deux » KL
Le rédacteur-en-chef de Kauppalehti estime que l’on a pu voir depuis le début de l’année la montée des Vrais Finlandais. Ils ont d’abord tiré profit du débat sur l’immigration puis de celui sur le climat où ils ont une position qui va à l’encontre des autres partis.
Il est triste de voir en Finlande un mouvement politique tirer son audience de la xénophobie et dont le dirigeant a été condamné pour incitation à la haine raciale. Mais si l’audience des Vrais Finlandais se confirme dans les urnes, il faudra sincèrement réfléchir pourquoi le peuple est désormais scindé en deux. C’est un phénomène que nous avons pu voir dans les élections précédentes. Et nous n’avons pas pu en inverser le courant, relève KL.
La montée des populistes est un phénomène global et le populisme n’a jamais donné rien de bon.
Le succès des Vrais Finlandais témoigne de ce qu’une partie des Finlandais se sent exclu du reste de la société. Il faut que nous puissions être capables d’inverser cela. Plus facile à dire qu’à faire, conclut KL.
KL

Point de vue
« C’est la Suède qui a décidé de quoi nous ne parlerions pas durant la campagne » AL
Aamulehti estime que si l’on a si peu parlé de politique étrangère et de sécurité durant la campagne des élections législatives c’est principalement parce que le gouvernement suédois a décidé qu’il n’envisagerait pas une adhésion à l’OTAN durant la législature, ce qui a vidé de sens un tel débat en Finlande.
Si la Suède avait laissé la porte ouverte à une telle spéculation, il y a fort à parier que le sujet aurait été débattu en Finlande, selon AL.
AL

Marchés publics

La concurrence ne fonctionne pas s’il y a trop peu d’offres
L’éditorialiste de Kauppalehti rapporte que, selon une étude sur les années 2010 – 2017, dans les marchés publics finlandais, il y avait en moyenne deux offres seulement déposées. Dans la moitié des marchés publics, on ne reçoit que deux, une ou zéro offre.
Or la concurrence devrait être un bon moyen pour assurer l’efficacité de la dépense publique, relève Kauppalehti qui rappelle que les marchés publics représentent 35 milliards d’euros par an.
Le faible nombre d’offres viendrait soit du fait qu’il y a peu d’entreprises dans certaines régions ou que les entreprises potentielles ne participent pas toutes aux appels d’offres, soit parce qu’elles ne croient pas en leurs possibilités de les remporter soit que les conditions du marché sont trop compliquées.
KL

Emploi

Amélioration de l’emploi en 2018
L’institut des statistiques a publié les chiffres sur l’emploi et le chômage en 2018. Le taux d’emploi étaiut de 71,7% en 2018 (72,7% pour les hommes et 70,6% pour les femmes).
Le taux de chômage était de 7,4% (contre 8,6% en 2017). Le nombre net d’emploi à temps plein supplémentaire était de 44000 contre 13000 emplois à temps partiels supplémentaires.
HS

Politique étrangère et européenne

Brexit

Propos de M. Sipilä
Pour M. Sipilä, il serait extraordinaire que les Britanniques utilisent le délai dans son ensemble
Le Premier ministre finlandais, Juha Sipilä, espère que la Grande-Bretagne pourra adopter l’accord sur le Brexit avant la prise de décision sur le cadre budgétaire des sept années à venir. Il espère aussi que les réunions sur le Brexit n’éclipseront pas entièrement les priorités de la présidence finlandaise du Conseil européen. « Il faudrait pouvoir s’entretenir de la lutte contre le changement climatique, du cadre budgétaire, entre autres », a-t-il dit, hier, après la réunion.
M. Sipilä estime que prolonger le délai du Brexit était indispensable. « Nous sommes désormais convaincus du fait que la Grande-Bretagne s’efforce sérieusement d’arriver à un accord, mais nous ne sommes pas pour autant convaincus que cela aurait pu être fait d’ici fin juin. Ainsi, un délai plus long que ce qu’ils ont demandé leur a été accordé. » Pour lui, il serait extraordinaire que les Britanniques utilisent le délai jusqu’au bout. Il souhaite que les élections européennes puissent créer une pression afin que la Grande-Bretagne adopte l’accord sur le Brexit avant cette échéance.
Il note que comme les pro-brexit ne souhaitent pas d’élections européennes, la situation deviendrait assez particulière si le délai était utilisé jusqu’au bout.
HS/A6-7

Billet
« Britanniques, allez-vous en, merci ! »
Aamulehti publie un billet de Lea Peuhkuri, qui estime qu’aujourd’hui, le Brexit ne semble pas être plus proche qu’il y a trois ans. Tout est encore ouvert. Il est possible, selon l’auteure, que le délai ne ressoudra rien, et que l’automne prochain, on lira toujours les mêmes nouvelles sur une impasse…
Le Brexit représentera un changement énorme en Europe, mais le temps et l’énergie dépensés ne correspondent plus aux proportions de la question. Mme Peuhkuri reprend à son compte les propos de M. Sipilä sur le fait qu’il faudrait déjà passer à d’autres questions comme la lutte contre le changement climatique.
AL/A30

Défense

« Le crash du F-35 de l’armée de l’air japonaise pourrait avoir un effet sur le projet HX de la Finlande » HS
La chute en mer de l’avion de combat F-35 de l’armée de l’air japonaise a éveillé les spéculations sur d’éventuels effets de l’accident notamment sur le projet HX finlandais ou les acquisitions futures d’autres pays, écrit Helsingin Sanomat.
Il se pourrait que certains pays préfèrent finalement opter pour un avion bimoteur pour des raisons de sécurité. En cas de problème de moteur, un bimoteur présente une alternative plus sûre.
Sur les cinq avions de combat qui sont toujours en lice dans le projet HX de l’armée de l’air finlandaise, trois possèdent deux moteurs : le Rafale, l’Eurofighter et le Super Hornet. Par contre, le Gripen et le F-35 ne possèdent qu’un seul moteur.
La chute du chasseur japonais est le second accident de F-35 survenu en moins d’un an, un premier étant arrivé en septembre dernier aux Etats-Unis. Seuls les Etats-Unis et Israël ont utilisé des F-35 dans des missions de combat, précise HS.
HS12.4

Jeudi 11 avril 2019

Politique intérieure

Election législatives

Sondage
« Les Vrais Finlandais passent seconds, l’avance du PSD se réduit » Yle

Yle publie les résultats d’un sondage effectué du 1er au 9 avril.

Parti social-démocrate

Vrais Finlandais

Rassemblement national

Parti du Centre

Verts

Alliance des Gauches

Parti suédois

Chrétiens-démocrates

Bleus

Il en ressort que le PSD est toujours premier mais est passé sous la barre des 20%.
Les Vrais Finlandais continuent leur poussée et arrivent second, ayant désormais dépassé le Rassemblement national. Les Vrais Finlandais progressent de 1,2 point depuis mars et même de 6 points depuis l’automne. Selon le politologue Sami Borg, si les Vrais Finlandais doivent leur montée en fin d’année aux crimes sexuels à Oulu, ils auraient progressé dernièrement grâce au débat sur la politique climatique car sur ce sujet ils apparaissent clairement comme une alternative face aux autres partis (favorables à la lutte contre le changement climatique).
Selon la politologue Tarja Turja, les Vrais Finlandais ont réussi à attirer des abstentionnistes mais aussi des électeurs qui votaient précédemment pour le parti du Rassemblement national, pour le pari du Centre et, dans une moindre mesure pour le PSD.
Si aucun parti n’arrivait à dépasser la barre des 20% cela serait une première : le score le plus bas du parti premier était jusqu’à présent de 20% (en 2011 pour le Rassemblement national de M. Katainen).
Si les politologues considèrent que le PSD devrait finalement arriver avec une courte avance sur le second, ils estiment qu’il est aujourd’hui impossible de dire quel parti sera second.
Les politologues sont aussi d’accord pour dire que la formation du gouvernement sera difficile en raison de l’émiettement des voix.

En termes de projection en sièges, les changements sont très faibles :

Analyse
Halla-aho va gâcher la fête de Rinne ? Haavisto et Andersson parmi les vainqueurs
Yle estime que vu son niveau d’il y a quatre ans (16,5% et 34 députés), le PSD de Rinne est sûr de fortement progresser dans ce scrutin. Néanmoins toute autre place que la première serait une défaite pour M. Rinne. Et aujourd’hui les Vrais Finlandais de Halla-aho pourraient gâcher la fête du PSD car ils sont en train de créer une nouvelle surprise électorale, comme en 2011 et 2015, et ce malgré la scission du parti il y a deux ans. Une surprise qui a nouveau surprendrait tous les commentateurs politiques car « Halla-aho et ses candidats semblent avoir trouvé comment activer les forces protestataires du peuple ».
On peut aussi ranger dans le camp des vainqueurs les Verts et l’Alliance des Gauches qui devraient augmenter sensiblement leurs groupes parlementaires.
Yle

Le PSD peut encore être dépassé par les Vrais Finlandais
Uusisuomalainen a demandé à des experts une analyse sur les derniers sondages. Pour la politologue Johanna Vuorelma les Vrais Finlandais peuvent même arriver premiers, même si cela n’est pas probable. Cela dépendra surtout du taux de participation : les électeurs des Vrais Finlandais sont les moins sûrs d’aller finalement voter.
Pour la politologue Karina Jutila, « le gouvernement Sipilä est très impopulaire et, traditionnellement dans ces cas-là c’est l’opposition qui en profite. Actuellement, les partis d’opposition sont en position de force et cela vaut surtout pour le PSD et les Vrais Finlandais. Il sera intéressant de voir jusqu’où les Vrais Finlandais peuvent aller », dit Mme KJutila qui ajoute qu’il faut « se rappeler que ce parti attire aussi les Finlandais qui ont des pensées racistes », rapporte Uusisuomi.
Mme Vuorelma estime que les thèmes principaux de ce parti sont l’immigration et le climat. Les Vrais Finlandais sont le seul parti qui propose une alternative pour ceux qui sont sceptiques sur le réchauffement climatique car tous les autres partis se sont engagés dans une politique ambitieuse sur le climat.
Uusisuomi

Budget

Selon le ministère des Finances, l’Etat ne pourra pas se permettre d’augmenter la dépense publique de plusieurs milliards
Le ministère des Finances se soucie des tonalités du débat qui précède les élections et du message selon lequel le moment serait venu « pour récolter les fruits » de la croissance. Ce débat part de l’idée qu’augmenter le taux d’emploi serait facile et permettrait d’améliorer ainsi les comptes publics.
Selon Hannu Mäkinen, directeur du Budget au ministère des Finances, financer les promesses électorales en s’endettant ne serait pas raisonnable. Il serait opportun d’augmenter les amortisseurs en prévision des temps difficiles. Il rappelle qu’avant la crise économique des années 1990, la dette de l’Etat représentait 10% du PIB, alors qu’elle a ensuite rapidement atteint les 70%. Actuellement, elle est de 45% du PIB, mais cela a été lent d’y arriver. Il faut pour cela que l’on diminue l’endettement pendant les périodes fastes économiquement.
KL note que le gouvernement a adopté un plan économique pour 2020-2023 la semaine dernière. Le déficit budgétaire serait de 4,1 milliards d’euros à la fin de la prochaine législature si rien n’est fait. L’endettement du secteur public diminuera jusqu’en 2021 pour repartir à la hausse ensuite.
KL/A4

Parlement – Fin de la législature

Déclarations du Président Sauli Niinistö
Le président Sauli Niinistö estime que la politique des rapports de force est revenue
Dans son discours de clôture du parlement, le président de la république Sauli Niinistö a mis en garde les Finlandais contre le cercle vicieux de la haine et les dangers à s’enfermer dans de petits groupuscules.
Dans la partie de son discours qui touchait à la politique étrangère et de sécurité, il a rappelé que la politique des rapports de force des Etats est de retour, « ou peut-être n’avait-elle jamais disparu ».
« Les Etats ne sont pas les seuls à user de la force. Les réseaux et les individus mal intentionnés possèdent de nouveaux moyens pour nuire aux autres. » Selon Sauli Niinistö, dans notre monde actuel, le bien doit se montrer solide. Il estime que le fait de n’avoir jamais supprimé la défense nationale constitue la puissance de la Finlande.
« La modification de la loi sur le service militaire a rendu l’augmentation du déploiement de la défense plus facile. La loi qui permet de donner et de recevoir une aide militaire internationale a renforcé notre capacité de prise de décision dans la communauté sécuritaire. Les conditions de prévention du blanchiment d’argent et du terrorisme se sont améliorées », énumère Sauli Niinistö.
Selon lui, la sécurité nationale est considérée de manière plus consciencieuse, notamment dans les questions de double-nationalités et de droits de propriété et d’utilisation des terrains et de l’immobilier.
« Dans le cas d’un désaccord entre le président et le gouvernement, la constitution révisée donnerait au parlement une responsabilité accrue en matière de politique étrangère et de sécurité », affirme le président.
HS11.4/A11, AL11.4/A8

Défense

Le nouvel uniforme de combat de sera pas fabriqué en Finlande
Le projet inter-nordique d’un uniforme de combat commun dans les armées finlandaise, suédoise, norvégienne et danoise sera entièrement confié à des fabricants étrangers.
Une première sélection a été effectuée à la suite d’un appel d’offre, et six fabricants - tous étrangers - restent en lice pour ce marché.
La défense nationale refuse de livrer les noms de ces industriels.
HS11.4/A9

Politique étrangère et européenne

Brexit

Propos de Juha Sipilä
La position de la Finlande est plutôt flexible en ce qui concerne la prolongation du délai du Brexit, alors que certains Etats membres sont méfiants quant à l’opportunité de retarder les décisions.
Le premier ministre finlandais, Juha Sipilä, relève que l’on part de l’idée que le départ des Britanniques doit être le plus maîtrisé possible, et que c’est pour cela qu’on recherche une flexibilité. « Personne ne souhaite que les réunions de crise se poursuivent, que l’on accorde encore et encore un mois et qu’on continue à réfléchir. »
Concernant les sièges de la Grande-Bretagne au Parlement européen, M. Sipilä relève qu’en Finlande, il s’agirait d’élire 13 eurodéputés et 1 en réserve.
Selon M. Sipilä, la condition pour une prolongation du délai est que Mme May présente un plan suffisamment crédible.
Un diplomate qui s’est prononcé anonymement estime qu’un délai long permettrait à tous de souffler un peu et à la Grande-Bretagne le temps de sortir de l’impasse. Comme dans la prise de décision de l’année à venir, il s’agira principalement de décisions à la majorité qualifiée, la Grande-Bretagne ne pourra pas la brouiller.
HS/A28

Investissements

Finlande intéressante pour les investisseurs dans les centres de données
Kauppalehti rend compte des propos du directeur du groupe de centres de données informatiques Equinix qui dispose de six centres en Finlande, sur le fait que la Finlande est extrêmement bien située du fait de la proximité du croisement des câbles sous-marins planifiés, entre l’Europe centrale et l’Asie.
La Finlande constitue également une voie vers les pays Baltes et la Russie.
La Russie n’a toutefois pas approuvé la construction du câble qui passerait en partie dans ses eaux territoriales le long de la voie du Nord-Est, dans la région arctique. Le Finlandais Cinia, qui a un projet de câble passant par ce passage du Nord-Est est toujours en l’attente des autorisations russes. Il cherche un partenaire russe pour faciliter ces autorisations.
KL/A8

Exportations

Une augmentation de 7% en février
Les économistes prévoient un ralentissement de la croissance cette année. En même temps, les chiffres du début de l’année concernant les exportations sont favorables : selon les douanes, la valeur des exportations a augmenté de 7% en février par rapport à la même époque en 2018.
Selon Tiina Helenius, économiste en chef de Handelsbanken, il se peut que les stocks de l’année dernière partent sous forme d’exportations maintenant, ou alors que plus de marchandises s’écoulent sur le marché chinois où une reprise est constatée. Le marché allemand transmet également des signaux positifs.
Selon l’institut de recherche des salariés, la croissance serait de 1,4% en 2019, et de 1,5 en 2020. Selon Handelsbanken elle serait de 1,5% cette année et de 1% en 2020, et selon le ministère des Finances, respectivement de 1,5% et de 1,3%.
KL/A7

Mercredi 10 avril 2019

Politique intérieure

Election législatives

Le vote par anticipation est terminé
Le vote par anticipation s’est terminé mardi. Au total 1,5 million Finlandais ont voté par anticipation, soit 36,2 % des électeurs contre seulement 32,3% en 2015.
On attend donc un taux de participation plus élevé pour ces élections qu’en 2015.
Lundi a été le jour le plus animé du vote par anticipation et 323 564 ont voté hier.
vaalit.fi

Débat électoral d’Helsingin Sanomat
La politique étrangère évoquée
Helsingin Sanomat a organisé mardi un grand débat électoral où les présidents des partis représentés au Parlement ont tous participé, y compris Paavo Väyrynen, fondateur du Mouvement des sept étoiles.
Le débat a concerné surtout la politique étrangère et de sécurité, sujet qui n’a pas été évoqué souvent lors de la campagne électorale.
Le président du PSD Antti Rinne a répondu à la question de savoir la signification de ses propos récents sur l’OTAN, notamment qu’une « demande d’adhésion de la Finlande ne serait pas forcément approuvée à l’OTAN ». Selon M. Rinne, « nous ne pouvons pas savoir quelle est l’attitude du Président Trump vis-à-vis des demandes d’adhésion de nouveaux Etats candidats ». « Il faut pouvoir en parler ouvertement, autrement cela devient de la finlandisation », a-t-il ajouté face aux critiques de MM. Orpo et Sipilä.
Le président du Kokoomus (Rassemblement national) Petteri Orpo a répondu à M. Rinne : « Cela n’est pas le président américain mais l’OTAN qui prend la décision. » M. Rinne a ensuite accusé M. Orpo d’être finlandisé.
Selon le président du Centre Juha Sipilä, les propos de M. Rinne « diminuent la marge de manœuvre de la Finlande ».
Le deuxième thème du débat a été l’emploi et l’économie, thème que les présidents des partis ont aussi évité lors de la campagne électorale. Tous les partis sont unanimes concernant la nécessité d’augmenter le taux d’emploi de 72% à 75 %. Ils ne veulent toutefois pas raccourcir la durée ou le niveau de l’allocation-chômage.
HS/A6-7

M. Rinne favorable au développement de la PESD
Aamulehti relève aussi que, dans les questions posées par le journal aux candidats, il apparaît que tous sauf les Vrais Finlandais sont favorables au développement de la politique de sécurité et de défense de l’UE. MM. Sipilä, Orpo, Rinne et Haavisto souhaitent poursuivre l’intégration dans le domaine de la défense. M. Halla-aho souhaite au contraire la diminuer.
AL

Nucléaire
Keskisuomalainen rapporte que les candidats sont plus favorables à l’énergie nucléaire qu’aux élections législatives de 2015.
50 % des candidats de la circonscription de la Finlande centrale sont favorables au nucléaire, tandis qu’en 2015 un tiers a été favorable et plus de 69 % ont été contre le nucléaire.
KS/7

Sondage
Projection en siège
Sur la base des derniers sondages publiés jusqu’à lundi, le tabloïd Iltalehti publie une nouvelle projection en sièges sur les élections législatives :
Législatives 2015 Projection en siège 2019

PSD
34 sièges

45 – 47

Rassemblement national
37 sièges

34 - 39

Centre
49 sièges

30 - 33

Vrais Finlandais
38 sièges

27 - 31

Verts
15 sièges

24 - 25
Alliance des Gauches
12 sièges

14 - 16
Parti populaire suédois
9 sièges

8 - 9
Chrétiens-démocrates
5 sièges

5 – 7

Bleus
- 

0 - 1
Mouvement
Liike Nyt

- 
0 - 1
IL.fi

Politique étrangère et européenne

Forum arctique – Finlande - Russie

Propos de M. Niinistö sur sa rencontre bilatérale avec son homologue, M. Poutine
« La Russie est consciente du fait que les sanctions resteront en vigueur tant que les raisons derrière leur instauration sont là » Yle
Le Président Sauli Niinistö, qui s’est entretenu avec son homologue russe, M. Poutine, hier, relève que la participation de la Russie au Conseil de l’Europe a été évoquée.
M. Poutine lui a dit que son pays souhaitait rester membre, mais seulement de pleins droits, y compris à l’assemblée générale parlementaire du Conseil de l’Europe.
Concernant la participation au forum arctique des autres dirigeants nordiques, M. Niinistö considère comme importante la présence des Premiers ministres suédois et norvégienne. Il ne voit pas de différence dans la politique en matière de Russie de la Finlande et des autres pays nordiques. Les dirigeants finlandais et russe se rencontrent souvent, mais M. Niinistö rappelle que M. Poutine rencontre souvent des dirigeants d’autres pays aussi.
Pour lui, les Russes comprennent que les sanctions seront en vigueur tant que les raisons pour qu’elles aient été instaurées ne disparaissent pas. Evoquées par le président du forum, les sanctions n’ont pour M. Poutine pas été le sujet du forum sur la région arctique.
Selon Ilta-Sanomat, M. Poutine a fermement affirmé qu’il s’agissait dans ce forum de parler de l’arctique et pas des sanctions. « La Crimée à ma connaissance ne fait pas partie de la région arctique. Nous sommes réunis ici pour parler des questions de l’arctique. Mais nous ne voudrions vraiment pas que l’arctique devienne une sorte de Crimée si nous ne prenions pas à temps les mesures nécessaires, parce que nous en serions incapables, et ce qui conduirait à ce que la Crimée devienne désertique » a dit M. Poutine.
Ilta-Sanomat estime que M. Poutine visait par là le fait que si on n’agit pas sur le climat certaines parties du monde pourraient devenir désertiques.
Il pourrait aussi avoir voulu dire que la région arctique pouvait aussi devenir une région de conflit si les pays riverains n’arrivent pas à s’entendre, estime IS.
Sans plus de précisions, M. Niinistö relève que le brouillage des GPS a aussi été évoqué lors de l’entretien bilatéral de plus d’une heure qu’il a eu avec son homologue russe.
Evoquer les questions arctiques est d’une grande importance pour M. Niinistö. La coopération sera renforcée, selon lui, concernant la lutte contre le changement climatique ainsi que dans le domaine de la météorologie, par exemple. Les deux présidents ont constaté que la région arctique se réchauffait plus rapidement que le reste du monde. Sinon, M. Poutine a évoqué les projets russes de ports, de transports et de nouveaux brise-glace dans la zone arctique.
Les questions internationales, dont les relations entre la Russie et les Etats-Unis, la situation en matière d’armement, la Syrie et le Venezuela, devaient, selon M. Niinistö, être évoquées au diner.
Les questions environnementales ont également été évoquées, selon M. Niinistö, comme par exemple la décharge de produits dangereux de Krasnyi Bor près de Saint-Pétersbourg. Les solutions que des entreprises finlandaises pourraient proposer ont été évoquées.
Concernant la région arctique, M. Niinistö a parlé de la suie noire et a dit que dans cette zone, il s’agit de trouver un équilibre entre le commerce et l’environnement.
La Première ministre norvégienne a rappelé l’importance du respect du droit internationale et de la coopération en tant que facteurs de paix et de stabilité dans la région arctique.
Le Président Poutine a dit, devant les médias, que les relations entre la Finlande et la Russie évoluaient bien.
Yle, HS/A24 IS

Analyses
”Les relations de la direction politique de la Suède et du Norvège avec la Russie sont moins chaleureuses que celle de la Finlande – malgré la rencontre à Saint-Pétersbourg” Yle
« M. Poutine a eu la visite des Nordiques » AL
La correspondante d’Yle dans les pays nordiques, Riikka Uosukainen, rappelle que cela fait des années depuis la dernière rencontre bilatérale entre un Premier ministre suédois et le Président Poutine.
Aamulehti souligne aussi que M. Poutine était visiblement très content de recevoir les premiers ministres nordiques qui le boycottaient depuis des années à cause de l’Ukraine. Il était en revanche beaucoup plus familier avec le président finlandais qu’il aapelait par son prénom, relève Aamulehti.
AL Yle

Défense

Dans son nouveau livre, Mika Aaltola dresse un historique de la situation politique de la Finlande
”Dans les années 2000 le monde est devenu confus, inégal et trouble, et un petit pays comme la Finlande est forcé – par la Russie – à revenir à un réalisme froid. » Voilà à peu de chose près le message du nouvel ouvrage de Mika Aaltola Poutasään jälkeen (Après le beau temps).
« L’époque actuelle d’incertitude se traduit en conflits européens, en dégradation des institutions internationales, en propagation de l’idéologie nationaliste, en retour des exigences géopolitiques, en bataille hégémonique entre les Etats-Unis et la Chine et en dépérissement des normes. »
Chercheur à l’Institut de la politique étrangère (FIIA), Mika Aaltola y dirige le programme de sécurité globale. Il est également connu pour ses fréquentes apparitions dans les médias.
« La Chine monte, les Etats-Unis divaguent, la Grande-Bretagne déraille et la Russie s’est remise à utiliser la force. Du point de vue de la Finlande, le changement de la Russie est critique », écrit Aaltola.
Aaltola parle d’une période révolue de beau temps de 18 ans qu’il ne désire pas définir davantage. Néanmoins, il s’agirait de la période allant de 1990 à 2008, depuis la fin de la guerre froide à la crise financière et à l’invasion de la Russie en Géorgie. « La Finlande se définit de plus en plus par sa position géographique et ses liens avec la Russie. »
« La Finlande ne s’est toutefois pas laissée endormir par le beau temps », écrit le chercheur, « Le pays a gardé sa détermination spartiate en politique de défense. Il ne faut pas oublier que les chasseurs F-18 ont été commandés dans les années 1990, en plein milieu de la récession. »
On parle depuis quelque temps du retour de la guerre froide mais, selon Aaltola, les vieilles doctrines ne servent plus à la Finlande. « Le monde n’est plus le même, la Finlande n’est plus la même ».
« Néanmoins, la Finlande a su s’immiscer « sur la scène mondiale » et à s’intégrer au monde extérieur, ce qui améliore sa sécurité. Par contre, l’environnement physique et politique de la Finlande est dur, rude, froid et exposé », estime Aaltola. Il évoque notamment les blanchiments d’argent et les menaces hybrides.
La fin du « beau temps » marque également un renforcement de la position du président Sauli Niinistö. « Le rôle du président est devenu de plus en plus essentiel car il est de plus en plus difficile de distinguer la sécurité intérieure de la sécurité extérieure », écrit Aaltola.
HS10.4/A25

Entreprises – Finlande - Norvège

La Norvège rachète des entreprises finlandaises
Helsingin Sanomat rapporte que le téléopérateur norvégien Telenor a annoncé mardi qu’il achètera 54 % des actions du téléopérateur finlandais DNA. La valeur de l’achat s’élève à 1,5 milliard d’euros. DNA est le troisième téléopérateur de Finlande.
Le quotidien souligne que des entreprises norvégiennes ont acheté dernièrement plusieurs entreprises finlandaises, dont Kotipizza, VR Track, Taffel, Verso Food et les Kiosques R.
Plusieurs entreprises norvégiennes fonctionnent déjà en Finlande, comme XXL, Power, Gigantti, Dressman, Bik Bok, Carlings, Volt et Cubus.
HS/A30

Mardi 9 avril 2019

Politique intérieure

Election législatives

Le vote par anticipation se terminera aujourd’hui
Helsingin Sanomat relève que 262 574 Finlandais ont voté lundi par anticipation. Pendant les six premiers jours du vote, 1,2 million d’électeurs ont donné leur voix, soit 28,3 % des électeurs.
Le vote par anticipation, qui a commencé le mercredi 3 avril, terminera ce soir.
HS/A7

Sondage d’Helsingin Sanomat
« Les Vrais Finlandais en troisième position » HS
Helsingin Sanomat publie les résultats d’un sondage effectué pour le compte du quotidien par l’institut Kantar TNS. Le PSD est encore premier et le Kokoomus (Rassemblement national) deuxième parti mais les intentions de vote en faveur des Vrais Finlandais ont augmenté considérablement pendant le dernier mois.
Le PSD a perdu 1,5 % et arrive à 19,5 %. La différence entre le PSD et le Kokoomus a diminué un peu, vu que le Kokoomus a perdu 0,6 % et obtient 17,5 %.
Les Vrais Finlandais, qui étaient encore cinquième il y a un mois, ont dépassé le Centre et les Verts et sont devenus troisième avec un score de 15 % (+3,9 %).
Le Centre arrive quatrième avec 14,4 % (+0,1 %) et les Verts, qui ont perdu 2 %, cinquième avec 12,0 %.
L’Alliance des gauches a gagné 0,7 % et arrive sixième avec un score de 9,6 %.
Le Parti suédois obtient 4,4 %, les Chrétiens-démocrates 4,1 % et les Bleus 1,1 %.
HS souligne que le sondage a été effectué entre le 3 et le 7 avril alors que normalement les sondages qu’il publie portent sur quatre semaines.
Sakari Nurmela, chef de recherche à Kantar TNS, estime que le résultat du sondage pourrait encore changer nettement d’ici les élections.
Il estime qu’il y a encore près 750 000 voix « libres », c’est-à-dire les électeurs qui pourraient changer de parti politique. Par exemple, environ 20 % du soutien des Vrais Finlandais vient de personnes qui n’ont pas voté aux élections municipales de 2017.
Le politologue Sami Borg souligne que résultat des élections dépend beaucoup de la façon dont les Verts, les Vrais Finlandais et le PSD arriveront à mobiliser leurs électeurs.
L’institut Kantar TNS a effectué le sondage auprès de 2 000 personnes.
HS/A6-7

PSD

Rassemblement national

Vrais Finlandais
Centre

Verts
Alliance des Gauches

Parti populaire suédois
Chrétiens-démocrates

Autres
Bleus

Sondage d’Alma Media
« Le PSD sous la barre des 20%, les Vrais Finlandais en hausse » AL
Aamulehti publie les résultats d’un sondage effectué pour le compte d’Alma Media. Le PSD arrive premier avec 19,6 % (-1,7 %), suivi du Kokoomus (17,0 %, -1,1 %), du Centre (14,7 %, +0,6 %), des Vrais Finlandais (13,4 %, +2,2 %), des Verts (13,3 %) et de l’Alliance des gauches (9,1 %).
Les Chrétiens-démocrates obtiennent 4,1 %, le Parti suédois 3,9 % et les Bleus 2,0 %.
Le sondage a été effectué entre le 25 mars et le 3 avril auprès de 1 503 personnes.
AL/A4-5

Analyse
Aamulehti publie un billet, signé Lauri Nurmi, qui estime qu’on aura beaucoup de suspens à attendre pour dimanche soir. Les Vrais Finlandais pourront se placer entre la deuxième et la cinquième position.
Le Kokoomus sera deuxième ou troisième parti. L’avenir politique du président du Kokoomus Petteri Orpo est toutefois en jeu. Si le Kokoomus va dans l’opposition il ne pourrait probablement pas continuer à la tête du parti.
Si le PSD n’arrive pas à prendre le poste de Premier ministre cela serait un échec total pour le parti et le président Antti Rinne.
Le chant de cygne politique de Juha Sipilä amènera le Centre troisième, quatrième ou même cinquième.
Le charme rassurant de Pekka Haavisto garantira une augmentation de sièges aux Verts mais le parti restera quatrième ou cinquième.
AL/A4

Editoriaux et commentaires

« La montée des Vrais Finlandais resserre les écarts entre les partis » HS
Dans son éditorial, Helsingin Sanomat note que le phénomène le plus important du sondage récent est la montée des Vrais Finlandais. Le sondage a commencé le même jour que le vote par anticipation et, parmi les personnes interrogées, il y a vraisemblablement des personnes qui ont déjà voté.
Il semble que les Vrais Finlandais ont réussi à mobiliser leurs électeurs incertains. La popularité des Vrais Finlandais fait que la part du PSD et du Kokoomus a baissé.
Dans ce sondage, aucun parti n’a eu plus de 20 % des voix. Si cela est aussi le cas aux élections, la formation du nouveau gouvernement sera difficile. Il faudrait au moins quatre partis pour former un gouvernement majoritaire.
HS/A5

« Le printemps fait fondre les audiences » AL
L’éditorialiste d’Aamulehti souligne que les Vrais Finlandais sont le parti qui enregistre la meilleure progression. En revanche, le PSD voit son audience diminuer ; néanmoins son seul réconfort vient du fait que le parti du Rassemblement national (Kokoomus) diminue lui aussi. La seule certitude est que les négociations pour former un gouvernement seront difficiles.
L’éditorialiste rappelle qu’en 2015 les Vrais Finlandais avaient progressé auprès de la classe ouvrière au détriment du PSD. Aujourd’hui, ils semblent progresser auprès de l’électorat conservateur, au détriment du Kokoomus.
AL

« Le débat sur le climat profite-t-il finalement à Halla-aho ? » IS
Ilta-Sanomat relève que l’audience du PSDF et des Verts diminue alors que celle des Vrais Finlandais augmente et se demande si cela n’est pas dû au débat sur le réchauffement climatique. Selon le quotidien, « on peut se demander si le débat sur le climat qui consiste depuis des mois à culpabiliser n’est pas en train de se retourner contre lui-même et à profiter aux Vrais Finlandais de Halla-aho ? ». Il souligne que ce débat a fait ressortir le talon d’Achille du PSD (qui a évoqué des taxes sur la viande et le lait) et l’arrogance des Verts. « Quand on en vient à se demander si les Finlandais buveurs de lait sont responsables de la crise climatique mondiale, n’est-on pas allé trop loin ? », se demande IS.
IS

Comment voteraient les jeunes ?
Selon un vote réalisé dans 877 établissements scolaires, le parti des Verts arriverait en tête dans cette classe d’âge, devant Les Vrais Finlandais et le Rassemblement national, puis le parti du Centre et seulement en cinquième position le PSD.
Yle

Politique étrangère et européenne

Elections européennes

Rencontre de représentants de partis populistes et d’extrême droite à Milan
Olli Kotro, candidat des Vrais Finlandais aux législatives, s’est rendu à Milan à la rencontre organisée par Matteo Salvini, dans le but de rendre plus étroite la coopération entre ces partis dans la perspective des européennes.
M. Kotro relève qu’il s’agissait de publier une lettre ouverte servant d’invitation pour coopérer à la création d’un groupe nationaliste au Parlement européen. Selon lui, les personnes réunies à Milan ont trouvé un accord sur certaines questions. La convergence concerne, selon lui, des points comme la défense de la souveraineté des Etats, le respect de la tradition culturelle chrétienne, ainsi que la lutte contre « l’immigration nuisible ».
Pour le président des Vrais Finlandais, Jussi Halla-aho, il s’agit de se concentrer sur les thèmes que les partis nationalistes européens ont en commun.
HS/A26

Politique industrielle, protectionnisme

Propos de Mika Lintilä
Uusi Suomi rend compte des propos de Mika Lintilä, ministre de l’Economie et candidat aux législatives, qui s’inquiète du projet industriel européen qui viserait à appliquer un règlement allégé en matière de subventions de l’Etat. Pour lui, le projet est lié à la politique chinoise en matière de subventions de l’Etat, qui a été considérée comme problématique du point de vue de la concurrence.
Selon M. Lintilä, le protectionnisme se réveille en Europe aussi. Il relève que neuf secteurs industriels sont au cœur de l’initiative pour faire partie des projets européens stratégiquement importants (Important Projects of Common European Interest, IPCEI).
Il estime qu’à Paris et à Berlin, il existe la volonté de construire des concentrations industrielles importantes, telles qu’Airbus, pour rentrer en concurrence avec les Chinois. La France et l’Allemagne promeuvent la réévaluation de la politique en matière de concurrence. Selon M. Lintilä, une telle réévaluation signifierait un retour à une politique industrielle plus traditionnelle. Cette évolution engendre un défi pour la concurrence. Mais M. Lintilä souligne que la Finlande souhaite participer à ce débat et avoir son mot à dire.
« Traditionnellement, la Finlande a souligné le développement du marché intérieur et a tenu à une règle du jeu stricte et unie concernant les subventions de l’Etat. Nous souhaitons nous y tenir y compris dans l’avenir. »
Pour la Finlande, M. Lintilä estime que le secteur des batteries est le plus important. La Finlande envisagerait également sonder les possibilités pour des projets stratégiques tels que la cyber-sécurité, l’internet industriel et les transports intelligents. Il regrette que les bio-économies ne figurent pas parmi les secteurs mis en valeur.
Uusi Suomi

Brexit – Pays nordiques – Pays baltes

Des personnes politiques nordiques souhaitent lier les pays Baltes plus étroitement aux pays nordiques
Kimmo Sasi, ancien député du Rassemblement national, estime que, comme la Grande-Bretagne et les pays nordiques ont souvent des positions convergentes, il faudra trouver de nouveaux partenaires après le Brexit, pour ne pas que le pouvoir passe du Nord au Sud. Même si les pays Baltes sont petits, ils ont une grande importance, et la coopération avec eux devra être plus étroite, selon M. Sasi.
Des candidats nordiques aux élections européennes ont participé à un débat électoral organisé par le Conseil nordique. Outre la coopération nordico-balte et le Brexit, les questions climatiques ont été évoquées, ainsi que la politique de sécurité.
HBL/33

Finlande – Russie – Arctique

Rencontre Niinistö-Poutine : le conseil de l’Europe, l’Ukraine et les brouillages GPS à l’ordre du jour
Le président finlandais Sauli Niinistö se déplace à Saint-Pétersbourg à l’occasion du Forum arctique (les 9 et 10 avril) et y rencontrera le président Vladimir Poutine. Il entreprend ce voyage à un mois de la fin de la présidence finlandaise du Conseil de l’Arctique.
M. Niinistö évoquera sans doute le carbone noir causé par les émissions de combustibles fossiles – un thème souligné durant la présidence finlandaise du Conseil de l’arctique. La Russie n’a toujours pas ratifié cet accord.
Le thème du Forum de cette année « zone arctique – océan des possibilités » vise les objectifs de la Russie à utiliser, d’ici 2024, environ 80 millions de tonnes de cargaison par la route maritime arctique. Les pays occidentaux s’intéressent à l’éventuelle utilisation par d’autres pays de cette route que la Russie considère comme la sienne. Ils s’intéressent également aux projets d’armement russe dans la région.
Les brouillages au GPS relevés en Laponie et déjà évoqués lors de rencontres ministérielles seront aussi à l’ordre du jour. La situation en Ukraine fera de toute évidence l’objet des questions du président finlandais, notamment le sort des marins ukrainiens arrêtés et emprisonnés par les Russes en mer d’Azov.
Sauli Niinistö se dit inquiet au sujet de l’ordre international qui est en train de s’effriter et redoute le retour d’une situation similaire à la guerre froide.
La présence de la Russie au sein de la plus large organisation de coopération de l’UE en matière des droits de l’Homme, le Conseil de l’Europe, est compromise. L’un de ses plus importants contributeurs, la Russie n’a pas réglé ses cotisations pour protester contre le retrait de son droit de vote au conseil à la suite de l’occupation de la Crimée. « Si la Russie se retire de cette organisation, elle ne dialoguera pratiquement plus avec l’Europe », se soucie M. Niinistö.
Les chefs d’Etat suédois, norvégien et islandais participent également au Forum arctique.
HS9.4/A27, Yle

Défense

Saab sélectionné pour fournir les systèmes d’armes des nouveaux bâtiments de guerre de la marine finlandaise
Le fabricant d’armes suédois, Saab, vient d’emporter l’appel d’offre lancé sur les systèmes d’armes des nouveaux bâtiments de guerre de la classe Pohjanmaa.
L’allemand Atlas Elektronik et le canadien Lockheed Martin avaient également participé à l’appel d’offre. La décision du ministère de la défense renforce la position de Saab en tant que fournisseur attitré de la marine. Auparavant, la Finlande avait déjà décidé d’acheter ses torpilles anti-sous-marines à Saab.
Néanmoins, il convient de noter que l’actuel gouvernement chargé d’expédier les affaires courantes ne pourra pas effectuer l’achat. Tout comme pour la signature du contrat de construction des bâtiments de guerre, il faudra attendre la formation du nouveau gouvernement après les élections.
La classe Pohjanmaa comprend quatre bâtiments de guerre de plus de 100 m de long dont la construction devrait débuter en 2021. Le prix total des bateaux est estimé à environ 1,2 milliards d’euros. Ils constitueront la base de la marine finlandaise jusque dans les années 2050.
HS9.4

Lundi 8 avril 2019

Politique intérieure

Election législatives

Vote par anticipation continue
Helsingin Sanomat relève que le vote par anticipation a été animé pendant le week-end. 244 687 Finlandais ont voté samedi et dimanche. Le taux de participation des cinq premiers jours s’élève 22 % car 938 008 personnes ont déjà voté.
Le vote par anticipation continue encore aujourd’hui lundi et demain mardi.
HS/lun/A15, vaalit.fi

Quelle est la coalition gouvernementale préférée des candidats ?
Kauppalehti publie les résultats de la « machine électorale » d’Alma Media pour savoir quels sont les trois partis préférés des candidats pour une coalition gouvernementale. 2 149 candidats sur les 2 468 ont répondu à cette question.
36,7 % des candidats sont prêts à participer à un gouvernement avec le PSD. Les Verts arrivent deuxième avec un score de 30,9 % et le Kokoomus troisième avec 25,6 %.
Les candidats du PSD préfèrent gouverner avec les Verts (69,2 %), l’Alliance des gauches (68,6 %) et le Centre (30,2 %).
Les centristes préfèrent le PSD (61 %), le Kokoomus (Rassemblement national, 57 %) et le Parti suédois (39,5 %).
Les favoris des candidats du Kokoomus sont le Centre (66,1 %), le Parti suédois (55,6 %) et les Chrétiens-démocrates (29,2 %).
Les Verts préfèrent le PSD (65,7 %), l’Alliance des gauches (60,5 %) et le Parti suédois (30,2 %).
Les Vrais Finlandais sont favorables aux Chrétiens-démocrates (55,8 %), au Kokoomus (38,2 %) et au Centre (34,5 %).
Les candidats de l’Alliance des gauches préfèrent le PSD (82,9 %), les Verts (81,8 %) et le Parti féministe (34,1 %).
KL/lun/A8-9

Sondage sur la coalition gouvernementale
Selon les résultats d’un sondage effectué pour le compte du journal de la télévision commerciale MTV, 52 % des Finlandais souhaitent voir le PSD au gouvernement. 48 % sont favorables aux Verts, 39 % au Parti suédois, 36 % à l’Alliance des gauches, 34 % au Centre et au Kokoomus, 31 % aux Chrétiens-démocrates.
67 % des Finlandais ne veulent pas que les Bleus entrent au gouvernement. 64 % sont contre l’entrée au gouvernement des Vrais Finlandais.
26 % des Finlandais sont favorables à une coalition gouvernementale entre le PSD, l’Alliance des gauches et les Verts. 12 % préfèrent un gouvernement du PSD, du Centre et de l’Alliance des gauches.
Les coalitions entre le PSD et le Centre, ou le Kokoomus, le Centre et les Verts ou entre le Kokoomus et le Centre sont les moins populaires.
La majorité de tous les candidats, et même 99 % des candidats des Vrais Finlandais, estiment que leur propre parti devrait entrer au gouvernement après les élections législatives.
Le sondage a été effectué par l’institut Kantar TNS entre le 22 et le 27 mars auprès de 1 156 personnes
mtvuutiset.fi

Pas d’influence extérieure sur les élections à ce stade
Keskisuomalainen rapporte que les experts n’ont pas encore vu de signes d’une influence sur les élections législatives finlandaises par des Etats étrangers.
La police de sûreté Supo estime qu’une influence extérieure est peu probable pour ces élections législatives.
Selon la chancellerie du Premier ministre, une influence extérieure est possible sur les élections européennes partout en Europe.
KS/dim/11

Politique européenne
Aamulehti a demandé les orientations des présidents de cinq plus grands partis concernant la politique européenne.
Le président du PSD Antti Rinne propose la possibilité d’une « taxe carbone » sous la forme de droits de douanes au niveau européen afin de maîtriser le changement climatique. Il souhaite promouvoir une imposition favorable à la consommation durable au niveau de l’Union européenne.
La taxe carbone sur les produits étrangers n’était pas mentionnée dans le programme électoral du PSD mais les Vrais Finlandais l’ont déjà proposé ce que fait dire au journal que c’est ce parti qui a inspiré le PSD.
Les Vrais Finlandais ont la politique de l’immigration la plus dure. Le PSD souhaite aider les réfugiés de préférence en dehors de l’UE. Le président du Kokoomus Petteri Orpo préfère que les demandes d’asile soient étudiées à la frontière de l’Union européenne et non aux frontières nationales. ll veut toutefois accélérer l’immigration liée au travail.
AL/dim/A17

L’attitude envers l’OTAN différencie les partis
« La politique étrangère et de sécurité n’a été que peu évoquée dans les débats électoraux car il n’existe pas de grandes différences entre les points de vue des partis. Seule l’attitude envers l’OTAN singularise les partis », écrit Ossi Rajala dans Aamulehti.
A considérer les programmes électoraux des partis, il n’y a pas d’obstacles à la continuité du consensus, tout le monde semble d’accord sur les grandes lignes.
Néanmoins, le parti des Verts et l’Alliance des Gauches souhaiteraient à l’avenir réformer le système du service militaire pour le rendre plus équitable et davantage basé sur le volontariat. A noter également que les partis ont inscrit la lutte contre le changement climatique sous la rubrique de la politique étrangère et de sécurité.
Le PSD, le Rassemblement national, le parti du Centre, les Verts, l’Alliance des Gauches, le Parti suédois et les Chrétiens-démocrates seraient prêts à augmenter la contribution finlandaise à l’aide au développement jusqu’à 0,7% du PIB.
Le PSD, le Rassemblement national et le Parti des Verts promeuvent la coopération européenne de défense au sein de l’UE. Le Parti du Centre mentionne la Suède en priorité et les Vrais Finlandais préfèrent la collaboration nordique à la coopération européenne.
Les différences se font sentir au sujet de l’OTAN. L’Alliance des Gauches indique d’emblée que la ligne politique de la Finlande est basée sur la non-alliance et que la Finlande ne participera pas à des exercices militaires dont le but consiste à s’entrainer en vue d’une défense commune prévue par l’article 5 de l’OTAN.
Le PSD se dit prêt au programme de partenariat pour la paix avec l’OTAN. Les Centristes et les Verts souhaitent garder la sécurité sous le contrôle des seuls Finlandais mais indiquent toutefois surveiller la situation. Les Vrais Finlandais ne sont ni pour ni contre.
Le Rassemblement national et le Parti suédois sont plus favorables à l’OTAN et souhaiteraient élargir et développer la collaboration avec l’Alliance.
AL8.4/A12

Défense

Derrière le projet HX se profile la future acquisition des avions à réaction d’entrainement
A la fin des années 2020, se profile à l’horizon une nouvelle acquisition d’avions de chasse. La trentaine de Hawks d’entrainement actuels tiendra jusqu’à la moitié des années 2030. Dans dix ans, il faudra décider si l’on entreprend de moderniser les vieux appareils, ce qui rallongera seulement de cinq ans leur cycle de vie, ou si on achète de nouveaux avions.
La Finlande s’est procuré ses premiers avions à réaction d’entrainement en Grande-Bretagne en 1977 en achetant cinquante Hawk MK51. Ensuite, en 1993, l’armée de l’air a acheté sept nouveaux appareils du type MK51A, puis en 2007, dix-huit appareils MK66 d’occasion en Suisse.
La formation de pilotage des avions de combat débutera en Finlande de toute manière avec l’actuel matériel d’entrainement Hawk, quel que soit l’appareil choisi sur les cinq candidats en lice (Dassault Rafale, l’Eurofighter Typhoon, le suédois Saab Gripen E et les américains Lockheed Martin F-35 et Boeing F/A-18 Super Hornet).
YLE8.4.

Politique étrangère et européenne

Présidence finlandaise du Conseil de l’UE

Propos de Kare Halonen
A l’heure actuelle, il est impossible de savoir qui sera le Premier ministre finlandais, quels partis seront au gouvernement ou combien d’Etats membres comptera l’UE au 1er juillet, date à laquelle la Finlande assumera la présidence du Conseil de l’UE.
Durant les quelques semaines précédant la présidence, il faudrait que le programme gouvernemental finlandais soit rédigé, ainsi que les orientations européennes du gouvernement pour les quatre prochaines années et les orientations pour les six mois de la présidence.
Les fonctionnaires finlandais assurent toutefois qu’il n’y a pas de raison de s’inquiéter. Minna Kivimäki, suppléante du représentant permanent de Finlande à Bruxelles, et Kare Halonen, secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, notent que la Finlande s’est très bien préparée à la présidence, consciente du calendrier depuis 2016.
Les questions les plus épineuses seront certainement le résultat des législatives et le Brexit.
M. Halonen souhaite que le gouvernement puisse être formé dès avant les réunions européennes de juin, afin que les ministres puissent y assister (sous présidence roumaine) avant celles de la présidence finlandaise.
Selon M. Halonen et Mme Kivimäki, la mise en place du cadre budgétaire pour la période 2021 à 2027 sera un bras de fer intéressant et important. La Finlande serait disposée de partir du principe d’un budget assez proche du niveau actuel, 1,06% du PIB des Etats membres.
En mars, la Finlande a convaincu seize autres Etats membres pour soutenir ses positions concernant le développement du marché intérieur. En octobre dernier, un groupe de travail des groupes parlementaires a publié ses orientations concernant le fait que la Finlande souhaitait que les citoyens soient au coeur des travaux, que la politique climatique soit centrale, que l’Europe soit plus forte et que le monde soit plus sûr.
HS/dim/A12

Brexit

Enregistrement du droit de séjour des Britanniques
Les Britanniques ont commencé à enregistrer leur droit de séjour en Finlande à un rythme accéléré. En janvier-mars, 551 personnes l’ont fait, contre 174 à la même époque en 2018. Au total, 1722 ressortissants britanniques ont demandé leur enregistrement depuis le référendum sur le Brexit.
L’office national de l’immigration encourage l’enregistrement qui, conformément à une législation spécifique en la matière, consolidée en mars, garantira le droit de séjour jusqu’à fin 2020. Si l’enregistrement a été fait, la procédure de permis sera plus facile par la suite. Il s’agit de le faire avant le jour du Brexit.
Selon Migri, environ 5000 ressortissants britanniques devront demander un permis de séjour en Finlande une fois que leur pays quittera l’UE.
KS/sam/22

Economie

Analyse
« La Chine inquiète les entreprises finlandaises » KL
Kauppalehti rend compte d’un rapport du patronat EK sur les positions de ses membres concernant la Chine. Une concurrence ardente pèse sur plusieurs secteurs.
Selon EK, les secteurs industriels de l’acier, des produits chimiques, de l’aluminium et de la construction navale bénéficient de subventions importantes de l’Etat chinois qui engendrent une surcapacité qui, de son côté, engendre des dérangements sur les marchés.
Les démarches chinoises n’ont toutefois pas que des effets négatifs. La croissance économique du pays a ouvert de nouvelles opportunités pour les entreprises européennes et a contribué à la croissance économique de la zone européenne.
Les entreprises membres d’EK souhaitent que l’UE puisse pousser la Chine à s’engager plus étroitement à renforcer les pratiques mondiales de l’OMC.
KL/D28

Forum arctique

Les présidents finlandais et russe se rencontreront demain
Kauppalehti rend compte du Forum arctique qui commencera demain à Saint-Pétersbourg. Le Président Niinistö s’y rendra, ainsi que les Premiers ministres des autres pays nordiques, à l’exception du Danemark.
Le Conseil arctique que la Finlande préside jusqu’en mai, n’aura pas de rôle particulier à Saint-Pétersbourg.
KL/A6

Vendredi 5 avril 2019

Politique intérieure

Élections législatives

Le vote par anticipation continue
Le vote par anticipation continue et 233 245 Finlandais, soit 5,5 % des électeurs, ont voté jeudi. Le taux de participation des deux premiers jours s’élève à 11,2 %.
vaalit.fi

Gouvernement

Spéculations gouvernementales
Dans son analyse, Helsingin Sanomat estime que la victoire électorale du PSD est vraisemblable. Il est donc probable que le président du PSD Antti Rinne dirigera les négociations afin de former le gouvernement après les élections législatives.
M. Rinne a souligné récemment que, si le PSD est le parti du Premier ministre, il faut que soit le Kokoomus (Rassemblement national), soit le Centre participe à la coalition. La participation des Verts à la coalition est vraisemblable, peut-être celle de l’Alliance des gauches aussi.
Le quotidien estime que la participation du Centre est peu probable s’il obtient moins de 35 députés, comme cela avait été le cas en 2011. La base du PSD est toutefois plus favorable à une coopération avec le Centre qu’avec le Kokoomus.
Une coalition « rouge-terre », soit celle du PSD, du Centre, des Verts, du Parti suédois et de l’Alliance des gauches, pourrait obtenir une majorité de 120 à 130 députés.
Une coalition « rouge-bleu » avec le PSD, le Kokoomus, les Verts et le Parti suédois serait également envisageable et disposerait d’une majorité d’environ 110 à 120 députés. Il ne serait pas invraisemblable que l’Alliance des gauches refuse d’intégrer un gouvernement dont ferait partie le Kokoomus.
Une coalition « rouge-verte », celle du PSD, des Verts et de l’Alliance des gauches, demeure à ce stade la moins probable pour la bonne raison qu’elle ne disposerait pas de la majorité, même avec le renfort du Parti suédois.
Une coalition du PSD, du Kokoomus, du Centre et des Verts ne plairait guère aux Sociaux-démocrates parce que les partis de droite auraient une position trop forte.
Une coalition entre le Kokoomus et le Centre est la moins probable compte tenu de la situation actuelle.
La participation des Vrais Finlandais, qui est le seul grand parti eurosceptique, est à ce jour considérée comme très improbable, même s’ils deviennent le plus grand parti.
HS/A13

Immigration

Ressortissants étrangers dans la région de la capitale
Le Helsingin Sanomat rend compte de l’évolution du nombre d’habitants d’Helsinki, Espoo et Vantaa disposant d’une autre langue maternelle que le finnois, le suédois ou le sami. En 2000, dans les différents quartiers de ces trois villes, les ressortissants étrangers représentaient au maximum une part de 10% de la population, à l’exception d’un seul quartier d’Helsinki. En 2006, dans certains quartiers de Helsinki, un quartier d’Espoo et un quartier de Vantaa, la part des ressortissants étrangers pouvait s’élever jusqu’à 18%.
En 2012, on dénombrait déjà quelques quartiers dans chacune des trois villes, où la part d’étrangers s’élevait à plus de 20% et jusqu’à 28%, alors que l’année dernière, dans les trois villes, dans plusieurs quartiers la part d’étrangers frôlait les 40%.
Au début du siècle, à Helsinki, 5,4% des habitants avaient une autre langue maternelle qu’une des langues nationales, contre 15,3% en 2018.
HS/Helsinki/6

Politique étrangère et européenne

Élections européennes et présidence finlandaise

Éditorial
L’éditorialiste de Kauppalehti rend compte du projet d’un budget pour la zone euro et note que les décisions qui pourraient être prises en la matière au conseil européen de juin devraient contribuer à calmer les débats avant les élections européennes. La Finlande qui assumera ensuite la présidence du Conseil européen, aura une grande responsabilité à assumer concernant la préparation de ce budget.
Si la Finlande est a priori réticente à l’idée d’un tel budget séparé, l’éditorialiste estime qu’il est de son intérêt de participer activement à son développement, même si les décisions peuvent être difficiles. « Si la Finlande ne participe pas, elle ne fera plus partie des noyaux durs de l’UE et ne pourra plus exercer d’influence sur ces différentes questions. »
KL/A5

Djihadisme

Rapport effectué pour le ministère de l’Intérieur
Le Helsingin Sanomat rend compte de deux rapports sur le djihadisme en Finlande que le ministère de l’Intérieur a publiés hier, dont l’un sur le mouvement djihadiste en Finlande. Le nombre de personnes qui participent à des activités djihadistes a augmenté depuis le début de la décennie, mais reste modeste par rapport aux autres États d’Europe occidentale.
Les activités sont pour la plupart dispersées, non-organisées et restent peu développées. Le rapport note l’absence d’organisations qui promeuvent ouvertement le djihadisme ainsi que de militants susceptibles d’inciter à l’action. Il n’existerait pas de mosquées radicalisées en Finlande.
Concernant les personnes parties pour les zones de conflit, le rapport note que les convertis d’origine finlandaise sont surreprésentés.
Les auteurs du rapport, Leena Malkki et Juha Saarinen, notent que dans les autres pays d’Europe occidentale, l’information est plus transparente qu’en Finlande. Pour eux, la sûreté nationale finlandaise, dans sa communication, laisse trop de place aux spéculations.
L’autre rapport concerne la communication djihadiste en ligne de 2014 à 2018. Le journal Aamulehti relève que si la propagande djihadiste sur Internet a augmenté sur l’ensemble de la décennie qui s’achève, elle a toutefois diminué ces trois dernières années du fait que les entreprises concernées ont commencé à supprimer tout type de message incitant à la violence.
HS/A8, AL/A13

Jeudi 4 avril 2019

Politique intérieure

Elections – formation d’un nouveau gouvernement

Propos d’Antti Rinne
Une coalition à trois (ou quatre) partis ?
Antti Rinne, président du PSD, estime qu’il serait bien que le gouvernement soit composé d’un nombre restreint de partis qui disposeraient toutefois ensemble d’une majorité bien supérieure à cent sièges au Parlement.
Pour lui, si le PSD fait partie du gouvernement, il faudra que soit le Rassemblement national soit le Centre y participe aussi. Il semble logique, selon lui, que les Verts y participent. L’Alliance des gauches pourrait également faire partie de la coalition, sauf dans le cas où le Premier ministre devait être issu du Rassemblement national.
Uusi Suomi note que M. Rinne n’évoque pas le Parti suédois. Il affirme qu’il ne souhaiterait pas que la majorité dépende d’un petit parti : « Je pense qu’il serait gênant que les petits partis parlementaires puissent peser excessivement sur les orientations du gouvernement en menaçant de sortir de la coalition si tout ne correspond pas à leurs souhaits. »
Concernant le programme gouvernemental, M. Rinne y inscrirait 6 à 8 objectifs stratégiques, une vision partagée du contexte politique, ainsi que les moyens concrets pour atteindre certains objectifs, comme par exemple la neutralité en matière de carbone pour 2035.
M. Rinne souhaiterait qu’au-delà d’un accord sur le programme, les députés des partis du gouvernement soutiennent tous pleinement ce programme. Il organiserait une session de quelques jours avec les groupes parlementaires des partis concernés afin de les faire s’engager à défendre ce sur quoi ils se sont mis d’accord.
À la question de savoir si le prochain commissaire européen finlandais ne devrait pas, pour la première fois, être une femme, M. Rinne souligne qu’il n’est toujours pas sûr qu’il sera Premier ministre, mais n’exclut pas que ce soit une femme.
Uusi Suomi

90 sièges pour le PSD, les Verts et l’Alliance des gauches ?
Uusi Suomi note que selon le dernier pronostic d’Yle concernant les sièges, le trio « rouge-vert » ne disposerait que de 47+27+16 sièges, soit un total de 90. Avec le ralliement du Kokoomus ou du Centre, viendraient s’ajouter 35 à 40 députés, donnant au gouvernement une majorité nette de 125 à 130 sièges.
US estime que la position d’un parti de droite serait difficile dans un gouvernement à majorité de gauche dirigé par M. Rinne, qui envisage des réformes concernant les revenus du capital en augmentant le taux d’imposition actuel de 32% jusqu’à 35%, et l’annulation de l’allègement de la fiscalité sur les successions importantes.
Pour US, participer à un gouvernement qui promeut une politique économique de gauche entraînerait pour un parti de droite une baisse de popularité quasi-certaine aux législatives dans quatre ans. À l’inverse, les partis d’opposition pourraient en profiter pour se refaire une santé surtout si, pendant la législature, l’économie devait connaître des résultats en baisse. Il est toutefois probable que les Vrais Finlandais accaparent une grande partie de « l’espace vital » de l’opposition, d’où ils ne devraient pas bouger, quel que soit le résultat des élections.
Uusi Suomi

Élection législatives

Le vote par anticipation a commencé
Le vote par anticipation a commencé mercredi. 238 990 Finlandais, soit 5,6 % des électeurs, ont déjà voté hier.
Dans la circonscription de Laponie, 8,3 % des électeurs ont voté hier, contre 5,8 % à Helsinki et 5,7 % en Uusimaa, la province autour de la capitale.
vaalit.fi

Gouvernement

Bilan du gouvernement Sipilä
Le tabloïd Iltalehti publie le bilan du gouvernement Sipilä. Selon le Premier ministre du gouvernement sortant, 80 % des objectifs du gouvernement ont été atteints, malgré l’échec des réformes sur les services sociaux et de la santé et sur les régions. Le taux d’emploi a dépassé les 72 % et l’endettement s’est stabilisé.
Le gouvernement n’a pu réaliser en définitive que quatre milliards d’économie sur les dix qu’il envisageait. Le budget de l’Éducation a été amputé de quelque 800 millions d’euros.
Si le déficit de l’État a été réduit pendant la législature, le budget de l’année en cours est déficitaire.
Le taux de prélèvement est passé de 43,9 % du PNB en 2015 à 42,3 % en 2018. La prévision pour cette année est de 42,2 %.
Selon un rapport rédigé par les économistes Olli Kärkkäinen et Jussi Tervola pour le compte du Premier ministre, les réformes de la sécurité sociale et de la fiscalité ont amélioré l’incitation à la recherche d’emploi.
Le gouvernement n’a, par ailleurs, pas réussi à augmenter le nombre d’accords de travail au niveau local.
Selon Mikael Pentikäinen, directeur général des entrepreneurs, le gouvernement a effectué des petites réformes concernant le marché du travail et cela a eu un impact sur le taux d’emploi. Les réformes importantes restent à faire.
En 2017, environ 4 000 entreprises de plus qu’en 2014 ont été enregistrées. Il s’agir surtout de petites et moyennes entreprises.
Selon Penna Urrila, économiste principal de l’EK, même si la situation de l’emploi s’est améliorée, plusieurs branches souffrent de pénurie de main-d’œuvre.
La part des jeunes de 20 à 24 ans qui ne travaillent pas ou qui ne font pas d’études est passée de 15 % en 2015 à 11,8 % en 2018. Le nombre de jeunes qui interrompent leurs étudies diminue régulièrement depuis quatre ans.
Les inégalités de revenus ont augmenté en 2017 par rapport à 2016. La différence d’espérance de vie entre les femmes les plus pauvres et les plus riches est de 5,6 ans et 10,6 ans entre les hommes les plus pauvres et les plus riches.
Il est encore difficile d’évaluer l’impact des mesures mises en place par le gouvernement Sipilä sur la santé des Finlandais.
Le nombre de familles pauvres avec enfants est passé de 9,4 % en 2015 à 11,1 % en 2017.
Quant aux personnes âgées, le nombre de places dans les maisons de repos a diminué considérablement tandis que les services de soins à domicile se sont développés. Selon beaucoup d’experts, il n’y a toutefois pas assez de ressources pour les soins à domicile.
Concernant l’énergie, l’objectif du gouvernement de produire 38 % d’énergie renouvelable avant l’an 2020 a été atteint. En 2016, la part de l’énergie renouvelable atteignait déjà 38,7 % et 41 % en 2017.
Selon Petteri Kuuva, conseiller au ministère de l’Emploi et de l’Économie, il semble que la Finlande ne pourra pas atteindre son objectif de réduction des émissions carbone en 2020.
IL

Climat

Part du biodiesel dans l’aviation
Helsingin Sanomat a organisé un débat électoral sur le climat au cours duquel la plupart des partis se sont affirmé favorables au fait d’imposer aux compagnies aériennes, pour leurs vols intérieurs, l’obligation de mélanger du biocarburant au kérosène.
HS/A15

Politique de sécurité

L’absence de la politique étrangère et de sécurité dans les discours électoraux étonne le journaliste Kari Huhta
« Évoquer la politique étrangère et de sécurité dans les discussions électorales n’est pas particulièrement fructueux pour les candidats, c’est la raison pour laquelle le sujet n’apparaît pas dans les débats », écrit le journaliste Kari Huhta dans le Helsingin Sanomat.
« Il y a cependant eu des exceptions : le social-démocrate Erkki Tuomioja et Ilkka Kanerva du Rassemblement national qui ont fait de leurs connaissances en matière de politique étrangère leur sujet principal. Il existe aussi des politiciens qui ne maîtrisent qu’un seul sujet, tel l’actuel ministre de la défense Jussi Niinistö (Avenir bleu) qui ne parle que de l’armée. »
Néanmoins, il ne s’agit pas d’un phénomène finlandais : on s’en était aussi étonné en Suède avant les dernières élections parlementaires.
À ce propos, ces dernières années ont été surtout marquées par un renforcement de la position du président Sauli Niinistö sur les questions de sécurité nationale aux dépens de celle du gouvernement.
« Il est difficile de trouver de nouvelles choses à dire sur l’OTAN. Il faudrait pourtant préciser certains points : dans la mesure où l’adhésion de la Finlande n’est toujours pas d’actualité pour la plupart des partis, faut-il continuer d’affirmer que l’on ‘‘garde la porte ouverte’’ ? Que signifie cette option au juste ? », interroge M. Huhta.
Le journaliste poursuit son analyse en notant que, de fait, certaines limites ont été fixées, lors des exercices militaires de Trident Juncture en Norvège, avec la décision finlandaise de ne pas permettre aux bombardiers stratégiques américains B-52 d’utiliser l’aéroport de Rovaniemi.
Il est probable que la coopération se renforce avec la Suède, les autres pays d’Europe occidentale, les États-Unis et le Canada. Les tensions entre le monde occidental et la Russie devraient se poursuivre. En matière de défense, le président américain et les projets européens encore bien modestes continueront d’entretenir l’incertitude.
En plein Brexit et à l’aube de la présidence finlandaise de l’UE en juillet prochain, il serait cependant pertinent de se prononcer sur la direction que devrait prendre l’Union.
« Comme d’habitude, la politique étrangère et de sécurité sera pratiquement absente des débats électoraux mais rebondira certainement de plus belle après le scrutin », conclut le journaliste.
HS3.4.

OTAN et les présidents des partis politiques :
Le tabloïd Iltalehti rapporte des propos controversés d’Antti Rinne sur une éventuelle adhésion de la Finlande à l’OTAN
Les présidents des partis politiques ont participé à un débat télévisé organisé par MTV Uutiset. Le sujet de la politique étrangère et de défense a été évoqué par Antti Rinne (PSD), Petteri Orpo (Rassemblement national), Juha Sipilä (Centre), Jussi Halla-aho (Vrais Finlandais) et Pekka Haavisto (Verts).
Le conservateur Petteri Orpo a été le seul à se prononcer pour une adhésion de la Finlande à l’OTAN en rappelant ainsi la position de son parti. Cela nécessiterait cependant l’accord des citoyens, alors qu’une majorité de Finlandais n’y est pas favorable aujourd’hui.
Juha Sipilä s’est référé à la phrase de son programme gouvernemental qui indique que « la Finlande conserve la possibilité de demander son adhésion à l’OTAN ».
Cette option convient également au PSD et à son président Antti Rinne qui a néanmoins souligné qu’une « Finlande non alliée militairement reste la meilleure garantie d’une politique étrangère et de sécurité ». À la fin du débat, M. Rinne a pourtant exprimé ce qui a été considéré comme une maladresse par les commentateurs en indiquant « qu’en raison de l’imprévisibilité du président américain en matière de politique internationale, il n’était pas du tout certain que la Finlande convienne à l’OTAN ». Au regard des propos tenus l’été dernier par le président Sauli Niinistö, qui affirmait que la simple possibilité d’une adhésion à l’OTAN renforçait la sécurité de la Finlande, la déclaration de Rinne vient annuler cette « assurance-incendie ».

Réaction de Pekka Haavisto aux propos de Rinne
Le président du parti des Verts Pekka Haavisto qualifie le commentaire de M. Rinne de mal formulé. « Le fait que nous nous mettons à juger nous-mêmes si nous convenons à un groupe ou pas met en danger la sécurité de la Finlande », a déclaré M. Haavisto au quotidien Iltalehti.
IL3.4, US4.4.

Les autorités s’attendent à une montée en flèche des cyberattaques le jour du scrutin
Les autorités finlandaises s’attendent à un accroissement de cyberattaques à l’approche des élections législatives du 14 avril. Le jour du vote, la page Internet des résultats pourrait être attaquée. « Nous nous apprêtons à des cyberattaques le jour du scrutin », affirme le chef de la communication au secrétariat du Premier ministre, M. Jussi Toivanen.
Des fausses informations peuvent être diffusées, notamment à travers des faux profils dans les médias sociaux. Selon M. Toivanen, aucune diffusion importante et systématique n’a toutefois été repérée.
Par ailleurs, il n’existe pas encore de signe avant-coureur d’interférences sur les élections. La sûreté nationale estime néanmoins que des tentatives d’influence apparaîtront lors de ces élections.
HS4.4.

Politique étrangère et européenne

Exercice de sauvetage maritime

Huit pays ont participé à l’exercice Polaris 2019
Le Forum des garde-côtes arctiques composé de la Finlande, de la Norvège, de la Suède, du Danemark, de l’Islande, de la Russie, des États-Unis et du Canada, a organisé un exercice dans le Golfe de Botnie, en matière de sauvetage en cas d’un accident. L’exercice était organisé au moment où la Finlande achève son mandat de deux ans à la présidence du Forum avant de passer le relais à l’Islande.
HS/mer/A21

Trafic de voitures volées

Tentatives de passages de Finlande en Russie de voitures volées en Europe de l’Est et du Sud
Les garde-frontières considèrent les cas de tentatives de conduire de voitures volées de Finlande en Russie à travers la frontière comme étant « de nature professionnelle ». Récemment, deux telles tentatives ont eu lieu mais n’étaient pas liées entre elles.
HS/mer/A18

Mercredi 3 avril 2019

Politique intérieure

Election législatives

Le vote par correspondance par anticipation commence aujourd’hui
Helsingin Sanomat rappelle que le vote par correspondance par anticipation commence aujourd’hui mercredi et finira le mardi 9 avril. A l’étranger, le vote par correspondance commence également aujourd’hui mais finira déjà samedi 6 avril.
Au total 4 255 462 Finlandais ont le droit de vote aux élections législatives, soit 2 185 962 femmes et 2 069 500 hommes.
Pour le vote par anticipation, il y a 911 bureaux de vote, soit dans les mairies, bibliothèques municipales, centres commerciaux et bureaux de poste. Les électeurs doivent présenter une pièce d’identité sur place.
Le vote proprement dit aura lieu le dimanche 14 avril.
HS, vaalit.fi

Climat

Les mesures climatiques de la plupart des partis ne sont pas suffisantes
Helsingin Sanomat a comparé les positions des partis sur la lutte contre le changement climatique concernant cinq points. Les partis représentés au Parlement disposent tous d’un programme climatique mais ils sont très différents. A l’exception des Vrais Finlandais, les partis souhaitent restreindre le réchauffement à 1,5 degré.
HS a examiné les positions des partis concernant l’année qu’ils avaient fixé comme objectif pour la neutralité carbone, ainsi que concernant le fait de savoir combien il faudrait, selon eux, que la Finlande diminue ses émissions. Les positions concernant les puits carbone ont également été examinées.
Les mesures proposées pour l’objectif de restreindre le réchauffement à 1,5 degré ne sont pas suffisantes concernant la plupart des partis. Les Verts et l’Alliance des gauches arrivent près de cet objectif, alors que le Parti suédois et le PSD arrivent à mi-chemin. Les Vrais Finlandais, quant à eux présentent des mesures qui freinent la politique climatique.
Concernant le calendrier des démarches vers une neutralité de la Finlande en matière d’émissions de CO2, les Verts et l’Alliance des gauches visent respectivement l’année 2030 et le début des années 2030. Le PSD et le Parti suédois fixent comme objectif l’année 2035, le Centre l’année 2045, alors que le Rassemblement national et les Chrétiens-démocrates parlent des années 2040. Les Vrais Finlandais et les Bleus ne déterminent aucun calendrier.
Concernant l’objectif de diminution des émissions par rapport au niveau de l’année 1990, d’ici 2030, les partis fixent un objectif plus ambitieux que celui de l’UE (40%). Le Parti suédois, les Verts et l’Alliance des gauches visent une diminution de 60%, le Rassemblement national et les Chrétiens-démocrates de 55% et le PSD de 49%. Les autres n’évoquent pas d’objectif.
En ce qui concerne les carburants fossiles, moins de la moitié des émissions de CO2 s’inscrivent dans le marché européen de quotas d’émissions. Trois quarts des émissions finlandaises relèvent du secteur énergétique qui comprend également les transports. Presque tous les partis sont prêts à durcir le système de cessions de quotas d’émission. Aujourd’hui, la Finlande accorde des droits d’émissions gratuitement à l’industrie et prévoit des compensations concernant l’augmentation du prix de l’électricité à cause du système des quotas d’émission. Le Parti suédois, l’Alliance des gauches et les Verts seraient prêts à revenir sur ces mesures-là. Le Centre pourrait envisager de supprimer les compensations à l’industrie.
Le Parlement a déjà décidé de mettre fin à l’utilisation du charbon en 2029. La tourbe, subventionnée, pollue encore plus que le charbon. Les Verts souhaitent mettre fin à l’usage énergétique de la tourbe pour 2025, l’Alliance des gauches au début des années 2030 et le Rassemblement national en 2035.
Concernant les transports, seuls les Verts soutiennent l’interdiction de la vente de nouveaux véhicules aux carburants fossiles en 2027, conformément à l’avis des représentants finlandais au GIEC. L’Alliance des gauches y mettrait fin pour 2030. Ces deux partis sont les seuls à soutenir une fiscalité nationale concernant l’aviation.
Plusieurs partis soutiennent les mesures encourageant les transports en commun, le vélo et les voitures électriques et au biogaz pour les trajets pour aller au travail.
Concernant les puits de carbone, les Verts ont les objectifs les plus ambitieux, alors que les Bleus et les Chrétiens-démocratiques ont les objectifs les mois ambitieux. Entre le PSD, le Centre et le Kokoomus, c’est le PSD qui est le plus ambitieux, le Centre le moins.
HS/A6-8

Politique étrangère et européenne

Défense – Otan

Le secrétaire général de l’OTAN se félicite de la collaboration avec la Finlande et la Suède
« La Finlande et la Suède sont de merveilleux et fantastiques partenaires pour l’OTAN. Nous attachons une grande importance à cette collaboration, notamment en raison de la situation sécuritaire dans la région de la mer Baltique », a déclaré le secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg lors des festivités des 70 ans de l’alliance à Washington.
Par ailleurs, il rappelle de nouveau que ce partenariat n’est pas suffisant pour que l’OTAN vienne au secours de la Suède en cas de conflit militaire. « La garantie de sécurité automatique, qui est le noyau de l’OTAN, ne fonctionne que pour les membres de l’alliance ».
M. Stoltenberg a tenu ces mêmes propos vis-à-vis de la Finlande, notamment lors de la conférence annuelle sur la politique de sécurité à Sälen.
HBL3.4/16

Aviation

Trois nouvelles compagnies aériennes desserviront Helsinki-Vantaa
Les compagnies chinoises Juneyao Air et Tibet Airlines, ainsi que la serbe Air Serbia entameront leurs vols de l’aéroport de Helsinki-Vantaa, cet été.
Selon Finavia, les connexions vers l’Asie depuis cet aéroport sont déjà les plus importantes en Europe du Nord.
Finnair propose de nouvelles destinations, dont Bordeaux pendant l’été.
Il y aura aussi de nouvelles destinations pour Norwegian et le hongrois Wizz Air, depuis Turku.
HS/A40

Mardi 2 avril 2019

Politique étrangère et européenne

Finlande – Russie

M. Niinistö au forum arctique à Saint-Pétersbourg
Helsingin Sanomat relève que le Président Sauli Niinistö participera au forum arctique international le 9 avril à Saint-Pétersbourg en Russie. Il s’exprimera lors de la séance principale du forum et aura un entretien avec M. Poutine.
Le cinquième forum arctique intitulé « Arctic : Territory of Dialogue » portera sur le développement durable et la coopération dans la région arctique. M. Niinistö a participé précédemment aux forums arctiques à Archangelsk en 2017 et Salekhard en 2013.
HS/A15

UE, Brexit, élections législatives finlandaises

Propos de Jyrki Katainen
Jyrki Katainen, vice-président de la Commission européenne, souligne, concernant le Brexit, que l’UE n’a pas de proposition de dernière minute à présenter à la Grande-Bretagne. S’il y a une solution, c’est au Royaume-Uni de la trouver.
M. Katainen a rencontré des représentants des médias finlandais à Helsinki, hier. Pour lui, il est logique de s’attendre à un Brexit dur le 12 avril. La Commission y est préparée. Il s’agira d’adoucir le plus possible les effets de courte durée, et notamment concernant la santé et l’approvisionnement en médicaments.
M. Katainen s’étonne du fait que les questions européennes soient si peu présentes dans le débat électoral finlandais. Il note que, lorsqu’il était Premier ministre, les questions européennes prenaient 15 à 40% de son temps de travail hebdomadaire. Il estime que les partis devraient être plus actifs pour évoquer les questions sur lesquelles ils souhaitent influencer au niveau européen. Il note que, concernant le climat, par exemple, on ne parle que de ce qui pourra être fait en Finlande au lieu d’étendre le débat sur les initiatives politiques au niveau de l’UE.
AL/A8

Présidence finlandaise du Conseil européen

Editorial
« La présidence sera difficile » HS
Lorsque la Finlande entamera sa troisième présidence du Conseil européen, les tendances européennes vers un repli seront plus marquées qu’en 2006, date de la présidence finlandaise précédente. Le sentiment d’inégalité, le Brexit, la longue récession et les coupes budgétaires des Etats membres et le flux migratoire de 2015 ont fait progresser la méfiance.
La présidence finlandaise risque de devenir difficile également du fait que la Commission actuelle commence déjà à terminer ses travaux et une nouvelle entamera les siens seulement vers la fin du mandat finlandais. Le Parlement européen changera aussi. A juger par les sondages, les groupes des eurosceptiques se renforceront, ce qui pourra compliquer l’élection de la Commission et la rédaction de son programme pour les cinq ans.
Des nominations européennes importantes tomberont lors de la présidence finlandaise.
Dans le temps, les Finlandais pensaient qu’il faut qu’ils soutiennent la Commission, évitent les blocs et s’orientent vers le noyau dur, afin que la Finlande maximise son pouvoir d’influence.
Aujourd’hui, concernant le développement de la zone euro, la Finlande se situe dans le bloc septentrional. Le noyau de l’UE, c’est-à-dire le tandem de la France et de l’Allemagne, cherche ouvertement une Europe à plusieurs vitesses tout en court-circuitant la Commission, estime HS.
Même si en Finlande, c’est la Grande commission du Parlement qui est responsable des questions européennes, c’est le gouvernement définit les objectifs européens de la Finlande. Ceci est particulièrement important à la veille de la présidence.
La formation du gouvernement pourra être difficile et longue, si le résultat des élections correspond aux prévisions des sondages.
Pour l’éditorialiste, il semblerait que la Finlande n’est pas vraiment prête pour assumer la présidence.
HS/A4

Chine

Editorial
« Les investissements chinois ne sont pas toujours sans contrepartie » HS
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat estime qu’il faudrait que l’UE et les Etats membres ne soient pas naïfs. Les crédits chinois (destinés au financement de divers projets) ont souvent des conditions différentes de celles des crédits occidentaux.
HS/31.3/A4-5

Défense

Les livraisons de pièces de F-35 interrompues en Turquie
La presse finlandaise rapporte que les Etats-Unis ont interrompu les livraisons de pièces détachées des avions de combat F-35 pour la Turquie. Selon l’AFP et Reuters, il s’agit de la première mesure entreprise par les Américains pour empêcher l’achat par la Turquie du système de défense aérienne russe.
Les Etats-Unis font savoir que la décision turque de se procurer un système de défense aérienne russe et la collaboration avec les Américains sont incompatibles.
HS1.4, Yle

Soupçon de violation de l’espace aérien finlandais devant Upinniemi
Le ministère de la défense signale qu’un aéronef de l’Etat portugais est soupçonné avoir violé l’espace aérien finlandais devant Upinniemi le 1er avril à 17h59.
Defmin

Sécurité

Billet de Jarno Limnell sur la cyber sécurité
« En Finlande nous avons de nombreux cyber acteurs mais chacun voit les choses de son propre point de vue. Par conséquent, la totalité de la cyber sécurité se trouve dispersée et elle n’est pas gérée. Nous sommes comme un groupe de joueurs sans entraineur, et c’est un gros problème », écrit le professeur de cyber sécurité à l’université Aalto, Jarno Limnell.
« La Finlande doit pouvoir mobiliser les cyber-organismes de premier rang. De plus, il faut rassembler les capacités et les modes de fonctionnement le plus efficacement possible afin d’atteindre les objectifs stratégiques définis par la société. Cela demande un ajustage inter administratif, une capacité d’analyse et d’exécution ainsi qu’une collaboration avec le monde des affaires. »
« Durant de la prochaine législature il faut créer un poste de chef suprême de la cyber sécurité qui fonctionnera au sein du secrétariat du Premier ministre car ce domaine sera de plus en plus lié aux engagements politiques », affirme Limnell.
Yle1.4.

Politique intérieure

Parlement

Propositions d’initiative populaire
Helsingin Sanomat rapporte que le Parlement a étudié 19 propositions d’initiative populaire pendant la législature 2015-2019.
Seulement une proposition d’initiative populaire a été approuvée, celle qui concerne la loi sur la maternité permettant aux couples de deux femmes de reconnaitre la parentalité dès les consultations au centre prénatal.
Deux initiatives n’ont pas passé le stade de l’étude en commission parlementaire : elles portaient sur un référendum sur la participation de la Finlande à la zone euro et l’abandon de l’impôt sur les successions et les donations.
Seize initiatives populaires ont été rejetées par le Parlement, dont par exemple l’initiative sur le droit du personnel des services médicaux de refuser de pratiquer des avortements, celle sur l’euthanasie ou celle concernant la suppression du modèle de l’activation des chômeurs qui a été approuvée par le Parlement sortant.
La possibilité de faire des initiatives populaires a été introduite dans la législation à partir du printemps 2012. Près de mille initiatives ont été proposées, dont 25 ont avancé jusqu’à l’étude au Parlement. Deux initiatives ont été approuvées par le Parlement, celle sur la parentalité de deux femmes déjà mentionnée et l’initiative sur le mariage homosexuel (durant la précédente législature).
Plusieurs initiatives populaires rejetées telles quelles ont toutefois accéléré non seulement le débat mais aussi la législation nationale ou même européenne, comme l’initiative populaire sur la suppression du changement d’heure.
Un changement de loi, qui entrera en vigueur début juin prochain, nécessitera cinq signataires au lieu d’un seul pour pouvoir proposer une initiative populaire. Les 50 000 signatures nécessaires devront encore être recueillies pendant six mois.
Le délai pour déposer au Parlement l’étude d’une initiative sera par contre prolongé de six mois à un an. Les initiatives populaires déposées au Parlement devront être étudiées pendant la même législature.
HS/A6-7

Défense

Le président de la république, Sauli Niinistö a promulgué le 29 mars les lois sur la précision des conditions requises aux emplois de militaires et sur le contrôle de la sécurité nationale quant aux propriétés immobilières
Les lois sur la précision des conditions requises aux emplois de militaires concernent les conditions requises des personnes désirant entamer des études destinées aux postes d’officier de la défense nationale et des gardes-frontières ainsi que des études menant à des emplois d’officier et des études générales de garde-frontière. Les lois entreront en vigueur au 1er juillet 2019.
D’autres lois visent à assurer la sécurité nationale dans le domaine de l’utilisation des terrains et les acquisitions immobilières. L’ensemble des lois comprendra notamment les acquisitions immobilières par des ressortissants de pays en dehors de l‘UE et de l’EEE, le droit de préemption par l’Etat de terrains situés à proximité des zones stratégiques, et une nouvelle loi sur les retraits au service des besoins de la sécurité globale.
Les lois entreront en vigueur au 1er janvier 2020.
www.valtioneuvosto.fi

Pasi Jokinen promu et nommé commandant de l’armée de l’air
Le président de la république, Sauli Niinistö, a promu le général de brigade Pasi Jokinen au grade de général de division à compter de ce jour.
Nommé aujourd’hui à la tête de l’armée de l’air finlandaise, il est le 21ème commandant de l’armée de l’air finlandais. Jusqu’en mars 2019, il occupait le poste du chef des opérations.
Yle

De nombreuses accusations dans l’armée de l’air
Selon une enquête préliminaire, huit conscrits ont fait l’objet de brimades lors d’exercices en novembre 2018 à Halli. En tout 21 personnes de l’Ecole d’aviation militaire et de la brigade de Pori sont accusées d’avoir dévêtu et retenu dans le froid des conscrits.
AL2.4/A13

Fin du privilège des Témoins de Jehova
L’exemption du service militaire des Témoins de Jéhova a pris fin le 1er avril 2019. Désormais ils devront effectuer leur service militaire ou civil comme les autres Finlandais. En cas de refus total, ils risqueront la prison, comme les autres objecteurs de conscience.
HS2.4

Retraites

Un Finlandais sur trois reçoit une pension
Selon le centre d’assurances retraite ETK, il y a 1,5 million de personnes en Finlande qui reçoivent une pension de retraite. Un tiers des personnes de plus de 16 ans sont à la retraite. Dans cinquante communes, la part des retraités dépasse les 50% (de la population de plus de 16 ans), alors qu’en 2008, c’était le cas concernant seulement deux communes.
Selon ETK, ce changement rapide reflète le changement de la structure d’âge de l’ensemble du pays.
En 2018, la pension de retraite moyenne s’élevait à 1680 euros par mois, 1898 pour les hommes et 1499 pour les femmes. Mais 40% des retraités touchent de moins de 1250 euros par mois. Deux sur trois de ces personnes sont des femmes. 7% des retraités reçoivent plus de 3000 euros par mois. Il s’agit majoritairement d’hommes.
KS/29.3/10

Vie professionnelle

Harcèlement
60% des salariés ont déjà observé des situations d’harcèlement dans leur lieu de travail, de la part de collègues, de clients ou de supérieurs. Il est toutefois rare d’avoir éprouvé du harcèlement de façon répétée.
Le harcèlement est plus souvent observé dans le secteur public que dans le privé. Les auteurs sont plus souvent des collègues et des clients que des supérieurs, selon le ministère de l’Emploi et de l’Economie. Les femmes sont plus victimes de harcèlement que les hommes.
HS/dim/A12

Economie

Placement – actions finlandaises
Helsingin Sanomat rend compte d’une étude effectué à Harvard, qui montre qu’historiquement, les actions finlandaises ont rapporté le plus dans le monde.
Dans une comparaison qui couvre 145 ans, les placements dans les actions d’entreprises finlandaises ont rapporté le plus et le profit concernant l’immobilier finlandais dépasse les revenus en actions de l’ensemble des 16 pays pris en compte dans l’étude.
Les actions finlandaises ont, selon l’étude, rapporté en moyenne 10,03% par an, contre une moyenne de 6,67% pour les pays examinés et les placements immobiliers en moyenne 9,58%, contre une moyenne de 7,26% pour les autres pays.
Aino Silvo, économiste de la Banque de Finlande, rappelle que, depuis le début des années 2000, le profit a beaucoup diminué et ne s’élève actuellement qu’à 3%.
HS/A26-27

Lundi 1er avril 2019

Politique intérieure

Elections législatives

Différences entres les sondages
Helsingin Sanomat relève que les résultats des sondages sur les intentions de votes sont différents parce que les instituts de sondage utilisent des méthodes de redressement différentes. Les scores des Vrais Finlandais et du Kokoomus (Rassemblement national) ont surtout été différents dans les sondages publiés récemment par Yle et Helsingin Sanomat : respectivement 15,1 % ou 11,1 % pour les Vrais Finlandais et 15,8 % ou 18,1 % pour le Kokoomus.
Taloustutkimus, qui effectué les sondages pour Yle, prend pour référence la moyenne des résultats des deux dernières élections, donc les élections législatives de 2015 et municipales de 2017.
Helsingin Sanomat utilise les sondages de l’institut Kantar TNS qui prend pour référence le résultat des dernières élections municipales.
Les Vrais Finlandais ont obtenu un meilleur résultat aux élections législatives de 2015 (17%) par rapport aux élections municipales de 2017 (seulement 8%), tandis que le Kokoomus a gagné les élections municipales il y a deux ans.
HS/sam/A24

Les autres partis ne souhaitent pas entrer dans un gouvernement avec les Vrais Finlandais
Aamulehti rapporte que les autres grands partis politiques ne souhaitent pas une coopération gouvernementale avec les Vrais Finlandais, même s’ils n’expriment pas un refus total avant les élections.
Si le PSD gagne les élections législatives, le président du parti Antti Rinne mènera les négociations gouvernementales. Selon M. Rinne, dans ce rôle il doit accorder à tous les partis les mêmes possibilités de répondre aux questions sur la coalition et le programme gouvernemental. Il estime toutefois que les valeurs du PSD et des Vrais Finlandais sont très différentes.
Selon le secrétaire général du Kokoomus Janne Pesonen, une coopération gouvernementale entre son parti et les Vrais Finlandais est très improbable. « Le Kokoomus respectera le résultat électoral », estime-t-il toutefois.
Le Premier ministre actuel Juha Sipilä souligne qu’il y a une grande différence entre les valeurs du Centre et des Vrais Finlandais.
Selon Pekka Haavisto, les Verts ne participeront pas à un gouvernement qui veut fermer les frontières de la Finlande ou qui ne respecte pas les droits de l’homme.
AL/dim/A12

Spéculations sur la coalition gouvernementale
Dans son éditorial, Helsingin Sanomat estime qu’aucun parti ne souhaite la nomination d’un gouvernement des mêmes partis qu’il y a huit ans dans le gouvernement Katainen qui avait réuni le Kokoomus, le PSD, l’Alliance des gauches, les Verts, le Parti suédois et les Chrétiens-démocrates. Seul le Centre et les Vrais Finlandais avaient été dans l’opposition.
HS/sam/A4

Propos du Président Niinistö
Le Président Sauli Niinistö a publié samedi un tweet pour regretter l’absence de débat sur la politique étrangère et de sécurité dans la campagne législative.
« Le Parlement définit, dans son livre blanc, les orientations de la politique étrangère et de sécurité finlandaise et ces orientations sont suivies. Pour cela, il serait bien d’évoquer les objectifs des uns et des autres », a écrit le Président.
tpk.fi

Politique étrangère et européenne

Défense

Billet sur l’importance de la coopération européenne en matière de la défense
« Un petit pays européen peut-il compter sur l’obligation d’assistance mutuelle de l’OTAN au point de renoncer à sa position de pays « non allié » ? se demande Petra Schulze Steinen, conseillère juridique de la Banque centrale européenne. Elle répond : « A mon sens, non. Notamment parce qu’il existe désormais la possibilité de développer une politique étrangère et de sécurité commune européenne ».
Rappelant l’importance de l’article 42.7 du traité de Lisbonne, elle souligne que « la politique de sécurité et de défense commune de l’UE s’ajuste ainsi aux pays de l’OTAN et aux pays en dehors de l’alliance militaire (Irlande, Suède, Finlande et Autriche), en permettant aux pays de développer la coopération en fonction des intérêts et des ressources de chaque pays ».
SK13/60

Selon Suomen Kuvalehti, M. Soini a supprimé les subventions à l’organisme qui surveille les exportations d’armes
L’hebdomadaire Suomen Kuvalehti révèle qu’en février, le ministère des Affaires étrangères a distribué des subventions de l’Etat pour la somme de 911 000 euros à des organismes du secteur de la politique étrangère et de sécurité. Ces décisions prises par le ministre des affaires étrangères, Timo Soini, ont causé de l’indignation chez certains demandeurs.
Le think tank Safer Globe avait reçu en 2017 et 2018 une subvention de 35 000 euros mais s’est retrouvé sans aucune aide cette année. L’organisme procède notamment à des études sur des questions de paix et de sécurité. Suite à cette décision, Safer Globe s’est vu obligé de licencier sa seule salariée à temps complet, sa directrice générale Maria Mekrin.
Safer Globe avait publié des informations critiques sur les ventes d’armes de la Finlande en Arabie-Saoudite.
L’unité de surveillance des ventes d’armes du ministère des Affaires étrangères avait néanmoins recommandé de continuer à verser une subvention à Safer Globe.
De même, l’organisation Finnwatch qui est chargée de surveiller la responsabilité des activités des entreprises n’a reçu aucune aide pour la seconde année consécutive. Elle avait notamment critiqué les mesures du gouvernement Sipilä consistant à assouplir les évasions fiscales.
M. Timo Soini n’a pas souhaité commenté ces décisions à l’hebdomadaire.
SK13/12

Première acquisition militaire commune des pays nordiques
Un nouvel uniforme de combat sera la première acquisition commune entreprise par la Finlande, la Suède, la Norvège et le Danemark.
Six fabricants ont été sélectionnés à la suite d’un appel d’offre. Leurs produits seront testés dans les quatre pays acquéreurs à partir de fin août pendant une période de six mois.
Le vainqueur de l’appel d’offre sera choisi en septembre 2020 et les premiers uniformes seront envoyés dans les garnisons en 2021.
HS31.3/A8

Criminalité organisée

Selon la police, la criminalité organisée augmente, s’internationalise et se durcit
La direction nationale de la police et la police judiciaire ont fait état de l’augmentation de la criminalité organisée en Europe, et de la répercussion sur la Finlande de cette tendance. Depuis le début du siècle, le nombre d’organisations criminelles a doublé en Finlande. Cette année, a vu le jour en Finlande un sous-groupe du groupe russe Night Wolves, RMI.
Selon Christer Ahlgren, commissaire divisionnaire de la police judiciaire, le groupe ne constitue pas à ce stade de menace à la sécurité générale. Avec l’arrivée de nouveaux groupes, il est toutefois envisageable que les rivalités entre les différentes organisations créent des tensions et violences.
Les organisations criminelles disposent de plus en plus souvent d’entreprises utilisées pour le blanchiment d’argent. Ces entreprises relèvent notamment du bâtiment, du gardiennage et de la restauration.
Jari Liukku, directeur du centre de lutte contre la criminalité organisée d’Europol, considère l’augmentation de la criminalité organisée comme une des menaces les plus importantes pour la sécurité intérieure de l’Europe.
Malgré cette augmentation, y compris en Finlande, la situation est néanmoins selon lui maîtrisée en Finlande où le réseau d’organisations criminelles n’est pas aussi puissant que dans certains autres Etats membres.
Géographiquement, la Finlande n’est pas idéale au niveau des logistiques, ce qui diminue son attractivité aux yeux des bandes criminelles.
KS/sam/12, HS/sam/A25

Djihadistes

Une femme djihadiste revenue en Finlande serait une salafiste active
Une helsinkienne revenue de Syrie, d’où elle a activement été en contact avec les femmes salafistes de Finlande, serait revenue en Finlande, selon Ilta-Sanomat, et serait une des personnages centrales des salafistes d’Helsinki.
Selon la Sûreté nationale, des combattants partis de Finlande dans les rangs de Daech ont des positions importantes dans l’organisation. En Finlande, il y a des personnes qui ont des liens avec ces personnes-là et qui soutiennent ou promeuvent des activités terroristes.
HS/dim/A19

Immigration

Nouveau groupe de sans papiers à Helsinki
Helsingin Sanomat rend compte du fait que, depuis que la politique d’immigration finlandaise a été durcie en 2016, un nouveau type de situation illégale s’est créé pour des immigrés. Il s’agit de personnes qui sont officiellement résidents d’une commune, et qui bénéficient du droit à la sécurité sociale, à l’accès aux crèches et à l’éducation, mais qui ne peuvent plus renouveler leur permis de séjour accordé à durée déterminée au titre de la protection humanitaire. Depuis que la Finlande a supprimé la protection humanitaire parmi les motifs d’octroi de permis de séjour, ces personnes, qui souvent vivent en Finlande depuis des années, n’ont plus droit à travailler, faute de permis. Cela créé le risque d’abus dans la vie professionnelle.
HS/sam/A34

publié le 02/05/2019

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