Avril 2018

Lundi 30 avril 2018

Politique étrangère et européenne

Union européenne - Budget

Editoriaux
« Des disputes en vue sur le fonds de cohésion » KL
« Les réformateurs européens confrontés au problème du financement » HS
Kauppalehti estime que l’on peut s’attendre au niveau européen à d’importantes disputes sur le fonds de cohésion à propos duquel la Commission veut changer les règles d’attribution des crédits. L’éditorialiste relève aussi que la Finlande est prête à faire évoluer sa position sur le niveau du budget européen si elle « en a pour son argent ». Mais les tensions internes au gouvernement se font ressentir comme en témoigne les propos de M. Terho (Bleus).
Helsingin Sanomat estime qu’ »il faut faire preuve de réalisme et se résoudre au fait que, à l’avenir aussi, les dépenses de l’UE ira principalement à l’agriculture et à la cohésion. Mais cela n’empêche pas des changements : il faut qu’à l’avenir le fonds de cohésion finance des projets qui renforcent l’emploi et la productivité.
L’éditorialiste de Hufvudstadsbladet estime que le bras de fer sur le budget européen sera certainement plus dur encore que d’habitude. Il y a des divisions entre les contributeurs net et ceux qui obtiennent plus qu’ils ne contribuent, entre le Nord et le Sud, et entre l’Ouest et l’Est. S’il n’y a pas de solution d’ici les élections européennes, il est possible que la Finlande doive se charger, lors de sa présidence, de mettre en place un paquet budgétaire.
Même si la Finlande n’est pas favorable à l’idée de payer plus pour pallier au Brexit, le gouvernement finlandais n’exclut pas de contribuer plus en raison de dépenses accrues concernant la coopération de défense et les investissements dans la politique de l’immigration. L’éditorialiste note que, lors de sa visite en Finlande, le commissaire pour le budget avait évoqué le fait que les critères des crédits de cohésion allaient changer et que des facteurs comme le chômage de jeunes et le nombre de réfugiés seraient désormais pris en compte.
KL HS HBL/dim/4

Avenir de l’UE

La Finlande et l’Europe de Mercron
Nykypäivä, journal du parti du Rassemblement national, a interrogé l’ancien directeur de cabinet du Commissaire Jyrki Katainen à Bruxelles, M. Juho Romakkaniemi, aujourd’hui président de la chambre de commerce en Finlande.
Selon lui, les choses ne sont pas manichéennes dans le débat européen et il ne s’agit pas d’une opposition entre solidarité et responsabilité. « La meilleure et aussi la plus logique des solutions serait un grand compromis dans lequel on prend en compte les institutions et budget communs promus par la France et aussi la responsabilité par chaque Etat de ses finances comme le souhaite la Finlande.
M. Romakkaniemi souligne que la pression pour arriver à un accord est très forte. Ce qui laisse des possibilités pour les pays comme la Finlande qui auraient de bonnes propositions. Pour M. Romakkaniemi, il est important pour le président français d’obtenir un budget de la zone euro et un fonds de stabilité automatique. Mais cela n’empêcherait pas d’imaginer un modèle fonctionnant sur le principe de la responsabilité des Etats. C’est d’ailleurs ce que contient la propositions des huit promue par la Finlande.
NP

Diplomatie

Propos du Président Niinistö sur la Corée et l’Ukraine
Le Président Sauli Niinistö considère favorablement la rencontre entre les dirigeants des deux Corées. Pour lui, il ne faut toutefois pas oublier que, dans la politique internationale, le vent peut tourner rapidement. « Il faut espérer que ce vent favorable continuera. » Pour lui, il s’est agi d’une rencontre importante et, si on commençait à préparer un traité de paix, cela serait remarquable.
En ce qui concerne la rencontre du Président Trump avec Kim Jong-un, et le fait que la Finlande a été évoquée en tant que pays qui pourrait accueillir cette rencontre, M. Niinistö a dit qu’il était « agréable, que l’on pense à mentionner la Finlande ».
Il a rajouté que la Finlande accueillerait avec plaisir un évènement autour de la paix.
Concernant la situation en Ukraine, M. Niinistö dit que si le traité de Minsk était mis en œuvre, il serait naturel que les sanctions contre la Russie soient levées. Il estime qu’il faudrait également clarifier le statut de l’Ukraine orientale.
Il rappelle que ce sont des questions difficiles concernant lesquelles on n’a pas beaucoup avancé.
HS/dim/A24

et sur le Gazoduc Nord Stream 2
Aamulehti rend compte des propos de Kari Liuhto, professeur, directeur de l’institut pan-européen de l’école supérieure des études commerciales de Turku, qui estime que le projet de gazoduc Nord Stream 2 n’est pas qu’une question environnementale pour la Finlande, même si la direction du pays ne le considère pas comme politique.
Une journaliste de Yle a posé la question au Président Sauli Niinistö lors d’une émission matinale, samedi, et le Président a noté que le gazoduc ne passait pas par les eaux territoriales de la Finlande. Il a noté que, généralement, les Finlandais avaient tendance à noter que la Suède s’opposait au projet, mais qu’il avait l’impression que ce pays allait émettre un avis favorable, à l’instar de la Finlande.
AL/dim/A14

Politique intérieure

Mouvement Liike Nyt

Il est trop tôt pour se moquer de M. Harkimo
Le mouvement fondé par M. Harkimo a tenu sa première manifestation, dimanche à Kuopio, sur le marché.
Helsingin Sanomat rapporte que, selon une étude publiée par Iltalehti, 25% des personnes interrogées seraient prêtes à voter aux législatives de 2019 pour des candidats parrainés par le Mouvement de M. Harkimo.
Le quotidien estime qu’il ne faut pas sous-estimer ce mouvement et que M. Harkimo pourrait très bien être celui qui, aux prochaines élections, arrive à attirer le vote protestataire.
HS

Bleus

« Sampo Terho : Nous ne retiendrons personne de force » HS
Le président des Bleus Sampo Terho déclare qu’il attend de la coalition gouvernementale des engagements sur trois points : d’une parti le Rassemblement national doit promettre de s’engager dans la réalisation de la réforme des services sociaux et de santé, d’autre part il faut respecter scrupuleusement le programme gouvernemental, enfin il ne faut plus que le Rassemblement national fassent des manoeuvres cachées aux Bleus.
M. Terho souligne qu’il faut s’en tenir au programme gouvernemental qui stipule que la Finlande a une attitude « constructivement réservée » sur l’avenir de l’UE. Cela veut notamment dire qu’il faut, selon lui, ne pas promouvoir la création d’un fonds monétaire européen. « Nous exigeons que l’on défende la ligne du gouvernement », dit-il en direction du centre et du rassemblement national.
HS

Parlement

Déclaration des partis de l’opposition
Helsingin Sanomat relève que les partis de l’opposition au Parlement ont publié une déclaration commune où ils exigent que « les commissions parlementaires aient la possibilité de faire profondément leur travail ».
Les projets de loi concernant la réforme des services sociaux et de santé sont actuellement en étude dans les commissions parlementaires.
Les partis de l’opposition soulignent que la commission des lois constitutionnelles, qui doit étudier de façon indépendante si les projets de loi sont conformes à la constitution, a besoin du calme et du temps de travail nécessaires pour son évaluation.
Selon les messages des députés membres de la commission, des questions difficiles ont été étudiées sans l’audition des experts.
Selon le calendrier prévu par le gouvernement, les projets de loi devraient être approuvés avant l’été pour que les élections régionales puissent être organisées en octobre prochain.
Les partis de l’opposition critiquent le souhait du gouvernement de faire passer tous les projets de loi avant les congrès du Centre et du rassemblement national qui auront lieu du 8 au 10 juin.
HS/dim/A15

Partis politiques

L’image du Centre s’est effondrée
Aamulehti rappelle qu’il y a encore deux ans, le Centre avait la meilleure image parmi les partis politiques finlandais. Selon un sondage d’opinion récent sur l’image des six plus grands partis politiques, effectué par l’institut Kantar TNS, l’image du Centre a chuté et ce parti se trouve seulement en cinquième position.
L’Alliance verte se trouve en première position, suivi du Rassemblement national, du PSD, de l’Alliance des gauches. Le Centre se trouve avant les Vrais Finlandais.
Le sondage a été effectué du 6 au 11 avril auprès de 1 277 personnes.
AL/dim

Social

Mme Helle quitte son poste de médiatrice nationale
Helsingin Sanomat rapporte que Minna Helle, médiatrice nationale depuis janvier 2015, a été nommée directrice des questions de marché du travail au patronat de l’industrie technologique à partir du 1er juin.
Elle a quitté son poste actuel vendredi dernier. Son suppléant est Jukka Ahtela. Le ministère de l’Economie nommera le successeur de Mme Helle prochainement.
Avant d’être nommée médiatrice nationale, Mme Helle a travaillé dans plusieurs syndicats, sont STTK, Akava et Tehy.
HS/A8

Des grèves politiques en vue
Selon Helsingin Sanomat, en 2017 il y a eu une centaine de grèves et en 2016 seulement 70. L’année dernière, environ au total 17 400 personnes ont fait grève pendant 23 000 jours de travail. Ces chiffres ne sont pas très élevés par rapport aux années de record (2000, 2005 et 2010).
Cette année, le nombre de grèves risque d’augmenter, vu que les négociations sur les conventions collectives sont devenues difficiles dans les branches du bâtiment et l’électricité.
Les décisions du gouvernement sur les affaiblissements des contrats de travail lors des négociations sur le cadre budgétaire ont beaucoup irrité les syndicats et peuvent engendrer des grèves politiques.
Le conseil du grand syndicat de l’industrie, qui s’est réuni vendredi à Tampere, a envoyé au gouvernement un avertissement concernant « des mesures importantes ».
Seppo Koskinen, professeur en droit de travail à l’université de Turku, critique les grèves politiques mais estime qu’il y a actuellement des éléments pour de grandes manifestions politiques.
HS/sam/A15

Economie

Wärtsilä
Le groupe Wärtsilä serait intéressé pour acheter les fonctions de production énergétique de General Electric. D’autres groupes participeront à cette vente aux enchères, qu’ils ne souhaitent pas commenter tant que l’affaire est en instance.
HS/sam/B10

Projet de bio-raffinerie de Kaidi
Le projet de raffinerie du groupe chinois Kaidi à Kemi en Finlande du Nord avance un peu du fait que l’autorisation environnementale a été accordée vendredi.
M. Haglund, directeur général de Kaidi Finlande, se félicite de cette étape importante. Kaidi attend toujours le sort de la directive européenne Red II concernant les énergies renouvelables avant de réaliser l’investissement de 800 millions d’euros que représenterait cette usine.
HS/sam/B9

Défense

Projet HX d’acquisition d’un nouvel avion de combat

Précisions sur les appels d’offre des futurs avions de combat
Les appels d’offre des candidats à la succession sont partis vers leurs pays respectifs vendredi dernier.
Les appels d’offre impliquent une part de collaboration industrielle d’un minimum de 30% sur la valeur globale de l’acquisition alors que dans l’achat des F-18 des années 1990, elle était de 15%. C’est une demande explicite du ministre de la Défense, Jussi Niinistö (Bleus).
Les informations collectées par les appels d’offre seront évaluées par divers tests, puis différentes tâches seront effectuées par des simulateurs. La signification du nombre des avions de combat sera jugée pour la défense finlandaise dans une situation de guerre.
« Joindre les nouvelles armes et capacités sur l’avion de combat pourrait s’avérer très cher, jusqu’à 100 millions d’euros. Nous ne voulons pas que cette responsabilité incombe à la défense nationale », annonce l’ingénieur général de brigade Kari Renko. « Nous voulons que le vendeur maximise la performance dans un paquet prêt à l’emploi. Et qu’il le fasse expressément en fonction des besoins et conditions de la Finlande. » « Nous souhaiterions garder les cinq candidats jusqu’au bout du processus », précise Renko.
Selon l’armée de l’air, il s’agit d’acheter toutes les machines au même fabricant.
Par ailleurs, l’Allemagne cherche des successeurs à ses vieux chasseurs bombardiers. De plus, la France et l’Allemagne préparent un projet commun d’avions de combat qui devrait être prêt vers 2040. Il est difficile d’évaluer l’influence de ces éléments sur l’acquisition finlandaise des chasseurs.
YLE

Points de vue sur la future acquisition
Invité à la radio YLE avec le vice-président de la commission des Affaires étrangères Pertti Salolainen, un expert en matériel militaire, Arto Pulkki, a préconisé l’éventualité d’un achat de deux avions. Pour lui, l’américain F-35 est supérieur aux autres en raison de ses qualités de furtivité, mais il admet néanmoins que l’appareil américain coûte très cher. Le choix d’un Gripen pour seconder le F-35 ferait baisser le prix. Il rappelle qu’il convient aussi de réfléchir comment ces capacités, aujourd’hui les plus performantes, vont évaluer d’ici 15 ans.
Pertti Salolainen souligne la dimension en matière de politique étrangère et de sécurité de l’acquisition. Il prend l’exemple de l’acquisition des F-18 qui a beaucoup rapproché la Finlande des Etats-Unis et de l’OTAN. « Une possible acquisition d’un avion suédois signifierait une collaboration industrielle avec la Suède, tout comme un éventuel achat d’un appareil français véhiculerait une dimension européenne », estime Salolainen.
”Les Etats-Unis et la collaboration finno-suédoise représentent la plus importante dimension en matière de politique étrangère », lance Salolainen.
Rappelons que les cinq appareils en lice pour la future acquisition finlandaise sont : le britannique Eurofighter Typhoon, le français Dassault Rafale, le suédois Saab Gripen E et les américains Boeing F/A-18 Super Hornet et Lockheed Martin F-35.
YLE

Exercice militaire nordique

Le grand exercice militaire en Norvège touchera aussi la Finlande et la Suède
Basé sur une géographie véridique, l’exercice militaire norvégien Trident Juncture, aura lieu fin octobre 2018 et répandra aussi sur les pays voisin, la Suède et la Finlande.
Il s’agit de la plus grande manœuvre norvégienne depuis des années qui regroupera environ 35 000 soldats, plus de 60 bâtiments et 130 avions de 30 pays différents. Outre les pays de l’OTAN, la Suède et la Finlande en feront partie.
HS28.4/A20

France - Finlande

Musique

Xavier de Maistre à Turku
Turun Sanomat publie une très bonne critique du concert de l’Orchestre philharmonique de Turku avec le harpiste français Xavier de Maistre. Le concert a eu lieu le jeudi 26 avril.
TS/23

Vendredi 27 avril 2018

Politique étrangère et européenne

France – Etats-Unis

Analyse : « Avec Trump, à chaque jour suffit sa peine » HS
Kari Huhta estime qu’un an après on attend beaucoup moins de M. Trump et de son administration et que, au niveau international, on s’est habitué à vivre au jour le jour et à se préparer au pire.
Un bon exemple en est la visite du Président Macron aux Etats-Unis. « Macron avait visiblement bien imaginé comment essayer d’influencer Trump. Au début, il a essayé, dans le cadre de marques très personnelles de rapprochement, de convaincre Trump de se maintenir dans l’accord iranien. A la fin de sa visite il a défendu devant le Congrès les valeurs occidentales et les traités internationaux que Trump fait trembler. On ne sait toujours pas ce qu’il adviendra de l’accord iranien et Macron n’a probablement pas pu retourner personne au Congrès. Mais c’était une bonne tentative qui a permis de ternir quelques jours de plus », conclut-il.
HS

Syrie

Point de vue
« Pour trouver la paix en Syrie, on ne peut pas contourner Assad » HS
L’ancien coordinateur de la politique méditerranéenne de la Finlande Risto Veltheim signe un point de vue dans lequel il considère que négocier avec le pouvoir actuel à Damas améliorerait les possibilités d’arriver à un cessez-le-feu, de permettre à, l’aide humanitaire d’être déployée, voir de faciliter la reconstruction de la Syrie.
HS

Budget européen

Visite du Commissaire Günther Oettinger
« La Finlande paiera plus à l’avenir » HS
« MM. Sipilä et Terho sur des lignes diamétralement opposées » IL
Le commissaire au budget européen était jeudi à Helsinki pour discuter sur le cadre financier pluriannuel 2021-2027. Il a rencontré le premier ministre Juha Sipilä (Centre) et le ministre des Affaires européennes Sampo Terho (Bleus).
Lors de sa conférence de presse, M. Oettinger a déclaré que les Finlandais souhaitaient réformer la répartition du budget en utilisant plus de ressources notamment pour les questions d‘immigration, de recherche et de défense.
Lors de la conférence de presse le ministre Sampo Terho a souligné que la Finlande avait du faire beaucoup d’économies budgétaires et qu’il n’était donc pas honnête vis-à-vis des contribuables finlandais d’augmenter la cotisation nette de la Finlande à l’UE suite au Brexit. « Il n’est pas juste que nous fassions des économies en matière de finances publiques afin de payer plus à l’UE », a-t-il dit.
Concernant le niveau du budget européen, M. Terho a déclaré que le gouvernement finlandais ne s’était engagé à aucun niveau particulier et que, selon lui, cela pourrait donc même aller à moins de 1% du PIB.
Après sa rencontre avec M. Oettinger, le Premier ministre Juha Sipilä a souligné que la contribution de la Finlande allait de toute façon augmenter en valeur « car notre PIB a augmenté ». Il estime que la Commission devrait proposer un niveau entre 1% et 1,13%. « La position de la Finlande n’est pas fixée à 1%, cela pourra être plus ». Il considère qu’il est peu probable que cela soit moins de 1% comme l’imaginait M. Terho.
Il considère qu’il est trop tôt pour parler de la contribution nette de la Finlande car tout dépend aussi des aides qui seront reversées à la Finlande. Cela dépend du succès dans les négociations sur la politique agricole, la politique de cohésion et de recherche.
Dans un papier publié sur son blog, M. Sipilä déclare que si la Finlande promeut un maintien du niveau du budget européen suite au Brexit, sa position n’est pas figée. Néanmoins, « il ne serait pas acceptable que notre contribution augmente si nos priorités n’étaient pas prises en compte », écrit-il.
KS IL

Politique commerciale

Visite en Finlande de la commissaire au commerce, Cecilia Malmström
Droits de douanes sur l’acier
Cecilia Malmström, commissaire au Commerce, qui a effectué un déplacement en Finlande, hier, estime que, concernant le litige sur les droits de douane américains sur l’acier et l’aluminium, la menace d’une crise est réelle.
Elle note qu’il s’agit de s’efforcer de trouver une solution à la situation. Dans une guerre commerciale, il n’y aurait que des perdants, selon elle.
Elle relève que la liste de mesures de rétorsion existe toujours, même si elle souhaite que l’on n’ait pas besoin de s’en servir. Mais elle n’exclut pas la possibilité de saisir l’OMC en la matière. Pour elle, il est impossible de voir comment l’acier européen de haute qualité pourrait constituer une menace pour la sécurité des Etats-Unis.
Selon elle, l’UE propose que les Etats-Unis renoncent aux droits de douanes sans aucune condition. « En fait, il ne s’agit pas de négocier, car il n’y a rien à négocier. Nous nous efforçons de les convaincre du fait qu’il est mieux de coopérer. »
Mme Malmstöm rappelle que la surproduction de l’acier est un problème commun. L’acier chinois pas cher sur le marché européen est un problème pour des groupes d’acier européens. L’insécurité concernant les droits de douane est nuisible à l’industrie du secteur, selon elle.
Juha Tervala, professeur de sciences économiques à l’Université de Helsinki, est confiant concernant le fait que ce sera la raison qui l’emportera dans le litige. Les Etats-Unis et la Chine vont finir par arriver à un accord et les Etats-Unis comprendront que les accusations concernant les pratiques injustes européennes sont sans fondement.
HS/A13, KS/24

Politique intérieure

Réforme des services sociaux et de santé

Le vote sur la réforme et les députés de l’opposition
Aamulehti relève que le ministre Juha Sipilä a annoncé antérieurement qu’il comptait demander au Parti suédois et aux Chrétiens-démocrates s’ils pourraient voter en faveur de la réforme des services sociaux et de santé.
Le quotidien a demandé l’avis des députés de ces deux partis. Il a pu contacter huit députés sur dix du Parti suédois et ils ont tous dit qu’ils ne voteraient pas en faveur de la réforme. Les cinq députés des Chrétiens-démocrates ont répondu de façon plus vague. Deux députés n’approuveraient pas la réforme dans sa forme actuelle et trois souhaitent connaître le projet de loi du gouvernement avant de décider lors de l’étude de la réforme au Parlement.
Les deux partis ont décidé de donner les mains libres aux députés lors du vote.
AL/A12

Parlement

Débat sur le retour de M. Väyrynen au Parlement
Helsingin Sanomat rapporte que selon la secrétaire générale du Parlement Maija-Leena Paavola, le retour au Parlement du parlementaire européen Paavo Väyrynen nécessite d’abord une réflexion constitutionnelle à l’Eduskunta.
M. Väyrynen souhaite reprendre son siège au Parlement finlandais début juin et fonder son propre groupe parlementaire, celui du Parti des citoyens.
M. Väyrynen a été élu au parlement européen en 2014 et au Parlement finlandais 2015. Après les élections législatives de 2015, il a décidé de rester au Parlement européen parce qu’il n’a pas obtenu le portefeuille des Affaires étrangères du gouvernement Sipilä qu’il visait.
HS

Motion de censure
Selon Turun Sanomat, une motion de censure sur la politique de l’emploi a été déposée vendredi par le PSD. Les Vrais Finlandais, les Verts et d’Alliance des gauches l’ont également signée.
TS/12

Les députés seront augmentés
Keskisuomalainen relève que les salaires des députés seront augmentés de 1,6 % à partir du 1er mai et de 1,6 % à partir du 1er janvier 2019.
A partir du 1er mai, le salaire d’un député sera de 6510 euros par mois et de 6997 euros par mois pour ce qui sont députés depuis douze ans.
Le président du Parlement touchera 11 981 euros et les vice-présidents 9 987 euros par mois.
KS

Elections législatives

Le mouvement Liike Nyt pourrait présenter des candidats
Selon Aamulehti, le mouvement Maintenant, crée récemment par Harry Harkimo et Mikael Jungner, pourrait nommer aux prochaines élections législatives des candidats soutenus par une association électorale. Le mouvement a fait une demande d’inscription dans le registre des associations la semaine dernière.
Le directeur chargé des élections au ministère de la Justice, Arto Jääskeläinen, rappelle que précédemment des candidats d’une association électorale ont été élus au Parlement en 1987. Il s’agissait de quatre candidats verts avant la création du parti de l’Alliance verte.
AL/A13

Aides sociales

« Le prochain grand chantier ? » HS
« Trop de personnes vivent des aides sociales » HS
Helsingin Sanomat estime que le chantier du prochain gouvernement sera certainement de réformer les aides sociales.
Le journal rappelle que l’allocation logement (touchée par 860 000 personnes), le revenu minimum (395 000 allocataires) et l’allocation chômage (387 000 allocataires) représentaient 7 milliards d’euros en 2016.
La plupart des partis ont présenté leur modèle de réforme ou s’apprêtent à le faire.
HS

Réforme Sote

La base du Rassemblement national divisée sur la réforme
Nykypäivä, journal du parti du Rassemblement national, rapporte que les militants du parti sont très divisés sur la réforme des services sociaux et de santé.
Selon une étude du journal auprès de ses lecteurs, 48% estiment qu’il est bon d’approuver cette réforme durant la législature contre 44% qui pensent le contraire.
Selon cette étude, 57% des personnes interrogées pensent que les critiques internes venant du rassemblement national contre cette réforme sont une bonne chose pour le parti contre 34% qui pensent le contraire.
NP

Banque de Finlande

Les délégués bancaires proposent Olli Rehn comme gouverneur
Le Conseil bancaire parlementaire a proposé à l’unanimité Olli Rehn au poste de gouverneur de la Banque de Finlande. Le mandat de sept ans commencera le 12 juillet 2018.
La nomination sera faite par le Président sur proposition du gouvernement.
HS

Economie

Fortum
Helsingin Sanomat rend compte du bénéfice accru du groupe énergétique Fortum. Il s’élève à 405 millions d’euros par rapport à 313 millions d’euros il y a un an.
Par contre, les activités du groupe en Russie ont été moins rentables, principalement à cause du faible cours du rouble.
HS/A28

Nokia
Le groupe de réseaux informatiques Nokia a eu des difficultés au début de l’année, notamment sur le marché américain, mais selon Kristian Pullola, directeur auprès du groupe, les problèmes sont temporaires.
Les investissements des téléopérateurs dans la technologie 4g n’augmentent plus et les groupes de réseaux s’attendent à ce que la technologie 5g améliore considérablement leur rentabilité. Nokia est confiant pour que, vers la fin de l’année, on verra une différence par rapport au premier semestre.
Selon M. Pullola, Nokia a déjà beaucoup de nouvelles commandes, même si elles n’ont pas été livrées ni facturées encore.
Nokia ne communique pas à présent sur son investissement dans les technologies liées à la santé du groupe français Withings, acheté il y a deux ans. En février, il s’agissait de chercher à le vendre.
HS/A28

France – Finlande

Construction navale

Chantier naval de Saint-Nazaire
Turun Sanomat rapporte que l’entreprise Pematek à Loimaa (commune entre Turku et Tampere) a obtenu une deuxième commande du chantier naval de STX à Saint-Nazaire. Il s’agit d’une unité de soudure laser hybride.
TS/13

Cinéma

La Villa
Helsingin Sanomat et Aamulehti publient de très bonnes critiques du nouveau film de Robert Guédiguian qui sort aujourd’hui dans les salles en Finlande.
SK

Gastronomie

La cuisine française en force à Tampere
Aamulehti rapporte que, après les populaires 4 vuodenaika et Liv, Tampere s’est enrichie d’un restaurant français de plus, le bistro Kulma 26.
Le critique du journal a bien apprécié ce nouveau bistro.
AL

Jeudi 26 avril 2018

Politique étrangère et européenne

France – Etats-Unis

Analyse :
« Macron a dévalisé la banque aux Etats-Unis » yle
Le correspondant d’Yle aux Etats-Unis, Mika Henttunen rapporte que le président français s’est exprimé aux Etats-Unis comme le leader d’Europe et le sauveur de la planète et M. Henttunen considère que, selon les premières estimations, M. Macron a réussi sa visite d’Etat.
Yle

Climat

Rencontre des ministres de l’Environnement à Paris
« La Finlande souhaite des objectifs climatiques plus ambitieux » HBL
La Finlande et la France font partie des pays qui souhaitent promouvoir des objectifs climatiques plus ambitieux pour l’UE. Les ministres de l’Environnement des Etats membres se sont réunis à Paris, hier.
La Finlande souhaite que les émissions liées au chauffage des logements puissent être prises en compte dans les quotas d’émission et leur vente.
Le Premier ministre Juha Sipilä se félicite du fait que la Finlande soit parmi les Etats membres qui s’efforcent de faire de l’UE un pionnier en matière de politique climatique.
HBL/6

Syrie

M. Soini estime qu’en un an, pratiquement rien n’a changé
La Finlande accordera 25 millions d’euros en Syrie durant cette année, par rapport à 35 millions d’euros en 2017 et 34 millions en 2016.
M. Soini, ministre des Affaires étrangères a dit que la Syrie continuait à être importante pour la Finlande, mais que tout ne pouvait pas se mesurer en argent. Il a dit que dans l’aide humanitaire et au développement, il fallait faire des choix et définir de nouvelles priorités.
M. Soini dit qu’il a exprimé sa tristesse et son colère sur le fait que la communauté internationale n’était pas capable de changer la situation en Syrie. Il a déploré que très peu avait changé par rapport à il y a un an.
M. Soini a dit que les Etats membres partaient du principe que la reconstruction ne serait pas financée par des crédits européens si al-Assad restait au pouvoir. Il estime toutefois qu’il faudra être en contact avec des instances de l’administration syrienne si on arrive à mettre fin à la guerre. Cela est difficilement imaginable si la Russie et l’Iran ne feront pas pression sur al-Assad pour qu’il renonce au pouvoir.
M. Soini estime que Daech est battu mais pas détruit. Il craint que, faute de solution politique, Daech ou une autre organisation du même genre pourra revenir, ce qui serait catastrophique et plus radical encore.
HS/A25

Finlande – Russie

Rossiskaja Gazeta fait maintenant l’éloge de Fortum
Le quotidien officiel russe Rossiskaja Gazeta a publié un nouvel article sur Fortum. Le texte fait l’éloge du groupe énergétique et de sa présence en Russie sous forme d’excellentes centrales.
La semaine dernière, Fortum a été ardemment critiqué par le même quotidien.
Le nouvel article se base sur la rencontre entre le ministre énergétique russe et le directeur général de Fortum, Pekka Lundmark, et le directeur de la filiale russe du groupe. Le ministre a parlé très favorablement de Fortum. Helsingin Sanomat note que par contre, la filiale russe Unipro de l’allemand Uniper est cette fois critiquée dans l’article. L’auteur se félicite du fait que Fortum ait désormais une participation importante dans Uniper.
HS/A29

Défense

Les appels d’offre des candidats à la succession des F-18 partent vendredi
La Finlande remettra vendredi les appels d’offre des cinq candidats à la succession des F-18 aux administrations britannique, française, suédoise et américaine qui les feront parvenir ensuite aux fabricants des cinq appareils à travers les gouvernements concernés.
Les cinq appareils en lice pour la future acquisition finlandaise sont : le britannique Eurofighter Typhoon, le français Dassault Rafale, le suédois Saab Gripen E et les américains Boeing F/A-18 Super Hornet et Lockheed Martin F-35.
« La préparation de cette grande acquisition d’avions de combat se fait depuis longtemps et de façon très transparente. Le parlement s’y apprête à un tel point qu’un certain nombre de députés sont devenus de véritables experts en aviation », écrit le journaliste Juha-Pekka Raeste de Helsingin sanomat.
D’un point de vue politique, l’acquisition bénéficie d’ailleurs d’un relativement important soutien parlementaire. Dans le rapport du gouvernement, seule l’Alliance des gauches a déposé un avis divergent.
L’appel d’offre est composé de cinq critères décisifs de sélection : outre la capacité de performance (critère le plus important), il s’agit de la sécurité de l’approvisionnement militaire, de la politique de sécurité, de la collaboration industrielle et du prix.
La collaboration industrielle signifie que le gouvernement dans le pays du fabricant doit pouvoir garantir que l’industrie de défense finlandaise sera en mesure d’entretenir et de réparer les chasseurs et leurs systèmes. Autrefois, la collaboration industrielle pouvait comporter des accords de compensation ce qui n’est plus permis par l’UE.
La politique de sécurité fait partie des critères de sélection car le gouvernement finlandais devra considérer sa position en matière de politique de sécurité et vérifier si celle-ci est bien conforme à l’acquisition sélectionnée. Dès lors, le gouvernement finlandais devra réfléchir notamment sur le bien-fondé d’un point de vue de la politique sécuritaire à poursuivre la collaboration entre son armée de l’air et les Etats-Unis. De la même manière, on pourra justifier d’un approfondissement de la coopération avec la Suède ou de l’accroissement de l’importance d’une politique de défense européenne commune.
Depuis 2004, on ne cesse de souligner l’importance de la capacité des avions de combat pour intervenir sur tout le territoire finlandais en soutien à l’artillerie par exemple. « Il ne s’agit pas seulement d’acheter des avions et des armements. Il s’agit de voir comment l’information se met en réseau et comment se forme la capacité de performance d’un grand concept », explique le directeur de programme de l’acquisition des chasseurs, Lauri Puranen.
En fin de compte, la question est de savoir comment les nouveaux avions de combat s’ajustent dans le système de défense de la Finlande. Il est également important d’évaluer comment les avions collectent et transmettent des données en vol.
La décision sur l’acquisition des chasseurs appartient formellement au ministère de la Défense mais le gouvernement peut s’accaparer ce droit lorsqu’il s’agit, comme ici, d’achats de grande envergure. Le gouvernement peut alors aboutir à une solution différente de celle proposée par l’administration ou le ministre de la Défense.
Le commandant de l’armée de l’air, le général de division Sampo Eskelinen, rappelle que tous les candidats sont nettement plus performants que les Hornet F-18 qu’ils sont censés remplacer.
« Il n’est pas pertinent de monter un nouveau système sur un ancien mais plutôt d’exploiter au maximum le potentiel du futur matériel », explique Eskelinen. Il estime que lors de la décision, une importance considérable incombe à la crédibilité du développement des systèmes de formation et d’entretien des avions sur les 30 années à venir
HS26.4/A13

Politique intérieure

Partis politiques

Le nombre d’adhérents des partis politique est en baisse
Aamulehti relève que, depuis 2008, seulement trois partis politiques ont réussi à faire augmenter le nombre de leurs adhérents : Les Verts, les Vrais Finlandais et l’Alliance des gauches.
Les grands partis – le Centre, le Rassemblement national et le PSD – ont cependant perdu des adhérents.
Le quotidien souligne que les chiffres ont été annoncés par les partis et il n’y a pas de statistiques exhaustives.
Le Centre : 170 951 adhérents en 2008 et 102 772 en 2017 ;
Le PSD : 50 736 en 2008 et 39 204 en 2017 ;
Le Parti suédois : 30 053 en 2008 et 24 561 en 2017 ;
L’Alliance des gauches : 9 856 en 2008 et 11 077 en 2017 ;
Les Vrais Finlandais : 3 000 en 2008 et 10 700 en 2017 ;
Les Chrétiens-démocrates : 12 101 en 2008 et 9 336 en 2017 ;
L’Alliance verte : 3 764 en 2008 et 8 818 en 2017.
Le Rassemblement national n’annonce que le nombre actuel d’adhérents : 34 000. L’Avenir bleu estime que le parti a moins de 1 000 adhérents.
Le quotidien souligne que seulement un petit nombre d’adhérents sont actifs au niveau national ou régional.
AL/A8

Parlement

M. Väyrynen récupèrera son siège au Parlement national
Aamulehti rapporte que le parlementaire européen Paavo Väyrynen (71 ans), qui a été élu (au parlement européen en 2014 puis au parlement finlandais en 2015, tout en décidant de siéger à Bruxelles plutôt qu’à Helsinki) dans les rangs du Centre mais a ensuite fondé son propre Parti des citoyens, a donné une conférence de presse mercredi.
Il a annoncé qu’il quitterait le Centre et renonçait au titre de président honoraire. Il reprendra son siège au Parlement finlandais début juin et fondera son propre groupe parlementaire, celui du Parti des citoyens.
M. Väyrynen ne compte pas voter en faveur de la réforme sur les services sociaux et de santé.
Le suppléant de M. Väyrynen au Parlement finlandais, Mikko Kärnä, grand ami de la Catalogne, devra donc céder sa place à M. Väyrynen.
La situation du Parti des citoyens n’est pas claire, parce que M. Väyrynen et la direction du parti sont en procès. Contrairement à ce qu’il a dit antérieurement, M. Väyrynen n’a pas l’intention de démissionner de ce parti.
AL/A9

Mme Vehkaperä remplacera M. Väyrynen au Parlement européen
Selon Aamulehti, la députée centriste Mirja Vehkaperä remplacera M. Väyrynen au Parlement européen, parce que le premier suppléant centriste, Mikael Pentikäinen, directeur général de l’association des entrepreneurs finlandais, ne veut pas quitter son poste actuel.
AL/A9

Gouvernement

Les Bleus restent au gouvernement
Aamulehti relève que le président de l’Avenir bleu, le ministre des Affaires européennes et de la Culture Sampo Terho, a annoncé, après la réunion du bureau national des Bleus, que le parti resterait au gouvernement, malgré la colère suscitée par la défection de Kaj Turunen, député bleu qui a décidé de joindre le groupe parlementaire du Rassemblement national. Cela a été une surprise aussi bien pour M. Terho que pour le Premier ministre Juha Sipilä.
M. Terho a continué à critiquer le Rassemblement national et son président Petteri Orpo.
M. Sipilä réunira les présidents des partis du gouvernement la semaine prochaine. M. Terho veut évoquer, à cette occasion, les règles du jeu de la coopération gouvernementale et l’engagement des trois partis à respecter le programme du gouvernement.
AL/A13

Mme Lepomäki critique la direction du Rassemblement national
Selon Aamulehti, Elina Lepomäki, députée du Rassemblement national, a publié hier un livre où elle critique ardemment son parti et la manière dont il est dirigé.
Elle estime que le Rassemblement national est concentré sur son succès électoral et ressemble plutôt à une association sportive qu’à un parti politique.
Il ne s’agit toutefois pas d’une méfiance envers le président du parti Petteri Orpo mais d’une critique de la culture politique du parti.
AL/A9

Point de vue
« Harkimo, le Trump finlandais ? » HS
Saska Saarikoski compare le député Harry Harkimo au Président américain : tous deux sont des hommes d’affaires issus de familles aisées, passés par la téléréalité et ayant fait du business avec de troubles partenaires russes. Ce sont des héritiers des élites qui se retournent contre l’élite et font appel au bon sens contre la connaissance. Pour que M. Harkimo réussisse à être le Trump finlandais, il peut compter sur son charisme mais il faudra surtout qu’il trouve un bouc émissaire susceptible de mobiliser les électeurs, estime Saska Saarikoski.
HS

Banque de Finlande

Olli Rehn considéré comme favori au poste de gouverneur
Le Conseil bancaire parlementaire qui surveille la Banque de Finlande devrait proposer, demain, un nouveau gouverneur à la Banque de Finlande, en remplacement d’Erkki Liikanen qui terminera son deuxième mandat cet été.
Le président du conseil bancaire, Matti Vanhanen (Centre), rappelle que le gouvernement et le Président auront leurs rôles dans la nomination et que l’idée du conseil bancaire est de leur laisser suffisamment du temps pour réfléchir. Le gouvernement peut adopter la proposition du conseil bancaire ou présenter un autre candidat.
Le Président de la République, qui n’est pas tenu par la proposition du gouvernement, désigne le gouverneur. Dix candidats se sont présentés.
AL/A18

Social

Le conflit du BTP s’intensifie
Le conflit sur les augmentations de salaires du secteur du bâtiment ne s’apaise pas. Après que le syndicat Rakennusliitto a annoncé des préavis de grève, le patronat du BTP a annoncé un lock-out à partir du 9 mai.
HS

Universités

Jari Niemelä nouveau recteur de l’université d’Heslsinki
Le professeur d’écologie urbaine Jari Niemelä a été choisi comme nouveau recteur de l’université d’Helsinki en remplacement de Jukka Kola. Ce dernier, qui se représenté n’a donc pas été reconduit. Helsingin Sanomat rapporte que la direction actuelle de l’université est critiquée pour n’avoir pas suffisamment défendu l’université contre les plans d’austérité du gouvernement et de n’avoir pas cherché de solution alternative à l’important plan de licenciements mis en œuvre ces dernières années.
HS

Energie

Centre géothermique d’Otaniemi
Le centre géothermique d’Otraniemi St1 Deep Heat a atteint la profondeur recherchée de 6,4 kilomètres. Cela fera de ce centre le 4ème plus profond au monde.
L’objectif est que la centrale puisse produire de la chaleur à partir de fin 2019.
HS

France – Finlande

Cinéma

La Villa
Suomen Kuvalehti publie une bonne critique du nouveau film de Robert Guédiguian qui sort demain sur les écrans en Finlande.
SK

Mercredi 25 avril 2018

Politique étrangère et européenne

France – Etats-Unis

Visite du président Macron aux Etats-Unis
« Trump et Macron veulent un nouvel accord sur le nucléaire iranien » HS
« Les présidents français et américain ont évoqué un nouvel accord avec l’Iran » KS
Helsingin Sanomat et Keskisuomalainen rapportent que la visite d’Etat de M. Macron aux Etats-Unis était la première du mandat de M. Trump. STT relève que même si les présidents français et américain se sont montrés comme de chers alliés, ils semblent diverger sur de nombreux sujets politiques.
HS KS

Syrie

La Finlande représentée par M. Soini à la conférence sur la Syrie
Le ministre des Affaires étrangères, Timo Soini, qui représente la Finlande à Bruxelles, à la conférence sur la Syrie, mardi et mercredi, estime que la guerre est une énorme catastrophe humanitaire, mais également une immense crise régionale au niveau du développement. Il rappelle que 13 millions de personnes en Syrie ont besoin de protection et d’aide humanitaire.
La Finlande a alloué 25 millions d’euros à l’aide à la Syrie, cette année.
M. Soini a dit que les violations de droits de l’homme et du droit international humanitaire continuent et qu’il s’agit d’y intervenir et faire de sorte que l’aide arrive à destination.
AL/A12

Centre de lutte contre les menaces hybrides

Interview de Hanna Smith par Suomen kuvalehti
Au début des années 2000, les dirigeants russes ne se sentaient pas suffisamment respectés autour des plus importantes tables de négociation sur le plan international. Depuis, la Russie cherche par tous les moyens à renforcer sa position de superpuissance et à se faire entendre.
Ce n’est qu’après l’occupation de la Crimée par les Russes que l’Europe et les Etats-Unis se sont réveillés pour répondre concrètement aux menaces hybrides russes. L’idée de créer un centre d’excellence spécial est finalement née en 2016.
Le budget du Centre est de 1,5 millions d’euros. La somme parait modique, notamment si on la compare à la télévision de propagande de l‘Etat russe (RT) qui fonctionne partout dans le monde avec un budget annuel de plus de 250 millions d’euros. Le Centre regroupe 13 pays : la Grande-Bretagne, l’Espagne, la Hollande, la Lettonie, la Lituanie, la Norvège, la Pologne, la France, le suède, l’Allemagne, le Danemark, l’Estonie et les Etats-Unis.
« C’est un centre d’excellence d’un type nouveau et unique. La coopération est basée sur une intégration en réseaux solidement coordonnée », annonce la directrice du Centre, Hanna Smith.
Employé pour la première fois par les scientifiques militaires pour analyser la première guerre en Tchétchénie, le terme « hybride » date des années 1994-97. Les scientifiques expliquent que les Tchétchènes avaient réussi à brouiller leurs véritables objectifs par des campagnes d’information, et l’intégrité du peuple avait finalement surpris les Russes. « Saisissant alors sa faiblesse, la Russie a commencé à développer intentionnellement sa communication stratégique », explique-t-elle.
Elle précise que les menaces hybrides ne proviennent pas uniquement de la Russie. La Chine emploie les mêmes méthodes lorsqu’elle cherche à augmenter son hégémonie en Mer de Chine et dans l’Ouest, tout comme l’Iran qui se bat contre les Etats-Unis, Israël et l’Arabie-Saoudite. Les dirigeants iraniens traitent les Etats-Unis de « grand Satan » dans leur propagande et soutiennent les rebelles shiites irakiens dans leur combat contre les Américains. En même temps ils soutiennent les groupes de tête iraniens qui cherchent à rendre plus positive l’image de leur pays.
La technologie des années 2000 a créé de nouveaux terrains de combat comme les médias sociaux qui sont un important faiseur d’opinion. Smith estime que l’évolution est dangereuse car elle fait disparaitre la signification des faits. Il ne reste plus que des opinions et des interprétations. Simultanément, la confiance envers les autorités baisse.
Des tentatives d’intimidation sont dirigées vers des pays membres isolés de l’UE dans le but de nuire à l’intégrité de l’Union, notamment en Finlande pour amplifier l’euroscepticisme ou inciter les gens à se tourner contre l’immigration. Cela affaiblit le pouvoir de décision du gouvernement et pourrait détacher la Finlande du front majoritaire des pays de l’UE.
Smith évoque l’arrivée massive d’immigrants par les postes frontières russes dans le nord de la Finlande durant l’hiver 2015-2016. Le nombre des demandeurs d’asile a rapidement grimpé à 1 800. Smith estime qu’il s’agissait peut-être d’une tentative de briser le front des pays membres de l’UE et de pousser la Finlande à signer un accord bilatéral avec la Russie. « D’autres prétendent qu’il s’agissait d’une mise en garde pour ne pas convoiter une adhésion à l’OTAN », explique Smith. De toutes les manières, il s’agissait d’une épreuve agencée par la Russie pour tester la frontière extérieure de l’UE. De même, la frontière extrême de l’OTAN avait été testée en Norvège où des demandeurs s’étaient rués dans le pays par le nord.
L’influence hybride est souvent accompagnée d’une pression économique. Dans cette catégorie Smith place la centrale nucléaire de Fennovoima. Elle rappelle qu’à un moment critique le projet était mené par un prête-nom croate avec des moyens douteux. Pour elle, les disputes sur les gardes d’enfants soulevées par les Russes sont aussi des pratiques d’influence de type hybride et sont liées à la volonté des Russes de surveiller ses expatriés. Ce type de dispute a également été provoqué en Norvège, en Tchéquie et en France.
« La Russie avait exigé de la Finlande la création d’un conseil spécial qui aurait recensé tous les ressortissants russes en Finlande. Comme cela ne s’est pas fait, la Russie a forcé tous ses expatriés désirant garder leur nationalité russe à se faire enregistrer.
En ce moment, le Centre hybride d’Helsinki analyse les éventuelles fragilités de ses pays membres, telles les double-nationaux et les infrastructures fondamentales pour la société. Il étudie notamment dans quelles conditions les étrangers peuvent acquérir des terrains.
SK16/26-29

Défense

Les candidats à la succession des F-18 dans le ciel finlandais en juin
Le pilote du Royal air force Jim Peterson sur son Eurofighter Typhoon sera présent aux festivités organisées pour le centenaire de l’armée de l’air à Tikkakoksi près de Jyväskylä en juin prochain. Eurofighter Typhoon est un des candidats en lice pour succéder aux Hornet F-18.
L’armée de l’air française avait auparavant confirmé la présence en vol des Rafales à Tikkakoski.
Tous les cinq appareils en lice pour la future acquisition finlandaise seront exposés lors des festivités : le britannique Eurofighter Typhoon, le français Dassault Rafale, le suédois Saab Gripen E et les américains Boeing F/A-18 Super Hornet et Lockheed Martin F-35.
KS25.4/48

Médias

La Finlande perd une place dans le classement de RSF
STT rapporte que la Finlande est passée à la quatrième place (après la Norvège, la suède et les Pays-Bas) dans le classement annule de reporters sans frontières sur la liberté de la presse.
La Finlande qui avait occupé de 2010 à 2016 la première place était passée troisième l’année dernière suite au Sipilägate.
Cette année c’est l’affaire de la perquisition contre une journaliste du Helsingin Sanomat suite à la publication des articles sur le renseignement militaire qui a motivé RSF.
Yle

Politique intérieure

Partis politiques

M. Turunen quittera les Bleus pour le Rassemblement national
Helsingin Sanomat relève que Kaj Turunen, député des Bleus et président de la commission de l’économie du Parlement, a lancé mardi « une bombe politique » : il quittera les bleus pour joindre le groupe parlementaire du Rassemblement national.
Les Bleus, dont la popularité est très basse selon les sondages (1,6 % au dernier sondage d’HS) se sont fâchés avec le Rassemblement national, qui, selon eux, sont « à la pêche aux députés bleus ».
Le président du Rassemblement national Petteri Orpo a rejeté les accusations et a tenté d’apaiser ces critiques. « A mon avis, il n’y a rien de spécial. Un représentant d’un autre parti du gouvernement vient chez nous, c’est tout. Il s’agit du choix de M. Turunen. »
Selon le président des Bleus Sampo Terho, il s’agit d’un coup dur à l’égard de la confiance interne du gouvernement. « Le gouvernement a une majorité très juste au Parlement et il a besoin de la confiance surtout maintenant. »
M. Terho a particulièrement critiqué M. Orpo de ne pas l’avoir prévenu, ni le Premier ministre alors même que tous trois ont eu mardi matin une réunion gouvernementale, quelques heures avant l’annonce du chanbgement de parti de M. Turunen.
Pour M. Terho, « il s’agit d’une provocation du Rassemblement national afin de faire tomber le gouvernement ». M. Orpo a affirmé que le cas de M. Turunen n’avait rien à voir avec les réformes du gouvernement.
Le gouvernement a eu en 2015 une majorité de 124 députés. Après la division des Vrais Finlandais la majorité n’a été que 105 députés. La semaine dernière, Harry Harkimo a quitté le Rassemblement national et la majorité a baissé à 104, même si M. Harkimo a l’intention de voter avec le gouvernement sur la plupart des questions.
Le Premier ministre Juha Sipilä compte réunir le trio, soit les présidents des partis au du gouvernement, la semaine prochaine pour évoquer la défection de M. Turunen. M. Sipilä a regretté de ne pas avoir été informé à l’avance de la décision de M. Turunen.
HS/A6

Quel sera l’avenir des Bleus ?
Helsingin Sanomat rapporte qu’après le départ de M. Turunen, le groupe parlementaire des Bleus aura encore 18 députés. Si les intentions de vote en faveur de ce parti n’augmenteront pas, la plupart des députés ne seront plus réélus.
Les députés bleus ont trois options : ils peuvent rester au groupe parlementaire bleu jusqu‘à la fin ou quitter le parti comme M.Turunen ou tenter de nouer des alliances électorales. Les Bleus pourraient aussi faire comme l’avaient fait l’Alliance des gauches et les Verts lors de la législature précédente : quitter le gouvernement avant les élections législatives.
HS/A7

Tour de passe-passe du Rassemblement national pour faire oublier le départ de M. Harkimo
Selon l’analyse d’Helsingin Sanomat, le Rassemblement national a décidé de publier la décision de M. Turunen hier afin de détourner l’attention du départ de M. Harkimo qui a été une nouvelle catastrophique pour le parti.
M. Turunen a déclaré qu’il avait préparé son départ des Bleus depuis deux mois.
Selon M. Harkimo, M. Orpo est un dirigeant autoritaire, tandis que M. Turunen a fait l’éloge de lui et de ses connaissances de leadership.
HS/A7

Gouvernement

M. Sipilä se prépare à une rébellion sur la réforme SOTE
Selon le tabloïd Iltalehti, le Premier ministre Juha Sipilä compte demander au Parti suédois et aux Chrétiens-démocrates, tous deux dans l’opposition, s’ils pourraient voter en faveur des réformes SOTE du gouvernement.
M. Sipilä, en déplacement à Vaasa, a admis aux quotidiens Ilkka et Pohjalainen, qu’il avait l’intention d’évoquer la question avec « les partis responsables de l’opposition ».
IL

Economie publique

Nordea met en garde contre la détérioration de la compétitivité finlandaise
La croissance économique sera forte cette année (3 %) et en 2019 (2,5 %), mais elle se ralentira ensuite, selon les prévisions de la banque Nordea. La banque estime que l’accent de la croissance se transférera des investissements et des exportations vers la consommation intérieure, ce qui affaiblira l’amélioration de la rentabilité du travail.
Nordea estime que les augmentations salariales sur lesquelles on s’est mis d’accord cet hiver reviendront chères pour l’économie publique. La rentabilité du travail n’augmente pas au même rythme que les salaires.
HS/A28

Emploi

Le taux d’emploi continue à s’améliorer
En mars, il y avait 37 000 personnes employées de plus qu’à la même époque en 2017. Selon l’Institut national d’études statistiques, le taux d’emploi était de 71 ,1 %. Il s’améliore petit à petit depuis janvier 2017, grâce notamment à la croissance économique.
Le taux de chômage était de 8,2 % en mars, contre 8,3 % en février.
240 000 personnes étaient au chômage en mars, ce qui est 20 000 de moins qu’il y a un an.
HS/A28

France – Finlande

Festival d’Helsinki

Electro Deluxe en ouverture
C’est le groupe français Electro Deluxe qui ouvrira le festival d’Helsinki le 17 août.

Mardi 24 avril 2018

Politique étrangère et européenne

France – Etats-Unis

Visite du président Macron aux Etats-Unis
« Macron défend l’accord avec l’Iran auprès de M. Trump » TS AL
« Il faut essayer de maintenir l’accord avec l’Iran » AL
« L’Europe a la difficile tâche de sauver l’accord avec l’Iran » HS

Finlande – Etats-Unis

Communication téléphonique entre les Présidents
Helsingin Sanomat relève que la présidence annonce dans un communiqué de presse que les présidents Niinistö et Trump ont eu lundi une communication téléphonique, à l’initiative du président finlandais. Les présidents ont évoqué la situation internationale actuelle et notamment la région arctique, la Finlande assumant la présidence du Conseil arctique. M. Trump a encore félicité M. Niinistö pour sa réélection.
M. Niinistö a espéré que les prochains entretiens de M. Trump avec le Président Macron et avec la chancelière fédérale Angela Merkel seront fructueux.
HS/A21

Conseil de l’Europe

Azerbaïdjan
Yle rapporte que selon un groupe de recherche nommé par le Conseil de l’Europe, cinq anciens parlementaires, dont le Finlandais Jaakko Laakso, ancien député de l’Alliance des gauches jusqu’à 2011, ont fait du lobbying en faveur de l’Azerbaïdjan, ce qui est contre la règlementation du Conseil de l’Europe
Selon le rapport du groupe de recherche, l’Azerbaïdjan a tenté de verser de l’argent aux députés de l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe pour que les violations des droits de l’Homme de ce pays ne soient pas évoquées.
M. Laakso rejette les accusations de corruption mais admet avoir été employé comme consultant. Son objectif a été de rendre normales les relations entre l’Azerbaïdjan et le Conseil de l’Europe.
M. Laakso, membre honoraire du Conseil de l’Europe, ne participera plus aux réunions du Conseil. Il a été membre de la délégation finlandaise au Conseil de l’Europe en 1991-2003 et suppléant de 2077-2011, ainsi que le président du groupe de gauche en 1992-2003.
La présidente de l’Alliance des gauches Li Andersson et la présidente de la délégation finlandaise actuelle au Conseil de l’Europe Maria Guzenina (PSD) condamnent l’action de M. Laakso.
Yle

Finlande – Chine

Bois-papier
Un groupe chinois devient actionnaire dans Finnpulp
Helsingin Sanomat rend compte d’un avancement dans le projet du groupe de pâte à papier Finnpulp de créer une usine de bioproduits à la base de résineux à Kuopio.
Le chinois Hengan International est désormais actionnaire à hauteur de 36,5 % dans le projet qui s’élèverait à 1,4 milliards d’euros
En mars, un autre projet d’usine de pâte à papier a avancé grâce à l’achat d’actions de Boreal Bioref par le chinois Shanying.
HS/A26

Exportations de pâte à papier
« Les forêts finlandaises vendues en tant que pâte à papier pas cher aux Chinois » Yle
Yleisradio publie un article sur la Chine comme locomotive des projets finlandais de l’industrie forestière. Des projets se font avec de l’argent chinois et pour les besoins chinois, et Yle se demande si cela bénéficie à la Finlande.
Avec la dernière nouvelle concernant la participation chinoise au projet de Finnpulp, il y a actuellement quatre gros projets qui impliquent une présence chinoise.
Selon le centre national de ressources naturelles, Luke, la Chine ne dispose pas de suffisamment de matière première pour une demande croissante.
Les spécialistes notent que la pâte à papier n’est toutefois pas le produit d’avenir. La Finlande souhaiterait exporter plutôt de produits de haute technologie. Olli Dahl, professeur de technologies environnementales de l’Université Aalto estime que l’arrivé des Chinois sur le marché forestier finlandais est un signe du manque d’ambition des groupes finlandais. L’industrie forestière a omis de développer de nouveaux produits, alors que la Finlande aurait besoin de biens plus transformés.
Les coupes accrues de forêts sont une question qui divise les spécialistes. Certains estiment que, pour lutter contre le changement climatique, ainsi que du point de vue de la biodiversité, les coupes sont une menace.
Yle

Exportations de viande en Chine
Le groupe agro-alimentaire HKScan a envoyé, lundi, un premier lot de porc en Chine. Il est prévu que 25 tonnes de viande partent dans les semaines qui viennent.
Le groupe Atria y exporte lui aussi de la viande de porc depuis un an.
HKScan envisage d’exporter environ trois millions de kilos de porc cette année, pour arriver à neuf millions de kilos d’ici 2020.
Esa Wrang, directeur du programme Food from Finland de Business Finland, note que traditionnellement les exportations agro-alimentaires finlandaises se sont dirigées vers la Russie, mais que, depuis les sanctions, les groupes ont dû chercher à s’investir ailleurs. Valio et Kesko ont également des activités en Chine, et selon M. Wrang, de nombreux petits et moyens groupes cherchent à entamer des exportations en Chine.
HS/A25

Politique intérieure

Social

Grève dans les crèches
Helsingin Sanomat relève qu’une grève des puériculteurs menace de fermer des crèches demain mercredi à partir de midi à Helsinki et Uusimaa (province autour de la capitale).
La ville d’Helsinki, qui est en train d’examiner combien de personnes comptent participer à la grève, fera une annonce aux parents encore aujourd’hui.
Les puériculteurs, qui protestent contre la nouvelle loi sur l’éducation de la petite enfance, organiseront une manifestation devant le Parlement mercredi de 13 à 15 heures.
HS/A17

Gouvernement

Propos de M. Sipilä
Talouselämä rapporte que le Premier ministre Juha Sipilä estime que malgré la baisse des intentions de vote en faveurs du Centre, il pourrait gagner les prochaines élections et obtenir un deuxième mandat à la tête du gouvernement.
M. Sipilä prédit que « pendant les six semaine à venir, nous allons voir des scènes inimaginables, surtout concernant l’étude en séance plénière de la réforme des services sociaux et de santé et la réforme sur les régions ».
Talouselämä

Crise au gouvernement ?
Le député de l’avenir Bleu a annoncé aujourd’hui, lors d’une conférence de presse organisée par le rassemblement national au Parlement qu’il quittait le parti de l’Avenir bleu pour celui du Rassemblement national.
Suite à cette annonce, l’Avenir bleu a demandé une réunion d’urgence de la coalition au niveau des chefs des partis (Centre, Rassemblement national et Avenir bleu). Le ministre des Affaires européennes Sampo Terho accuse le Rassemblement national d’essayer de faire tomber le gouvernement.
Le Premier ministre Juha Sipilä a décidé de convoquer une réunion des chefs de la majorité.
Le ministre des Finances et président du Rassemblement national Petteri Orpo juge que ces réactions sont disproportionnées.
Yle

Energie

De nouveaux projets d’énergie éolienne pour un total de 23 milliards d’euros
Uusi Suomi note qu’il y a actuellement des projets éoliens en cours en Finlande pour une capacité de 15 500 mégawatts. Des projets équivalant à une capacité de 7300 MW sont déjà avancés et disposent de l’accord d’une commune ou d’un permis de construire. Ils représentent plus de trois fois la capacité actuelle existante, et couvriraient plus de deux tiers de la quantité d’électricité importée en 2017.
Selon l’institut national de recherche technique VTT, les ressources en matière de vents ont un potentiel pour la production de 300 TWh par an. Cela couvrirait trois fois le besoin annuel de l’électricité.
Uusi Suomi

Recherche

Il faudrait investir plus dans la recherche et la formation
Aamulehti a interviewé le directeur général de Varma, assureur retraite, Risto Murto, qui met en garde contre une dégradation du niveau de la recherche et de la formation finlandaise.
Il rappelle que l’investissement du secteur privé en la matière a diminué d’un milliard d’euros de 2010 en 2017. Si on y ajoute les économies dans le secteur public, cela nuit grandement au potentiel de croissance de long terme.
Selon M. Murto, le secteur universitaire finlandais ne se situe plus à la tête parmi les pays nordiques.
AL/A10-11

Défense

”L’acquisition finlandaise d’avions de combat s’accélère” YLE
L’acquisition finlandaise d’avions de combat passe à la vitesse supérieure, les appels d’offre sont pratiquement prêts et devraient être envoyés aux fabricants dans les semaines qui viennent.
Cinq appareils sont en lice pour l’acquisition : le britannique Eurofighter Typhoon, le français Dassault Rafale, le suédois Saab Gripen E et les américains Boeing F/A-18 Super Hornet et Lockheed Martin F-35.
Outre l’avion de combat, l’acquisition comprend également des systèmes d’utilisation et des armements. La Finlande, qui espère que les nouveaux chasseurs seront opérationnels encore dans les années 2050, aurait besoin de services et de matériel à jour jusqu’à cette date.
Malgré le prix élevé des appareils – de 7 à 10 milliards d’euros - ce n’est qu’une partie du montant total censé représenter le tiers du coût global de la durée de vie des avions. Les deux tiers restants sont causé par d’autres frais. Toute collaboration avec d’autres Etats qui achètent le même appareil serait la bienvenue. « Si les utilisateurs sont nombreux, la Finlande aura davantage de chance de trouver des pays ayant les mêmes intérêts qu’elle », estime le professeur Jyri Raitasalo de l’Ecole des Hautes études de la Défense nationale.
« La communauté » des acquéreurs est importante pour que l’avion soit le plus performant possible. On devrait être capable de prévoir cette perspective jusque dans les années 2050 », écrit la journaliste. Les éléments en matière de politique de sécurité sont également considérables. Cela devrait intéresser les hommes politiques qui prendront les décisions au début des années 2020.
Selon les informations d’Yle, la Finlande suit de près les débuts de l’avion suédois Gripen dont le dernier modèle n’a été vendu qu’à une centaine d’exemplaires, en Suède et au Brésil. Saab espère néanmoins pouvoir vendre environ 400 appareils dans les années à venir.
Les volumes de production des avions américains sont importants. Le Super Hornet sera utilisé par la marine américaine encore dans les années 2040. Le F-35 de Lockheed Martin, fabriqué à 300 exemplaires, a été acheté notamment en Europe par la Norvège et les Pays-Bas. Néanmoins, l’emploi des avions dans ces pays ne sera pas forcément le même qu’en Finlande.
Les Européens Typhoon et Rafale voleront au Proche-Orient et en Europe dans les années à venir, bien qu’ils soient moins nombreux que les Américains.
Une nouveauté intéressante se profile en Europe avec le projet de la France et de l’Allemagne de concevoir un nouveau chasseur européen. Encore simplement au stade de la décision politique, ce projet n’a pour l’instant aucune configuration industrielle.
Selon les sources françaises d’Yle, la France et l’Allemagne ont l’intention d’annoncer de grandes nouvelles sur l’aviation militaire au salon de l’aviation de Berlin. Selon le journal Les Echos, il s’agirait précisément de chasseurs et de systèmes de combat aérien d’avenir qui pourront remplacer le Rafale et l’Eurofighter et sera prêt vers l’année 2035.
Il est encore trop tôt pour prédire si le projet aura des effets sur la future acquisition finlandaise. La Finlande a besoin de ses avions vers le milieu de la prochaine décennie alors que le projet de l’appareil européen n’est même pas encore sur la table à dessin.
Selon le professeur Jyri Raitasalo, ni les pays participants au projet, ni les éventuels futurs acheteurs ne sont encore identifiés. Apparemment le suédois Saab serait intéressé par ce projet de coopération. La directrice de communication de Saab, Ann Wollgers, ne se prononce pas et se contente de signaler que pour l’instant « Saab ne fait pas partie du projet ».
L’acquisition finlandaise et les appels d’offre sont gérés par le département de la logistique de la défense nationale en collaboration avec l’armée de l’air. Ensemble ils devront s’assurer que les appareils choisis correspondront aux besoins de la Finlande jusque dans les années 2050.
« L’essentiel réside dans la performance. Nous devons être persuadés que l’avion sélectionné restera performant jusqu’à la fin de son cycle de vie », affirme le directeur de programme de l’acquisition des chasseurs, Lauri Puranen.
Selon lui, tous les avions de combat sont sur la même ligne. « Il est difficile de dire si ce projet européen va créer de l’ambiguïté. Nous allons nous en assurer par d’autres biais », dit Puranen.
www.yle.fi

France – Finlande

Turku

Turku s’expose à Paris
Turun Sanomat rapporte que la Maire de Turku Minna Arve est à paris où elle tient une conférence de presse dans les locaux de l’ambassade de Finlande afion de promouvoir le tourisme dans sa ville.
TS

Lundi 23 avril 2018

Politique étrangère et européenne

Union européenne - Politique de cohésion

Billet de Markku Markkula, vice-président du Comité des régions
Helsingin Sanomat publie un billet de Markku Markkula qui estime que l’UE a besoin d’une politique de cohésion forte. Les coupes en la matière auraient un effet inévitable sur des projets finlandais. Suite au Brexit, la Commission européenne a présenté trois scénarios différents dont deux laisseraient la Finlande sans aucune subvention du fonds structurel. Pour cela, l’orientation du gouvernement de prendre en compte les effets du Brexit sans pour autant toucher aux aides de cohésion et agricoles n’est pas réaliste.
Ce qui est particulièrement inquiétant, pour M. Markkula, c’est le fait que le ministre de la Culture, du Sport et des Affaires européennes, Sampo Terho, a même proposé d’abandonner la politique de cohésion européenne et de la remplacer par des aides régionales nationales. Pour M. Markkula ces propos relèvent d’un protectionnisme et nationalisme dangereux. Il se félicite du fait qu’ils ne représentent pas la ligne officielle du gouvernement finlandais.
Il rappelle que parmi les contributeurs net la Finlande se situe bien : sa contribution nette est inférieure à celle de la Suède ou du Danemark.
M. Markkula note que le Comité des régions a proposé que les Etats membres contribuent dans le budget européen un peu plus qu’actuellement, c’est-à-dire à hauteur de 1,3 % du PIB européen au lieu de 1 %.
« C’est le seul moyen pour permettre à l’UE de répondre aux défis. La politique de cohésion est un pilier de la cohésion sociale. Il ne s’agit pas uniquement de l’argent, mais avant tout de l’avenir des Européens. »
HS/lun/A5

Immigration

La Finlande rejette l’utilisation plus répandue de centres de rétention
Uusi Suomi rend compte de l’adoption, en France, d’une législation prévoyant de garder les personnes concernées par une expulsion dans un centre de rétention pendant jusqu’à 90 jours. En Finlande, les Vrais Finlandais ont proposé la même chose dans une initiative populaire.
Le ministre de l’Intérieur, Kai Mykkänen (Rassemblement national) rejette cette idée et rappelle qu’en Finlande, on prévoit le placement en centre de rétention sur proposition de la police judiciaire pour des raisons de sécurité.
Il rappelle le coût élevé des centres de rétention. Les frais de l’accueil des demandeurs d’asile s’élèvent actuellement à 400 000 euros par jour, soit à 40 à 50 euros par personne concernée. S’il s’agissait de prévoir l’accueil dans un centre de rétention plutôt que dans un centre d’accueil pour les milliers de demandeurs d’asile qui obtiennent une réponse négative à leur demande, les frais en augmenteraient considérablement. Il estime de plus que les centres d’accueil gèrent très bien la situation.
Selon M. Mykkänen, il y a actuellement 10 000 personnes dans les centres d’accueil qui ont eu une réponse négative à leur demande d’asile.
Uusi Suomi

Défense

Un grand exercice militaire international sera organisé en 2021
Le secrétariat du Premier ministre a annoncé qu’un grand exercice militaire international sera organisé en 2021 dans le but de renforcer la défense et la capacité de déploiement de la Finlande et de s’entrainer à donner et recevoir l’aide militaire internationale. Les détails des manœuvres seront précisés ultérieurement.
Les préparatifs de l’exercice ont commencé à l’automne dernier et l’annonce en a été faite par le ministre de la Défense, Jussi Niinistö (Bleus) d’abord au public, puis au président de la république, ce qui avait fait polémique à l’époque.
Selon les estimations actuelles, environ 20 000 soldats prendraient part aux manœuvres.
Selon le directeur principal du ministère de la Défense, Janne Kuusela, des participants seraient invités dans les pays partenaires européens et Amérique du nord.
« C’est un exercice qui regroupe toutes les armes de la défense, c’est-à-dire l’armée de terre, la marine et l’armée de l’air, l’accent étant mis sur l’armée de terre », confirme Kuusela. Il ne donne cependant pas de chiffres sur les participations, les invitations n’étant pas encore envoyées.
L’exercice militaire suédois Aurora avait regroupé environ 19 000 soldats et autres autorités. Des troupes internationales étaient venues de Finlande, de Lituanie, de Norvège, de Pologne, de France, du Danemark, d’Estonie et des États-Unis. Selon Jussi Niinistö, la Suède aurait déjà fait part de sa participation à l’exercice finlandais.
Yle/Ka

Politique intérieure

Audience du gouvernement

28 % des Finlandais satisfaits ou plutôt satisfaits des travaux du gouvernement
Selon un sondage effectué par l’institut Kantar TNS, 28 % des Finlandais considèrent le travail du gouvernement Sipilä comme assez peu satisfaisant et 32 % comme peu satisfaisant, soit 60 % au total qui sont mécontents.
Seulement 6 % des Finlandais estiment que le gouvernement travaille bien, et 22 % estiment qu’il travaille assez bien, ce qui fait un total de 28 % contre 32 % en octobre dernier.
En ce qui concerne les attitudes à l’égard du travail de l’opposition, les chiffres ne sont pas bien différents : 6 % sont satisfaits et 20 % assez satisfaits.
Les personnes âgées, les gens disposant d’une formation et les cadres étaient plus souvent satisfaits que la moyenne.
En ce qui concerne les impressions des Finlandais sur les partis politiques, les Verts ont l’image la plus positive. 46 % des personnes interrogées ont une impression favorable de ce parti, contre 37 % concernant le PSD, 35 % concernant le Rassemblement national, 33 % pour l’Alliance des gauches et 29 % pour le Centre.
Quant à l’enthousiasme concernant les élections, 32 % des Finlandais s’intéressent aux élections régionales, et 36 % aux européennes, alors que 62 % sont intéressés par les législatives.
HS/sam/A8

Le Centre

M. Väyrynen ne se présentera pas à la tête du parti
M. Väyrynen a annoncé, vendredi, qu’il n’envisageait pas de se présenter pour la présidence du Centre. Il a eu un entretien avec le président du parti, Premier ministre Sipilä, jeudi, à sa propre initiative. Les deux qualifient l’entretien de constructif.
HS/sam/A22, dim/A8

Partis politiques

Nouveau mouvement politique
Keskisuomalainen relève que le député Harry Harkimo, qui a annoncé vendredi sa démission du Rassemblement national, et Mikael Jungner, ancien secrétaire général du PSD qui a quitté ce parti fin 2017, ont été interviewés samedi à la TV1. Leur objectif est de créer plus d’interaction entre les gens et la politique et faire s’intéresser les gens à la politique.
Sur le site du mouvement on peut voir que cinq autres personnes, des milieux des médias et entreprises – Sarian Antila, Helene Auramo, Tuomas Enbuske, Karoliina Kähönen et Alex Nieminen – font partie de ce nouveau mouvement Liike Nyt.
MM. Harkimo et Jungner soulignent qu’ils ne promeuvent pas une idéologie particulière, même si les valeurs comme la lutte contre le changement climatique et une économie de marché équitable sont importants pour le mouvement.
Selon M. Jungner, le mouvement, qui a déjà son site internet, a besoin de milliers d’adhérents pour pouvoir influencer. « Nous pouvons agir aussi en petit groupe mais dans ce cas le mouvement ne participera pas aux élections et sera plutôt comme un think tank. »
M. Jungner souligne que le mouvement n’est pas un parti politique mais pourra soutenir des candidats qui viennent d’en dehors des partis traditionnels.
M. Harkimo n’a invité aucun député à participer au mouvement. Il critique les partis politiques qu’il accuse de mener uniquement les intérêts de leur électorat, au lieu de servir ensemble les intérêts de tout le pays.
Le mouvement compte fonder un bureau avec au moins un employé. Les fondateurs financent pour l’instant les activités du mouvement.
Helsingin Sanomat a également interviewé MM. Harkimo et Jungner. M. Harkimo forme désormais son propre groupe parlementaire dont il est le seul député. Il prendra à l’automne prochain une décision sur son éventuelle candidature aux élections législatives.
L’initiative de créer ce mouvement vient de M. Harkimo qui a commencé à réfléchir à la crise du système politique et des partis politiques l’été dernier. Il note que les partis politiques, dont la plupart ont été fondés il y a cent ans, fonctionnent encore de la même façon qu’il y a cent ans.
M. Harkimo souligne que le nombre d’adhérents des partis politiques est en baisse et le taux de participation aux élections diminue.
Le mouvement a créé un site interactif où un thème politique sera évoqué chaque semaine avec deux points de vue différents. Les adhérents pourront ensuite « voter » sur les deux options. Selon M. Jungner, « le résultat est significatif parce que le mouvement a un député qui peut influencer au Parlement ».
M. Harkimo souligne que le résultat du vote en ligne pourra avoir un effet sur sa façon de voter au Parlement. « Je prendrai toutefois ma décision de façon indépendante. »
Les politologues estiment que le mouvement menace les partis traditionnels seulement s’il commence à nommer des candidats pour les élections. Pour Jenni Karimäki de l’université de Turku, il s’agit d’un mouvement libéral ou de centre-droite des grandes villes. Il est moins probable que les électeurs de gauche s’y intéressent.
Selon le chercheur Isak Vento de l’université d’Helsinki, le mouvement a besoin d’un problème social important auquel il pourrait proposer une solution.
HS/sam/A10, dim/A10&B10, KS/dim/15, AL/dim/A15

Politique energétique

Polémique sur l’abandon du charbon
Ceux qui critiquent la proposition du gouvernement d’interdire le charbon dans la production énergétique, craignent qu’une interdiction catégorique pousse les villes à investir dans une autre forme d’énergie qui est au moins aussi problématique : la tourbe et le bois.
Le maire de Helsinki, Jan Vapaavuori se demande pourquoi le traitement du charbon est beaucoup plus stricte que celui de la tourbe, dont les émissions sont pourtant aussi nuisibles que celles du charbon.
Le groupe énergétique de Helsinki, Helen, planifie déjà des bio-centrales dont la production se baserait sur le fait de brûler du bois. Dans la pratique, le bois est la seule solution immédiate pour remplacer une centrale à charbon.
HS regrette que tant que Helen s’engage dans la production à la base du bois, il n’est pas en mesure de chercher d’autres solutions, moins problématiques.
HS/dim/A19

Et le nucléaire ?
Helsingin Sanomat rend compte d’une initiative présentée par des conseillers municipaux à la municipalité de Helsinki de produire du chauffage urbain à partir de l’énergie nucléaire.
Les fonctionnaires ne sont pas favorables à cette idée du fait de la cherté de cette forme d’énergie.
Le groupe énergétique Helen qui a donné un avis en la matière précise que la production de chaleur à la centrale nucléaire de Loviisa pour les besoins de Helsinki a été étudiée de nombreuses fois depuis les années 1970 et que l’idée n’est pas considérée comme rentable.
L’initiative des conseillers évoque également les petits réacteurs nucléaires. A ce propos, Helen rappelle que la commercialisation éventuelle de cette technologie prendra encore longtemps.
Il est prévu que la centrale helsinkienne de Hanasaari abandonne le charbon dès 2024. Pour la centrale de Salmisaari, le calendrier n’a pas été fixé encore.
HS/lun/A16

Economie

Start-ups
Les placements dans des fonds startup ont été rentables depuis 2009. Ils ont assuré un bénéfice de 11 % par an.
Le groupe de placements de capitaux de l’Etat, Tesi, a publié, la semaine dernière les statistiques concernant les bénéfices des fonds de capital risque de 2009 à 2015.
HS/lun/A24

France – Finlande

Champagne

Cave à champagne à la mine de Tytyri
Hufvudstadsbladet rend compte d’un projet de la maison de champagne Charles Heidsieck de stocker du champagne dans la mine de Tytyri à Lohja en Finlande. HBL a interviewé Cyril Brun, chef de caves, qui présente le projet lancé à l’occasion de l’évènement Grand Champagne.
HBL/sam/16

Beaux-arts

Kupka au Grand Palais… et ensuite à Helsinki
Hufvudstadsbladet publie un article de Gunn Gestrin sur l’exposition Kupka au Grand palais et note qu’Ateneum l’accueillera à Helsinki dans un an.
HBL/dim/36

France

Paris

Excursions pour les amateurs culinaires
Hufvudstadsbladet publie un article sur les différents tours proposés à Paris pour les enthousiastes de la cuisine.
HBL/dim/30

Lyon

A la recherche du plus vieux restaurant
Helsingin Sanomat publie un reportage sur la gastronomie lyonnaise.
HS

Vendredi 20 avril 2018

Politique étrangère et européenne

France – Allemagne

« Macron et Merkel parlent de la zone euro et des Etats-Unis » Yle
« Merkel fait encore attendre Macron » HS
« Macron et Merkel insistent sur l’unité européenne » TS
« Macron et Merkel réforment l’UE » AL
« Macron attaque et Merkel défend » KL
STT rapporte que lors de leur rencontre, hier, à Berlin M. Macron et Mme Merkel ont insisté sur leur volonté commune de réformer l’UE. STT relève que ces derniers temps, les propositions de M. Macron ont semblé susciter des critiques en Allemagne mais que Mme Merkel avait déclaré qu’elle pensait qu’un compromis pourrait être trouvé avant le conseil européen de juin.
Helsingin Sanomat écrit que M. Macron a construit son identité politique et son image sur sa capacité à réformer l’UE. Le correspondant à Berlin du journal estime que l’Allemagne est réservée sur les propositions de réforme de M. Macron. Selon le quotidien, Merkel et Macron ont l’intention de trouver un compromis qui convienne autant aux Etats comme la Finlande, les Pays-Bas et l’Estonie favorable à plus de discipline financière qu’au groupe dirigé par M. Macron favorable à plus de solidarité financière. Mais dans la balance Mme Merkel pourrait préférer l’unité de l’UE et donc rechercher une ligne qui permettrait à Macron d’obtenir une partie de ses souhaits.
Kauppalehti estime que sur la base des déclarations de Berlin il semble que le renforcement de la solidarité dans la zone euro sera limité et les réformes ne seront pas lancées à la va-vite. Néanmoins, le correspondant à Berlin juge que, même si M. Macron est offensif et mme Merkel sur une position défensive, cette dernière devra faire des concessions d’ici le conseil européen de juin.
HS Yle KL AL TS KS

Défense européenne

La Finlande rejoint trois projets de recherche et de développement de l’Agence européenne de défense (AED)
Les projets traitent des méthodes de transfert acoustiques des réseaux sous-marins, de l’amélioration des méthodes d’impression 3D et du développement de la transmission des données tactiques sans fil. La valeur globale des projets est d’environ 20 millions d’euros dont la part des Finlandais reviendrait à environ 1,5 millions d’euros.
MinDef

Bourse

La bourse de Helsinki et des autres pays nordiques paralysées pendant cinq heures
En raison d’une (fausse) alerte incendie dans une salle de Nasdaq à Upplands Väsby en Suède, le système d’extincteurs s’y est mis en marche ce qui a engendré une telle pression qu’un tiers des serveurs de la salle se sont cassés. Pendant cinq heures, les transactions des bourses des pays nordiques ont été interrompues.
L’Inspection du secteur financier a annoncé qu’elle entendait demander des explications à la bourse. Il est prévu qu’il y aura des demandes de dédommagements.
HS/A36

Migration

La France a de nouveau empêché le renvoi en Finlande d’un demandeur d’asile
Le ministre de l’Intérieur Kai Mykkänen a entamé une étude
Le ministre de l’Intérieur, Kai Mykkänen (Rassemblement national), a lancé une étude sur le fait de savoir si les droits des demandeurs d’asile se réalisaient dans le processus de demande finlandais. Le ministère de la Justice a entamé de son côté, une étude concernant l’aide juridique.
Un tribunal lyonnais a encore mis fin au renvoi en Finlande d’un demandeur d’asile afghan, pour risque de renvoi à Kaboul.
Le président des Verts M. Aalto a interpelé le ministre de l’Intérieur au parlement sur ce sujet.
M. Mykkänen considère que le système finlandais dans son ensemble fonctionne bien, même si des problèmes dans des cas isolés peuvent surgir.
Le ministre de la Justice, Antti Häkkänen, estime quant à lui, que le mécanisme finlandais d’aide juridique est à un bon niveau internationalement.
Des analyses en la matière devraient être terminées pour l’automne prochain, et il s’agira à ce moment-là de voir s’il y a lieu de mettre en place des améliorations.
Uusisuomi

Politique intérieure

Emploi

Débat sur le modèle d’activation de chômeurs
L’initiative populaire signée par 140 000 personnes fait que la demande d’annulation de la législation concernant la coupe des allocations chômage a été débattue au Parlement.
Des représentants de l’opposition ont accusé le modèle d’injustice et d’inefficacité. Selon eux, ceux qui sont actifs dans la recherche du travail l’étaient déjà avant.
Selon la sécurité sociale, Kela, la moitié des chômeurs sont concernés par la diminution de leur allocation de 4,65 %.
Même si l’opposition s’est surtout adressée aux ministres de l’Avenir bleu, Jari Lindström (Emploi) et Pirkko Mattila (Affaires sociales et de la Santé), c’est le député du Rassemblement national, Juhana Vartiainen qui a le plus ardemment défendu la loi incriminée en insistant notamment sur le fait qu’il s’agissait de changer le mode de comportement des gens.
M. Lindström a rappelé que le gouvernement avait déjà prévu quelques modifications au modèle.
HS/A15

Un tiers des Finlandais prêts à s’installer dans une autre ville pour le travail
La banque Nordea a effectué une étude sur la volonté des Finlandais de s’installer dans une nouvelle ville pour le travail. Un tiers des personnes interrogées y seraient prêtes dans le cas où elles se retrouveraient au chômage. La moitié ne souhaite pas déménager et un quart ne s’exprime pas.
La banque s’étonne du fait que le fait d’habiter en location ou en tant que propriétaire ne serait pas un facteur déterminant : les personnes concernées par les deux modes de logement sont aussi réticents. Ainsi, l’attachement à la ville ou à la région semble être la raison la plus importante derrière le peu de volonté de partir.
Les personnes titulaires d’un diplôme universitaire sont plus favorables à l’idée de partir, ainsi que les personnes de moins de 26 ans.
AL/A13

Partis politiques

M. Harkimo a quitté le Rassemblement national
Helsingin Sanomat relève que le député Harry Harkimo a organisé jeudi une conférence de presse pour annoncer qu’il quitterait le Rassemblement national. Il a critiqué ardemment ce parti et estimé qu’il était juste de quitter le parti parce qu’il n’était pas d’accord sur sa politique.
« La façon de diriger le parti est autoritaire. Les décisions ne sont pas prises au sein du groupe parlementaire, elles sont prises ailleurs. Il est mieux que je parte parce que les choses que je dis ne sont pas prises en compte. »
« Je ne participe pas aux réunions du groupe parlementaire parce que des décisions n’ont pas été prises quand j’ai participé. Il n’y a pas de débat au sein du parti. Cette année, j’ai parlé avec Petteri Orpo pendant deux ou trois minutes. »
Selon M. Harkimo, son départ n’est aucunement lié à la réforme des services sociaux et de santé SOTE. « Je ne dirige pas une fronde contre la réforme. » Il a promis de voter en faveur des projets de loi du gouvernement, sauf peut-être toutefois la réforme SOTE.
Le président du Rassemblement National Petteri Orpo, en déplacement à Washington, dit que l’annonce de M. Harkimo n’a pas été une surprise totale pour lui.
M. Orpo rejette la critique de M. Harkimo. « Le parti n’est pas dirigé de manière autoritaire et les décisions sont prises ensemble. Je m’étonne beaucoup du fait qu’il n’a pas participé aux réunions du groupe parlementaire ».
M. Orpo dit qu’il ne connait pas les motivations de M. Harkimo. Selon les spéculations, M. Harkimo est frustré de ne pas avoir eu un portefeuille ministériel.
Le président du groupe parlementaire Kalle Jokinen estime qu’il n’y a aucune confusion au sein du groupe.
HS/A12

M. Harkimo va créer un nouveau mouvement politique : En Marche maintenant
Ilta-Sanomat rapporte que M. Harkimo avait déposé, mercredi, les statuts d’une association intitulée « Liikelle Nyt » (En marche maintenant). Selon les médias, il s’agirait d’un nouveau mouvement politique.
IS

Analyse
Cela pourrait coûter le poste de Premier ministre à M. Orpo l’année prochaine
Selon Helsingin Sanomat, le nouveau mouvement politique projeté par MM. Harkimo et Mikael Jungner, ancien secrétaire général du PSD qui a quitté ce parti auparavant, aurait déjà effectué des préparatifs en vue des élections législatives de 2019. Plusieurs autres noms circulent dans les spéculations, dont Risto E.J. Penttilä (ancien député qui avait fondé un parti libéral dans les années 1990) ou Suvi-Anne Siimes (ancienne présidente de l’Alliance des gauches) qui aurait déjà dit non.
Le Rassemblement national et le PSD se battent pour le poste de Premier ministre aux prochaines élections législatives. La circonscription d’Uusimaa (province autour de la capitale) est particulièrement importante pour le Rassemblement national et si ce parti y perd deux ou trois sièges il risque de perdre le poste du Premier ministre, juge HS.
HS/A13

Editorial
Dans son éditorial, Helsingin Sanomat estime que, dans le paysage politique finlandais, il y aurait de la place pour un mouvement politique urbain de droite néo-libérale. Mais HS se demande s’il y aurait de la place pour un nouveau parti politique.
Le projet de M. Harkimo, l’affaiblissement de l’intérêt à l’égard de la politique traditionnelle, ainsi que les exemples étrangers, montrent que la politique est en train de changer.
HS/A4

Elections régionales

Critiques contre la date prévue des élections
Le secrétaire général de l’Avenir Bleu, le député Matti Torvinen, estime qu’il n’est pas possible d’organiser les élections régionales dès octobre prochain comme prévu.
Il propose de reporter ces élections au printemps 2019 et de les organiser en même temps que les législatives.
Le député du Rassemblement national Timo Heinonen a indiqué qu’il partageait cette opinion et était lui aussi favorable au report des élections régionales.
Demokraatti

Espérance de vie

L’espérance de vie des Finlandais n’augmente plus
Helsingin Sanomat relève que l’espérance de vie des Finlandais a augmenté pendant longtemps. Les statistiques montrent toutefois que cette augmentation ne continue plus. En ce qui concerne les hommes, l’espérance de vie, actuellement de 78,4 ans, a même baissé un peu. Pour une femme l’espérance de vie est de 84,0 ans.
La Finlande n’est pas le seul pays occidental où l’espérance de vie n’augmente plus. Les chercheurs en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis s’inquiètent du même changement. Aux Etats-Unis, l’espérance de vie diminue depuis deux ans de suite.
Selon les statistiques de l’OCDE, l’espérance de vie en Finlande est de 81,6 ans, en Grande-Bretagne 81,0 ans et aux Etats-Unis 78,8 ans.
HS

Jeudi 19 avril 2018

Politique étrangère et européenne

Discours du président Macron au Parlement européen

Editoriaux
« La plus brillante des étoiles » AL
« Un discours important sur la démocratie » TS
« Il faut faire les réformes à temps » HS
Aamulehti relève que le Président français Emmanuel Macron est en train de se construire l’image de la plus brillante des étoiles européennes. Pour l’éditorialiste il faut écouter ce que dit M. Macron quand il parle de la démocratie en Europe.
Turun Sanomat souligne que le discours du président Macron était un plaidoyer ne faveur de la démocratie. L’éditorialiste regrette que l’on entende si rarement en Europe des défenseurs de la démocratie.
Helsingin Sanomat estime que l’on a eu tort de penser que les réformes proposées par M. Macron dans son discours de la Sorbonne ne se réaliseraient pas. « Bien sur qu’une partie de ces réformes vont être réalisées. Ce qui compte, c’est le moment choisi. Si on veut modifier le fonctionnement de la zone euro – et l’Allemagne aussi le veut – il faut le faire en dehors des périodes de crise. Aujourd’hui, la croissance est là, le pic de la crise de la dette est dépassé, la crise migratoire s’est calmée, la montée du populisme est freinée et les prochaines difficultés ne sont pas encore à la porte. On peut donc résumer le discours de Macron de mardi comme une incantation : le temps des réformes pour renforcer l’efficacité de l’UE est venu ».
HS AL TS

Pays nordiques – Cybersécurité

Les cyberattaques inquiètent les ministres nordiques
Les pays nordiques souhaitent coopérer pour faire face aux cyberattaques. Les ministres des Affaires étrangères finlandais et suédois estiment que les activités russes présentent un grave problème.
Les cybers questions étaient au centre des discussions lors de la rencontre des ministres des Affaires étrangères finlandais et suédois.
« Nous savons malheureusement d’expérience que des trollfabrik et une grande quantité d’information sont produits du côté de la Russie », affirme la ministre suédoise des Affaires étrangères Margot Wallström.
Le ministre finlandais Timo Soini a fait part de sa décision de créer un poste d’ambassadeur chargé des cybers questions. A la manière de son homologue suédois, Soini reconnait aussi que la Russie est une véritable source de diverses attaques et opérations. « Les Russes font malheureusement partie de ces nombreux acteurs quotidiennement actifs en la matière », a confirmé M. Soini qui précise que, dans ce domaine, il est difficile d’obtenir des aveux de qui que ce soit.
HBL19.04/11

Finlande – Suède - Bois-papier

La Finlande et la Suède renforceront leur coopération
Kauppalehti rend compte du projet entre le centre national de la recherche technique VTT et le suédois RISE pour lancer un programme commun d’innovation dont le budget s’élèvera à 150 millions d’euros.
Les ministres de l’agriculture et de la sylviculture des deux pays se sont mis d’accord sur le renforcement de la coopération dans la bio-économie, à l’occasion d’une conférence sur les forêts qui s’est tenue mercredi à Espoo.
Selon le ministre finlandais, Jari Leppä, le programme sera en cours dès l’année prochaine.
La moitié du financement du programme viendra du secteur public et l’autre moitié viendra des entreprises.
KL rappelle qu’à l’occasion du centenaire de l’indépendance finlandaise, la Suède a offert à la Finlande douze postes de professeurs chercheurs pour une durée de deux ans dans le domaine de la recherche sur les forêts et le développement de nouveaux produits et processus dans l’industrie forestière.
KL/A8

Economie

Un nombre record d’investissements internationaux en Finlande
La Finlande a obtenu un nombre record de 336 investissements étrangers en 2017. Il s’est agi d’investissements directs et d’achats d’entreprise.
Selon Kauppalehti, il y a eu une augmentation de presque 20 % par rapport à 2016.
C’est la Suède qui a le plus investi en Finlande, suivie de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis.
Selon un rapport de Business Finland, la Finlande est quantitativement la plus attractive parmi les pays nordiques pour les investissements directs étrangers. Les atouts de la Finlande sont liés à la stabilité et la transparence de l’environnement des affaires, au savoir-faire de haut niveau et à l’engagement des employés, selon Antti Aumo, dirtecteur de l’unité Invest in Finland de Business Finland. Il note aussi que les écarts de salaire entre les personnels compétents et ceux qui disposent d’un savoir-faire de haut niveau ne sont pas énormes, que les écosystèmes sont actifs, que les gens se connaissent bien dans un petit pays et que les connexions avec l’Asie marchent bien.
KL/A9

Aviation

Nombre de passagers en hausse à l’aéroport de Helsinki-Vantaa
4,7 millions de passagers sont passés par l’aéroport de Helsinki-Vantaa durant les trois premiers mois de l’année en cours, ce qui est 12,3 % de plus qu’à la même époque en 2017.
3,8 millions de passagers étaient concernés par les vols internationaux, soit 13 % de plus qu’en janvier-mars 2017.
Au total, en 2017, l’aéroport a accueilli 18,9 millions de passagers et Finavia s’attend à ce que l’on arrive à dépasser le seuil des 20 millions de passagers dès cette année.
KL/A11

Nokia

Le groupe s’apprête à vendre ses technologies du domaine de la santé
Le groupe de réseau Nokia aura bientôt terminé les préparatifs de la vente de ses activités Health. Parmi les acheteurs potentiels, il y a deux groupes français, selon Kauppalehti.
Nokia Health est principalement composé de Withings, entreprise française que Nokia a acheté en 2016. KL cite Les Echos qui relèvent que le gouvernement français souhaite qu’un des candidats français à l’achat soit retenu.
KL/A11

Migrants - France - Finlande

Expulsions
Helsingin Sanomat relève que la cour d’appel de Lyon a empêché, pour la deuxième fois, l’expulsion des demandeurs d’asile vers la Finlande. Il s’agit d’une famille afghane avec deux enfants.
La famille afghane avait demandé l’asile en Finlande en décembre 2015.
En janvier dernier, la cour d’appel de Lyon avait interdit l’expulsion d’un demandeur d’asile irakien vers la Finlande.
La cour d’appel estime que Kaboul est si dangereux que la famille a le droit à la protection subsidiaire.
Les autorités finlandaises interprètent la situation de sécurité à Kaboul de façon plus stricte.
HS/A/8

Politique intérieure

Partis politiques

Spéculations sur la création d’un nouveau mouvement politique
Helsingin Sanomat relève que selon les rumeurs qui circulent à Helsinki, le député Harry Harkimo (Rassemblement national) et l’ancien secrétaire général du PSD Mikael Jungner seraient en train de fonder un nouveau mouvement politique.
HS/A10

Social

Une grève de deux jours dans l’industrie du bâtiment
Selon Helsingin Sanomat, les négociations sur la convention collective entre le patronat et le syndicat du domaine du bâtiment, sous la direction de la négociatrice nationale Minna Helle, ont été interrompues mercredi et une grève de deux jours commence aujourd’hui dans l’industrie du bâtiment, dans sept usines du béton.
Les négociations se poursuivent aujourd’hui.
Les prochains jours de grève seront les 20,23 et 24 avril et les 3, 4, 7 et 8 mai.
HS/A12

Santé

L’état de santé des Finlandais ne s’améliore plus
L’institut national de la santé et du bien-être THL rapporte que, selon une étude sur l’état de santé des Finlandais effectuée en 2017, le développement favorable de l’état de santé est en train de ralentir. Les facteurs de risque, comme l’hypertension, le cholestérol et l’obésité sont encore très communs, même si le niveau de cholestérol est en baisse.
Les différences dans l’état de santé entre les groupes de différents niveaux de formation sont encore claires.
L’obésité a augmenté parmi la population active pendant les six dernières années. Si ce développement continue dans la même direction, d’ici dix ans près d’un tiers de la population sera obèse. En 2017, 26 % des hommes et 28 % des femmes étaient obèses.
Selon un compteur de risque, d’ici dix ans, environ 20 % des hommes de 50 à 59 ans courront le risque d’avoir une maladie cardiovasculaire et près de 50 % des hommes de 60 à 69 ans. Parmi les femmes, le risque est inférieur, mais commence à augmenter après 60 ans.
Les symptômes de dépression ont augmenté : chez les hommes de 6 à 9 % et chez les femmes de 9 à 13 % en 2011-2017. Les Finlandais ne dorment pas assez : 25 % des femmes et 20% des hommes estiment qu’ils ne dorment pas assez.
Il y a aussi de bonnes nouvelles concernant l’état de santé. Environ 429 000 Finlandais ont le diabète mais le taux moyen de glycémie n’a pas augmenté en 2011-2017. La qualité de vie chez les personnes âgées s’est améliorée.
thl.fi, HS

Défense

Bonne participation des réservistes aux manœuvres
Un nombre croissant de réservistes participent aux manœuvres auxquelles ils sont convoqués. Selon les dernières statistiques publiées par la défense nationale, 81,5% des personnes convoquées ont participé aux exercices.
Le nombre de participants augmente de manière régulière. En 2008-2011, environ 76-78% ont suivi annuellement les entrainements. Ces dernières années, environ 18 000 réservistes sont convoqués chaque année.
Cette augmentation pourrait s’expliquer par le durcissement des formalités pour se faire exempter. « Par ailleurs, l’aggravation de la situation sécuritaire dans le voisinage de la Finlande pourrait également en être la cause », estime le chef de la section régionale de Keski-Suomi, le lieutenant-colonel Teijo Oksanen.
Les désistements sont principalement dus aux maladies ou infirmités de l’intéressé. Une participation est annulée, si le réserviste a été répertorié classe T et représente un danger pour la sécurité d’autrui. Les demandes d’exemption se font généralement à l’initiative de l’employeur qui, selon la loi, n’a cependant pas le droit d’empêcher son employé à participer aux manœuvres pour réservistes. Les études, la formation ou la naissance d’un enfant peuvent aussi empêcher des réservistes à suivre ces stages de formation.
Les plus grandes manœuvres de l’année auront lieu dans la région du centre de la Finlande en mai sous la direction de l’Ecole militaire de l’Air.
KS18.4/11

Patria licencie et met en chômage partiel du personnel
La société Patria a fait savoir mercredi à l’issue de négociations que 13 personnes seront licenciées ou mises en chômage jusqu’à nouvel ordre et 14 personnes sont mis en chômage partiel.
De plus, tout le personnel des affaires, environ 130 personnes, sera mis en chômage partiel pour une durée maximale de trois semaines.
Toutes ces mesures d’économie seront réalisées au courant de cette année.
En toile de fond de ces négociations se trouvent les raisons économiques et de production causés par des diminutions de commandes et les remaniements au sein de l’entreprise.
Les activités Aerostructures concernent la conception et fabrication de composants pour des structures aéronautiques et spatiales.
KS19.4/25

Mercredi 18 avril 2018

Politique étrangère et européenne

Union européenne

« Selon le Président Macron, l’UE fait face à une forme de guerre civile » HS
« M. Macron a défendu la démocratie » AL
« M. Macron a enchanté l’Europe par son discours » KS
« M. Macron a soufflé l’enthousiasme aux parlementaires européens » Yle
« M. Macron a défendu la démocratie à Strasbourg » TS
Helsingin Sanomat souligne que le Président français a mis en garde contre un délitement de la démocratie en Europe, lors de son discours prononcé au parlement européen.
Aamulehti rapporte que le Président de la Commission Jean-Claude Juncker s’est réjouit du retour de la vraie France. Le quotidien relève que le discours du président français était très volontariste mais ne proposait pas beaucoup de mesures concrètes. Il rapporte toutefois que la France est prête à augmenter sa part dans le budget européen.
STT souligne les propos du président pour défendre la démocratie libérale en Europe.
Yle HS AL TS KS

Finlande - Turquie

Visite de la commission des Affaires étrangères en Turquie
Turun Sanomat relève que la commission des affaires étrangères du Parlement, présidée par le député centriste Matti Vanhanen, effectue en ce moment une visite en Turquie.
Les députés finlandais ont eu mardi un entretien avec le ministre des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu, ainsi que la commission des affaires étrangères du parlement turc. Ils ont rencontré aussi Özturk Yilmaz, vice-président du parti de l’opposition CHP.
Les Finlandais auraient voulu avoir un entretien aussi avec le président Erdogan, sans succès.
L’objectif de la commission des affaires étrangères est d’obtenir des informations du point de vue turc.
TS/12

Office européen de lutte antifraude

M. Itälä candidat pour la tête de l’OLAF
Turun Sanomat rapporte que le Parlement européen propose Ville Itälä, ancien député et président du Rassemblement national, au poste de directeur général de l’Office européen de lutte antifraude. Il y a eu 80 candidats, dont quatre finalistes.
La nomination de M. Itälä n’est pas encore sure. Elle sera évoquée par le Parlement, la Commission européenne et le Conseil.
TS/7

Finlande - Russie

La Finlande a expulsé un troisième secrétaire de l’Ambassade de Russie
Selon Turun Sanomat, selon les informations de Lännen Media, le diplomate russe expulsé par la Finlande avait occupé un poste de troisième secrétaire à l’Ambassade de Russie à Helsinki.
La directrice des affaires sur la Russie et de l’Europe orientale au ministère des affaires étrangères, Maimo Henriksson, ne commente aucunement le statut ou l’identité du diplomate russe expulsé.
TS/9

Finlande – Russie – Energie

Editorial : « Fortum est devenu un outil dans un jeu de rivalité » HS
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat rappelle que les investissements de Fortum en Russie ont été accueillis favorablement il y a quelques années, y compris par le Président Poutine. Fortum est également un des actionnaires du projet de construction de réacteur nucléaire de Fennovoima, dont le fournisseur, un des actionnaires et un financeur central est le groupe russe Rosatom.
Alors qu’en Finlande, on a souhaité minimiser la politisation de la coopération énergétique avec la Russie, on ne peut pas ne pas être conscient de l’existence d’une conjoncture politique dans le contexte de l’énergie nucléaire, du gaz naturel, du pétrole, de l’énergie hydraulique et de l’importation de l’électricité.
Le secteur énergétique est évident pour la Russie lorsqu’il s’agit de réfléchir aux moyens d’influencer sur l’Occident.
L’éditorialiste n’exclut pas que le projet de Fortum d’acheter l’allemand Uniper soit la motivation derrière l’article de Rossiskaja Gazeta. Uniper est un acteur important sur le marché énergétique russe qui s’est engagé à participer au financement du gazoduc Nord Stream 2.
L’éditorialiste rappelle que M. Poutine est en train de revoir la composition de son réseau de proches. Il s’agira de voir quelles seront les orientations économiques du pays par la suite. Les diverses options varient entre une accélération des réformes économiques et une concurrence géopolitique ardente avec l’Occident.
HS/mar/A4

Le gouvernement va aider Fortum dans la guerre de désinformation
Le premier ministre Juha Sipilä a déclaré que le gouvernement avait l’intention d’évoquer l’affaire de Fortum dans ses discussions avec les russes.
uusisuomi

Finlande – Chine – bio-raffinerie de Kaidi

Contretemps pour ce projet d’investissement chinois
Il y a deux ans, il était prévu que le groupe de l’Etat chinois Sunshine Kaidi New Energy Group investisse un milliard d’euros dans le projet de bio-raffinerie à Kemi, et que le projet avance rapidement ensuite. Il était prévu d’entamer les travaux de construction dès 2016. Carl Haglund, ancien ministre de la Défense et président du parti suédois a quitté le Parlement pour devenir vice-directeur général de Kaidi. Il comptait à l’époque sur le fait que de partenaires industriels ne seraient pas difficiles à trouver et qu’un financement public ne serait pas nécessaire.
Aujourd’hui M. Haglund ne souhaite pas accorder d’interview mais transmet un message sur le fait qu’il s’agit d’attendre l’enquête sur l’impact environnemental et surtout la directive européenne sur l’énergie renouvelable.
L’enthousiasme sur les bioénergies semble s’être transformé en insécurité depuis deux ans. Selon Helsingin Sanomat, il n’y a pas que Kaidi qui est concerné. Une dizaine de projets ont été planifiés en Finlande. L’insécurité concerne surtout la politique prévue pour gérer l’usage des biocarburants. Le prix bas du pétrole est un autre facteur qui compte.
Les investisseurs souhaitent que les éventuelles subventions relèvent du niveau européen. Ils ne compteront pas que sur le marché finlandais pour agir.
HS/A24

Tourisme

Le nombre de Chinois en Laponie dépasse désormais celui des Britanniques
Les Chinois constituaient en 2017 le plus grand groupe de touristes étrangers en Laponie. Rovaniemi a enregistré 42 000 nuitées de Chinois, contre 35 796 pour les Britanniques et 34 112 pour les israéliens.
Les Français arrivent au cinquième rang avec 31 038 nuitées.
KL/A10

Politique intérieure

Partis politiques

Sondage : le PDS en tête
Helsingin Sanomat rapporte que selon les résultats d’un sondage sur les intentions de vote des partis politiques, effectué pour le compte du quotidien par l’institut Kantar TNS, le PSD est revenu le premier parti avec un score de 21,4 % (+0,6 % par rapport à février), suivi du Rassemblement national qui a obtenu 20,6 % (-0,6 %) et du Centre, avec 15,7 % (-0,4%).
L’Alliance verte arrive quatrième avec 14,0%, suivi de l’Alliance des gauches, 8,9 %, et des Vrais Finlandais, 8,1 %.
Le Parti suédois a obtenu 4,2 %, les Chrétiens-démocrates 3,5 % et l’Avenir bleu 1,6 %.
Le score total des trois partis du gouvernement est de 37,9 % (-0,5 %).
Le sondage a été effectué entre le 19 mars et le 12 avril auprès de 2 428 personnes.
HS/A10

Exclusion

L’emploi des jeunes hommes se détériore malgré la croissance économique
Selon l’Institut national d’études statistiques, 106 000 jeunes de 15 à 34 ans sont au chômage. Une majorité nette d’entre eux sont des hommes.
Le taux d’emploi des jeunes hommes de 15 à 24 ans est de 40 %, contre 42 % pour les femmes du même âge, 70 % pour les femmes de 25 à 34 ans et 80 % pour les hommes de 25 à 34 ans.
La natalité baisse fortement en Finlande. Une des raisons serait le fait qu’il y a plus de jeunes hommes sont sans formation, sans emploi et pauvres que de jeunes femmes.
Le nombre de personnes de moins de 30 ans exclues de façon permanente du marché de travail est évalué à 70 000.
HS

Essai sur le caractère optionnel du suédois

Le français à la place du suédois à Jämsä ?
Jämsä en Finlande centrale est une des cinq communes qui participent à l’essai sur la possibilité d’opter pour une autre langue à la place du suédois.
Les élèves de sixième année de scolarisation auront la possibilité, à la rentrée 2018, d’entamer les études de français, d’allemand ou de russe.
Les autres communes qui participent à l’essai sont Pieksämäki, Savonlinna, Rovaniemi et Ylöjärvi.
KS/3

Economie

Raffinement du cobalt - La Finlande deuxième dans le monde après la Chine
Kauppalehti rend compte du fait qu’en 2015 la capacité finlandaise en matière de raffinement de cobalt était de 13 000 tonnes, contre 50 000 tonnes pour la Chine et 10 000 tonnes pour la Russie.
La plus grande raffinerie du monde, Freeport Cobalt, se trouve en Finlande. Elle est principalement en possession américaine et canadienne et emploie 420 personnes à Kokkola.
KL/mar/A4

France – Finlande

Champagne

Verres de champagne
A la veille de l’évènement Grand Champagne, Hufvudstadsbladet publie une interview de Philippe Jamesse qui y interviendra, jeudi et samedi, au sujet de la chasse au verre de champagne parfait.
HBL/26

Mardi 17 avril 2018

Politique étrangère et européenne

Union européenne

Yle et Helsingin Sanomat ont diffusé en direct le discours du Président français devant le Parlement européen, ce jour.

« L’énergie du Président Macron a apporté un nouvel élan à l’UE » HS
Helsingin Sanomat rapporte qu’Emmanuel Macron qui dirige la France depuis un an essaie aussi de réformer l’UE.
La plupart des députés européens interrogés par Helsingin Sanomat estiment que le Président français a apporté un nouvel élan en Europe ; seuls les députés des Vrais Finlandais et Paavo Väyrynen (Centre) expriment leur désapprobation.
HS

« L’Europe selon Macron » Yle
Yle présente le discours du Président comme sa seconde intervention sur la réforme de l’UE après son discours de la Sorbonne du 26 septembre 2017.
Yle se demande notamment si le parti de M. Macron rejoindra en 2018 un groupe existant au Parlement européen ou créera son propre groupe.
Yle

Syrie

Déclarations du Ministre des Affaires étrangères Timo Soini
Helsingin Sanomat rapporte que les ministres européens des affaires étrangères ont exprimé leur soutien aux frappes américano-franco-britanniques en Syrie.
Selon le ministre finlandais des Affaires étrangères Timo Soini, l’UE n’est pas désemparée sur la Syrie ». Le soutien unanime des Etats membres en témoigne d’ailleurs.
Il souligne qu’aucun signe ne laisse à penser que les attaques chimiques à la Douma puissent venir d’ailleurs que du régime syrien. « Des armes chimiques ont été utilisées et cela a eu des conséquences. Je pense qu’il y a dans le monde actuel des acteurs qui pensent que même si on leur montre une arme fumante encore ils pensent que cela ne prouve rien », a dit M. Soini.
HS

Des députés finlandais en Turquie
Le président et plusieurs membres de la Commission des Affaires étrangères du Parlement finlandais sont en Turquie pour une visite de travail.
Aamulehti rapporte qu’ils souhaitent savoir ce que la Turquie pense actuellement du conflit en Syrie.
« Les frappes en Syrie aussi seront évoquées. La Turquie a en effet exprimé son soutien aux frappes occidentales », déclare M. Vanhanen.
Il relève aussi qu’il y a de nombreux soucis concernant la situation en Turquie, en particulier depuis que la déclaration de l’état d’urgence en 2016.
Les relations entre l’UE et la Turquie seront aussi évoquées.
AL

« Les mesures de rétorsion de la Russie pourraient aussi toucher la Finlande » Yle
La chercheuse Hanna Smith qui travaille au centre de lutte contre les menaces hybrides estime que la Russie a souvent l’habitude de réagir contre des pays tiers. Elle estime que suite aux frappes occidentales en Syrie, la Finlande pourrait tout à fait, subir des mesures de rétorsion de la part de la Russie.
Yle

Finlande – Russie – Energie

Fortum cible de la guerre d’information russe ?
Le groupe énergétique Fortum, qui dispose de huit centrales énergétiques en Russie, a été ardemment critiqué par Rossijskaja Gazeta, journal officiel russe. Fortum dans lequel l’Etat est actionnaire à hauteur de 50,76 %, a entamé une action juridique pour rectifier des déclarations erronées. L’idée de l’article était que les groupes étrangers actifs et rentables en Russie font partie de la politique occidentale. Ces groupes pourraient à n’importe quel moment commencer à agir contre la Russie. Le secteur énergétique et Fortum ont été cités à titre d’exemple. Fortum a été présenté comme appartenant à un gouvernement « qui malgré la neutralité du pays évoque systématiquement l’option d’une adhésion à l’OTAN », et ayant comme président du directoire le ministre de la Défense.
Selon l’article, ce groupe d’Etat finlandais est devenu une véritable menace pour la sécurité énergétique et la sécurité en général de la Russie.
Fortum envisage d’acheter l’allemand Uniper qui a cinq centrales énergétiques en Russie. Pour lui, à juger par le contenu et le moment choisi pour la publication de l’article, il s’agirait d’un manœuvre liée à l’obtention de l’autorisation par les autorités du rachat de Uniper.
Selon le ministre de l’Economie chargé de la gestion des entreprises de l’Etat, Mika Lintilä (Centre), il a fallu, en Russie tant qu’en Allemagne, expliquer le rôle de l’Etat dans Fortum et précicer qu’il n’était pas un acteur opératif. Pour lui, il s’agira à l’Ambassade de Finlande en Russie de s’efforcer de rectifier ces informations erronées. Il se rendra en Russie en mai. Il estime que la question sera évoquée au niveau des chefs d’Etat aussi.
M. Lintilä rappelle que le projet de construction nucléaire de Fennovoima intéresse les Russes et qu’il n’est pas de ce fait dans leurs intérêts de créer un conflit.
Selon Veli-Pekka Tynkkynen de l’Institut Aleksanteri, les critiques visant Fortum peuvent être interprétées comme une leçon à la Finlande dans le contexte de l’affaire Skripal et le renvoi d’un diplomate. Il peut tout aussi bien s’agir d’un bras de fer intérieur russe au niveau de la politique énergétique.
HS/A23-24

M. Soini refuse de commenter l’affaire Fortum
Le ministre des Affaires étrangères Timo Soini n’a pas souhaité commenter les allégations sur le fait que Fortum soit une menace pour la sécurité en Russie. Il a noté que la question relève de M. Lintilä.
KL/A5

Attractivité

Point de vue
« Google n’a pas choisi la Finlande car il n’y a pas assez d’informaticien ici » AL
Timo Ahopelto Président et fondateur de Lifeline Ventures signe un billet dans Aamulehti :
« Les meilleurs ingénieurs, l’un des meilleurs système d’éducation du monde, de bonnes infrastructures et des entreprises qui connaissent des succès dans le monde entier », voici les arguments qu’a avancé le Directeur Sundar Pichai pour motiver l’élargissement du centre d’intelligence artificielle de Google à Paris. »
« En effet, le siège en Europe du centre de recherche de l’entreprise mondiale leader de l’Intelligence artificielle est situé en France. Et plus que ce millier d’emplois directs, pour la France l’important réside dans ce centre de RD. Les chercheurs en Intelligence artificielle vont peser sur l’écosystème qui aura un effet positif tant pour les entreprises locales que pour les universités. C’est d’ailleurs aussi l’objectif de Google en France ».
« Google est un bon exemple de la campagne efficace lancée par le président Macron auprès des 140 dirigeants des plus grandes entreprises technologiques. Outre Google, Facebook élargit son centre d’intelligence artificielle en France et l’entreprise SAP va investir 2 milliards de dollars en France ».
M. Ahopelto se demande pourquoi cela n’arrive pas en Finlande et estime que c’est principalement du à un cruel manque d’informaticiens.
AL

Migration

Pression européenne pour modifier la législation finlandaise sur les étrangers
Helsingin Sanomat relève qu’une décision de la Cour de justice de l’UE sur un cas de regroupement familial, qui concerne les Pays-Bas, aura un effet aussi sur l’interprétation de la loi sur les étrangers en Finlande.
La décision élargira la possibilité d’un demandeur d’asile mineur pour le regroupement familial. Selon la Cour de justice, le droit d’un mineur au regroupement familial reste en vigueur même si l’intéressé atteint 18 ans pendant l’étude de la demande d’asile, à condition qu’il ait le statut de réfugié.
Selon l’inspectrice en chef à l’Office national de l’immigration Migri, Raisa Bernards, l’interprétation actuelle de la loi sur les étrangers en Finlande ne correspond pas à la décision de la Cour de justice. L’usage concernant le regroupement familial changera immédiatement, même si la loi n’est pas changée.
Selon Mme Bernards, « Migri ne prend pas de décisions qui vont à l’encontre de la Cour de justice ».
HS/A/8

Etudes à l’étranger

Le nombre d’étudiants finlandais à l’étranger augmente
Selon Aamulehti, le nombre de Finlandais qui effectuent des études à l’étranger afin d’obtenir un diplôme a augmenté considérablement. En 2006-2007, environ 4 000 étudiants ont touché l’indemnité pour les frais d’études à l’étranger, contre plus de 8 000 en 2016-2017.
Les pays préférés des Finlandais sont les Etats-Unis, les Pays-Bas, l’Estonie, la Grande-Bretagne et la Suède. Il y a par exemple beaucoup de Finlandais qui font des études de la médecine en Lettonie et en Roumanie.
AL/A13

Défense

« L’irremplaçable article 5 de l’OTAN » AL
Selon le ministre des Affaires étrangères, Timo Soini, la coopération de l’UE en matière de défense doit comporter une collaboration avec l’OTAN. L’UE n’est pas le concurrent de l’OTAN mais peut-être son accélérateur. « La coopération de l’UE en matière de défense ne pourra pas remplacer le rôle de l’OTAN. L’article 5 du traité de l’OTAN a un rôle essentiel – il ne peut pas être remplacé », a souligné le ministre des Affaires étrangères, Timo Soini, au séminaire organisé par le Groupe de préparation de la communication de la défense nationale en mars dernier.
Dans la coopération européenne de défense, les pays membres peuvent s’entraider. Il reste néanmoins plusieurs points d’interrogation. « Les formalités de l’entraide ont été rendues possibles mais aucun automatisme n’est envisagé », précise Soini.
« L’OTAN ne suffit pas seule. L’article 5 du traité de l’OTAN sur l’engagement d’une défense commune est le noyau de la force de dissuasion dure. Mais ce n’est pas tout, il existe d’autres sujets que l’on doit pouvoir régler ensemble », affirme le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Jyrki Katainen, dans le même séminaire.
Les armées nationales constituent la colonne vertébrale de toutes les coopérations, qu’elle soit européenne ou de l’OTAN. « Il n’y a pas et il n’y aura pas d’armée européenne, les troupes nationales persisteront. Le renforcement de la défense nationale constitue le fondement aussi pour la Finlande dans toute coopération de l’UE.
Outre la coopération de défense au sein de l’UE et la collaboration de partenariat avec l’OTAN, la Finlande participe à la coopération avec les troupes JEF de la Grande-Bretagne, aussi surprenant que cela puisse paraitre.
« La Grande-Bretagne a retourné sa veste après le Brexit. Avant elle n’était pas un grand enthousiaste de la coopération de défense. Maintenant elle est tout à fait pour », a constaté M. Katainen.
M. Soini rappelle que la Suède s’intéresse également depuis peu à la coopération en matière de défense.
La coexistence avec la Russie ne pourra pas commencer tant que le pays ne respecte pas de traité de Minsk. Avant, les relations avec l’UE ou la Finlande ne pourront pas être normalisées. « Nous ne sommes dans un état de « business as usual » nous devons avoir un minimum de coopération et régler des affaires concrètes », affirme M. Soini.
Mais que signifie à vrai dire la clause de solidarité du traité de Lisbonne ? « L’UE possède sa clause de solidarité. Ce qu’elle signifie concrètement, nous le verrons. Elle n’est pas aussi opérative et préalablement déterminée que l’article 5 de l’OTAN. Si un pays membre faisait l’objet d’une menace sécuritaire, je pense que les autres pays membres seraient prêts à aider. De quelle manière, cela reste à voir », explique M. Katainen.
Ainsi la clause laisse planer un grand point d’interrogation. M. Katainen rappelle que les attaques terroristes en France n’ont pas laissé de modèle à suivre en cas d’urgence à l’avenir. C’est la première fois que les pays membres ont dû réfléchir sur la clause de solidarité.
Il ne faut oublier que l’article 5 de l’OTAN n’a jamais été testé en cas d’attaque militaire, relève Aamulehti.
AL15.4/A30-31

« La clause de solidarité de l’UE et l’article 5 du traité de l’OTAN se ressemblent sur le papier » AL
« Sur papier la clause de l’UE est plus stricte, mais il faut voir quels sont les moyens de défense. L’OTAN possède des troupes et une conception militaire ce que l’UE n’a pas. L’OTAN est une alliance militaire, l’UE est en principe tout sauf cela », estime la directrice de l’Institut de la politique étrangère, Teija Tiilikainen.
D’un autre côté, l’UE, qui est plus intégrée, a plus de raisons de se défendre ensemble que l’OTAN.
Cela étant, l’OTAN n’a pas beaucoup d’adeptes en Finlande. Selon Mme Tiilikainen, la popularité de l’Alliance pourrait augmenter si les dirigeants politiques recommandaient l’adhésion à l’OTAN. « La position du président Niinistö aurait certainement de l’importance », affirme Mme Tiilikainen.
AL15.4/A31

La commission parlementaire de la défense demande des augmentations de personnel
Les membres de la commission de la défense, tous partis confondus, demandent à augmenter les effectifs de la défense nationale.
Aujourd’hui, 12 000 personnes, dont 8 000 soldats et 4 000 civils, travaillent à la défense nationale. Dans les années 2012-2015, la réforme de la défense nationale avait diminué les effectifs de l’armée de 2 500 personnes.
KS13.4/9

Politique intérieure

Gouvernement – Justice

Projet d’incarcérer les récidivistes en matière de non-paiement des amendes : entre 600 et 700 prisonniers de plus par an
Le gouvernement envisage de transformer en peines de prison les amendes qui de façon répétée restent non-payés. Cela signifierait une augmentation par 30 personnes par jour du nombre de prisonniers, ce qui est plus de 10 % par rapport à la situation actuelle.
L’intéressé concerné par le non-paiement est typiquement sans ressources et alcoolique, relève HS.
Selon le directeur de l’administration pénitentiaire, Esa Vesterbacka, une telle augmentation ne nécessiterait pas de locaux supplémentaires, même si de tels prisonniers de courte durée engendreraient bien plus de travail dans les prisons que les autres prisonniers en moyenne. « Il s’agirait d’un lot qui aurait clairement besoin de mesures intensifiées au niveau social et des soins de santé », selon lui.
Selon les statistiques de l’administration pénitentiaire, il y avait en moyenne 3035 prisonniers chaque jour dans les prisons finlandaises en 2017.
Actuellement, les amendes prononcées par les tribunaux sont transformables en peines de prison, alors que celles de la police ne le sont pas. 50 à 60 personnes par jour sont emprisonnées pour des amendes aujourd’hui. En moyenne, il s’agit d’une peine de 16 jours.
Selon Arto Kujala du service de politique criminelle du ministère de la Justice, la raison derrière l’idée de transformer les amendes en peines de prison est de répondre au sens de la justice général. Il relève que l’on ne s’attend pas à ce que cela ait un effet sur le nombre de crimes.
HS/sam/A12

Sécurité

Les rues sont plus sûres que depuis des années
Selon l’indice de sécurité des rues développé par la police, les rues sont plus sûres aujourd’hui que jamais depuis le début des années 2000.
Au niveau national, la sécurité dans les rues s’est améliorée à partir de 2011. Seppo Kujala, commissaire divisionnaire de la police de Helsinki, rappelle que même si internationalement la Finlande et Helsinki sont sûrs, des choses ennuyeuses peuvent se passer.
L’indice de la police prend en compte le nombre de certains crimes par rapport à la population. Il s’agit par exemple d’actes de violence, de vols, de conduite en état d’ivresse et de vandalisme. Les homicides et les crimes sexuels par contre ne sont pas pris en compte.
Selon M. Kujala, le nombre d’actes de violence et de vandalisme a diminué ces dernières années.
HS/dim/A12

Salaires

Les salaires des chefs d’entreprise ont augmenté
Helsingin Sanomat rapporte que les salaires, bonus et autres avantages des chefs des grandes entreprises cotées en bourse augmentent depuis cinq ans. Les salaires et bonus moyens dépassent en 2017, pour la quatrième fois de suite, un million d’euros et ont été plus de 1,1 million d’euros en moyenne.
Le quotidien suit, depuis 2005, le développement des salaires des chefs de 40 plus grandes entreprises.
HS/A6

Lundi 16 avril 2018

Politique étrangère et européenne

Syrie

Titres
« Que va-t-il se passer après les frappes en Syrie ? » HS
« Les pays occidentaux ont défendu les frappes en Syrie » HS
« Qu’ont permis d’obtenir les frappes ? Que va faire la Russie ? « HS
« Les frappes ont fait pression sur la Russie » KS
« A Moscou, on raconte une autre vérité à l’opinion russe » KS
« La tension augmente » AL
« Assad sauvé par la dissuasion que constitue la Russie » AL

Déclarations du Président Niinistö
Samedi, dans une interview accordée à Yle, le Président Sauli Niinistö a déclaré que "les frappes étaient attendues au regard des événements de ces derniers jours." Il a aussi souligné que le Président Macron les avait annoncées. Il juge qu’elles sont un peu plus fortes mais comparables à celles de l’année dernière. Il considère qu’elles ont à la fois un effet de sanction et un effet de dissuasion. Il faut espérer, selon lui, qu’elles freineront l’utilisation des armes chimiques.
Dans un communiqué publié samedi par la Présidence de la république finlandaise, M. Niinistö a jugé que "les frappes américano-franco-britanniques étaient limitées, comme cela avait été annoncé. Elles constituaient une réaction motivée à l’utilisation des armes chimiques de la semaine dernière. L’objectif est aussi de prévenir toute violation à venir de l’interdiction du recours aux armes chimiques. Elles étaient ciblées. Je pense que la Russie va peser une possible réaction. Mais une escalade du conflit ait courir le risque d’une propagation de la crise. Il semble pourtant qu’en dépit des déclarations publiques très virulentes, il y a un dialogue entre les parties et il sera très important de renforcer ce dialogue".
Yle tpk.fi

Déclarations du Ministre des Affaires étrangères Timo Soini
Le ministre des AE Soini a souligné, samedi, à la télévision, que "l’utilisation des armes chimiques est un crime de guerre. Les pays occidentaux étaient dans une situation où ils ne pouvaient pas ne pas réagir. Sinon, on le leur aurait reproché." "La Finlande condamne les crimes de guerre et l’utilisation d’armes chimiques. Les frappes étaient ciblées."
"J’espère que nous allons arriver à un dialogue. Un système international fondé sur des règles est le seul moyen d’avancer. Un système fondé sur la force est la violence est toujours moins bon".
Yle

« Le message des frappes doit viser la Russie » HS
Selon le spécialiste de sécurité du Helsingin Sanomat, Kari Huhta, "si la Syrie était bien la cible des frappes, il faudrait surtout délivrer un message à la Russie". En effet, l’utilisation des armes chimiques se déroule sous le nez des Russes. Mais pour que la Russie empêche cela il faudra trouver d’autres moyens que des frappes, écrit Huhta qui souhaite donc d’autres moyens de pression sur la Russie et sur l’Iran.
"En plus des frappes, il faut donc que les pays occidentaux agissent de concert (comme en témoignent ces frappes de trois Etats) et dans une politique de longue haleine, ce qui peut être un terme difficile pour Trump. Les difficultés de la Russie à s’adapter aux sanctions américaines montrent toutefois qu’il y a des alternatives aux missiles" conclut Huhta qui se réjouit aussi que la Finlande ait, dans ses commentaires, montré qu’elle était dans le camp occidental.
HS

"L’occident a frappé - mais cela ne va pas mettre fin à la guerre" IS
Selon Seppo Varjus, "les frappes occidentales étaient un beau théâtre mais ne vont pas peser sur la manière dont la guerre va continuer en Syrie". Il juge que les pays occidentaux ne veulent d’ailleurs même probablement pas que le régime d’Assad tombe (comme s’est empressée de la dire Mme May d’ailleurs) par peur que la Syrie devienne la repaire des djihadistes. "Cette fois, Assad et les Russes ont eu une leçon. Et les Britanniques pensaient d’ailleurs probablement aussi à Salisburry". Il pense que dès qu’il le pourra Assad reprendra les combats pour terminer la guerre.
IS

« Tuer des femmes et des enfants de manière conventionnelle est-il plus acceptable qu’avec des armes chimiques, se demande M. Tuomioja » IL
L’ancien ministre des Affaires étrangères Erkki Tuomioja estime que les frappes ne sont acceptables que si elles permettent de mettre fin à cette guerre et aux assassinats qui y sont commis.
Il se déclare gêné par le fait que l’on puisse penser qu’assassiner des femmes et des enfants par des armes conventionnelles serait plus acceptable que par des armes chimiques.
IL

« Les grandes puissances étaient légitimes à intervenir » IL
Interrogé par Iltalehti, le directeur de recherche de l’institut des relations internationales Mika Aaltola juge que les frappes étaient légitimes car le régime syrien s’était rendu coupable de violation des principaux droits fondamentaux. Il réfute les arguments du Président Poutine sur l’illégalité de l’intervention. Selon Aaltola, s’il est vrai que les pays occidentaux ne sont pas toujours logiques dans leurs interventions, cela ne signifie pas qu’il n’y aurait pas dans la situation actuelle une obligation d’agir pour faire respecter les règles sur les crimes de guerre.
IL

« Que va-t-il se passer après les frappes ? » IS
L’expert du CMI Mikko Patokallio estime que les frappes vont freiner le recours aux armes chimiques mais ne devraient toutefois pas résoudre le conflit. Il pense néanmoins que le débat sur le démantèlement de ces armes va se renforcer dans les semaines à venir.
Pour le professeur de stratégie militaire au collège de défense Jaakko Jäntti, la dernière phase de la guerre en Syrie va commencer entre les troupes d’Assad et la résistance. Il estime qu’il y a un risque d’escalade du conflit.
IS

« De nouvelles sanctions contre la Russie » KS HS
Kesksisuomalainen et Helsingin Sanomat rapporte que les Etats-Unis préparent de nouvelles sanctions contre la Russie. Ils relèvent aussi que les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni vont présenter un projet de résolution pour engager une enquête sur l’utilisation des armes chimiques en Syrie, mais qu’il y a peu de chance qu’elle passe le blocage de la Russie.
HS KS

« Sur la Syrie, le Président Macron regarde déjà l’avenir » Yle
« Le Président Macron a défendu les frappes en Syrie et indiqué que la France avait convaincu Trump de frappes ciblées » Yle
« La France n’a pas déclaré la guerre au régime syrien » US
La correspondante de Yle à Paris Annastina Heikkilä rapporte comment, selon Le Journal du Dimanche, le président Macron a décidé les frappes et souligne que « la France réfléchit déjà aux moyens d’éviter une catastrophe humanitaire en Syrie ». Selon elle, « Macron a une tactique efficace et logique » sur la Syrie.
Les propos du Président Macron sur la Syrie, dimanche soir à BFMTV, ont été largement repris. Le président Emmanuel Macron affirme avoir convaincu Donald Trump de garder ses troupes en Syrie. Selon lui, les Etats-Unis n’avaient initialement pas l’intention de frapper uniquement les cibles de l’attaque du samedi. « Nous l’avons convaincu de la nécessité de limiter les frappes sur les uniques cibles liées aux armes chimiques dès lors que la situation, à la suite des tweets, commençait à se dégrader », a-t-il dit en faisant allusion aux tweets du président Trump qui avait menacé la Syrie de nouvelles frappes par des missiles.
Le Président Macron a dit dimanche vouloir entamer un dialogue avec toutes les parties concernées par la guerre en Syrie, y compris la Russie, afin de trouver une solution à la situation en Syrie.
Yle Uusisuomi HS

Editoriaux
« L’attaque n’était pas une surprise, mais la grande question concerne les conséquences » HBL
« Contre la barbarie » AL
« Après les frappes, il faut trouver une autre solution » TS
L’éditorialiste de Hufvudstadsbladet estime que l’attaque aux armes chimiques ne pouvait pas ne pas engendrer une réaction. Les Etats-Unis et ses alliées, la Grande-Bretagne et la France n’avaient pas le choix. A l’heure actuelle, la question se pose sur le fait de savoir ce que fera la Russie. Qu’elle avance vers une confrontation directe avec les Etats-Unis est toutefois très improbable. La situation est néanmoins devenue plus tendue, estime l’éditorialiste qui regrette que le Conseil de sécurité soit si inefficace.
Pour Aamulehti, les frappes américano-franco-britanniques étaient une prise de position et non une solution à la guerre en Syrie. L’éditorialiste estime que pour résoudre ce conflit, il faudra des négociations, mais il semble très éloigné d’arriver à faire assoir les belligérants autour d’une même table.
Pour Turun Sanomat trouver une solution à ce conflit est très difficile tant les belligérants ont des soutiens différents et aux intérêts divergents. Mais c’est aussi nécessaire tant ce conflit a déjà fait de victimes.
HBL/dim/4 TS/dim AL/dim

ONU

Visite en Finlande de la directrice des Nations Unies pour les femmes
La directrice de l’organisation des Nations Unies pour les femmes, Phumzile Mlambo-Ngcuka, a effectué un déplacement à Helsinki à l’occasion du lancement du programme d’action finlandais « Les femmes, la paix et la sécurité ».
Mme Mlambo-Ngcuka a évoqué la violence contre les femmes en tant qu’épidémie mondiale contre laquelle il fallait intervenir.
La violence contre les femmes et les filles est un problème sérieux en Finlande qui se classe deuxième en Europe dans les statistiques en la matière.
Mme Mlambo-Ngcuka rappelle l’importance du fait que les institutions et les lieux de travail, par exemple, assument leur part de responsabilité dans la lutte contre les violences. Elle s’est félicité de la participation du Président Niinistö à la campagne HeForShe et rappelle que la Finlande est un des plus importants financeurs des Nations Unies pour les femmes.
Pour elle, le secteur des jeux vidéos finlandais pourrait s’investir dans la lutte contre les stéréotypes et s’efforcer d’influencer les attitudes des jeunes.
HS/sam/B6

Pays nordiques - Inde

Sommet des dirigeants nordiques avec le Premier ministre indien
Keskisuomalainen relève que le Premier ministre Juha Sipilä participera demain mardi à Stockholm en Suède à un sommet des dirigeants des pays nordiques avec le Premier ministre indien Narendra Modi.
Les pays nordiques souhaitent approfondir les relations économiques avec l’Inde. Le sommet est organisé à l’initiative de l’Inde.
KS/lun/14

Terrorisme

Les mouvements extrémistes islamiques attirent les femmes – sur les personnes partis de Finlande, un cinquième sont des femmes, certaines accompagnées de leurs enfants
Selon le ministère de l’Intérieur, l’extrême droite violente représente un danger plus prépondérant
Les mouvements extrémistes islamiques ont réussi à attirer de nombreuses femmes dans leurs rangs, y compris en Finlande. Sur les personnes parties de Finlande, un cinquième sont des femmes. C’est ce qui ressort du bilan sur l’extrémisme violent publié par le ministère de l’Intérieur, diffusé chaque année 2013.
Selon ce rapport, une vingtaine de femmes majeures et une trentaine d’enfants ont quitté la Finlande pour rejoindre des régions de combat. On estime qu’environ vingt enfants ayant des liens avec la Finlande seraient nés dans ces pays.
Selon les informations de la Supo, plus de 80 personnes sont partis de Finlande pour rejoindre les territoires de combat depuis 2012.
Néanmoins, l’extrême droite violente représente un plus grand danger en Finlande. Plus de la moitié des soupçons de crimes recensés l’année dernière par la police liés à un motif extrémiste provenaient de l’extrême droite.
www.hs

Justice

Ilja Janitskin de retour en Finlande pour être jugé
La police finlandaise a raccompagné en Finlande Ilja Janitskin, recherché pour nombres de crimes et délits (notamment incitations à la haine raciale) et extradé par Andorre.
HS

Iran

Hesburger ouvre un restaurant en Iran
La chaîne de restauration rapide finlandaise Hesburger a annoncé l’ouverture de son premier restaurant, vendredi à Téhéran.
Hesburger vise à ouvrir d’autres magasins au Moyen-Orient.
HS

Politique intérieure

Situation économique

La situation conjoncturelle de la Finlande est favorable mais il reste des défis
Les exportations, l’emploi et la situation de l’endettement s’améliorent
Le ministère des Finances a fait un bilan sur la situation économique de Finlande. Il prévoit une croissance de 2,6 % pour l’année en cours, de 2,2 % pour 2019 et de 1,8 pour 2020 pour se stabiliser à 1,5 % par la suite.
Les prochaines années, le taux d’investissements s’élèvera plus haut que jamais depuis le début des années 2000.
Ainsi le gouvernement atteindra ses principaux objectifs. Le taux d’emploi s’élèvera presque à 72 % pour la fin de la législature et continuera à augmenter ensuite pour s’élever à 72,5 % en 2020. L’endettement diminuera pour s’élever à moins de 60 % du PIB en 2019, et l’économie publique sera excédentaire en 2020, pour la première fois depuis 2008.
Les dépenses publiques se maintiendront à un plus haut niveau que les recettes. Le déficit budgétaire est de l’ordre de 1,3 milliards d’euros.
Le vieillissement de la population ainsi que les acquisitions de chasseurs pour l’armée de l’air vont augmenter les dépenses. Les défis de longue haleine des finances publiques n’ont ainsi pas disparu. Ces derniers temps, le ministère a rappelé que la natalité risquait de chuter.
L’accélération de la croissance de l’économie mondiale a été la plus décisive pour le rétablissement de l’économie finlandaise, mais la politique du gouvernement a également eu un effet.
Les perdants des mesures du gouvernement ont été les personnes aux plus faibles revenus qui sont sans emploi. Leurs allocations ont été augmentées lors des négociations sur le cadre budgétaire, la semaine dernière, mais cela ne compense pas les coupes précédentes.
Le prochain gouvernement pourra commencer ses travaux dans une situation conjoncturelle favorable mais, en même temps, il lui faudra faire face aux défis de longue haleine. A plus long terme, la croissance se ralentira inévitablement, rappelle Miko Spolander, directeur au ministère des Finances.
La réforme des services sociaux et de la santé est censée couper la croissance des dépenses de ce secteur de trois milliards d’euros pour 2029. Un nombre d’économistes ont remis en question la crédibilité de la réalisation de ces économies. Certains estiment que l’objectif de diminuer le déficit structurel repose trop sur cette réforme.
M. Spolander estime que si la réforme ne remplit pas les objectifs définis, il faudra œuvrer plus pour augmenter le taux d’emploi.
Le secrétaire d’Etat du ministère des Finances, Martti Hetemäki, estime que le taux d’emploi devrait s’élever à 75 % durant la prochaine législature afin que les finances publiques aient une base durable.
HS/sam/B8-9, KL/lun/A7

Réforme des services sociaux et de la santé

Etude sur la liberté de choix au Parlement
Helsingin Sanomat rapporte que le projet sur la liberté de choix, lié à la réforme des services sociaux et de santé, est à l’étude des commissions du Parlement depuis trois semaines.
Les partis du gouvernement souhaitent que les projets de loi soient votés avant les congrès du Centre et du Rassemblement national. Les deux congrès auront lieu du 8 au 10 juin prochain.
Les partis de l’opposition, quant à eux, estiment qu’il n’y aura pas assez de temps pour une étude approfondie. Plusieurs experts de droit constitutionnel et la Cour administrative suprême exigent que le gouvernement soumette son projet à la Commission européenne.
La commission des lois constitutionnelles du Parlement devrait publier prochainement son avis pour savoir si les projets de loi sont conformes à la constitution.
HS/sam/A14

Social

Projet de grève dans le secteur des services
Selon Helsingin Sanomat, le syndicat du secteur tertiaire Pam compte demander l’avis de ses membres à Helsinki et en Uusimaa (région autour de la capitale) afin de savoir s’ils sont prêts à se mettre en grève pour manifester contre les décisions du gouvernement qui affaibliraient la sécurité des employés.
Le gouvernement a décidé la semaine dernière qu’il serait possible, pendant une durée déterminée, de recruter un chômeur de moins de 30 ans pour un CDD sans le justifier.
Le gouvernement a également décidé que les conditions du licenciement seront relâchées dans les entreprises de moins de vingt personnes.
HS/lun/A8

France

Politique

« Le Président Macron a défendu ses réformes » HS
Editorial : « Les syndicats français risquent de se couler par leurs grèves » HS
Helsingin Sanomat rapporte que, lors d’une interview télévisée, vendredi, le président a défendu ses réformes. Le quotidien relève que tant le président que les syndicats ne semblent pas vouloir céder dans le différend qui les oppose sur la réforme de la SNCF.
Dans un éditorial publié ce jour, HS estime que le président Macron est en position de force puisqu’il dispose d’une confortable majorité au parlement. « Le bras de fer entre Macron et les syndicats devrait aboutir sur une victoire du président. Si c’est le cas, la réforme du marché du travail devrait se poursuivre et la France changer de cap », conclut l’éditorialiste.
HS

Vendredi 13 avril 2018

Politique étrangère et européenne

Syrie

« Pas de risque d’une guerre mondiale par erreur » KS
« L’OIAC devrait contrôler les armes chimiques en Syrie » KS
« Les frappes en Syrie sont juste une affaire de temps » AL
« Les grandes puissances se font face » HS
« Macron affirme avoir des preuves de l’utilisation d’armes chimiques » HS
STT rapporte que le retard pris dans les frappes de rétorsion occidentales en Syrie est probablement du au fait que la Syrie a promis de permettre l’accès à Douma aux chercheurs de l’OIAC.
STT rapporte aussi que le Président Macron a déclaré lors d’une interview télévisée que la France avait la preuve que des armes chimiques avaient été utilisées en Syrie.
Le professeur de stratégie du collège de défense Jaakko Jäntti estime que si des frappes en Syrie ont lieu, cela sera dans les jours à venir. Il estime qu’il pourrait s’agir du même type de frappes que l’année dernière, au moyen de missiles « sans risquer la vie de pilotes ». « On veut montrer par cette réaction que le recours aux armes chimiques d’Assad n’est pas une chose normale ».
KS AL

La crise en Syrie n’a pas d’effet sur la coopération de défense de la Finlande
Le ministre de la Défense Jussi Niinistö refuse de spéculer sur les effets de la crise pour les relations entre la Finlande et la Russie. Il craint que les frappes américaines engendrent un conflit plus important. « Il existe un risque d’un conflit volontaire ou non puisqu’il y a des troupes de plusieurs acteurs dans la région. Mais ce risque existe depuis longtemps, comme lors des précédentes frappes ».
Il ne pense toutefois pas que la situation aura des effets sur les relations entre la Finlande et les Etats-Unis. « Mais la situation changera si on essaie de former une coalition internationale pour soutenir de possibles frappes militaires ».
L’ancien ministre des Affaires étrangères Erkki Tuomioja considère que de possibles frappes américaines en Syrie sont difficiles, voire dangereuses, même si lutter contre l’utilisation d’armes chimiques est une bonne chose.
Il estime que ce n’est pas par la guerre que l’on arrêtera la guerre. « La Finlande n’a pas de rôle à ce stade, mais si on arrive à un accord de paix je ne pense pas que la Finlande pourrait refuser d’envoyer des casques bleus » dit-il.
Al

Point de vue
« Le conseil de sécurité des Nations-Unies ne devrait pas être un bac à sable » Hbl

Union européenne

Point de vue :
« La Hongrie est surtout une menace pour elle-même » HS
Paavo Rautio estime que les médias ont tort de faire penser que la Hongrie et les pays du groupe Visegrad seraient la principale menace pour l’UE actuellement. Pour lui, ces pays n’ont pas grand-chose en commun à part l’opposition à l’immigration et une mauvaise administration. Ils ne menacent pas vraiment l’avenir de l’UE.
Pour Paavo Rautio, l’avenir de l’UE se joue plutôt en France où le Président Macron doit faire face à la grève des cheminots.
« Une défaite dans la rue signifierait un affaiblissement du pouvoir et une montée du populisme dans un pays où les vieux partis sont éclatés. En revanche, s’il l’emporte Macron continuera à réformer la France et l’UE. « Ce qui se passe en France a plus d’importance pour l’avenir de l’UE que ce que Orban peut faire – ou a jamais fait – dans son pays ».
HS

Tribune
« L’UE a besoin de plus de solidarité dans la politique sur l’immigration » HS
La députée européenne Anneli Jäätteenmâki (Centre) publie un texte en faveur de plus de solidarité entre les Etats membres dans l’étude des demandes d’asile. Elle estime qu’il faut disposer de structures européennes durables pour faire face à la pression de l’immigration.
HS

Finlande - Portugal

La Finlande veut dénoncer l’accord fiscal avec le Portugal
Keskisuomalainen relève que le ministre des Finances Petteri Orpo annonce dans un communiqué de presse que « l’actuel accord fiscal entre la Finlande et le Portugal ne correspond plus à l’idée d’une imposition des revenus équitable ».
Selon l’accord actuel, qui date de 1970, les retraites finlandaises du secteur privé sont exonérées d’impôts au Portugal. Plusieurs chefs d’entreprise retraités habitent au Portugal.
KS/20

Nordstream 2

Les autorisations ont été accordées
Selon Keskisuomalainen, l’administration régionale de la Finlande du sud a accordé au gazoduc Nordstream 2 l’autorisation conforme à la loi sur les eaux.
Le gouvernement a déjà accordé son autorisation au projet la semaine dernière.
KS/23

Politique intérieure

Gouvernement – vie professionnelle

Faciliter les licenciements ne serait qu’un début
Le ministre de l’Emploi, Jari Lindström (Avenir bleu), estime que la législation concernant le travail changera inévitablement dans l’avenir du fait que c’est indispensable pour que le taux d’emploi puisse être relevé au-delà de l’objectif actuel de 72 %. Le prochain objectif sera un taux d’emploi de 75 %, selon lui, et pour y arriver, il faudra pouvoir considérer toutes les options.
Pour lui, le caractère contraignant des conventions collectives pourrait figurer parmi les thèmes électoraux de 2019. Helsingin Sanomat note que les conventions collectives concernent aussi les entreprises qui ne les auraient pas signées dès que les employeurs de plus de la moitié des employés du domaine concerné les ont signées. M. Lindström ne pense pas que l’on supprime le caractère contraignant mais que, par contre, il pourra être modifié.
Ilkka Kaukoranta, économiste en chef de la confédération des ouvriers, SAK, estime qu’une législation prévoyant beaucoup de droits aux employés restreint d’autre part la marge de manoeuvre des entreprises. La rentabilité des entreprises pourrait en souffrir.
D’autre part, une législation stricte encourage les entreprises à investir dans leurs employés, y compris sous la forme de la formation.
Antti Kauhanen, chercheur de l’institut de recherche économique Etla, estime qu’il est difficile d’évaluer l’effet sur l’emploi des changements dans la législation du fait qu’il est difficile de les distinguer des autres facteurs. Pour lui, il n’y a pas de mesure unique qui puisse servir à augmenter l’emploi, il faut un paquet de différentes mesures allant de la formation au recrutement de la main d’œuvre étrangère et au relâchement de la bureaucratie.
M. Kaukoranta estime qu’améliorer les conditions et les services au niveau des pôles emploi des personnes disposant de peu de formation pourrait être plus important que les réformes de la législation afin d’améliorer l’emploi. Prendre des mesures qui affaiblissent le sentiment de sécurité d’un grand nombre de personnes n’est pas raisonnable, selon lui.
Kauppalehti note qu’alors que les Entrepreneurs de Finlande se félicitent du projet et estiment que son effet sur l’emploi sera considérable, la confédération SAK considère les plans du gouvernement comme démesurés. Ils augmenteraient, selon la SAK, l’insécurité de la vie professionnelle et diminueraient la protection des employés. Pour la confédération des employés, STTK, la réforme concernant le licenciement diminuerait l’engagement des employés dans leur emploi.
Un groupe de travail tripartite avec des représentants du gouvernement, des employeurs et des employés étudiera les propositions.
Le ministère de l’Emploi et de l’Economie envisage de prendre en compte le fait que le traitement du licenciement dans les entreprises de moins de 20 personnes pourrait décourager les entreprises d’augmenter le nombre de leurs employés au-delà de 20.
HS/A12, KL/A7

Editoriaux
L’éditorialiste de Kauppalehti estime que le gouvernement n’a pas osé, par peur de la réaction des organisations syndicales, avancer sur les accords locaux dans les entreprises. Le gouvernement a toutefois fait des concessions dans le sens des entrepreneurs de PMI-PME. Comme les entreprises concernées par le relâchement des critères de licenciement représentent 95 % des entreprises finlandaises, on peut à juste titre s’attendre à ce que la réforme aura un effet sur l’emploi.
Helsingin Sanomat titre son éditorial également sur le fait que le gouvernement a évité un litige avec le mouvement syndical.
KL/A5, HS/A4

Point de vue : « L’objectif en matière d’emploi est encore loin » KL
Arno Ahosniemi de Kauppalehti rappelle qu’avec le vieillissement de la population et le faible taux de natalité, le déficit structurel finlandais ira croissant ces prochaines années.
Au lieu d’un taux d’emploi de 72 %, il faudrait briguer un taux de 80 %. Pour ce faire, il faut continuer les réformes sur le marché de travail.
KL/A5

Gouvernement – Education

14 millions par an pour les étudiants des lycées et des écoles professionnelles
Le gouvernement prévoit d’accorder 46 euros aux lycéens et aux étudiants des écoles professionnelles à faibles revenus, ciblés pour l’achat de matériel scolaire.
Rendre entièrement gratuit les études à ce niveau aurait coûté entre 87 et 142 millions d’euros par an, contre le coût de 14 millions de la présente réforme.
Il est prévu que 30 % des étudiants de ces écoles soient concernés par la somme.
La ministre de l’Education, Sanni Grahn-Laasonen, se félicite du fait que les études d’une langue étrangère commenceront, à compter de 2020, dès la première année de scolarisation contre la troisième année actuellement.
La réforme nécessitera des crédits supplémentaires de 12 millions d’euros.
HS/A11, AL/A11

Elections régionales

Le Centre n’aurait pas la majorité des conseils régionaux
Keskisuomalainen rapporte que le secrétaire général du Rassemblement national Janne Pesonen rejette l’idée selon laquelle la future réforme des régions renforcerait la position du Centre et que le Centre gagnerait les élections régionales partout.
Le Centre a actuellement un peu plus de 30 % des sièges dans les conseils municipaux. Selon les calculs de M. Pesonen, aux élections régionales, le Centre aurait environ 24 % des sièges et la part du Rassemblement national et du PSD augmenterait. « Le Centre aurait le plus grand nombre de conseillers régionaux mais pas autant que pour les conseil municipaux. »
La réforme des régions mène à une centralisation du pouvoir dans les villes capitales des régions. Les partis politiques qui sont forts dans les grandes villes gagneront les élections.
Heikki Paloheimo, professeur émerite en sciences politiques, estime également que les spéculations concernant un coup d’Etat par le Centre dans les régions sont fallacieuses. Il estime que le Centre n’aura pas la majorité dans les neuf régions où il a actuellement une position très forte dans les conseils municipaux.
Aino-Kaisa Pekonen, présidente du groupe parlementaire de l’Alliance des gauches, souligne que le plus grand problème de la réforme est le déficit de démocratie qui concernera les petites communes qui n’auront pas de représentants dans les conseils régionaux.
KS/20-21

Parti des citoyens

M. Väyrynen quittera le parti qu’il a créé
Keskisuomalainen relève que Paavo Väyrynen, parlementaire européen du Centre qui a fondé son propre parti, annonce sur son blog qu’il quittera le parti des citoyens et pourrait ainsi être candidat à la présidence du Centre au congrès de juin.
M. Väyrynen fut président du Centre en 1980-1990.
KS/12

Transports

Gel de l’aide à l’acquisition des vélos électriques
Selon Keskisuomalainen, le ministère des Transports et de Communication a annoncé que l’aide pour l’acquisition des vélos électriques ne sera pas mise en œuvre pendant la législature en cours.
La ministre centriste des Transports Anne Berner a promu ce projet mais le Rassemblement national et les Bleus s’y sont opposés.
KS/20

Jeudi 12 avril 2018

Politique étrangère et européenne

Défense

« On verra voler le Rafale à Tikkakoski » KS
L’armée de l’air française a confirmé la participation de deux avions de combat multi rôle Rafale au show aérien du centenaire de l’armée de l’air finlandaise organisé à Tikkakoski les 16 et 17 juin.
Le Rafale est un des candidats pour succéder aux Hornet F-18.
« Nous verrons dans le ciel un spectacle de deux Rafale. Les détails du show n’ont pas encore été communiqués. Il y aura en tout trois Rafale dont un appareil de remplacement », explique le directeur de l’évènement Jarmo Majapuro.
Le centenaire de l’armée de l’air finlandaise accueillera aussi les autres groupes candidats : BAE Systems, Boeing, Lockheed Martin Aeronautics et Saab. Seul le Rafale a l’intention de voler, les autres seront exposés à terre, rapporte Keskisuomalainen.
KS12.4./7

Une unité de l’armée norvégienne soupçonnée d’avoir franchi la frontière finlandaise sans permission
Des motoneiges étaient entrées sur le sol finlandais sur une bande de terre de 400 mètres
Les garde-frontières de Laponie soupçonnent une unité de l’armée norvégienne d’avoir franchi la frontière finlandaise sans permission.
L’incident se serait produit le 5 avril dans les toundras septentrionales de la région d’Enontekiö.
La Finlande a appris la nouvelle par les autorités militaires norvégiennes qui ont en fait l’annonce elles-mêmes.
STT/HS

Commentaires sur les exercices de missiles organisés par la Russie en mer Baltique
La Russie a entamé le 4 avril des exercices militaires sur ses missiles près des eaux territoriales suédoises en zone internationale. D’habitude elle s’entraine plutôt dans la partie sud-est de la mer Baltique, au large de Kaliningrad.
Selon le professeur de l’Ecole des Hautes études de la Défense nationale, Petteri Lalu, ces exercices ont attiré une attention particulière pour deux raisons. Premièrement, la Direction de l’aviation civile suédoise a averti les compagnies aériennes d’une zone à risques qui atteindrait, selon le quotidien Dagens Nyheter, une altitude de 18 000 mètres. Deuxièmement, selon les informations relatives à la réservation de l’espace aérien adressées aux Suédois par les autorités militaires russes, il convient de constater que l’exercice est organisé plus près des eaux territoriales suédoises que ce qui a été fait dans le passé.
« C’est peut-être pour des raisons techniques, mais il pourrait aussi bien s’agir de motifs politiques : les Russes voulant tester les réactions des autres pays de la mer Baltique en déplaçant le lieu de leurs manœuvres », affirme Lalu.
Le lieutenant-colonel Lalu estime par ailleurs que le système des missiles Iskander a retenu beaucoup trop l’attention des médias.
HS4.4/A13

Politique intérieure

Gouvernement – budget

Le gouvernement s’investit dans l’emploi, et augmente les aides des plus pauvres
Le licenciement dans les entreprises deviendra plus facile
Le gouvernement a terminé, hier, ses négociations sur le cadre budgétaire. MM. Sipilä et Orpo se sont félicités des bons résultats du gouvernement en matière d’endettement et d’emploi.
Des questions liées à la vie professionnelle ont été évoquées. Celles concernant la fiscalité seront traitées à l’automne.
Les accords d’entreprises ne seront pas élargis, notamment concernant le temps de travail, mais par exemple les conditions du licenciement seront relâchées concernant les entreprises de moins de 20 personnes. Cela devrait faciliter le recrutement.
M. Orpo, ministre des Finances, a rappelé qu’il y a 270 000 entreprises de moins de 20 employés en Finlande. Cela représente un potentiel énorme, selon lui, et la réforme a comme objectif de diminuer le risque à l’embauche pour l’entrepreneur.
Le gouvernement s’est mis d’accord sur des investissements de 90 millions d’euros dans l’emploi et le savoir-faire. Des formations font partie de l’ensemble prévu pallier à la pénurie de la main d’œuvre et empêcher le ralentissement de la croissance économique.
Certaines aides ont été augmentées, telles que l’allocation parentale et l’indemnité maladie.
Les personnes aux faibles revenus auront désormais la possibilité de demander une aide concernant le matériel nécessaire pour les études, à hauteur de 46 euros par mois.
Les ressources de l’enseignement préscolaire seront augmentées dans les zones à risque. Le gouvernement compte également mettre en place des conseils pour les ménages surendettés.
Le modèle d’activation des chômeurs a été revu. Des formations proposées par des syndicats, communes ou organisations rempliront désormais le critère du modèle. 206 employés de plus seront recrutés pour les agences de l’emploi, et on allouera des crédits supplémentaires de 11,2 millions d’euros pour les centres pour le développement économique, les transports et l’environnement.
Il sera, pendant une durée déterminée, possible de recruter un chômeur de moins de 30 ans pour un CDD sans le justifier.
Des spécialistes estiment que les mesures proposées concernant le modèle d’activation étaient attendues. Elargir l’offre de formations remplissant les critères du modèle activera certainement les personnes concernées. Les investissements sont considérés comme allant dans le bon sens, mais selon les spécialistes, leur effet définitif restera relativement modeste.
HS/A6-7, AL/A14-15, KS/19

Banque de Finlande

Dix candidats pour le poste de gouverneur
Dix personnes, dont Olli Rehn, vice-président du directoire de la Banque de Finlande, Juhana Vartiainen, député du Rassemblement national et Pentti Hakkarainen, membre du directoire de la Banque de Finlande et du conseil de surveillance de la BCE, ont présenté leur candidature pour le poste de gouverneur de la Banque de Finlande.
HS/A12

Mercredi 11 avril 2018

Politique étrangère et européenne

Finlande – Croatie

Visite d’Etat du président Niinistö en Croatie
Le Président Sauli Niinistö a rencontré son homologue croate à Zagreb hier. Il s’agit de sa première visite d’Etat de son second mandat et de la première visite d’Etat d’un président finlandais en Croatie depuis l’entrée de ce pays dans l’UE.
« Nous avons besoin d’une UE plus forte qui combatte pour la paix et la liberté. Un acteur qui puisse être assis à la table des négociations avec les grandes puissances », a dit M. Niinistö.
Les deux présidents ont souligné que les présidences finlandaise et croate de l’UE quyi vont se succéder permettaient des coopérations entre ces pays.
Tpk.fi

Politique intérieure

Réformes des services sociaux et de santé

Les Finlandais auront des coefficients personnels avec la réforme
Helsingin Sanomat rapporte qu’avant la rentrée en vigueur de la réforme sur les services sociaux et de santé, les autorités calculent pour tous les Finlandais les « points » sur leur état de santé pour savoir le coût d’une personne du point de vue de la santé publique.
Selon Turun Sanomat, le médiateur à la protection des données Reijo Aarnio n’a pas été au courant de ce projet. Il exige maintenant à l’Institut du bien-être et de la santé de lui faire rapport sur ce modèle et sur la législation qui l’autorise.
HS/A8, TS/12

Gouvernement

Modèle d’activation des chômeurs
Keskisuomalainen relève que le gouvernement, réuni en négociations sur le cadre budgétaire, a évoqué mardi le renforcement de l’emploi et la lutte contre les inégalités sociales.
Selon les informations de STT, agence de presse nationale, il y a eu des progrès concernant le paquet sur l’emploi et le modèle d’activation des chômeurs.
Il y aura plus de types de formation qui permettent de remplir les critères d’activité, par exemple les formations données par les syndicats.
L’objectif du gouvernement est aussi de se mettre d’accord sur le calendrier de réforme de la loi sur le temps de travail lors des négociations sur le cadre budgétaire.
KS/12

Loi sur le temps de travail
Selon Helsingin Sanomat, la loi sur le temps de travail, qui date de la fin des années 1990, doit être rénovée. Cette réforme a été inscrite dans le programme du gouvernement Sipilä.
Selon les informations du quotidien, il y a un litige à ce sujet pendant les négociations sur le cadre budgétaire.
Le projet de loi a été préparé en cercle restreint et les partenaires sociaux, qui normalement sont très bien informés, ne connaissent pas le contenu du projet.
L’objectif le plus contesté de la réforme est faire en sorte que les experts, près d’un million de personnes, ne seront pas concernés par la règlementation sur le temps de travail. Les grandes centrales syndicales SAK et Akava ont déjà annoncé qu’ils n’approuvaient pas cette interprétation.
HS/A29

Energie

Le gouvernement mettra fin au charbon à compter de 2029
Le gouvernement s’est mis d’accord pour interdire l’utilisation du charbon dans la production énergétique à compter de 2029. Selon le ministre du Logement, de l’Energie et de l’Environnement, Kimmo Tiilikainen (Centre), il s’agira de présenter le projet au Parlement à l’automne.
M. Tiilikainen relève qu’il est prévu de proposer un paquet d’encouragement de 90 millions d’euros pour les groupes énergétiques des municipalités qui s’engagent à abandonner le charbon dès 2025. Il note que, pour maitriser le changement climatique, il faut diminuer les émissions de CO2 beaucoup plus rapidement que prévu. Rejeter le charbon dans la production de l’énergie permettra de diminuer considérablement les émissions liées au chauffage.
La stratégie de politique énergétique et climatique de la Finlande prévoit actuellement l’abandon du charbon en 2030.
La confédération de l’industrie énergétique considère la suppression d’une telle source d’énergie comme inefficace et rappelle que l’utilisation du charbon diminuera de toute façon d’ici 2030. Des échéances strictes et une interdiction pourront revenir chères du fait que les entreprises devront faire des investissements selon un calendrier imposé, note Jukka Leskelä, directeur général de l’Industrie énergétique.
Greenpeace de son côté se félicite du projet tout en regrettant que l’échéance n’ait pas été fixée à 2025.
KS/20

Transports

Un nouvel groupe de l’Etat séparé de l’agence des transports
Helsingin Sanomat rend compte du projet de créer un nouveau groupe d’Etat en séparant certaines fonctions de l’agence des transports. Le Parlement entamera, aujourd’hui, l’étude de la question.
Selon HS, il s’agit de créer une régie concernant les services de gestion des transports maritimes, ferroviaires et routiers et la récupération et gestion des différentes données qui y sont liées et leur mise à profit.
Le ministère des Transports estime qu’il serait opportun que ces informations soient gérées au niveau d’une société du fait que les circonstances évoluent rapidement, par exemple dans le domaine de l’automatisation.
Le groupe resterait en possession de l’Etat pour qu’il puisse assister au besoin les forces armées et les gardes-frontières.
Plus tard, il pourrait s’agit de créer des activités économiques autour de ces données collectées.
Juhapekka Ristola du ministère des Transports et des Communications compare l’ouverture du marché des transports à celle du marché des communications à la fin des années 1980. Ce marché a été bouleversé au moment de la création des téléphones mobiles.
Il rappelle que l’on a séparé de Finavia les fonctions de vérification de l’aviation pour en créer le groupe de l’Etat ANS Finland, (Air Navigation Services Finland) qui pourra à son tour envisager de créer des activités économiques.
HS/A14

Aviation

Finnair en hausse concernant ses vols asiatiques
Le nombre de passagers de la compagnie d’aviation Finnair a augmenté de 17,2 % en mars. Le taux d’utilisation, qui a augmenté de 3,5 %, s’élevait à 84,5 %.
Concernant les vols en Asie, le nombre de passagers a augmenté de 31,5 %.
La capacité de Finnair en matière de vols proposés a augmenté de 18,2 % par rapport à la même époque en 2017.
KL/A9

Mardi 10 avril 2018

Politique étrangère et européenne

Syrie

Communiqué de la présidence
Le secrétariat de la présidence a publié un communiqué sur la situation en Syrie.
Le Président Sauli Niinistö considère les nouvelles de ces derniers jours comme alarmantes. « Des dizaines de victimes innocentes sont décédées dans la Ghouta orientale suite à une attaque effectuée selon toute vraisemblance à une arme chimique. La Finlande condamne sévèrement l’utilisation d’armes chimiques dans toutes les circonstances. »
« Le conflit syrien en cours depuis longtemps engendre une souffrance humanitaire énorme. L’évolution de ces derniers jours menace de mettre gravement en danger l’état de la paix internationale. Il est important que les parties étudient sans tarder en profondeur les évènements du week-end dernier. Une solution de négociation est la seule voie pour calmer la situation de façon permanente. »
tpk.fi

Attaque de Turku

Le procès a commencé
Le procès concernant l’attaque au couteau à Turku, en août dernier, a commencé, hier, à la prison de Turku. La défense considère qu’il s’est agi d’homicides et de tentatives d’homicide et non pas de meurtres.
L’accusé, qui ne sera à proprement parler entendu que plus tard ce mois-ci, a dit que son intention avait été d’égorger deux personnes, et de se cacher ensuite pour en égorger d’autres encore.
Le procureur estime que l’accusé s’est radicalisé courant 2017. Il a exprimé son soutien à l’égard de Daech sur les réseaux sociaux avant ses actes et s’est considéré comme un combattant de Daech, selon le procureur, qui note qu’il a réalisé ces actes en utilisant une violence extrême dans le but d’engendrer une terreur grave auprès de la population.
HS/A8

Politique intérieure

Gouvernement

Le gouvernement souhaite diminuer les inégalités sociales
Helsingin Sanomat rapporte que le trio du gouvernement – le Premier ministre Juha Sipilä, le ministre des Finances Petteri Orpo et le ministre de la Culture et des Affaires européennes Sampo Terho – s’est réuni lundi soir pour évoquer les grandes lignes des négociations sur le cadre budgétaire qui commencent aujourd’hui.
Le gouvernement a déjà souligné que la marge de manœuvre pour augmenter les dépenses est réduite, selon les estimations à environ 100 millions d’euros.
M. Sipilä a demandé antérieurement à un groupe de travail présidé par le professeur Juho Saari, une liste de douze mesures afin de diminuer les inégalités sociales.
La liste rédigée par M. Saari est un résumé des mesures proposées par le groupe de travail dans son rapport. Une source gouvernementale estime que la mise en œuvre des mesures n’est pas réaliste avant la fin de la législature en cours. « Il s’agit plutôt de thèmes que le gouvernement devrait étudier de près. »
Les préparatifs concernant une partie de ces mesures ont déjà commencé avant la publication du rapport du groupe de travail.
Elli Aaltonen, directrice générale de Kela, office national des assurances sociales, a déjà proposé que la sécurité sociale puisse être modifiée rapidement, par exemple en augmentant de 20 à 30 % la réduction des aides sociales lorsque l’allocataire a des revenus du travail. Le bénéficiaire aurait ainsi 33 euros de plus par mois.
Les Bleus proposent que le gouvernement annule le gel des minimas sociaux. Le Centre et le Rassemblement national, qui sont contre, estiment que cela coûterait trop cher.
Concernant le modèle d’activation des chômeurs, M. Sipilä a déjà annoncé qu’il souhaitait élargir les différents types de formation qui permettent de remplir les critères d’activité.
La liste du professeur Saari :
-  Dresser une politique afin de diminuer la disparité sociale et les moyens pour suivre systématiquement de près cette politique ;
-  Lancer un programme de recherche sur la disparité, le bien-être et la sécurité sociale ;
-  Développer les institutions de la démocratie afin de renforcer l’inclusion. Aux prochaines élections municipales, baisser l’âge du droit de vote de 18 à 16 ans ;
-  Abaisser l’âge de la scolarité des jeunes enfants à 5 ans ;
-  Augmenter le logement social ;
-  Diminuer de moitié les SDF (sans domicile fixe) ;
-  Réformer l’assistance sociale ;
-  Développer les critères nationaux pour la garde de personnes dépendantes en famille ;
-  Prendre en compte les différentes structures familiales ;
-  Lutter contre le surendettement ;
-  Garantir les critères de qualité unis pour les services de santé mentale et des toxicomanes ;
-  Développer les services pour les usagers de drogue par voie intraveineuse.
HS/A14

Lundi 9 avril 2018

Politique étrangère et européenne

Syrie

Réactions finlandaises
Toni Alaranta, chercheur à l’Institut de relations internationales UPI, estime qu’il est prématuré d’évaluer les conséquences de l’attaque. Jusqu’à présent, les déclarations sont allées dans le sens que s’il y a confirmation qu’il s’agissait d’une attaque chimique, il y aura des réactions. Mais personne ne dispose et ne peut pas disposer d’information réelle sur le fait de savoir s’il y a eu une attaque chimique et par qui.
Il n’exclut pas une riposte des Etats-Unis telle que les tirs de missiles après l’attaque au gaz de Khan Sheikhoun, mais il ne le considère pas comme probable. Il considère comme problématique qu’il est difficile d’interpréter ce qu’ils envisagent. Il est difficile de faire de conclusions sur ce que disent le Président Trump et son administration.
Pour le Premier ministre Juha Sipilä, la communauté internationale ne tardera pas à réagir à des attaques comme cela, surtout s’il s’avère qu’il s’est agi d’armes chimiques. Il note qu’on ne le sait pas encore et qu’il y a de forts soupçons.
Il estime qu’il est frustrant de se retrouver encore dans une situation où de telles attaques ont lieu. Avec Daech battu, on aurait espéré que l’aide humanitaire arrive à destination et que le processus de reconstruction puisse démarrer.
Paula Vanninen, directrice de Verifin, institut finlandais de vérification de la convention des armes chimiques, estime que malgré la destruction des armes chimiques syriennes, il en est peut-être resté une réserve. Elle n’exclut pas non plus que l’administration syrienne ait acheté le matériel d’armes chimiques pour en fabriquer.
Concernant les estimations qu’il se soit agi du chlore, elle rappelle que même si l’utilisation militaire du chlore est interdite, ce produit n’est pas entièrement interdit.
HS/lun/A6-7

Attaque de Turku

Le procès commence aujourd’hui
Le procès concernant l’attaque au couteau à Turku, en août dernier, commence aujourd’hui. Le ressortissant marocain est accusé de deux meurtres et de huit tentatives de meurtre.
Dans le procès, il s’agit surtout de savoir s’il s’est agi d’un acte terroriste ou non. L’accusé a admis les actes de violence et se considère comme terroriste, mais sa défense ne considère pas qu’il ait été motivé par la volonté d’engendrer de la terreur.
Helsingin Sanomat rend compte du fait que Martin Scheinin, professeur en droits de l’homme, a évoqué à l’automne le fait que selon le code pénal, un crime est terroriste s’il engendre des dégâts importants à l’Etat, alors que pour M. Scheinin il faudrait y lire « pays ». Il estime que l’Etat signifie surtout l’administration alors que pays se réfère plutôt à la société.
Matti Tolvanen, professeur en droit pénal, estime que « l’Etat » peut tout aussi bien faire référence au reste de la société.
Le tribunal d’instance devra réfléchir à la définition d’un crime terroriste.
HS/lun/A8

ONU

Selon le Cedaw, la Finlande n’a pas protégé suffisamment une femme et son enfant contre la violence
Helsingin Sanomat relève que le Comité de l’ONU pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes, Cedaw, a publié jeudi dernier sa première décision concernant la Finlande.
Selon cette décision, la Finlande a violé la convention pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes, parce qu’elle n’a pas protégé une Finlandaise et son enfant contre le danger de la violence conjugale. Plusieurs plaintes sur la violence du père avaient été faites et il avait été condamné pour violence. Malgré cela, les autorités l’ont considéré comme un meilleur parent proche et la justice lui a accordé la garde ce l’enfant.
Le comité estime que le transfert de la garde d’enfant de la mère au père n’a pas été justifié. Selon Krista Oinonen, directrice aux questions sur les droits de l’Homme au ministère des Affaires étrangères, « la Finlande devra déposer d’ici six mois, un rapport au Cedaw sur les mesures prises dans cette affaire ».
HS/sam/A13

Défense

Les candidats pour le successeur des F-18 seront tous présents à Tikkakoski
Le centenaire de l’armée de l’air finlandaise présentera tous les candidats pour le successeur des Hornet F-18 à Tikkakoski au mois de juin. Les fabricants BAE Systems, Boeing, Dassault Aviation, Lockheed Martin Aeronautics et Saab participeront à l’évènement.
Les fabricants présenteront chacun un espace d’exposition que le public pourra visiter en posant des questions sur la technologie des appareils. Il se pourrait cependant que l’on ne voie pas tous les avions en vol.
Le commandant de l’armée de l’air Sampo Eskelinen a annoncé en janvier que les appels d’offre seront envoyés aux constructeurs en avril-mai.
Le show aérien sera organisé à Tikkakoski les 16 et 17 juin.
KS6.4./64

« Un nouveau coup pour la coopération militaire de l’UE », titre le quotidien Keskisuomalainen
« La coopération militaire européenne avance rapidement mais ne se forge pas forcément au sein de l’Union européenne », écrit le journaliste Janne Yläjoki.
La France a fait savoir mercredi dernier qu’elle est en train de rassembler de nouvelles troupes d’intervention européennes qui n’ont rien à voir avec l’UE.
La liste des pays participants sera publiée en juin mais il semble d’ores et déjà qu’elle sera restreinte. Selon le gouvernement français, seule une douzaine d’Etats européens dont notamment l’Allemagne, les Pays Bas, la Grande-Bretagne et le Danemark en feront partie. Il s’agit, selon Reuters, de rassembler des pays européens qui ont « une capacité militaire » et « une volonté politique à formuler une analyse commune dans des crises graves » et la capacité « d’y répondre rapidement ».
Pour la coopération Pesco, la France aurait souhaité rassembler un groupe plus restreint avec des objectifs plus ambitieux pour que dans des cas comme la Libye et le Mali une opération militaire puisse être entamée rapidement. C’est la ligne plus prudente préconisée par l’Allemagne qui l’avait remporté.
L’UE possède depuis de nombreuses années ses troupes de réaction rapide qui n’ont jamais été utilisées. Par contre dans des opérations de gestion de crise, l’UE tient, depuis plusieurs années, un rôle central.
KS6.4./24-25

Politique intérieure

Gouvernement

Préparation des négociations sur le cadre budgétaire
Le Premier ministre et président du Centre Juha Sipilä et le ministre des Finances et président du Rassemblement national Petteri Orpo ont déclaré que les négociations sur le cadre budgétaire de mardi et mercredi seraient l’occasion de préciser le modèle d’activation des chômeurs.
Le premier ministre envisage d’élargir les types de formation permettant de remplir le critère d’activité et de recruter plus d’agents dans les centres d’emploi.
M. Sipilä a aussi exprimé sa confiance dans le fait que la réforme des services sociaux et de santé serait votée ce printemps.
HS

Emploi

Le modèle d’activation ne se voit pas chez les entreprises
Helsingin Sanomat a interviewé des représentants d’entreprises qui font part de leurs difficultés à recruter de la main d’œuvre. Ils soulignent que l’entrée en vigueur du modèle d’activation des chômeurs ne s’est pas traduite par une augmentation de l’offre de main d’œuvre.
Le ministre des Finances Petteri Orpo a exprimé son inquiétude concernant les difficultés sur le marché de l’emploi : il y a des dizaines de milliers d’emplois non pourvus alors qu’il y a toujours plus de 200 000 chômeurs.
HS

Parlement

La commission des affaires sociales et de la santé rejette l’initiative populaire en faveur d’une loi sur l’euthanasie
Helsingin Sanomat rapporte que la commission des affaires sociales et de la santé du Parlement propose dans un avis unanime, publié vendredi dernier, de rejeter l’initiative populaire afin d’approuver l’euthanasie en Finlande. L’initiative populaire sera ensuite étudiée et votée prochainement en séance plénière du Parlement.
La commission des affaires sociales et de la santé souligne l’importance de l’amélioration des soins palliatifs et propose la création d’un groupe de travail à ce sujet.
Cinq anciens députés, représentant cinq partis politiques différents, sont à l’origine de cette initiative populaire.
Le quotidien a effectué, début janvier dernier, un sondage auprès des députés sur l’euthanasie. 74 députés sur 200 ont répondu, 51 ont été favorables et 23 contre l’approbation de l’euthanasie.
HS/sam/A18

Démographie

Le ministère des Finances s’inquiète de baisse de la natalité
Helsingin Sanomat relève que la natalité a chuté en Finlande beaucoup plus que prévu. Le ministère des Finances s’en inquiète beaucoup.
Martti Hetemäki, secrétaire d’Etat au ministère des Finances, s’est exprimé plusieurs fois en la matière. Il s’inquiète surtout du fait que pendant les deux dernières années, la mortalité a été supérieure à la natalité. En 2010, environ 61 000 bébés sont nés mais en 2017 environ 50 000.
M. Hetemäki évoque la situation des jeunes hommes de 25-34 ans. Leur taux d’emploi s’est affaibli depuis l’an 2000. La formation des jeunes hommes est inférieure à celle des jeunes femmes. Cela mène à un taux d’emploi inférieur et à des revenus modestes. Parmi les hommes de 25-34 ans, 18 % ont des revenus modestes, tandis que parmi les femmes il y en a moins de 10 %.
Le nombre de jeunes hommes aux revenus modestes a triplé depuis 2000. Cela peut être une des raisons de la faible natalité : un grand nombre de Finlandais sont en situation, d’exclusion à l’âge qui est opportun pour fonder une famille.
M. Hetemäki ne veut pas évaluer si la prolongation de l’âge de la scolarité ou la gratuité des études après le collège pourraient aider à augmenter la natalité.
HS/lun/A12

Vendredi 6 avril 2018

Politique étrangère et européenne

Union européenne

Visite en Finlande de M. Barnier
« M. Sipilä veut garantir les vols vers l’Asie » HS
Helsingin Sanomat relève que le Premier ministre Juha Sipilä et Michel Barnier, négociateur principal de l’Union européenne dans les négociations sur le Brexit, ont donné une conférence de presse commune jeudi à Helsinki.
Le principal objectif de la Finlande dans les négociations sur le Brexit est de garantir la situation de l’aéroport Helsinki-Vantaa et de Finnair. Le gouvernement finlandais veut que le Brexit ne mette pas en cause la stratégie de Finnair d’amener les passagers des aéroports de toute l’Europe à Helsinki pour les transporter ensuite en Asie.
M. Barnier a dit qu’il aurait un rendez-vous vendredi avec la direction de Finnair et de l’aéroport Helsinki-Vantaa.
Yle rapporte que le Brexit signifie que la Grande-Bretagne restera en dehors du marché intérieur de l’aviation européenne et de l’accord Open Skies entre l’Union européenne et les Etats-Unis. Finnair et British Airways font partie de la même alliance de compagnies aériennes et les vols liés facilitent les voyages entre autres de l’Asie à Londres via Helsinki.
Selon Turun Sanomat, pour M. Barnier, la question la plus difficile du Brexit concerne la frontière entre l’Irlande et l’Irlande du Nord. Il a également souligné l’importance de l’unité du marché intérieur.
M. Barnier a eu hier un entretien avec le Président Sauli Niinistö. Il a également effectué une visite au Parlement. Ila souligné l’importance des contacts avec les parlements nationaux qui devront confirmer la nouvelle relation entre l’UE et la Grande-Bretagne. « Le processus de négociations doit être transparent et il l’a été dès le départ », selon M. Barnier.
HS/A27, Yle, TS/11

Diplomatie

Nominations d’ambassadeurs
Turun Sanomat rapporte que le ministère des Affaires étrangères annonce des nominations de nouveaux ambassadeurs finlandais.
Le Président Niinistö a nommé Liisa Talonpoika au poste d’ambassadeur à Stockholm à partir du 16 mai.
Riitta Resch a été nommée ambassadeur à Bruxelles, Jari Sinkari à Jakarta, Antti Rytövuori à Riad, Riitta Korpivaara à Riga, Eija Rotinen à Santiago de Chili et Juha Ottman à Varsovie, tous à partir du 1er septembre.
Pirkko Hämäläinen, sous-secrétaire d’Etat, a été nommée ambassadeur à Vienne à partir du 1er janvier 2019.
Johanna Karanko a été nommée consul général à Hongkong à partir du 1er septembre prochain.
TS/6

Terrorisme

Le projet de réforme de la législation évoque des critiques
Les accusations dans les trois procès qui ont eu lieu ont été rejetées
Le gouvernement propose d’inclure dans le code pénal un élargissement du champ des règles concernant les crimes terroristes. Par exemple une formation indépendante autonome dans le but de commettre un crime terroriste serait criminalisée. Actuellement, c’est la participation à une formation qui est criminalisé.
Helsingin Sanomat note que, selon le gouvernement, la directive européenne sur les crimes terroristes rend nécessaire de revoir la législation finlandaise en la matière.
Des professeurs en droit, Martin Scheinin et Sakari Melander se méfient du projet et M. Melander estime que différentes activités pourraient être pénalisées sous prétexte que l’on considère que leur objectif a été de commettre un crime terroriste.
HS note qu’il y a eu trois procès en Finlande relevant d’une accusation sur le terrorisme. Dans les trois cas, les accusations ont été rejetées. Le procès concernant l’attaque au couteau de Turku l’été dernier commencera la semaine prochaine.
HS/A8

Energie - Russie

Autorisation pour le projet Nord Stream 2 d’utiliser l’espace économique finlandais
Le gouvernement a donné son feu vert au projet de gazoduc Nord Stream 2 d’utiliser l’espace économique finlandais sur une zone de 374 kilomètres à l’extérieur des eaux territoriales finlandaises. C’est le ministère de l’Emploi et de l’Economie qui a étudié le dossier.
La Finlande considère le projet comme commercial, alors que pour le Danemark et la Suède, il relève de la politique de sécurité et de défense. Ces pays s’inquiètent du rôle accru de la Russie dans la région de la mer Baltique.
Ceux qui s’opposent au projet estiment qu’il relève de la volonté de la Russie d’augmenter la dépendance de l’UE en matière du gaz naturel russe. Le fait que le projet favorise l’Allemagne divise les Etats membres.
Le gazoduc sous-marin irait de Ost-Luga en Russie jusqu’à Greifswald en Allemagne. Il serait construit à côté du Nord Stream 1 existant.
HS/A8

Politique intérieure

Gouvernement

Déclarations de M. Orpo
Le ministre des Finances et président du Rassemblement national Petteri Orpo déclare dans une interview accordée à Aamulehti qu’il pense qu’en dépit de l’opposition d’Helsinki, les réformes des régions et des services sociaux et de santé seront votées au Parlement et se réaliseront d’ici 2020 comme prévu.
Il estime que lors des négociations sur le cadre budgétaire la semaine prochaine il faudra s’en tenir au programme gouvernemental qui prévoit un maintien du gel des minimas sociaux durant toute la législature.
Il pense que le modèle d’activation des chômeurs sera au sujet des négociations de deux manières : d’une part il faudra s’assurer que les services d’aide à l’emploi aient suffisamment de ressources et d’autre part mieux définir ce qui est considéré comme une preuve d’activité de la part des chômeurs.
M. Orpo exprime son souci en matière de manque de main d’œuvre dans de nombreux secteurs. En effet, les entreprises ont des difficultés à recruter. Le gouvernement va donc réfléchir aux moyens de mieux se faire rencontrer l’offre et la demande d’emploi. Il parle notamment en faveur de mesures pour favoriser la venue de main d’œuvre étrangère. De même il faut promouvoir la mobilité de la main d’œuvre sur le territoire notamment par une politique du logement. Il souhaite aussi que les entreprises et les communes soient actives pour attirer la main d’œuvre.
AL

Social

Le modèle actif va diminuer les allocations de la moitié des chômeurs
Selon l’assurance sociale Kela, plus de la moitié des allocataires de l’allocation chômage de base devraient voir leur allocation réduite de 4,65% en avril car ils n’ont pas rempli les conditions fixées par la nouvelle loi.
Ils représenteraient environ 94 000 personnes sur les 190 000 qui touchaient ces allocations au premier semestre. L’allocation moyenne étant de 696 euros, ils devraient perdre 32,40 euros par mois.
Au total, au premier semestre, ce sont donc 93 000 chômeurs qui ont rempli le critère d’activation fixé par la loi : la plupart (71 000) parce qu’ils avaient participé à une formation de retour à l’emploi au moins cinq jours, le reste soit parce qu’ils avaient travaillé au moins 18 heurs sur la période (25 000 chômeurs), soit qu’ils avaient eu une activité d’entrepreneur leur rapportant au moins 241 euros.
Kauppalehti relève qu’en décembre dernier, avant l’entrée en vigueur de la loi qui met en place des sanctions contre les chômeurs qui ne remplissent pas ces critères d’activé, 40% des chômeurs remplissaient déjà ces conditions d’activité. Le quotidien économique, qui juge donc que la loi aurait permis un « bond de 8 points » en matière d’activation des chômeurs, considère qu’une période de trois mois est bien trop courte pour en tirer des conséquences.
Helsingin Sanomat relève que ce n’est qu’en mai que l’on saura exactement combien de chômeurs ont vu leur allocation effectivement baisser. Et ce n’en qu’en juin que l’on saura si ce modèle d’activation a pu permettre de verser moins d’allocations.
KL HS

Economie

Capital-risque

Les startups finlandaises attirent de plus en plus de capital-risque étranger
L’année dernière, les startups finlandaises ont récolté 349 millions d’euros de capital-risque dont 208 de la part de l’étranger. Ce financement s’est réparti entre 118 startups finlandaises dont les 10 premières ont récolté 40% du total.
Kauyppalehti relève qu’en dix ans, l’apport de capital-risque étranger a décuplé, passant de 21 millions à 208 millions d’euros.
Dans le même temps, les investissements du capital-risque finlandais ont diminué.
HS KL

France – Finlande

Cinéma

Au revoir là-haut
Les médias publient de très bonnes critiques du film d’Albert Dupontel Au revoir là-haut qui sort aujourd’hui en Finlande.
HS AL TS

Jeudi 5 avril 2018

Politique étrangère et européenne

Union européenne

Visite en Finlande de M. Barnier
Turun Sanomat relève que M. Michel Barnier, négociateur principal de l’Union européenne dans les négociations sur le Brexit, effectue aujourd’hui une visite en Finlande à l’invitation du Premier ministre Juha Sipilä.
MM. Barnier et Sipilä évoqueront la situation des négociations du Brexit et les priorités de la Finlande dans ces négociations, ainsi que les autres questions européennes d’actualité.
M. Barnier aura également des entretiens avec le Président Sauli Niinistö, le ministre des Finances Petteri Orpo, le ministre des Affaires européennes Sampo Terho et des représentants des commissions du Parlement, dont la Grande commission, la commission des affaires étrangères et la commission de l’économie, ainsi que des représentants d’associations et du monde des affaires.
TS, vnk.fi

Président Niinistö

Déclarations du Président sur la guerre civile
Le Président Sauli Niinistö était hier à Tampere où il a prononcé un discours sur la guerre civile de 1918. En effet, il y a cent ans se terminait la bataille de Tampere.
Le président a surtout insisté sur les suites de la guerre civile et notamment l’enracinement de la démocratie qui a permis de panser les plaies d’une guerre civile qui n’a duré que quelques mois mais causé 38 000 victimes. Durant la seconde guerre mondiale, entre 1939 et 1945, les Finlandais ont compté 90 000 victimes, relève Ilta-Sanomat.
M. Niinistö estime qu’il faut parler ouvertement des périodes difficiles de l’histoire mais avec modération. « Surtout dans la période actuelle où l’on tente d’utiliser les clivages ».
Selon lui, le débat sur la guerre civile est modéré et les Finlandais ont fait preuve de maturité. « Cette expérience peut servir d’exemple pour d’autres », estime-t-il.
IS KS

M. Niinistö a proposé à Poutine et Trump de se rencontrer en Finlande
Lauri Nurmi rapporte que, lors de sa visite à Tampere, le Président Niinistö a déclaré qu’il avait proposé, lors de son coup de fil au président Poutine que les présidents russe et américain se rencontrent en Finlande.
AL

Politique intérieure

Gouvernement

Budget
Le gouvernement va commencer la semaine prochaine la préparation de son dernier budget, celui de 2019. Lors des réunions entre les partis de la coalition, il faudra trouver une entente sur les marges de manœuvre budgétaires qui pourront être réparties, relève Yle qui estime qu’elles pourraient être de 100 à 200 millions d’euros.
Yle estime qu’au moins trois sujets seront débattus par les partis de la coalition : le sort réservé au modèle actif d’indemnisation du chômage, la question du gel des indices des minimas sociaux et l’éventualité d’allègements fiscaux. .
Yle considère que le gouvernement ne va pas revenir sur son modèle actif d’indemnisation des chômeurs mais pourrait le modifier. Il pourrait aussi allouer des fonds supplémentaires à la formation pour les demandeurs d’emploi.
Alors que le parti de l’Avenir bleu voudrait revenir sur la décision du gouvernement (qui figure dans le programme gouvernemental) de geler les minimas sociaux, il semble que les autres partis de la coalition, et particulièrement le Rassemblement national s’y opposent.
Concernant d’éventuels allègements fiscaux, l’avenir bleu souhaiterait qu’ils soient décidés dès le printemps alors que le Rassemblement national préfère attendre l’automne.
Yle

Social

Le modèle actif va diminuer les allocations de 94 000 personnes
Yle rapporte que près de la moitié des allocataires de l’allocation chômage de base devraient voir leur allocation réduite de 4,65% en avril car ils n’ont pas rempli les conditions fixées par la nouvelle loi.
Ils représenteraient environ 94 000 personnes sur les 190 000 qui touchaient ces allocations au premier semestre.
L’allocation moyenne étant de 696 euros, ils devraient perdre 32,40 euros par mois.
Yle

Législation sur le temps de travail

Editorial
L’éditorialiste de Hufvudstadsbladet estime, concernant le projet du gouvernement de réformer la législation sur le temps de travail, qu’il pourra engendrer des protestations du même genre que celles contre le modèle d’activation des chômeurs.
Selon le ministre de l’Emploi, Jari Lindström (Avenir bleu), le projet de loi devrait être remis au parlement avant l’été.
Dans le projet de réforme, il s’agit d’augmenter la flexibilité. Pour les confédérations des salariés, il s’agit de questions plus importantes encore que dans le modèle d’activation. De nouvelles protestations ne constitueraient pas un bon scénario pour le gouvernement qui déjà avec la réforme des services sociaux et de la santé risque de faire face aux réactions de l’opposition, écrit Hbl.
HBL/4

Subventions aux entreprises

Le groupe de travail en la matière n’a pas trouvé d’entente
Le groupe de travail sur les subventions aux entreprises piloté par Mauri Pekkarinen, vice-président centriste du Parlement, s’est réuni pour la dernière fois, hier. M. Pekkarinen a constaté après la session, que le groupe n’avait pas réussi à trouver un accord sur les coupes ou la réorientation des subventions.
Les membres du groupe avaient toutefois été d’accord sur le fait qu’il faut des critères et une institution qui évalue les subventions.
En 2016, 1,1 milliard d’euros ont été versés en subventions directes et 2,9 milliards d’euros sous forme de subventions fiscales pour les entreprises.
Dans son dernier projet, le groupe de travail pensait proposer des coupes de 60 millions d’euros, dont la moitié concernerait les aides à l’innovation dans le secteur de la construction navale, et le reste en durcissements de la fiscalité concernant la tourbe et le charbon. Faute d’accord, aucune proposition n’a pu être entérinée.
AL/A14-15

Réforme des services sociaux et de santé

Les experts s’inquiètent du calendrier de la réforme Sote
Selon Helsingin Sanomat, le conseil municipal d’Helsinki, qui a organisé mercredi soir une réunion extraordinaire, a critiqué ardemment la réforme des services sociaux et de santé et celle des régions proposées par le gouvernement. Les grands groupes du conseil municipal – le Rassemblement national, les Verts, le PSD et l’Alliance des gauches – estiment que les réformes seraient nuisibles à Helsinki et qu’il ne faut pas les approuver.
Le conseil municipal a approuvé, par 82 voix contre 3 – une déclaration critique à l’égard des réformes qui sera envoyée au gouvernement. Seulement trois conseillers municipaux ont été favorables aux réformes, les deux centristes Pekka Puska et Päivi Peltokorpi et un des deux conseillers des Bleus, Sampo Terho.
Trois conseillers municipaux du Rassemblement national sont également députés. Seulement un parmi eux, Ville Rydman, a participé à la réunion. Il a voté en faveur de la déclaration opposée aux projets du gouvernement. Il a toutefois souligné qu’au Parlement, il pourrait voter en faveur des réformes et n’y voyait pas de contradiction. Les deux autres députés, absents de la réunion du conseil municipal, Jaana Pelkonen et Juhana Vartiainen, comptent voter au Parlement en faveur des réformes.
HS/A14, Yle, IS/15

Industrie

Record à l’usine de Valmet Automotive
Turun Sanomat rapporte que l’usine de Valmet Automotive à Uusikaupunki (côte ouest) a atteint un nouveau record en 2017 : l’usine a fabriqué au total 90 000 voitures, notamment des Mercedes-Benz de la série A et des tout-terrain de loisir GLC.
Valmet Automotive a commencé la coopération avec Daimler AG en 2013 et la production augmente depuis.
L’usine a demandé une autorisation pour élargir l’usine afin de pousser la fabrication jusqu’à 150 000 voitures par an. Mille nouveaux employés seront recrutés avant la fin de l’année en cours.
TS/10

Mercredi 4 avril 2018

Politique étrangère et européenne

Immigration

Effets du durcissement de la législation sur les étrangers
Helsingin Sanomat a interviewé le président de la Cour administrative suprême, Pekka Vihervuori, qui considère comme problématique, concernant les modifications de la législation sur les étrangers adoptées en 2016, que les décideurs politiques se cachent derrière le dos des tribunaux. Les choix des législateurs ont un effet extrêmement important sur ce qui se passe pour un administré. Pour M. Vihervuori, les réformes n’ont aucunement amélioré la protection juridique des demandeurs d’asile.
Les réformes restreignent la possibilité de la Cour administrative suprême d’étudier des cas de demande d’asile sur lesquels une Cour administrative s’est déjà prononcée. Le délai de demande d’autorisation d’introduire un pourvoi a été raccourci à 21 jours concernant la Cour administrative et à 14 jours concernant la Cour administrative suprême. Les rémunérations des assistants judiciaires sont désormais forfaitaires et non pas basées sur une tarification horaire. La réforme est motivée par la volonté du gouvernement et du Parlement de rendre la Finlande moins attrayante pour les demandeurs d’asile. Or, il est désormais plus difficile pour les tribunaux de veiller à la protection juridique des demandeurs d’asile.
Le président note qu’en même temps que les juridictions appliquent la législation adoptée par le Parlement, ils prennent naturellement en compte les obligations des conventions internationales, qu’ils peuvent d’ailleurs privilégier par rapport à la législation nationale.
M. Vihervuori note que l’aide juridique pose un problème dans le sens où le travail d’un nombre d’assistants judiciaires s’est avéré inapproprié et nonchalant. La Cour administrative suprême est intervenue auprès de la commission de surveillance concernant douze assistants.
Le président note que la Cour administrative suprême n’est pas liée par les positions de l’Office national de l’immigration sur la sécurité d’un Etat. La Cour suit de près les décisions prises par les instances juridiques européennes et les tribunaux et autorités nationaux des Etats membres.
Tuomas Ojanen, professeur en droit constitutionnel, partage le souci de M. Vihervuori sur la protection juridique des demandeurs d’asile.
HS/A6

Renvois de demandeurs d’asile
Selon la police, il y a rarement de problème sur les vols de renvoi d’étrangers. En 2017, la police a accompagné 550 personnes renvoyées dans leur pays d’origine.
La police note que son objectif est d’organiser les renvois de façon à ce que les autres passagers de l’avion ne s’en rendent même pas compte. Dans 2 % des cas, il y a eu des problèmes qui ont engendré un report du renvoi. Un renvoi n’a jamais été annulé en raison par exemple de résistance de l’intéressé.
1400 personnes sont rentrées dans leur pays dans le cadre de retour volontaire, dont 1100 en Irak.
2000 sont rentrées sous surveillance jusqu’à l’embarquement.
Parmi les 550 personnes rentrées accompagnés par la police jusqu’à leur destination, plusieurs étaient condamnées pour des crimes ou expulsées. Il s’est rarement agi de demandeurs d’asile.
Selon la direction nationale de la police, le nombre de renvois accompagnés s’élèvera à 1200 cette année.
HS

Politique intérieure

Gouvernement

Différences de revenus
Helsingin Sanomat rapporte que, selon étude effectuée par les économistes Olli Kärkkäinen de la Banque Nordea et de Jussi Tervola de l’Institut national de la santé et du bien-être THL, l’effet de la politique du gouvernement sur les différences de revenus est quasiment neutre, vu que la situaiton de l’emploi s’est améliorée.
Les partis de l’opposition ont critiqué le gouvernement qu’ils accusent d’avoir augmenté les différences de revenus, comme le faisaient apparaitre des études précédentes qui n’avaient toutefois pas pris en compte l’amélioration de la situation d’emploi.
L’étude de Kärkkäinen et Tervola ne signifie toutefois pas que tous les groupes sont gagnants. Par exemple les étudiants, les retraités et les chômeurs qui ne trouvent pas de travail sont perdants.
HS/A12

Réformes des services sociaux et de santé

Les experts s’inquiètent du calendrier de la réforme Sote
Helsingin Sanomat relève que les experts du droit constitutionnel, dont les professeurs Mikael Hidén, Juha Lavapuro et Tuomas Ojanen, s’inquiètent du calendrier trop serré de la réforme des services sociaux et de santé et aussi du calendrier de la réforme des régions.
Le professeur Ojanen souligne que le Parlement doit veiller à ce que les projets de loi soient proprement étudiés, malgré le calendrier fixé par le gouvernement.
HS/A13

M. Vapaavuori rejette la réforme
Selon Yle, Jan Vapaavuori, maire d’Helsinki qui représente le Rassemblement national, a rejeté, encore une fois, la réforme des services sociaux et de la santé et celle sur les régions. Il souligne qu’instaurer un modèle administratif à trois niveaux (Etat-régions-communes) pourrait provoquer des dégâts irrévocables.
Le conseil municipal d’Helsinki se réunira ce soir pour évoquer la réforme et pour décider sur l’avis de la ville qui sera ensuite transmis au Parlement.
Les villes de la région d’Helsinki comptent également se réunir en conseil de crise, à l’initiative d’Antti Lindtman, député du PSD et président du conseil municipal de Vantaa.
Yle

Police

Selon une étude, le contrôle au faciès est courant
Helsingin Sanomat rend compte d’une étude effectué par l’école supérieure Svenska social- och kommunalhögskolan et financée par la fondation de Koné, sur les contrôles effectués par la police. Des représentants de minorités, des agents de police, ainsi que des gardiens, assistants sociaux et employés de magasins ont été interviewés pour l’étude.
L’étude montre que le contrôle au faciès est suffisamment courant pour constituer un problème.
La police d’Helsinki note que la lutte contre la discrimination est un sujet évoqué auprès de la police depuis plusieurs années et que les agents ont reçu des instructions sur les contrôles notamment des étrangers et sur les moyens de prévention de la discrimination à tout moment. Une formation séparée en la matière est prévue en mai.
Les chercheurs se soucient des conséquences en matière d’injustices liées aux contrôles notamment en ce qui concerne la confiance affaiblie des gens dans les autorités et dans la société en général.
HS/A8

France

Tourisme

Le Louvre est toujours le musée le plus visité au monde
Helsingin Sanomat rapporte que le musée du Louvre a conservé son titre de musée le plus ayant le plus de visiteurs avec plus de 8,1 millions d’entrées en 2017.
L’exposition la plus populaire en 2017 a aussi eu lieu à Paris : c’est l’exposition de la collection Schuck présentée à la fondation Louis Vuitton qui a attiré 1,2 millions de personnes.
HS

Mardi 3 avril 2018

Politique étrangère et européenne

Russie

La Russie renvoie un diplomate finlandais
Le ministère finlandais des Affaires étrangères a confirmé, vendredi, que la Russie renvoyait un diplomate finlandais. La Finlande a elle aussi renvoyé un diplomate russe.
HS/sam/A35

Diplomatie - Influence hybride

La Finlande nomme un ambassadeur pour les questions hybrides
Helsingin Sanomat rend compte de la nomination, depuis le 1er avril, d’un premier ambassadeur pour les questions hybrides, Mikko Kinnunen, chef de l’unité de la politique de sécurité et de la gestion de crise du ministère des Affaires étrangères.
M. Kinnunen estime que tant les grands que petits Etats se rendent désormais compte du nouveau défi que représente l’influence hybride. Il rappelle que l’identifier peut être très difficile du fait de sa diversité. Il est souvent difficile d’explicitement prouver qui en est responsable.
M. Kinnunen note que l’on a compris que l’UE disposait de plus de moyens pour répondre à ce défi que l’OTAN, ce qui a augmenté la coopération entre les deux. Il note que même si la lutte contre l’influence hybride ne visait aucun pays en particulière, il est clair que dans le débat européen, la Russie était en acteur potentiel en la matière.
Concernant la politique de sécurité plus généralement, M. Kinnunen note que l’on insiste beaucoup sur la dissuasion, la défense et la détermination, mais que la sécurité va bien plus loin. L’économie, l’égalité et la formation en font également partie, selon lui. Un haut niveau de formation est pour lui un atout en matière de lutte contre l’influence hybride.
HS/ven/A27

Politique agricole commune

« Surprise : la MTK désormais plus favorable à l’UE » AL
Aamulehti publie une interview de Juha Marttila, président de la confédération finlandaise des exploitants agricoles (MTK). Il déclare que le Brexit menace les aides agricoles et s’inquiète sur la manière dont le trou laissé par le Brexit dans le budget européen sera compensé. « Le gouvernement finlandais avait défini au début que ce trou ne serait pas compensé. Cette année, cette position a été un peu précisée, mais elle demeure en contradiction avec les autres positions de ce gouvernement qui est hésitant et illogique. En effet, le gouvernement a affirmé activement que la Finlande voulait plus d’UE, renforcer la coopération de défense, créer de nouveaux mécanismes dans la politique migratoire. C’est ce que la Finlande exige, mais elle n’est pas prête à payer plus. Qui paiera alors ? »
M. Marttila déclare que, selon le think tank Farm Europe, « le Brexit pourrait au pire diminuer les aides agricoles à la Finlande de 160 millions d’euros. L’effet le moins fort serait quand même de 60 millions d’euros par an ». Aamulehti rappelle que la Finlande reçoit chaque année environ 850 millions d’euros d’aides agricoles européennes. Les aides nationales sont un peu plus élevées.
M. Marttila souligne que la baisse des aides agricoles européennes ne pourrait pas être compensée par une augmentation des aides nationales, surtout pour les fermes du sud du pays où la marge de manoeuvre sur ces aides est inexistante.
Selon M. Marttila, suite au Brexit il faudrait définir un programme clair. « Il faut d’abord décider si l’on comble ou non ce trou. Il serait bon de décider que oui. Ensuite il faut réfléchir si les politiques communes permettent d’être plus efficace. Si on le croit, alors il est clair que l’UE doit recevoir un budget plus important qu’aujourd’hui. »
M. Marttila considère qu’il faut augmente les contributions des Etats membres. « Il y a beaucoup de domaines où il est plus efficaces d’agir en commun. Il est trop réducteur de ne regarder que les contributions. Le Parlement européen a défini que le budget européen pourrait être porté à 1,3% du PIB. Pour ma part, je pense que cela devrait s’approcher de 1,2%. Aujourd’hui c’est à peine 1% ».
M. Marttila admet que l’attitude des agriculteurs finlandais à l’égard de l’UE est devenue plus positive ». « Nous avons une attitude ouverte. Nous vivons depuis longtemps dans l’UE et nous avons constaté qu’il y a de nombreuses choses où il est plus efficace d’agir ensemble [au niveau européen] ».
M. Marttila regrette que « la Finlande qui avait un fort capital politique à Bruxelles en ait beaucoup moins aujourd’hui ».
Selon lui, la Finlande a perdu sa place centrale dans l’UE suite à l’épisode des aides à la Grèce sous le gouvernement de Jyrki Katainen.
« La Finlande s’est comportée de manière intransigeante lorsque l’on parlait des aides à la Grèce et des mécanismes de crise. C’est selon, moi l’un des épisodes les plus noirs de l’histoire récente de la Finlande », dit M. Marttila qui précise que cette politique était le fruit des promesses électorales du PSD (qui exigeait des garanties à la participation de la Finlande aux plans d’aides aux pays en difficulté).
M. Marttila estime qu’aujourd’hui la Finlande est classée parmi les faucons dans l’UE. « Cela signifie que c’est un pays qui prend volontiers mais n’est pas prêt à augmenter les ressources. Or, la Finlande devrait comprendre qu’il n’y a pas de repas gratuit », dit-il.
M. Marttila estime au contraire que la Finlande pourrait avoir une influence bien supérieure à sa taille dans l’UE si elle le souhaitait. « On est au moment où on peut décider de faire les choses beaucoup plus intelligemment », estime-t-il.
AL/Ven

Yémen

« La Finlande va accorder trois millions d’euros » AL
La Finlande va annoncer lors de la réunion internationale qui se tiendra à Genève qu’elle alloue 3 millions d’euros au titre de l’aide humanitaire pour la crise du Yémen.
AL

Tourisme

Augmentation du tourisme vers la France
L’institut finlandais des statistiques a publié son rapport sur le tourisme des Finlandais en 2017. Les voyages vers l’Europe, et en particulier les destinations traditionnelles comme le Royaume-Uni, la France, l’Espagne et la Grèce, ont augmenté.
AL

Exportations - Education

La Finlande veut porter ses exportations de services éducatifs à 1 milliard d’euros
Kauppalehti publie une interview du Directeur général de l’Education Olli-Pekka Heinonen qui considère que la Finlande devrait essayer de tripler ses exportations en matière de services éducatifs durant les dix prochaines années. En 2017, les exportations dans ce domaine ont atteint 300 millions d’euros.
« Le système d’éducation finlandais est si bien réputé dans le monde qu’il serait naturel que nous ayons un rôle fort sur le marché international de l’éducation », dit-il.
Le programme Education Finland dispose d’un budget de 452 000 euros. Ses principales cibles sont le Proche-Orient et l’Asie du Sud-Est, ainsi que, dans une moindre mesure, la Chine et l’Amérique du Sud.
KL

Investissement étranger

Projet d’usine de pâte à papier à Kemijärvi
Le projet d’investissement de bioraffinerie à Kemijärvi avance, selon le groupe Boreal Bioref qui est derrière ce projet qui s’élèverait à un milliard d’euros et pourrait employer plus de mille personnes. HS rappelle qu’il y a dix ans, Stora Enso a fermé une usine de pâte à papier à Kemijärvi.
Le groupe forestier chinois Shanying compte acheter la majorité des actions de Boreal Bioref et se charger de la direction opérationnelle de l’usine.
La construction devrait démarrer l’été prochain pour se terminer en 2020. Il faut encore les autorisations environnementales et l’accord des autorités chinoises.
D’autres projets du secteur du bois-papier sont en cours en Finlande, dont celui de Kemi, qui implique le groupe chinois Kaidi.
HS/ven/A32

Politique intérieure

Nokia

Plan social en Finlande
Helsingin Sanomat rend compte du fait que Nokia a terminé ses négociations sur les mesures d’économies afin de garantir sa compétitivité. 353 employés seront licenciés en Finlande durant l’année en cours.
Le groupe emploie 6300 personnes en Finlande.
HS/ven/A33

publié le 30/04/2018

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