Août 2018

Presse du 30 août 2018

Ilta-Sanomat (quotidien national)

Le quotidien publie un reportage sur l’accueil du couple présidentiel au palais. Titres :
« Les présidents ont surpris la foule » - « Emmanuel Macron a fait des selfies avec les jeunes »
« Voilà ! » - « On a eu des selfies et c’était très bien »
« Un grand charisme »

Iltalehti (quotidien national)

Le quotidien publie un éditorial et un article sur l’arrivée à Helsinki du Président. Titres :
« Un couple qui nous a charmé »
« La Finlande a tissé un solide réseau de défense »
« On s’attend à une déclaration commune sur la défense »
L’éditorialiste souligne que « la France considère la Finlande comme un partenaire important » et se félicite que la coopération avec la France soit un nouvel exemple d’un « solide réseau d’alliance en matière de défense ».

Helsingin Sanomat (premier quotidien national)

Le quotidien présente la visite présidentielle et le programme officiel.

Le journal cite les propos du président finlandais lors du toast prononcé au dîner : « La Finlande fait, aux côtés de la France, partie du groupe de pays qui souhaitent renforcer la politique de sécurité et de défense européenne. »

Il décrit aussi la cérémonie d’accueil et souligne que le président français s’est prêté à un bain de foule devant le palais.

Hufvudstadsbladet (quotidien national suédophone)

Sous le titre « M. Macron est arrivé en Finlande », Hufvudstadsbladet rend compte des mille personnes qui s’étaient réunies devant le palais présidentiel pour accueillir le couple présidentiel, mercredi soir. Le couple présidentiel a fait un tour au marché pour saluer les gens venus à l’accueil.

Aamulehti (quotidien régional de Tampere)

Sous le titre « un hôte très bienvenu », le quotidien présente le programme de la visite et souligne que les dirigeants finlandais sont enthousiastes à l’idée de recevoir le président français. Le quotidien a aussi interrogé des jeunes qui ont eu la chance de saluer le Président à son arrivée devant le palais présidentiel.

Presse du 31 août 2018

Iltalehti (quotidien national)

Sous le titre « La France a promis une aide militaire en cas de crise », Iltalehti rapporte que, lors de sa conférence de presse avec le président Niinistö, le Président français affirmé qu’il fallait expliquer aux citoyens européens ce que signifiait la clause de solidarité mutuelle de l’article 42.7 de Lisbonne. Il a aussi affirmé qu’une aide concrète entre la France et la Finlande pourrait être au besoin militaire et que la France était prête à intervenir concrètement si la Finlande était menacée. Le Président finlandais a lui aussi insisté sur le fait que l’article 42 .7 n’était pas vide de sens. Plus tard, lors de sa conférence de presse avec le Premier ministre Juha Sipilä, ce dernier a expliqué que la Finlande et la France souhaitaient souligner le sens de l’article sur la clause de solidarité car tous les pays européens n’y étaient pas sensibilisés.
La rédactrice-en-chef du quotidien écrit que « l’on voit rarement le Président Finlandais Sauli Niinistö aussi satisfait que lorsqu’il a reçu le Président Emmanuel Macron. M. Niinistö rayonnait de plaisir car se tenait à ses côtés le dirigeant d’un grand pays européen qui promeut le renforcement du rôle de l’UE dans le domaine de la défense et de la sécurité et sur les questions globales ». Il l’a d’ailleurs résumé par un tweet en français : « Merci Monsieur le Président ! Je n’ai pas attendu en vain - la discussion sur comment l’Europe va garantir sa sécurité est finalement entamée ».
« Qu’est-il resté de ce charme français ? Au moins la certitude que, dans une Europe affaiblie par le Brexit, la Finlande peut désormais compter, en plus de l’Allemagne, sur un autre partenaire très fort avec lequel, particulièrement en matière de défense on peut attendre une coopération fructueuse. Et les beaux discours du Président Macron sur les valeurs européennes, le besoin de dialogue et d’unité ne sont absolument pas des phrases creuses, mais au contraire la marque d’une communauté de valeurs très importante pour la Finlande qui risque sinon d’être dans une situation bien plus inconfortable entre l’Est et l’ouest ».
Iltalehti relève aussi que le Président français et le Premier ministre finlandais ont aussi longtemps discuté de la réforme de l’UEM et des divergences entre les positions de ces pays sur ce sujet. La Finlande est traditionnellement attachée à la rigueur budgétaire. « J’ai expliqué à Macron que nous avions une approche par la rigueur budgétaire : nous pensons que pour faire face aux cocs économiques, les Etats doivent renforcer leur économie et respecter les règles communes notamment d’un endettement de moins de 60% du PIB et d’équilibre budgétaire. J’ai dit à Macron que les Finlandais étaient fatigués de se demander pourquoi donc ils doivent faire des économies et respecter ces règles alors que tous les autres en Europe ne le font pas », a déclaré le premier ministre aux journalistes finlandais qui a ajouté que, sur les nouveaux instruments envisagés par le Président Macron, il n’était pas fermé. « Je suis du même avis que lui, mais pour peu que l’on s’entende sur une feuille de route et des étapes et que tout le monde le respecte ».

Ilta-Sanomat (quotidien national)

Le quotidien, qui fait sa Une sur les épouses (« Comme les meilleures amies »), publie un éditorial (intitulé « La Finlande renforce son réseau de sécurité ») dans lequel il estime que le président Niinistö a reçu à Helsinki, par le président Macron, le message qu’il espérait entendre : des garanties sur la signification d’une Europe plus unie et plus solidaire dans un monde de moins en moins sûr. Quant on parle d’une Europe qui protège, les questions de solidarité en politique de sécurité et de défense prennent une signification importante. Et c’est que recherchent ensemble la Finlande et la France. Une Europe plus forte et plus sûre, qui puisse réagir rapidement aux différentes menaces et crises et qui y répondre de manière indépendante. Dans cette vision, l’Europe serait stratégiquement indépendante de la force militaire des Etats-Unis. Et cela serait un message fort au reste du monde, comme l’a dit le Président Niinistö. Et c’est une politique qu’il faut soutenir, estime l’éditorialiste. « Le renforcement de la coopération de défense avec la France fait partie de l’ambition de M. Niinistö de maximiser la coopération occidentale. C’est pourquoi la Finlande est prête à participer à l’IEI et à développer une coopération de défense bilatérale avec la France », écrit Ilta-Sanomat, qui regrette toutefois que l’on manque encore de précisions concrètes sur le contenu de cette coopération renforcée.

Ilta-Sanomat écrit que le Président Macron s’est présenté à Helsinki comme « le Maitre de l’Europe » et que la relation avec le Président Finlandais Sauli Niinistö semblait très étroite. « En dépit de leur différence d’âge, les présidents s’entendent bien » et ont montré qu’une étrange alchimie les lie, écrit le quotidien.
Avec le premier ministre Juha Sipilä, la relation semble encore plus simple et directe, écrit Ilta-Sanomat qui se félicite de la déclaration commune signée dans le domaine de l’intelligence artificielle. Il relate aussi la visite à l’université Aalto où le Premier ministre lui a présenté un programme sur les startups et l’innovation.
Il reconnaît toutefois que les questions de défense aujourd’hui suscitent plus d’intérêt que l’intelligence artificielle. C’est pourquoi la déclaration commune en matière de défense a eu plus d’écho, relève le quotidien qui souligne que la France est une pièce du puzzle qui constitue la sécurité de la Finlande.
Il cite aussi « le tweet d’Emmanuel Macron, en très bon finnois » : « La Finlande a choisi l’Europe, et avec nous, vous l’avez forgée. À un moment où notre Europe va avoir des combats essentiels à conduire, nous avons une responsabilité toute particulière ».
Le quotidien relate aussi que les présidents ont fait une déambulation sur le marché à la rencontre du public.

Ilta-Sanomat publie aussi trois pages sur le programme des épouses qui, selon le titre, étaient « comme de bonnes amies ».

Helsingin Sanomat (premier quotidien national)

Sous le titre « Les présidents se sont bien trouvés », Helsingin Sanomat souligne que les deux dirigeants ont exprimé les mêmes espoirs d’une Europe plus unie et plus allante, notamment dans le domaine de la coopération de » défense. L’IEI a reçu le soutien de la Finlande. Les deux présidents en ont appelé à la solidarité, rapporte le quotidien qui relève que, comme à son habitude, M. Macron s’est présenté comme « un visionnaire très dynamique ».

Le quotidien publie aussi un reportage sur la visite des épouses au nouvel hôpital pédiatrique d’Helsinki. Le journaliste a interrogé les écoliers qui ont eu la chance de saluer les deux premières dames.

Hufvudstadsbladet (quotidien national suédophone)

Sous le titre « Une lutte sur et pour l’Europe », l’éditorialiste de Hufvudstadsbladet note que les deux présidents qui sont apparus souriants, cordiaux et fraternels lors de la conférence de presse, jeudi, ont clairement une grande compréhension mutuelle sur des questions importantes. Il est évident que les entretiens furent un succès. Le Président finlandais a constaté que cela faisait dix ans qu’il attendait le genre de discussions qu’il a eu avec le Président français. Les deux chefs d’Etat « se sont trouvés » concernant des questions notamment sur le rôle de l’UE dans le monde, ainsi que sur les structures communes de sécurité et de défense. M. Niinistö parle depuis longtemps de la dimension européenne d’une coopération de défense et de sécurité, et aujourd’hui, avec M. Macron, ils se comprennent, se félicite l’éditorialiste.
Il note qu’avec les tendances nationalistes et populistes telles en Italie et en Hongrie, l’Europe se retrouve divisée en deux blocks. Alors que d’autres remettent en question la démocratie libérale et souhaitent protéger leurs frontières, le block dirigé par Emmanuel Macron est pour la démocratie et la migration.
L’éditorialiste rappelle aussi que des réformes importantes en Europe ne pourront pas être réalisées sans l’Allemagne. Mme Merkel se trouve actuellement dans une position difficile au niveau national ce qui l’oblige à une prudence sur les idées de réforme de la zone euro de M. Macron et d’une intégration renforcée, notamment au niveau de l’économie. Les deux dirigeants se rencontreront la semaine prochaine et on saura alors si le développement de l’UE pourrait avancer.
Les questions de sécurité et de défense qui étaient les thèmes principaux de la visite de M. Macron à Helsinki, devraient pouvoir être avancées par Mme Merkel et M. Macron. Une Europe solidaire, coordonnée et ainsi forte semble toutefois encore lointaine, regrette l’éditorialiste.

Dans un reportage intitulé « M. Macron serait prêt à intervenir si la Finlande était attaquée », le quotidien rapporte que la Finlande et la France souhaitent renforcer la défense européenne.
Lors de la conférence de presse, M. Macron a souligné l’importance d’une plus grande solidarité encore en Europe. Pour Hufvudstadsbladet, il était clair, lors de la visite, que les deux pays souhaitent avancer dans la politique de défense commune et renforcer la clause de défense européenne. M. Macron a évoqué la création d’une stratégie pour l’ensemble de l’Europe tout en souhaitant que la Suède et la Norvège y participent aussi car les défis et les risques sont les mêmes pour tous.
M. Niinistö s’est félicité du fait que M. Macron réfléchisse au moyen de revoir la construction de la sécurité en Europe, dans le contexte actuel de l’effondrement de la construction de sécurité qu’il y avait avant, et note que M. Macron avait le plein soutien de la Finlande, qui était très intéressée à participer au projet et à sa préparation.
Le Premier ministre Juha Sipilä a précisé, concernant la déclaration commune des deux pays sur la politique de défense, que l’idée était d’évoquer la clause de défense mutuelle. En effet, pour beaucoup d’Etats membres, il ne s’agit que de gestion de crise quand on parle de la coopération de défense renforcée. Concernant l’avenir de l’Europe, la France et la Finlande n’ont pas toujours été d’accord. Le quotidien rapporte qu’au déjeuner les discussions ont porté sur la réforme de la zone euro. M. Sipilä a dit qu’il avait expliqué à M. Macron que la Finlande ne souhaitait pas être la seule à œuvrer pour la rigueur budgétaire.
Le quotidien note aussi que les journalistes français qui étaient sur place à Helsinki, se sont intéressés à toute autre chose que leurs collègues finlandais. Les Finlandais se sont concentrés sur les questions de politique de sécurité tandis que, pour certains représentants de la presse française, le fait que la Finlande ne faisait pas partie de l’OTAN était une surprise.
« Selon une chercheuse, c’est une visite très positive pour la Finlande »
Mme Tiilikainen, directrice de l’Institut de relations internationales UPI, rappelle que tous les petits Etats européens n’ont pas l’occasion d’avoir un dialogue avec le Président français. Elle note que la dimension de défense européenne a été importante pour la France depuis longtemps et que la France se félicite certainement du fait d’avoir en Finlande un allié.
Le quotidien note que M. Macron a dit qu’il était prêt à intervenir si la Finlande était menacée. Un autre message important était celui concernant sa volonté de renforcer la clause de défense de l’UE et obtenir une plus grande solidarité en matière de défense. « Nous le devons à l’Europe et les Européens en ont besoin », a-t-il dit en précisant que qu’il ne s’agissait pas d’un investissement qui aille contre les intérêts de l’OTAN, mais d’une stratégie européenne qui soutenait l’OTAN et l’Europe.

« Des rires et des cris d’enthousiasme ont accueilli Brigitte Macron »
Mme Macron est plus qu’une épouse d’un Président, elle est une star, estime le quotidien qui rapporte l’accueil enthousiaste des élèves du Lycée franco-finlandais de Helsinki au Nouvel hôpital pédiatrique. Mme Macron a rendu le même accueil chaleureux à ses jeunes fans. Mme Haukio, l’épouse du Président finlandais, a été entrainée dans le même tourbillon d’enthousiasme. A l’intérieur, une chorale composée des élèves toujours du Lycée franco-finlandais, a chanté deux chansons. Le quotidien relève que selon Annastiina Heikkilä, correspondante d’Yle à Paris, Mme Macron est respectée et admirée par les Français.
Kauppalehti (quotidien national économique)

Dans un billet intitulé « L’initiative de M. Macron est bien plus importante qu’il n’y paraît », la correspondante à Bruxelles du quotidien économique souligne que tant renforcement de la coopération de défense que l’approfondissement de l’UEM augmentent tous deux la sécurité en Europe. Elle se réjouit donc que la Finlande ait manifesté son soutien à l’IEI. Elle souligne aussi que l’approfondissement de l’UEM a aussi une dimension de sécurité dans un monde où l’on voit à quel point l’Europe est faible face aux sanctions des Etats-Unis sur l’Iran par exemple.

Aamulehti (quotidien régional de Tampere) Turun Sanomat (quotidien régional de Turku)

Les quotidiens régionaux publient une photo de l’accolade entre les présidents dans un article d’analyse intitulé « Dans les pas de la France ». Si la Finlande et la France ne sont pas les plus proches partenaires, ces deux pays se sont facilement trouvés sur nombre de questions de défense, relève Seppo Ylönen qui juge que la Finlande a eu raison d’exprimer son soutien pour l’IEI. « Le renforcement de la défense européenne est bon pour la Finlande qu’il se fasse dans le cadre de l’UE ou dans un cercle restreint ». Il relève aussi que les présidents Macron et Niinistö en ont appelé à maintes reprises à la solidarité européenne. « Les pays qui partagent les mêmes valeurs doivent s’entraider en cas de menace ». Seppo Ylönen relève aussi que les petits pays du Nord craignent toujours qu’un budget de la zone euro transforme l’UEM en union de transferts financiers. Le Premier ministre Sipilä a indiqué avoir expliqué les réticences de la Finlande sur la réforme de l’UEM. 

Les quotidiens publient aussi un compte-rendu de la conférence de presse entre les présidents. Ils soulignent que les présidents ont insisté sur la proximité des vues françaises et finlandaises sur la sécurité en Europe. Le Président français a remercié l’intérêt porté par la Finlande à l’IEI.

Les quotidiens ont aussi publié un article sur la visite des épouses à l’hôpital pédiatrique.

Dans son éditorial, Aamulehti se demande « Que voulait dire M. Macron ? » à propos de sa proposition de clarifier l’article 42.7 du traité de Lisbonne sur la clause de solidarité mutuelle.

Selon l’éditorialiste il est peu probable que l’on se lance dans une modification des traités à l’heure actuelle. Il juge en revanche que la volonté du président macron de renforcer la cohésion européenne mériterait d’être soutenue.

Keskisuomalainen (quotidien régional de Jyväskylä)

« Selon Macron, l’assistance mutuelle serait quasi automatique », titre le quotidien qui souligne que la France et la Finlande ont exprimé leur proximité de vues en matière de sécurité européenne.
Le quotidien rapporte les principaux extraits des deux conférences de presse.
Les présidents partageaient l’opinion que l’Europe doit prendre plus de responsabilité sur sa sécurité et se montrer plus forte sur la scène internationale. « Il est important que vous portiez ce combat, a déclaré le président Niinistö à l’attention d’Emmanuel Macron.

Il relève aussi que le Président et le premier ministre ont évoqué l’importance de garantir l’indépendance alimentaire en Europe.

Mercredi 29 août 2018

Visite en Finlande du Président de la République

Titres :

« Le couple Macron arrivera en Finlande mercredi » TS
« Le Président Emmanuel Macron arrivera bientôt à Helsinki où il a l’occasion d’évoquer ses sujets préférés » HS
« La France de Macron est le troisième exportateur d’armes – la vente des HX à la Finlande serait un joyau de la Couronne » Yle
« Qui est Emmanuel Macron et qu’est-ce qu’il veut ? Le réformateur de l’Europe a été un rat de bibliothèque et sa liaison secrète a mis toute la ville en désordre » HS
« Brigitte Macron est le coach le plus rigoureux de son époux » TS et AL
« Brigitte Marcon, Première Dame de la France, a bouleversé sa vie pour son époux Emmanuel et on a vu les premiers résultats dix ans après leur mariage » HS
« Brigitte Macron effectuera une visite à Suomenlinna, forteresse d’abord financée, ensuite bombardée par les Français » Yle

Editoriaux :

« Il faudra s’efforcer de tenir le rythme de la France » HS
« Oui à l’Initiative européenne d’intervention, non au budget de la zone euro » KL
L’éditorialiste de Kauppalehti estime qu’une des réformes de M. Macron pourrait avancer lors de son déplacement en Finlande : la Finlande a exprimé son intérêt sur l’initiative européenne d’intervention. L’éditorialiste rend compte des propos de M. Macron, lundi à Paris, sur le fait que l’Europe avait besoin d’une autonomie stratégique maintenant qu’un ancien allié, les Etats-Unis, lui ont tourné son dos.
M. Macron promeut entre autres un budget pour la zone euro, idée soutenue par Mme Merkel. Douze pays s’y opposent toutefois, dont la Finlande, et le débat sur le développement de l’Union monétaire se poursuivra sans doute cet automne à l’occasion de rencontres de l’eurogroupe et entre les chefs d’Etat et de gouvernement. L’enthousiasme de M. Macron pour des réformes pourrait être derrière la volonté de l’Allemagne de briguer la présidence de la Commission européenne. En même temps que Mme Merkel souhaite, au nom de la continuité de la coopération, exprimer son soutien aux efforts du Président français, l’Allemagne souhaite s’assurer du fait qu’elle aura une position-clé en matière de développement de l’UE et de la zone euro.
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat note que les initiatives de M. Macron se suivent et que celle de l’IEI sera complétée dans les mois à venir, par des d’autres sur le renforcement de la coopération de défense européenne.
Les changements en Europe et aux Etats-Unis mettent à l’épreuve la crédibilité de la capacité de défense européenne en même temps que les groupes terroristes constituent de nouvelles menaces. L’éditorialiste estime qu’il est difficile pour la Finlande de dire catégoriquement non à la France concernant les questions de défense compte tenu du fait que, dans ses déclarations, la Finlande a fortement soutenu les projets de défense européens. La phase de l’IEI qui concerne le renforcement de la culture stratégique, comme l’a formulé le Président Niinistö devant les ambassadeurs finlandais, est quelque chose auquel la Finlande pourra participer.
Lorsque M. Macron arrive, la Finlande se sera mise au rythme des initiatives françaises, se félicite l’éditorialiste. Le renforcement de la défense européenne se poursuivra – et coûtera de l’argent, rappelle-t-il.
KL/5, HS/A4

Billets
« L’Europe a besoin de sa propre défense » KS
Le rédacteur en chef Pekka Mervola de Keskisuomalainen, quotidien de Jyväskylä, estime que l’Europe s’est mentalement fragilisée depuis la crise financière. Il y a des fractions concernant les valeurs communes. L’Europe aurait besoin d’une unité. Les deux présidents qui se rencontreront aujourd’hui, ont évoqué cette unité et une défense européenne. M. Niinistö a parlé de l’importance d’une capacité européenne de protéger les citoyens.
M. Mervola estime que l’Europe a vraiment besoin d’une défense commune.
KS/4

« Des réformes françaises selon le modèle finlandais ? » HBL
Hufvudstadsbladet publie un billet de sa correspondante à Paris Gunn Gestrin qui note que le Président français est un européen déterminé qui a des projets concrets sur le développement et le renforcement de la coopération européenne.
Ces jours-ci, le Président Macron a présenté un double programme de politique étrangère devant les ambassadeurs français. Il souhaite renforcer la coopération européenne à plusieurs niveaux.
Le nationalisme qui gagne du terrain en Europe n’ira pas décroissant, rappelle-t-il. S’il mène à une passivité devant les énormes bouleversements en Afrique et les flux de réfugiés à travers la Méditerranée, cela signifiera que la France et l’UE ne pourront pas défendre leurs intérêts.
La politique française vise aujourd’hui un double investissement : concernant l’Europe et concernant l’Afrique. Avant de se rendre en Finlande, demain, M. Macron aura effectué une visite au Danemark. Il a dit que la politique économique et sociale de ces deux pays était une source d’inspiration pour beaucoup de réformes françaises. La visite officielle en Finlande serait ainsi motivée par d’autres questions aussi, outre la coopération militaire projeté et la vente de chasseurs français.
La visite est unique dans le sens où la dernière visite présidentielle, de Jacques Chirac, date de 1999.
HBL/mar/13

Mme Macron : « « Première dame » - en vue mais sans pouvoir » HS
Helsingin Sanomat fait état de la position de Mme Macron par rapport aux épouses des autres chefs d’Etat et de gouvernement. Annamari Sipilä note qu’en France, il n’y a pas de statut officiel d’une première dame par une pétition il y a un an. Mme Macron dispose toutefois d’un bureau au palais de l’Elysée ainsi que d’un rôle visible à côté de son époux.
Mme Sipilä rappelle que le livre de Helena Petäistö sur M. Macron consacre un chapitre à Brigitte Macron.
HS/A24-25

« L’IEI s’est adoucie pour devenir une initiative » KS
Matti Vanhanen, président de la commission des Affaires étrangères, note que créer des troupes communes n’est pas l’objectif privilégié de l’initiative. Il rappelle que les neuf pays qui participent déjà à l’initiative, décideront quels pays pourront la rejoindre.
M. Vanhanen se déclare plutôt favorable à l’initiative.
Krista Mikkonen (Verts), membre de la commission de la défense, estime qu’il est positif que les Etats membres cherchent des moyens de renforcer leur défense. Elle souligne l’importance de ne pas projeter des systèmes qui se chevauchent.
Mika Kari (PSD), lui aussi membre de la commission de la Défense, estime qu’il serait opportun de renforcer la coopération militaire à l’intérieur de l’UE. Le travail pour la prévention de crises aura de meilleurs résultats si on le fait ensemble avec les autres Etats membres.
Le président Niinistö a constaté à l’agence de presse finlandaise STT qu’il attendait avec grand intérêt les entretiens avec son homologue français.
KS/19

Président Niinistö

Propos du Président lors de la Conférence des ambassadeurs finlandais
Helsingin Sanomat rapporte que le Président Sauli Niinistö, qui s’est prononcé mardi à l’occasion de la conférence des ambassadeurs finlandais à Helsinki.
M. Niinistö souligne que concernant les décisions de politique étrangère et de sécurité, il faut voir que les projets de législations approuvés aient une « couverture parlementaire » aussi après les élections. « La continuité au-delà des législatures est très importante », selon le Président. « Il serait particulièrement nuisible dans la politique étrangère et de sécurité de prendre des décisions que les successeurs sont censés de gérer, sans au moins une certitude quelconque de leur approbation. » « Les mouvements brusques ne servent pas la sécurité, au contraire », souligne-t-il M. Niinistö.
M. Niinistö, qui a des entretiens réguliers avec les partis politiques représentés au Parlement, dit qu’il utilise cette « couverture parlementaire officieuse » lors de ses rencontres parlementaires et qu’il compte poursuivre cette pratique.
Lors d’une rencontre avec les médias après son allocution, M. Niinistö a souligné que son intention n’était pas de donner des conseils au gouvernement. « Je me suis conseillé moi-même. »
Il a rappelé d’avoir évoqué antérieurement l’importance des contacts du Président avec les parlementaires. « C’est ma façon de mesurer si mes pensées ont une couverture parlementaire. »
Quant à la défense européenne, M. Niinistö a dit qu’il semble que « la France devient la locomotive de ce développement. J’attends avec enthousiasme l’entretien avec le Président Emmanuel Macron cette semaine ».
L’objectif de la conférence annuelle est de préciser aux ambassadeurs les accents de la politique étrangère finlandaise et de souligner l’importance du réseau des représentations à l’étranger.
HS/A8

Mardi 28 août 2018
Visite en Finlande du Président de la République

« Le Président français qui arrive en Finlande cherche à relancer l’Europe » HS
« En Finlande, on va parler du projet chéri de M. Macron » HS
Helsingin Sanomat rapporte que le président français qui arrive mercredi en Finlande va s’entretenir avec le président Sauli Niinistö et avec le premier ministre Juha Sipilä de son projet de politique étrangère et notamment de politique de sécurité et de défense européenne.
Le quotidien dresse la liste des sujets qui devraient être à l’ordre du jour.
Il y a d’abord l’approfondissement de la politique de sécurité et de défense européenne. La semaine dernière la Finlande a manifesté son intérêt pour l’initiative européenne d’intervention. De plus, la Finlande et la France sont actives dans le développement des projets de coopérations structurées. La France veut aussi renforcer l’industrie de défense européenne, ce qui est compréhensible vu la taille de sa propre industrie de défense.
HS relève aussi que le Président Macron a essayé d’ancrer toujours plus la Russie à l’Europe, en dépit de la crise ukrainienne.
Par ailleurs, le Président Macron souhaite aussi être un leader dans la politique climatique qui, selon lui, nécessite des mesures plus strictes et plus rapides.
Le président Macron a aussi promu activement une réforme de l’UE. On, devrait donc parler du budget de la zone euro lors de cette visite en Finlande aussi.
Tant la France que la Finlande souhaitent une attitude plus globale face aux migrations. On devrait donc aussi parler à Helsinki du soutien aux pays de départs, du contrôle des frontières de l’UE et des quotas de réfugiés, conclut HS.
HS

Conférence des ambassadeurs en Finlande

Déclarations de M. Sipilä
Dans son discours prononcé hier devant la conférence des ambassadeurs finlandais, le premier ministre Juha Sipilä a notamment insisté sur l’importance que les Etats membres de l’UE s’engagent à respecter les droits fondamentaux. Helsingin Sanomat relève que la commission européenne en a fait une condition pour être éligible aux fonds de cohésion. « La conditionnalité est l’outils que nous pouvons utiliser », a-t-il souligné.
M. Sipilä estime aussi qu’après le Brexit, il n’y a pas de place pour les divisions en Europe. Il a aussi insisté pour que l’UE soit un leader dans la politique climatique et prenne mieux en compte le développement de l’Afrique.
Il a indiqué qu’il allait rencontrer les dirigeants européens, ainsi que le premier ministre Medvedev cet automne et qu’il préparait un voyage aux Etats-Unis.
https://valtioneuvosto.fi/artikkeli/-/asset_publisher/10616/paaministeri-juha-sipilan-puheenvuoro-suurlahettilaskokouksessa?_101_INSTANCE_3wyslLo1Z0ni_languageId=en_US
HS

Politique européenne

Des noms finlandais dans les spéculations pour les plus hauts postes
Helsingin Sanomat rapporte que les spéculations sur les plus hauts postes à pourvoir l’année prochaine (directeur de la BCE, président de la Commission et président de l’UE) font aussi la part belle à des Finlandais. Les plus en vus sont M. Erkki Liikanen et M. Olli Rehn pour la direction de la BCE.
HS

Nokia

Nokia obtient un prêt de 500 millions d’euros
Nokia a obtenu un prêt de la Banque européenne d’investissement de 500 millions d’euros pour développer la 5G. Cela permettra à Nokia d’accélérer sa recherche et développement dans plusieurs pays européens et en particulier en France, en Finlande, en Allemagne et en Pologne.
HS KL

Lundi 27 août 2018

Politique étrangère et européenne

Visite en Finlande du Président de la République

« Le programme de la visite du Président publié » Yle
« M. Macron qui vient en Finlande est le Mozart de l’économie » AL / TS
« Le roi soleil au pays du Père Noël » IS
Les médias finlandais présentent la visite officielle du Président Emmanuel Macron en Finlande mercredi et jeudi.
Yle rapporte que le public pourra suivre la cérémonie d’accueil du président sur la place du marché mercredi soir.
Ilta-Sanomat estime que les entretiens entre les présidents Niinistö et Macron devraient porter sur cinq sujets : la politique étrangère et de sécurité de l’UE, l’initiative européenne d’intervention, la Syrie et l’Ukraine, les programme finlandais HX de renouvellement des avions de chasse, ainsi que les questions arctiques et environnementales.
Yle AL TS IS

Le programme de la visite a été publié sur le site de la présidence finlandaise.
http://www.tpk.fi/public/default.aspx?contentid=377657&nodeid=44809&contentlan=2&culture=en-US

Initiative européenne d’intervention

La Finlande intéressée
Le comité interministériel de politique étrangère et de sécurité présidé par le président de la république a discuté, vendredi, la proposition française d’initiative européenne d’intervention. Il a été décidé que la Finlande allait exprimer son intérêt pour prendre part à cette initiative qui n a pour objectif de développer la coopération net les capacités de défense en Europe.
Vn.fi
https://valtioneuvosto.fi/en/article/-/asset_publisher/10616/suomen-puheenjohtajuus-euroopan-neuvostossa-ranskan-tekema-euroopan-interventioaloite-ja-ydinasekysymykset-esilla-tp-utva-ssa

« Une position prudemment favorable à l’IEI » AL / TS
Aamulehti et Turun Sanomat rapportent que, lors de son interview radiophonique, le président Sauli Niinistö a exprimé une position prudente et réaliste sur l’IEI. Il a souligné le projet était seulement en train d’être développé.
Il a aussi indiqué en avoir parlé avec le premier ministre suédois M. Löfven.
Yle

Anniversaire du Président Sauli Niinistö

Interview accordée par M. Niinistö à Yle
Le Président Sauli Niinistö, qui a fêté vendredi son 70e anniversaire, a accordé une interview radiophonique à Yle, transmise samedi. M. Niinistö a répondu à des questions envoyées par les auditeurs et de quelques journalistes.
M. Niinistö, qui protège sa vie privée, a publié vendredi une photo de lui-même avec son fils Aaro, né en février dernier, en compagnie de Lennu, chien du couple présidentiel. Selon lui, il valait mieux publier une photo afin de ne pas être guetté constamment par les photographes autour de Mäntyniemi, résidence présidentielle.
A la question de savoir si la pensée du président Poutine a changé depuis l’occupation de la Crimée, M. Niinistö dit que non. « Si on pense seulement à la Crimée, sa pensée n’a pas changé. Quant à l’Ukraine orientale, il n’y a pas de progrès concernant les accords de Minsk. » Selon M. Niinistö, M. Poutine tente de se rapprocher de l’Europe, cela se reflète par ses entretiens avec Mme Merkel et M. Macron.
Quant à l’OTAN, M. Niinistö est satisfait du programme du gouvernement actuel qui contient une « option » concernant l’adhésion à l’OTAN. Le Président a toutefois confiance dans le système de défense actuel basé sur la défense finlandaise, les bonnes relations avec l’Occident et avec la Russie. En ce moment, le quatrième pilier, le système des accords internationaux, est le plus faible.
Il dit de ne pas se méfier des Etats-Unis, malgré la présidence de M. Trump. « Nous développons continuellement des relations bilatérales. »
Concernant la politique intérieure, M. Niinistö dit que le président ne doit pas avoir de pouvoirs dans la politique intérieure. « Il y a pas mal de divergences [entre les partis] et il vaut mieux rester éloigné de ces questions. » Il est satisfait du fait que le président ne nomme plus par exemple les secrétaires généraux des ministères. Il souligne que même avec les pouvoirs actuels, le président est suffisamment occupé. Il appelle souvent le Premier ministre ou le ministre des Affaires étrangères concernant la politique étrangère mais jamais concernant la politique intérieure.
Selon un livre récent sur M. Niinistö, il aurait fait pressions sur Fortum pour qu’il participe au projet de construction de la centrale nucléaire de Fennovoima. M. Niinistö a dit qu’il a évoqué Fortum deux fois avec le Poutine. « Est-ce que cela aurait été de la pression ? », se demande M. Niinistö. La condition de Fortum de participer à Fennovoima a été d’obtenir de l’énergie hydraulique en Russie, relève-t-il.
Yle, HS, KS

Politique intérieure

Gouvernement

Arbitrages budgétaires
La presse présente les arbitrages budgétaires que va devoir faire le gouvernement qui se réunit mardi et mercredi pour définir le projet de budget qui sera ensuite soumis au Parlement à la session d’automne.
HS

Vendredi 24 août 2018

Politique étrangère et européenne

Visite en Finlande de la ministre des Armées Florence Parly

« La France séduit la Finlande en matière de défense – Un attrait pour les troupes d’intervention de Macron » Yle
« La France et la Finlande ont l’intention de conclure un accord de coopération de défense – un feu vert aussi pour la participation de la Finlande à l’initiative européenne d’intervention » IL
Le Ministre finlandais de la défense Jussi Niinistö et la Ministre française des armées Florence parly se sont rencontrés jeudi à Helsinki. La Ministre française des armées en visite en Finlande souhaite un renforcement de la coopération bilatérale de défense et a encensé le rôle de la Finlande dans la lutte contre le terrorisme.
Le ministre de la défense Jussi Niinistö a déclaré jeudi lors du point de presse conjoint avec la ministre française des armées que le processus pour établir un accord de coopération de défense était lancé. « La forme définitive de cet accord sera prête dans un futur proche », estime M. Niinistö. L’accord de coopération de défense entre la France et la Finlande sera du même type que celui fait précédemment avec la Grande-Bretagne, c’est-à-dire une lettre d’intention à un niveau politique et qui n’est pas juridiquement contraignant. « L’accord définira ce que nous avons l’intention de faire ensemble et ce que nous planifions », a précisé le directeur politique du ministère M. Janne Kuusela.
Ces derniers temps, la Finlande a signé plusieurs accords bilatéraux de coopération de défense qui permettent ainsi de renforcer la coopération occidentale de la Finlande.
La ministre française des Armées Florence Parly a souligné jeudi à Helsinki que la Finlande était « un partenaire stratégique » pour la France avec qui cette dernière veut approfondir la coopération dans tous les domaines. La Ministre française a souligné l’importance de la Finlande par sa position géopolitique : « La Finlande a beaucoup investi dans sa défense et est active dans la construction de la coopération de défense. De plus, la Finlande est aussi un partenaire intéressant de part sa position dans le nord et à la frontière de la Russie ».
Selon Mme Parly, la Finlande et la France partagent aussi le même point de vue sur la situation de sécurité et sur le terrorisme.
Même si la France fait partie de l’OTAN et la Finlande non, Mme Parly a souligné l’importance du développement de la coopération européenne de défense. « Le terrorisme est une menace commune à tous les Etats européens », a-t-elle déclaré. Mme Parly a évoqué l’importance de la France pour la Finlande notamment en insistant sur l’effet qu’elle peut apporter en matière de défense et de dissuasion dans la région baltique ou de l’atlantique nord. « La France et la Finlande s’inquiètent aussi du renforcement de la présence et de l’activité militaire de la Russie. Nous insistons tous les deux dans notre politique russe tant sur la fermeté que sur le dialogue ». « Dans un monde où les risques augmentent toujours plus, nous avons besoin de partenaires stables et de confiance et la Finlande en est un. Et la France veut aussi en être un pour la Finlande », a dit Mme Parly.
La Ministre des Armées Mme Parly a remercié à de maintes reprises la Finlande pour son action quand la France a subi des attaques terroristes en 2015. « La Finlande était le premier pays qui a répondu à notre appel lorsque nous avons invoqué la solidarité européenne (conformément à l’article 42.7 du traité de Lisbonne) et demandé l’assistance des autres pays européens après les attaques terroristes. La France n’oubliera jamais l’aide de la Finlande », a dit Mme Parly. La Finlande a envoyé alors 300 casques bleus au Liban ce qui a permis à la France de libérer ses troupes pour la lutte contre le terrorisme.
« La France vous remercie vraiment pour votre aide rapide et précieuse », a dit Mme Parly.
La ministre française des armées a souhaité la bienvenue à la Finlande aussi dans les troupes d’intervention de l’UE dirigées par la France et auxquelles participent déjà près d’une dizaine d’Etats membres.
« La Finlande est un excellent exemple de partenaires disposant de capacités et actif en matière de défense et, pour cette raison, la bienvenue dans les troupes d’intervention européennes. » Mme Parly a résumé l’intérêt et le rôle de ces troupes d’intervention en soulignant qu’elles permettraient d’agir rapidement en cas de crise et qu’elles renforceraient une conception stratégique européenne commune. « Nous devons développer une vision commune de comment construire des opérations de telle manière que l’on puisse réagir et intervenir vite. Il s’agit avant tout de troupes pour intervenir quand on en a besoin », a dit Mme Parly. Par exemple, pendant la crise au Mali, la France a du agir seule car il fallait intervenir rapidement et il n’existait pas encore au niveau européen de modèle qui permette d’agir en commun vite, c’est pourquoi selon Mme Parly il faut construire un tel modèle.
Le ministre de la Défense Jussi Niinistö estime que la participation de la Finlande aux troupes européennes d’intervention serait extrêmement utile pour la Finlande aussi dans le cadre du développement de la coopération bilatérale de défense avec la France.
Selon M. Niinistö, la décision de la participation de la Finlande sera prise bientôt par le comité interministériel de politique étrangère et de sécurité présidé par le président de la république. Actuellement, la Finlande participe notamment aux troupes de gestion de crise JEF (Joint Expeditionary forces) de la Grande-Bretagne et coopère avec l’Allemagne. C’est pourquoi la Finlande souhaitait étudier avec précision le contenue de la proposition française. « Le projet s’est précisé au fil du temps et aujourd’hui les conditions sont réunies pour prendre une décision. Je ne vois pas d’obstacle à une participation car l’action de ces troupes est en ligne avec le reste de la coopération internationale de la Finlande », a dit M. Niinistö.
Le directeur politique du ministère de la défense Janne Kuusela considère que l’initiative de la France est fondée et nécessaire. Selon M. Kuusela, les troupes d’intervention pourraient par exemple être utilisées en cas de crise militaire subite ou en cas de catastrophe naturelle où il faudrait rapidement sauver des vies humaines grâce à la coopération des pays européens. Le ministre de la défense Jussi Niinistö qui avait jeudi une attitude plus positive sur le projet français n’a toutefois pas souhaité préjugé de la décision définitive de la Finlande.
IL https://www.iltalehti.fi/politiikka/201808232201156042_pi.shtml

« La France fait un appel à la Finlande pour qu’elle rejoigne l’IEI ! » HBL
« Le message de la France à la Finlande : Votre sécurité est la nôtre » HBL
Mme Parly a insisté sur le fait que la France et la Finlande avaient des valeurs similaires et partageaient un souci sur l’environnement en matière de sécurité et sur les menaces dans le monde. « Votre environnement est le nôtre et votre sécurité est la nôtre », a-t-elle dit en précisant que la France avait besoin d’alliés dignes de confiance et stables et que la Finlande en était un. Du point de vue français, la Finlande fait partie des pays les plus volontaires et capables et de ce fait les plus bienvenus, selon elle.
Le directeur politique du ministère de la défense Janne Kuusela considère, concernant les troupes d’intervention, que l’initiative française est différente des projets pilotés par la Grande-Bretagne et l’Allemagne. Elles ont un autre objectif et une autre intention. C’est pour cela qu’elles paraissent intéressantes, dit M. Kuusela.
Outre les troupes d’intervention, il y a une autre raison pour laquelle la Finlande est particulièrement intéressante du point de vue français, c’est le projet finlandais de remplacer les chasseurs Hornet et l’appel d’offre où le Rafale est parmi les candidats.
« Nous travaillons ardemment pour arriver à la meilleure réponse possible à l’appel d’offre finlandais. Nous qui utilisons les rafales, sommes convaincus de l’excellence de notre chasseur. Il s’agit maintenant de convaincre avec de bons arguments les Finlandais du fait de savoir pourquoi la Rafale serait le meilleur pour leur armée de l’air aussi », a dit la Ministre.
HBL/1&9

« La Finlande va bientôt décider de sa participation aux troupes françaises » Ruotuväki
Le Ministre de la défense Jussi Niinistö a déclaré lors de la visite de la ministre française des armées qu’il ne voyait pas d’obstacle à ce que la Finlande participe aux troupes d’intervention lancées par la France.
« La décision de participer sera prise dans un futur proche par le comité interministériel de politique étrangère et de sécurité présidé par le président de la république. Je ne vopis pas d’obstacle à notre participation car l’action de ces troupes est en ligne avec le reste de la coopération de la Finlande », estime le ministre de la défense Jussi Niinistö.
Il n’a néanmoins pas souhaité préjugé de la décision définitive.
La ministre française des armées en visite en Finlande Florence Parly a souligné jeudi que la Finlande était un partenaire important pour la France en cas de crise. En 2015, la France a invoqué la clause de solidarité de l’UE suite aux attaques terroristes à paris. Selon Mme Parly, la Finlande était la première des Etats membres de l’UE à répondre positivement à la demande d’assistance de la France. « La France n’oubliera jamais la solidarité dont a fait preuve la Finlande. Nous voulons renforcer la coopération de défense entre nos deux pays », a dit Mme Parly.
Les ministres français et finlandais de la défense ont discuté de l’approfondissement de la coopération européenne de défense et ils ont cité comme objectif notamment la lutte contre les cyber-menaces et le renforcement de la mobilité militaire qui permettrait de déplacer les troupes et le matériel entre les Etats membres. Il s’agit de promouvoir les exercices et l’assistance entre les Etats membres.
Mme Parly a assuré que la France souhaitait ardemment renforcer sa coopération avec la Finlande dans le domaine de la défense. Lors de sa visite en Finlande, elle a aussi rencontré le président Sauli Niinistö. Le programme de sa visite comprenait également le dépôt de gerbes au cimetière Hietaniemi avec le Ministre de la Défense Jussi Niinistö.
Ruotuväki https://ruotuvaki.fi/-/suomi-paattaa-piakkoin-osallistumisesta-ranskan-joukkoihin

Politique intérieure

Anniversaire du Président Sauli Niinistö

Les Finlandais sont très satisfaits de leur Président
Le président Sauli Niiinistö fête aujourd’hui son 70e anniversaire. Il n’y aura pas de festivités officielles, le Président a seulement accordé une interview radiophonique à Yle qui sera transmise demain samedi.
Yle publie les résultats d’un sondage sur la popularité de M. Niinistö. 87 % des personnes interrogées sont très ou assez satisfaits de lui. 4 % seulement sont très mécontentes. Les plus critiques sont les électeurs des Vrais Finlandais. Les Finlandaises sont un peu plus satisfaites que les Finlandais.
Yle

Sondage sur les pouvoirs du Président
Le quotidien centriste Maaseudun Tulevaisuus publie les résultats d’n sondage sur l’action de M. Niinistö. 54 % estiment que M. Niinistö n’a pas outrepassé les limites de ses pouvoirs lors des préparatifs de l’accord sur la compétitivité en 2015 quand il a eu un entretien avec les dirigeants des partenaires sociaux. 14 % sont de l’avis opposé et 32 % ne se prononcent pas.
Les plus critiques sont les électeurs de l’Alliance des gauches (40 %).
Maaseudun Tulevaisuus

Analyses
« Un président fort avec peu de pouvoirs mais un fort charisme » AL
« Le pouvoir de M. Niinistö vient du fait que les Finlandais souhaitent un président fort » Yle
Aamulehti souligne que si le Président Niinistö a moins de pouvoirs que ses prédécesseurs conformément à la constitution, son influence est souveraine en matière de direction de la politique étrangère et de sécurité. Le regain de tensions internationales a renforcé l’importance du président dont le coeur de métier est constitué par les relations avec l’Est.
Yle considère que c’est le suffrage universel qui explique beaucoup le pouvoir du président. Il est aussi à noter que le premier ministre Sipilä laisse actuellement une grande marge de manœuvre au Président.
« Quand les grands de ce monde cherchent un numéro pour appeler la Finlande, c’est au président qu’ils téléphonent, conclu Yle.
KS Yle

Partis politiques

« Le PSD et le Kokoomus favoris, le Centre outsider » KS
Keskisuomalainen estime qu’à la lueur des récents sondages, la bataille pour les législatives d’avril 2019 et le poste de Premier ministre se jouera entre le PSD d’Antti Rinne et le Kokoomus du ministre des Finances Petteri Orpo. Le Centre du premier ministre Juha Sipilä fait figure d’outsider.
Néanmoins, le premier parti d’opposition, le PSD n’a pas autant d’avance qu’en avait eu il y a quatre ans M. Sipilä à l’automne précédent sa victoire électorale. De plus, M. Rinne ne fait pas figure de favori des Finlandais pour le poste de Premier ministre dans les sondages.
Pour Keskisuomalainen ce qui est crucial pour le centre c’est de réussir à faire passer la réforme des services sociaux et de santé car un échec de cette réforme mettrait le parti du Centre « dans les cordes ».
KS

Jeudi 23 août 2018

Politique étrangère et européenne

Finlande – France

Visite officielle en Finlande de la ministre des Armées Florence Parly
Florence Parly, ministre des Armées, effectuera une visite officielle en Finlande, le jeudi 23 août 2018. À cette occasion, elle rencontrera le Président de la République de Finlande, M. Sauli Niinistö, et le ministre finlandais de la Défense, M. Jussi Niinistö.
Les ministres s’entretiendront de la relation bilatérale en matière de défense entre les deux pays, de la situation sécuritaire dans la région de la mer Baltique, de l’Europe de la défense et des questions d’actualité liées à la coopération internationale.
Les discussions porteront également sur la coopération opérationnelle entre la France et la Finlande, notamment dans la Force intérimaire des nations unies au Liban (FINUL), au sein de laquelle les deux armées coopèrent étroitement.
Lors de ce déplacement, la ministre des Armées visitera le Centre d’excellence européen pour la lutte contre les menaces hybrides (Hybrid CoE), mis en place à Helsinki et soutenu par la France. Florence Parly participera enfin à une commémoration au cimetière Hietaniemi.
Ce déplacement sera l’occasion de réaffirmer l’importance de la Finlande comme partenaire européen majeur de la France en matière de sécurité et de défense et de souligner la volonté de renforcer nos coopérations dans ces domaines.
Communiqué de presse du ministère des Armées, le 22 août

Finlande – Russie : Rencontre entre les Présidents Vladimir Poutine et Sauli Niinistö à Sotchi

« Pas de mise en garde concernant l’OTAN » HS
« M. Niinistö a rencontré un M. Poutine conciliant » HS
« La Russie du Président Poutine s’efforce de se rapprocher de l’UE à l’aide de la Finlande » AL
« Les questions les plus brûlantes n’ont pas été évoquées à Sotchi » AL
« Etonnamment, M. Poutine s’est déclaré défenseur de la nature arctique » AL
« Le commerce et la région arctique à l’ordre du jour à Sotchi » HBL
« Notez bien les détails » HBL
« Le Président russe estime que la Finlande et l’Autriche pourraient aider à améliorer les relations entre la Russie et l’UE » TS
« La Russie souhaite que la présidence finlandaise du conseil européen promeuve les relations avec la Russie » KS
« La région arctique et les questions environnementales évoquées » KS
Le Président Sauli Niinistö a rencontré le Président Vladimir Poutine, hier, à Sotshi. Le ministre des Affaires étrangères Timo Soini a fait partie de la délégation.
Les présidents ont discuté des relations économiques, de la région arctique, des questions environnementales, de la Syrie et de l’Ukraine. Le Président Poutine a fait part de son intention de participer à un sommet arctique.
Concernant la coopération de la Finlande avec l’OTAN, M. Poutine a déclaré que la Russie réagissait quand l’OTAN déplaçait des troupes et sa défense anti-missile plus près de ses frontières. Helsingin Sanomat estime que la tonalité de M. Poutine a été particulièrement conciliante. Il n’a pas mentionné la relation entre la Finlande et l’OTAN.
Après la conférence de presse, les deux présidents ont poursuivi leurs entretiens sur un bateau. Les questions d’actualité internationale auraient été évoquées lors de la promenade maritime.
HS Yle

Conférence de presse
M. Niinistö a remercié la Russie pour son soutien dans la lutte contre le charbon suie et l’augmentation de l’utilisation du LNG dans le transport maritime dans les régions arctiques. M. Poutine a déclaré qu’il soutenait l’initiative du Président Niinistö concernant l’utilisation de transpondeurs par les avions militaires dans la région baltique. Selon M. Poutine, le sommet d’Helsinki (Trump-Poutine) était positif même si les courtes discussions avec M. Trump n’ont pas résolu les différends.
M. Poutine s’est félicité des bonnes relations économiques, précisant que les entreprises finlandaises ont investi en Russie pour 4,7 milliards de dollars, et même 14 milliards si on inclut les filiales.
M. Niinistö a déclaré qu’il y avait un bon développement de l’économie, mais qu’il souhaitait faire remarquer, comme c’est maintenant à la mode dans les relations internationales aujourd’hui, que la balance commerciale était déficitaire pour la Finlande.
Interrogé par un journaliste finlandais sur les déclarations du ministre russe de la défense cet été, le président Poutine a répondu « Nous ne déplaçons pas nos soldats près de nos frontières, mais l’OTAN déplace ses infrastructures près de nos frontières. L’OTAN organise de grands exercices militaires près de nos frontières, par exemple dans la région baltique. Nous devons réagir quand des systèmes de missiles américains sont déployés près de nos frontières. Il ne s’agit pas seulement d’un système anti-missiles, mais d’un système permettant d’envoyer aussi des missiles de moyenne portée. Nous soutenons l’initiative du président Niinistö pour diminuer les tensions, par exemple par l’utilisation de transpondeurs dans le transport aérien militaire. Mais l’OTAN n’a pas accepté cette initiative, ce qui est regrettable. »
M. Niinistö a précisé : « J’ai affirmé à M. Poutine il y a six ans déjà que la Finlande entendait maximaliser sa défense. Je n’ai entendu aucune critique contre la Finlande durant mon voyage. Il n’y a pas en Finlande de missiles auxquels M. Poutine fait référence. » M. Niinistö a dit qu’il importait pour lui d’œuvrer pour améliorer la compréhension mutuelle dans le monde, et que la visite en question s’inscrivait aussi dans ce cadre.
M. Poutine a aussi espéré que la présidence finlandaise de l’UE soit l’occasion de développer les relations entre la Russie et l’UE.
M. Poutine a aussi longuement parlé de l’importance du gazoduc Nordstream 2. Il a souligné que l’Europe en avait besoin et que la Russie était un fournisseur optimal de gaz naturel. Il a déclaré que les sanctions contre la Russie n’étaient pas constructives. Sur ce point, il a déclaré qu’il ne s’agissait pas tant de M. Trump que des cercles politiques américains, c’est-à-dire de l’attitude de l’establishment. Selon lui, « il faut espérer que les Américains comprendront qu’une telle attitude est sans avenir ».
Hufvudstadsbladet note qu’en 2013, 2016 et 2017, le président Niinistö s’est présenté avec le drapeau finlandais derrière lui à la conférence de presse, mais que cette fois, à Sotchi, il y avait les drapeaux finlandais et européen à côté du drapeau russe.
Yle, HS/A6-7, AL/A6-7, HBL/8-9

Politique intérieure

Partis politiques

La popularité du PSD n’augmente plus
Helsingin Sanomat publie les résultats d’un sondage sur les intentions de vote des partis politiques. Les changements ne sont pas significatifs par rapport au sondage précédent publié en juillet.
Le Parti social-démocrate, en légère baisse depuis juillet, est encore en première position avec un score de 21,7 %, suivi du Rassemblement national qui obtient 20,0 %.
Le Centre arrive troisième avec 15,5 %, suivi des Verts qui ont un score de 13,7 %. L’Alliance des gauches obtient 9,6 % et les Vrais Finlandais 7,9 %
Le Parti suédois obtient un score de 4,3 %, les Chrétiens-démocrates 4,1 % et les Bleus 1,2%.
Les trois partis du gouvernement obtiennent ensemble 36,7 %. La popularité du gouvernement est donc en baisse, malgré l’amélioration de l’économie et de l’emploi.
Le sondage a été effectué par l’institut Kantar TNS pour le compte d’HS auprès de 2 412 personnes entre le 16 juillet et le 16 août.
HS/A8

Rentrée politique

Les partis du gouvernement se préparent aux négociations budgétaires
Helsingin Sanomat rapporte que les groupes parlementaires de plusieurs partis politiques se sont réunis mercredi.
Le groupe parlementaire du Centre a évoqué de façon préliminaire la réforme des congés parentaux en vue de la prochaine législature. Selon le président du groupe Antti Kaikkonen, le Centre n’accepte pas une réforme qui diminue l’allocation de soins à domicile.
Selon le président du parti Sampo Terho, les Bleus veulent augmenter cette allocation.
Le Rassemblement national a évoqué des thèmes relatifs à l’environnement.
Le quotidien estime que la semaine prochaine, lors des négociations proprement dites sur le budget, le Rassemblement national et le Centre ne seront pas d’accord sur les éventuel allègements fiscaux proposés par le ministre des Finances Petteri Orpo.
HS/A10

Défense

Le projet de suppression des privilèges des Témoins de Jehova concernant l’exemption du service militaire et civil largement soutenu
Le privilège des Témoins de Jehova de ne pas effectuer leur service militaire ou civil pourrait bien être supprimé. Le ministère de la Défense vient de demander à une vingtaine d’organismes, partis et ministères leur avis sur sa proposition de supprimer ce privilège.
La suppression a été soutenue notamment par les sociaux-démocrates, les groupes parlementaires des Vrais Finlandais et des Bleus, les ministères de la Défense et de la Justice, le syndicat des Réservistes, le syndicat des Officiers de réserve, le syndicat des Conscrits, le syndicat des Avocats. Sur la même longueur d’ondes se trouvent également le bureau du Procureur de la république et le professeur des Droits de l’homme Martin Scheinin.
Se sont opposés à la proposition du ministère, les groupes parlementaires des Verts et de l’alliance des Gauches, l’union des Objecteurs de conscience et le professeur de droit de l’université d’Helsinki, Jukka Kekkonen.
Le ministère de la Défense prendra connaissance des réponses reçues et modifiera, au besoin son projet. Ensuite le gouvernement décidera s’il compte en faire un projet de loi et de le soumettre au parlement.
HS/23.8.

Les conscrits se mettent à l’heure végétarienne
A compter de cet automne, les cantines des garnisons serviront aux conscrits chaque semaine deux repas végétariens, sans leur proposer d’autres alternatives.
Les cantines des garnisons proposent deux repas chauds par jour : le déjeuner et le dîner. Les deux repas végétariens ne seront pas servis le même jour.
Yle, HS

Mercredi 22 août 2018

Politique étrangère et européenne

Politique étrangère finlandaise

« En politique aussi, le vide se remplit » HS
Helsingin Sanomat publie une analyse signée Kari Huhta sur la gestion de la politique étrangère finlandaise : « La Finlande a un Président qui parle de la politique européenne et un Premier ministre qui n’en parle pas. Lequel des deux est un problème ? »
La politique européenne est un domaine important dans lequel l’action du Président est limitée selon la Constitution, mais le Président Niinistö en parle souvent.
Les relations avec la Russie et la politique de l’immigration sont les questions importantes où l’action de M. Niinistö et la politique de l’Union européenne se rencontrent. Dans ses discours, M. Niinistö souligne les décisions de l’Union mais n’hésite pas à présenter ses propres avis.
Pendant l’année écoulée, M. Niinistö a proposé le renforcement de la politique de sécurité européenne, a souhaité une place pour l’Union dans les tables de négociations des grandes puissances et a exigé de l’UE des preuves qui montrent que l’Union promeut les conditions des citoyens.
Les prises de position du Président n’ont pas suscité de réactions en Finlande. La Constitution n’interdit pas le droit de parole du Président, mais ne lui accorde pas le mandat pour participer à la prise de décision de l’Union européenne.
En même temps, le Premier ministre Juha Sipilä a rencontré un grand nombre de dirigeants du monde entier. Dans les archives de la chancellerie du Premier ministre il y a certainement un grand nombre de ses discours prenant position sur des questions européennes.
En Finlande, M. Sipilä ne se profile néanmoins pas par ses déclarations sur l’UE et en public il n’a pas de choses à dire sur ses entretiens avec les autres dirigeants. Cela crée un vide qui est rempli par les propos du Président concernant les questions européennes.
Avant les élections législatives d’avril prochain, on pourrait demander aux présidents des partis politiques – qui sont les candidats naturels au poste de Premier ministre – comment ils ont l’intention de diriger la politique européenne de Finlande, qui, selon la constitution, relève du Premier ministre.
La Finlande présidera l’Union européenne au second semestre de 2019. On verra donc alors qui dirige la politique européenne.
HS/A4

Finlande – Russie

« Le Président Niinistö rencontrera son homologue russe à Sotchi » HS
« Selon la Russie, surtout les questions bilatérales seront à l’ordre du jour, tandis que la Finlande privilégie les questions internationales » HS
Le Président Sauli Niinistö rencontrera le Président Vladimir Poutine, cet après-midi, à Sotchi. Le ministre des Affaires étrangères Timo Soini, qui fait partie de la délégation, rencontrera son homologue russe, M. Lavrov.
Helsingin Sanomat rappelle que les deux présidents se sont entretenus à l’occasion du sommet Trump-Poutine à Helsinki, mais que la rencontre de cet après-midi avait été prévue dès avant une confirmation de la tenue du sommet russo-américain. HS relève que l’on connait mal l’ordre du jour de la rencontre.
Selon le secrétariat de la Présidence finlandaise, les chefs d’Etat s’entretiendront sur des questions d’actualité internationale, régionale et bilatérale.
Selon le Kremlin, ils évoqueront les questions-clé de la coopération russo-finlandaise, ainsi que diverses questions d’actualité internationale et régionale.
HS note que l’affaire Skripal a eu une influence sur la relation entre la Finlande et la Russie et la Finlande a renvoyé un diplomate russe à l’instar de plusieurs autres Etats occidentaux. La Russie a, à son tour, expulsé un diplomate finlandais.
HS note qu’avant de recevoir M. Niinistö, M. Poutine a rencontré le ministre autrichien des Affaires étrangères et la chancelière allemande Mme Merkel.
Concernant l’Ukraine, HS estime que si la situation du cinéaste Senchov, condamné par la Russie pour terrorisme, sera évoquée entre les deux présidents, M. Niinistö n’en fera probablement pas état en public.
En ce qui concerne les questions régionales, M. Niinistö a promu celles concernant l’Arctique ces derniers temps. La Finlande préside actuellement le Conseil arctique.
Les relations bilatérales ne sont pas aujourd’hui marquées par de graves problèmes particuliers. Le ministre russe de la défense a regretté la coopération de la Finlande et de la Suède avec l’OTAN, mais HS estime que ce genre de commentaires sont souvent destinés pour le public russe.
Une conférence de presse devrait avoir lieu après 15h.
HS/A20

Billet : « Le Président Niinistö présenté comme ami de la Russie » TS
Turun Sanomat publie un billet de Maarit Uber sur la présence du Président Niinistö dans les médias russes ces derniers jours. Les livres écrits sur lui en Finlande, son anniversaire de 70 ans et la rencontre avec M. Poutine, cet après-midi, font qu’il a une visibilité exceptionnelle actuellement en Russie.
Les rapports sur les deux livres font état de la politique russe du Président finlandais et présentent M. Niinistö comme un ami qui a une attitude pragmatique à l’égard de la Russie et est un acteur actif qui a beaucoup de pouvoir politique dans son pays.
Les médias russes considèrent que ces livres confirment l’idée chérie par les Russes que même Bruxelles ne peut pas empêcher M. Niinistö de rencontrer son homologue russe. Pour elles, le fait que le dialogue entre les deux pays a pu être maintenu même à des moments difficiles, est à mettre grandement au crédit de M. Niinistö.
TS

Terrorisme

Selon la Supo, le nombre de personnes surveillées pour des liens terroristes a augmenté
La Sûreté nationale note que, même si le nombre d’attaques terroristes dans le monde est en baisse, le niveau de menace visant la Finlande reste le même, il est au niveau élevé. Selon le chargé de communication de la Supo, Jyri Rantala, la menace en Finlande concerne avant tout le terrorisme islamiste radical, et les facteurs qui ont poussé la Supo à réhausser son évaluation du niveau de menace, en juin 2017, n’ont pas disparu. L’évolution rapide dans une mauvaise direction s’est ralentie depuis l’été dernier, mais les facteurs de menace sont toujours présents, selon lui. Parmi ces facteurs, on cite le niveau de réseautage des islamistes radicaux, les liens de Finlandais ou de résidents finlandais avec des organisations terroristes, le rôle et le profil changé de la Finlande dans la propagande islamiste radicale, ainsi que les attaques terroristes réalisées dans les régions limitrophes de la Finlande.
Selon l’évaluation de la Supo, la menace ne concernerait pas une attaque de Daech ou d’une autre organisation terroriste qui ait comme cible la Finlande. La menace concerne un acteur solitaire ou un petit groupement inspiré par l’idéologie des organisations terroristes, selon M. Rantala.
Contre 350 personnes suivies par la Supo pour des liens suspects terroristes l’été dernier, il y en a 370 aujourd’hui. Selon M. Rantala, parmi ces personnes, il y en a aujourd’hui plus dont les liens terroristes ou idéologiques sont sérieux. Certaines de ces personnes sont surveillées 24h sur 24h.
Les ressources augmentées de la Supo en matière de main d’œuvre ont principalement été destinées pour la lutte contre le terrorisme.
HS/A7

14 attaques terroristes en Finlande dans les années 2010
Selon la base de données Global Terrorism Database, il y a eu 14 attaques terroristes en Finlande depuis le début des années 2010. La plus grave est celle de Turku, où ont été tuées deux personnes et blessées neuf.
La plupart des autres attaques sont des attaques diverses dans les centres d’accueil de réfugiés, à l’occasion desquelles deux personnes ont été blessées.
HS/A7

Politique intérieure

Economie

OP revoit à la baisse sa prévision de croissance pour 2019
La banque OP estime que la croissance sera de 2,8% cette année et de 2,1% en 2019 (contre 2,3% prévus lors précédemment). Selon OP, le pic de la croissance serait dépassé.
HS

Le gouvernement va atteindre son objectif d’emploi
Le taux de chômage a encore diminué en juillet pour atteindre 7,3%.
Il y avait alors 183 000 chômeurs, soit 24 000 de moins qu’un an auparavant.
HS

France – Finlande

Musique

Valses poétiques au Festival de musique de Turku
Turun Sanomat publie une critique élogieuse de la soirée de musique de Chopin et de poèmes interprétés par Patrick Poivre d’Arvor et Eliane Reyes.
TS/15

Mardi 21 août 2018

Politique étrangère et européenne

France – Finlande

La ministre de la défense française, Florence Parly, en visite officielle en Finlande
La ministre de la défense français, Florence Parly, sera en visite officielle en Finlande le 23 août 2018. Elle sera reçue par son homologue finlandais Jussi Niinistö.
Les ministres discuteront des relations bilatérales, de la situation sécuritaire dans la région Baltique, de la coopération en matière de matériel militaire et des questions relatives à la coopération internationale. A l’ordre du jour se trouvent également le service militaire finlandais et la coopération en matière de gestion de crises, notamment l’opération de la FINUL au Liban.
Durant sa visite, la ministre française des armées rencontrera également le président Sauli Niinistö et visitera le Centre d’excellence contre les menaces hybrides à Helsinki. Une visite au cimetière de Hietaniemi est également prévue.
Defmin

Défense

« Selon Antti Rinne, les nuages noirs trumpiens se reflètent sur le choix du futur avion de combat »
Le président du parti social-démocrate, Antti Rinne, évoque la future acquisition d’avions de combat et rappelle que le comportement menaçant du président Trump risque de nuire aux chances des entreprises américaines.
« Si les Etats-Unis, sous la direction de Trump, mettent par exemple en danger l’entretien des pièces détachées, cela aura bien sûr de l’effet », estime Rinne interviewé par Uusi Suomi.
Selon les derniers sondages d’opinion, Antti Rinne sera vraisemblablement Premier ministre lors de la décision concernant les successeurs des F-18.
Cinq appareils sont en lice pour succéder aux F-18 : les américains F/A-18 Super Hornet de Boeing et le F-35 de Lockheed Martin, le suédois Jas Gripen de Saab, l’Eurofighter Typhoon de BAE Systems et le français Rafale de Dassault.
De nombreux hommes politiques ont fait part de leurs préférences sur le choix de l’avion, en faveur notamment de l’appareil suédois Jas Gripen. Ce type de prise de position a irrité tout particulièrement le ministre de la Défense, Jussi Niinistö, qui souhaite dans ce choix, « le moins possible de politique. »
M. Rinne évoque l’alternative suédoise tout en rappelant l’étroite collaboration civile entre les deux pays, sans pour autant faire l’éloge de l’avion suédois.
M. Rinne fait confiance aux professionnels militaires pour réaliser les comparaisons des différentes capacités des candidats mais rappelle qu’il s’agit d’une décision politique.
”En aucun cas, je ne donnerai le plein pouvoir aux militaires », répond Rinne. « Il s’agit de se dire que nous avons besoin d’une arme aérienne pour une défense crédible, c’est l’essentiel. Nous vivons dans un monde moderne, il convient donc de prendre en compte les questions de l’emploi et du développement d’économie nationale qui ont leur importance mais, avant tout il s’agit d’une décision militaire.
La décision finale se fera vraisemblablement prise au sein du comité gouvernemental de politique étrangère et de sécurité en présence du président de la république. Le choix devra être fait vers la fin de l’année 2021, c’est-à-dire à la fin de la prochaine législature.
M. Rinne émet quelques critiques concernant la manière dont la préparation de cette acquisition de 7 à 10 milliards d’euros est menée.
Le gouvernement a fait savoir depuis un certain temps que la Finlande envisage d’acheter 64 chasseurs, c’est-à-dire autant qu’elle possède actuellement de F-18. Pour lui, la question du nombre n’a pas été suffisamment évoquée et discutée au parlement.
Outre la question du successeur des F-18, le sujet d’une éventuelle adhésion à l’OTAN ressort régulièrement dans la discussion politique finlandaise. A ce sujet, le parti social-démocrate et son président Antti Rinne sont connus pour leur scepticisme.
« Dans toutes les situations, la Finlande doit avoir la possibilité de décider elle-même si elle souhaite déposer une demande d’adhésion à l’OTAN. La Finlande prendra toujours ses propres décisions en matière de politique de sécurité », conclut Rinne.
Uusi suomi

Finlande - Allemagne

Entretien téléphonique entre M. Niinistö et Mme Merkel
Turun Sanomat rapporte que le Président Sauli Niinistö a eu lundi un entretien téléphonique avec la Chancelière fédérale Angela Merkel.
Selon la présidence finlandaise, M. Niinistö et Mme Merkel ont évoqué la crise en Ukraine, la guerre en Syrie et les relations entre l’Europe, les Etats-Unis et la Russie.
L’entretien téléphonique a été organisé à l’initiative de M. Niinistö.
Selon le quotidien, M. Niinistö a eu l’occasion de s’entretenir avec Mme Merkel sur la Russie deux jours avant la visite de travail du président à Sochi.
TS/8

Terrorisme

Anniversaire de l’attaque de Turku
Manifestations à Turku
Samedi, cela faisait un an depuis l’attaque terroriste à Turku.
Des manifestations ont réuni environ 1600 personnes, selon les estimations de la police. Mille personnes ont participé à la manifestation « Turku sans nazis » et environ 300 personnes à la manifestation du groupement néonazi PVL.
KS/dim/10

Cyber-sécurité

La Finlande est devenu un cible important d’attaques informatiques
Keskisuomalainen revient sur le fait que plusieurs sites de la fonction publique finlandaise et l’identification électronique étaient hors service, il y a une semaine.
Le quotidien note qu’aucune information sur l’auteur éventuel de l’attaque n’a été publiée, mais qu’il est clair que la Russie est un des pays suspects.
Selon M. Gorham, professeur de l’Université de Floride ayant étudié les cyberattaques russes, il s’agit, outre d’une guerre psychologique, aussi de tester les capacités des attaques. M. Gorham a donné une conférence à l’Université de Jyväskylä, sur la cyber-influence russe.
Le système de protection acheté récemment par la Finlande n’a pas pu empêcher l’attaque.
Des médias finlandais ont déjà été attaqués, en 2007, 2012 et 2017.
KS/sam/10-11

Politique intérieure

Elections

Le gouvernement souhaite organiser les élections régionales et européennes en même temps
Le gouvernement propose d’organiser les régionales et les européennes le même jour, dimanche 26 mai 2019.
Pour adopter un tel calendrier, il faudrait que la législation concernant la réforme des services sociaux et de la santé et des régions entre en vigueur six mois avant.
Le mandat des conseils régionaux qui seraient créés conformément à la réforme commencerait en août 2019.
KS/sam/13

Réforme sote

La commission des affaires sociales et de la santé n’entendra plus de nouveaux spécialistes
Les membres de la commission des Affaires sociales et de la santé appartenant à des partis de la coalition gouvernementale ont voté en faveur de ne plus entendre de spécialistes concernant la réforme des services sociaux et de la santé, tandis que les membres représentant l’opposition auraient voulu les entendre encore.
A l’heure actuelle, il semblerait que la commission arrive à terminer ses travaux de façon à pouvoir remettre son rapport à la commission des lois constitutionnelles. Le Parlement pourrait ainsi voter sur la réforme en novembre.
Aino-Kaisa Pekonen (Alliance des gauches), regrette la décision de ne plus entendre de spécialistes et fait part de son souci que le commission des lois constitutionnelles sera obligé à faire le travail que celle des affaires sociaux et de la santé n’aura pas fait.
AL/mar

Editorial
L’éditorialiste du quotidien économique Kauppalehti estime que plusieurs questions menacent la réforme des services sociaux et de la santé. Le calendrier est serré, selon KL, notamment dans la perspective des législatives en avril 2019.
On sait déjà que le vote au Parlement sera serré et de plus, certains conservateurs hésitent encore.
L’éditorialiste estime que si la réforme échoue, les prochaines négociations gouvernementales seront extrêmement difficiles.
KL/lun/5

Vendredi 17 août 2018

Politique étrangère et européenne

Terrorisme

Un an depuis l’attaque de Turku
Samedi, cela fera un an depuis l’attaque terroriste à Turku. Trois manifestations seront organisées à Turku : une par un groupement nationaliste du nom de 188 Kukkavirta, une autre par le mouvement néonazi de résistance nordique (PVL) qui a par ailleurs été interdit sans pour autant que la décision soit en vigueur encore, ainsi qu’une contre-manifestation Turku sans nazis.
KS/13

Le niveau de menace défini par la Sûreté nationale est le même qu’il y a un an
La sûreté nationale avait relevé le niveau de menace terroriste en Finlande en juin 2017. Aujourd’hui, elle est au même niveau « élevé ».
La Supo suit actuellement 370 personnes susceptibles de « promouvoir activement des activités terroristes ». La plus grande menace est constituée par des uns qui pourraient agir seul et des groupuscules motivés par la propagande islamiste radicale.
Ce nombre a doublé par rapport à 2012, mais depuis l’été dernier, il est stable.
Les ressources de la Sûreté nationale ont été renforcées des dernières années et ses effectifs s’élèvent à 324. Il est prévu que le nombre d’agents s’élève à 400 à la fin de l’année.
Le ministère de l’Intérieur rappelle que la lutte contre le terrorisme ne relève pas de la seule Supo, car celle-ci coopère avec la police et les autres autorités.
AL/A12

Livres sur le Président Niinistö

« En coulisses, le Président parle de « garanties de sécurité » US
Le journal Uusi Suomi relève que les livres sur le président Niinistö évoquent aussi la discussion sur la politique de défense et de sécurité de la Finlande. L’un d’eux révèle que, en coulisses le Président Niinistö aurait affirmé que « la Finlande aurait de réelles garanties de sécurité ». Il s’appuierait pour affirmer cela sur les accord de coopération de défense signés récemment avec les Etats-Unis, la suède et le Royaume-Uni.
Selon ce livre, le Président Niinistö considère que la Finlande « est alliée à l’UE » mais il n’est pas favorable à une adhésion à l’oTAN.
Le rédacteur-en-chef de Uusi Suomi rappelle que, lors de sa conférence de presse le 16 juillet, à l’issue de la rencontre trump – Poutine à Helsinki, M. Niinistö avait souligné que, de son point de vue on ne pouvait qualifier de neutre la Finlande qui est membre de l’UE, a un partenariat avec l’OTAN et des accords de sécurité et défense avec les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la Suède.
Il relève aussi que, après ces propos du Président, le ministre de la Défense russe, Serguei Choïgou avait critiqué l’engagement de la Finlande et de la Suède avec les structures de l’OTAN.
Le chercheur de la FIIA, Charly Salonius-Pasternak, a dit mardi dans une interview d’Uusi Suomi « qu’en tenant compte des gens à qui s’adressait le président, il pourrait s’agir d’un message très clair, spécialement ciblé pour les médias étrangers, et pourquoi pas aussi encore à l’adresse des Finlandais, que nous ne sommes pas neutres et en voici les raisons. C’est un rappel pour signifier que la politique étrangère et de sécurité de la Finlande a effectivement changé.
S’il est évident qu’il est erroné de dire que la Finlande n’est pas militairement alliée, il est également trompeur de dire que la Finlande est militairement alliée car on fait forcément allusion à une alliance militaire, estime le chercheur qui souligne que la Finlande ne dispse pas de garanties de sécurité.
Sur son blog, Ari Pesonen, estime que, en juillet, le Président Niinistö a pour la première fois, relié l’alignement de la Finlande non seulement à son, appartenance à l’UE et son partenariat avec l’OTAN, mais aussi et pour la première fois aux accords bilatéraux passés avec les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la Suède. M. Pesonen estime que le Président considère ces accords comme des engagements et pas seulement comme des déclarations.
« M. Niinistö va devoir aller calmer le président Poutine à Sotchi en aôut », écrit M. Pesonen.
Uusisuomi

Politique intérieure

Présidence

Les 70 ans de Sauli Niinistö
Selon un communiqué du secrétariat de la Présidence, le Président Niinistö aura 70 ans le 24 août. Il n’envisage pas de célébrer l’occasion, mais accordera une interview d’une durée de 60 minutes qui sera diffusée à Yle Radio 1 , le lendemain, 25 août à 13h.
HS/A15

Emploi

Projet de loi concernant un licenciement plus facile pour les PME
Aamulehti relève que selon le ministre de l’Emploi, Jari Lindström, le gouvernement promeut toujours son projet de loi qui permettrait aux entreprises employant au maximum vingt personnes de licencier des membres du personnel selon des conditions moins strictes que celles prévues par la législation actuellement en vigueur.
Il est prévu que le projet de loi soit remis au Parlement, en novembre.
Les spécialistes ne sont pas convaincus sur l’effet de la réforme à l’emploi. Roope Uusitalo, professeur en sciences économiques, rappelle que, selon des études, la plupart des licenciements sont justifiés par des raisons économiques et que ceux mis en place pour des raisons liées à la personne sont rares.
Seppo Koskinen, professeur en droit du travail, rappelle qu’il faudrait prévoir au moins cinq ans avant d’avoir suffisamment de cas établissant une jurisprudence explicite en la matière. En attendant, les entreprises ne sauraient pas dans quelles conditions il est légal de licencier un employé. M. Koskinen propose au lieu de cette réforme d’envisager de rallonger la durée de la période d’essai jusqu’à neuf mois.
AL/A13

Rentrée politiques

« Le gouvernement lutte contre le temps »
Dans son analyse, Helsingin Sanomat rappelle que les élections législatives auront lieu le dimanche 14 avril 2019, ce qui veut dire que les dernières séances plénières du Parlement auront lieu vers la mi-mars.
Le gouvernement devra donc lutter contre le temps afin de mener à bonne fin tous ses projets de loi, dont la gigantesque réforme des services de santé Sote. En ce moment, on estime que le gouvernement disposerait d’une majorité de 101 députés pour le vote sur la réforme Sote.
Les trois partis du gouvernement et surtout le ministre des Finances Petteri Orpo ont promis à de maintes reprises de ne pas faire un budget électoral. Il y aura des allègements fiscaux de 200 à 300 millions d’euros sur les impôts sur le revenu et des augmentations des impôts environnementaux qui les compenseraient.
Malgré un budget strict, le gouvernement a toujours la possibilité de faire une ou plusieurs rallonges budgétaires.
Le sort du projet de loi sur le renseignement n’est pas encore clair, car on ne sait pas s’il pourra être étudié et voté par le parlement. Le ministre de la Justice Antti Häkkinen veut qu’il entre en vigueur le plus vite possible.
L’immigration sera forcément un thème important lors de la campagne électorale. Selon l’office national sur l’immigration Migri, la Finlande doit se préparer à accueillir jusqu’à 100 000 réfugiés.
L’immigration semble être le seul thème électoral des Vrais Finlandais. Le résultat des élections législatives suédoises, qui auront lieu le 9 septembre, pourrait avoir un effet sur le débat électoral finlandais.
Le quotidien se demande si le président du Parti social-démocrate Antti Rinne est suffisamment charismatique pour gagner les élections législatives et viser le poste du Premier ministre.
Le Rassemblement national a décidé que le ministre de l’Education Sanni Grahn-Laasonen, le ministre de la Justice Antti Häkkänen et le ministre de l’Intérieur Kai Mykkänen seront – bien-entendu avec le président du parti Petteri Orpo - les figures de proue de la campagne électorale.
Il semble que le Centre risque de perdre plusieurs sièges au Parlement. Il en a actuellement 49. Le groupe parlementaire centriste pourrait rajeunir, vu que quelques députés de longue date vont quitter la politique.
La situation des Bleus est difficile et le parti n’aurait probablement que quelques sièges de député.
Le quotidien rappelle que les élections du Parlement européen auront lieu le dimanche 26 mai. Le sort des élections régionales n’est pas encore clair.
HS/A6-9

Jeudi 16 août 2018

Politique étrangère et européenne

Commerce

Les tensions commerciales ne gênent pas encore la Finlande
Selon le panel organisé hier par le patronat finlandais, le centre de recherche des salariés et les économistes de l’université Aalto, les tensions sur le commerce causées par les propos du Président Trump ne gênent pas encore l’économie finlandaise. Néanmoins des entreprises finlandaises pourraient être touchées.
Saila Turtiainen (EK) souligne que les menaces de droits de douane sur l’aluminium et l’acier ne toucheraient qu’une infime partie des exportations finlandaises (73 millions d’euros l’année dernière). Elle relève toutefois que des entreprises finlandaises qui ont une activité mondialisée peuvent souffrir des obstacles au commerce entre les Etats-Unis et la Chine. Elle considère que l’UE a intérêt à rechercher d’autres marchés mais pas à se lancer dans le protectionnisme.
HS

Finlande – Royaume-Uni

« Le ministre britannique Greg Clark veut un accord sur le Brexit » KL
Le ministre britannique des Entreprises, de l’Énergie et de la Stratégie industrielle Greg Clark a effectué une visite en Finlande où il a notamment rencontré le ministre des Finances Petteri Orpo (Rassemblement national) et le ministre de l’Economie Mika Lintilä (Centre). Il a aussi rencontré des représentants de l’industrie forestière, papetière, agro-alimentaire et chimique.
Kauppalehti rapporte que ces discussions étaient destinées à se faire une opinion sur les perspectives des entreprises finlandaises vis-à-vis du marché britannique. La question du Brexit était bien sûr à l’agenda.
« Nous sommes des pays partageant le même esprit et ayant de très bonnes relations commerciales et j’espère qu’elles continueront. Par exemple, les journaux britanniques utilisent du papier finlandais », a-t-il dit. « Les entreprises [finlandaises] veulent à tout pris éviter les incertitudes. Tous les industriels que j’ai rencontrés veulent un accord sur le Brexit qui permette de continuer les relations commerciales ».
M. Clark ne croit pas que le Royaume-Uni quittera l’UE sans accord. « Si l’on n’arrivait pas à un accord, les conséquences seraient très sérieuses pour toutes les parties. Quand l’échéance approche, il devient de plus en plus clair qu’il faut arriver à un accord ».
Il ne croit pas à la possibilité d’annuler le Brexit. Kauppalehti souligne que le temps presse pour arriver à un accord d’ici mars prochain.
Selon KL, M. Clark a essayé d’utiliser ses rencontres avec les ministres finlandais pour parler en faveur des positions britanniques sur le brexit. « Mon message à mes collègues ministres européens est qu’il ne faut pas préjuger de nos bonnes relations, il faut absolument qu’elles se concrétisent par un bon accord ».
KL

Immigration

Renvois de demandeurs d’asile
Helsingin Sanomat relève que selon la Direction nationale de la police, 25 % des ressortissants étrangers renvoyés de Finlande ont été accompagnés par la police.
Les renvois accompagnés ont augmenté ces quelques dernières années du fait de l’augmentation du nombre de décisions négatives en matière de demandes d’asile. Souvent, les demandeurs d’asile ayant obtenu une réponse négative, ne sont pas désireux de rentrer dans leur pays d’origine.
Avant 2015, la part des renvois accompagnés était bien en dessous de 20 %.
HS/A11

Glyphosate

Selon les autorités finlandaises, il n’y a pas de soucis
Yle rapporte que Monsanto a été condamné à payer des dédommagements gigantesques en Californie mais les autorités finlandaises disent qu’il n’y a pas de risque de cancer si on utilise la dose conseillée de Roundup.
Selon l’Autorité européenne de sécurité des aliments EFSA et l’Agence européenne des produits chimiques ECHA, il n’y a pas de preuves sur les effets carcinogènes de glyphosate. En novembre dernier, l’Union européenne a décidé d’autoriser la vente de glyphosate au moins jusqu’à la fin 2022. La Finlande a été favorable à la prolongation de l’autorisation.
Eija-Leena Hynninen, experte en chef de l’unité des produits phytosanitaires à l’institut national des techniques de sécurité et chimiques Tukes, ne veut pas prendre position sur le procès californien. Elle a confiance dans l’expertise de l’EFSA et de l’ECHA.
Selon Mme Hynninen, le glyphosate est l’herbicide le plus utilisé en Finlande. Plus de la moitié des herbicides vendus contiennent de glyphosate. En ce moment, il y a d’autres entreprises que Monsanto qui en vendent. Les dernières statistiques de Tukes datent de 2016 où 847,7 tonnes de glyphosate ont été vendus, contre environ 200 tonnes seulement par an dans les années 1990.
Jaana Uusi-Kämppä, spécialiste au Centre national des ressources naturelles Luke, a étudié quels sont les traces de glyphosate et de son produit de dégradation AMPA dans le sol. Elle a trouvé du glyphosate ou de son produit de dégradation pratiquement dans tous les échantillons, jusqu’à deux ou trois kilos par hectare.
L’objectif de Luke est une utilisation durable du glyphosate. L’étude finira à la fin de l’année en cours et les résultats seront ensuite envoyés à la administration et aux utilisateurs des produits de glyphosate.
Yle

Défense

Les F-18 de l’armée de l’air finlandaise participent au plus célèbre exercice de chasseurs au monde
Pour la première fois, la Finlande enverra le mois prochain ses F-18 en Alaska pour participer à des exercices militaires. Six appareils finlandais y participeront à trois exercices en septembre et octobre.
L’opération aérienne Red Flag constitue le principal exercice de la série et aura lieu du 4 au 19 octobre. Outre les appareils américains et finlandais, des avions sud-coréens prendront part à l’évènement.
En tout, 110 Finlandais participent aux exercices parmi lesquels un maximum de 70 sera présent à la fois. Le coût de la participation est d’environ 2 millions d’euros.
Les préparatifs de ce départ ont commencé il y a deux ans. Pour la première fois la Finlande avait envisagé de participer à l’exercice Red Flag en 2010.
Il est question de ravitailler les Hornet en plein vol ce qui exige la présence d’un avion de ravitaillement. Les F-18 devront être ravitaillés 17 fois sur leur trajet vers Alaska.
HS16.8/

Politique intérieure

Partis politiques

Le Rassemblement national souhaite une lutte avec le PSD
Dans son analyse, Helsingin Sanomat relève que le Rassemblement national souhaite une lutte électorale entre les deux plus grands partis politiques pour savoir qui dirigera le gouvernement, le président du Rassemblement national ou celui du Parti social-démocrate. Cela est devenu parfaitement clair lors de la réunion de la direction du Rassemblement national à Joensuu et à Kuopio.
Les stratèges électoraux du parti estiment que le Centre n’arrivera pas à augmenter sa popularité pendant les huit mois avant les élections législatives pour prendre le poste de Premier ministre.
La stratégie du parti est de créer une constellation électorale où il n’y aura que les deux géants (PSD et Rassemblement national) et les autres ne seront que des figurants.
Le PSD est numéro un dans les sondages mais le président du Rassemblement national Petteri Orpo est plus populaire pour devenir le prochain Premier ministre que le président du PSD Antti Rinne.
L’arme du Rassemblement national contre le Centre est de souligner l’importance d’une campagne rurale suffisamment peuplée où il y a des services.
Pour lutter contre les Verts, le parti compte évoquer des thèmes liés à l’environnement et aux familles, thèmes forts pour les Verts.
Le Rassemblement national a un peu peur de la popularité de Sverigedemokraterna aux élections législatives suédoises et de son influence sur la popularité des Vrais Finlandais. Le bureau du parti estime toutefois que la popularité des Vrais Finlandais ne pourra pas dépasser 15 % aux élections législatives. Il estime que les Bleus auront au maximum trois sièges au Parlement.
HS/A10

Les relations sont bonnes, selon M. Rinne
Keskisuomalainen rapporte que selon Antti Rinne, ses relations avec Petteri Orpo sont bonnes, de même que les relations entre les groupes parlementaires du PSD et du Rassemblement national. « Nous n’avons pas de litiges personnels mais nous ne sommes pas d’accord sur toutes les choses. »
Selon le quotidien, il est tout à fait possible que ces deux partis forment le noyau dur du prochain gouvernement.
KS/12

Livres sur le Président Niinistö

Le Président dément avoir fait pression sur Fortum
Le président critique ceux qui l’accusent d’avoir interféré en politique intérieure
Dans un communiqué le Président Niinistö est revenu sur les affirmations parues dans un livre concernant son premier mandat.
Il déclare n’avoir pas invité les partenaires sociaux pour qu’ils soutiennent le pacte de compétitivité en 2015 mais parce qu’il était soucieux en raison de l’atmosphère de divergence qui régnait à l’époque.
Il dément aussi les affirmations selon lesquelles il aurait fait pression pour que Fortum s’engage dans le projet de Fennovoima de construire une centrale nucléaire avec Rosatom à Pyhäjoki.
Les auteurs de l’ouvrage ont répondu en maintenant leur position. Ils estiment que le Président a eu une influence sur les deux sujets mentionnés et rappellent qu’ils n’ont pas parlé de pression mais justement du pouvoir d’influence du président.
HS KS

La popularité du Président dépend de nombreux facteurs
Le livre de Risto Uimonen sur le Président Niinistö relève que la popularité du président, surtout à la fin de son premier mandat résulte de nombreux facteurs, et notamment ses positions opposées à une adhésion à l’OTAN ou en faveur de la rigueur budgétaire.
AL

Analyse : Un nouveau Kekkonen ?
Helsingin Sanomat se demande si le président Niinistö peut être considéré comme un nouveau Kekkonen du XXIème siècle. La réponse est évidemment non car il ne dispose pas des mêmes pouvoirs dans une république qui a pris un virage parlementaire. Selon la constitution, M. Niinistö est même le président finlandais qui dispose du moins de pouvoirs puisqu’il n’a même plus celui de participer aux réunions européennes. Mais en pratique la réponse n’est pas aussi claire. Dans son livre, le journaliste Risto Uimonen écrit d’ailleurs que l’on peut comparer Niinistö à Kekkonen dans le sens où il a élargi le rôle du Président comme l’avait fait son prédécesseur pendant la guerre froide.
Helsingin Sanomat souligne qu’en effet, M. Niinistö a beaucoup de pouvoir d’influence. Il est charismatique et il utilise sa popularité comme un outil pour diriger. Rare sont les politiciens qui osent s’opposer au président car ils savent à quel point il est populaire. Il n’a d’ailleurs pas hésité à critiquer publiquement nombre de premiers ministres (Katainen et Stubb) ou ministres Jussi Niinistö ou Timo Soini notamment). La différence est toutefois que du temps de Kekkonen un ministre aurait du démissionner, alors que Soini par exemple a fait comme si de rien n’était, relève HS.
Ce qui est intéressant selon HS, c’est que si le président est très attaché à son pouvoir en politique étrangère, le gouvernement lui aussi protège son pouvoir dans les autres domaines.
HS

Incendies de forêt

Environ 3400 feux éteints cet été
Selon le ministre de l’Intérieur, Kai Mykkänen, le nombre exceptionnellement élevé de feux de forêt a obligé les autorités à réfléchir aux moyens de prévoir des incendies importants. Les possibilités de coopération seront examinées au niveau européen. Il n’exclut pas la possibilité que l’on prévoie un équipement, notamment des avions, relevant de la capacité européenne.
Le ministre souhaite étudier la possibilité d’utiliser des hélicoptères privés pour des missions d’extinction.
M. Mykkänen souhaite que les feux qui ont ravagé du terrain, et la canicule en Europe encouragent les Etats membres à s’engager à des objectifs plus ambitieux encore en matière environnementale. En novembre, il s’agira de revoir les objectifs pour 2030, et M. Mykkänen estime que, pour faire preuve d’un sens des responsabilités, il faudrait diminuer les émissions de 50 %.
Selon le ministère de l’Intérieur, contre un peu plus de 2000 feux par an normalement, il y en a eu 3400 cet été.
KS

Etat des ponts finlandais

Les 15 000 ponts sont inspectés tous les ans
Aamulehti rend compte de la gestion de l’état des 14 570 ponts sur les routes finlandaises. Le nombre de véhicules accru et les poids-lourds pèsent sur les ponts dont quatre se sont effondrés depuis 2004.
Les ponts sont inspectés selon les instructions de l’Office national des transports, et une inspection plus détaillée est effectuée tous les cinq ans.
AL/A6-7

Mercredi 15 août 2018

Politique étrangère et européenne

Déplacement en Finlande du ministre britannique des Affaires étrangères

Le Brexit, la Russie et l’UE évoqués avec M. Soini
Le ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, qui a pris ses fonctions en juillet, a effectué une visite en Finlande. Il a rencontré son homologue Timo Soini, hier, avec qui l’accord concernant le départ de l’UE de son pays a été évoqué. M. Hunt précise que son intention n’est pas tellement d’obtenir un soutien pour un certain point de vue mais d’efforcer de faire comprendre à tout le monde à quel point il importe d’obtenir un accord permettant à la Grande-Bretagne et à l’UE de continuer à coopérer.
Lors de la conférence de presse commune, les deux ministres ont fait l’éloge des relations chaleureuses entre les deux pays. Ils ont souligné leur volonté de mettre en place un bon accord sur le Brexit. M. Hunt dit que les entretiens avec son homologue M. Soini ont été bons et que celui-ci lui a donné de l’espoir en disant que « quand on veut, on peut ».
HS/A23

Politique intérieure

Partis politiques

Le PSD projette une motion de censure
Helsingin Sanomat relève que le la direction et le bureau du Parti social-démocrate se sont réunis hier à Lohja. Le PSD souligne que les propos du ministre des Affaires étrangères Timo Soini contre l’avortement concernent tout le gouvernement. « Il ne faut pas que la Finlande passe un tel message », selon le président du parti Antti Rinne.
Le PSD a l’intention de réunir les partis de l’opposition pour évoquer les propos anti-avortement de M. Soini et le dépôt d’une éventuelle motion de censure à ce sujet.
Le président du groupe parlementaire du PSD Antti Lindtman demande si les autres partis du gouvernement approuvent les déclarations du ministre Soini qui vont à l’encontre de la politique étrangère finlandaise.
Le PSD n’est pas satisfait de la façon dont le Premier ministre Sipilä a réagi aux propos de son ministre.
M. Sipilä en a parlé avec le président du Rassemblement national Petteri Orpo et le président des Bleus Sampo Terho. « Si je devais évaluer le blog (de M. Soini) je dirais que le résultat est plutôt mauvais », a-t-il dit. Selon lui, il revient à l’opposition de décider si Le Parlement doit voter sur la confiance du ministre des Affaires étrangères.
Selon Helsingin Sanomat, le PSD a présenté hier son paquet de politique familiale. Le parti souhaite par exemple accorder cinq millions d’euros de plus aux services à domicile.
Selon la députée Suna Kymäläinen, « l’actuelle politique familiale finlandaise est un échec ».
Les sociaux-démocrates ont également critiqué la proposition budgétaire du ministre des Finances Petteri Orpo.
HS/A10 et A11

Le Centre est optimiste quant à la réforme Sote
Helsingin Sanomat rapporte que les ministres du Centre, réunis hier à Lappeenranta, estiment que l’étude des réformes sur les services de santé et les régions avanceront rapidement dès la rentrée parlementaire en septembre.
Les ministres centristes Anu Vehviläinen et Annika Saarikko rappellent que le gouvernement a encore plusieurs projets de lois à présenter au Parlement avant la fin de la législature.
HS/A10

Le Rassemblement national s’est prononcé contre les propos haineux
Selon Helsingin Sanomat, les ministres du Rassemblement national, réunis à Joensuu et à Kuopio, ont décidé qu’un des thèmes centraux de la campagne électorale sera l’amélioration de la situation des familles et des enfants, y compris la lutte contre les propos haineux en ligne.
HS/A10

Liike Nyt (Mouvement maintenant)
Le mouvement Liike Nyt, créé au printemps par Harry Harkimo et Mikael Junger, compte aujourd’hui plus de 10 000 membres. Un groupement indépendant du conseil national de Jämsä, Uusi Jämsä, annonce qu’il rejoindra Liike Nyt afin d’obtenir du soutien et de la visibilité au niveau national. Un autre groupe indépendant de niveau communal (de Heinola à côté de Lahti) a déjà auparavant rejoint le nouveau mouvement.
Selon M. Harkimo, une tournée dans six villes est prévue à partir de la semaine prochaine, pour rencontrer les personnes qui ont rejoint le mouvement. Un événement un peu plus important sera organisé à Helsinki, en septembre.
KS/9

Le ministre de la défense Jussi Niinistö se présentera aux élections législatives – il croit à une montée des Bleus
Le ministre de la défense Jussi Niinistö a fait savoir hier qu’il se présentera aux élections législatives du printemps prochain.
Jussi Niinistö se présentera sur les listes d’Uusimaa. Il dit avoir capté « un certain message de la part de ses supporters, notamment d’électeurs ayant un esprit de défense nationale ».
Le ministre de la Défense a été élu deux fois dans les rangs des Vrais Finlandais. La dernière fois, il avait obtenu 11 767 voix.
La faible popularité de son parti actuel des Bleus, 0,8% selon le dernier sondage, ne lui fait pas peur. « Le parti peut remonter la pente avec un agenda crédible, une solide expérience et un dur travail de campagne électorale », conclut le ministre.
HS

Mardi 14 août 2018

Politique étrangère et européenne

Finlande – Grande-Bretagne

Le ministre britannique des Affaires étrangères en Finlande
Turun Sanomat rapporte que le ministre britannique des Affaires étrangères Jeremy Hunt effectue aujourd’hui une visite en Finlande à l’invitation do son homologue finlandais Timo Soini.
Selon le MAE finlandais, les ministres évoquent le Brexit et les questions internationales d’actualité.
ts.fi

Industrie maritime

Les fuites des navires continuent à augmenter
Helsingin Sanomat relève que le chantier naval de Meyer Werft à Papenburg en Allemagne finira d’ici fin août la construction d’un grand bateau de croisière qui marche au gaz naturel liquéfié (LNG). Le chantier naval de Turku a déjà construit deux ferries lng, Viking Grace et Tallink Megastar, pour Viking Line.
Le choix du carburant est important, les fuites des bateaux de croisière étant considérables. Le gaz naturel liquéfié est un choix plus respectueux de l’environnement que le diésel ou le fioul lourd. Il peut cependant accélérer le changement climatique parce qu’il émet du méthane, qui est un gaz à effet de serre plus fort que le dioxyde de carbone.
Selon Jukka-Pekka Jalkanen, chercheur au Centre national de la météorologie, les fuites de méthane sont un problème surtout dans les navires à moteurs anciens.
Selon l’agence de l’environnement de l’Union européenne, les fuites des gaz à effet de serre des bateaux ont augmenté de 22 % depuis 1990 et continueront à augmenter rapidement.
M. Jalkanen note que la mer Baltique est considérée comme le laboratoire de l’avenir des transports maritimes parce que les Etats riverains ont commencé à limiter les fuites d’azote et de soufre avant le reste du monde.
HS/A18

Universités

Engouement pour les études à l’étranger
Selon Aamulehti, le nombre d’étudiants finlandais qui commencent leurs études à l’étranger a doublé entre 2006 et 2016.
En 2017, au total 8 730 Finlandais ont obtenu une bourse pour frais d’études à l’étranger accordée par Kela, soit mille de plus par rapport à 2016.
La popularité de l’Estonie et des Pays-Bas a augmenté et seulement la Suède et la Grande-Bretagne sont des destinations plus populaires parmi les étudiants finlandais.
Les plus populaires sont traditionnellement les études commerciales et des lettres.
La popularité des études de médecine à l’étranger augmente le plus en ce moment.
AL/A23

Politique intérieure

Gouvernement

Editorial
Dans son éditorial, Helsingin Sanomat marque que les politiciens ont du mal à comprendre que leur propos aient une dimension politique. Il s’agit actuellement des propos du ministre des Affaires étrangères Timo Soini qui s’était félicité, sur son blog, du rejet par le sénat argentin de l’élargissement du droit à l’avortement.
Il s’agit d’un acte politique conscient, surtout après le débat qui a déjà eu lieu au printemps dernier sur le même thème. Tout le gouvernement est politiquement responsable des actes politiques des ministres.
Le Premier ministre Sipilä n’a pourtant pas adopté un avis strict en la matière. La conclusion est que les propos des ministres-clé du gouvernement peuvent s’écarter par exemple de la politique onusienne ou du développement de la Finlande.
HS/A5

Partis politiques

« Le Rassemblement national aura comme thème électoral la famille » HS
Le Rassemblement national se réunit depuis hier pour préparer la rentrée. Le parti envisage de présenter l’amélioration de la situation des familles et des enfants comme un des thèmes centraux en vue des législatives.
La ministre de l’Education, Sanni Grahn-Laasonen, relève que son parti préparera un ensemble d’objectifs concernant la politique familiale et de l’enfance qu’il souhaite voir comme un des thèmes privilégiés du prochain gouvernement. Kokoomus souhaite des investissements notamment dans l’éducation de la petite enfance, dans la protection des enfants et dans la formation des familles d’immigrés.
Le parti a également comme objectif de réformer les congés parentaux pour garantir aux pères une meilleure possibilité d’en bénéficier.
Le président du parti, Petteri Orpo, ministre des Finances, défie le PSD de présenter des idées sur les moyens de faire durer l’évolution économique favorable.
Concernant la réforme des services sociaux et de la santé, M. Orpo estime que la Finlande ne peut pas se permettre de ne pas la mener jusqu’au bout. Pour lui, il serait naturel d’adopter le paquet maintenant et de laisser au prochain gouvernement la responsabilité de suivre sa mise en œuvre et de faire les rectifications nécessaires.
Concernant les propos de M. Soini sur l’avortement, M. Orpo constate qu’il n’est pas d’accord et rappelle la ligne finlandaise en la matière. Il estime qu’il faudrait que M. Soini réfléchisse bien avant de s’exprimer, du fait qu’un ministre des Affaires étrangères porte toujours la casquette de ministre des Affaires étrangères.
HS/A11, AL/A7

Présidence

Sauli Niinistö est intervenu dans les négociations sur le pacte de compétitivité
Helsingin Sanomat rend compte du fait que selon le livre des journalistes d’Aamulehti Matti Mörttinen et Lauri Nurmi sur le Président Sauli Niinistö, celui-ci a convaincu la direction des organisations du marché du travail de se mettre d’accord sur un pacte de compétitivité, selon les souhaits du gouvernement de M. Sipilä.
Le Président aurait invité la direction du patronat EK, de la confédération des ouvriers SAK, ainsi que d’autres présidents syndicaux, et des représentants de grandes entreprises comme Koné et Metsä Group à sa résidence Mäntyniemi en décembre 2015.
M. Niinistö aurait parlé en faveur de solutions dont le pays avait besoin.
Le pacte de compétitivité a été conclu au printemps 2016.
Selon le livre, le message du Président était surtout destiné aux décideurs de la vie économique. Ni le ministre des Finances de l’époque, Alexander Stubb, ni le président du plus grand parti de l’opposition, Antti Rinne (PSD), n’étaient au courant.
Si ça s’était su à l’époque, un tel effort d’influencer la politique intérieur aurait suscité un scandale politique, estime HS.
Selon des spécialistes en matière de politique et des compétences du Président, l’action de M. Niinistö a frôlé les limites du mandat prévu pour un Président par la Constitution, celui-ci n’ayant du pouvoir de prise de décision qu’en politique étrangère et de sécurité, ensemble avec le gouvernement.
D’autres rappellent qu’un Président peut évoquer des thèmes et des valeurs, y compris en matière de politique intérieure.
Le livre n’est pas explicite sur le fait de savoir si le Premier ministre était au courant, mais souligne que l’action de M. Niinistö servait tout particulièrement M. Sipilä.
Selon le livre, la conférence de presse du Premier ministre, début décembre 2015, dans laquelle il avait déclaré qu’il n’était pas possible de poursuivre les négociations sur le pacte de compétitivité, ne correspondait pas à la réalité à l’époque, et le Premier ministre le savait.
HS note aussi que, selon le livre, M. Niinistö considère son homologue russe comme un Hannibal moderne, qui a remporté des guerres en Italie sans jamais réussir à envahir Rome.
HS/A10-11

Commentaire de M. Sipilä
Le Premier ministre a dit à HS, ce matin à Lappeenranta, que le Président Niinistö lui avait demandé son avis sur l’organisation d’une telle rencontre. Il avait considéré à l’époque que c’était une bonne idée. Pour lui, le Président ne s’est pas mêlé dans la politique intérieure.
Il rejette l’idée que sa conférence de presse en décembre 2015 aurait été une mise en scène et souligne que la situation était réellement bloquée à ce moment-là.
HS

Cyber-sécurité

La protection acquise par l’Etat n’a pas empêché l’attaque
Plusieurs sites de la fonction publique finlandaise et l’identification électronique étaient hors service, dimanche.
Le système de protection acheté pour la plateforme de publication n’a pas pu empêcher l’attaque.
HS/A12

Lundi 13 août 2018

Politique étrangère et européenne

Finlande - Russie

Le Président Niinistö rencontrera M. Poutine a Sotchi
Helsingin Sanomat rapporte que selon la chancellerie de la présidence, le Président Sauli Niinistö se rendra en Russie la semaine prochaine. Il rencontrera M. Poutine le 22 août à Sotchi.
Les présidents évoqueront les questions d’actualité internationales, régionales et bilatérales. Après l’entretien, ils auront un déjeuner de travail et une conférence de presse commune.
Ils se sont rencontrés récemment, le 16 juillet à Helsinki lors du sommet de MM. Trump et Poutine.
HS/sam/A16

Présidence finlandaise

Deux livres à venir sur M. Niinistö
Deux livres sur le président Niinistö qui commence son second mandat vont paraître cette semaine. Ces livres sont écrits par des journalistes qui ont interrogé des proches mais pas directement le président qui n’a donné son accord à aucun de ces projets.
HS

M. Niinistö a poussé Fortum à entrer dans le capital de Fennovoima
M. Niinistö aurait souhaité que le président de la Douma participe à l’anniversaire de la CSCE
Dans leur livre sur le président Niinistö, les journalistes Matti Mörttinen et Lauri Nurmi écrivent que, en été 2015, le Président Sauli Niinistö s’est opposé au gouvernement sur la question de savoir si le président de la Douma Sergueï Narischkin pouvait être invité au 40ème anniversaire de la CSCE à Helsinki. La question a été évoquée lors de trois réunions du comité interministériel de politique étrangère et de sécurité en juin 2005. Il a finalement été décidé de ne pas l’inviter pour ne pas mettre en péril l’unité de la politique européenne vis-à-vis de la Russie. Sur ce sujet le Président s’est opposé au ministre des Affaires étrangères Timo Soini et au Président du parti du Rassemblement national Alexander Stubb. Il s’opposait aussi à la ligne du ministère des Affaires étrangères dont il aurait qualifié les hauts fonctionnaires de « faucons ».
Le ministère russe des Affaires étrangères avait qualifié cette décision finlandaise d’inamicale et avait convoqué l’ambassadeur de Finlande à Moscou.
Au même moment, en juin 2006, le Président Finlandais a fait une visite à Moscou. Le Président russe avait alors évoqué le projet de Fennovoima (projet de centrale nucléaire construite par Rosatom dans le nord de la Finlande), en disant que la Russie faisait tout pour qu’il se réalise. Le Président finlandais avait commenté en disant que « les décisions politiques ont été prises et le projet est désormais entre les mais des entreprises ».
Selon le livre, cela n’était pas le cas car en juillet quand le président Finlandais a téléphoné au Président russe pour calmer les tensions suite au refus de laisser entrer le président de la Douma, les présidents auraient parlé des projets bilatéraux. Il s’agissait, selon le livre, du réacteur de Rosatom dont M. Poutine n’était pas prêt à accepter l’échec.
Or, en Finlande le projet était menacé car il n’arrivait pas à réunir l’actionnariat finlandais (ou européen) nécessaire fixé par le Parlement à 60%.
Au printemps, Fortum dans son rapport trimestriel avait annoncé que la société n’était pas prête à sauver le projet de Fennovoima.
Or, selon ce livre, le président Niinistö aurait clairement annoncé le caractère sérieux de la situation au Premier ministre Juha Sipilä et à la présidente du conseil d‘administration de Fortum, Mme Baldauf. Les relations bilatérales se détérioreraient à moins que Fortum sauve Fennovoima, c’est-à-dire la carte de visite de Rosatom pour les marchés occidentaux. De même, cela aurait menacé aussi les investissements de Fortum en Russie.
Le gouvernement a donc obligé Fortum à participer à ce projet important pour la société finlandaise, résume Aamulehti.
AL

Défense

Selon des sources américaines, la Russie a tenté d’influencer l’opinion finlandaise sur l’OTAN
Keskisuomalainen relève que selon le site américain BuzzFeed, le ministère américain des Affaires étrangères a envoyé, il y a deux ans, un télégramme diplomatique selon lequel la Russie avait tenté d’influencer le débat sur l’OTAN en Finlande et en Russie par des « attaques médiatiques ». L’objectif aurait été de susciter des soupçons sur l’adhésion à l’OTAN et d’augmenter la méfiance entre les citoyens et la direction politique.
KS/dim/17

Sondage sur l’OTAN : Et si le président Niinistö se prononçait pour une adhésion à l’OTAN…
Dans l’éventualité où le président Sauli Niinistö se prononcerait en faveur de l’adhésion de la Finlande à l’OTAN, seuls 35% des Finlandais suivraient son exemple. La moitié des citoyens resteraient opposés à une entrée dans l’Alliance militaire, ce qui semble étonner la directrice de la FIIA, Teija Tiilikainen. Elle note que malgré la grande popularité du président Niinistö, les citoyens ne sont pourtant pas prêts à le suivre sur toutes les questions.
Selon les précédents sondages, il était apparu qu’environ 20% des Finlandais étaient pour une adhésion à l’OTAN.
Ce sondage a été réalisé par Taloustutkimus sur une commande de Lännen media.
AL12.8/A16

Un ancien ministre fait du lobbying pour l’Eurofighter
L’ancien ministre de la Défense, Jan-Erik Enestam (parti suédois) vient de commencer sa mission de lobbying au sein de la société BAE Systems qui tente de vendre son avion Eurofighter Typhoon à la Finlande.
Ministre de la défense à deux reprises, en 1995 puis de 1999 à 2003 puis à nouveau, M. Enestam a également été ministre de l’Intérieur (de 1995 à 1999) et de l’Environnement (de 2003 à 2006).
Parmi les personnes qui font du lobbying pour les chasseurs en lice pour la future acquisition finlandaise en 2021, M. Enestam est le seul ancien ministre. L’ancien commandant des forces armées finlandaises, Juhani Kaskeala travaille pour le Boeing Super Hornet chez Blic Oy, l’ancien commandant de la marine, le vice-amiral Kari Takanen, pour le français Rafale chez Rud Petersen, l’ancien chef d’état-major de l’armée de l’air, le général de brigade Kari Salmi a choisi le suédois Jas Gripen par Nobilitas Oy et enfin, l’ancien commandant de l’escadron de Carélie, le colonel Ossi Sivén donne un coup de main à l’américain Lockheed Martin par son propre entreprise de consulting.
KS11.8/13

Diplomatie

Propos du ministre des Affaires étrangères
D’autres ministres condamnent les propos de M. Soini sur l’avortement
M. Soini s’est félicité du rejet en Argentine de la réforme de la législation concernant l’avortement.
En mai, il avait regretté la décision irlandaise d’abandonner l’interdiction de l’avortement. A l’époque, Mme Virolainen, ministre du Commerce extérieur, et M. Mykkänen, de l’Intérieur, l’ont rappelé du fait que l’opinion du ministre des Affaires étrangères ne correspondait pas à la politique officielle de la Finlande.
Mme Virolainen a encore rappelé que la Finlande promouvait les droits des femmes et des filles dans le monde entier et que le Rassemblement national ne se réjouissait pas des revers dans l’amélioration de la position des femmes. M. Orpo, ministre des Finances et président du Kokoomus, a twitté qu’il partageait la position de Mme Virolainen et que les droits des femmes et des filles relevaient des droits de l’homme et que les promouvoir relevait du noyau dur de la politique étrangère de la Finlande. Plus tard, la partie sur le noyau dur a été supprimée et le tweet de M. Orpo ne parle plus que du fait que la Finlande et le gouvernement promeuvent ces droits partout dans le monde.
Le Premier ministre M. Sipilä a commenté les propos de M. Soini en disant que chacun avait droit à ses opinions, mais que la ligne explicite du gouvernement était claire pour tout le monde.
Pauli Rautiainen, professeur de droit à l’Université de Finlande de l’Est, se pose la question de savoir si la réaction de M. Sipilä veut dire qu’en privé, les ministres peuvent dire n’importe quoi sans pour autant perdre sa confiance.
HS/sam/A13, KS/lun/15, Yle

Politique intérieure

Economie

Propos du Premier ministre
Le Premier ministre Sipilä estime que, dans le contexte de la situation économique améliorée, il faut que la politique financière du gouvernement soit rigoureuse. Il faudrait que le déficit soit le moins important possible.
La proposition de loi des finances du ministère des Finances prévoit un déficit de 1,7 milliard d’euros.
M. Sipilä souligne que la marge de manœuvre de l’économie publique sera utilisée en faveur des plus petites retraites et pour le renforcement de l’emploi.
Les décisions en matière de fiscalité ne seront prises que lors des tractations du gouvernement à la fin du mois. Selon M. Sipilä, le Centre souhaite orienter les allègements éventuels vers les petits et moyens revenus, et en particulier les personnes avec les plus petites retraites.
M. Sipilä dit qu’il a suivi avec la plus grande inquiétude la situation des agriculteurs qui souffrent de la sécheresse. Il estime que les Finlandais sont en grande partie d’accord sur le fait qu’il faut des mesures d’aide. Il a également évoqué les mesures supplémentaires de protection environnementale de la mer Baltique, en cours de préparation au ministère de l’Environnement.
KS/lun/10

Rentrée politique

Les partis politiques commencent à se réunir
Selon Aamulehti, les partis politiques commencent peu à peu leurs réunions avant l’automne afin d’évoquer leur politique sur le budget de 2019.
Le groupe ministériel du Rassemblement national se réunit aujourd’hui à Joensuu et demain à Kuopio et celui du Centre mardi à Lappeenranta. Les ministres des Bleus auront leur réunion vendredi à Turku
La direction et le bureau du PSD se réuniront mardi à Lohja et mercredi à Forssa.
Les groupes parlementaires se réuniront la semaine prochaine : le Rassemblement national à Oulu les 21 et 22 août, le Centre les mêmes jours à Vantaa, les Bleus le 22 août à Hämeenlinna, les Verts les 22 et 23 août à Kouvola et le PSD les 23 et 24 août à Vaasa et à Tampere.
Le groupe parlementaire des Chrétiens-démocrates aura sa réunion les 27 et 28 août à Keuruu et à Jyväskylä, celui, du Parti suédois les 27 et 28 août à Helsinki, de l’Alliance des gauches les 28 et 29 août à Lahti et des Vrais Finlandais le 30 août à Helsinki.
AL/lun/A13

Vendredi 10 août 2018

Politique étrangère et européenne

Impact en Finlande des sanctions américaines contre l’Iran

« L’effet sur les activités des entreprises finlandaises pourrait être dramatique » HS
Les entreprises ayant des échanges avec des groupes iraniens ciblés par les sanctions américaines pourraient à leur tour en subir les conséquences dans leur activité commerciale avec les Etats-Unis. Aleksi Pursiainen, président de l’association commerciale Finlande-Iran, estime que le risque pesant sur les transactions bancaires serait le plus difficile à supporter pour les entreprises finlandaises.
Quelques dizaines de groupes finlandais sont actifs sur le marché iranien. Les exportations vers l’Iran s’élevaient à 115 millions d’euros en 2017.
HS/mer/A24

Défense

Propos du ministre de la Défense russe :
Les présidents de partis ne se soucient pas des propos de Serguei Choïgou
Interrogés par l’agence de presse STT, les présidents de partis politiques affirment que les propos tenus par le ministre russe de la Défense Serguei Choïgou ne changent en rien la ligne de la politique de sécurité de la Finlande tout en soulignant que c’est cette dernière qui fera seule ses choix dans ce domaine.
« Ce type de discours isolé n’influe pas sur la politique finlandaise », assure le président du parti conservateur, Petteri Orpo.
« La Finlande a pris et prendra ses propres décisions en matière de politique étrangère et de sécurité conformément à son propre point de vue sur sa sécurité extérieure », affirme le président du parti social-démocrate Antti Rinne.
Le président de la commission parlementaire des affaires étrangères, Matti Vanhanen (centriste) relève les erreurs dans les propos du ministre russe et estime que ce type de discours ne mérite même pas d’être commenté.
La presse rappelle que le ministre russe de la Défense Serguei Choïgou a notamment affirmé qu’une éventuelle adhésion à l’OTAN de la Finlande et de la Suède constituerait une menace à la sécurité internationale et que la Russie réagirait en conséquence.
KS/8.8/12

L’éditorialiste de Keskisuomalainen évoque l’incident du missile tiré d’un chasseur espagnol en Estonie
« Mardi dernier, un chasseur espagnol engagé dans le cadre de l’OTAN a tiré par inadvertance un missile Amraam en Estonie. Le missile est tombé quelque part dans le nord-ouest du pays et n’a donc pas atteint le sol russe », commente l’éditorialiste.
« Il y a deux ans, le président finlandais Sauli Niinistö avait lancé une initiative sur l’utilisation des transpondeurs en pensant précisément à ce type d’incidents survenant par accident qui, dans un climat de tension accrue dans la région de la Baltique, pourrait déclencher des conflits. »
« Quelque temps après Noël 1984, un missile russe était tombé dans le lac Inari en Finlande, provoquant un petit scandale au niveau mondial. Même si les Finlandais avaient alors mal géré la communication sur l’incident, la Finlande a néanmoins démontré qu’elle surveille son espace aérien de façon efficace et prend toute violation au sérieux », rappelle l’éditorialiste.
KS/9.8/12

Le budget de la défense
La proposition budgétaire du ministère de la Défense préconise pour l’année 2019 un total de 3 198 millions d’euros, ce qui représente une hausse d’environ 326 millions (11%) par rapport à l’année 2018. L’augmentation est essentiellement due à la part annuelle (2019) liée à l’acquisition des matériels du programme Squadron 2020 de la marine, qui représente un montant de 260 millions d’euros.
Le budget de la défense pour l’année 2019 représente 1,32% du PIB contre 1,23% l’année dernière.
puolustusvoimat

Exportations

Les exportations finlandaises ont augmenté de 4 %
Helsingin Sanomat rapporte que selon les statistiques de la Douane, les exportations finlandaises ont augmenté de 4 % en juin par rapport à juin 2017.
La valeur des exportations s’est élevée à 5,35 milliards d’euros et celle des importations à 5,34 milliards d’euros en juin.
Les exportations vers la Russie, la Chine et la France ont diminué.
HS/A28

Politique intérieure

Budget

Propos de M. Orpo sur les négociations budgétaires
Helsingin Sanomat relève que le ministre des Finances Petteri Orpo a parlé fiscalité à l’occasion des négociations budgétaires lancées par son ministère. Sans aller dans les détails techniques, il a promis de ne pas augmenter la fiscalité du travail ou celle des entreprises.
Selon le ministre, l’objectif est d’obtenir un prélèvement fiscal neutre. Il n’a pourtant pas voulu préciser quels seraient les impôts à finalité environnementale que le ministère souhaite augmenter. Les décisions seront prises à la fin du mois lors des négociations budgétaires proprement dites.
M. Orpo estime que l’impôt sur le revenu pourrait baisser d’environ 300 millions d’euros afin de compenser les effets du pacte de compétitivité pour les salariés.
Selon M. Orpo, le gouvernement compte étudier la possibilité d’améliorer la situation de l’emploi, surtout concernant les chômeurs de longue durée.
Le ministre a demandé à Martti Hetemäki, secrétaire d’Etat au ministère des Finances, Anita Lehikoinen, secrétaire générale au ministère de l’Education et de la Culture, et Jari Gustafsson, secrétaire général au ministère de l’Emploi et de l’Economie, d’étudier de nouvelles mesures pour diminuer le nombre de chômeurs de longue durée, qui sont actuellement environ 250 000.
HS/mer/A8

M. Orpo a présenté sa proposition pour le budget
Helsingin Sanomat rapporte que le ministre des Finances Petteri Orpo a présenté mercredi sa proposition budgétaire. Le budget total s’élève à 55,1 milliards d’euros, soit environ un milliard de moins qu’il y a un an. Cela est dû aux économies décidées antérieurement, à la fin de certains projets prioritaires du gouvernement et à la diminution des dépenses d’indemnisation du chômage.
Malgré la politique d’austérité, l’endettement de l’Etat continue. Le déficit budgétaire est évalué à 1,7 milliard d’euros.
M. Orpo, qui se félicite de la diminution récente du nombre de chômeurs mais marque que leur nombre reste toutefois élevé, propose 20 millions d’euros pour améliorer le fonctionnement des bureaux de l’emploi et 10,3 millions d’euros pour améliorer les services d’aide à la recherche d’emploi.
M. Orpo a précédemment promis de ne pas augmenter la fiscalité du travail ou celle des entreprises parce qu’il veut maintenir le pouvoir d’achat et la consommation.
Les négociations entre le ministère des Finances et les autres ministères auront lieu les 15 et 16 août.
HS/jeu/A13

Budget et fiscalité
Selon une analyse d’Helsingin Sanomat, le groupe interministériel pour la fiscalité devra résoudre, avant les négociations budgétaires proprement dites qui auront lieu les 28 et 29 août, le problème des augmentations d’impôts pour financer les allégements de la fiscalité du travail. Cela pourrait probablement concerner les impôts à finalité environnementale et ceux sur l’énergie.
Marita Laukkanen, chercheuse au Centre de recherche économique de l’Etat, estime que l’augmentation des impôts à finalité environnementale et ceux sur l’énergie pourrait accélérer la mise en œuvre des objectifs climatiques de la Finlande.
HS/A11

Editorial
Dans son éditorial, Helsingin Sanomat rappelle qu’au cours des dernières législatures la proposition finale du gouvernement pour la loi de finances est pratiquement la même que la proposition initiale du ministère des Finances, le Parlement approuvant la proposition du gouvernement avec peu de changements.
L’éditorialiste estime que dans la proposition budgétaire, le ministère des Finances ne prend pas suffisamment en considération ’évolution prévisible de la situation financière de la Finlande.
HS/A4

Partis politiques : sondage sur la cote de popularité

Le PSD toujours en tête
Selon un sondage effectué pour Yle, le PSD arrive toujours en tête, avec 21,2 % des intentions de vote. C’est désormais le seul parti qui dépasse le seuil des 20 %.
Les trois plus grands partis ont tous légèrement augmenté leur cote de popularité, le PSD de 0,9 point, le Rassemblement national de 0,1 point pour se maintenir en deuxième position avec 19,8 %, et le Centre de 1,2 point ce qui lui permet d’atteindre un score de 17,8 %.
Les Verts qui ont perdu 0,3 point des intentions de vote arrivent en quatrième position avec 13,6 %.
La popularité des Vrais Finlandais a diminué de 1,6 point pour s’élever à 8,7 %, celle de l‘Alliance des gauches a diminué de 0,9 point et s’élève à 7,7 %. Le Parti suédois arrive au septième rang avec une audience de 4,3 %, suivi des Démocrates-chrétiens (3,8 %) et de l’Avenir bleu (0,8 %).
Selon Tuomo Turja de l’Institut de recherches Taloustutkimus qui a effectué le sondage, des électeurs des Verts, de l’Alliance des gauches et des Vrais Finlandais seraient prêts à voter pour le PSD. Comme c’est actuellement le plus grand parti de l‘opposition, ces électeurs estiment qu’il serait opportun de voter pour lui.
La popularité de l’ensemble des partis du gouvernement s’élève à 38,4 %, en hausse d’un point.
Selon M. Turja, les bons chiffres économiques pourraient expliquer l’amélioration de la popularité enregistrée par le Centre.
Yle

Le portefeuille de Premier ministre : MM. Orpo et Sipilä chercheront les moyens d’arrêter M. Rinne
Selon Pekka Kinnunen d’Yle, la position du PSD au premier rang s’explique plus par lun enthousiasme moindre à l’égard du Rassemblement national et du Centre que par une augmentation de sa propre audience. Sa position se trouve renforcée également du fait de la diminution des intentions de vote pour certains partis de l’opposition.
Lorsque le Parlement reprendra ses travaux à partir du début septembre, M. Rinne pourrait défier le gouvernement sur le budget ainsi que la réforme des régions et des services sociaux et de santé.
Selon M. Kinnunen, on devrait connaître les candidats des différents partis dans le courant l’automne.
Il estime que pour M. Rinne, qui a échoué lors des législatives de 2015, il s’agira cette fois de remporter les élections.
Pour ce qui est de M. Orpo, il faudrait qu’il réussisse à réunir le parti après notamment les différends survenus en interne (Mme Lepomäki et M. Vapaavuori sur la réforme Sote) et le départ de M. Harkimo.
En ce qui concerne le Centre, M. Sipilä ne représente plus la nouveauté qu’il incarnait aux dernières législatives. La croissance économique et l’amélioration de l’emploi ne suffiront pas à lui garantir le renouvellement de son mandat. Les électeurs attendent un nouveau miracle : ils ne vont pas réélire quelqu’un pour des réussites passées, rappelle M. Kinnunen.
Yle

Economie

Selon les Industries technologiques, une croissance soutenue ne durera pas et la rigueur budgétaire représente une menace
La confédération souhaite des investissements en R&D et en matière d’innovation
Selon l’économiste en chef des Industries technologiques, Jukka Palokangas, plusieurs facteurs laissent penser que la croissance pourrait ralentir, même considérablement. M. Palokangas note par exemple que les nouvelles commandes de l’industrie allemande sont en baisse.
HS observe qu’en Finlande, la moitié des recettes d’exportations relèvent des industries technologiques. Le secteur qui a enregistré une augmentation de 6 % de son chiffre d’affaires au cours de la période janvier-avril, a recruté 26 000 nouveaux employés au premier semestre.
Le secteur souhaite que le gouvernement rehausse le niveau des aides à l’innovation et demande une augmentation de 150 millions d’euros de la subvention en faveur des innovations et de la R&D.
HS/mer/A25

France – Finlande

Musique

Festival Flow
Helsingin Sanomat et Hufvudstadsbladet recommandent le concert de Charlotte Gainsbourg lors du festival, qui se déroulera du 10 au 12 août.
HS/mer/B2, HBL/mer/20

Théâtre

Festival du théâtre de Tampere
Helsingin Sanomat a interviewé le metteur en scène Philippe Quesne du Théâtre des Amandiers, qui se produira à Tampere ce soir et demain, avec « Night of the moles ».
HS/ven/B7
Mardi 7 août 2018

Politique étrangère et européenne

Déplacement en Finlande du Président Macron

« Visite : la défense commune réunit et l’économie divise la France et la Finlande »
Keskisuomalainen a interrogé Teija Tiilikainen, directrice de l’Institut des relations internationales Upi, Timo Miettinen, chercheur en études européennes de l’Université d’Helsinki et Matti Vanhanen, président de la commission parlementaire des affaires étrangères sur les thèmes éventuels de la visite en Finlande du Président Macron. Tous trois estiment que la coopération en matière de défense et l’économie seront évoquées, ainsi que la politique d’immigration et éventuellement les liens entre l’UE et la Russie et les Etats-Unis.
M. Vanhanen considère qu’il serait souhaitable que les initiatives promues par le Président Macron s’inscrivent dans un cadre européen.
Le quotidien rappelle qu’avant le déplacement de son homologue français, le Président finlandais rencontrera le Président russe à l’occasion d’une visite de travail en Russie.
KS/3.8/19

Union européenne

Brexit
Turun Sanomat publie une tribune, signée Michel Barnier, sur le Brexit. M. Barnier souligne que même si elle regrette le Brexit, l’Union européenne respecte la décision de la Grande-Bretagne de quitter l’Union.
Selon M. Barnier, même si un accord a été trouvé sur 80 % des dossiers, il reste plusieurs questions difficiles à négocier, dont les relations entre l’Irlande et l’Irlande du Nord.
M. Barnier estime qu’un bon résultat est encore possible pour ces négociations.
TS/dim/2

Défense

« Pourquoi le ministre de la Défense russe tient à mentir sur la coopération finno-suédoise en matière de défense ? » demande Jarmo Mäkelä dans son billet d’Helsingin Sanomat
« Pour mieux comprendre la raison des propos du ministre de la Défense russe, Serguei Choïgou, il convient de rappeler ce qu’il a prétendu sur la coopération finno-suédoise en matière de la défense à la réunion de son ministère le 24 juillet dernier :
« En mai a été signé un accord qui leur ouvre la participation totale aux exercices de l’OTAN et la capacité d’utiliser les systèmes d’armes, de commandement et de surveillance. Réciproquement, l’OTAN a obtenu le droit absolu d’utiliser l’espace aérien et les eaux territoriales de ces deux pays. »
« Ces mensonges ont néanmoins leur sombre fonction », écrit le journaliste à la retraite qui fait allusion à un rapport publié par l’Institut des relations internationales (UPI) intitulé « Influencer par les moyens hybrides et Résilience de la démocratie ».
« Cette publication présente la stratégie qui se trouve au centre des activités d’influence en politique étrangère russe et consiste à tenter d’affaiblir l’adversaire depuis l’intérieur et à briser les alliances qu’il a réussi à créer. Pour y parvenir, il convient de renverser le sens des valeurs qui nous sont précieuses, notamment la liberté de la presse, le libre-échange et les élections libres. Par le biais d’un discours de haine, de mensonges, de menaces, de déformation de l’information et de piratage, ces valeurs sont utilisées pour servir d’autres objectifs. »
« Finalement, il s’agit de cela dans les propos de Choïgou », conclut Mäkelä.
HS

Politique intérieure

Economie

Négociations budgétaires
Helsingin Sanomat relève que le ministère des Finances conduira ses négociations budgétaires internes mardi et mercredi de cette semaine. Le ministère des Finances, qui enverra sa proposition budgétaire aux autres ministères le jeudi 9 août, négociera avec ces derniers mercredi et jeudi de la semaine prochaine (les 15 et 16 août) alors que les négociations budgétaires proprement dites auront lieu les 28 et 29 août.
Le ministère des Finances compte suivre de près les décisions du gouvernement au titre de la politique de rigueur pour qu’il n’élabore pas de « budget électoral » avant les élections législatives du printemps prochain.
Le ministre des Finances Petteri Orpo souligne que la Finlande ne pourra pas augmenter les dépenses, malgré les pressions de plusieurs ministères. Il marque l’importance d’une politique financière responsable jusqu’à la fin de la législature.
Selon le président du groupe parlementaire des Bleus Simon Elo, le Rassemblement national exige au sein du gouvernement une politique de rigueur plus stricte que le Centre ou les Bleus.
Le ministère des Finances estime que le déficit budgétaire de 2019 s’établirait à 1,3 milliard d’euros. Selon M. Orpo, le budget pourrait être excédentaire dès 2020.
Une partie des mesures destinées à améliorer la croissance ou la situation de l’emploi seront laissées au prochain gouvernement. M. Orpo regrette surtout que le gouvernement actuel n’ait pas réussi à faire passer la réforme des congés parentaux. Il souligne que l’objectif du taux d’emploi, 72 % est beaucoup trop bas. « L’objectif devrait être près de 80 %, soit au niveau des autres pays nordiques. »
HS/dim/A12, lun/A8, mar/A9

Partis politiques

Maria Lohela, ancienne présidente du Parlement (Avenir bleu) ne se représentera pas aux législatives
Helsingin Sanomat rend compte de l’annonce de Maria Lohela, présidente du Parlement de 2015 au printemps 2018, de ne pas se présenter aux législatives. Cela fera un candidat connu de moins pour le parti dont la popularité n’est que 1,3 %.
L’éditorialiste de HS rappelle que Mme Lohela avait obtenu plus de 5000 voix aux législatives dernières. Il n’est pas exclu que le parti n’aura aucun siège au Parlement aux élections de printemps prochain.
HS/sam/A16, mar/A5

Environnement – budget

Propos du ministre de l’Environnement, Kimmo Tiilikainen
« L’agriculture du monde entier est perdante avec le changement climatique »
Le ministre de l’Environnement, Kimmo Tiilikainen (Centre), souhaite que le budget prévoie des crédits et des mesures rapides pour la protection des eaux et notamment la diminution des émissions de phosphore dans la mer et les lacs. Il qualifie la situation liée à la prolifération des algues bleus de véritable catastrophe. Il estime que la Finlande ne pourra pas à elle seule protéger la mer Baltique, et que des coopérations avec la Pologne et la Russie sont essentielles en la matière.
Environ 10 % des émissions de phosphore dans la mer Baltique proviennent de Finlande. Dans le Golfe de Finlande, la part de la Finlande est encore plus importante.
La multiplication des calamités météorologiques est une menace pour l’agriculture dans le monde entier, rappelle-t-il. Pour lutter contre les émissions de CO2, il n’exclut pas de mettre en place des mesures fiscales pour lutter contre les dégâts environnementaux liés à la production de denrées alimentaires.
M. Tiilikainen note que le Président français, M. Macron, accord une grande importance aux questions climatiques et environnementales, promeut la politique climatique.
HS/sam/A17, HBL/mar/4-5

Climat – agriculture – budget

Le ministre de l’Agriculture, Jari Leppä, souhaite évoquer la situation difficile des agriculteurs au cours des négociations budgétaires
Le ministre centriste de l’Agriculture, Jari Leppä, souhaite des mesures de soutien pour les cultivateurs dont les récoltes souffrent cette année de la sécheresse. Il rappelle que les agriculteurs souffrent déjà depuis quelque temps des prix bas à la production.
HBL/sam/11

France – Finlande

Cinéma

Jacques Tati
Helsingin Sanomat publie un article qui fait état de la visite à Helsinki de Jacques Tati en 1969, à l’occasion de la première de son film Playtime.
HS/sam/C1-3

Théâtre

Festival de théâtre de Tampere
Aamulehti présente le festival et note parmi les représentations la pièce « Night of the moles »
du Théâtre des Amandiers, mise en scène par Philippe Quesne, vendredi et samedi.
AL/dim/B20

France

Décès

Joël Robuchon
Keskisuomalainen rend compte du décès de Joël Robuchon et note que ses restaurants disposaient le plus d’étoiles Michelin que ceux d’aucun autre chef.
KS/mar/17

Tourisme

Alsace
Turun Sanomat et Aamulehti publient une page entière sur le tourisme en Alsace, notamment sur les villages et la Route des vins d’Alsace.
TS/ven/25, AL/dim

Jeudi 2 août 2018

Politique étrangère et européenne

Déplacement en Finlande du Président Macron

Editorial : « Les visites chez le Président [finlandais] continuent » AL
L’éditorialiste d’Aamulehti note qu’après les chefs d’État américain et russe, le Président Sauli Niinistö recevra son homologue français Emmanuel Macron avec son épouse. Lors de sa visite officielle, M. Macron rencontrera également le Premier ministre Juha Sipilä.
En France, le Président est le principal responsable de la politique européenne. Ainsi, l’interlocuteur principal de M. Macron en Finlande devrait être le Premier ministre. Dans la pratique, M. Sipilä n’a que peu d’appétence pour les affaires européennes et internationales.
Souvent en retrait sur ces questions, M. Sipilä a volontairement ou involontairement laissé à M. Niinistö la possibilité d’occuper le terrain en matière de questions internationales.
Pour l’éditorialiste, la politique internationale est actuellement marquée par des leaders forts. Leur action est malheureusement souvent en contradiction avec les idéaux démocratiques et libéraux occidentaux. Le Président finlandais semble bien comprendre le contexte. Pour la Finlande, il est utile qu’il rencontre ses homologues, et il faut espérer qu’il puisse influencer leur pensée, notamment en matière de changement climatique et de droits de l’homme.
Avec le Président français, on n’a heureusement pas ce problème, note l’éditorialiste, qui estime que les deux présidents, hérauts d’une nouvelle ère, ont beaucoup de points communs.
Helsingin Sanomat rend compte d’un éditorial de Savon Sanomat, quotidien de Kuopio, qui rappelle qu’avant de rencontrer M. Macron, le Président finlandais rencontrera M. Poutine en Russie. Pour l’éditorialiste, l’analyse de M. Niinistö des positions de MM. Trump et Poutine devrait intéresser M. Macron. Il estime que les deux présidents ne manqueront pas d’évoquer en détail les avantages pour la Finlande d’une coopération renforcée en matière de gestion de crise.
AL/mar/A2, HS/mer/A5

« M. Macron arrivera en Finlande et essayera sans doute de convaincre la Finlande de participer à son initiative concernant la défense hors du cadre de l’UE » TS
Hannamari Ahonen de Turun Sanomat estime que lors de la visite officielle, la politique européenne de sécurité et de défense sera certainement évoquée. À la fin 2017, une coopération structurée permanente a été mise en place concernant la défense européenne. Le modèle serait toutefois plus conforme aux souhaits allemands que français.
Matti Pesu, chercheur à l’Upi, estime que la France avait souhaité un modèle plus ambitieux, avec un nombre réduit de participants, expérimentés en matière d’opérations extérieures et très réactifs.
Pour M. Pesu, parmi les actuels participants, certains pays s’intéressent très peu au développement avancé de la politique commune de sécurité et de défense.
La coopération actuelle se concentre davantage sur la création de capacités, alors que la France avait comme objectif qu’un petit groupe de pays réfléchisse à une vision commune sur la manière de mettre en place une défense européenne. Selon M. Pesu, la France aurait souhaité que l’UE développe des capacités indépendantes à l’égard des États-Unis pour agir, par exemple, en Afrique. Il estime que la France s’intéresse depuis longtemps à une Europe moins dépendante des États-Unis.
« Il se peut que la France soit frustrée de ne pas avoir fait accepter son objectif et que la coopération structurée permanente serve moins bien les intérêts de la France. À l’automne, M. Macron a évoqué, lors de son discours à la Sorbonne, l’idée d’une initiative en dehors du cadre de l’UE pour développer une capacité d’intervention. Au printemps dernier, l’initiative a été lancée ». Huit pays en plus de la France y participent. « L’objectif à long terme est de disposer ensemble de troupes d’intervention militaire. »
M. Pesu estime qu’il s’agira d’évoquer l’opportunité pour la Finlande d’y participer. La Finlande partagé l’avis de l’Allemagne de rapprocher le plus possible de l’UE la coopération de défense lancée par la France.
« Le Président Niinistö sera certainement intéressé de savoir quel est le lien entre l’initiative de M. Macron et la politique commune de défense et de sécurité. La participation finlandaise sera sans doute évoquée de façon positive. »
Selon M. Pesu, il est clair que M. Macron évoquera les chasseurs Rafale, même s’il ne sait pas si le dossier est à l’ordre du jour.
« La France souhaite voir se développer des capacités qui permettent à l’UE d’ assumer au besoin une plus grande responsabilité dans la gestion de crise. Les soucis finlandais sont plus régionaux, liées au voisinage de la Russie. »
M. Pesu rappelle que la France s’était félicitée de l’aide proposée par la Finlande après les attaques terroristes de novembre 2015. Les deux pays se sont accordés sur le fait qu’il faudrait que l’UE s’investisse davantage dans la politique commune de défense et de sécurité.
TS

Economie

Selon Olli Rehn, il n’y a pas de nouvelle récession en vue
Helsingin Sanomat publie une interview d’Olli Rehn, gouverneur de la Banque de Finlande qui a tout récemment pris ses fonctions.
Il estime que parmi les risques qui menacent l’économie mondiale, celui d’une guerre commerciale aggravée serait le plus fatal pour l’économie finlandaise et pour l’économie mondiale.
Il ne pense pas qu’une nouvelle récession soit en vue pour la zone euro. « Les perspectives de croissance de la zone euro sont toujours stables et l’emploi s’est considérablement amélioré. Même si la vitesse de la croissance ralentit, il n’y a pas de récession en vue tant qu’une insécurité politique ne ferae pas dérailler l’évolution favorable. »
Concernant la rencontre Trump-Juncker à Washington, M. Rehn estime qu’il s’agit d’un signal positif que l’on peut considérer comme une trêve. Elle reflète le fait que l’Europe a beaucoup de poids au niveau de l’économie internationale lorsqu’elle est unie. » M. Rehn insiste, lui aussi, sur l’importance d’empêcher la création d’un nouvel engrenage de guerre commerciale. »
Concernant la zone euro, l’Italie endettée constitue un risque, selon M. Rehn.
HS/mar/A6-7

Agriculture

Climat – mauvaises récoltes
Selon l’Institut national de la météorologie, le mois de juillet a été le plus chaud depuis que des statistiques en la matière existent. La moyenne de l’ensemble du pays a été de 19,6°C, ce qui représente cinq degrés de plus que la moyenne en Laponie et 2,5 à 4 degrés de plus que la moyenne ailleurs en Finlande.
Helsingin Sanomat relève que selon Arja-Leena Kirvesniemi, conseillère au ministère de l’Agriculture, la Finlande négocie avec la Commission européenne sur les éventuelles aides : les prévisions concernant la récolte de céréales sont exceptionnellement mauvaises. Au total, la récolte de céréales sera de 18 % inférieure à celle de 2017, et celle du seigle diminuera de 57 % en raison de la combinaison d’un automne pluvieux en 2017 et d’un printemps sec cette année. La récolte du blé diminuera d’un tiers et celle de l’orge et de l’avoine de 12 à 13 %.
Comme la sécheresse continue, la situation pourrait être pire encore que ces prévisions.
Yle, HS/A27

Politique intérieure

Sondage – mouvements extrêmes

46 % des Finlandais croient au renforcement des mouvements extrémistes
Selon un sondage effectué pour le compte d’Alma Media, 46 % des Finlandais estiment que les mouvements extrémistes en Finlande se renforceront dans l’avenir proche. 49 % des personnes interrogées le pensaient il y a un an.
40 % des Finlandais, contre 36 % en mai-juin 2017, estiment que la situation restera stable et 8 % prévoient une diminution de l’influence des mouvements extrémistes, contre 9 % en 2017.
AL/lun/A6

Économie

Commandes record pour les ateliers de construction mécanique
Les entreprises de construction mécanique ont conclu 5 % de commandes en plus au premier semestre de l’année en cours par rapport à la même époque en 2017. Au total, fin juin, les commandes s’élevaient à 7,5 milliards d’euros.
KL/A6

Nokia conclut un contrat sur 5G
Nokia a conclu un contrat de 3,5 milliards de dollars sur les réseaux 5G avec l’opérateur américain T-Mobile.
KL/A7

Emploi et chômage
Kauppalehti publie un billet de Jari Saario qui estime qu’atteindre un taux d’emploi de 72 % est un bon début, mais que cela ne suffira pas à long terme.
Selon le ministère des Finances, le nombre de personnes en âge de travailler (20 à 64 ans) diminuera de 100 000 d’ici 2030, alors qu’en même temps celui des plus de 65 ans augmentera de 400 000.
KL/A3

Énergie nucléaire

Fennovoima
Aamulehti et Turun Sanomat rendent compte du fait qu’il est prévu que le ballon d’expansion du réacteur nucléaire que Fennovoima envisage de construire à Pyhäjoki, soit fabriqué en Ukraine par Energomashspetsstal qui, selon Rosatom, a livré ce composant pour de nombreux réacteurs en Russie. Le groupe est une filiale de Rosatom.
Un représentant du Stuk, le Centre national de radioprotection et de sûreté nucléaire s’est rendu à l’usine d’Energomashspetsstal et note que la fabrication serait surveillée sur place.
AL rappelle que Fennovoima ne dispose pas encore d’autorisation de construire.
AL, TS

Climat : « L’eau de la mer trop chaude engendre des problèmes pour les réacteurs nucléaires « HBL
La température restreint le fonctionnement des réacteurs nucléaires en Finlande et en Suède
Hufvudstadsbladet rend compte des soucis des groupes énergétiques qui utilisent l’eau de la mer pour les processus de refroidissement dans leurs réacteurs nucléaires.
À Loviisa, Fortum a dû diminuer, la semaine dernière les capacités de ses réacteurs durant deux jours afin d’éviter de déverser dans la mer des eaux de refroidissement devenus trop chaudes dans le processus.
HBL/mer/14, HS/jeu/A9

Sécurité

Propos du secrétaire général du ministère de l’Intérieur, Ilkka Salmi
Aamulehti publie un entretien avec Ilkka Salmi, ancien chef de la Supo, directeur du Centre de situation et du renseignement (INTCEN) de l’UE et directeur de la sécurité de la Commission européenne, qui a pris ses fonctions comme secrétaire général du ministère de l’Intérieur au 1er juillet.
M. Salmi souhaiterait renforcer les attributions de la Sûreté nationale et estime que la Finlande a 25 ans de retard en matière de renseignement par rapport aux autres. « Nous vivons dans un monde numérique, mais les outils des autorités sont analogiques. »
Il estime que pour lutter contre le terrorisme, il faut renforcer la coopération européenne notamment au niveau des stratégies communes et de l’échange d’information. Il souligne l’importance de la prévention au moyen de mesures contre l’exclusion et en faveur de l’intégration des immigrants.
AL/dim/A20-21

Société – égalité

Salaires
Helsingin Sanomat rend compte de l’écart de salaires entre les hommes et les femmes qui est toujours une réalité. Un euro pour un homme égale à 83 cents pour une femme.
Le marché du travail est particulièrement tranché entre les emplois des hommes et ceux des femmes. Les métiers dominés par les hommes ont sans exception des salaires plus importants que ceux dominés par les femmes. Dans un même secteur, par exemple le commerce, les métiers nécessitant le même niveau de formation (vendeur/vendeuse (F) versus manutentionnaire (H) ou agent de surface (F) – agent de ramassage des ordures (H), à titre d’exemple) ont des salaires favorisant ceux occupés le plus souvent par les hommes.
Harri Melin, professeur en sociologie à l’Université de Tampere rappelle que pendant 50 ans, on a souligné en Finlande que le pays vivait des domaines exportateurs : industrie bois-papier et métallurgique, secteurs d’hommes, tandis que le secteur public, où beaucoup d’emplois sont occupés par des femmes est moins apprécié.
Li Andersson, président de l’Alliance des gauches, propose que l’on mette en place un registre public qui suive les écarts de salaires. Basé sur l’anonymat, tout lieu de travail, public ou privé, employant plus de 20 personnes, serait tenu d’y inscrire les salaires et les fonctions en y indiquant s’il s’agit d’un employé ou d’une employée.
HS/A22-23

France – Finlande

Vin

Ecrevisses
Linda Forssell, experte de Hufvudstadsbladet en la matière, recommande des vins d’Alsace avec les écrevisses.
HBL/21

France

Politique

Interdiction des téléphones mobiles dans les écoles
Yle rend compte du fait que la France a adopté l’interdiction des téléphones portables dans les écoles et collèges.
Yle

publié le 04/09/2018

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