Août 2015

Lundi 31 août 2015

Politique étrangère et européenne

Conférence arctique aux Etats-Unis

Rencontre de M. Soini avec M. Kerry

Helsingin Sanomat rapporte que le ministre des affaires étrangères Timo Soini participe aujourd’hui en Alaska à une conférence climatique arctique, présidée par le secrétaire d’Etat américain John Kerry. Il s’agit de la première visite aux Etats-Unis de M. Soini en tant que ministre.

MM. Kerry et Soini animeront ensemble ensemble un débat sur la coopération dans les régions maritimes arctiques. Les ministres n’auront pas d’entretien en tête-à-tête. Le président Obama prononcera le discours de clôture de la conférence. Selon le quotidien, on ne sait pas encore si M. Soini aura l’occasion de saluer le président américain.
Les Etats-Unis ont invité à la conférence les pays membres du Conseil arctique – les pays nordiques, le Canada, la Russie et les Etats-Unis – ainsi que les douze pays observateurs.
La Finlande assumera la présidence du Conseil arctique après les Etats-Unis, à partir du printemps 2017.
HS/dim/A9

Réunion de l’Union interparlementaire aux Etats-Unis

Mme Lohela à New York
Turun Sanomat relève que la présidente du Parlement Maria Lohela a participé ce week-end à une réunion des présidentes des parlements nationaux, organisée à New York par l’Union interparlementaire IPU.
Mme Lohela participera aussi, de lundi à mercredi, à une conférence internationale des présidents des parlements, également organisée par IPU à New York, avec Jutta Urpilainen, présidente du groupe finlandais d’IPU et Ilkka Kanerva, président de l’assemblé parlementaire de l’OSCE.
TS/sam/7

Finlande - Russie

La Finlande demande à M. Popov de ne pas quitter le pays
Selon Helsingin Sanomat, le tribunal de grande instance de Joensuu oblige Vassili Popov, homme d’affaires et un des dirigeants de l’opposition russe, de se tenir à la disposition de la justice. M. Popov, qui vit à Joensuu depuis le printemps dernier, a été arrêté jeudi et libéré vendredi dernier. La Russie avait lancé un mandat d’arrêt contre M. Popov et demandé son arrestation via Interpol.
M. Popov, qui est soupçonné de fraude, souligne que la direction de région russe de Carélie est derrière cette affaire.
La Finlande n’a pas encore reçu une demande officielle d’expulsion par les autorités russes.
HS/sam/B3, AL

Crise migratoire – accueil de demandeurs d’asile

M. Sipilä estime qu’il faut des crédits supplémentaires de plus de 100 millions d’euros pour les dépenses en matière d’asile
Le Premier ministre centriste, M. Sipilä, estime qu’il faut prévoir des crédits supplémentaires dans le budget dès cette année. Il estime que le besoin supplémentaire sera de plus de 100 millions d’euros pour 2016.
Il estime que parmi les communes, il y en a qui seront prêtes à accueillir de demandeurs d’asile, même s’il y a eu une opposition aussi. M. Sipilä regrette le débat tranchant en la matière.
« La plupart des immigrants fuient la guerre et des conditions vraiment difficiles. Il faut que nous aussi prenions notre part du fardeau », a-t-il dit.
M. Sipilä a aussi déclaré que la Finlande pourrait être plus active dans le travail de négociation pour la paix. Il a insisté sur l’expertise de l’aide de l’église luthérienne et de l’ancien président Ahtisaari pour la gestion de crise. « Il faut réfléchir très précisément comment nous allons utiliser nos crédits diminués de l’aide publique au développement. Dans les zones de crises, il faut chercher des solutions, et en même temps s’assurer que parmi les réfugiés ne se cachent pas des gens qui n’en font pas partie ».
HS/lun/A8

Des centres d’hébergement pleins, sept nouveaux envisagés
Helsingin Sanomat relève que les centres d’hébergement d’Helsinki sont pleins. Leur capacité actuelle est prévue pour 450 personnes or, vendredi, ils hébergeaient 1750 personnes. Mme Räty, maire adjointe d’Helsinki, a fait appel aux autres communes de la région de la capitale, pour mettre en place des centres d’accueil. Plusieurs dizaines de nouvelles personnes arrivent tous les jours.
Sept projets sont en cours dans différentes communes finlandaises, pour créer des centres d’accueil. Il y a aujourd’hui 25 centres dans le pays. Selon l’Office national de l’immigration, ils sont tous pleins. Il y a actuellement un besoin pour environ 2000 places supplémentaires, selon l’Office de l’immigration.
M. Orpo, ministre de l’Intérieur, et M. Stubb, ministre des Finances, qui ont visité un des centres d’accueil à Helsinki, promeuvent tous les deux des mesures communes au niveau européen. M. Stubb estime que les demandeurs représentent un défi pour la société. Ce défi n’a pas de place pour des antagonismes. « La situation ne changera pas dans un avenir proche. Nous verrons de plus en plus de demandeurs d’asile arriver, et il nous faudra mener un débat public ouvert et ne pas permettre aux extrêmes de le contrôler ».
HS/sam/A23, lun/A8

Politique intérieure

Gouvernement

Interview radiophonique de M. Sipilä
Lors de sa première interview radiophonique mensuelle comme Premier ministre, M. Sipilä a été interrogé sur les nouvelles économies et coupes budgétaires envisagées par le gouvernement. Il n’a pas souhaité dévoilé de détail.
Il a promis que d’ici le 15 octobre, le gouvernement présenterait des mesures permettant de développer les accords au niveau des entreprises. D’ici la fin de l’année, il y aura une réforme de la gestion des entreprises d’Etat.
« Malheureusement nous devons faire beaucoup de coupes budgétaires. Ce gouvernement doit réaliser des économies de quatre milliards d’euros, des réformes, et faire repartir la croissance finlandaise. Critiquer les économies revient à promouvoir la vie à crédit ! »
Le Premier ministre a souligné que le fonds du problème était l’échec du projet de pacte social. Il juge qu’il s’agit d’un échec personnel pour lui. « C’était une grande déception. J’ai fait deux tentatives. Mais maintenant il faut assumer nos responsabilités au gouvernement puisque le pacte n’est pas intervenu ».
Il relève toutefois qu’il était impossible d’avancer dans ce projet : « Si des gens qui se disent adultes discutent pendant trois semaines de la possibilité de commencer à négocier, alors il faut mieux siffler la fin de la récréation ! La situation en Finlande est toute nouvelle : cela fait sept ans que nous vivons à crédit. Il faut que nous ayons tous le même objectif de remettre la Finlande en ordre et en marche. Or, nous n’avons pas réussi à nous entendre sur ce but à atteindre. Il est alors meilleur que le gouvernement prenne les choses en main et cherche des mesures pour rétablir la compétitivité. Cela aurait toutefois été plus facile à la table des négociations [avec les partenaires sociaux] ».
Il estime que cet épisode n’a pas divisé la coalition mais plutôt resserré les rangs du gouvernement
Le Premier ministre estime qu’il ne sera probablement pas possible dans la situation actuelle d’utiliser les amortisseurs de l’UEM (excédents des fonds de pension et assurance-chômage).
Il a en revanche mentionné la possibilité de diminuer les cotisations patronales afin de retrouver la compétitivité. « On parle d’une dévaluation fiscale : soit la diminution des cotisations patronales compensée par d’autres mesures fiscales. On parle aussi des jours fériés. Nous avons une liste d’une dizaine de mesures que nous allons étudier ».
Le président du groupe parlementaire du centre Matti Vanhanen a pour sa part estimé qu’une diminution des cotisations patronales qui serait financée par une augmentation de la TVA risquerait de trop grevé la consommation et peser sur les PME. Les syndicats pour leur part ont exprimé leur opposition, rappelant que le niveau des cotisations patronales avait été défini jusqu’en 2019 dans l’accord sur les retraites.
M. Sipilä a aussi mis en garde les Finlandais contre un engrenage des coupes dans la dépense publique : « Il faut absolument trouver les éléments de la croissance économique. Sinon, les économies actuelles ne seront qu’un début. Le déficit structurel des finances publiques est de dix milliards. Si nous ne pouvons pas le combler principalement grâce au retour de la croissance économique, nous serons pris dans un engrenage d’économies ».
AL KS uusisuomi

La réforme des services sociaux et de santé sera aussi une réforme fiscale
Le Président du groupe parlementaire du parti du Centre, M. Vanhanen a déclaré que le réforme des services sociaux et de santé serait une importante réforme fiscale. Actuellement, le financement de ces services est assuré par les communes (au moyen de l’’impôt communal) et des dotations de l’Etat. A l’avenir cela sera seulement l’Etat, ce qui suppose un transfert de 10 milliards d’euros par an.
« L’impôt communal va diminuer sensiblement et en compensation, l’Etat va devoir trouver de nouvelles recettes fiscales », a-t-il dit.
HS

Economies dans la petite enfance
Aamulehti rapporte que le gouvernement prévoit des économies de plus de 100 millions d‘euros dans la petite enfance.
Le gouvernement prévoit d’augmenter le ratio adulte-enfant dans les crèches pour les enfants de plus de trois ans, ce qui devrait rapporter 67 millions d’euros.
Il envisage aussi de restreindre l’accès aux crèches ce qui rapporterait 62 millions d’euros.
Le ministère de l’Education estime que ce sont environ 1600 emplois (530 puériculteurs et 1 050 gardes d’enfants) qui vont disparaître.
AL

Augmentations des amendes
La plupart des amendes pour infractions mineures vont augmenter : elles allaient de 10 à 115 euros et, à partir du premier septembre, elles s’élèveront de 20 à 200 euros.
L’année dernière on a enregistré environ 200 000 amendes dont 96% étaient des infractions au code de la route.
HS

Le niveau de revenus de 85% des retraités va diminuer
Les caisses d’assurances sociales Kela ont calculé qu’en raison des économies prévues par l’Etat, le revenu de 85% des retraités va diminuer sensiblement entre 2016 et 2019. Les allocations devraient baisser de 5,3% en quatre ans en valeur réelle. Cette évolution est due à la désindexation des allocations décidée par le gouvernement.
Par ailleurs, les retraités vont voir leur allocation logement diminuer sensiblement.
Kaleva

Transport

VR annonce un plan social
Les chemins de fer finlandais ont annoncé un important plan de restructuration qui se traduira par des suppressions de trains et un plan social visant à diminuer les effectifs de 570 personnes.
Helsingin Sanomat rapporte que, depuis six ans, VR a supprimé 4000 emplois et n’on compte plus que 8 900.
Sur le second trimestre de l’année, VR a enregistré des pertes de 1,9 millions d’euros.
VR doit notamment faire face à la concurrence des autocars. En nombre de voyageurs, VR enregistre une baisse de 6% depuis le début de l’année.
VR doit rapidement redevenir compétitif car il perdra son monopole sur le trafic de longue distance en 2019.
HS

Augmentation des prix
Les prix des transports publics dans la région d’Helsinki devraient augmenter de 6,9% en 2016 et de 11,4% en 2017.
HS

Nucléaire

« Olkiluoto sera prêt en 2018 » TS
Turun Sanomat rapporte que les armoires du contrôle commande de l’EPR d’Ol3 ont été présentées sur le chantier lors d’une conférence de presse organisée vendredi.
Selon les informations actuelles, la centrale fonctionnera fin 2018. Le directeur du projet de TVO, M. Jouni Silvennoinen a déclaré qu’il croyait à ce calendrier.
Le directeur du projet pour Areva, M. Mourroux et M. Silvennoinen ont loué tous deux la bonne coopération sur place. Elle est désormais étroite à tel popint que les groupes chargés d’étudier les éventuels problèmes sont constitués de représentants d’Areva-Siemens, de TVO et du STUK.
TS

Chrétiens-démocrates

Le congrès a nommé Mme Essayah à la présidence du parti
Helsingin Sanomat relève que les chrétiens-démocrates se sont réunis en congrès à Savonlinna ce week-end. Päivi Räsänen, présidente du parti depuis 2004, a cédé son poste et la députée Sari Essayah à été nommée à la présidence à l’unanimité. L’autre candidate à la présidence, la députée Sari Tanus, s’est retirée du jeu à la dernière minute.
MM. Tommy Björkskog, Sauli Ahvenlahti et Mme Sari Tanus a été élus vice-présidents.
Mme Essayah, championne du monde (1993) et d’Europe (1994) de marche, a été députée en 2003-2009, secrétaire générale des Chrétiens-démocrates en 2007-2009. En 2009 elle a été élué au Parlement européen.
Aux élections législatives d’avril dernier elle a été de nouveau élue au Parlement finlandais. Mme Essayah, née d’une mère finlandaise et d’un père marocain, est pentecôtiste.
HS/sam/A16

Suomen Sisu

Afflux d’adhésions
Le groupe nationaliste Suomen Sisu annonce faire face à une recrudescence des demandes d’adhésion. L’association qui compte 1200 membres a ainsi 300 demandes d’adhésion en attente. Elle envisage aussi de créer une section régionale à Oulu qui constitue la capitale de l’association présidée par le député Olli Immonen dont les propos cet été ont fait polémique.
« Si M. Immonen en a souffert en tant que député, cela a été bénéfique à Suomen Sisu », relève Kari Laurila qui dirigera la section d’Oulu.

Vendredi 28 août 2015

Politique étrangère et européenne

Immigration

« Selon M. Orpo, l’immigration est une opportunité » KL
Kauppalehti relève que le ministre de l’Intérieur, M. Orpo (Rassemblement national), estime qu’il faut que les Finlandais adoptent l’idée de l’augmentation du nombre de demandeurs d’asile. En tant que société, la Finlande devra pouvoir y répondre au niveau d’intégration, emploi, formation et connaissances linguistiques.
Pour le ministre, il ne s’agit pas de voir les demandeurs d’asile comme une dépense uniquement, mais également comme une opportunité en matière des problèmes économiques de la Finlande.
M. Orpo promet que les moyens de la police et des autorités de l’immigration seront augmentées afin d’accélérer le processus de demande afin d’intégrer rapidement les gens qui arrivent. « Il est indispensable d’augmenter les moyens », dit-il en constatant qu’il est nettement moins cher d’étudier les demandes rapidement que de placer l’intéressé et attendre la décision.
M. Orpo relève que les moyens supplémentaires seront également nécessaires concernant les mesures par la suite. Il faudra bien s’occuper de l’intégration pour que ces gens puissent ensuite participer à la construction de la Finlande.
M. Orpo relève que tout en agissant de façon efficace, juste et humaine, il ne s’agira pas d’accorder d’asile à des personnes venant de pays sûrs. Des procédures efficaces permettront d’étudier ces questions aussi, dès le départ, selon le ministre.
KL/A8

Finlande – Etats-Unis – Russie

La Finlande a arrêté un ressortissant russe à la demande des Etats-Unis
Le ministère de la Justice confirme que la Finlande détient un ressortissant russe à la demande des Etats-Unis. L’intéressé est soupçonné des fraudes informatiques et d’abus.
Les autorités américaines ont 45 jours pour présenter une demande officielle d’extradition.
Les autorités russes ont réagi fortement à l’affaire. Le ministère finlandais de la Justice constate qu’il s’agit d’une question routinière. La plupart des extraditions de ressortissants russes, soit environ cinq par an, se font à la demande des autorités russes.
HS/A12

Politique intérieure

Vie professionnelle

Le Centre propose plus de prise de décision dans les entreprises
Les ministres et députés centristes se sont réunis et les débats ont concerné l’état de l’économie et la vie professionnelle. Le Centre promeut plus de prise de décision « locale », c’est-à-dire au niveau des entreprises.
M. Vanhanen, président du groupe parlementaire du parti, estime que le mauvais état des exportations n’est pas lié à la qualité des produits, mais au fait que la fabrication est trop chère en Finlande. Pour lui, il ne s’agit pas de certains produits distincts, mais de la compétitivité au niveau du prix.
HS a interrogé les centristes en matière de mesures pour donner un élan à l’économie et à l’emploi. Le Centre serait favorable à permettre plus de prise de décision dans les entreprises afin d’augmenter la flexibilité, au besoin en prenant des mesures temporaires ponctuellement, par exemple.
Les Centristes ne s’opposent pas à l’idée d’étudier la possibilité de revoir les fêtes religieuses qui tombent en semaine. Le statut de ces fêtes au niveau de la vie professionnelle relève toutefois des conventions collectives et non pas de la législation de travail, ce qui signifie que le changer risque de prendre du temps.
HS/A6-7

Ministère de la défense

Nomination d’un nouveau secrétaire général
Helsingin Sanomat relève que le Rassemblement national n’est pas d’accord avec l’intention du ministre de la défense Jussi Niinistö (Vrais Finlandais) de changer le secrétaire général de son ministère.
Le secrétaire général actuel, le général Arto Räty, ne serait pas reconduit dans ses fonctions après l’expiration de sa période de cinq à ce poste. Le général Jukka Juusti, chef de l’unité des ressources du ministère de la défense, serait proposé pour son remplacement.
Le ministre des Finances, M. Stubb, a demandé, hier, à ce que la question soit ajournée. Il estime que changer un secrétaire général en poste nécessite de justifications solides, vu l’importance nationale et internationale des fonctions en question.
HS/A14

Vrais Finlandais

Les activités de M. Putkonen échauffent des esprits chez des Vrais Finlandais
Demokraatti relève que certains députés Vrais Finlandais, dont M. Saarakkala, se demandent comment un employé de parti, M. Putkonen, peut présenter des orientations au nom du parti. M. Saarakkala note que l’information entre le bureau du parti et le groupe parlementaire ne passe pas toujours. D’autres députés encore regrettent d’avoir dû lire les déclarations de M. Putkonen dans les journaux. M. Turunen, député, estime qu’il n’est pas clair si M. Putkonen parle à son nom ou bien au nom du parti. « Son statut est peu clair », pour lui.
Mme Elomaa, vice-présidente du groupe parlementaire, souhaite que le groupe évoque les pratiques de communication lors sa réunion, la semaine prochaine.
M. Sipilä, Premier ministre centriste, estime que M. Putkonen devrait se calmer. Les personnalités politiques doivent supporter des critiques, selon lui.
Dem/3

Tabagisme

Le tabac à priser
Le gouvernement envisage de resserrer la législation concernant l’importation de la chique. La vente de la chique n’est pas autorisée en Finlande. 1500 grammes peuvent actuellement être importés à la fois. Un projet de réforme de la loi propose de fixer le seuil à 500 grammes par jour et 2000 g par mois.
Le projet propose également que les importations dépassant les restrictions soient désormais considérées comme des délits relevant du trafic illicite et non pas comme des délits liés aux produits de tabac.
Les importations de chique par les passagers ont augmenté de 40 % en cinq ans.
AL/A13

Economie

« Nokia donne de nouveau un élan à l’économie » HS
Selon un rapport effectué par l’institut de recherche économique Etla, l’effet de Nokia sur le PIB finlandais a augmenté : il était de +0,5 points en 2014. Comme le PIB a diminué de 0,4 points, cela signifie que sans Nokia, il aurait diminué de 0,9 points.
En 2011 et 2012, l’effet de Nokia était négatif, mais depuis 2013, le groupe a ralenti son impact négatif sur le PIB.
HS rappelle qu’en 2000, Nokia augmentait le PIB finlandais de 2,4 points.
HS/A26

Perspectives de l’industrie
La confiance de l’industrie dans l’avenir s’est légèrement affaiblie en août.
Les groupes industriels estiment que leur production restera stable les prochains mois, et que les commandes seront inférieures au niveau normal.
HS/A27

Jeudi 27 août 2015

Politique étrangère et européenne

Politique étrangère de la Finlande - Conférence des ambassadeurs

Billet de M. Huhta : « L’espace de la Finlande rétrécit dans le monde » HS
Helsingin Sanomat publie un billet de M. Huhta, spécialiste de politique étrangère et de sécurité, qui estime que la Finlande a perdu de son pouvoir d’influence en s’opposant aux paquets d’aide à la Grèce même plus vigoureusement que l’Allemagne sans pour autant disposer des muscles qu’a ce pays. Actuellement, la Finlande se démarque de ses pairs en se montrant réticente en matière de répartition du fardeau concernant la crise des demandeurs d’asile. En même temps, la Finlande coupe le financement de sa coopération au développement et se prépare à diminuer sa part dans la gestion de crise militaire.
La conférence des ambassadeurs était l’occasion de tirer des conclusions sur la politique étrangère de la Finlande. Le ton choisi par le Président Niinistö, relevant de l’esprit de la réalpolitique et se bornant à dresser la liste des problèmes, a semblé plaire aux diplomates professionnels.
L’intervention de M. Niinistö a également pu être vu comme assez conservatrice, et nationaliste. Son ton a pu être considéré comme hargneux, ce qui pour quelque raison que ce soit, semblerait plaire aux Finlandais. Le discours n’évoquait aucune initiative pour renforcer la position internationale de la Finlande.
M. Huhta relève que l’immigration et la défense ont été les sujets les plus évoqués lors de la conférence des ambassadeurs. L’image extérieure de la Finlande sera évaluée à travers ces questions.
Les connaissances du ministre des Affaires étrangères, M. Soini, sont restées dans une zone d’ombre du fait qu’il n’a pas évoqué l’immigration, défi majeur de la politique étrangère de la Finlande dans l’avenir proche. M. Huhta estime combiner la présidence d’un parti populiste et le rôle du ministre des Affaires étrangères est difficile et ne deviendra pas plus facile.
HS/A5

Finlande – Etats-Unis – Russie

La Finlande a arrêté un ressortissant russe à la demande des Etats-Unis
Helsingin Sanomat cite un quotidien économique russe, RBK, qui relève que la Finlande a arrêté, à la demande du ministère américain de la Justice, un ressortissant russe qui souhaitait se rendre de Finlande en Russie.
Le ministère russe des Affaires étrangères a exprimé, sur son site internet, son désaccord en la matière. Le ministère relève que son ambassade en Finlande prendra les mesures nécessaires pour résoudre la situation.
Le ministère finlandais de la justice a confirmé ce matin que ce citoyen russe avait été interpelé le 8 août à la demande des autorités américaines. Il est soupçonné de fraude informatique aux Etats-Unis.
HS/A22

Université de Helsinki

M. Hämeen-Anttila quitte son poste et regrette la polarisation du débat sur l’islam
M. Hämeen-Anttila, professeur de l’arabe et de la recherche de l’islam de l’Université d’Helsinki quittera son poste pour des fonctions similaires à Edimbourg, en juin 2016.
M. Hämeen-Anttila regrette que le débat en Finlande sur l’islam soit tellement polarisé. A un extrême, on parle beaucoup malgré de faibles connaissances en la matière, alors qu’à l’autre extrême on se veut trop compréhensif et évite d’admettre les problèmes liés à l’immigration, selon lui.
Le professeur estime qu’il est clair que l’interprétation stricte de l’islam comporte des choses qui sont en contradiction avec la société finlandaise.
HS/B3

Politique intérieure

Vrais Finlandais

Conférence de presse de M. Immonen
Publication d‘une liste des ennemis du parti
Helsingin Sanomat relève qu’Olli Immonen, député des vrais Finlandais, qui a suscité un scandale avec ses propos nationalistes contre le multiculturalisme, a organisé mercredi une conférence de presse à Helsinki. M. Immonen a annoncé qu’il avait décidé, de son propre gré, de se retirer du groupe parlementaire des Vrais Finlandais pour une période de deux mois.
Lors de la conférence de presse, le président du groupe parlementaire Sampo Terho s’est félicité de la décision de M. Immonen. « Dans deux mois, M. Immonen pourra redemander son adhésion au groupe parlementaire si la confiance en lui est rétablie. »
La démission de M. Immonen a été approuvée, sans consulter le groupe parlementaire. Selon M. Terho, le groupe parlementaire ne peut pas infliger de sanction à M. Immonen (pour ses propos décriés) parce qu’il n’est plus membre du groupe.
« Je retournerai dans le groupe parlementaire avec un grand plaisir si le groupe estime que la coopération avec moi est possible », a annoncé M. Immonen. Il a souligné qu’’il n’avait pas de liens avec des groupuscules d’extrême-droite et qu’il était contre toute violence politique et que son message sur le multiculturalisme était publié sur son mur Facebook à titre privé. Selon lui, les médias sont les coupables dans cette affaire.
La conférence de presse a été présidée par Matti Putkonen qui n’a pas de statut officiel dans le parti mais se présente comme « la cheville ouvrière » du parti. Son hiérarchique supérieur est la secrétaire général du parti Riikka Slunga-Poutsalo.
M. Putkonen a ardemment critiqué le rôle des médias dans l’affaire liée à M. Immonen. Il a également rendu publique une liste de personnes qui seraient coupables de critiques à l’égard du parti des Vrais Finlandais. Il s’agit du président du PSD Antti Rinne, des députés sociaux-démocrates Erkki Tuomioja, Eero Heinäluoma et Tytti Tuppurainen, du président de l’Alliance verte Ville Niinistö, de la députée de l’Alliance des gauches Li Andersson, de la parlementaire européenne conservatrice Henna Virkkunen, des professeurs Kimmo Grönlund, Jan Sundberg et Juha Suonranta, du rédacteur en chef du journal télévisé d’Yle Atte Jääskeläinen, du rédacteur en chef de Demokraatti (organe du PSD) Antti Vuorenrinne et de l’ancien président du SMP (prédécesseur des Vrais Finlandais) Pekka Vennamo.
Selon M. Putkonen, ces personnes ont outragé et médit des Vrais Finlandais et ont incité à la haine contre ce parti.
HS/A8

Réactions
Helsingin Sanomat publie le commentaire du journaliste politique Marko Junkkari qui estime que l’affaire Immonen a été difficile pour les Vrais Finlandais, vu la « liste noire » de M. Putkonen.
Selon M. Terho, M. Immonen n’a pas perdu la confiance du groupe parlementaire. « Il n’est pas logique qu’il doive se retirer du groupe s’il n’a pas perdu la confiance des siens », écrit M. Junkkari.
Il estime qu’un « tribunal des camarades aurait été gênant pour la direction des Vrais Finlandais parce que plusieurs députés du groupe partagent les idées de M. Immonen ».
Le président du Kokoomus Alexander Stubb, le président de l’Alliance verte Ville Niinistö, entre autres, ont condamné la liste de M. Putkonen. Selon le commentaire du président du PSD Antti Rinne, « les Vrais Finlandais veulent tourner le débat vers une autre direction. Timo Soini, je n’ai pas peur de poursuivre le débat sur le racisme ! ».
L’ancien ministre des Affaires étrangères M. Tuomioja a annoncé qu’il aurait été déçu de ne pas figurer sur une telle liste.
L’ancien Ministre de l’environnement Ville Niinistö a déclaré que c’est dans les pays totalitaires que l’on publie une liste des opposants. « Cela ne se fait pas en démocratie. On essaie d’infuser la peur parmi les chercheurs et journalistes pour qu’ils ne critiquent pas les Vrais Finlandais ».
HS/A8, TS/10

Editorial : « Le scandale causé par M. Immonen n’est pas fini »
Dans son éditorial, Helsingin Sanomat estime que la direction des Vrais Finlandais doit penser que deux mois est suffisant pour oublier l’affaire Immonen. Les députés des Vrais Finlandais peuvent refuser de commenter l’affaire parce que M. Immonen n’est pas membre du groupe.
« Un député doit comprendre que toute son action est publique. Les électeurs ne peuvent pas savoir quelle est la différence entre les opinions de la personne privée Immonen et du député Immonen. »
HS/A4

Parti social-démocrate

Le PSD publiera sa propre feuille de route pour la Finlande en 2016
Helsingin Sanomat rapporte que le PSD, qui a terminé hier la réunion de son groupe parlementaire à Espoo, a annoncé que le député Lauri Ihalainen, ancien ministre de l’Emploi, et Salla Saarinen, entrepreneur, dirigeront le travail pour rédiger une feuille de route pour un pacte social.
Selin M. Ihalainen, l’objectif est de développer la vie professionnelle finlandaise pour augmenter la croissance et l’emploi. Il souligne que le but du projet n’est pas de s’opposer aux mesures du gouvernement.
Selon le président du PSD Antti Rinne, le parti compte organiser des évènements régionaux sur le thème. Le projet sera lancé le 21 septembre.
HS/A14

Nucléaire

La centrale de Pyhäjoki est une aubaine pour SRV
Le groupe de BTP finlandais SRV a décidé de participer, à hauteur de 1,8%, au financement du projet de Fennovoima. Par la même occasion SRV a signé des contrats de sous-traitances avec Rusatom Overseas et avec Titant 2 (entreprise chargée de la construction).
Kauppalehti rapporte que ces contrats devraient rapporter des centaines de millions d’euros à SRV.
Le coût de la centrale de Fennovoima est en effet évalué à 6,5 – 7 milliards d’euros.
« Nous avons à notre disposition un réseau de 3000 sous-traitants et nous allons essayer de leur répartir les contrats », rapporte le PDG de SRV, M. Juha Pekka Ojala.
KL

Mercredi 26 août 2015

Politique étrangère et européenne

Immigration - Conférence des ambassadeurs

Le Président Niinistö prévient que le système Schengen pourrait s’effondrer
Lors de son discours devant les ambassadeurs de Finlande, hier, le Président Sauli Niinistö a estimé que la crise migratoire pourra défier la libre-circulation en Europe. Pour lui, la crise en Ukraine, aussi grave qu’elle soit, l’est moins que la tragédie du Proche-Orient. Le terrorisme de l’Etat islamique a des conséquences graves en Europe. La guerre en Syrie et les flux de réfugiés poussés par les troubles au Proche-Orient défient l’UE à rapidement mettre en place une politique commune en matière d’immigration, selon lui.
Il rappelle les défis de la crise dans la Méditerranée et nota que parmi les arrivants, il y en a qui ne remplissent pas les critères d’un asile. Il y en a qui ont des intentions douteuses, et d’autres qui cherchent un meilleur niveau de vie. Selon M. Niinistö, on n’a pas beaucoup de possibilités d’accueillir ceux qui cherchent un meilleur avenir, même si c’est un effort acceptable en soi.
Rater la gestion de la crise d’immigrés pourrait avoir des conséquences graves en Europe, y compris concernant le système Schengen.
Le Président relève que si l’UE ne réussit pas de mettre en place une orientation commune en matière d’accord de permis de séjour, les Etats membres commenceront à mettre en place leurs propres orientations nationales, à l’instar de la Hongrie.
Il estime qu’il faut un débat ouvert, et une politique claire et crédible qui reçoit le soutien de la majorité des citoyens. Il estime qu’il faudra décider où mettre l’accent : sur l’aide dans les pays d’origine ou bien sur l’aide ici.
M. Niinistö a également parlé de la crise en Ukraine, en constatant qu’il ne s’agit plus d’une guerre traditionnelle, mais de différends au niveau de la politique de puissance et de la géopolitique, ainsi que des antagonismes entre l’Occident et la Russie. Pour lui, la Russie ne cherche pas forcément de solution, car la crise lui arrange.
Demokraatti relève que M. Niinistö a souligné le retour d’une pensée réaliste dans la politique internationale. Cette idéologie met l’accent sur la disposition de concurrence entre les Etats qui veut que chaque Etat songe en premier lieu à son propre intérêt.
HS/A9, AL/A8, Dem

Point de vue : « Le retour de l’égoïsme national » AL
Lauri Nummi estime, dans Aamulehti, que l’analyse naturaliste du Président Sauli Niinistö sur les principes fondamentaux de la politique internationale peut paraître dure pour les générations qui ont grandi dans l’exaltation de liberté d’un monde post-URSS. Pour M. Nummi, on peut observer un ton humaniste dans les propos du Président, mais cela ne concerne pas les relations internationales. Dans ces questions, la Finlande est liée par sa position géopolitique.
AL/A8

Accueil des réfugiés

Création de nouveaux centres d’accueil
Alors que Helsinki et Kontiolahti ont décidé de mettre en place un nouveau centre d’accueil chacun, la municipalité de Forssa a rejeté le projet d’un centre d’accueil pour les réfugiés. Le centre en question aurait été géré par la Croix rouge dans les locaux d’un hôtel abandonné.
HS/A9

Politique intérieure

Economie

Effets de la crise en Chine
Vesa Vihriälä, directeur de l’institut Etla, rapporte que la Finlande est particulièrement touchée par le ralentissement de la croissance en Chine. En effet, la Chine représente 5% des exportations finlandaises contre 3,5% des exportations en moyenne des pays européennes.
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat écrit que, les menaces qui pèsent sur l’économie finlandaises ne viennent pas tant de la Grèce que de Russie et de Chine.
HS

La Finlande emprunte bon marché
La Finlande a émis un nouvel emprunt à dix ans, hier, au taux (0,976%) le plus bas depuis le début de la crise financière, rapporte la directrice-adjointe du trésor finaldnais Anu Sammallahti.
HS

La consommation intérieure arrive à ses limites
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat relève que le seul faible moteur de l’économie finlandaise demeurait la consommation privée. En effet, depuis le début de la crise financière, la consommation des ménages est restée au même niveau. Cela signifie que les ménages ont en réalité consommé plus qu’ils ne gagnaient. Le taux d’épargne des ménages est d’ailleurs nul, rapporte le journal. Or, quand les ménages s’endettent est que le chômage augmente, les revenus réels diminuent.
« On ne peut plus compter sur la consommation intérieure. Le seul espoir pour une économie qui dépend de l’exportation est que les exportations reprennent », conclut l’éditorialiste.
HS

Emploi

Plus de 380 000 chômeurs
En juillet, il y avait 30 000 demandeurs de travail de plus qu’à la même époque il y a un an. Le nombre de nouveaux emplois vacants a également légèrement augmenté par rapport à il y a un an. Au total, il y a 61 000 emplois vacants, soit 5000 de plus qu’en juillet 2014.
Le nombre de chômeurs a le plus augmenté dans les régions d’Uusimaa, en Ostrobotnie du Sud et en Savonie du Nord.
Le taux de chômage est de 8,4 % par rapport à 7 % en juillet 2014. En variable corrigée des variatins saisonnières, ce taux est d’environ 10%.
Le taux d’emploi est de 70,7 %, soit 0,5 point de moins qu’il y a un an.
Le chômage des personnes de moins de 25 ans et de plus de 50 ans a surtout augmenté, ainsi que le chômage de longue durée.
M. Räisänen, chercheur au ministère de l’Emploi et de l’Economie, s’inquiète particulièrement du fait que de plus en plus de personnes se retrouvent de nouveau au chômage pour des périodes qui durent de plus en plus longtemps. L’emploi devient difficile pour ces personnes même au moment où l’économie repart, car les connaissances et les compétences deviennent caduques.
Le ministère et l’Union des communes ont présenté, lors d’une conférence de presse, mardi, de nouvelles mesures pour la gestion du chômage.
Un nouvel moteur de recherche couvrant les emplois des secteurs public et privé devra être introduit, selon le ministre de l’Emploi et de la Justice, M. Lindström.
HS/A30

Plans sociaux
Sanoma supprime 280 emplois
Rovio supprime 260 emplois
La direction de la médecine du travail supprime 200 postes
56 emplois disparaissent à Valkeakoski
Le groupe de média Sanoma a annoncé un nouveau plan social qui pourrait déboucher sur le licenciement de 280 personnes. Le groupe vise des économies annuelles de 50 millions d’euros.
La direction de la médecine du travail a annoncé un plan social qui pourrait déboucher sur la suppression de près d’un tiers de ses effectifs : 200 postes sont menacés sur les 680 que compte cette administration.
Le groupe de bois-papier Billerud-Korsnäs a annoncé son intention de délocaliser en Suède son usine de Valkeakoski ce qui supprimerait 56 postes sur place et 13 à Tampere.
Enfin, ce matin l’entreprise de jeux Rovio a annoncé un plan social qui pourrait supprimer un tiers de ses effectifs soit 260 emplois dont 230 en Finlande.
HS AL Dem

Commerce

L’ouverture des magasins pourrait être libérée prochainement
Selon Helsingin Sanomat, le gouvernement projette de libéraliser totalement l’ouverture des magasins. Le projet de loi, qui est actuellement dans la phase consultative, propose la suppression de la loi sur l’ouverture des magasins et salons de coiffure.
Ann Selin, présidente du syndicat Pam qui représente le secteur tertiaire, estime que le projet de loi est contradictoire. « Le gouvernement justifie le projet en soulignant que les grandes surfaces et grands magasins ne changeraient pas les heures d’ouverture mais que la suppression de la loi amènerait plus de travail. »
Le patronat du secteur est favorable au projet de loi. « Nous avons besoin de toutes les mesures possibles pour améliorer la croissance et l’emploi en Finlande », selon M. Juhani Pekkala, président du patronat du secteur, Kaupan liitto.
HS/A30

Parti social-démocrate

Réunion du PSD à Espoo
Turun Sanomat rapporte que le groupe parlementaire du PSD a commencé mardi sa réunion de deux jours à Espoo. Le président du parti Antti Rinne estime que le gouvernement de M. Sipilä n’a pas vraiment cru à la naissance du pacte social. Il estime qu’il s’agissait plutôt d’une « escroquerie afin d’affaiblir le système tripartite dans les négociations entre les partenaires sociaux ».
En réponse aux mesures du gouvernement, le PSD doit présenter mercredi « une feuille de route pour un pacte social » pour trouver des solutions aux problèmes de la Finlande. Selon HS/A18

Ministère de la défense

Nomination d’un nouveau secrétaire général
Helsingin Sanomat relève que le ministre de la défense Jussi Niinistö (Vrais Finlandais) a l’intention de changer le secrétaire général de son ministère.
Selon les informations du quotidien, le secrétaire général actuel, le général Arto Räty, ne sera pas reconduit dans ses fonctions après l’expiration de sa période de cinq à ce poste. Le général Jukka Juusti, chef de l’unité des ressources du ministère de la défense, serait proposé pour son remplacement.
Le secrétaire général est très bien placé par exemple dans les préparatifs des grands achats du matériel de défense.
Le quotidien note que la décision de M. Niinistö est une grande surprise, vu la forte position du général Räty. Cinq personnes seulement ont posé leur candidature à ce poste.
Le général Räty a été parmi les candidats en vue lors de la précédente nomination du commandant des forces armées. Il a été le principal architecte de la réforme des forces armées lors de laquelle plusieurs garnisons ont été fermées. M. Niinistö avait ardemment critiqué la réforme.
HS/A18

Mardi 25 août 2015

Politique intérieure

Gouvernement

« Le gouvernement se donne un mois » AL
Echec du projet de pacte social
« Le différend sur les pourcentages a empêché un accord » KS
Lors d’une conférence de presse, hier, le Premier ministre a annoncé qu’il allait présenter, fin septembre, au parlement des réformes pour pallier à l’échec du projet de pacte social.
« L’échec du pacte social est un revers pour le système du dialogue tripartite et un revers personnel pour moi aussi. Je pensais vraiment que nous arriverions à nous entendre », a dit M. Sipilä. « Nous devons désormais prendre en main, avec les moyens dont nous disposons, l’amélioration de la compétitivité-coût. Cela aurait été plus facile avec les moyens qui figuraient dans le projet de pacte social ».
Lundi, le gouvernement n’a présenté qu’un calendrier. Il entend présenter au parlement un paquet de réformes le 30 septembre et demander un vote de confiance. Ensuite, les projets de loi seront étudiés au Parlement afin que toutes les modifications nécessaires soient approuvées d’ici fin juin 2016.
Comme annoncé auparavant, si le saut de compétitivité-coût n’est pas intervenu au printemps 2017, le gouvernement envisagera alors de mettre en place les économies budgétaires et hausses fiscales supplémentaires de 1,5 milliard d’euros prévues dans son programme gouvernemental.
Les présidents des partis de la coalition n’ont pas précisé quelles seraient les changements que le gouvernement allait proposer. Le Premier ministre a toutefois précisé qu’il n’entendait pas revenir sur le principe du caractère contraignant des conventions collectives.
Le ministre des Finances Alexander Stubb a souligné que le gouvernement disposait de nombreux instruments afin de diminuer de 5% le coût du travail pour améliorer la compétitivité de la Finlande.
Le Premier ministre a rappelé que la compétitivité de la Finlande dépendant de trois facteurs : les réformes de l’emploi que prépare le gouvernement, des accords salariaux modérés durant les prochaines années et un renforcement de la productivité dans les entreprises.
Il a précisé que le gouvernement pourrait présenter d’autres mesures que des réformes du travail dès lors que cela a pour effet d’améliorer la compétitivité. Aamulehti estime que cela pourrait être des diminutions des charges des employeurs. Le quotidien mentionne aussi une éventuelle hausse de la TVA.
Concernant une possible diminution de la cotisation retraite des employeurs, les syndicats ont annoncé qu’ils étaient réservés. En effet, un accord sur le niveau des cotisations retraite jusqu’en 2019 est intervenu dans le cadre de la réforme qui prévoit un allongement de 63 à 65 ans de l’âge de départ à la retraite. Selon les syndicats, rouvrir cet accord serait problématique.
Le Premier ministre a aussi laissé entendre qu’il serait possible d’utiliser les amortisseurs de l’UEM (excédents des fonds de retraites et d’assurances-chômages). Lors de l’accord sur les retraites, les partenaires sociaux ont conclu que ces amortisseurs pourraient être utilisés en cas de difficultés économiques.
Le Ministre des Finances a précisé qu’il ne s’agissait pas de chercher de nouvelles coupes budgétaires : il faut faire en sorte que l’offre et la demande se rencontrent sur le marché du travail afin d’augmenter l’emploi et donc la croissance dans ce pays.
Le Premier ministre a rappelé que les liens avec les partenaires sociaux n’étaient pas rompus et que ces derniers seraient consultés, mais n’auraient pas de droit de veto sur les réformes du marché de l’emploi.
Il a souligné que la compétitivité des entreprises dépendait beaucoup de leur possibilité de passer des accords d’entreprises (plutôt que des accords de branche).
C’est pourquoi il attend beaucoup de la mission conférée à M. Hietala sur la possibilité de développer les accords au niveau des entreprises.
AL Dem HS

Commentaires et éditoriaux
Kirsi Turkki dans Lännen media estime que le gouvernement semble à nouveau plongé dans des négociations gouvernementales : il faut présenter un paquet de réformes qui correspondent aux objectifs du gouvernement mais aussi soit acceptable par les trois partis de la coalition. Elle relève qu’il ne sera pas facile de réformer le marché du travail : de nombreuses règles dépendent non pas de la législation mais des conventions collectives. C’est d’ailleurs pour cela que les réformes nécessitaient un pacte social plutôt que de nouvelles lois.
L’économiste Vesa Vihriälä souligne que l’utilisation des « amortisseurs UEM » aurait un effet sur le déficit budgétaire qui est déjà très élevé. Il relève lui aussi que nombre des mesures que le gouvernement pourraient prendre sont en réalité des sujets « où le gouvernement s’accorde traditionnellement avec les partenaires sociaux », comme par exemple la fixation des jours fériés.
Helsingin Sanomat souligne que, depuis qu’il étudie les moyens de réformer le marché du travail, le gouvernement ne cesse de se confronter au problème que de nombreuses réformes ne dépendent pas du législateur mais des conventions collectives négociées par les partenaires sociaux.
L’éditorialiste du quotidien estime que le gouvernement ne dispose pas de beaucoup de moyens de diminuer le coût du travail, sauf à diminuer les charges patronales, ce qui pourrait susciter l’opposition des syndicats.
Keskisuomalainen estime que le gouvernement n’a pas de temps à perdre. En suspendant les économies supplémentaires dont il avait menacé les syndicats en cas de refus de négocier le pacte social, il donne une impression d’indécision et d’indétermination, relève l’éditorialiste.
HS AL KS

Les syndicats critiquent les négociations sur le pacte social
Demokraatti a interrogé des présidents de syndicats de branche qui critiquent vertement lma façon dont le gouvernement a mené les négociations sur son projet de pacte social. Pour le président du syndicat des transports, le gouvernement avait repris les objectifs du patronat sans prendre en compte ceux des syndicats.
La présidente du syndicat des services estime qu’il était difficile de s’engager dans des négociations alors que ni l’objectif ni les moyens pour y parvenir n’étaient pas négociables.
Dem

Economie

OP et Aktia revoient leurs prévisions à la baisse
La banque OP-Pohjola prévoit une récession de 0,3% en 2015 et une croissance de 0 ,8% en 2016.
La banque Aktia pour sa part estime que la récession sera de 0,5% en 2015 et la croissance seulement de 0,5% en 2016.
Selon OP, les crises en Russie et en Chine pourraient encore baisser ces prévisions de croissance.
HS

Politique étrangère et européenne

Immigration

Propos de MM. Sipilä et Soini
Les journaux rendent compte des propos des ministres sur la situation en matière de réfugiés. M. Sipilä, Premier ministre et président du Centre, estime que la plupart des personnes arrivant en Europe sont des gens qui fuient la guerre. Il souligne la ligne commune de son gouvernement, même si M. Soini, ministre des Affaires étrangères et président des Vrais Finlandais, considère qu’une partie des réfugiés s’efforçant d’entrer en Europe sont partis pour des raisons économiques.
M. Soini estime que la décision européenne sur la répartition du fardeau et sur les transferts de demandeurs d’asile a augmenté le nombre de réfugiés aux portes de l’UE. Pour lui, il s’agit d’un facteur d’attrait. Il estime que l’UE doit envoyer un signal explicite sur le fait que les frontières sont surveillées et que seules les personnes en réelle détresse seront assistées.
M. Sipilä rend compte de son déplacement au Liban et relève que là-bas, les 1,5 millions de réfugiés accueillis n’ont pas d’autre motivation que fuir la guerre pour quitter leur pays. Il rappelle que chaque personne doit être traitée comme un individu. Pour lui, les propos de Mme Slunga-Poutsalo sur le tourisme économique ne sont pas appropriés. M. Soini, quant à lui, estime que la secrétaire des Vrais Finlandais répond seule de ses propos.
HS/A8

Editoriaux
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat note que parmi la multitude de questions évoquées par M. Soini, l’immigration est à peine mentionnée lors de son intervention devant les ambassadeurs de Finlande. Interrogé en la matière, M. Soini a souligné le rôle du programme gouvernemental.
L’éditorialiste d’Aamulehti relève qu’il faut s’occuper de façon appropriée du flux aigu de réfugiés et décider ensuite où seront intégrées les personnes qui restent. L’éditorialiste relève que la situation en matière de réfugiés tend les relations entre le rassemblement national et les Vrais Finlandais. La politique de l’immigration doit se baser sur les conventions internationales mais également sur les principes humanitaires et sur les faits. L’atmosphère devrait se calmer en Finlande avec l’étude qui sera effectuée sur les éventuels facteurs d’attrait dans la législation. Il est prévu également d’effectuer une étude sur le coût de l’immigration.
L’éditorialiste estime que le premier objectif de l’intégration devra être l’apprentissage de la langue du pays ainsi que les connaissances sur la culture et l’histoire finlandaises, si on souhaite que les immigrés s’intègrent dans la société.
HS/A4, AL/A2

Conférence des ambassadeurs

Propos de MM. Sipilä et Soini
Lors de son intervention devant les ambassadeurs, M. Sipilä a mis en garde contre un repli sur soi de la Finlande. Il a condamné toute sorte de racisme, discours de haine et actes de violence. Il estime que le débat public n’a pas pleinement évoqué le fait qu’il s’agit de la position commune du gouvernement.
M. Sipilä estime que la gestion de la crise d’immigration devra mettre l’accent sur les pays de départ. Pour lui, l’UE a été trop faible pour résoudre des crises mondiales. « Les flux de réfugiés montrent que nous sommes déjà très en retard. »
M. Soini, qui n’a pas beaucoup évoqué l’immigration, a parlé des questions traditionnelles de la politique étrangère. Il a relevé que les orientations finlandaises concernant la Russie restaient inchangées. Pour lui, les clés de la solution de la crise en Ukraine sont entre les mains de la Russie. « En Europe, nous ne souhaitons pas que la Russie s’exclue. »
M. Soini a rappelé l’importance de la défense finlandaise et d’une atmosphère de dialogue respectueuse. Il a rappelé qu’il ne faudrait pas considérer les religions comme des blocs hostiles les unes à l’égard des autres.
M. Soini a évoqué l’OTAN dans son intervention en estimant que son élargissement dans la mer Baltique, ainsi que l’élargissement de l’UE, avaient augmenté la sécurité de la région. La coopération dans le cadre du partenariat avec l’OTAN servait, selon lui, à la sécurité et à la capacité de défense de la Finlande.
Il souligne l’importance pour la Finlande du rôle des Etats-Unis pour la sécurité et la stabilité de l’Europe.
Aamulehti relève que Mme Tiilikainen, directrice de l’Institut de relations internationales, partage l’avis de M. Soini et estime que, depuis un an, le rôle des Etats-Unis s’est renforcé dans l’entourage de la Finlande. Ils ont eu un effet stabilisant pour la Pologne et les pays Baltes, selon elle.
HS/A8, AL/A16

Intervention du Président Niinistö
Lors de son discours, le Président Sauli Niinistö a évoqué les défis de l’économie et de la sécurité. Il estime que concernant le mouvement migratoire accru, un des facteurs d’instabilité, l’Europe était face à un dilemme : un pays civilisé se doit d’aider ces gens, mais d’autre part la capacité d’accueil n’est pas sans limites. Pour lui, la crise met à l’épreuve les accords de Schengen. « La libre circulation ne peut pas être une circulation incontrôlée », pour lui. Il souhaite, concernant l’immigration et les réfugiés, un débat ouvert qui ne ferme pas les yeux devant les faits. En même temps il met en garde contre l’orientation que le nationalisme risque de prendre en Europe.
Il prévoit une longue période d’insécurité et de risques.
Concernant la politique de sécurité, le Président estime que la Finlande n’a pas de responsabilité pour assumer la défense des pays Baltes. La Finlande n’est pas dans une position de donner aux autres des garanties de sécurité militaires dont elle ne dispose pas elle-même. Il a rappelé la frontière orientale de la Finlande et constate que si un peule de cinq millions de personnes se charge seul de sa défense, il y a déjà pas mal de responsabilités à assumer.
Yle

Propos de M. Tuomioja
M. Tuomioja, député du PSD, ancien ministre des Affaires étrangères, regrette la passivité de la direction des partis de la coalition gouvernementale dans leurs réactions face à des commentaires racistes de députés de certains de ces partis. La Finlande apparaît pour lui très réticente à assumer sa part de responsabilité concernant les questions actuelles au niveau européen.
Il estime que les économies touchant les crédits au développement nuisent à la réputation de la Finlande.
AHS/A8

Grande-Bretagne

Visite en Finlande du ministre britannique des finances
Helsingin Sanomat relève que le ministre britannique des finances George Osborne a effectué une visite en Finlande dimanche et lundi. Il a eu des entretiens avec son collègue finlandais, le ministre des finances Alexander Stubb et le ministre des affaires étrangères Timo Soini. M. Osborne a également participé à la conférence des ambassadeurs finlandais.
Selon M. Osborne, l’Union européenne devrait faire plus de coopération afin de résoudre les problèmes économiques. « Nous avons besoin d’une Union européenne qui travaille en faveur de tous les 28 Etats membres et non seulement en faveur de la zone euro. »
« La Grande-Bretagne ne veut pas adhérer à la zone euro mais nous souhaitons le succès de l’euro. Quelques mesures ont été prises ces dernières années pour stabiliser l’euro mais il en faut plus. La question fondamentale pour le succès de l’euro est qu’il faut avoir suffisamment d’intégration politique et économique. Même si nous voulons pas y participer cela ne signifie pas que nous ne voulons pas soutenir le processus afin de développer l’euro », selon le ministre britannique.
M. Osborne, qui est ministre des finances depuis cinq ans, estime que tous les pays occidentaux doivent répondre au défi de savoir comment créer de nouveaux emplois. « Une possibilité est de vivre selon ses moyens. Si une économie est déficitaire pendant longtemps les mal lotis en souffrent à la longue. Il y a cinq ans l’économie britannique a été déficitaire. Nous avons pris des décisions difficiles et par la suite de nouveaux emplois ont été créés et notre économie a cru plus que les autres économies occidentales. Pour cela, je comprends ce que le gouvernement finlandais essaie de mettre en œuvre. »
Lors de ses rencontres avec les politiciens et fonctionnaires finlandais M. Osborne a voulu les informer concernant les changements souhaités par la Grande-Bretagne dans l’Union européenne. « Le chômage ne cesse d’augmenter. Au lieu de parler il faut faire des changements ».
Une des questions fondamentales concerne les migrations dans l’UE. « Nous avons besoin d’une Union où les gens peuvent circuler librement pour travailler et apporter leur contribution à l’économie nationale. Il ne faut pas que les gens ne cherchent que des services sociaux et ne font que grever les économies nationales. »
M. Osborne est favorable à l’augmentation du pouvoir de décision des parlements nationaux. Il y a longuement eu un débat en Grande-Bretagne sur une éventuelle dénonciation de la Convention européenne des droits de l’homme, rapporte HS.
HS/A27

Société

Environnement

Six nouvelles espèces de lichen en Finlande
Turun Sanomat rapporte que dans le cadre d’un programme de recherche financé par le ministère de l’environnement, la chercheuse Annina Launis a découvert six nouvelles espèces de lichen en Finlande.
TS/10

Père Noël

Un des trois Pères Noël de Rovaniemi est au bord de la faillite
Selon Helsingin Sanomat, l’entreprise Dianordia qui gère Joulupukin Kammari (chambre du Père Noël) au Cercle polaire serait au bord de la faillite. L’entreprise doit payer une dette fiscale de 200 000 euros d’ici jeudi.
Pendant la saison touristique, on peut voir trois Pères Noël à Rovaniemi : deux au Cercle polaire et un au parc touristique Santapark.
HS/A10

Lundi 24 août
Politique intérieure

Pacte social

Echec du projet de pacte social
« Le gouvernement pressé de réformer la législation » HS
« La compétitivité dépend maintenant du gouvernement » HS
Durant le week-end, le gouvernement s’est réuni pour réfléchir aux moyens d’améliorer la compétitivité des entreprises malgré l’échec du projet de pacte social.
Le Premier ministre Juha Sipilä va annoncer, aujourd’hui, lundi, comment et selon quel calendrier il compte avancer.
Le gouvernement a missionné Harri Hietala (administrateur au ministère de l’Economie) pour remettre d‘ici le 15 octobre un rapport sur les moyens de réformer la législation afin d’augmenter la possibilité de prendre des décisions au niveau des entreprises, sans toutefois remettre en cause le caractère contraignant des conventions collectives. En effet, toute remise en cause du caractère contraignant des conventions collectives entrainerait une instabilité sociale. Le gouvernement va toutefois rechercher les moyens d’augmenter la possibilité pour les entreprises de prendre des décisions dans les domaines de l’emploi. Helsingin Sanomat relève qu’en Finlande les accords au niveau de l’entreprise sont peu développés, y compris lorsque les conventions collectives prévoient de la souplesse au niveau des entreprises.
Concernant des réformes sur le marché du travail, le gouvernement dispose d’un an car les actuelles conventions collectives viendront à échéance çà l’automne 2016.
Helsingin Sanomat relève que pour le temps de travail les possibilités du gouvernement sont limitées car les conventions collectives organisent la durée du travail. Le gouvernement pourrait toutefois légiférer sur les jours fériés ou sur les jours de carence en cas de maladie.
Pour améliorer la compétitivité-coût des entreprises, le gouvernement pourrait recourir à une dévaluation fiscale. Il a la possibilité de baisser les charges des entreprises. En contrepartie, il pourrait augmenter la TVA pour financer ces mesures. Une augmentation d’un point de TVA rapporte environ un milliard dans les caisses de l’Etat.
Un autre avantage est que ce type de décision ne dépend pas des conventions collectives et pourrait donc être mis en œuvre par exemple dès le début de l’année prochaine.
Le gouvernement va aussi chercher à améliorer l’emploi en diminuant par exemple la durée de versement des allocations chômages.
STT rapporte que, en même temps, la Finlande est confrontée à la poursuite de la dégradation de son économie.
Les décisions économiques du gouvernement seront donc un test pour la coalition gouvernementale. Le président des Vrais Finlandais a déclaré à Imatra qu’il y aurait au gouvernement un bras de fer sur les décisions à prendre concernant les économies à venir. En effet, les Vrais Finlandais ont reçu des critiques de leurs électeurs sur la politique d’austérité. M. Soini a toutefois réaffirmé que son parti soutenait la ligne du gouvernement, quand bien même il ne réussirait pas à appliquer tous ses objectifs.
HS AL TS KS

Déclarations et commentaires
Le ministre des l’Economie Olli Rehn a déclaré que l’échec du pacte social marquait la fin du corporatisme en Finlande et le retour au parlementarisme. Ces propos ont suscité une vague de critiques de la part des représentants syndicaux.
Le politologue Markku Jokisipilä souligne que « la Finlande demeure un pays corporatiste et au modèle nordique social-démocrate. Il est toujours très difficile de réaliser des réformes si les syndicats s’y opposent ».
Lauri Nurmi (Lännen Media) estime que l’échec du pacte social pourrait avoir de dures conséquences. Si le gouvernement s’attaque au dialogue social, la paix sociale pourrait être menacée. Le traditionnel dialogue tripartite (Etat et partenaires sociaux) semble affaibli, mais rien ne dit que M. Sipilä n’aura pas à cœur d’étouffer les velléités de grèves, écrit Lauri Nurmi. Il juge d’ailleurs que, désormais, M. Sipilä est devant ses responsabilités ; Il a fait bouger les lignes politiques. Les semaines à venir seront pour lui cruciales : il doit prendre des décisions sans les partenaires sociaux.
TS AL Kaleva

Editoriaux
« Le pacte social a échoué pour de multiples raisons » HS
« On a encore perdu du temps » AL
« Le gouvernement peut désormais choisir ses mesures » KS
Helsingin Sanomat relève que l’échec du pacte social est une défaite pour M. Sipilä et probablement sa première déception comme chef de gouvernement. Le quotidien estime que les principales raisons à cet échec sont autant le peu d’expériences du gouvernement dans le dialogue social et l’opposition des syndicats de gauche envers un gouvernement de droite.
Aamulehti regrette que les grandes attentes placées dans le pacte social se soient changées en déception. On a surtout perdu du temps, selon l’éditorialiste qui estime que le gouvernement doit maintenant utiliser le pouvoir politique que les élections lui ont conféré. Ce qui pourrait permettre d’arriver à des solutions pus rapidement que par le dialogue social.
Keskisuomalainen considère que, maintenant le pouvoir est entre les mains du gouvernement car les partenaires sociaux n’ont pas su ou pu s’en saisir.
HS AL

Des milliers de manifestants contre l’austérité
A Helsinki, une manifestation contre les coupes budgétaires annoncées par le gouvernement a rassemblé 5000 personnes selon la police.
HS

Moins de 20% des Finlandais prêts à diminuer leurs salaires
Selon un sondage, 18% des Finlandais seraient prêts à des diminutions de salaires, 34% à des augmentations du temps de travail et 24% à des réductions de congés ; 41% ne sont prêts à aucune de ces mesures pour améliorer l’économie du pays.
HS

Economie

Faibles perspectives pour les exportations
La croissance mondiale sera faible l’année prochaine aussi. Les prévisions finlandaises à l’exportation ne cessent d’être révisées à la baisse, relève Kauppalehti.
au premier semestre, les exportations finlandaises ont diminué de 35% vers la Russie, de 20% vers la Suède et de 16% vers le Royaume-Uni. Elles ont augmenté de 13% vers l’Allemagne et de 10% vers les Etats-Unis.
KL

Les problèmes de la Chine se feront sentir en Finlande
Helsingin Sanomat rapporte que les entreprises finlandaises seront affectées par le ralentissement de la croissance en Chine.
Selon l’expert de Nordea, Eero Färkkilä, les industries finlandaises qui fournissent les groupes travaillant en Chine seront touchées. Au premier rang se trouve Kone dont 40% des commandes viennent de chine. C’est aussi le cas de groupes comme Outotec et Metso ou Konecranes et Cargotec.
HS

OP revoit ses prévisions à la baisse
La banque OP-Pohjola prévoit une récession de 0,3% en 2015 et une croissance de 0 ,8% en 2016.
Selon OP, les crises en Russie et en Chine pourraient encore baisser ces prévisions de croissance.
Yle

Energie

Changements à Fennovoima
Le principal actionnaire de Fennovoima, Voimaosakeyhtiö SF a annoncé le départ de sa présidente Elina Engman qui sera remplacée par Jussi Lehto qui dirige la compagnie d’électricité de Kerava.
HS

Politique étrangère et européenne

Immigration

Propos de M. Orpo
Le ministre de l’Intérieur, M. Orpo, relève qu’au printemps, les négociateurs pour le programme du gouvernement ne prévoyaient pas du tout une augmentation du nombre de demandeurs d’asile de 10 000 personnes. C’est un défi important pour le gouvernement, et notamment pour les Vrais Finlandais. M. Orpo propose à ce parti de réfléchir à ce que cela veut dire que de participer au gouvernement et à ce qu’un parti de la coalition peut se permettre de dire. Pour lui, les propos de Mme Slunga-Poutsalo, secrétaire des Vrais Finlandais, qui a fustigé le « tourisme économique » des demandeurs d’asile relève du racisme.
M. Orpo relève qu’une étude sera effectuée sur l’existence d’éventuels facteurs d’attrait en Finlande, même s’il ne pense pas qu’il y en ait.
Les règles concernant le regroupement familial devront être revues, selon le ministre. Concernant les mesures d’intégration, M. Orpo relève qu’elles aident les immigrés à trouver du travail et à devenir membres à part entière de la société. L’intégration sert également à prévenir la radicalisation et les mouvements extrémistes, selon lui.
HS/sam/A14

Propos de Mme Slunga-Poutsalo
Mme Slunga-Poutsalo considère les propos de M. Orpo (Rassemblement national) comme inappropriés. Elle ne se considère pas comme raciste. Pour elle, il faut pouvoir évoquer les motivations des demandeurs d’asile, la moitié des demandes étant rejetées.
Mme Slunga-Poutsalo relève que, concernant le regroupement familial, il y a dans beaucoup d’Etats européens des règles plus strictes qu’en Finlande.
Turun Sanomat relève que M. Soini, ministre des Affaires étrangères et président des Vrais Finlandais, n’a pas commenté les propos de Mme Slunga-Poutsalo sur le tourisme économique.
HS/dim/A11, TS/dim/9

Logement dans des containeurs ?
Aamulehti relève que l’Office national de l’immigration prévoit éventuellement d’accueillir des demandeurs d’asile dans des containeurs. En effet, les centres d’accueil dont la capacité est de 5000 personnes sont pleins.
AL/sam/A9

Un navire de patrouille envoyé à l’île de Kos
La Finlande envoie un navire en Grèce pour des patrouilles que les gardes-frontières finlandais effectueront dans la Mer Egée du début octobre jusqu’à la fin de l’année. Une équipe de 6 à 9 personnes accompagnera le navire.
AL/sam/A8

Immigration liée au travail

Attitudes contradictoires dans les syndicats concernant l’immigration
Helsingin Sanomat relève que, selon une thèse de doctorat récente, des syndicats qui ont beaucoup de membres d’origine immigrée, à la fois s’opposent et soutiennent l’immigration liée au travail. Les syndicats concernés par l’étude souhaitent protéger le statut des immigrés sur le marché du travail. En même temps, ils souhaitent également maintenir les restrictions actuelles concernant la main d’œuvre venant d’en-dehors de l’UE et de l’EEE, du fait du taux de chômage élevé en Finlande.
HS/lun/A12

Sécurité intérieure

La Finlande obtient 30 millions d’euros pour la sécurité frontalière
La Commission européenne a adopté la part de financement concernant la Finlande dans son fonds de sécurité intérieure.
La Finlande recevra 53 millions d’euros pour son plan d’action national. La part de 30 millions d’euros sera consacrée à la sécurité frontalière. Il s’agira de développer le contrôle et la surveillance frontaliers.
TS/lun/6

Crédits au développement

Les ONG sont choquées par les économies décidées
Helsingin Sanomat rend compte des économies prévues concernant le financement des ONG du domaine du développement. Selon la proposition du ministère des Finances, la somme qui s’élève aujourd’hui à 114 millions d’euros passerait à 65 millions d’euros en 2016.
La somme totale prévue pour l’aide au développement est proposée d’être diminuée de 300 millions d’euros. Comme les recettes des ventes de quotas d’émissions, ciblées pour le développement lors de la législature précédente, seront désormais canalisées pour l’industrie, les diminutions concernant l’aide au développement seront en réalité plutôt de l’ordre de 400 millions d’euros.
Les ONG seront obligées d’interrompre des projets déjà en cours, et d’arrêter l’aide dans des dizaines de pays.
HS note que l’agence de médiation crée par le Président Ahtisaari, Crisis Management Initiative, est touchée par les économies et envisage de supprimer des emplois.
HS/sam/A6-7

Violation de l’espace aérien

Deux avions américains auraient pénétré l’espace aérien finlandais
Le ministère de la défense soupçonne deux avions américains d’avoir violé l’espace aérien finlandais, dimanche, aux Îles Åland. Les avions sont restés dans l’espace aérien finlandais pendant un quart d’heure.
Le ministère de la Défense n’en dit pas plus sur l’incident. Les gardes-frontières chargés de l’enquête en la matière ne le commentent pas non plus.
KS/lun/3

France – Finlande

Mode

Aalto International à Paris
Aalto International participera cette année à la semaine de la mode à Paris
Aalto Internaitonal a des bureaux à Helsinki et Paris et est dirigé par Tuomas Merikoski qui a notamment été en charge de la collection homme de Givenchy.
HS

France

Politique : Front national
Helsingin Sanomat et Hufvudstadsbladet publient des reportages sur la direction du Front national.

Migration : Calais
Hufvudstadsbladet publie un reportage sur les immigrés qui se concentrent dans la région de Calais.
Hbl

Vendredi 21 août 2015

Politique intérieure

Pacte social

Echec du projet de pacte social
« Le différend sur les pourcentages a empêché un accord » KS
Lors d’une conférence de presse, hier, le Premier ministre a déclaré qu’il était très déçu que son projet de pacte social ne puisse voir le jour.
En pratique, le projet de pacte social a échoué en raison du différend sur l’objectif chiffré proposé par le gouvernement. Ce dernier avait annoncé que le pacte social devait diminuer de 5% les coûts unitaires de travail afin d’améliorer la compétitivité.
La principale confédération syndicale SAK avait annoncé qu’elle s’opposait à ce qu’un objectif chiffré soit fixé à l’ouverture des négociations. « La SAK n’envisageait pas de s’engager dans des négociations dont les objectifs sont fixés par une autre partie », a déclaré son président Lauri Lyly. Les autres confédérations étaient prêtes à négocier sur un tel objectif. . Elles ont exprimé leur déception de l’échec des négociations, soulignant toutefois que cela ne constituait pas une surprise.
Le Premier ministre a annoncé que le gouvernement allait rechercher dès aujourd’hui des alternatives au projet de pacte social. L’objectif demeure d’améliorer la compétitivité cout afin d’éviter les coupes budgétaires (960 millions d’euros) et hausses d’impôts (450 millions d’euros) prévues.
Le gouvernement envisage donc de publier au début de l’automne un programme destiné à améliorer la compétitivité. « On va étudier la législation et voir si l’on trouve des mesures qui pourraient avoir le même type d’effet que ce que nous recherchions par le pacte social. Nous assumons désormais nos responsabilités et cherchons un chemin alternatif (au dialogue social). Nous avons besoin d’environ un an pour le mettre en application », a déclaré M. Sipilä. Il a souligné que le secteur public ne sera pas épargné. « Améliorer la compétitivité-coût aurait aussi aidé les finances publiques, des communes et de l’Etat. Quand nous allons rechercher de nouvelles mesures, elles toucheront aussi le secteur public », a-t-il dit.
Kauppalehti relève que le gouvernement a demandé à Harri Hietala (administrateur au ministère de l’Economie) un rapport sur les moyens de réformer la législation afin d’augmenter la possibilité de prendre des décisions au niveau des entreprises, sans toutefois remettre en cause le caractère contraignant des conventions collectives.
M. Sipilä a déclaré que le gouvernement évaluera au printemps 2017 si l’objectif du programme gouvernemental a été atteint et si l’on peut donc éviter les coupes budgétaires supplémentaires prévues.
Helsingin Sanomat estime que l’échec du projet de pacte social aura plusieurs conséquences négatives pour le pouvoir d’achat des ménages (en raison des économies supplémentaires qui seront mises en œuvre), pour la croissance économique, pour la crédibilité du gouvernement, pour la paix sociale (le risque de grèves va croitre) et pour le pouvoir des partenaires sociaux (le gouvernement étant moins enclin à recourir au dialogue social).
HS AL KL

Commentaires
« La recherche d’un accord pourrait se muer en grand désaccord » HS
Teemu Luukka (Helsingin Sanomat) souligne que, avec le pacte social, c’est le plus grand projet du gouvernement qui a échoué. Or, M. Sipilä avait aussi pour ambition de réformer le marché du travail en diminuant le système d’allocations chômages et en augmentant les accords d’entreprises. S’il le fait sans écouter les syndicats, cela ne se fera pas sans instabilité sociale, estime M. Luukka.
Le politologue Markku Jokisipilä estime que l’annonce du gouvernement de rechercher de nouvelles mesures est une surprise. Selon lui, « cela met une forte pression sur la cohésion interne du gouvernement qui devra montrer sa capacité à utiliser son pouvoir politique ».
HS AL

Editoriaux
« Il faut retrouver la compétitivité de nos industries exportatrices » HS
« La modération salariale pourrait être la solution » KS
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat souligne que la compétitivité des industries exportatrices finlandaises s’est détériorée en 2008-2009 quand d’importantes augmentations salariales ont été accordées alors que la crise financière allait toucher la Finlande et freiner la croissance économique. Mais les problèmes de la Finlande ne viennent pas seulement du niveau des salaires : la structure de l’économie finlandaise a aussi connu un grand choc avec la diminution du secteur des TIC et de la demande de papier. Sans Nokia on ne fait plus de produits à forte valeur ajoutée en Finlande et aucun nouveau Nokia ne se profile à l’horizon, conclut HS.
Turun Sanomat relève que le second essai de M. Sipilä d’arriver à un pacte social a connu le même résultat que le premier, tenté au moment de la formation du gouvernement : un échec. Il s’agit-là du premier revers important pour le gouvernement. Ce dernier devra réfléchir aux moyens dont il dispose pour améliorer la compétitivité. M. Sipilä a annoncé qu’il va essayer d’éviter de recourir à de nouvelles économies et hausses d’impôts. Comment y parviendra-t-il, c’est une autre question, se demande Turun Sanomat qui conclut que ce n’est pas seulement un échec du gouvernement mais aussi des partenaires sociaux.
Keskisuomalainen estime que, finalement, si les salaires augmentent moins vite que dans les pays concurrents comme l’Allemagne, l’effet recherché par le pacte social pourrait être atteint par ce moyen.
HS TS KS

Emploi

Difficulté à trouver des employés pour certains emplois
Kauppalehti rend compte du fait que sur le marché de travail finlandais, il manque souvent une adéquation entre l’offre et la demande de main d’œuvre qualifiée (niveau formation supérieure). Le chômage des personnes diplômées d’études supérieures a augmenté plus que le chômage total, durant les trois dernières années. En même temps, le nombre d’emplois vacants pour lesquels il est difficile de trouver de la main d’œuvre formée a augmenté considérablement, sa part est passée de 36 % il y a un an à 43 % aujourd’hui.
Les domaines qui posent problème sont surtout les sciences et la technologie ainsi que l’information et la communication.
Il y a 56 000 personnes diplômées d’études supérieures au chômage, et le ministère de l’Emploi et de l’Economie et les services de l’emploi renforcent les outils de recherche du travail.
KL/32

Salaires

Le salaire moyen au secteur privé a été environ de 3 500 euros par mois en 2014
Helsingin Sanomat rapporte que selon les statistiques du Centre national de la statistique, publiées jeudi, le salaire mensuel moyen a été de 3 538 euros par mois au secteur privé et la médiane des salaires a été de 3 135 euros par mois.
Il y a le plus de salariés dans la catégorie 2 500 – 3 500 euros par mois. Les salariés de 40 à 44 ans gagnent le plus, 3 860 euros par mois en moyenne.
Le salaire médian des salariés ayant un diplôme supérieur est en moyenne de 4 269 euros pas mois.
HS/A31

Association des communes

M. Koskinen nommé directeur général
Selon Nykypäivä, Jari Koskinen, ancien député (1996-2009) et ministre du Kokoomus, a été nommé au poste de directeur général de l’association des communes finlandaises, Kuntaliitto, pour une période de sept ans. Il fût ministre de l’agriculture du second gouvernement de M. Lipponen et du gouvernement de M. Katainen.
Hanna Tainio, ancienne députée du PSD, a été nommée directrice générale adjointe de Kuntaliitto.
NP/5

Tabac

Augmentation des taxes et réforme de la législation
Il est prévu que la fiscalité sur le tabac soit augmentée par étape à quatre reprises en 2016 et 2017. L’année dernière, les recettes concernant cet impôt se sont élevées à 785 millions d’euros, contre 863 millions d’euros prévues concernant l’année en cours. L’objectif du gouvernement est d’augmenter ces recettes de 270 millions d’euros durant la législature.
Chaque année, 5,2 milliards de cigarettes sont consommées en Finlande, la part des cigarettes importées par les voyageurs (principalement de l’Estonie, puis de la Russie) en représentant 9 % et celle des cigarettes trafiquées de 3 à 5 %.
Selon l’Institut de la santé publique, le coût engendré pour la société par le tabagisme s’élève à 1,5 milliards d’euros.
Le ministère des Affaires sociales et de la Santé demande des avis concernant la proposition de loi pour le 28 septembre, l’objectif étant de présenter le projet de loi avant la fin de l’année.
KL/8-9

Tourisme

Les entreprises du tourisme n’ont pas peur de la récession
Helsingin Sanomat rapporte que le secteur du tourisme n’a pas peur des faibles perspectives de l’économie finlandaise. Les entreprises comptent investir, d’ici deux ans, au moins 550 millions d’euros entre autres dans les hôtels et les logements de vacances.
Le directeur général du patronat du secteur Timo Lappi estime même que les investissements peuvent s’élever à un milliard d’euros d’ici cinq ans.
HS/A30

Politique étrangère et européenne

Grèce

Annonce de nouvelles élections
Helsingin Sanomat rapporte que le Ministre des finances Alexander Stubb ne pense pas que la démission de M. Tsipras et l’annonce de nouvelles élections aura un effet sur le nouveau plan d’aide accordé à la Grèce.
« Nous estimons que le nouveau programme d’aide et ses conditions seront respectés quel que soit le nouveau gouvernement. Les problèmes de la Grèce ne vont pas disparaitre en dépit des nouvelles élections ».
Le ministre des Affaires étrangères et président des Vrais Finlandais Timo Soini estime que la démission de M. Tsipras n’aura pas d’effet pour la Finlande. « Mais cela aura un effet sur la zone euro car il y a une situation où il n’y a plus de gouvernement en Grèce. Je pense que Tsipras a vu là une opportunité : sa position est forte et il pourra nettoyer ses listes des frondeurs. Il vise à renforcer sa position et en a de réelles possibilités car l’opposition est faible en Grèce ».
M. Soini craint toutefois que la démission du gouvernement ouvre une période d’instabilité et de spéculations sur la capacité de la Grèce à remplir les conditions qui lui ont été fixées (pour le troisième plan d‘aide).
Il relève que, d’une manière générale, l’Europe et la zone euro sont actuellement en grandes difficultés.
HS AL

Immigration

La Finlande se prépare à l’arrivée de 15 000 demandeurs d’asile
Le ministre de l’Intérieur, M. Orpo, intervenu lors d’une conférence de presse, hier, estime qu’un monde où la Finlande fermerait ses frontières n’est pas possible. Le gouvernement n’a pas d’autre choix que de gérer ce problème, selon lui. Il relève que 15 000 demandeurs d’asile, et même plus, pourraient venir en Finlande cette année. Le chiffre se base sur l’évaluation de l’Office national de l’immigration.
A la mi-août, il y avait 5293 demandeurs contre 3651 en 2014. En juillet 2015, il y en avait quatre fois plus par rapport à juillet 2014.
M. Orpo admet que l’échelle des chiffres représente un défi important pour la Finlande au niveau du traitement des demandes d’asile et de l’intégration.
Il s’agira d’ouvrir de nouveaux centres d’accueil. Dans un premier temps, il est prévu d’accueillir 500 personnes à Keuruu (dans les locaux d’une ancienne garnison) et 250 personnes à Forssa. L’Office national de l’immigration recrutera 70 nouveaux employés et la police 50 pour l’étude des dossiers, afin que les délais d’études ne se rallongent pas démesurément.
Selon M. Orpo, le système finlandais en matière d’asile ne cache pas de facteurs d’attrait. L’explication pour le nombre accru de demandeurs est le nombre important de réfugiés (dans le monde) et le fait que la Finlande est un pays sûr.
Le gouvernement se prépare à des besoins de crédits supplémentaires en 2016. Cette année, les dépenses supplémentaires seraient de 2,2 millions d’euros et l’année prochaine de 11,4 millions d’euros. Le ministère de l’Emploi et de l’Economie prévoit aussi des augmentations dans les sommes versées aux communes qui accueillent des réfugiés. Il s’agirait de 23 millions d’euros de plus.
M. Orpo relève que des solutions sont recherchées sur plusieurs fronts en Finlande et dans l’UE.
M. Soini, ministre des Affaires étrangères, relève qu’en raison du nombre important de demandeurs, il pourra être envisagé de diminuer les aides financières les concernant. M. Orpo relève que la Finlande est déjà stricte en ce qui concerne sa législation et ses aides.
AL/A13, HS/A10, KS/8, KL/7, NP/2-3

Estonie - Russie

La Finlande exige la libération d’Eston Kohver
Selon Nykypäivä, organe du Kokoomus, le ministre des affaires étrangères Timo Soini a pris position sur la peine de prison infligée au policier estonien Eston Kohver en Russie.
Le ministère des affaires étrangères a publié sur Twitter la position de M. Soini, rédigée en anglais et selon laquelle « la Finlande exige toujours la libération immédiate du policier Kohver et son retour en Estonie en sécurité ».
NP/5

Médiation de la paix

Le rôle international de la Finlande
Keskisuomalainen relève que, selon le ministre des affaires étrangères Timo Soini, malgré les économies importantes mises en œuvre, le gouvernement souhaite consolider le rôle de la Finlande en tant que médiateur de la paix. Il admet toutefois que les coupes dans le budget de l’aide au développement touchent plusieurs organisations non gouvernementales qui doivent licencier des effectifs.
Le financement de la CMI, organisation de médiation de la paix créée par le président Martti Ahtisaari, sera réduit de plus de 20 %, ce qui diminuera ses activités en Ukraine, en Afrique et au Proche-Orient.
« Il y a aussi des ressources qui restent. Il s’agit d’une priorisation assez violente », selon M. Soini.
M. Soini rappelle que la nomination de Pekka Haavisto en tant que son envoyé spécial est une mesure afin de renforcer le rôle finlandais dans la médiation internationale.
KS

France – Finlande

La nuit des arts

Les géants de la Compagnie l’homme debout ont charmé Helsinki
Les médias ont couvert de manière élogieuse le spectacle réalisé, hier, dans les rues d’Helsinki, par la Compagnie l’Homme debout.
HS Yle MTV3

Exposition

Lartigue à Turku
Kauppalehti Optio publie une bonne critique de l’expositions de photographies de lartigue au musée des arts de Turku jusqu’au 20 septembre.
KL-Optio

Jeudi 20 août 2015

Politique intérieure

Pacte social

Le pacte social pourrait échouer
Hier soir, le premier ministre Juha Sipilä a réuni les partenaires sociaux pour discuter de la possibilité de s’engager dans des négociations visant à établir un pacte social. A l’issue de la réunion d’hier, il semblait peu probable que ces négociations aboutissent. Selon le Premier ministre Juha Sipilä, il n’existerait que 20 à 30% de possibilités qu’un tel pacte voit le jour.
« Les parties sont très éloignées des conditions qui permettraient à un tel acte de voir le jour », a dit M. Sipilä.
Les négociations sous la direction du médiateur Juhani Salonius vont toutefois reprendre aujourd’hui. L’échéance est toujours fixée à vendredi. Il faudrait donc que les parties arrivent à un accord sur l’objectif et le processus de négociation au plus tard vendredi. Ce jour-là les partenaires sociaux vont réunir leurs instances pour prendre une décision.
« Pour le gouvernement, il est important que l’on ne s’engage pas dans un processus dilué mais que l’on s’engage dans un objectif concret et un processus qui soit chiffrable », a dit M. Sipilä.
Le gouvernement a fixé comme objectif de ce pacte social une diminution du coût unitaire du travail d’au moins 5% afin d’améliorer la compétitivité relative de la Finlande par rapport à ses principaux partenaires.
Le ministre des Finances et président du Kokoomus Alexander stubb a souligné qu’il était important que le gouvernement tienne à son objectif chiffre de « saut de compétitivité ».
La confédération syndicale SAK a annoncé qu’elle n’était pas prête à négocier sur un objectif chiffré.
De son côté la confédération Akava a déclaré être prête à négocier sur untel objectif, mais exige qu’il y ait un agenda beaucoup plus large et équilibré, « afin qu’il y ait beaucoup d’autres choses de l’autre côté de la balance », selon son président Sture Fjäder.
La confédération STTK estime qu’il n’y a pas lieu de « se lier à certains chiffres ». Si la confédération envisage de négocier sur l’objectif du gouvernement, elle demande elle aussi un accord équilibré. « Nous n’excluons aucune sujet, mais nous allons proposer nos propres objectifs. En contrepartie, le patronat va faire ses propres propositions et nous espérons que l’on pourra discuter de tout ».
Helsingin Sanomat relève qu’en réalité, jusqu’à présent, les partenaires sociaux n’ont encore jamais discuté de ce pacte social. Chacun a rencontré le médiateur Juhani Salonius et présenté ses propres objectifs. Mais ce n’est qu’aujourd’hui que les partenaires sociaux discuteront ensemble de ce projet. Certaines personnes impliquées dans ces négociations qualifient cette procédure « d’étrange »
KS

Manifestation contre les économies budgétaires
Demokraatti rapporte qu’une manifestation contre les économies budgétaires aura lieu samedi à Helsinki.
Dem

« La Finlande amorphe » HS
Helsingin Sanomat écrit que la Finlande est « amorphe et déboussolée. L’économie est à l’arrêt depuis sept ans et les prévisions sont faibles. Les bonnes nouvelles sont rares. La Finlande est le seul pays européen à n’avoir pas connu de croissance économique au premier semestre. Ni les entreprises finlandaises ni les entreprises étrangères ne veulent investir en Finlande, ce qui témoigne du peu d’attractivité du pays. »
« En exagérant un peu on pourrait dire que le pays de Nokia est devenu un pays producteur de cellulose qui a perdu la confiance en lui. »
HS rapporte que les experts économiques soulignent le manque de vision et de perspectives d’avenir qui règne en Finlande. Le quotidien organise aujourd’hui un débat sur la morosité actuelle en Finlande.
HS

Gouvernement

Acte de vandalisme contre le domicile de M. Stubb
Keskisuomalainen rapporte que la police estime que le vandalisme contre le domicile du ministre des finances Alexander Stubb, qui a eu lieu dans la nuit de lundi à mardi à Espoo, a été intentionnel mais il n’avait pas de motifs politiques.
Le Premier ministre Juha Sipilä a brièvement évoqué l’incident hier à Jyväskylä à l’occasion de la réunion du Parti du Centre. Pour lui, l’incident montre que l’ambiance est plus tendue dans la société. Il estime qu’on pourrait résoudre des problèmes si les citoyens participaient à la société de façon saine et s’il n’y avait pas autant de chômage.
« Il fait partie de la démocratie finlandaise que les dirigeants politiques vivent en sécurité. Cela sera évoqué au sein du gouvernement aussi », selon le Premier ministre.
Selon Yle, la police a interpelé deux jeunes hommes qui sont soupçonnés de trois actes de vandalisme à Espoo, dans les quartiers de Westend et Haukilahti, contre le domicile de M. Stubb, un jardin d’enfants et une école.
KS/11, Yle

Menaces contre M. Stubb sur Facebook
Keskisuomalainen rapporte qu’un groupe sur Facebook, intitulé « Tuez Alexander Stubb », existe depuis quelque temps et comporte des dizaines de personnes. Il y a des menaces contre le ministre des finances Alexander Stubb, mais aussi contre le Premier ministre Juha Sipilä et le ministre des affaires étrangères Timo Soini.
L’unité chargée de sécurité de la direction politique finlandaise a été en contact avec la gestion de Facebook qui a pourtant refusé de supprimer ce groupe.
En réponse au quotidien Keskisuomalainen, la maintenance de Facebook a estimé mercredi matin que « le groupe de constituait pas de menace de violence crédible et ne violait pas les normes de la communauté de Facebook ». Le groupe a toutefois disparu mercredi soir, soit par une action de la maintenance de Facebook ou du groupe lui-même.
M. Soini estime que ce groupe est coupable d’incitation à la haine. « Il faut que cela ait des conséquences pour l’entreprise et ceux qui ont créé le groupe. »
KS/11

Réforme des services sociaux et de santé

Les 20 districts de santé remplacés par 12 à 13 régions de santé
Les chercheurs de l’université Aalto ont publié hier un rapport selon lequel il faudrait remplacer les 20 districts de santé par une douzaine de régions de santé. Ces régions regrouperaient au moins 170 personnes.
Les chercheurs estiment que la réforme pourrait permettre d’économiser jusqu’à 2 à 3 milliards d’euros.
KS

Immigration

Le Centre se montre ouvert à l’idée d’accueillir plus de réfugiés
Hufvudstadsbladet relève que, selon M. Sipilä, Premier ministre, la Finlande est prête à accueillir plus de réfugiés que jusqu’à présent. M. Vanhanen, président du groupe parlementaire du parti, relève qu’il va de soi qu’il faut aider ces personnes qui fuient la guerre et des conditions instables. La question a été évoquée lors de la réunion estivale de la direction du parti, hier.
M. Sipilä estime que l’UE devra tôt ou tard prendre position sur les flux accrus de réfugiés et il s’agira pour la Finlande d’assumer sa part de responsabilité. Il souligne que malgré le nombre croissant de demandes, il faudra pouvoir étudier les dossiers de façon appropriée. Les ministères compétents prépareront une estimation sur le coût à prévoir.
M. Sipilä prévoit un débat au niveau européen sur les façons d’intervenir dans les causes de la migration. Pour lui, il serait le plus important d’obtenir un début de solution diplomatique en Syrie. Il faudrait pouvoir entamer des mesures concrètes sur place.
HBL/7, KS

Comparaison sur les allocations versées aux demandeurs d’asile dans les pays nordiques
Yle a fait une comparaison sur les aides financières versées à des demandeurs d’asile en Finlande, en Suède, en Norvège et au Danemark. C’est au Danemark que les sommes sont les plus importantes.
En Finlande, une famille comptant deux adultes et trois enfants reçoit 1140 euros par mois, contre 760 euros en Suède, 1400 en Norvège et 1470 au Danemark. La nourriture n’est pas inclue dans ces sommes. Si les repas sont offerts au centre d’accueil, l’aide est moins importante.
Depuis 2009, le système finlandais a changé. Le niveau des aides versées cette année-là était plus élevé, 1277 euros par mois. Une nouvelle législation est entrée en vigueur en 2011 et l’aide a été revue à la baisse.
En Finlande, le logement et les soins médicaux de base sont prévus gratuitement pour les réfugiés.
A la fin juillet, la Finlande a reçu 4121 demandes d’asile, contre 37 033 en Suède. La Norvège en a reçu plus de 6000, et le Danemark, à la fin mai, environ 3000.
Yle.fi

Fonction publique

Le nombre de fonctionnaires de l’Etat ne cesse de diminuer
Helsingin Sanomat écrit que le nombre de fonctionnaires d’Etat en Finlande n’a cessé de diminuer depuis le début des années 1990 : ils sont passés de 210 000 à 77 000.
La crise des années 1990 a supprimé 60 000 postes dans la fonction publique d‘Etat quand de nombreuses administrations ont été transformées en entreprises (poste, transport…).
Ensuite les gouvernements Vanhanen et Katainen des années 2000 ont décidé de ne remplacer qu’un départ sur deux à la retraite ce qui a supprimé 12 000 emplois. Il y a cinq ans, les universités ont été rendues autonomes ce qui a fait disparaître 40 000 emplois de la fonction publique d’Etat. Et depuis l’année dernière nombre d’administration ont lancé des plans sociaux qui ont conduit à des licenciements. « Plus rien ne différencie les salariés du public de ceux des entreprises. Nombreux étaient ceux qui pensaient que cela n’arriverait jamais », écrit HS qui rappelle que le VTT a licencié 250 personnes ou la direction de la santé 120.
Désormais les agents de la fonction publique d’Etat ne représentent plus que 3,7% des salariés. Parmi eux environ 40% travaillent pour la défense, la police et les gardes-frontières.
Ce chiffre est le plus faible de l’UE, relève HS.
Et à l’avenir il devrait encore diminuer car on estime que durant les trois prochaines années ce sont 14 000 fonctionnaires qui partiront à la retraite.
HS

Santé

Le tabac coût 1,5 milliard d’euros par an
La direction nationale de la santé publique évalue à 1,5 milliard d’euros par an le co$ut du tabagisme en Finlande.
KS

Politique étrangère et européenne

Défense

La Finlande participe à un exercice de l’OTAN en Méditerranée
Helsingin Sanomat relève que l=a Finlande va participer en octobre-novembre à un exercice de l’OTAN en Espagne et au Portugal.
La Finlande y participe avec six chasseurs F-18 Hornet et 150 soldats.
HS

Conseil de l’Europe

Le Conseil de l’Europe s’inquiète du retard des réformes pénitentiaires finlandais
Keskisuomalainen relève que le comité pour la prévention de la torture du Conseil de l’Europe s’inquiète du retard des réformes exigées dans les établissements pénitentiaires finlandais.
Le rapport pointe à nouveau le problème des cellules sans sanitaires dans les prisons finlandaises.
La Finlande devra donner sa réponse à ce rapport en septembre.
KS/11

Recherche psychiatrique

Dix millions de dollars accordés à un projet de recherche
Selon Kauppalehti, le centre américain Stanley Center for Psychiatric Research a accordé un financement de dix millions de dollars à un projet de recherche international qui est lancé en premier en Finlande. Il s’agit d’une recherche importante sur l’hérédité des maladies psychotiques.
En Finlande, la recherche est gérée par l’institut de médecine moléculaire de l’Université de Helsinki, l’institut national de la santé et du bien-être et les hôpitaux universitaires. Plus d’une trentaine de personnes seront recrutées dans le projet qui devrait concerner 10 000 patients psychotiques en Finlande.
KL/A9

France – Finlande

La nuit des arts

L’homme debout et DJ Tony
Hufvudstadsbladet a promu, hier, le spectacle de la troupe L’homme debout, à la Place du Sénat et DJ Tony qui se produira au centre culturel Stoa et à la place du Sénat.
HBL/mer

Mercredi 19 août 2015
Politique intérieure

Pacte social

« La SAK teste les nerfs du Premier ministre » HS
Helsingin Sanomat écrit que, « pour de nombreux membres de l’entourage du gouvernement, la décision de la confédération SAK de ne pas accepter de négocier sur une augmentation du temps de travail a été une totale surprise ».
En effet, la SAK a annoncé qu’elle n’acceptait pas comme objectif de négociation l’objectif chiffré par le gouvernement (augmentation de la compétitivité-coût de 5%). Cette position de la SAK signifie que si un accord est trouvé sur l’agenda des négociations, cela ne pourra se faire que sur un objectif très vague.
HS rapporte que les deux autres confédérations, Akava et STTK, étaient prêtes à faire un geste vers le gouvernement. La SAK, qui est dirigée par des socio-démocrates, a adopté une ligne plus dure, relève HS. Elle veut que les négociations aient lieu aux conditions fixées par les partenaires sociaux et non par le gouvernement.
Le quotidien rapporte que, dans la SAK, on doute qu’une augmentation du temps de travail crée de l’emploi. Un autre problème est que les conventions collectives ne sont pas signées au niveau des confédérations mais des branches : cela signifie que ce n’est pas la SAK mais les syndicats de branches qui ont le pouvoir de décision en la matière.
HS estime que le pacte social est si important pour M. Sipilä qu’il pourrait être prêt à maintenir ce projet en vie, même aux conditions fixées par la SAK. Ce n’est pas de gaité de cœur que M. Sipilä va rencontrer les partenaires sociaux : soit ses nerfs seront mis à rude épreuve dans de longues négociations avec les partenaires sociaux, soit il devra siffler la fin de la partie.
HS

Dissensions entre les partenaires sociaux
Hier, à Yle, le président du patronat, M. Jyrki Häkämies a déclaré qu’il faudrait que vendredi les parties soient d’accord sur un objectif concret concernant le projet de pacte social.
Le président de la confédération SAK, M. Lauri Lyly, ne partage pas cet avis. Selon lui, vendredi il faudra seulement disposer d’un ordre du jour des sujets qui seront discutés durant l’année à venir. Il estime que le pacte social ne pourra pas être prêt avant l’automne 2016 quand les conventions collectives actuelles (au nombre de 300) arrivent à échéance.
M. Lyly souligne qu’il est impossible de transformer un pacte social en conventions collectives.
De plus, la SAK n’est pas prête à accepter l’objectif du gouvernement d’un gain de compétitivité-cout de 5%. La SAK conteste aussi la façon dont ce « saut compétitif » est mesuré. Elle souligne que les derniers accords salariaux modérés ont déjà permis de gagner trois points en matière de compétitivité-coût.
Dem KL

« Un engagement maintenant, un accord sur les mesures dans un an » KL
Kauppalehti rapporte que le patronat veut une dévaluation interne. Les employeurs souhaitent que les organisations de salariés s’engagent « noir sur blanc » à ce que le coût horaire du travail en Finlande baisse de 5%.
Les négociations sur les moyens d’y parvenir pourraient ensuite avoir lieu l’année prochaine.
Le patronat ne veut pas que ce processus soit appelé un accord salarial global, car il s soulignent qu’il s’agit-là d’un objectif du gouvernement d’augmenter de 5% la compétitivité-coût. Le patronat ne souhaite pas non plus s’entendre sur des mesures générales : les employeurs voudraient que chaque branche puisse décider des moyens d’arriver à cet objectif.
Cela aurait lieu à l’automne 2016, au moment où arrivent à échéances les conventions collectives. Le patronat souhaite en effet que les prochains accords salariaux aient lieu au niveau des branches et non plus au niveau général des confédérations.
KL

Gestion des participations de l’Etat dans les entreprises

« Que va faire le gouvernement ? » HS
Helsingin Sanomat rapporte que dans les semaines à venir le nouveau gouvernement devra décider de la manière dont il compte gérer les participations de l’Etat dans les entreprises. Va-t-il être un actionnaire actif ou passif ?
Désormais la gestion des participations de l’Etat dans les entreprises relève directement du premier ministre alors que dans les gouvernements précédents elle était affectée à un ministre.
Durant sa campagne, le Premier ministre Juha Sipilä a déclaré qu’il souhaitait « faire marcher le bilan des participations de l’Etat dans les entreprises ». On ne sait pas si cela signifiera la recherche de dividendes plus importants ou la vente d’actions. Les meilleures recettes rapides seraient obtenues en vendant les participations de l’Etat dans la banque Sampo, rapporte HS.
Si l’Etat choisissait d’avoir un rôle plus actif dans la gestion des entreprises qu’il possède, par le biais de Solidium, cela signifierait aussi d’accepter une importante prise de risques, rappelle HS. En effet, c’est parce qu’il a été actif que l’Etat doit désormais gérer la mine de Talvivaara. De même c’est l’Etat qui a sauvé le groupe Outokumpu qui était menacé de faillite après son important endettement du à la reprise des activités innoxum de ThyssenKrupp.
HS

Rentrée politique

Les ministres du Kokoomus réunis à Rovaniemi
Helsingin Sanomat rapporte que le groupe ministériel du Kokoomus s’est réuni mardi, à Rovaniemi, pour évoquer, entre autres les questions relatives à l’immigration, à l’internationalisation et à l’ouverture de la Finlande.
Quant à l’immigration, le président du parti et le ministre des finances Alexander Stubb a souligné que la Finlande ne pouvait pas fermer ses frontières. « Il faut penser à l’immigration du point de vue humain et aussi économique. L’immigration est utile pour nous. »
M. Stubb dit partager l’avis de la chancelière fédérale allemande Angela Merkel : « Les demandeurs d’asile peuvent mettre l’Europe devant un défi qui est plus important que la crise de l’euro. »
Les statistiques de juillet-août montrent que l’immigration pourrait tripler avant la fin de l’année en cours. Le ministre de l’intérieur Petteri Orpo estime que le nombre de demandeurs d’asile pourrait augmenter à 10 000 cette année. Le gouvernement projette une rallonge budgétaire pour faire face à ces coûts début septembre.
« Il faut rendre plus efficace l’accueil des demandeurs d’asile et l’étude des demandes. Avec un processus efficace il est possible de faire des économies », selon le ministre de l’intérieur qui déplore le caractère manichéen du débat sur l’immigration.
HS/A12

L’Alliance verte s’oppose aux économies dans l’enseignement
Helsingin Sanomat relève que le groupe parlementaire de l’Alliance verte s’est réuni mardi à Jyväskylä pour présenter leur programme alternatif à celui du gouvernement.
Les verts ne veulent pas faire des économies dans l’enseignement. Ils proposent la suppression des aides néfastes à l’environnement et l’augmentation de nouveaux impôts.
« Il y a des alternatives aux économies de 600 millions d’euros dans l’enseignement proposées par le gouvernement », selon Outi Alanko-Kahiluoto, présidente du groupe parlementaire.
Les verts proposent entre autres un nouvel impôt sur l’incinération des déchets qui rapporterait 50 millions d’euros et un nouvel impôt minier qui rapporterait 200 millions. Ils proposent aussi la diminution des indemnités kilométriques.
Le président de l’Alliance verte Ville Niinistö souligne que les économies dans l’enseignement augmentent les inégalités et créent une société de classes. Il critique ardemment « l’arrogance du gouvernement de vouloir diminuer les aides dirigées vers les enfants qui ont le plus de problèmes ».
Selon Mme Alanko-Kahiluoto, le gouvernement a préparé son programme d’économies dans la panique. « Les partis ne profitent même pas idéologiquement de ce programme. »
HS/A13

L’Alliance des gauches critique les économies du gouvernement
Selon Helsingin Sanomat, le groupe parlementaire de l’Alliance des gauches s’est réuni hier à Helsinki. Le président du parti Paavo Arhinmäki accuse le gouvernement Sipilä de manque d’équité. « Sipilä, Stubb et Soini ne s’intéressent pas du tout à savoir comment les gens ordinaires se débrouillent. » Il a critiqué en détail le projet de budget du ministère des finances. « On a maintenant besoin de la gauche, même plus qu’avant. » Il souligne que l’opposition doit créer beaucoup de pression pour que le gouvernement améliore son projet de budget.
HS/A13

Gouvernement

Acte de vandalisme contre le domicile de M. Stubb
Helsingin Sanomat rapporte que la maison du ministre des finances Alexander Stubb a été objet d’un acte de vandalisme dans la nuit de lundi à mardi, à Espoo. Des vitres ont été cassées vers trois heures du matin pendant que M. Stubb et sa famille dormaient dans la maison. A peu près en même temps, neuf vitres d’un jardin d’enfants ont été cassées dans un quartier non loin de la maison de M. Stubb.
M. Stubb n’a pas voulu spéculer qui sont les acteurs où quels sont leurs motifs. Il dit que sa famille se porte bien.
Selon Yle, la police est en train de mener une enquête et soupçonne deux jeunes hommes qui étaient masqués. Ce matin, la police a estimé que l’acte de vandalisme a été intentionnel.
HS/A8, Yle

Finnair

Finnair va recruter 200 pilotes
La compagnie Finnair a anonncé qu’elle allait recruter 200 nouveaux pilotes dans les années à venir. Elle a déjà commencé à recruter du personnel de cabines.
Finnair a commandé 19 Airbus A350 dont les premiers seront livrés cet automne.
HS

Education

Faiblesse des résultats des élèves d’origine immigrée
Selon un rapport de l’Inspection des finances de l’Etat, l’écart entre les résultats scolaires des élèves d’origine immigrée et d’origine finlandaise est plus important en Finlande qu’ailleurs en Europe.
L’écart en Finlande est considérable et l’Inspection des finances de l’Etat en déduit que l’on n’a pas réussi à offrir les mêmes opportunités pour les immigrés que pour les élèves finlandais.
M. Pirttijärvi, inspecteur au ministère de l’Education et de la Culture chargé de la formation des immigrés, estime que l’écart peut être dû au fait que le niveau général du système éducatif finlandais est très élevé et que comparer les connaissances des élèves d’origine immigrée au niveau des Finlandais peut être injuste.
Dans l’étude, on a comparé les résultats des élèves de 15 ans (originaires de 18 pays différents) en mathématiques et lecture aux tests Pisa de 2012. Les observations ont été comparées à la situation en Europe occidentale, aux Etats-Unis et en Australie.
Les résultats des jeunes immigrés variaient beaucoup selon le pays d’où ils venaient ou d’où étaient venus leurs parents. L’écart était important concernant les immigrés Somaliens de première ou de deuxième génération, et les immigrés arrivés de Turquie ou de l’ex-Yougoslavie de première génération.
Helsingin Sanomat relève que, de manière surprenante, les résultats des immigrés de seconde génération étaient moins bons que ceux de première génération. « On aurait pu penser qu’être né en Finlande et y avoir grandi apporte un avantage », fait-on remarquer à la direction de l’Education.
M. Pirttijärvi souhaite que l’effort inscrit dans le programme gouvernemental d’augmenter la participation des enfants immigrés dans les activités préscolaires puisse diminuer cet écart.
La ministre de l’Education, Mme Grahn-Laasonen, relève que son ministère est en train de lancer des mesures pour renforcer la formation des immigrés. L’objectif est également d’augmenter la compréhension sur le multiculturalisme.
Elle rappelle que la Finlande est un pays ouvert et international, où le multiculturalisme augmente. L’immigration ira augmentant ces prochaines années, et la formation est un des meilleurs moyens pour y répondre.
Mme Kirjavaisen, de l’inspection des finances estime que ces résultats faibles des élèves d’origine étrangère ont plusieurs explications : ils étudient dans des classes inférieures aux élèves de leur âge, ils viennent de classe sociales mojns élevées et ils ne parlent pas souvent finnois à la maison.
Il faut 5 à 7 septe pour bien apprendre la langue, fait remarquer Mme Nissilä de la Direction de de l’Education.
KS

Politique étrangère et européenne

Terrorisme

Le ministère de la justice prépare une loi afin de criminaliser la participation aux actes terroristes à l’étranger
Turun Sanomat relève que le ministère de la justice projette une loi pour criminaliser les voyages à l’étranger pour participer aux actes terroristes. La criminalisation est demandée entre autres par l’ONU et le Conseil de l’Europe.
Le député vert Pekka Haavisto, nommé récemment envoyé spécial du ministre des affaires étrangères, est favorable à la criminalisation. « La participation aux conflits armées n’est pas une activité civique qu’on peut accepter. » Selon M. Haavisto, les guerriers étrangers veulent souvent prolonger et aggraver les conflits. « On l’a vu par exemple dans le conflit entre Israël et la Palestine. »
M. Haavisto estime que ceux qui ont participé aux actes terroristes, aux crimes de guerre ou aux violations des droits de l’homme doivent répondre de leurs actes. Il ne propose toutefois pas la déchéance de la nationalité finlandaise. « La déchéance de la nationalité mène à de nouveau problèmes. »
Le projet de loi est actuellement en phase consultative et la loi entrerait en vigueur au plus tôt en 2016.
TS/10

Mardi 18 août 2015
Politique intérieure

Politique

« Le gouvernement doit faire ses preuves » HS
Helsingin Sanomat écrit que, durant l’été, le nouveau gouvernement de M. Sipilä a du gérer des problèmes hérités de son prédécesseur et résoudre des crises : la mine de Talvivaara, l’autorisation de Fennovoima ou le paquet d’aide à la Grèce. Maintenant il doit montrer ce dont il est capable, juge le journal qui cite les défis auxquels le gouvernement est confronté : un budget qui doit mettre fin à la croissance du rythme de l’endettement, le projet de pacte social, les projets prioritaires destinés à relancer l’économie, la confiance entre les partis politiques membres de la coalition et la capacité de la Finlande à réagir aux crises internationales (comme les flux migratoires qui touchent l’UE).
HS

Editoriaux

« L’économie va dominer la rentrée » HS
Helsingin Sanomat estime que les principales questions politiques de la rentrée seront liées à l’économie. Il y a d’abord le projet de pacte social : il est probable que les partenaires sociaux se résoudront à le négocier même si l’on peut estimer que cela a peu de chances de réussir. De plus, il ne faudra pas en attendre des résultats immédiats.
L’autre sujet majeur sera le budget où il faudra prendre des décisions d’austérité alors que l’économie de la Finlande est la seule en Europe à être en récession. « Si les électeurs des Vrais Finlandais ont souffert de la décision d’approuver le paquet d’aide à la Grèce, les électeurs des autres partis de la coalition seront soumis à rude épreuve lorsque les coupes budgétaires se feront sentir dans leur vie quotidienne ».
HS

« La Finlande menacée par le syndrome de la procrastination » KL
L’éditorialiste de Kauppalehhti souligne que si les partenaires sociaux acceptent de se lancer dans le projet de pacte social cela va démarrer un cycle de négociation d’une année environ. Or, si ces négociations commencent, les employeurs seront engagés dans une large révision des conventions salariales. Ils doivent certainement se demander si cela vaut le coup ; Car cela va certainement paralyser toutes les réformes pour une année, sans que l’on ait la moindre certitude quant au résultat à en attendre.
La question la plus chaude est de savoir si l’on peut se permettre de reporter d’une année les réformes sur la compétitivité et le coût du travail en Finlande, alors même que l’économie finlandaise est actuellement à la traine du reste de l’Europe.
« Le gouvernement de M. Sipilä a cherché à se donner une image de détermination, mais repousser les échéances sur un sujet aussi crucial n’est pas prometteur », conclut KL.
KL

Rallonge budgétaire
Le gouvernement se prépare à présenter une rallonge budgétaire de plusieurs dizaines de millions d’euros pour faire face aux dépenses croissantes en matière d’emploi et d’immigration.
HS

Vrais Finlandais

M. Soini réitère l’engagement de son parti dans la coalition
Pour sa rentrée politique, le Président des Vrais Finlandais et ministre des Affaires étrangères Timo Soini a souligné que son, parti se maintenait au gouvernement en dépit de l’approbation du troisième plan d’aide à la Grèce.Selon lui, il serait bon, « pour éviter les erreurs d’interprétation, de dire aux électeurs que, au gouvernement, toutes les promesses ne peuvent pas être tenues ».
Il rappelle que la Finlande a participé au capital du MES à hauteur de 1,4 milliards d’euros et que le programme gouvernemental ne permet pas d’augmenter cette somme.
M. Soini juge que le gouvernement a déjà violé son programme gouvernemental en acceptant de participer à la répartition des réfugiés venant de méditerranée. « Je demande à ce qu’à l’avenir le programme gouvernemental soit respect é », dit-il.
M. Soini fait remarquer que le Premier ministre Juha Sipilä s’opposait lui aussi aux programmes d’aides lorsqu’il était dans l’opposition. Or personne ne lui demande de s’expliquer sur son changement de position.
M. Soini souligne que le gouvernement sera à nouveau confronté à ses limites car ni la question de l’immigration ni celle des plans d‘aide ne sont à son avis résolues.
KS

Emploi

Forte augmentation du chômage des diplômés
Le chômage touche désormais aussi les diplômés. Il y avait en juin 56 000 diplômés de l’enseignement supérieur au chômage : parmi cette catégorie le chômage a augmenté de 15% en un an (contre seulement 9% pour l’ensemble des chômeurs).
HS

Défense

Destruction des mines anti-personnel
La Finlande a rejoint la convention d’Ottawa qui interdit les mines antipersonnel en 2012. Elle bénéficie de quatre années pour détruire ses stocks.
Helsingin Sanomat rapporte qu’aujourd’hui elle devrait détruire ses dernières mines. Depuis 2012 c’est environ un million de mines qui ont été détruites.
HS

Informatique

L’américain Epic choisi pour développer le système Apotti
L’hôpital d’Helsinki et de la région de Uusimma (HUS) et les communes d’Helsinki, Vantaa, espoo et Kirkkonummi ont choisi le groupe américain Epic pour développer le nouveau système de gestion informatique des patients de HUS et de ces quatre communes.
Bien qu’ayant proposé une offre plus élevée (384 millions d’euros) que son concurrent candien CGI (319 milions d’euros), le groupe américain Epic a été choisi hier
Le nouveau système informatique Apotti (dont le coût total est estimé à 575 millions d’euros sur dix ans) devrait être mis en service en 2017-2019.
HS

Politique étrangère et européenne

Liban – Gestion de crise

Les Premiers ministres finlandais et estonien au Liban
Demokraatti rapporte que le Premier ministre finlandais Juha Sipilä et son collègue estonien Taavi Rõivas ont effectué lundi une visite au Liban où ils ont rencontré la direction de l’opération de la Finul de l’Onu et des casques bleus finlandais et estoniens.
« Cette opération a actuellement une très grande importance en raison de la situation au Proche-Orient afin de maintenir la stabilité dans la région », selon M. Sipilä.
Les Premiers ministres auront un entretien aujourd’hui avec le Premier ministre libanais Tammam Salam. L’entretien portera sur les relations bilatérales, le conflit en Syrie et la situation générale au Proche-Orient.
La Finlande dirige actuellement le bataillon finno-irlando-estonien de la Finul.
Dem

Nomination de M. Haavisto

M. Soini a nommé M. Haavisto son envoyé spécial
Suomenmaa relève quel le ministre des affaires étrangères Timo Soini a nommé le député Pekka Haavisto son envoyé spécial dans la médiation de paix en Afrique.
M. Haavisto a été envoyé des ministres des affaires étrangères précédents dans les crises africaines depuis 2009. Il a également été spécialiste de l’ONU et envoyé spécial de l’Union européenne dans les conflits et processus de paix en Afrique.
M. Haavisto continue comme député dans le groupe parlementaire de l’Alliance verte. La tâche d’envoyé spécial est personnelle et non rémunérée.
Selon le communiqué du ministère des affaires étrangères, « la médiation de paix a un effet aussi sur les causes de l’immigration. Les Etats de la Corne de l’Afrique ont une position centrale dans l’immigration qui passe par la Méditerranée, en tant que pays de départ ou de transit ».
SM/8

Russie

« M. Paananen trop proches d’un ami de M. Poutine » HS
Helsingin Sanomat publie un portrait de M. Kai Paananen qui figure désormais sur la liste des sanctions antirusses des Etats-Unis.
M. Paananen y figure en raison de ses relations avec l’homme d’affaires Gennadi Timtchenko. Il est notamment à la tête de l’entreprise SET Petrochemicals.
Helsingin Sanomat relève que cette société a financé la campagne électorale du parti du Centre, du secrétaire de ce parti, M. Timo Laaninen ainsi que de deux politiciens du Kokoomus.
Précédemment SET Petrochemicals avait fiancé la campagne du président Niinistö ainsi que de l’actuel président du patronat M. Jyri Häkämies quand il était député du Kokoomus.
HS

Aide au développement

Plan commence son plan social
Selon Demokraatti, l’organisation non gouvernementale Plan Suomi, qui lutte en faveur des droits des enfants, doit commencer un plan social qui concerne cinquante personnes. Vingt emplois sont menacés en raison des économies proposées par le gouvernement dans le budget de l’année prochaine.
Selon Plan, des programmes de développement seraient arrêtés et environ 180 000 enfants n’auront plus d’aide.
Selon le secrétaire général de Plan Suomi Ossi Heinänen, « la décision du gouvernement est irresponsable et injuste et ses conséquences touchent les enfants les plus pauvres ».
Plan est une des organisations les plus grandes et plus anciennes dans la lutte en faveur des droits des enfants.
Dem

Finnfund obtient un prêt de la banque nordique d‘investissement
Finnfund a obtenu un prêt de 36 millions de la banque nordique d’investissement NIB. Ce prêt permettra à Finnfund de financer des projets dans les pays en développement. Finnfund ne finance pas directement les entreprises finlandaises mais des projets auxquels participent des entreprises finlandaises dans les pays en développement.
Par exemple, au Honduras, Finnfund finance un projet de centrale solaire Valle Solar dont le groupe finlandais ABB est le fournisseur.
HS

Le gouvernement coupe le financement des ONG
Le quotidien du PSD Demokraatti estime que le gouvernement va modifier complètement la gestion de l’aide publique au développement finlandais. Il coupe 49 millions d’euros dans le budget des ONG et en revanche prête 100 millions d’euros à Finnfund qui fiance les entreprises finlandaises dans les pays en développement.
La directrice de Finnwatch regrette que la Finlande veuille ainsi diminuer ou couper complètement le financement des ONG qui surveillaient comment les entreprises finlandaises se comportent dans les pays en développement.
Dem

France - Finlande

Histoire

La santé du Roi Soleil
Helsingin Sanomat publie un article sur la santé de Louis XIV par Riikka Forström, auteur d’un livre sur le sujet (Otava).
HS

Lundi 17 août 2015

Politique étrangère et européenne

Grèce

La Grèce reçoit un troisième plan d’aide
Les engagements financiers de la Finlande inchangés
Le Ministre des Finances Alexander Stubb a déclaré que les négociations à l’Eurogroupe pour accorder un nouveau plan d’aide à la Grèce avaient été plus faciles qu’en juillet.
« Une nouvelle page se tourne en ce qui concerne la Grèce », a-t-il dit.
Helsingin Sanomat rapporte que, cette fois-ci la Finlande n’est pas apparue comme un pays rigoriste. Cela s’explique aussi par le fait que la Grande commission avait donné son aval pour que la Finlande approuve le troisième plan d’aide à la Grèce.
Concernant la participation du FMI, M. Stubb a déclaré qu’il était « confiant quant à une participation du FMI à hauteur de 15 à 20 milliards d’euros ». « Cela renforcera la confiance et apportera du financement », a-t-il dit.
Helsingin Sanomat souligne que le troisième plan d’aide du MES à la Grèce ne modifie pas les engagements financiers de la Finlande puisque ce plan se fera dons le cadre de la capitalisation actuelle du MES. En revanche, cela signifie une augmentation des risques puisque le MES va accorder des prêts supplémentaires.
HS

Critiques contre M. Soini
L’opposition finlandaise a critiqué, vendredi, le Président des Vrais Finlandais qu’elle accuse d’avoir « tourné sa veste » en acceptant un nouveau plan d’aide à la Grèce alors que jusqu’à présent il avait fait de son opposition à ces plans un fondement de sa politique.
HS

Réponse de M. Soini
Le Président des Vrais finlandais a défendu le vote par son parti du troisième plan d’aide à la Grande commission. Il explique que les Vrais Finlandais l’ont accepté car l’alternative était de quitter le gouvernement. « C’étaient les deux alternatives. Je considère toujours la politique des plans d’aide comme une mauvaise politique, mais c’est la vie », dit-il.
Il rappelle qu’il y a quatre ans, son parti avait refusé de participer au gouvernement pour n’avoir pas à voter un plan d’aide au Portugal. « A l’époque nombreux de nos électeurs nous ont dit : la prochaine fois que l’on vote pour vous, allez au gouvernement. Et maintenant que nous y sommes on nous critique à nouveau ! ». « En politique on doit prendre froidement des décisions désagréables. C’est ce que j’ai fait ».
Yle

Economie

La Finlande à la queue de l’UE
Eurostat a publié les chiffres de la croissance pour le second trimestre.
Avec un recul de 0,4% par rapport au premier trimestre et même de 1% par rapport au second trimestre de l’année dernière, la Finlande enregistre les plus mauvais chiffres de croissance.
HS

Politique intérieure

Réforme des services sociaux et de la santé

Un groupe de travail propose au maximum douze régions de santé
Helsingin Sanomat rapporte que le groupe de travail d’experts propose dans son rapport la création de neuf à douze régions autonomes de santé.
Le groupe a été désigné par le ministère des affaires sociales et de la santé et le ministère des finances pour étudier la mise eu œuvre et la coordination de la réforme des services sociaux et de la santé et de la réforme des régions administratives.
Le groupe de travail est présidé par Tuomas Pöysti, directeur général de l’agence de surveillance des finances de l’Etat. Les deux autres membres sont Arto Haveri, professeur à l’université de Tampere, et Annikki Niiranen, maire adjointe de Kouvola.
Pour M. Pöysti, « il s’agit d’une des réformes les plus importantes dans l’histoire de l’administration finlandaise. Il faut la lancer rapidement pour résoudre les problèmes actuels ».
Selon le rapport, il ne faut pas que le nombre de régions de santé soit supérieur à douze, afin de pouvoir réaliser les objectifs concernant la qualité des services et la maîtrise de dépenses.
Selon M. Pöysti, « le gouvernement devrait prendre la décision sur le nombre de régions dès le départ pour pouvoir bien encadrer la réforme ».
Le groupe de travail recommande que l’Etat finance les régions de santé. Il faudrait toutefois étudier également la possibilité d’un autofinancement des régions. « La création d’un nouvel échelon d’imposition pourrait causer des problèmes dans un petit pays et les impôts pourraient augmenter de manière démesurée », selon M. Pöysti.
HS/sam/A13

Aide au développement

Le gouvernement souhaite que les entreprises finlandaises participent à la coopération au développement
Selon Helsingin Sanomat, de projet de budget pour 2016, publié vendredi par le ministère des finances, montre que le modèle de l’aide publique au développement sera modifié pendant la législature en cours. Selon le ministère des finances, les économies seront de 330 millions d’euros, dont 130 millions seront transférés sous forme de prêt pour Finnfund.
Encore en juin dernier, le programme gouvernement avait prévu des coupes de 300 millions d’euros. Selon la ministre du commerce extérieur et du développement Lenita Toivakka, la proposition sur une part de prêt plus importante ne vient pas du ministère des affaires étrangères mais du Premier ministre Juha Sipilä.
« 75 % de l’aide sera utilisée en faveur des pays les plus pauvres. Je vais veiller à ce que les entreprises travaillent de façon responsable », a dit Mme Toivakka.
HS/sam./A14

« Le budget du développement va chuter »
Selon Turun Sanomat, en matière d’aide publique au développement, l’aide accordée aux organisations non gouvernementales finlandaises chutera de 114 millions d’euros à 65 millions en 2016.
« L’aide accordée aux organisations non gouvernementales a plus que doublé pendant les dix dernières années. Cela sera le retour au niveau de 2006 », selon la ministre Toivakka.
Dans son projet de budget, le ministère des finances propose 714 millions d’euros pour la coopération au développement.
TS/sam/5

France - Finlande

Exposition

Lartigue à Turku
Hufvudstadsbladet publie un reportage très positif sur l’exposition de photographies de Jacques-Henri Lartigue, jusqu’au 20 septembre à Turku.
HS

Vendredi 14 août 2015

Politique étrangère et européenne

Grèce

La Finlande approuve le paquet d’aide à la Grèce
Le Ministre des Finances Alexander Stubb a déclaré, hier, au Parlement : « Je viens de recevoir le mandat d’approuver le nouveau plan d’aide du MES à la Grèce ».
Il a déclaré que ce plan d’aide nécessitait que la Grèce accepte les 47 conditions fixées par la troikka.
Il a déclaré que, lors de la réunion de l’Eurogroupe, soit un accord pour approuver le plan serait trouvé et la première tranche devrait être de 26 à 43 milliards d’euros, soit il faudrait décider d’un prêt relai à la Grèce en attentant un accord. Les deux solutions étaient acceptables pour la Finlande.
Le président du groupe parlementaire des Vrais Finlandais Sampo Terho a déclaré que son groupe avait accepté le nouveau plan d’aide à la Grèce à contrecœur. Il s’y est toutefois résolu à l’unanimité. « Nous comprenons que, quoi que nous fassions la Finlande ne pourra pas empêcher que l’Eurogroupe accord un nouveau plan d’aide. Il pourra toujours être accordé en vertu de la procédure d’urgence », a souligné M. Terho.
Ce retournement de la position du parti a suscité des rancoeurs. Le nouveau vice-président du parti, M. Sébastian Tynkkynen demande que les Vrais Finlandais quittent le gouvernement si ce dernier n’oblige pas l’Eurogroupe à recourir à la procédure d’urgence pour faire approuver le paquet d’aide.
Sur son blog, le président du parti et ministre des Affaires étrangères Timo Soini écrit : « La décision d’accorder une nouvelle aide est mauvaise. Je ne cherche pas d’excuses. Je ne peux toutefois pas accepter qu’une chose, que nous ne pouvons pas empêcher, nous enlèverait la possibilité de peser dans ce gouvernement. Les électeurs trancheront sur cette nouvelle ligne du parti lors des prochaines élections, en 2019 ».
« Si nous avions voté contre la position du gouvernement à la grande commission, le pays connaitrait une crise gouvernementale », a-t-il souligné.
« Si vous cherchez un coupable, c’est moi, le président du parti. Je ne cherche pas d’excuses et je ne me plains pas. La vie continue. Mon monde ne va pas s’arrêter là, même si j’ai mis un genou à terre. Je me relève et reviens sur le ring. Vers de nouvelles victoires et de nouvelles déceptions », a-t-il commenté, filant la comparaison avec un boxeur.
Finalement, la position du gouvernement a été approuvée par 18 voix contre 4 à la Grande commission.
Les députés du PSD ont voté contre. La vice-présidente de la Grande commission, Mme Tytti Tuppurainen (PSD) estime que le plan d’aide a peu de chances de réussir.
HS KS AL Dem

Economie – Fonds de pension - Chine

Le ralentissement de la croissance en Chine nuit à l’économie finlandaise
Le principal fonds de pension finlandais Varma a annoncé des pertes de 420 millions d’euros au second trimestre. Le second fonds de pension, Ilmarinen, avait lui annoncé des pertes de 300 millions d’euros.
Sur la longue période, les fonds de pension ont réalisé des progressions d’environ 4% par an.
Le PDG de Varma, M. Risto Murto s’est montré inquiet du ralentissement de la croissance en Chine. « La Finlande fait partie des premiers pays en Europe dont les entreprises cotées en bourse réalisent une importante part de leur chiffre d’affaires en Chine », a-t-il relevé.
« La présence en Chine de ces entreprises va continuer à être indispensable, mais la part de la Chine dans leur croissance va diminuer », a-t-il prédit.
« Pour nous Finlandais, la Chine a été un peu comme Nokia. Un gros facteur qui a propulsé notre croissance. La structure de l’industrie lourde finlandaise a d’une certaine manière connu une croissance qui était poussée uniquement par la Chine », fait-il remarquer.
HS KL

Ukraine – Russie

M. Soini inquiet de l’augmentation des combats
Le ministre des Affaires étrangères Timo Soini s’inquiète du renforcement des combats en Ukraine. Des Finlandais sont sur place dans la mission de l’OSCE.
« Les observateurs de l’OSCE sont neutres et il est prioritaire d’assurer leur sécurité. Je suis très inquiet pour cela. Il y a des acteurs qui ne veulent pas que l’on voie ce qu’ils font sur le terrain ».
Selon l’Ukraine, les combats sur le terrain sont les plus virulents depuis février. « Cela n’est pas bon », a dit M. Soini.
Helsingin Sanomat écrit que les Finlandais souhaitent rapidement une réunion en format Normandie. Le premier objectif serait un cessez-le-feu.
« J’espère que la Russie pourrait utiliser son influence sur les séparatistes pour pacifier la situation, car ils en ont la possibilité », a dit M. Soini.
HS

Politique intérieure

Budget

Le budget de l’aide au développement va diminuer plus que prévu
Le ministère des Finances a présenté un projet de budget comprenant une baisse de l’aide au développement plus importante que ce qui était prévu dans le programme gouvernemental.
En effet, le gouvernement a du reporter d’un an les coupes prévues dans l’assurance-chômage (200 millions d’euros).
C’est pourquoi la diminution des dépenses de l’aide au développement sera dès 2016 de 330 millions d’euros (au lieu de 300 millions d’euros prévus). Outre les 200 millions d’euros d’économies dans l’aide publique au développement, le gouvernement va transformer les aides au fonds Finnfund en prêts.
« Les coupes représentent donc 330 millions d’euros dont 130 millions sont sous formes de prêts au capital de Finnfund », a confirmé la ministre du Commerce extérieur et du développement, Mme Toivakka.
Selon le ministère des finances, c’est le ministère des Affaires étrangères qui a proposé que ces nouvelles économies se fassent sur le budget de Finnfund.
HS

Le budget touchera surtout les personnes malades
STT rapporte que le report d’un an des économies dans l’assurance chômage (200 millions d’euros) va se faire au détriment de la santé et de l’université. En effet, le projet de budget prévoit des économies de 38 millions d’euros dans l’assurance maladie (au lieu des 20 millions prévus). Pour ce qui est des soins dentaires, les économies seront de 40 milklions d’euros (au lieu de 20 millions prévus).
Dem KS

VATT

Mme Huhtala remplace M. Vartiainen
Mme Anni Huhtala a été nommée directrice générale du VATT, centre de recherches économiques de l’Etat, en remplacement de M. Juhana Vartiainen, élu au Parlement.
HS/A33

”Silicon Valley” d’Oulu

Mediatek
Selon Helsingin Sanomat, Mediatek, producteur taiwanais de semiconducteurs, a inauguré officiellement jeudi son usine à Oulu. L’unité de Mediatek à Oulu, qui donne du travail à une centaine de personnes, est la plus importante de cette entreprise en Europe.
Selon le directeur de Business-Oulu, Juha Ala-Mursula, les entreprises comme Mediatek sont très importantes pour la ville où le taux de chômage est actuellement à 19 %, soit 18 000 personnes, dont 1 600 sont des ingénieurs.
Une autre nouvelle entreprise installée à Oulu est la norvégienne Nordic Semiconductor.
M. Ala-Mursula estime que pendant les cinq dernières années, 8 500 employés dans les entreprises de technologie ont dû chercher du travail.
Les attitudes à l’égard de l’entreprenariat ont changé et il y a actuellement environ 600 start-ups à Oulu.
HS/A33

Partis politiques

L’audience du Parti du centre et de l’Alliance verte a augmenté
Helsingin Sanomat rapporte que selon les résultats d’un sondage d’opinion, effectué sur l’audience des partis politiques par l’institut TNS Gallup, la popularité du Centre augmente depuis les élections législatives du mois d’avril et il est de loin le plus grand pari avec une audience de 23,2 %. L’audience du Rassemblement national (Kokoomus), qui est en baisse depuis fin juin, est actuellement de 17,6 % et celle des Vrais Finlandais, en baisse depuis fin mai, de 16,7 %.
La popularité du Parti social-démocrate, 14,2 %, est également en baisse, tandis que celle de l’Alliance verte, 11,4 %, augmente depuis les élections.
L’audience de l’Alliance des gauches est de 7,2 %, celle du Parti suédois 4,7 % et celle des Chrétiens-démocrates de 3,1 %.
Le sondage a été effectué auprès de 2 423 personnes entre le 13 juin et le 7 août.
L’audience de l’Alliance verte, présidée actuellement par Ville Niinistö, est la plus élevée depuis l’été 1991 (11,8 % à l’époque). Aux élections législatives, ce parti avait obtenu 8,5 % des voix. Le politologue Sami Borg de l’université de Tampere estime que la direction des verts a réussi à commenter les questions politiques souvent et de façon pertinente, par exemple concernant Fennovoima, Talvivaara, les propos du député Immonen et les coupes budgétaires.
La popularité du PSD n’a jamais été aussi basse. M. Borg estime que « cet automne sera très important pour les sociaux-démocrates ».
Le chercheur Jussi Westinen d’Åbo Akademi estime que les verts sont devenus un contrepoids à la politique conservatrice du gouvernement. « La participation des Vrais Finlandais souligne le caractère conservateur du gouvernement. » Il note que le multiculturalisme est aussi une partie intégrante de l’identité politique du Parti suédois mais que ces derniers n’arrivent pourtant pas à attirer les électeurs finnophones de façon aussi efficace que les Verts.
Le politologue Rauli Mickelsson souligne que les Vrais Finlandais ont nommé les Verts comme leurs principaux adversaires, ce qui réveille les électeurs potentiels des Verts. « Les Vrais Finlandais n’ont pas osé prendre le PSD comme cible. »
HS/A6

Environnement Gouvernement

Le gouvernement ne fusionnera pas Syke et Luke
Helsingin Sanomat relève que le ministre de l’agriculture et de l’environnement Kimmo Tiilikainen a annoncé jeudi que le gouvernement ne comptait plus fusionner Luke (centre de ressources naturelles) et Syke (centre de l’environnement) pendant cette législature, comme prévu dans le programme du gouvernement.
M. Tiilikainen souligne que Luke ne s’est pas encore rétabli de la réforme précédente de son organisation. Luke fait entièrement partie de l’administration du ministère de l’agriculture alors que Syke n’en fait que partiellement partie.
L’ancien ministre de l’environnement Ville Niinistö a critiqué ardemment la fusion projetée.
HS/A13

Asile

Le nombre de demandeurs d’asile a augmenté considérablement ces derniers temps
Selon Helsingin Sanomat, le nombre de demandeurs d’asile a augmenté considérablement depuis la mi-juillet. En 2014, il y en a eu au total 3651, tandis que cette semaine le nombre de demandes d’asile a atteint 4 800. Pendant les trois dernières semaines il y en a eu 1 300, la plupart d’Irak, de Somalie et d’Afghanistan.
L’office national de l’immigration a déjà pris une décision d’ouvrir de nouveau centres d’accueil pour les demandeurs d’asile en août-septembre. En raison du grand nombre de demandeurs d’asile, l’unité d’accueil de l’office a accéléré l’ouverture des centres.
HS/A10

Religion

Une initiative populaire propose une réforme de l’enseignement de la religion à l’école
Helsingin Sanomat rapporte qu’une initiative populaire a été lancée jeudi pour modifier l’enseignement de la religion à l’école vers un enseignement de toutes les religions et de la morale.
En 2014, 90,7 % des élèves ont choisi la religion évangélique-luthérienne, 4,8 % l’enseignement non religieux, 1,7 % l’enseignement de l’islam, 1,5 % la religion orthodoxe et 0,5 % une autre religion. 0,7 % n’ont pas participé à l’enseignement.
Le nombre d’élèves qui apprennent l’islam a dépassé le nombre de ceux qui apprennent la religion orthodoxe il y a quelques années. Beaucoup d’élèves qui participent à l’enseignement de la religion évangélique-luthérienne ne font pas partie de l’église. « Tous ceux qui ne sont pas membres de l’église ne sont pas sans religion », souligne Pekka Iivonen, conseiller à la Direction générale de l’enseignement.
HS/A14.

Jeudi 13 août 2015

Politique étrangère et européenne

Grèce

La Finlande devrait approuver le paquet d’aide à la Grèce avant la décision du FMI
STT rapporte que la Finlande va probablement définir aujourd’hui une position favorable au troisième plan d’aide à la Grèce. La présidente de la Grande commission du Parlement, Mme Anne-Marie Virolainen (kokoomus) interprète les propos du président des Vrais finlandais lors de son congrès le week-end dernier comme étant favorable à une telle décision. C’est pourquoi le gouvernement devrait se montrer favorable au plan d’aide alors même qu’il n’a pas été validé par le parlement grec et que la participation du FMI n’est pas certaine.
« Je pense que nous pourrons prendre position aujourd’hui. Si toutefois le FMI se retirait, une certain nombre de pays, dont la Finlande, devraient réévaluer leur position », a dit Mme Virolainen.
La vice-présidente de la Grande commission, Mme Tuppurainen (PSD, opposition) déclare pour sa part qu’en raison des questions encore en suspens, la Finlande ne pourra peut être pas adopter de position. En tous cas le PDS s’y opposera. Elle estime toutefois que le gouvernement ne devrait pas se diviser sur ce vote : « M. Soini a dit à ses troupes qu’il avait approuvé cette nouvelle position. C’est un changement de ligne important pour les Vrais Finlandais ».
La Grande commission devrait être consultée cet après-midi après que le comité interministériel des affaires européennes du gouvernement aura déterminé sa position ce matin.
Selon Mme Virolainen, la position du gouvernement sera valisée par la Grande commission.
KS

Politique intérieure

Economie

« La dette augmente en dépit des économies » HS
« On prend à l’éducation, on donne à la défense » AL
« Le gouvernement économise moins que prévu » KL
Le ministre des Finances a présenté les grandes lignes du prochain budget de la Finlande. M. Stubb a présenté ce que son ministère appelle un budget « de rigueur sans surprise ».
Le ministère des Finances n’a pas modifié ses prévisions de croissance (0,3% en 2015 et 1,4% en 2016 et 2017), mais de nouvelles prévisions seront publiées fin septembre.
Les dépenses de l’Etat vont diminuer le budget de 900 millions d’euros pour s’établir à 53,9 milliards d’euros de dépenses en 2016. Les économies concernent surtout l’aide au développement (200 millions d’euros), l’éducation (210 millions d’euros dont 170 concernant le budget de l’Etat), la santé (78 millions dont 35 pour le budget de l’Etat).
Par ailleurs l’Etat a augmenté certaines dépenses (notamment le minimum retraite, la sécurité intérieure ou les acquisitions de défense). De plus certains secteurs voient leurs dépenses augmenter comme les allocations chômage ou les allocations retraite.
L’Etat a décidé de diminuer l’impôt sur le revenu pour les plus bas salaires de 450 millions d’euros, de même la fiscalité sur l’achat de véhicule diminue. En revanche la fiscalité indirecte augmente (taxe sur le tabac, sur le transport routier, sur l’énergie…).
Le budget de l’Etat sera en déficit de 5,3 milliards d’euros en 2016 soit légèrement plus qu’en 2015, où on estime qu’il devrait s’établir à 5,2 milliards. La niveau d’endettement devrait atteindre 106 milliards d’euros en 2016.
Les principaux chiffres du budget de l’Etat :
2015 2016
recettes 49,1 (49,1) 48,7 (48,4)
dépenses 54,3 (53,9) 53,9 (54,4)
déficit -5,2 (-4,7) -5,3 (-6,0)
endettement 100 (100) 106 (107)
En milliards d’euros (entre parenthèses les estimations du printemps 2015).
En ce qui concerne les dotations pour les communes, elles augmentent de 0,4 milliards d’euros. L’Etat estime que son budget devrait avoir pour effet d’améliorer les finances des communes de 450 millions d’euros.
L’Etat estime que la Finlande qui, en matière de déficit, ne respecte pas les règles du pacte de stabilité et de croissance de l’UE en 2014 et 2015, devrait à nouveau les respecter en 2016. Si cela n’était pas le cas, le gouvernement se réserve la possibilité de réagir.
Kauppalehti souligne que le programme gouvernemental prévoyait des économies de 1,4 milliards d’euros dans le budget de l’Etat en 2016 par rapport à 2015, mais en réalité M. Stubb a présenté des économies de seulement 0,9 milliard.
www.vn.fi
HS KL AL

Pacte social

Déclarations de M. Sipilä
Dans une interview accordée à Lännen Media, le Premier ministre Juha Sipilä souligne l’importance du pacte social.
Selon Lännen Media, si la Finlande disposait aujourd’hui de son mark, le gouvernement réfléchirait aujourd’hui dans quelle proportion dévaluer afin de retrouver de la compétitivité. Mais comme il n’a plus sa propre devise, il doit user d’autres moyens.
L’idée du gouvernement d’augmenter le temps de travail d’une centaine d’heures a suscité l’opposition des syndicats. La première confédération a annoncé lundi qu’elle n’était pas prête à négocier une augmentation du temps de travail. « Il ne faut s’interdire aucun outil », déclare M. Sipilä à l’intention des syndicats.
Il rappelle que cela reviendrait en moyenne à travailler 20 minutes de pus par jour. Et il y a plusieurs moyens d’y parvenir : diminuer les congés ou les jours fériés par exemple ; Le gouvernement n’a pas de préférence ne la matière.
« Il pourra être difficile de trouver un accord si l’on n’intervient pas sur l’élément du temps de travail », dit M. Sipilä.
Il admet que le risque que les partenaires sociaux n’arrivent pas à conclure un pacte social existe. Il le sait depuis le début et comprend qu’un échec est possible.
« Il faut néanmoins essayer de renforcer les fondements de notre économie. Le gouvernement ne participera pas à un accord dilué », dit-il. Il entend par là un accord où les objectifs seraient vagues et les mesures ne seraient pas définies.
Il souligne que l’écart de compétitivité avec l’Allemagne et la Suède est en réalité de 15% et non de 5%. En, plus du pacte social, la Finlande aura donc besoin de modération salariale.
Il ne regrette pas d’avoir lancé le débat sur le temps de travail. « Cela montre aux citoyens de quel type de problème il s’agit au niveau individuel ».
M. Sipilä insiste sur la responsabilité des partenaires sociaux. « Il faut modifier les conventions collectives auxquelles sont parties prenantes le patronat et les syndicats ». Il rappelle que ce sont ces parties qui ont elles-mêmes signé des conventions qui organisent un temps de travail inférieur à 40 heures par semaine (durée légale, NDLT).
Dans un billet publié par Kaleva, M. Sipilä souligne que l’objectif du pacte social est d’augmenter le temps de travail et en même temps d’améliorer la flexi-sécurité pour les travailleurs.
YS AL

Déclarations de M. Rehn
« Il faut toucher au temps de travail » KL
Dans une interview accordé à Kauppalehti, le ministre de l’Economie Olli Rehn estime qu’il est clair qu’il n’y aura pas de pacte social sans modification de la durée du travail.
« L’ensemble du projet sera dilué si l’on n’arrive pas à se mettre d’accord sur la durée du travail. Il est bien difficile de trouver d’autre moyen permettant de rapidement augmenter la compétitivité. Le temps de travail est au cœur du pacte social. En contrepartie on pourra renforcer la flexi-sécurité ».
KL

Visite du Président Niinistö aux îles Åland

M. Niinistö estime qu’en cas de crise, la Suède serait la bienvenue à participer à la défense des îles Åland
Turun Sanomat rapporte que le Président Sauli Niinistö a effectué mercredi une visite aux îles Åland avec son épouse, Mme Jenni Haukio.
A la question des journalistes à savoir si à l’avenir la Suède et la Finlande pourraient rédiger ensemble le plan de défense des îles Åland, M. Niinistö a estimé qu’en temps de crise la Suède serait la bienvenue pour soutenir la Finlande dans la défense des îles Åland.
Le président de la commission de la défense du parlement suédois Allan Widman a déclaré, le 31 juillet, que la Suède réagirait en cas d’éventuelle crise aux îles Åland.
M. Niinistö s’est exprimé prudemment mais clairement. « La Finlande s’est engagée à maintenir la démilitarisation des îles Åland en temps de pais et la neutralisation en temps de guerre. Si la Suède souhaite soutenir la Finlande dans la réalisation de cet objectif international c’est l’affaire des Suédois », a déclaré le Président. « Je pense que la Finlande accepte le soutien des tous les Etats qui sont partenaires des accords internationaux et qui souhaitent respecter l’intention des accords », selon M. Niinistö.
M. Niinistö n’a pas l’intention d’évoquer le sujet avec la direction de la Russie. « La Russie avait confirmé, dans le traité de paix de Paris, la démilitarisation des îles Åland ″dans les circonstances actuelles″. Je ne vois pas de raison pour monter en épingle cette question parce que personne ne la remet en cause », selon M. Niinistö.
Selon M. Niinistö, « il est un peu inquiétant de spéculer sur différentes menaces. »
« La Finlande doit se préparer contre une guerre hybride, dont nous ne connaissons même pas toutes les formes. Nos forces armées sont développées de manière traditionnelle mais nous devons aussi pouvoir répondre à de nouveaux défis », a-t-il dit.
Le quotidien a interviewé Outi Korhonen, professeur en droit international, qui estime que la Russie serait en position faible devant la cour internationale si ce pays ne respectait pas la neutralisation des îles Åland. Mme Korhonen souligne qu’il n’est pas raisonnable du point de vue juridique d’exiger que la Russie s’exprime à ce sujet.
TS/10

Mouvements politiques extrémistes

La Sûreté nationale se prépare à de nouveaux problèmes
Le chef de la Sûreté nationale, M. Pelttari, relève que ces dernières années, on a observé des antagonismes clairs auprès des mouvements extrémistes politiques. Cette tendance continuera sans doute en Finlande, selon lui.
Malgré les évènements de Jyväskylä (violences du mouvement néonazi SVL), M. Pelttari estime qu’aucune activité des groupements idéologiques ne constitue actuellement de menace pour la sécurité de la société et de l’Etat. Il relève que les idéologies de certains mouvements incluent des caractéristiques inquiétantes, et que la Supo actualise ses évaluations constamment.
Selon M. Pelttari, les groupements extrémistes en Finlande ne sont pas nombreux. Le nombre de leurs membres actifs reste stable. Concernant leur financement, M. Pelttari se contente de dire que leurs activités ne semblent pas demander d’investissements financiers importants.
KS/5

Idéologies extrémistes ou patriotisme ?
Keskisuomalainen rend compte d’une confusion de notions en Finlande, concernant notamment des termes comme patriotisme ou extrémisme de droite. KS rend compte des propos de deux historiens, chercheurs, M. Tepora (Université d’Helsinki) et M. Kotonen (Université de Jyväskylä), qui estiment qu’il y a des traditions politique et des faits historiques qui ont eu un rôle pour qu’un discours fortement nationaliste en Finlande ne choque pas.
M. Tepora relève qu’après la guerre civile, l’idée que la gauche ne pouvait pas être patriote, est restée ancrée dans les esprits. Des groupements radicaux de droite ont bénéficié d’une certaine acceptabilité au titre du patriotisme dans cette atmosphère de l’époque. D’une part, c’est une vision de droite du patriotisme qui règne, et d’autre part, tout patriotisme a dans certains contextes été condamné comme de droite ou d’extrême-droite.
En même temps, pour beaucoup de personnes, le patriotisme signifie tout simplement un attachement au pays, à la culture et à la société, sans les mettre pour autant sur un piédestal.
En faisant référence à la période après la guerre civile, M. Kotonen relève qu’un jeune Etat peut facilement adopter une façon de parler nationaliste. Après la chute de l’URSS, des mouvements nationalistes se sont réactivés en contre-réaction à l’époque d’après-guerre. En Finlande, il n’y a jamais eu de mouvement antifasciste qui aurait imposé un changement dans la façon de parler.
M. Kotonen estime que le débat en cours sur les évènements récents pourrait avoir comme conséquence le fait de clarifier les notions de patriotisme et de multiculturalisme, par exemple.
KS/10

Mercredi 12 août 2015

Politique intérieure

Economie - Budget

Un budget de rigueur pour l’année prochaine
Le Ministre des Finances Alexander Stubb a déclaré, hier, que le budget de l’année prochaine serait plus austère que le budget de cette année. Il a rappelé que le gouvernement entendait freiner le rythme de l’endettement pendant la législature actuelle et l’arrêter d’ici six ans. Il n’a toutefois pas précisé quelle serait l’ampleur des économies mises en œuvre l’année prochaine.
Il a rappelé que « le plus important était la conclusion du pacte social ». « Le gouvernement a annoncé que si ce pacte voit le jour, les économies supplémentaires prévues de 1,5 milliard d’euros seront annulées. De plus on pourra alors procéder à des allègements fiscaux, principalement sur l’impôt sur le revenu ».
Concernant le financement des programmes prioritaires du gouvernement, M. Stubb a déclaré qu’il n’y avait pas de retard.
Même si on a prévu de consacrer 1,6 milliard d’euros en trois ans aux programmes prioritaires, il ne s’agit pas de « relance par la dépense », selon M. Stubb.
HS

Bioéconomie

Les experts critiquent les objectifs du gouvernement
Le gouvernement estime qu’il serait possible de créer 100 000 emplois supplémentaires dans la bioéconomie. Les experts interrogés par Helsingin Sanomat relèvent que ce chiffre semble très exagéré. En effet, augmenter l’utilisation, des forêts d’un quart (soit 15 millions de mètres cubes) ne créerait que 5 à 6000 emplois nouveaux. Et cela nécessiterait des investissements importants.
HS

PSD

Le PSD demande au gouvernement de revenir sur ses coupes budgétaires
Le PSD s’oppose à l’augmentation du temps de travail
Le PSD demande au gouvernement de revenir sur ses projets de diminuer le budget pour l’emploi et pour la formation. Il demande aussi des augmentations fiscales touchant les hauts revenus.
Par ailleurs le PSD s’oppose à une éventuelle augmentation du temps de travail ou diminution des salaires. Cela serait du poison pour la consommation intérieure. Cela reviendrait à se tirer sur le pied, estime le président du groupe parlementaire Antti Lindtman.
Le président du PSD Antti Rinne a annoncé que son parti allait faire sa propre proposition de pacte social. Il souhaite un large débat auquel participerait, outre les partenaires sociaux, les autres groupes comme les retraités, les chômeurs ou les familles.
HS

Economie

Terex acquiert Konecranes
Le groupe américain Terex va prendre le contrôle du groupe finlandais Konecranes. Cette cession se réalisera par un échange d’actions.
Le nouveau groupe, Konecranes Terrex, sera coté et la bourse d’Helsinki et à celle de New York.
Konecranes a un chiffre d’affaires de 2 milliards d’euros et Terrex de 5,5 milliards d’euros.
HS

Nouveau plan social à Rauma
Rolls-Royce a annoncé un plan social dans son site de Rauma. Le groupe souhaite y supprimer 100 emplois.
HS

Nouveau PDG à Nordea
La banque nordique Nordea, dont le président du conseil d’administration finlandais Bjorn Wahlroos, va remplacer son PDG Christian Clausen par le Finlandais Casper von Koskull qui travaille comme directeur à Nordea (et précédemment à Goldman Sachs).
HS

Politique étrangère et européenne

Grèce

La Grande commission consultée demain
Helsingin Sanomat rapporte que la grande commission du Parlement se réunira demain pour prendre position sur le troisième paquet d’aide qui sera soumis vendredi à l’Eurogroupe.
Le Ministre des Finances Alexander Stubb a souligné que le gouvernement finlandais définirait sa position aujourd’hui ou demain. « Il manque encore des détails. Le principal pour nous est que le FMI participe à ce nouveau paquet », a-t-il dit.
« Nous pouvons envisager un report des remboursements, mais il est encore trop tôt pour parler d’allègements de la dette grecque », a dit le ministre.
Selon l’économiste de Nordea, M. Aki Kangasharju, « l’Allemagne veut absolument que le FMI participe au plan d’aide et le FMI n’y participera qu’en cas d’annulation partielle de la dette. La Finlande devra se résoudre à un allègement de la dette grecque. C’est le bras de fer à venir ».
HS souligne que, dès juillet lorsque l’ouverture des négociations avec la Grèce a été approuvée, le gouvernement finlandais a décidé, y compris les Vrais Finlandais, d’approuver un troisième paquet d’aide.
HS

UE – investissements

Les entreprises finlandaises reçoivent des investissements des fonds européens
Turun Sanomat relève que selon le conseiller Pertti Valtonen au ministère de l’emploi et de l’économie, les petites et moyennes entreprises finlandaises ont reçu des investissements de la Banque européenne d’investissement et du Fonds européen d’investissement d’un milliard d’euros en moyenne par an. Cette somme dépasse la moyenne des pays européens.
La Banque européenne d’investissement a par exemple annoncé investir 75 millions d’euros dans le projet de l’usine de pâte de Metsä Group à Äänekoski.
M. Valtonen rappelle que le Fonds européen pour les investissements stratégiques sera opérationnel à partir de début 2016.
TS/mar/12

Aide au développement

Compression du budget du développement
Hufvudstadsbladet rapporte que, « au moins 720 000 personnes » seraient directement touchées par le projet du gouvernement finlandais de diminuer le budget de la coopération au développement de 49 millions d’euros, soit 43 %. Le budget exact sera décidé pendant les négociations budgétaires en cours. En 2014, le budget du développement du ministère finlandais des affaires étrangères a été de 114 millions d’euros.
Plusieurs organisations sont obligées d’arrêter des projets dans les pays en voie de développement. Par exemple le projet d’école de Plan Finland en Ouganda est menacé et plusieurs parents ne pourront plus envoyer leurs enfants à l’école. Au total, 180 00 enfants seront touchés par la baisse de 2,5 millions d’euros du budget de Plan Finland,.
Andreas von Weissenberg, chef de l’aide d’urgence à la Croix-Rouge finlandaise, estime qu’il est étrange que la Finlande décide de diminuer son aide au développement au moment où il y a le plus de crises humanitaires.
En 2014, la Finlande a accordé le plus d’aide humanitaire à la Tanzanie (35,99 millions d’euros), au Népal (22,57 millions), à l’Ethiopie (21,53 millions), à l’Afghanistan (19,18 millions), à la Zambie (18,97 millions,) au Mozambique (17,75 millions) et au Kenya (17,23 millions).
HBL/1, 4-5

Mardi 11 août 2015

Politique étrangère et européenne

Grèce

Accord entre la Grèce et ses créancier sur un nouveau paquet d’aide
Helsingin Sanomat rapporte qu’un accord sur un troisième paquet d’aide à la Grèce. Cet accord devrait être soumis à l’Eurogroupe vendredi.
En Finlande, la Grande commission du Parlement devrait étudier cet accord avant la décision de l’Eurogroupe.
Le gouvernement finlandais est prêt à approuver ce nouveau paquet d’aide s’il a l’aval de l’Eurogroupe, rapporte Helsingin Sanomat. Le quotidien rappelle que, lors du congrès de son parti, ce week-end, le président des Vrais Finlandais Timo Soini a déclaré qu’il était prêt à approuver un plan d’aide car s’y opposer ne permettrait pas de l’empêcher mais seulement de remplacer au gouvernement finlandais les Vrais Finlandais par des partis de gauche. « A cause de cela, j’ai maintenu mon parti dans l’opposition pendant quatre ans. Seuls, nous ne pourrons pas empêcher un plan d’aide », a déclaré M. Soini.
HS

Politique intérieure

Economie - Budget

Propos de M. Stubb
Demokraatti rapporte que le ministre des finances Alexander Stubb estime que les perspectives de l’économie finlandaise sont plutôt en train de se détériorer que de s’améliorer. Le ministre note que le ministère des finances est en train de préparer son projet de nouveau budget selon les prévisions publiées en juin dernier. Selon les prévisions de juin, l’économie n’augmentera que de 0 ,3 % cette année.
Les prochaines prévisions du ministère des finances seront publiées en septembre. Selon M. Stubb, le budget de l’année prochaine est préparé « sur une base réaliste ».
« Tous les Finlandais devraient comprendre que les problèmes de l’économie finlandaise sont structurels ne seront pas résolus par une relance budgétaire », selon M. Stubb.
Dem/3

Pacte social

Selon la SAK, le pacte social nécessite l’équité
Selon Demari, le président de la grande centrale syndicale SAK Lauri Lyly a annoncé lundi que son organisation participerait au processus du pacte social. La SAK n’est toutefois pas prête à une augmentation du temps de travail.
Selon M. Lyly, qui a participé hier à une réunion du conseil de la SAK, la centrale soutient les objectifs relatifs à la compétitivité en général mais ne s’engage pas dans des objectifs chiffrés. Il souligne que la SAK a également ses propres propositions pour améliorer la compétitivité.
M. Lyly note que, dans cette phase, la SAK engage seulement dans la préparation du pacte social.
Le conseil de la SAK souligne qu’un éventuel pacte social doit être équitable. « Les entreprises et leurs propriétaires doivent y participer avec la même intensité qui est attendue du côté des salariés. »
La SAK réclame que l’éventuel pacte social améliore la sécurité de l’emploi des salariés licenciés. M. Lyly souligne que les augmentations salariales ont été très modérées dernièrement.
Le conseil de la SAK se réunira le 21 août pour étudier le processus de pacte social.
Dem/4

Gouvernement

Le gouvernement a examiné ses projets prioritaires
Helsingin Sanomat relève que le gouvernement Sipilä s’est réuni lundi soir à Kesäranta, résidence de fonction du Premier ministre, pour une séance stratégique afin d’examiner les projets prioritaires.
Ce processus est en retard, initialement les projets auraient dû être décidés en juin, souligne Helsingin Sanomat.
Selon les informations du quotidien, les ministres ont étudié les propositions de différents ministères mais ils n’ont pas encore évoqué comment distribuer les crédits entre les projets. Dans son programme, le gouvernement avait décidé d’accorder à cinq projets prioritaires 1,6 milliard d’euros, dont un tiers à des projets d’infrastructure. Environ un milliard serait donc utilisé pour les cinq projets prioritaires proprement dits.
L’idée des projets prioritaires est d’améliorer la croissance économique et de créer des emplois.
La somme d’un milliard, qui serait utilisé d’ici trois ans, n’est pas incluse dans le budget de l’Etat. Le gouvernement compte privatiser pour financer ses projets prioritaires. Il n’a toutefois pas précisé ce que seraient ces privatisations.
Les cinq projets prioritaires seraient divisés en 26 ou 27 projets et en une centaine de mesures concrètes.
Le gouvernement doit étudier les projets pour la prochaine fois le 20 août.
HS/A12

Recherche

Le directeur général de Tekes critique les coupes budgétaires dans la recherche
Selon Helsingin Sanomat, le directeur général de Tekes Pekka Soini critique la décision du gouvernement de diminuer le financement de la recherche. Pour M. Soini, les coupes détérioraient la compétitivité internationale de la Finlande.
Le budget de Tekes serait diminué de 138 millions d’euros, dont 95 millions dans la recherche et le développement. Les programmes stratégiques financés par Tekes, les « shoks », seront supprimés, ainsi que le programme des « villes innovantes ».
Si le gouvernement réalise ces coupes, le financement de Tekes sera de 231 millions d’euros en 2016, ce qui ne représente que la moitié de ce qu’il était en 2011. En effet, le gouvernement précédent avait déjà diminué le financement de Tekes de 126 millions d’euros.
Le quotidien note que, selon la logique du gouvernement, un financement rarifié inciterait à l’inventivité, tandis qu’un grand budget mène à l’inefficacité.
HS/A12

Extrême-droite

SVL
Turun Sanomat rapporte qu’afin d’améliorer la sécurité interne du pays, le gouvernement précédent avait créé un réseau de différentes autorités pour empêcher les violences des mouvements extrémistes. Ce réseau a averti le ministère de l’intérieur à maintes reprises d’un mouvement d’extrême-droite, SVL (Suomen vastarintaliike), acteur de violences à Jyväskylä en 2013 et à nouveau la semaine dernière.
Selon un rapport publié à l’automne 2014, même si cette organisation est encore petite le nombre d’adhérents a augmenté.
TS/4

France – Finlande

Théâtre

Mad in Finland
Demokraatti publie une bonne critique du spectacle Mad in Finland de la compagnie Cirque Galapiat.
Dem

Lundi 10 août 2015

Politique intérieure

Vrais Finlandais

M. Soini réélu à la présidence à l’unanimité lors du congrès du parti
Il n’y avait pas d’autre candidat à la présidence du parti lors du congrès des Vrais Finlandais ce week-end à Turku. M. Soini, qui a donc été réélu à l’unanimité, a rappelé qu’il ne sera pas là éternellement. Dans deux ans, il aura présidé le parti depuis vingt ans. Il a dit que c’était en déléguant une partie de la responsabilité à des personnes à qui il avait confiance, qu’il aurait les forces de présider le parti et en même temps d’occuper ses fonctions comme ministre des Affaires étrangères.
M. Jussi Niinistö, ministre de la Défense, et Mme Hanna Mäntylä, ministre des Affaires sociales et de la Santé, ont été réélus vice-présidents, alors que M. Eerola a du céder sa place à M. Sebastian Tynkkynen, président des jeunes Vrais Finlandais.
M. Tynkkynen promeut une politique plus critique à l’égard de l’UE. Il estime qu’il faudrait que la Finlande sorte de l’euro pour éviter l’évolution vers un Etat fédéral.
M. Soini regrette que l’on ait stigmatisé les Vrais Finlandais dans le débat en cours dans le pays. Il rappelle qu’il s’agit d’un parti de personnes honnêtes et travailleuses. Dans son discours, il a condamné la violence politique et les propos haineux en rappelant qu’il fallait en épargner les Vrais Finlandais aussi.
Il condamne les idéologies d’extrême gauche et d’extrême droite et relève que le parti n’accueille pas ce genre de pensée.
M. Soini a du défendre l’action du parti au gouvernement auprès des siens. La participation à l’aide à la Grèce ne colle pas aux idées du parti et M. Soini souligne qu’il s’agit de décisions prises auparavant et qu’à l’heure actuelle, on n’avait plus que de mauvaises alternatives. Il insiste sur le fait qu’il faut que les Vrais Finlandais assument leur part de responsabilité dans la question, même si les solutions sont difficiles. Il défend le soutien à la Grèce en argumentant sur la sécurité. Pour lui, il ne faut pas que l’économie grecque se retrouve dans un tel état d’instabilité que cela ait des conséquences en matière de politique de sécurité.
« Je ne suis pas prêt à sortir le parti du gouvernement pour une question à laquelle nous ne pouvons rien, que nous ne pouvons pas faire échouer tout seuls et qui avancera malgré nous. »
M. Terho, président du groupe parlementaire, relève que pour le parti, il ne s’agit pas de participer à l’eurogroupe à n’importe quel prix. Si la Finlande sortait de l’euro toute seule, cela engendrerait une grande insécurité. Par contre, il faudrait pouvoir exclure de façon temporaire d’autres pays de l’eurogroupe, selon lui.
M. Soini a encouragé les siens à commencer à rechercher des candidats pour les municipales de 2017.
HS/dim/A6-8, lun/A13, KS/dim/6, lun/8

Plus de vrais finlandais dans l’administration ?
Les Vrais Finlandais ont exprimé auprès de leurs représentants le souhait d’avoir des fonctionnaires vrais finlandais. M. Lindström, ministre de l’Emploi et de la Justice, estime que si le parti reste au gouvernement pendant au moins deux législatures, on commencera à voir des vrais finlandais à des hauts postes dans les ministères. M. Soini estime qu’il faut que les personnes les plus compétentes soient choisies à ces fonctions, indépendamment de leurs antécédents politiques.
M. Ruostetsaari, professeur de sciences politiques à l’Université de Tampere, ne croit pas que les Vrais Finlandais se retiendront des nominations politiques.
AL/lun/A6-A7

Propos de M. Halla-aho
C’est le député européen Jussi Halla-aho qui a été le plus applaudi parmi les intervenants. Il a souligné l’engagement du parti dans la démocratie, dont les ennemis étaient les représentants du mouvement de résistance, et les soi-disant antifascistes qui lancent des pierres, mais « également les rédacteurs d’éditoriaux et de billets, ainsi que les personnalités politiques qui ne respectent pas la volonté du peuple qui l’exprime dans les élections, mais qui s’efforcent de dicter quel genre d’opinions peuvent être représentées au Parlement ».
HS/dim/A6

« M. Soini d’une part et l’Alliance verte, l’Alliance des gauches et le Parti suédois d’autre part ont besoin les uns des autres » AL
« Selon un chercheur, les idées sur des ennemis solidarisent le parti » AL
Les chercheurs Mari K. Niemi et Erkka Railo estiment qu’il faut de « bons ennemis » pour unifier les troupes vrais-finlandaises. Comme le parti est au gouvernement avec les grands partis, il ne peut plus se permettre de les critiquer comme avant. Il attaque maintenant les petits partis d’opposition et les médias.
Lauri Nurmi d’Aamulehti relève que M. Soini est doué pour tirer profit des antagonismes et aujourd’hui, les approches divergentes avec les trois partis de l’opposition, l’Alliance verte, l’Alliance des gauches et le Parti suédois, lui sont utiles.
AL/dim/A7, KS/dim/6

Manifestations
Deux manifestations ont été organisées à Turku, samedi. L’une, contre le racisme, a regroupé 4000 personnes, et l’autre, des anarchistes, a eu une centaine de participants. Selon la police, les deux évènements se sont passés calmement.
HS/dim/A8

Pacte social

M. Lyly remercie le gouvernement pour le long délai pour négocier
Le président de la confédération des ouvriers SAK, M. Lauri Lyly, estime que le temps laisser pour négocier un possible pacte social est suffisamment long.
Selon long, le délai fixé jusqu’au 21 août n’est qu’un échauffement. Il estime que les vraies négociations ont pour échéance l’automne 2016.
« Durant les deux prochaines semaines on ne va que formuler un ordre du jour. Les négociations commenceront après. On ne verra que dans un peu plus d’un an si cela peut aboutir à un nouvel accord social que l’on appelle pacte social ».
HS

Trois années de modération salariale suffiraient
Selon l’économiste du fonds de pension Ilmarinen, M. Jaakko Kiander, pour améliorer la compétitivité coût relative de la Finlande par rapport à ses principaux partenaires, trois années de modération salariale (moins de 1% d’augmentation), suffiraient. Il n’y aurait alors pas besoin de d’augmenter le temps de travail ou de diminuer les salaires.
KS

Débat sur la compétitivité
Selon le centre de recherche des salariés, PT, le coût du travail horaire dans l’industrie en Finlande est déjà moins élevé qu’il n’est dans les pays concurrents comme l’Allemagne. L’institut PT estime aussi que le temps de travail en Finlande est proche de la moyenne de l’OCDE et, par exemple, supérieur à ce qu’il est en Allemagne.
KS

Mines

Talvivaara : Une dernière chance
Le ministère de l’Economie a annoncé vendredi que la société d’Etat Terrafama reprenait l’activité minière de Talvivaara Sotkammo, actuellement en liquidation judiciaire.
L’Etat a donc l’intention de poursuivre l’activité minière de Talvivaara.
Cette décision est toutefois suspendue à une décision de justice qui doit intervenir d’ici fin septembre. En effet, si le tribunal administratif de Vaasa décidait d’interdire la construction d’un canal pour évacuer les eaux usées de la mine, l’exploitation serait impossible et l’Etta devrait se préparer à fermer la mine.
Selon le conseiller Lauri Ratia, la fermeture de la mine pourrait prendre de 7 à 11 années et coûter environ 300 millions d’euros.
HS

Economie

« L’euro faible commence à relancer les exportations » AL
Aamulheti rapporte que la dépréciation de l’euro commence à se voir dans les résultats des grandes entreprises finlandaises.
Si on laisse de côté Neste, touché par la baisse des prix des hydrocarbures, les grandes entreprises finlandaises enregistrent au premier semestre une augmentation de leur chiffre d’affaires de 4%. Les résultats enregistrent une augmentaiton encore supérieure en raison des plans de restructuration engagés par les grands groupes.
AL

Entreprises

Nokia rengas restructure
La société de pneumatiques Nokia Rengas a annoncé un plan social visant à supprimer 150 emplois. L’objectif de l’entreprise est d’arriver à des économies de 8 millions d’euros.
HS

Politique étrangère et européenne

Opération en Méditerranée

Le président Niinistö a confirmé la participation finlandaise
Turun Sanomat rapporte que le Président Sauli Niinistö a décidé vendredi que la Finlande participerait à l’opération de gestion de crise militaire de l’Union européenne en Méditerranée. La commission des affaires étrangères du Parlement a soutenu antérieurement cette décision.
A cette phase, la Finlande enverra au maximum dix soldats dans l’état major de l’opération pour 12 mois.
TS/sam/15

UE – sécurité intérieure

La Commission doit accorder 53 millions d’euros à la Finlande
Selon Helsingin Sanomat, la Commission européenne a l’intention d’accorder près de 53 millions d’euros de son fonds de la sécurité intérieure au plan d’action nationale de sécurité de la Finlande. Le plan d’action concerne la perfection du système d’informations sur les visas et l’augmentation de la coopération consulaire.
Des unités sur la cybercriminalité et la protection de témoins seront également lancées et la coopération avec les autres pays nordiques et les pays de l’Union sera augmentée.
HS/sam/A13

Russie - sanctions

Mme Toivakka : il n’y a pas de raison pour l’optimisme
Helsingin Sanomat relève que la ministre du commerce extérieur Lenita Toivakka estime qu’il n’y a aucune raison pour l’optimisme quant à une possible levée des sanctions russes. La situation des exportations finlandaises vers la Russie ne s’améliorera pas dans les années à venir.
« Il n’y a pas eu de progrès dans les négociations sur la crise en Ukraine et il n’y a pas de raisons pour supprimer les sanctions », selon Mme Toivakka.
La ministre souligne que les problèmes économiques russes ont beaucoup plus d’effet sur les exportations finlandaises que les sanctions. En janvier-mai 2015 les exportations ont diminué d’un tiers par rapport à janvier-mai 2014.
Selon Mme Toivakka, la Finlande devrait trouver de nouveaux marchés entre autres en Chine, les Etats du golfe Persique, aux Etats-Unis et dans les pays voisins.
HS/sam/B4

Irak

L’opération de formation des troupes kurdes commencera cette semaine
Selon Helsingin Sanomat, l’opération de formation des troupes kurdes en vue la lutte contre Daech commencera cette semaine en Irak.
La Finlande participe à l’opération dirigée par les Etats-Unis avec une unité de formation de 47 soldats. La mission durera au maximum 12 mois.
HS/sam/B5

Chauffeurs Uber

La police incite à dénoncer les chauffeurs
Helsingin Sanomat rapporte que la police finlandaise incité, sur Twitter, à dénoncer les chauffeurs Uber à la police. Une instruction de police sur Uber est en cours.
HS/lun/A18

France – Finlande

Théâtre

Mad in Finland
Aamulehti publie une bonne critique du spectacle Mad in Finland de la compagnie Cirque Galapiat.
Ce spectacle, créé en France en 2012, était pour la première fois joué en Finlande.
AL

France

Tourisme

Vallée de la Loire
Keskisuomalainen publie un reportage sur la vallée de la loire et Vouvray.
KS

Vendredi 7 août 2015

Politique étrangère et européenne

Regroupement familial

Des demandes seront rouvertes à l’étude
La Cour administrative suprême a décidé que l’Office national de l’immigration devra réétudier une quarantaine de dossiers de demande de regroupement familial concernant des Somaliens. Selon la Cour administrative suprême, l’Office de l’immigration n’aurait pas dû rejeter des demandes en raison de documents de voyage manquants.
Environ deux cents demandes ont été rejetées pour cette raison. Une nouvelle étude ne concernera que les cas dans lesquels une plainte a été portée concernant la décision.
Helsingin Sanomat relève que la partie des rejets en raison de documents de voyage manquants représente une petite partie dans le nombre total de refus des demandes de regroupement familial.
HS/A14

Politique intérieure

Energie nucléaire – projet de Fennovoima

Propos de M. Rehn
Le ministre de l’Economie, M. Rehn (Centre), relève que c’est la participation de Fortum au projet de Fennovoima qui l’a fait changer d’avis concernant la construction d’un nouveau réacteur nucléaire. L’année dernière encore, lorsqu’il était commissaire, il avait critiqué le projet. « Les circonstances ont changé depuis. »
M. Rehn dément que sa visite en Russie ait joué un rôle dans l’affaire. Il assure aussi que le gouvernement n’a pas fait pression sur Fortum. « C’est un groupe coté en bourse qui prend ses propres décisions et en assume la responsabilité. »
Yle

« M. Kokkila du groupe SRV estime que l’échec de Fennovoima aurait laissé des traces importantes dans les relations entre la Finlande et la Russie » HS
M. Kokkila, président du directoire du groupe de bâtiment SRV, n’exclut pas qu’outre les relations entre les deux pays, le fait que le projet Fennovoima n’ait pas réussi aurait pu gêner les relations entre Fortum et les Russes.
M. Kokkila se félicite du fait que le constructeur russe Titan obtienne un partenaire finlandais, « pour éviter ce qui s’est passé à Olkiluoto. » Il estime qu’un partenaire finlandais est utile lorsqu’il s’agira de s’assurer que les documents remplissent les critères du Stuk et des autres autorités.
SRV deviendra directeur du projet qui sera le plus important de l’histoire du groupe.
M. Kokkila estime que les déchets de Fennovoima pourront être stockés au dépôt de Posiva.
HS/A26

Point de vue : « Fortum a acheté de bonnes relations » KL

Manifestation
Environ deux cents personnes se sont réunies, hier, à la place du Sénat pour protester contre le projet de construction nucléaire de Fennovoima.
HS/A10

Fennovoima remplacera une partie des importations d’électricité
Helsingin Sanomat relève que selon VTT, Centre national de la recherche technique, il est difficile d’évaluer la demande d’électricité des prochaines décennies. La demande dépend de l’évolution du secteur forestier et de celui des services. L’industrie minière est le secteur qui augmente le plus la consommation électrique.
OL3 devrait être terminé pour 2020. Jusqu’à cette date-là, les importations nettes d’électricité resteront considérables. A compter de 2020, elles diminueront de façon à représenter 3 à 6 % de la consommation. De 2025 à 2030, lorsque Fennovoima sera en marche, il n’y aura pas de besoin d’en importer.
Selon M. Kuuva, conseiller au ministère de l’Emploi et de l’Economie, il ne s’agira toutefois pas de renoncer entièrement aux importations, même si l’objectif est d’augmenter l’autosuffisance pour une meilleure sécurité en matière d’approvisionnement. Il est intéressant pour la Finlande d’acheter de l’électricité à Nord Pool lorsqu’elle est moins chère que celle produite en Finlande.
42 % de toute l’énergie consommée en Finlande vient actuellement de Russie.
HS/A27

Audience des partis

Les Verts avancent
Selon un sondage effectué pour le compte d’Yleisradio, l’audience du Centre et du Rassemblement national a augmenté, alors que la hausse des Vrais Finlandais s’est arrêtée.
Parmi les partis de l’opposition, seuls les Verts sont en hausse.
Le Centre arrive au premier rang avec une audience de 23,1 % (+0,4 point), suivi du Rassemblement national, 18,2 % (+0,9 point) et des Vrais Finlandais, 15,6 %.
Le PSD se situe quatrième avec 14,5 % des intentions de vote (-0,1), suivi de l’Alliance verte, qui a connu une augmentation de 1,2 points et dont l’audience s’élève à 12,7 %. HS relève que lors des élections législatives, l’écart entre ces deux partis était de 8 points, contre 1,8 actuellement.
Il semblerait que c’est après les déclarations de M. Immonen, que l’augmentation de l’audience des Vrais Finlandais s’est arrêtée.
L’Alliance des gauches arrive sixième avec une audience de 7,8 % (-0,6 point), suivie du Parti suédois, 3,9 % (-0,6) et des Chrétiens démocrates, 2,7 % (-0,7).
HS/A10, Yle

Vrais Finlandais

M. Soini rentre de vacances et condamne les propos haineux
Le Président des Vrais Finlandais, ministre des Affaires étrangères, M. Soini, rentre du congé à la veille du congrès du parti ce week-end, à Turku, et condamne tout propos haineux tout en précisant qu’il ne souhaite pas entendre des conseils de la part des médias.
Il relève qu’il n’accepte aucun propos haineux. Pour lui, les déclarations de M. Immonen étaient mal formulées et il s’agira de les évoquer au sein du groupe parlementaire. Il relève que les mouvements de résistance et les anarchistes ne méritent aucune protection de sa part.
M. Soini estime que la pression sur le parti a été inappropriée et démesurée.
Concernant le projet de Fennovoima, M. Soini se félicite de la participation de Fortum. Il déplore l’épisode du groupe croate Migrit et estime qu’il a servi à gagner du temps.
Il se déclare favorable à un éventuel projet de Fortum à Loviisa où les réacteurs actuels arriveront à fin de vie en 2027 et 2030, pourvu que le financement soit privé. Il ne souhaite pas que la société subventionne la production énergétique de façon permanente.
HS/A12

Propos de M. Rinne
Le président du PSD, M. Rinne, estime que M. Soini devrait s’exprimer plus explicitement que ce qu’il dit dans Helsingin Sanomat aujourd’hui, sur le fait qu’il n’accepte pas les valeurs et l’idéologie qu’évoque M. Immonen sur Facebook.
HS

France – Finlande

Festival de Helsinki – la nuit des arts

Les Géants de la Cie l’Homme debout
Hufvudstadsbladet rend compte des ateliers organisés pour la préparation des marionnettes géantes qui seront animés à Helsinki lors de la Nuit des arts, le 20 août, par la compagnie française L’homme debout.
HBL/20-21

Jeudi 6 août 2015

Politique intérieure

Energie nucléaire

« L’Etat a sauvé Fennovoima » KL
« M. Rehn dément une pression exercée sur Fortum, mais relève que des entretiens ont bien sûr eu lieu » KL
« Selon un accord, il faut que Rosatom soutienne la politique étrangère de la Russie » AL
« Selon M. Lund de l’Université Aalto, le réacteur ne sera pas rentable » AL
Aamulehti relève que selon Mme Pynnöniemi, chercheur à l’Institut de relations internationales, le ministère russe des Affaires étrangères et Rosatom ont conclu un accord sur une coopération renforcée, en juin. Cet accord prévoit que l’action de Rosatom soutienne la politique étrangère de la Russie.
AL/A6

Editoriaux
« Fennovoima boitant à l’arrivée » KL
« Il est l’heure pour Fennovoima de songer à sa réputation » HS
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat relève que l’étude de la demande d’autorisation de construire de Fennovoima prendra au moins deux ans. On peut déjà dire qu’un nouveau réacteur nucléaire sera probablement construit à Pyhäjoki.
En principe, ce réacteur diminuera la dépendance finlandaise des importations d’énergie, même s’il est prévu que le combustible soit fourni par la Russie.
L’éditorialiste estime que le projet est marqué par un arrière-goût très regrettable.
Même si le gouvernement et Fortum insistent qu’aucune pression n’a eu lieu, il est difficile de penser que les décisions d’investissements dans un groupe en partie en possession de l’Etat soient prises uniquement sur des bases des affaires.
Le fait qu’il a été difficile de trouver des actionnaires pour le projet ronge la crédibilité de la rentabilité de Fennovoima.
La participation de Rosatom est marquée par la géopolitique depuis que la Russie a envahi la Crimée et que des sanctions ont été imposées.
Pour l’éditorialiste, il s’agit de se demander ce qui a amené Gazprom à changer d’avis. Les négociations avec Fortum marquent le pas.
Fennovoima a perdu de sa crédibilité à tel point que ceux qui promeuvent le réacteur doivent le prendre en compte.
L’éditorialiste de Kauppalehti estime qu’il y a des traits étranges dans l’action de Fortum.
HS/A4, KL/5

« Fortum devient actionnaire dans un projet de central nucléaire qui ne l’intéresse pas » HS
Helsingin Sanomat spécule sur le fait que Fortum n’a pas réussi à obtenir ce qu’il souhaitait, dans ses négociations concernant les centrales hydrauliques russes. Le groupe participe au projet de Pyhäjoki avec la part la plus petite possible, mais toujours est-il qu’il s’agit d’un réacteur auquel Fortum n’était pas intéressé.
La décision prise hier par Fortum lui a permis de maintenir les bonnes relations importantes en Finlande et en Russie.
HS rappelle que Fortum dispose de centrales de gaz naturel en Russie, dont le fournisseur est Gazprom.
HS/A8

Critiques
Le président de l’Alliance verte, M. Ville Niinistö, estime que c’était un jour triste pour la démocratie finlandaise. Il regrette que l’énergie nucléaire, les relations avec la Russie et les souhaits de Rosatom ont été privilégiés. Mme Henriksson, présidente du groupe parlementaire du Parti suédois, à l’instar de M. Arhinmäki, président de l’Alliance des gauches, n’excluent pas rejoindre les Verts s’ils souhaitent déposer une motion de censure.
Mme Henriksson estime qu’il ne faudrait pas accorder d’autorisation de construire à Fennovoima. Le processus pour obtenir une part suffisante d’actionnaires finlandais n’a pas été convaincant. Elle estime, à l’instar de M. Ville Niinistö, que le rôle de la présentation du groupe croate Migrit était de permettre au gouvernement de reporter le délai.
Mme Henriksson se pose des questions sur l’influence russe importante pour le projet, dans le contexte géopolitique actuel. Pour elle, le projet n’est pas conforme à l’intérêt global de la Finlande.
HS/A7

Propos haineux

Editorial
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat rappelle que pour garantir la liberté de l’expression, il faut mettre des limites explicites aux propos haineux. Dans le contexte du racisme et des propos haineux, il s’agit d’appliquer la loi. Dans le cas des propos de M. Immonen, on n’en est pas loin.
HS/A5

Le commissaire divisionnaire de la Police judiciaire a porté plainte concernant une menace en ligne
M. Elfgren, commissaire divisionnaire de la Police judiciaire et conseiller municipal à Sipoo, a porté plainte concernant une menace le concernant sur les médias sociaux.
M. Elfgren souhaite encourager les victimes de menaces en ligne à tenir à leurs droits, et montrer que menacer avec la violence n’est pas acceptable.
HS/A11

Violences de Jyväskylä

Les sept détenus ont été incarcerés
Cinq Finlandais et deux ressortissants suédois ont été incarcérés suite aux violences à l’occasion de la manifestation d’un mouvement néonazi à Jyväskylä, samedi.
HS/A11

Pacte social

Akava est prêt à négocier
Le syndicat des professions académiques Akava, a déjà annoncé sa volonté de négocier sur un pacte social, pourvu que les pourparlers soient équilibrées et que les résultats bénéficient à toutes les parties.
SM/8

Société

80 langues différentes parlées dans les crèches
Le russe est la première langue étrangère parlée en Finlande par des mineurs : 12 852 enfants le parlent. Le russe est suivi par l’estonien (9380), le somali (7389), l’arabe (4578) et l’albanais (3020).
14 % des enfants dans les crèches d’Helsinki parlent une langue autre qu’une des langues du pays comme langue maternelle.
HS/A12

Mercredi 5 août 2015

Politique intérieure

Energie nucléaire

Fortum a annoncé sa participation au projet de Fennovoima
« Selon M. Rehn, l’Etat n’a pas fait pression sur Fortum pour qu’il participe » HS
Le ministre de l’Economie, M. Rehn, a donné une conférence de presse, ce matin, pour confirmer que la condition d’un actionnariat finlandais ou équivalent (européen) à hauteur de 60 % était remplie concernant le projet de Fennovoima de construction d’un réacteur à Pyhäjoki.
En effet, le groupe énergétique Fortum a annoncé ce matin qu’il participait au projet à hauteur de 6,6 %. En outre, le groupe du bâtiment SRV a annoncé une participation de 1,8 % au projet, et le groupe d’acier Outokumpu a augmenté sa participation de 1,8 point de façon à ce qu’elle s’élève désormais à 14 %.
Le ministère de l’Emploi et de l’Economie relève qu’il compte suivre la base d’actionnariat de façon continue. M. Rehn a noté lors de la conférence de presse que le groupe croate Migrit n’était pas parmi les investisseurs.
Lorsqu’on lui a posé la question de savoir si Rosatom, fournisseur du réacteur, pourrait être inscrit sur la liste de sanctions, M. Rehn a répondu que les questions énergétiques étaient en dehors de la politique de sanctions. « Je ne vois pas de raison pour que la Russie souhaite bouleverser la situation », a-t-il dit.
Il faudra que Fennovoima présente, en juin 2016, un plan sur le stockage de ses déchets nucléaires.
M. Rehn ne considère pas que l’avancement du projet de Fennovoima nuise au recours aux énergies renouvelables. Il souligne les objectifs climatiques de la Finlande : il s’agira, entre autres, de renoncer au charbon dans le courant des années 2020. Pour lui, il faudra garder l’énergie nucléaire dans le répertoire en vue d’une longue période de transition. Il souligne l’importance de l’autosuffisance énergétique finlandaise. Actuellement, 20 % de l’électricité consommée est importée en Finlande. « La production de Hanhikivi 1 pourrait couvrir 10 % de la demande d’électricité à la fin des années 2020. »
Yle relève que la décision concernant l’autorisation de construire d’un réacteur à Pyhäjoki devra être évoquée au gouvernement au plus tôt en 2017.
Selon le Premier ministre, M. Sipilä, la Finlande a besoin d’investissements qui se comptent en milliards tels le projet de Fennovoima. Il rappelle que la Finlande a été en récession en matière d’investissements et que leur faible nombre est une des raisons du chômage. Le ministère de l’Emploi et de l’Economie estime que le projet de réacteur pourra créer des dizaines de milliers d’ETP.
Yle, HS

« M. Ville Niinistö n’exclut pas d’interpeler le gouvernement » HS
Le président de l’Alliance verte, M. Ville Niinistö, estime que la participation de Fortum ne résout aucunement le problème de la dépendance du projet en matière de Russie. Pour lui, le gouvernement actuel est prêt à vendre toutes ses valeurs.
M. Niinistö souhaite que l’on puisse évoquer le déplacement récent à Moscou de M. Rehn. « Il est clair que les relations entre Gazprom, Fortum et Rosatom, ainsi que l’intérêt de l’Etat russe de promouvoir ce projet y ont été évoqués. Il faudrait mettre au clair le fait de savoir pourquoi le gouvernement finlandais souhaite une coopération aussi étroite avec le gouvernement russe dans la réalisation d’un projet public d’énergie nucléaire. »
HS

Fortum n’a pas de contrat avec les Russes
Les négociations de Fortum avec les groupes russes Rosatom et Gazprom sur les arrangements concernant les centrales hydrauliques sont toujours en cours.
M. Oksaharju, analyste de la banque d’investissements Nordnet, estime que comme les Russes ont désormais ce qu’ils souhaitaient, ils n’ont plus aucun intérêt de donner leurs centrales précieuses à une possession étrangère.
D’autres analystes encore estiment qu’il n’est pas très sage de la part de Fortum de participer au projet de Fennovoima sans lien avec les centrales TGC-1.
Yle, HS, Uusisuomi

Economie

Situation de l’emploi
Helsingin Sanomat publie un article sur le problème accru du chômage de longue durée dans la région de Helsinki. Par rapport à juin 2013, les chiffres ont doublé à Helsinki, où le nombre de chômeurs est de 43 200.
Dans toute la Finlande, le nombre de chômeurs de longue durée a augmenté de plus de 20 % en un an, et de 50 % en cinq ans.
370 000 personnes sont au chômage, ce qui est 30 000 de plus qu’en juin 2014.
HS/A6-7

La croissance se fait attendre
Selon le directeur général de l’institut de recherche économique Etla, M. Vihriälä, il n’est pas exclu que l’année 2015 devienne la quatrième année de suite de diminution du PIB. Aucun retournement n’est actuellement à prévoir.
C’est surtout le secteur des exportations qui stagne. Les exportations vers la Suède et la Russie ont le plus diminué, mais celles vers l’Europe centrale et de l’Ouest restent faibles en volume.
Le commerce vers la Russie a diminué de 40 % en janvier-mai 2015.
HS/A29

Vrais Finlandais

Congrès du parti à Turku
Les Vrais Finlandais ont annulé l’évènement tout public en plein air, traditionnellement organisé dans le contexte de ses congrès. M. Putkonen, l’homme à tout faire du parti, relève que comme « la gauche et la droite se sont activés », le parti souhaite s’assurer de pouvoir mener son congrès à bout sans perturbation.
Mme Slunga-Poutsalo, secrétaire du parti, relève que son parti « ne souhaite surtout pas provoquer plus. »
HS/A11, Yle

Pacte social

« L’industrie technologique : on a besoin du pacte social » HS
Mme Inkeroinen de l’Industrie technologique estime que l’on a besoin du pacte social pour améliorer la compétitivité fortement affaiblie. Consciente du fait que les négociations risquent d’être difficiles, elle estime que de petites mesures ne suffiront pas dans le contexte actuel.
Elle rappelle que durant la crise économique, 100 000 emplois ont disparu. Il en disparait surtout dans l’industrie.
HS/A15

« Le temps de travail des Finlandais le plus court dans l’UE – cela s’explique par le grand nombre de femmes qui travaillent » HS
Selon les statistiques d’Eurostat, le temps de travail hebdomadaire moyen des Finlandais, 37,4h, est inférieur au celui des autres Etats membres de l’UE, la moyenne européenne étant de 39,5h. La Finlande est suivie par l’Italie, la France et l’Irlande.
En Finlande, l’emploi des femmes est internationalement élevé, et surtout la part des femmes travaillant à plein temps.
M. Bergholm, chercheur au sein de la confédération des ouvriers SAK, relève que le système familial finlandais se base sur le modèle de deux parents qui travaillent à plein temps. Comme un des époux ne reste pas au foyer avec les enfants, il faut que les parents cherchent l’enfant de la crèche, ce qui raccourcit la durée de la journée au travail. En effet, l’écart de l’emploi des femmes et celui des hommes n’est que 2,5 % en Finlande, alors qu’il est plus de 10 % dans d’autres pays européens.
HS/A15

France

BD

Dupont et Mezzo
Helsingin Sanomat présente la bande dessinée de Jean-Michel Dupont et Mezzo sur la vie du guitariste Robert Johnson, qui sortira en finnois cette semaine, traduite par Annukka Kolehmainen. Les auteurs viendront à Helsinki à l’occasion du festival de la BD du 28 au 30 août.
HS/B1-2
Mardi 4 août 2015

Politique étrangère et européenne

Climat

Efforts du Président Obama
M. Antto Vihma, chercheur à l’Institut de relations internationales, estime que le paquet climatique promu par le Président américain pourra avoir un effet sur les négociations dans le cadre du COP21 à Paris. Si les objectifs des Etats-Unis sont sur un fondement crédible, cela pourra faciliter le fait d’exiger des mesures des autres aussi, selon M. Vihmo.
HS/A21

Economie

Nokia vend son service Here
Avec la vente de ses services de localisation Here à un consortium de constructeurs automobiles allemands, Nokia renforce son bilan à la veille de la fusion avec Alcatel-Lucent.
HS/A25

Politique intérieure

Violences de Jyväskylä

Propos du Premier ministre
Le Premier ministre, M. Sipilä, interviewé à l’émission télévisée d’actualité de Yle, estime que si l’objectif et la façon d’agir du mouvement néonazi, qui a organisé une manifestation qui a tourné en violences à Jyväskylä, est de mener une action violente et de blesser des personnes, son existence n’est pas justifiée. M. Sipilä souligne que le gouvernement soutient une société multiculturelle.
« Faciliter l’octroi de permis de travail concernant les ressortissant d’en-dehors de l’EEE figure dans le programme gouvernemental. Nous avons besoin de spécialistes et de travailleurs venant de l’extérieur de l’EEE dans les entreprises. Nous souhaitons renforcer une société multiculturelle », a-t-il dit.
Il relève qu’au sein du gouvernement, il n’y a aucun désaccord par exemple s’agissant le fait de condamner l’émeute organisée par les néonazis à Jyväskylä.
HS

”Des chercheurs s’étonnent des réactions faibles des dirigeants” HBL
Hufvudstadsbladet rend compte des propos de MM. Kotonen et Tamminen, chercheurs, qui estiment que les personnalités politiques auraient dû plus vigoureusement condamner les événements de Jyväskylä.
HBL/5

Editoriaux
L’éditorialiste de Demokraatti relève que la violence politique est traditionnellement un phénomène extrêmement rare en Finlande. Avec les médias sociaux, les menaces visant les personnalités politiques et autres acteurs politiques ont toutefois augmenté. Jusqu’à présent, il y a eu peu d’affrontements physiques. Une dizaine d’incidents a eu lieu depuis le début de la décennie, impliquant chaque fois des néonazis.
L’éditorialiste considère comme plus grave encore qu’un député des Vrais Finlandais, parti de la coalition gouvernementale, flirte ouvertement avec les représentants d’une organisation néonazie. Pour lui, il appartient à chacun de juger si M. Immonen a provoqué par ses déclarations les évènements de Jyväskylä.
Les Vrais Finlandais se réuniront en congrès ce week-end. Les électeurs ont le droit de s’attendre à savoir si le parti se dissocie des mouvements extrémistes ou non.
L’éditorialiste d’Aamulehti regrette l’impossibilité de mener un dialogue avec un groupement qui, tel une secte religieuse, se considère celui qui connaît l’unique vérité.
L’éditorialiste de Hufvudstadsbladet estime qu’il faut que le Centre et le Rassemblement national demandent aux Vrais Finlandais de se dissocier de toute coopération avec le « mouvement de résistance ».
Dem/5, AL/A2, HBL/18

Vrais Finlandais

« Le scandale met à l’épreuve l’unité des troupes de M. Soini » SM
« Un chercheur attend des Vrais Finlandais une prise de position claire en ce qui concerne le scandale suscité par M. Immonen » SM

Pacte social

Le gouvernement accorde un délai de trois semaines aux organisations syndicales
Selon M. Lyly, rallonger le temps de travail est hors de question
Les négociations pour un pacte social ont démarré, hier. Helsingin Sanomat relève que malgré l’optimisme du Premier ministre, M. Sipilä, les vues du patronat et des organisations des salariés étaient éloignées les unes des autres.
Le président de la confédération des ouvriers, SAK, M. Lyly, a été clair sur le fait que la prolongation du temps de travail ne pourrait pas réussir. « Notre marge de manœuvre la concernant est presque nulle. »
Pour M. Sipilä, l’engagement de toutes les organisations, SAK, STTK, Akava, EK et les Employeurs communaux, est essentiel, sinon, un échec est à prévoir.
Le gouvernement n’a pas présenté de liste toute faite sur les mesures à prendre. M. Sipilä relève qu’il s’agira de trouver les moyens ensemble. Réfléchir aux moyens d’ordre pratique a été laissé à la charge de M. Salonius, médiateur pour ces négociations, et des organisations.
M. Lyly, et le président de la STTK (employés), M. Palola, ont souligné que la question est bien plus difficile pour les salariés que pour le patronat. M. Sipilä admet qu’il en est ainsi, mais il rappelle que la Finlande vit actuellement une des périodes les plus difficiles de son histoire économique. « Le pays est dans une situation difficile mentalement et économiquement. Les événements de ces derniers jours ainsi que les chiffres concernant l’emploi en sont des exemples. Il faudra que l’intérêt commun passe avant l’égoïsme. »
M. Lyly rappelle que le pacte ne serait qu’un outil dans la recherche de solutions. La compétitivité dépend du choix de produits, du savoir-faire, des innovations, des investissements, du management… Pour lui, améliorer la productivité et la compétitivité se fait en dernier lieu dans les entreprises. Il rappelle que les décisions salariales modérées déjà prises sont une partie d’un pacte social et qu’il faut les prendre en compte.
Si au 21 août toutes les parties souhaitent toujours s’engager, les négociations pourront être poursuivies.
HS/A6-7

Editoriaux
L’éditorialiste de Kauppalehti estime que même si on arrivait à conclure un pacte social, ce n’est pas quelque chose qui va suffire à lui seul. Il faut que les entreprises se renouvèlent aussi. Il faut de solutions courageuses, et cela nécessite un choix de moyens plus large que la modération des coûts de production.
L’éditorialiste d’Aamulehti estime que c’est le moment pour les organisations syndicales de montrer que le pouvoir et la responsabilité entre leurs mains sont en équilibre.
KL/5, AL/A2

France

Histoire

Napoléon
Aamulehti publie un article plutôt divertissant sur Napoléon, ses conquêtes et sa taille, supposée ou véritable.
AL/B5

Lundi 3 août 2015

Politique intérieure

Energie nucléaire

Sondage sur le réacteur de Pyhäjoki : 34 % pour, 48 % contre
Selon un sondage effectué par THN Gallup pour le compte de Helsingin Sanomat, 48 % des Finlandais s’opposent à la construction d’un réacteur nucléaire de Fennovoima à Pyhäjoki, alors que 34 % y sont favorables. Le soutien à la construction est plus élevé dans le nord du pays, jusqu’à 40 %, alors que dans le sud, il est de 29 %.
Le gouvernement évoquera l’actionnariat de Fennovoima ainsi que l’autorisation de construire, jeudi 6 août.
M. Hemminki, directeur général de Fennovoima, reste optimiste et relève que le besoin d’électricité en Finlande n’a pas changé.
M. Pekkarinen, député centriste, estime que le groupe énergétique Fortum pourrait considérer une participation au projet de Fennovoima indépendamment de la réalisation de ses projets en Russie. Il souligne qu’il convient toutefois de ne pas faire pression auprès du groupe dans le sens d’une participation au projet.
Kauppalehti relève que Fortum n’est pas loin d’arriver à un compromis avec Rosatom et Gazprom concernant l’achat de centrales hydrauliques en Russie.
HS/dim/A8, KL/lun/A8

Pacte social

Les négociations seront entamées aujourd’hui
Le gouvernement présentera aux représentants des organisations syndicales, aujourd’hui, sa proposition pour une suite à envisager au processus de pacte social. Les dirigeants du patronat EK, de la confédération des ouvriers SAK, du syndicat des employés STTK et du celui des professions académiques Akava ont été invités.
Selon Helsingin Sanomat, les organisations ont trois semaines avant de se prononcer sur leur engagement éventuel à l’objectif du gouvernement concernant une diminution de 5 % du coût de la main d’oeuvre.
M. Vanhanen, président du groupe parlementaire centriste et ancien Premier ministre, estime qu’il faudra que le gouvernement tienne à son objectif d’augmenter la productivité. Il estime que le patronat devra de son côté proposer quelque chose aux employés, en contrepartie des mesures qui les touchent, même s’il est clair que le pacte ne pourra pas être symétrique de façon à ce que les deux côtés obtiennent autant.
M. Vanhanen estime que le bonus le plus important du point de vue des salariés serait la croissance économique qui à long terme bénéficiera à tout le monde.
HS/sam/A14, lun/A8

Violences néonazies à Jyväskylä

Sept détenus
« Selon la police, l’attaque était planifié » HBL
La police a arrêté sept personnes, dont deux de nationalité suédoise, suite à l’émeute qui a eu lieu samedi à Jyväskylä, dans le contexte d’une manifestation de l’organisation néonazie « mouvement de résistance ». Trois personnes ont été agressées, dont une qui avait été poignardée à l’occasion d’une attaque à la bibliothèque de Jyväskylä il y a deux ans.
M. Orpo, ministre de l’Intérieur, condamne les événements et les considère comme graves. Il note que de tels incidents sont exceptionnels en Finlande. Pour lui, il importe de renforcer le suivi des activités des groupements extrémistes.
M. Orpo relève qu’une fois qu’il aura reçu le rapport de la police des évènements de Jyväskylä, il s’agira de réunir des autorités en matière de sécurité pour réfléchir à la situation et aux mesures éventuelles à prendre.
HS/dim/A12

Vrais Finlandais

« Selon M. Soini, les déclarations de M. Immonen seront évoquées après le congrès du parti » TS

Politique étrangère et européenne

Russie – Ukraine – Sanctions

De nouveaux Finlandais sur la liste américaine de sanctions contre la Russie
Le ministre des Affaires étrangères, M. Soini, souhaite que les Etats-Unis donnent une explication exhaustive concernant les Finlandais qui figurent désormais sur la liste de sanctions à l’égard de la Russie. « Nous souhaitons des justifications », relève M. Soini, qui estime que les nouveaux noms ont été rajoutés à la liste du fait des liens avec des personnes se trouvant déjà sur cette liste, telles que MM. Timtchenko et Rotenberg. Il relève que les personnes et entreprises en question ne font objet « d’aucun procès » en Finlande.
HS/sam/B6-7

« Un Finlandais parti pour des batailles en Ukraine de l’Est » HS
Helsingin Sanomat rend compte d’un Finlandais de 38 ans parti rejoindre les troupes de séparatistes soutenus par la Russie au Donetsk.
Selon la Sûreté nationale, il y a eu des combattants « Finlandais ou partis de Finlande » des deux côtés en Ukraine de l’Est, mais ils n’ont pas été nombreux.
HS/sam/B3

Billet : « La Russie ne relève pas que de la politique étrangère à l’UE » HS
Helsingin Sanomat publie un billet de Jussi Niemeläinen, qui rappelle que la Russie joue un rôle important pour la politique intérieure de plusieurs Etats membres de l’UE. La France n’est pas le seul pays où dans la politique, il y en a qui comprennent et d’autres qui condamnent la direction actuelle de la Russie. Les motivations varient entre les méfiances à l’égard de l’UE ou des Etats-Unis, les relations économiques, les idéologies et d’autres raisons encore.
La Russie s’est activée pour faire du lobbying auprès des forces eurosceptiques. On peut s’attendre à ce que cette évolution ne tarde pas de concerner davantage la Finlande aussi. Le consensus traditionnel en matière de politique étrangère a été à l’épreuve dans le contexte de l’assemblée parlementaire de l’OSCE.
HS/dim/A5

France – Finlande

Théâtre

Marc Gassot
Helsingin Sanomat rend compte de Marc Gassot qui se produit au festival d’Edimbourg avec son spectacle de mime.
HS/lun/B3

publié le 01/10/2015

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