Août 2011

Mercredi 31 août 2011

Politique étrangère et européenne

Crise financière

Des garanties sous forme de participations dans les banques grecques ?
Quand l’affaire des garanties prendra fin, M. Katainen ?
Selon M. Hetemäki, la Finlande avait informé la Commission
Selon M. Soini, la Finlande ne fait déjà plus partie du coeur de l’UE
Helsingin Sanomat rapporte que les pays de la zone euro envisagent un système de garanties aux pays qui prêtent à la Grèce par l’entremise du FESF sous la forme d’actions des banques privées grecques qui seraient ainsi en partie nationalisées.
Helsingin Sanomat souligne qu’il y a actuellement en discussion plusieurs modèles de garanties. Les garanties en numéraire seraient abandonnées.
Interrogé à Loviisa M. Katainen déclare que la solution sur les garanties est une affaire de jours ou de semaines. « La question des garanties de la Grèce doit être résolue avant que les parlements nationaux ratifient les décisions européennes ».
Interrogé sur le fait de savoir si la Finlande pouvait renoncer à son exigence de garanties, il répond : « Non, elle ne peut pas. L’exigence de garanties est notre position, clairement ».
« Nous avons informé certains Etats, je ne sais pas combien, [de l’accord sur des garanties en numéraire conclu avec la Grèce]. Il nous est apparu clairement que ce modèle ne convenait pas à tout le monde. Ce modèle de garanties en numéraire semble aujourd’hui écarté ».
Dans le courrier des lecteurs d’Helsingin Sanomat, le sous-secrétaire d’Etat aux Finances M. Martti Hetemäki souligne que la Finlande avait bien informé la Commission de ses négociations bilatérales avec la Grèce, ainsi que de nombreux Etats. Il conclut en rappelant que « durant la crise financière, les Etats de la zone euro ont du résoudre de nombreux problèmes sur lesquels ils avaient des vues divergentes. Une coopération étroite et bonne permet que l’on exprime des positions divergentes sans pour autant que cela affecte les relations entre les Etats. C’est le cas en politique intérieure depuis longtemps. »
A Truku, le président des Vrais Finlandais, M. Timo Soini a déclaré que la Finlande devrait montrer l’exemple et faire échouer le paquet d’aide à la Grèce. Il estime qu’il est vain de faire peur sur les conséquences pour la Finlande. « L’UE n’est pas une mafia qui se venge contre un Etat qui a bien rempli ses obligations. Il serait extraordinaire qu’un Etat qui bénéficie du triple A se voit reprocher de défendre les contribuables européens. Avant on nous faisait peur avec Moscou, aujourd’hui avec Bruxelles ». M. Soini minimise aussi la perte d’influence pour la Finlande. « Mais à quelle table se trouvait donc la Finlande lorsque Sarkozy et Merkel se sont rencontrés deux fois, à Berlin et à Paris. Il n’y avait même pas de tabouret pour nous ».
HS AL

Libye

La Finlande se prépare à aider la Libye
La Finlande est prête à participer à la stabilisation de la crise libyenne, informe le secrétariat du Premier ministre. Elle s’apprête également à lui fournir une aide humanitaire.
Selon le chef de division au ministère de la Défense, M. Esa Pulkkinen, cette participation peut signifier diverses activités. « Il pourrait s’agir de soutien humanitaire ou d’observateurs militaires, si la communauté internationale en ressent le besoin. », estime M. Pulkkinen.
La Finlande a déjà fourni une aide humanitaire de 2,85 millions d’euros à la Libye. Une grande partie de cette aide a abouti à la frontière tunisienne par l’intermédiaire de la Croix rouge et de l’ONU.
« Nous attendons une sollicitation de la part du bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), à la quelle nous répondrons », affirme le directeur de division du ministère des Affaires étrangères, M. Teemu Tanner.
TS/13

Mongolie

Mme Halonen a commencé une visite officielle à Oulan-Bator
Helsingin Sanomat relève que la Présidente, Mme Tarja Halonen, et son époux, M. Arajärvi, ont entamé mardi une visite officielle en Mongolie. Elle est le premier président finlandais et le premier chef de l’Etat nordique à visiter ce pays. Mme Halonen aura des entretiens avec le président et le Premier ministre mongol.
Le président mongol, M. Tsakhia Elbegdorj, qui a effectué une visite officielle en Finlande en octobre dernier, a été déçu du fait que, pour des raisons de l’ordre pratique, Mme Halonen n’ait pas pu lui offrir des rennes, la population de rennes en Mongolie étant consanguine.
Le ministre du Commerce extérieur, M. Alexander Stubb, et une délégation de la vie économique font partie de la suite de Mme Halonen.
La Finlande a participé à la création d’un laboratoire géologique qui sera inauguré demain.
HS/A5, IS/8

Politique intérieure

Budget

Parlement
Le Parlement aura à son ordre du jour, dès la rentrée politique, l’état de l’économie. Le Premier ministre, M. Katainen, a relevé, devant le groupe parlementaire de son parti, que le gouvernement présenterait aux députés les dernières prévisions économiques, la semaine prochaine.
Le gouvernement a pour objectif de justifier aux députés la nécessité des augmentations fiscales et des économies dans le projet de loi des finances. C’est le président social-démocrate du Parlement, M. Heinäluoma, qui a proposé la mise en place d’un tel débat.
M. Vapaavuori, président du groupe conservateur, souligne qu’il faudrait se retenir de trop se plaindre concernant la proposition budgétaire. Il se félicite de la proposition de Mme Urpilainen, ministre des Finances, qui prévoit la réalisation d’une grande partie des économies dès l’année prochaine. Il souligne également qu’il ne faut pas que le gouvernement hésite à entamer des économies supplémentaires si la situation économique se détériore encore.
M. Vapaavuori a annoncé que son parti souhaitait constituer un contrepoids au populisme. Il estime que le « fantôme » des Vrais Finlandais a trop influencé le débat politique en Finlande.
HS/A6

Les Vrais Finlandais accusent Mme Urpilainen de promouvoir un « budget de chômage »
Le groupe parlementaire des Vrais Finlandais qui s’est réuni à Turku, rejette la proposition budgétaire de la ministre des Finances, Mme Urpilainen, et la qualifie de « budget de chômage, d’irresponsabilité et d’injustice ».
Le parti propose une diminution de 15 % concernant les subventions aux partis politiques mais relève qu’il ne comptait pas rembourser des crédits si les autres partis n’y participaient pas.
Par ailleurs, grâce à leur audience accrue, les Vrais Finlandais obtiennent plus de subventions qu’avant et sont à la recherche de nouveaux locaux.
HS/A6

Parti du centre

M. Pekkarinen a refusé, M. Härmälä réfléchit
Helsingin Sanomat rapporte que M. Mauri Pekkarinen, député et ministre centriste de longue date, a annoncé mardi qu’il ne se présenterait pas aux primaires du Centre, malgré le non de Mme Jäätteenmäki.
M. Esa Härmälä, ancien directeur de la MTK, syndicat des agriculteurs, a déclaré au quotidien Maaseudun tulevaisuus qu’il était prêt à réfléchir à une candidature aux primaires.
M. Paavo Väyrynen, qui a déjà annoncé sa candidature, s’étonne du fait que le Centre souhaite organiser des primaires. « Cela coûte peut-être 200 000 euros, or le parti est sans ressources et endetté. »
HS/A6

Parti suédois

Mme Biaudet a présenté sa candidature
Helsingin Sanomat relève que Mme Eva Biaudet (50 ans), ombudsman des minorités, ancienne députée et ministre, a présenté mardi sa candidature présidentielle lors d’une conférence de presse organisée par le Parti suédois.
Mme Biaudet compte évoquer surtout les questions de l’égalité. « Le président doit défendre les valeurs positives, comme l’ouverture et la tolérance. »
HS rappelle qu’en 1994, la candidate du Parti suédois, Mme Elisabeth Rehn, a eu un grand succès au premier tour et a accédé au second tour contre M. Ahtisaari.
HS/A6

Vrais Finlandais

Le groupe parlementaire croit que M. Soini se présentera
Selon le tabloïd Ilta-Sanomat, le groupe parlementaire des Vrais Finlandais, réuni mardi à Turku, est confiant et croit que le président du parti, M. Timo Soini, dira oui à une candidature présidentielle.
« Il serait étrange que les Vrais Finlandais, le plus grand parti politique finlandais selon les sondages d’opinion, ne désigne pas son propre candidat », a déclaré M. Soini, qui a promis d’annoncer ses intentions dans un mois.
M. Soini a été le candidat des Vrais Finlandais à l’élection présidentielle de 2006 où il est arrivé quatrième avec un score de 3,4 %.
IS/6

Prévisions économiques

PT prévoit que la croissance s’arrêtera au premier trimestre 2012
L’institut de recherche des salariés, PT, prévoit une croissance économique de 3,6 % pour l’année en cours et estime qu’un ralentissement de la croissance interviendra à la fin de l’année avant qu’elle ne s’arrête entièrement en janvier-mars.
Kauppalehti relève que la banque OP avait prévu un arrêt de la croissance quelques mois avant.
M. Lehto de l’institut PT estime qu’il faudrait que la Finlande se prépare à une dissolution éventuelle de l’union monétaire en entamant un débat sur ses conséquences, même si ce n’est pas un scénario probable.
PT prévoit une croissance de 3,6 % pour 2011 et de 2,1 % pour 2012, ces chiffres étant 2,8 % et 2,3 % dans les prévisions d’OP. Concernant les exportations, PT prévoit une augmentation de 6,4 % pour cette année et de 3,6 % pour 2012, les chiffres d’OP étant inverses : 3,7 % et 5 %.
Le taux de chômage prévu par PT est de 8 % pour les deux années, OP prévoyant un taux de 7,9 et 7,6 %.
KL/7

Aviation

L’armée de l’air nie avoir bénéficié de tarifs préférentiels de Finavia
Selon l’armée de l’air, Finavia, compagnie chargée de l’entretien des aéroports, fait payer à l’armée de l’air ses services selon les mêmes critères qu’à ses autres clients.
L’armée de l’air a publié mardi un communiqué déclarant qu’elle payait à Finavia également tous les coûts émanant des prestations produites pour l’aviation militaire.
Ces questions de règlements avaient été évoquées dans les médias lors du licenciement du directeur général de Finavia, M. Samuli Haapasalo, la semaine dernière.
Selon le rapport, le commandant de l’armée de l’air, le général de division Jarmo Lindberg, et le directeur général de Finavia de l’époque, M. Haapasalo, avaient signé, le 15 juin 2011, un contrat de service de deux ans et demi satisfaisant les deux parties.
KS/5

Roms

Le camp de Kalasatama vidé
La police a vidé le camp des Roms à Kalasatama, hier matin, laissant 30 à 40 Roms sans hébergement. M. Räihä, qui représente les services sociaux de la municipalité, constate qu’il ne s’agira pas de proposer à ces personnes un hébergement ni un billet de transport pour rentrer en Roumanie. L’association des militants pour la libre circulation Vapaa liikkuvuus critique l’expulsion mise en œuvre sans interprète et avec un préavis de 60 minutes.
SM/24

Culture

Inauguration de la Maison de la musique
Helsingin Sanomat consacre plusieurs pages à l’inauguration de Maison de la musique aujourd’hui. La grande salle de concert est faite pour 1 700 auditeurs. Le coût de la construction s’est élevé à près de 190 millions d’euros.
HS rapporte que le ministre de la Culture et des Sports, M. Paavo Arhinmäki ne participera pas à l’inauguration ce soir : il a choisi de suivre le match de basketball de l’équipe de Finlande contre la Lituanie.
C1-3, C5

Mardi 30 août 2011

Politique étrangère et européenne

Crise financière

Visite du ministre allemand des Affaires européennes
« La Finlande a surpris l’Allemagne » HS
« MM. Stubb et Hoyer se présentent dans un esprit d’unité » AL
Le ministre allemand des Affaires européennes a participé, hier, au Parlement finlandais, à une réunion sur la mer baltique.
Il a ensuite tenu une conférence de presse conjointe avec son homologue finlandais, M. Alexander Stubb, en déclarant que « dans de telles situations, il est bon de savoir que le partenariat germano-finlandais n’a pas d’équivalent en Europe ».
Dans une interview accordée à Helsingin Sanomat, il déclare : « Nous savions que la Finlande avait inscrit dans son programme gouvernemental qu’elle demanderait des garanties [pour un nouveau plan d’aide à la Grèce]. Le fait que la Grèce et la Finlande s’entendent sur des garanties en numéraire a constitué une totale surprise pour nous. Nous pensions qu’il s’agirait de garanties en nature. L’idée de garanties en numéraire est très très difficile pour nous. Aujourd’hui, la Grèce a renvoyé la balle à la Finlande en déclarant que finalement la Finlande aura des garanties en numéraire payées par les autres Etats. En effet, l’accord fenno-grec est en pratique au détriment des autres Etats. Cela n’est bien entendu pas acceptable. Dans les autres Etats on demande déjà pourquoi les Finlandais et pas nous ? », déclare M. Hoyer qui souhaite éviter cela, mais dans un esprit constructif.
Interrogé sur le fait qu’à la table du conseil européen, les chefs d’Etats ou de gouvernement avaient acquiescé à la demande finlandaise de garanties, il répond : « Autour de la table du conseil européen, personne ne pensait qu’il pourrait s’agir de garanties en numéraire qui, en pratique sont payées par un des Etats prêteurs à un autre et conduisent à réduire la somme prêtée. Il est légitime de réagir à une situation de politique intérieure [comme le fait la Finlande] pour autant que l’on ne mette pas en péril les choses les plus importantes comme l’euro et la solidarité entre les Etats membres, non seulement la solidarité entre les Etats en difficulté et ceux qui les aident que la solidarité mutuelle entre ceux qui aident. La Finlande et l’Allemagne sont parmi ceux qui tirent le plus profit de l’euro et si l’euro venait à exploser, le mark allemand grimperait en flèche et l’économie allemande dépendante des exportations serait en crise. Il en irait de même, voire pire pour la Finlande. Il serait horrible pour la Finlande et l’Allemagne d’avoir à réparer les effets d’une explosion de l’euro ».
M. Hoyer déclare que le différend sur les garanties n’aura pas d’effet sur les relations entre la Finlande et l’Allemagne ni sur l’image de la Finlande dans l’UE. « Une seule déclaration en ce sens aurait des effets pour la politique intérieure de la Finlande, c’est pourquoi il ne m’appartient pas de le commenter ».
« Le principal est que nous arrivions à obtenir la majorité au Parlement allemand en faveur du plan d’aide à la Grèce. Mercredi le gouvernement décidera du projet qu’il soumettra au Parlement et il faudra alors savoir ce que font les autres pays. Au Parlement on ne manquera pas de demander pourquoi certains Etats ont un traitement particulier. Chaque nouvelle qui vient menacer l’unité des Etats derrière le paquet d’aide à la Grèce nous coûte des voix au Parlement ».
M. Hoyer a aussi déclaré qu’il « fallait trouver une solution [sur les garanties] qui conviennent à tous les Etats. Je suis sur que les dirigeants finlandais prennent des décisions responsables. Nous devons donner aux marchés un signal clair que nous sommes capable de trouver des solutions plutôt que d’aggraver la situation.
Interrogé sur les informations de Reuters selon lesquelles la Finlande a proposé la création d’une holding au Luxembourg pour gérer les avoirs grecs, M. Hoyer a déclaré qu’il fallait d’abord « voir ce que contiendrait cette holding et si cela pourrait servir de garanties aux prêts à la Grèce ».
Le ministre finlandais Alexander Stubb a répété que la Finlande devait chercher des solutions, pas causer des problèmes, sinon cela pourrait se payer cher. « Dans les négociations, tout compte. Il est clair que si un Etat cause des problèmes sur certaines questions, cela lui sera rappelé lorsqu’il présentera des exigences. Nos demandes en matière, par exemple de politique agricole ou régionale, sont mieux écoutées si nous sommes constructifs ».
HS TS AL

Réactions et commentaires
« Il ne faut pas craindre que l’empire contrattaque » AL
« L’exigence de garanties risque de se payer en aides agricoles » AL
Aamulehti a interrogé des spécialistes qui craignent que la Finlande paye lors des négociations agricoles sa détermination sur les garanties. Le président de la confédération des agriculteurs MTK, M. Marttila, estime que « le risque existe ». Le professeur Esko Anttola estime lui aussi que « la Finlande risque d’avoir du mal à trouver des partenaires lors des négociations agricoles ». « La Finlande a les mêmes positions que l’Autriche sur la réforme de la PAC. Et la Finlande s’est jusqu’à présente entendue de manière excellente avec la France : la Finlande soutenant la France et recevant en contrepartie des soutiens à ses exigences. Aujourd’hui cela bloque tant avec l’Autriche qu’avec la France », estime M. Marttila qui craint que l’attitude de la commission se durcisse à l’égard de la Finlande.
Aamulehti estime que le gouvernement finlandais avait probablement pensé que l’exigence de garanties ne susciterait les réactions de personne. Il en fut autrement. Néanmoins le gouvernement devrait y garder la tête froide et ne pas se précipiter. Il n’y a pas lieu de craindre que l’empire contrattaque. Au contraire, gardons le sourire : nous sommes dans une union européenne démocratique et libre » !
AL

Visite du ministre ukrainien des Affaires étrangères

Selon M. Hrychtchenko, son pays se précipite vers l’Europe
Helsingin Sanomat rend compte de la visite en Finlande du ministre ukrainien des Affaires étrangères, M. Hrychtchenko, qui estime qu’il n’y a aucune contradiction entre le fait que l’avenir de son pays est dans l’UE et que sa relation avec la Russie reste la plus chaleureuse, ouverte et aimable possible.
HS relève que le prix du gaz, qui créé une certaine dépendance de la Russie, est une question essentielle pour les Ukrainiens.
M. Hrychtchenko relève que la Russie souhaite que son pays adhère à l’Union douanière, que l’Ukraine souhaite adhérer à l’UE et qu’il n’y a « que l’UE qui ne sait pas ce qu’elle veut ». Il estime que dans le contexte de la crise actuelle, l’UE aurait besoin d’un pays comme le sien qui rendrait l’espace économique plus étendu et amènerait avec soi de nouvelles idées et une énergie fraîche.
Concernant l’arrestation de Mme Tymochenko à la veille du procès, M. Hrychtchenko estime que le système juridique « n’est pas partial, ni sélectif, mais fait partie de la démocratie ».
Concernant la coopération avec l’UE, il relève que « la Russie comprend, au fond d’elle-même, que la coopération avec l’UE est positive ».
HS/B2

Politique intérieure

Parti du centre

Mme Jäätteenmäki a dit non à une candidature présidentielle
Helsingin Sanomat rapporte que Mme Anneli Jäätteenmäki, parlementaire européenne, ancienne Première ministre, a annoncé lundi soir au journal télévisé d’Yle qu’elle ne présenterait pas sa candidature aux primaires présidentiel du Centre. Elle veut se concentrer sur son travail au Parlement européen.
Mme Jäätteenmäki a annoncé ses intentions à la présidente du Centre, Mme Mari Kiviniemi, le 3 août. Depuis, elle a encore réfléchi à une éventuelle candidature, parce que plusieurs personnes le lui ont demandé, mais n’a pas changé d’avis.
M. Paavo Väyrynen, le seul centriste à avoir présenté sa candidature, est ainsi plus près de son objectif.
HS/A5

M. Pekkarinen réfléchit encore à sa réponse définitive
Selon Keskisuomalainen, M. Mauri Pekkarinen, député et ancien ministre de longue date, qui a déjà dit non à une candidature présidentielle, compte annoncer ses intentions définitives mardi.
Mme Maria Kaisa Aula, ancienne députée, a dit non à une candidature.
KS/3

Parti suédois

Le nom du candidat présidentiel sera annoncé aujourd’hui
Turun Sanomat relève que le Parti suédois organisera aujourd’hui une conférence de presse pour annoncer le nom de son candidat présidentiel. Mme Eva Biaudet, ombudsman des minorités, est la candidate la plus en vue dans les spéculations.
TS/6

Alliance des gauches

Mme Lapintie ne brigue pas la candidature présidentielle de son parti
Turun Sanomat rapporte que Mme Annika Lapintie, présidente du groupe parlementaire de l’Alliance des gauches, a annoncé lundi qu’elle ne briguait pas la candidature présidentielle du parti. « Je compte me concentrer dans mon travail de présidente du groupe parlementaire. »
M. Paavo Arhinmäki, ministre de la Culture et président de l’Alliance des gauches, dit qu’il n’a pas encore eu le temps de réfléchir à son éventuelle candidature.
TS/6

Pisa pour adultes

Les compétences des Finlandais adultes seront testées
Selon Helsingin Sanomat, que le Centre national de la statistique organisera un test Piaac (Programme for the international assessment of adult comptencies) pour les Finlandais adultes entre 16 et 65 ans. Il s’agit d’un test de l’OCDE. 5 000 finnophones et 300 suédophones sont appelés à participer au test.
HS/A5

Economie

Nordea supprime des centaines d’emplois
La banque Nordea a annoncé qu’elle envisageait de licencier de 500 à 650 employés cette année et l’année prochaine. Nordea emploie actuellement 8 500 personnes en Finlande.
La banque justifie ces renvois en tant que préparatifs en vue du durcissement de la régulation comme conséquence de la crise financière.
Le résultat de la banque a augmenté de 21 % en janvier-juin 2011 par rapport à la même période en 2010. Le résultat de Nordea Finlande a augmenté de 26 % durant la même période.
La confédération des employés, STTK, a annulé l’intervention de M. Wahlroos, président du conseil d’administration de la banque, prévue pour un séminaire, hier.
HS/B5

Prévisions de la banque OP
Le groupe OP-Pohjola a revu ses prévisions économiques à la baisse. La croissance économique de la Finlande est prévu s’arrêter à la fin de l’année et concernant l’année entière, elle sera moins forte que prévu à l’origine, 2,8 % au lieu de 3,8 %.
La mauvaise situation de l’économie mondiale se reflètera sur la Finlande à travers les exportations.
M. Heiskanen, économiste du groupe OP-Pohjola, estime que l’avenir de l’ensemble de la zone euro pourrait s’ébranler si on n’arrive pas à trouver une entente politique. OP-Pohjola croit toutefois que le fléchissement sera temporaire et que l’économie mondiale repartira en 2012.
Le patronat EK prévoit lui aussi un automne plutôt sombre. Selon lui, la confiance de l’industrie et du commerce s’est clairement affaiblie en août.
HS/B5

Lundi 29 août 2011
Politique étrangère et européenne

Crise financière

Selon Mme Urpilainen, la Finlande tient à ses garanties
L’abandon des garanties pourrait engendrer une crise gouvernementale
Dans une interview accordée ce matin à Yle, la Ministre des Finances Jutta Urpilainen (PSD) déclare que la Finlande participera à des plans d’aide si et seulement si elle obtient des garanties. « C’est notre position et nous y tiendrons. L’exigence de garanties a été inscrite dans le programme gouvernemental et est désormais la position officielle du gouvernement et du Parlement, c’est pourquoi nous nous y tiendrons. La Commission européenne a été tenue informée avant que l’on rende public l’accord fenno-grec. Aujourd’hui on essaie de trouver un modèle de garanties que tous els Etats membres pourraient approuver », dit-elle.
Mme Urpilainen n’est pas inquiète pour l’image de la Finlande. « Dans l’UE, tous les Etats ont à un moment donné des questions qui leurs sont chères. J’espère que les autres Etats membres comprennent que cette exigence de garanties est pour la Finlande une question importante. En toile de fond, nous nous reposons sur le principe qui figure dans les traités et stipule que chaque Etat membre est responsable de son économie et de ses dettes, et la Finlande considère qu’il faut continuer à respecter ce principe ».
Elle est aussi consciente de l’urgence de la situation. « La question des garanties fait partie des déclarations du dernier conseil européen. C’est pourquoi il est important lorsque l’on met en œuvre les mesures qui figurent dans ces déclarations, en les faisant ratifier par les parlements nationaux, qu’en même temps on ait pu résoudre la question de ces garanties. Donc, aussi rapidement que possible nous cherchons une solution à cette question ».
Vendredi, Mme Urpilainen avait fait comprendre que l’abandon des garanties par la Finlande pourrait conduire à une crise gouvernementale. « Je m’inquiète qu’il y ait chez nous désormais dans les élites une atmosphère selon laquelle il ne faudrait plus écouter le peuple quand on prend des décisions en Finlande ou en Europe. Si l’on ne respecte pas l’opinion des peuples, on passera d’une crise économique à une crise politique », a-t-elle déclaré en rappelant que lors des législatives, la majorité des électeurs se sont prononcés pour un changement de la politique de la Finlande à l’égard des aides aux pays en difficulté.
Mme Urpilainen a défendu la décision de rendre public l’accord fenno-grec en Finlande avant qu’il ne soit paraphé. « Nous voulions en informer les contribuables finlandais avant que les agences internationales ne le fassent. Nous pensions qu’il était franc de dire nous-mêmes en Finlande quel était le résultat des négociations avec la Grèce ».
Elle a aussi répété que la Finlande était sceptique autant sur le FESF que sur les eurobonds.
Yle TS HS

M. Katainen espère que le différend va bientôt prendre fin
Dans une interview accordée à Helsingin Sanomat, le Premier ministre Jyrki Katainen déclare que l’un de ses objectifs à la tête du gouvernement est que la Finlande voit sa position renforcée dans les instances internationales et surtout dans l’UE. « Si j’y arrive, cela sera bon ». Il considère que les éventuels effets négatifs du différend sur les garanties dépendront du résultat final. « Mais il est certain que cela laissera des traces même si le dénouement est positif ». « Il faut trouver une solution le plus rapidement possible afin que l’objectif finlandais n’engendre pas de dommage pour les autres Etats. Si l’action de la Finlande gène les autres Etats, alors le coupable sera clair, il faudra en accuser la Finlande ». Le premier ministre compte donc faire tout son possible pour éviter que la Finlande en subisse des conséquences durables. « La Finlande dépend beaucoup des décisions européenne, aussi il est de l’intérêt de la Finlande que le gouvernement maximise son influence et son poids dans l’UE. Il estime qu’en se comportant comme elle le fait, la Finlande est en train de se mettre elle-même sur la touche en Europe. « Actuellement en Finlande on applaudit celui qui dit la plus grosse bêtise et de la manière la plus amusante ».
HS

M. Soini pour un abandon du plan d’aide à la Grèce
Le président des Vrais Finlandais et de la commission des Affaires étrangères du Parlement se demande comment la Grèce pourrait rembourser les 110 milliards d’euros du plan d’aide en préparation. Il se déclare contre toute solidarité financière. Il considère que l’exigence de garanties de la Finlande est mieux que rien, mais souhaiterait plutôt que le gouvernement déclare ne pas participer à un nouveau plan d’aide. Il considère que les déclarations sur une future crise économique sont exagérées. « On nous fait peur ». Selon lui, il est évident que les contribuables allemands doivent être plus solidaires à l’égard des participations de leurs banques que les Finlandais.
Il se prononce pour une union européenne qui ne serait qu’une zone de libre-échange.
HS

M. Stubb craint pour la Finlande
Le ministre des Affaires européennes estime qu’en Finlande « il faut que quelqu’un parle en faveur de l’UE et de l’euro. Aucun autre pays ne dépend autant de l’euro que la Finlande. La Finlande ne doit pas se marginaliser dans le débat européen ».
Selon lui, « il est indéniable que la crise économique va engendrer un approfondissement de l’intégration européenne ». Il refuse toutefois de parler de développement fédéral.
Il regrette qu’en Finlande on en parle que des garanties de la Grèce « C’est l’arbre qui cache la forêt ».
HS

M. Lipponen pour une politique européenne finlandaise plus forte
L’ancien premier ministre et probable candidat du PSD aux présidentielles M. Paavo Lipponen estime que la politique européenne de la Finlande doit se relever. Il craint que les petits Etats ne soient en train de perdre leur pouvoir par rapport aux grands. Selon lui, en cas de crise européenne, ce sont les petits Etats qui ont le plus à perdre.
Yle HS

Mme Aubry condamne les demandes de garantie de la Finlande
Le correspondant de Yle en France a interrogé la candidate à la primaire du PS, Mme Aubry qui déclare : « Quand la Finlande a eu des problèmes, elle a bénéficié de la solidarité européenne. Je considère que l’UE est affaire de coopération et de solidarité. Mais la position de la Finlande à l’égard de la Grèce me touche beaucoup : et je ne la comprends pas. Si chaque Etat défend ses propres intérêts, l’UE ne sera plus qu’une zone de libre-échange et la construction européenne prendra fin ».
Yle

Commentaires et éditoriaux
Selon le professeur de sciences politiques Tapio Rauno, le comportement de la Finlande qui a négocié bilatéralement avec la Grèce est étrange. « La Finlande et les autres petits Etats ont par le passé virulemment critiqués lorsque la France et l’Allemagne ont conclu un accord avant de le présenter aux autres partenaires européens
Les économistes interrogés par Turun Sanomat estiment que la Finlande prend des risques car elle risque à la fois d’y perdre sa réputation et surtout d’entraîner l’UE dans une nouvelle crise économique.
Les économistes interrogés par Helsingin Sanomat considèrent qu’il serait en pratique très difficile de trouver des garanties en nature aux prêts de la Grèce.
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat craint que la volonté finlandaise de se prémunir d’une faillite de la Grèce ne risque en réalité de précipiter la Grèce en faillite, comme en témoigne dès à présent la hausse des taux.
HS

Politique intérieure

Gouvernement

M. Katainen espère que les dissensions prendront fin
Le PSD soutient le budget présenté par Mme Urpilainen
Dans une interview accordée à Helsingin Sanomat, le Premier ministre Jyrki Katainen se déclare inquiet du fonctionnement de son jeune gouvernement après deux mois seulement. « Nous devons rechercher la confiance dans le gouvernement afin de prendre des décisions. Dans le gouvernement, on ne peut pas toujours se battre. Il est important de se respecter et de ses comprendre les uns les autres. Chercher de petites victoires les uns contre les autres est mauvais pour le gouvernement. Il me revient de clarifier les situations ».
« En matière budgétaire, il serait bon que l’on ne déroge pas beaucoup de la proposition du ministère des Finances », précise M. Katainen.
Lors de leur réunion politique à Pori les sociaux-démocrates ont exprimé leur soutien tant au programme gouvernemental qu’au budget présenté par la ministre des Finances.
HS

M. Katainen en appelle aux partenaires sociaux
Le Premier ministre demande aux partenaires sociaux de se faire confiance dans la situaiton économique actuelle difficile.
HS

Elections présidentielles

M. Niinistö toujours le candidat le plus populaire
Helsingin Sanomat rapporte que selon les résultats d’un sondage sur la popularité des candidats présidentiels, M. Sauli Niinistö, conservateur, est de loin le plus populaire avec une audience de 49 %.Il est suivi du social-démocrate Paavo Lipponen, (9 %) de la centriste Anneli Jäätteenmäki (6%), du président des Vrais Finlandais Timo Soini (6 %), du président de l’Alliance des gauches Paavo Arhinmäki (5 %), de M. Pekka Haavisto (5%), candidat de l’Alliance verte, de la présidente des Chrétiens-démocrates Päivi Räsänen (3 %) et de Mme Eva Biaudet (2 %).
Jusqu’à présent, M. Haavisto est le seul candidat officiel de son parti. MM. Niinistö, Lipponen et Soini sont des candidats probables.
La popularité de M. Lipponen (9 %), est nettement inférieure à l’audience du Parti social-démocrate. M. Lipponen a annoncé à HS qu’il ne comptait pas commenter, maintenant ou plus tard, les résultats des sondages d’opinion. Au moins 40 % des partisans du PSD, des Vrais Finlandais et du Centre sont actuellement en faveur de M. Niinistö.
Le Centre n’a pas encore de candidat présidentiel. Selon ce sondage, M. Olli Rehn, commissaire européen, est le favori de tous les électeurs à la candidature centriste, tandis que Mme Jäätteenmäki est la favorite des adhérant du Centre. M. Rehn a déjà dit non à une candidature.
HS/lun/A5

Alliance des gauches

Les deux dissidents du groupe parlementaire vont fonder leur propre groupe
Turun Sanomat rapporte que les deux députés dissidents du groupe parlementaire de l’Alliance des gauches, MM. Markus Mustajärvi et Jyrki Yrttiaho, ont l’intention de former leur propre groupe parlementaire au début de la saison automnale du Parlement.
Ils ont été exclus du groupe parlementaire de l’Alliance des gauches fin juin dernier, parce qu’ils avaient voté contre la confiance du gouvernement.
TS/sam/12

Immigration et étrangers

Selon Mme Räsänen, il est possible qu’on diminue le nombre de centres d’accueil
Helsingin Sanomat relève que la ministre de l’Intérieur, Mme Päivi Räsänen, président des Chrétiens-démocrates, estime que le nombre des centres d’accueil pourra diminuer en raison des économies décidées par le gouvernement.
Selon Mme Räsänen, l’objectif est de rendre plus efficace l’étude des demandes d’asile et d’accélérer le renvoi des personnes ayant eu une réponse négative à leur demande. « Il faut accélérer ce processus. Cela fera diminuer aussi le besoin de centres d’accueil », selon elle.
Il y a en ce moment une vingtaine de centres d’accueil en Finlande.
Mme Räsänen estime que les frais de l’immigration pourront être diminués aussi en rendant plus strictes les règles du regroupement familial. Le ministère de l’Intérieur est en train d’étudier une éventuelle unification de ces règles avec les autres pays nordiques.
Selon le projet du ministère des Finances, le budget de l’Office de l’immigration et de l’accueil des demandeurs d’asile sera diminué d’un quart.
HS/lun/A5

Taxe sur les « très hauts revenus » ?

Les riches Finlandais n’excluent pas un taux d’imposition plus élevé
Helsingin Sanomat rend compte de la proposition de quelques milliardaires Français et Américains de payer plus d’impôts afin de remédier à la récession. Des « très riches » Finlandais n’excluent pas non plus la possibilité d’un taux plus élevé d’imposition les concernant, notamment au niveau de l’impôt sur le capital. Certains évoquent la possibilité d’introduire une fiscalité plus élevée concernant les hauts revenus pour une période ponctuelle.
HS/sam/B5

Grandes entreprises

Les suédophones bien représentés dans les conseils d’administration des entreprises cotées en bourse
Helsingin Sanomat relève que concernant 50 grandes entreprises examinées, la part des personnes de langue maternelle suédoise dans les conseils d’administration s’élève à 23,8 %. Les suédophones représentent 5,4 % de la population.
Des personnes interrogées par HS en la matière relèvent que traditionnellement, plusieurs grandes entreprises ont des relations étroites avec la Suède et que c’est un atout que de parler couramment le suédois. Les suédophones sont actifs dans la vie économique, peut-être plus que la moyenne, et s’orientent, dans leurs études, par exemple, souvent vers une formation du domaine économique.
Les suédophones sont également bien représentés en tant que actionnaires des entreprises.
M. Kuisma, professeur à l’Université de Helsinki, rappelle qu’il ne faut pas négliger l’importance des réseaux des suédophones.
HS/lun/B5

Nordea

Nordea licencie des centaines d’employés en Finlande
Nordea a annoncé un plan social de grande ampleur. La banque va diminuer ses effectifs de près de 2000 personnes dans quatre pays nordiques. En Finlande, ce sont 500 à 650 emplois qui sont menacés.
HS

Défense

La position de Sisu comme fournisseur privilégié de l’armée finlandaise est ébranlée
Le différend entre le fabricant de camions Sisu Defence et la division du matériel de l’armée de terre risque d’être réglé plus tôt que prévu.
Le médiateur nommé par l’ancien ministre de la Défense, M. Jyri Häkämies, M. Jorma Eloranta se prononcera sur la question « dans les semaines qui suivent ».
Les deux parties finiront forcément par s’entendre car les acquisitions en question, qui concernent près de 300 camions tout terrain, ne pourront plus être annulées et les véhicules ont déjà été livrés à la défense nationale.
Ce qui est plus embêtant pour le groupement Sisu, c’est qu’il risque de perdre sa position privilégiée en tant que fournisseur attitré de la défense nationale.
L’administration de la défense et l’armée de terre ne semblent pas être d’accord sur l’acquisition des Sisu. La position de l’armée de terre sur la question est nettement plus critique. Le rapport rédigé par le lieutenant-colonel Jari Rankinen et le directeur commercial Lars-Christian Schauman avait très sévèrement critiqué les Sisu.
Les deux parties sont tenues de garder le silence sur la question. Le directeur général de Sisu Defence, M. Jyri Ahonen, refuse tout commentaire.
Sisu a été privilégié dans l’optique de garder en Finlande un certain savoir-faire dans le domaine de la fabrication des véhicules militaires.
L’état-major de la division du matériel de l’armée de terre vient de remettre en question ce fondement. Le groupement Sisu ne possède plus de production de véhicules, car les machines et les espaces de production ont été vendus à des ateliers de construction mécanique extérieurs.
La nouvelle directive de l’UE sur les acquisitions en matière de défense et de sécurité exige une mise en concurrence européenne dans les acquisitions futures. Selon le directeur de la division du matériel au ministère de la Défense, M. Arto Koski, il faudra évaluer ce qui est important du point de vue de la sécurité de l’entretien, notamment en ce qui concerne les véhicules.
HS29.8/A8

Le départ du major-général Koli provoque une sévère critique
La démission soudaine et la décision de partir au service de l’armée des Emirats Arabes du numéro deux de la défense nationale, le général de corps d’armée Markku Koli, sème la confusion au sein de la défense nationale. Quittant ses fonctions de major-général fin septembre et en vacances jusqu’à cette date, le général de corps d’armée Markku Koli n’a pas commenté son départ.
Le secrétaire général du ministère de la défense, le général de corps d’armée Arto Räty, souligne la légalité de la décision du général Koli et affirme que la défense nationale n’est pas un îlot à part mais une partie de la société. « Il n’y a là rien de dramatique. Il s’agit évidemment d’une situation nouvelle et tout le monde s’étonne de cette décision. Le risque de remettre à autrui des informations secrètes ne dépend pas d’une fonction mais des décisions personnelles de chacun », précise le général Räty.
Selon les informations du quotidien Aamulehti, d’autres officiers seraient également en partance vers des pays arabes. Le général Räty avoue en avoir entendu parler.
Le président de la commission de défense du parlement, M. Jussi Niinistö (Vrais Finlandais), estime que le major-général Koli montre le mauvais exemple d’une certaine éthique des officiers. Il estime que le gouvernement devrait renforcer la législation, notamment si le phénomène prend de l’ampleur. Il critique sévèrement le départ du général Koli mais précise toutefois qu’au service des Emirats arabes, le général Koli pourra plus facilement réaliser ses idées et visions d’une armée technologique.
Quant à l’ancien secrétaire général du ministère de la Défense (2001-2005), le général de réserve Matti Ahola, il estime que dans un certain sens « la Finlande est un pays en développement. Nous n’avons pas de règlement, comme aux Etats-Unis ou ailleurs en Europe, sur la manière dont il convient de passer du service actif au service de l’industrie ou d’un autre pays. » Pour le général Ahola, la situation lointaine des Emirats arabes adoucit le côté dramatique de la chose. « S’il était parti en Suède ou en Russie, cela aurait été autrement grave », précise Ahola. Il pense aussi que le général Koli pourrait entrainer avec lui le départ de quelques spécialistes finlandais en matière de technologie informatique. Il rappelle que le général Koli a fait des études aux Etats-Unis et qu’il s’est distingué en grand spécialiste dans le domaine de la guerre de l’information et de la communication.
AL27.8/A4

France - Finlande

Economie

Schneider Electric
Kauppalehti relève que Schneider Electric emploie mille personnes en Finlande et y réalise un chiffre d’affaires de 200 millions d’euros. Un Finlandais, M. Hausen, a été désigné directeur de l’unité d’efficacité énergétique du groupe dans la zone EMEA couvrant l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique.
KL/8

Musique

Chanson d’automne d’Irina Björklund
Keskisuomalainen publie un article présentant le nouvel album d’Irina Björklund, chanté entièrement en français.
KS/sam/21
France

Tourisme

Biarritz
Hufvudstadsbladet publie un reportage sur Biarritz.
HBL/dim/38-39

Vendredi 26 août 2011
Politique étrangère et européenne

Crise financière

« L’Eurogroupe cherche des garanties communes » HS
Helsingin Sanomat rapporte que la Finlande va discuter avec d’autres Etats de l’eurogroupe la possibilité d’obtenir un modèle conférant des garanties à tous les Etats. « On cherche maintenant un modèle qui serait acceptable pour tous. Le point de départ est que l’accord puisse couvrir les risques et la responsabilité financière de la Finlande » a déclaré hier la ministre des Finances Jutta Urpilainen.
Selon elle, les autres Etats de l’eurogroupe ont bien compris que la Finlande devait obtenir des garanties. Mme Urpilainen souligne que, pour la Finlande, il convient tout à fait que les autres Etats obtiennent les mêmes garanties que la Finlande. HS rapporte que des hauts fonctionnaires finlandais, autrichiens et néerlandais devraient en discuter aujourd’hui avec des représentants de la Grèce, de la Commission et du FESF.
Kesksisuomalainen rapporte que la situation est très difficile pour la Finlande. Le ministère des Finances avait d’ailleurs demandé à une société de consulting britannique pour préparer le modèle proposé à la Grèce.
Le Parlement finlandais devra débattre sur le plan d’aide à la Grèce dès la rentrée de septembre.
Mme Urpilainena rappelé que l’exigence de garanties figurait dans le programme gouvernemental et que le PSD ne ferait aucune concession. « Il y a en Finlande des gens qui espèrent que le gouvernement va jeter l’éponge et abandonner. Cela serait irresponsable pour le gouvernement. Le PSD ne cèdera pas ».
Mme Urpilainen a aussi rappelé que la Finlande et la Grèce avaient commencé à négocier des garanties dès le conseil européen de juin. « Nous avons informé nos partenaires européens du changement de position de la Finlande dès la décision sur le paquet d’aide au Portugal. Ensuite, nous avons répété nos conditions dans toutes les négociations au niveau politique ou des hauts fonctionnaires depuis le printemps. Et nous avons obtenu des résultats puisque nos exigences ont été deux fois mentionnées dans les conclusions du conseil. Alors maintenant que le modèle fenno-grec d’accord ne convient pas aux autres, il revient à tous les Etats de l’eurogroupe de trouver un modèle qui puisse être approuvé par tous ».
Mme Urpilainen a aussi démenti les rumeurs de l’Observer selon lesquelles la Finlande aurait renoncé à exiger des garanties. Elle n’a pas non plus commenté les affirmations selon lesquelles l’Allemagne aurait demandé à la Finlande de trouver une solution.
Mme Urpilainen a rappelé que la majorité des électeurs ont montré, lors des législatives, qu’il fallait modifier la politique du gouvernement sur les aides aux pays en difficulté : « Je m’inquiète qu’il y ait chez nous désormais dans les élites une atmosphère selon laquelle il ne faudrait plus écouter le peuple quand on prend des décisions en Finlande ou en Europe ».
HS TS KS AL UD

Réactions
Le professeur de sciences politiques Heikki Paloheimo estime que la situation est regrettable pour la Finlande. « Il semble que le canal de communication avec l’Allemagne est rompu ». Il rappelle toutefois que la situation financière actuelle vient du fait que l’Allemagne na montré le mauvais exemple en ne respectant pas le pacte de stabilité et de croissance. « L’Allemagne s’est tirée une balle dans le pied. Quand elle a violé le pacte, les petits Etats n’ont pas eu le courage de s’y opposer ». Dans la situation actuelle, il faut choisir la moins mauvaise des solutions. Cela revient, selon M. Paloheimo, pour les partis au gouvernement, à admettre que M. Soini avait raison. « C’est très difficile. Cela voudrait aussi dire que les eurosceptiques qui ont critiqué l’union économique et monétaire dans les années 90 avaient raison ».
KL

Editoriaux et commentaires
« Un chantage qui risque d’exploser à, la face de la Finlande » Kaleva
« Couché devant les populistes » KL
« L’exigence de garanties au vu et au su de tous » UD
« L’Allemagne enterre le triomphe de Mme Urpilainen » NP
L’éditorialiste de Hufvudstadsbladet estime concernant les promesses – électorales ou inscrites dans le programme gouvernemental – qu’il y a des situations où il est mieux pour toutes les parties que les promesses soient oubliées ou reformulées. L’éditorialiste estime que le PSD a transformé son exigence concernant la responsabilité du secteur privé en une demande de garanties en raison d’une méfiance justifiée quant à la façon des pays de l’eurogroupe de traiter le problème, mais également comme une stratégie pour lutter contre la montée des populistes. Quant à M. Katainen, il a l’air mal à l’aise lorsqu’il souligne l’importance d’un accord entre la Finlande et la Grèce. Cette loyauté est le prix à payer pour pouvoir s’appeler Premier ministre. L’éditorialiste estime qu’il relève d’une politique responsable également de changer d’orientation afin de créer les meilleures conditions possibles pour un développement économique favorable. « La Finlande pourrait prendre l’initiative de chercher de nouveaux modèles afin de résoudre le problème », écrit l’éditorialiste.
Pour Kauppalehti, “il est plus important de sauver la zone euro que de remplir des promesses électorales faites dans la peur des Vrais Finlandais ». Le quotidien économique juge aussi qu’il « est intéressant que ce sont justement la Finlande et l’Allemagne qui s’opposent sur le sujet des garanties alors que normalement ces deux Etats ont les mêmes positions dans l’eurogroupe. Heureusement que l’intérêt de Berlin est de sauver la face du gouvernement finlandais : les Allemands savent bien quel parti remporterait les élections à Helsinki en cas de législatives anticipée pour cause de crise gouvernementale. »
HBL/16 KL

Libye

« La Croix-Rouge finlandaise envoie trois personnes en Libye » STT
La Croix-Rouge finlandaise a décidé d’envoyé un médecin et deux infirmières qui arriveront aujourd’hui à Tripoli.
UD

Editorial
Helsingin Sanomat affirme qu’il est important pour la Finlande de participer dans le noyau dur de l’UE à l’aide à la Libye. La décision de ne pas participer à l’opération militaire s’est faite en l’absence de débat public. Bien que cela divise les rangs des pays nordiques, cela ne doit pas empêcher la Finlande de prendre un rôle important à l’avenir. Seuls 8 des 28 Etats membres de l’OTAN ont participé à cette opération. Aujourd’hui, il serait une erreur d’envisager cette opération en fonction de l’organisation (ONU, UE, OTAN) qui la dirige. Le principal est qu’elle dispose d’un mandat de l’ONU. Mais il se pourrait que l’on soit plus critique à l’égard de l’OTAN en Finlande qu’en Libye », conclut HS.
HS

Services consulaires

Dans une situation de crise, Facebook pourrait constituer le moyen le plus efficace des ambassades pour communiquer
Suomenmaa rend compte du rôle des représentations de la Finlande à l’étranger et relève qu’il s’agit en premier lieu de donner des conseils aux personnes en difficultés afin qu’elles puissent se débrouiller d’elles-mêmes.
Les consulats ne se chargent pas des frais des voyageurs engendrés par une hospitalisation ou un rapatriement (ni d’Egypte lors des manifestations, ni du Japon après le Tsunami).
Dans des situations de crise, les médias sociaux facilitent les activités des ambassades. M. Gustafsson, ambassadeur de Finlande à Tokyo, relève que Facebook constituait l’outil le plus important lors des événements de Fukushima.
Quant au Caire, les téléphones mobiles et internet n’y fonctionnaient pas lors des manifestations du printemps. Il serait de ce fait important que les voyageurs informent le ministère des Affaires étrangères de leurs déplacements afin que l’on puisse les joindre.
SM/32

Industrie de la défense

La Commission européenne veut interdire les achats compensatoires
Helsingin Sanomat relève que l’industrie de défense finlandaise aura des problèmes parce que la Commission européenne a décidé d’interdire les achats compensatoires liés aux achats du matériel de défense.
HS/A5

Politique intérieure

Gouvernement

L’unité du gouvernement est en cause
Helsingin Sanomat rapporte que le groupe parlementaire de l’Alliance des gauches, réunis à Oulu, s’oppose aux coupes budgétaires supplémentaires. Le parti s’inquiète surtout du projet du ministère des Finances de couper les crédits destinés à améliorer l’emploi des jeunes.
Malgré les critiques, l’Alliance des gauches souligne que le parti continue au gouvernement jusqu’à la fin de la législature.
HS/A6

Les sociaux-démocrates ont critiqué les propos de M. Halla-aho sur l’immigration
Selon Helsingin Sanomat, M. Jouni Backman, président du groupe parlementaire du PSD, a critiqué les propos de M. Jussi Halla-aho (Vrais Finlandais), président de la commission de l’administration du Parlement, sur l’immigration. « Ses propos après la tragédie d’Oslo ont été regrettables, dégoutants et arrogants », selon M. Backman. « Le président d’une commission aussi importante devrait jouir du respect du Parlement. » Les députés sociaux-démocrates n’ont toutefois pas exigé la démission de M. Halla-aho.
M. Halla-aho n’a pas voulu commenter les déclarations de M. Backman.
HS/A6

Parti du centre

M. Vanhanen a dit non à une candidature présidentielle
Selon Helsingin Sanomat, M. Matti Vanhanen, ancien Premier ministre, a annoncé au journal télévisé d’Yle qu’il ne participerait pas aux primaires présidentiels du Centre.
M. Hannu Takkula, parlementaire européen, ne présentera pas sa candidature non plus.
M. Paavo Väyrynen est jusqu’à président le seul candidat centriste qui s’est présenté.
HS/6

« La décision sur une candidature est un choix important »
Suomenmaa, organe du Parti du centre, publie un billet de Mme Anneli Jäätteenmäki, parlementaire européenne. Elle se trouve en France où elle suit un cours de français.
« Puisque mon nom circule dans les spéculations sur le candidat présidentiel centriste, il faut que je prenne publiquement position », écrit Mme Jäätteenmäki. « Jusqu’à présent, M. Väyrynen est le seul candidat, mais il est un candidat avec une expérience et une compétence de premier ordre. Nous devrions lui en être reconnaissants. Sans lui le Centre pourrait même être sans aucun candidat », a déclaré Mme Jäätteenmäki.
SM/10

Parlement

Le harcèlement sexuel toujours observé au Parlement
Selon une enquête effectuée au Parlement sur le bien-être au travail, huit fonctionnaires et dix employés déclarent avoir été victimes de harcèlement sexuel au travail.
HBL/3

Politique salariale

Le patronat propose un accord sur la compétitivité
Helsingin Sanomat relève que l’EK, confédération du patronat et de l’industrie, propose un accord tripartite « en faveur de la compétitivité, de l’emploi, des investissements et du pouvoir d’achat ». EK propose que les partenaires sociaux s’engagent dans des augmentations salariales modérées pour que le gouvernement puisse baisser l’impôt sur le revenu et que les partenaires sociaux s’engagent à suivre la ligne salariale de l’industrie technologique. EK l’appelle un « accord sur la compétitivité », l’équivalent de l’accord cadre proposé par les syndicats.
HS/A6

Société

Violence dans les bus
Hufvudstadsbladet rend compte des mesures prévues pour prévenir la violence rencontrée par les chauffeurs de bus dans la région de la capitale. Mme Rihtniemi, directrice générale du groupe HSL chargé des transports en commun dans la région d’Helsinki, relève que les frais engendrés par ces mesures se refléteront sur le prix du billet de transport.
Cette année, la violence a déjà coûté des centaines de mille à HSL à cause d’une surveillance renforcée. Il y a eu 19 cas d’agressions contre des chauffeurs de bus depuis le début de l’année. Les vigiles sont intervenus dans 800 incidents menaçants.
HBL/2-3

France

Politique - Budget
« La crise économique profite à M. Sarkozy - M. Hollande favori à gauche » KS TS
« Les cartes sont brouillées pour la présidentielle française » Kaleva
« Un budget de rigueur qui risque d’affaiblir l’économie française » KL
« La France augmente la fiscalité sur l’alcool et le tabac » HS
« La France obligée à serrer la ceinture » HBL
Les correspondants finlandais à Paris et Bruxelles rapportent l’état du débat sur la préparation du budget en France et sur la pré-campagne pour l’élection présidentielle.
TS KS KL HS Kaleva

Libye
« M. Sarkozy veut mettre Kadhafi à genoux » KU

Jeudi 25 août 2011

Politique étrangère et européenne

Crise financière

« On cherche désormais des alternatives à l’accord fenno-grec » HS
« La Finlande tient à ses garanties » HS
Helsingin Sanomat rapporte que la chancelière allemande a réitéré, hier, sa condamnation des exigences de garanties par la Finlande auprès de la Grèce. Le gouvernement finlandais a démenti que le Premier ministre Katainen et la ministre des Finances Urpilainen aient eu une réunion de crise pour discuter de la position allemande hier. Aamulehti rapporte que le gouvernement a néanmoins discuté de ce sujet hier et que le Premier ministre n’a rien voulu déclaré après. La ministre des Finances souligne que les négociations sur ce sujet sont constantes.
Le Premier ministre finlandais Jyrki Katainen et la Ministre des Finances Jutta Urpilainen ont indiqué qu’ils essayaient de comprendre quels étaient les propos exacts de Mme Merkel. Ils soulignent que la Finlande n’abandonnera pas et que les négociations continuent. « Le gouvernement part de l’idée que la Finlande ne participera à un nouveau plan d’aide à la Grèce que si nous obtenons des garanties qui couvrent le risque de la participation finlandaise. C’est notre ligne depuis longtemps et nous l’avons expliquée à nos partenaires européens très tôt », a déclaré Mme Urpilainen. Elle souligne que la Finlande cherche une solution avec tous les Etats de l’eurogroupe. « Nous discutons avec les dirigeants politiques et les hauts fonctionnaires de divers modèles qui pourraient convenir à tous ». Mme Urpilainen a été, hier, en contact avec son homologue allemand, M. Schauble. Elle a assuré qu’elle avait tenu les Allemands informé des négociations de la Finlande avec la Grèce et du contenu de leur accord. Selon elle, la Finlande et les autres Etats de l’eurogroupe ne discutent actuellement pas de garanties pour tous.
M. Katainen avait répété hier matin que la Finlande ne souhaitait pas causer d’effets fâcheux aux autres Etats membres ni à la stabilité de l’euro. « Nous ne voulons pas présager des conséquences si l’Allemagne rejette notre proposition. On continue à débattre et on verra le résultat ».
Le ministre des Affaires étrangères Erkki Tuomioja (PSD) estime que la non participation finlandaise au plan d’aide à la Grèce est une alternative. « La position de la Finlande était connue depuis longtemps par tous et le paquet d’aide peut être adopté sans la participation de la Finlande ». Selon lui, la Finlande peut se féliciter du fait que l’on débatte dans les autres Etats membres de l’intérêt d’aider les pays en difficulté. M. Tuomioja a aussi critiqué les médias finlandais qui « semblaient déçus que la Finlande obtienne des garanties et ont alors recherché auprès des autres Etats des déclarations condamnant ces garanties ».
Le ministre des Affaires européennes M. Stubb a souligné que la Finlande recherchait une solution acceptable par tous.

Réactions
La présidente de la grande commission Mia-Petra Kumpula-Natri souligne que la Finlande peut être souple sur la forme des garanties dès lors qu’elles seraient suffisantes. « Le nantissement d’une somme d’argent a été proposé par la Grèce et non par la Finlande. Si ce modèle ne convient pas aux autres Etats, la Finlande est prête à réfléchir à d’autres solutions ».
Le président du groupe parlementaire conservateur Jan Vapaavuori souligne que « l’exigence de garanties figure dans le programme gouvernemental et le parti conservateur a pour habitude de respecter ses engagements gouvernementaux. Je fais confiance au Premier ministre et au ministère des Finances qui gèrent ces questions. Ces affaires sont préparées au ministère des Finances qui dispose de la meilleure expertise sur la situation. »
Le président de la commission des Finances Kimmo Sasi (conservateur) et le député Pertti Salolainen estiment que si les garanties suscitent une opposition, il faut trouver une solution. Le député conservateur Eero Lehti défend au contraire ces garanties.
Le président du groupe parlementaire du PSD, M. Jouni Backman attend lui aussi de nouvelles propositions. Il considère que les exigences finlandaises sont légitimes.
Les Verts ne sont pas satisfaits du débat sur les garanties. M. Ville Niinistö déclare que le résultat du paquet d’aide à la Grèce doit renforcer la stabilité de la zone euro, ce qui veut dire que la Finlande ne doit pas menacer le plan d’aide à la Grèce.
Le président de l’Alliance des Gauches Paavo Arhimäki déclare que le programme gouvernemental affirme clairement que la Finlande ne participera pas à un plan d’aide si elle n’obtient pas de garanties. Si le modèle négocié ne convient pas, il faut en trouver un autre, déclare M. Arhimäki qui ne se fait pas de souci pour la réputation de la Finlande car les autres Etats étaient informés du fait que cette condition figurait dans le programme de gouvernement finlandais.
La présidente du groupe parlementaire suédois, Mme Nylander espère qu’une marge de manoeuvre sera trouvée.
Le président des Vrais Finlandais Timo Soini estime que les citoyens européens commencent à comprendre le caractère irrationnel des plans d’aide aux pays en difficulté. Il estime que dans quelques mois on verra des manifestations populaires contre ceux qui appellent à des plans d’aide. Il réitère que l’on ne peut donner de prêts sans obtenir de garanties. Selon lui, la Finlande dispose là d’une occasion rêvée de dire aux autres « débrouillez-vous tout seul ». Il souligne que le gouvernement souffre beaucoup de la situation : « pour le PSD, l’échec des garanties est une catastrophe ».
Le Parti du Centre exige pour sa part que le gouvernement informe le parlement de la situation. Mme Kiviniemi déclare qu’une « déclaration du gouvernement devant le parlement en séance plénière est indispensable pour clarifier la position de la Finlande ». Elle souligne que le prix des garanties promises par le PSD avant les élections va revenir cher : « le gouvernement gaspille un capital politique qui aurait été utile notamment dans les négociations sur les aides agricoles et régionales. »
L’ancien premier ministre centriste Matti Vanhanen estime qu’il faut se presser de trouver une solution et qu’il faut absolument aider la Grèce, « que cela plaise ou non. On n’a pas parlé en Finlande de l’importance de la crise que l’on est en train de résoudre ».
Le directeur d’ETLA, M. Korkman ne pense pas que l’accord fenno-grec sera approuvé. Il critique la préparation de l’accord par les fonctionnaires finlandais et comprend l’opposition exprimée par les autres Etats membres. Il propose des garanties en nature qui pourraient aussi être étendus aux autres pays. Mais le risque est que l’on n’ait pas le temps de les mettre en place.
Le représentant de la Finlande à Bruxelles, l’ambassadeur Jan Store estime que le processus de négociation sur les garanties va durer jusqu’à la mi-septembre. « Il est trop tôt pour dire ce qui adviendra car nous ne le savons pas. On a décidé au conseil européen de juillet que des garanties étaient possibles, ce qui a été mentionné dans les déclarations finales. Les garanties étaient une exigence de la Finlande et il était évident que la Grèce et la Finlande allaient poursuivre leurs négociations bilatérales qui avaient commencé avant ».
Les euro-députés Carl Hagglund (suédois) et Liisa Jaakonsaari (PSD) estiment que la Finlande joue avec le feu. Mme Jaakonsaaari souligne que les socialistes européens s’étonnent du manque de conscience du PDSD finlandais sur l’étendue de la crise économique.
HS UD AL TS KL KS Yle

Commentaires
« On joue gros dans le Nord » AL
« Le PSD fait des garanties une cause nationale » HS
« La charrue avant les beufs » KL
Kirsi Pohjonen dans Aamulehti relève que « l’on joue gros et que les conséquences seront importantes si le plan d’aide échoue à cause de la Finlande. Toutefois la Finlande n’est pas la seule à voir sa politique intérieure dicter la politique européenne, comme en témoigne l’Allemagne. L’UE a besoin de dirigeant qui défendent les intérêts communs », conclut-elle. Dans un billet publié dans le même titre, Aamulehti estime que « le problème principal est le changement de politique européenne de la Finlande. La politique européenne a jusqu’à présent consisté à suivre l’Allemagne en s’assurant du soutien de la France. Aujourd’hui il semble que Mme Urpilainen veut montrer à Mme Merkel qui porte la culotte. C’est un sacré défi ».
Hannu Miettunen dans Kesksisuomalainen rappelle que l’on accuse la Finlande d’égoïsme alors que l’on oublie que la Finlande n’est pas la république bananière qui a trafiqué ses comptes pour rentrer dans l’euro puis violé le pacte de stabilité et de croissance et que les banques finlandaises n’ont pas spéculé en Grèce.
Jorma Pöysä dans Kauppalehti s’étonne que Mme Urpilainen se soit pressée de faire une conférence de presse sur l’accord fenno-grec avant d’en informer les autres Etats de l’eurogroupe, le FMI et la commission européenne. Le quotidien rappelle que l’exigence de garanties ne doit rien à Mme Urpilainen mais tout au ministère des Finances et à la Grande commission : en octobre dernier, le ministre des Finances Jyrki Katainen et le sous-secrétaire d’Etat aux Finlandes M. Hetemäki ont exigé des garanties pour le plan d’aide à l’Irlande, en vain. Le PSD n’a fait que reprendre l’idée lors de la campagne électorale. Ce qui détruit la réputation finlandaise, affaiblit sa position dans les négociations et profite aux Vrais Finlandais de M. Soini.
Marko Junkkari, chef du service politique d’Helsingin Sanomat, juge qu’en pratique « la Finlande ne peut plus reculer : la ligne du gouvernement a été si exceptionnellement intransigeante que reculer serait une immense défaite. La Finlande perdrait son peu d’influence et d’autorité dans l’UE. Et la chute du gouvernement Katainen serait probable. C’est pourquoi il est fort possible que la Finlande ne participe pas au paquet d’aide à la Grèce si l’on ne trouve pas une solution qui offre des garanties à tous les Etats mebres. Mais en général, l’UE a toujours trouvé des solutions ».
Paavo Rautio, éditorialiste d’Helsingin Sanomat estime que la Finlande doit prendre soit un risque politique (oublier ses exigences de garanties) ou un risque économique (exiger des garanties au prix d’un échec du plan d’aide à la Grèce). A moins que l’UE ne trouve une solution sous forme de garanties en nature pour tous.
HS AL KS KL

Editoriaux
Helsingin Sanomat estime que le PSD devrait manger ses promesses électorales et oublier les exigences de garanties. Mais reculer est difficile car cela signifie un revers politique et perdre la face en Finlande comme dans l’UE. L’éditorialiste espère que la Commission pourra mettre fin aux demandes de garanties des Etats membres et sauver les ministres finlandais en négociant avec la Grèce des garanties pour tous.
Kauppelthi estime que l’opposition à l’accord fenno-grec est tel qu’il faut trouver une autre solution.
Aamulehti souligne que le parti conservateur est désormais l’otage des promesses électorales du PSD : sans l’exigence de garanties, M. Katainen n’aurait pas pu former son gouvernement et il doit donc s’y tenir jusqu’au bout. L’éditorialiste souligne que le gouvernement est déjà divisé sur la question puisque seul l’Alliance des gauches soutient l’intransigeance du PSD.
Kesksisuomalainen estime qu’il n’est pas toujours bon d’avoir raison contre les autres, surtout lorsqu’il faut prendre des décisions en commun. Le gouvernement doit donc décider à qui il donne le plus de poids : la politique intérieure ou la politique européenne. Cela nécessite un fort leadership qui fait gravement défaut en Finlande aujourd’hui.
Pour Turun Sanomat, la position finlandaise est dans une impasse. L’opposition exprimée par Mme Merkel montre que ce qui est bon pour le PSD n’est pas bon pour la Finlande.
HS KL AL KS TS

Estonie

M. Stubb s’est mêlé à l’élection du président estonien
Helsingin Sanomat relève le ministre des Affaires européenne et du Commerce extérieur, M. Alexander Stubb, a annoncé qu’il soutenait la réélection de M. Toomas Hendrik Ilves au poste de président de l’Estonie. L’élection présidentielle aura lieu lundi prochain au Parlement estonien.
Le quotidien Eesti Päevaleht a demandé au début de la semaine qui était le candidat de M. Stubb à l’élection présidentielle finlandaise. « J’espère que concernant l’Estonie, cette personne sera Toomas Ilves. J’ai beaucoup de respect pour lui. En ce qui concerne la Finlande, c’est Sauli Niinistö », a répondu M. Stubb.
HS souligne qu’il est exceptionnel qu’un ministre finlandais prenne position à l’élection du président d’un autre Etat.
Eesti Päivaleht a également demandé si M. Stubb connaissait l’adversaire de M. Ilves, M. Indrek Tarand. « Je le connais lui aussi et il est tout à fait bien. Mais M. Ilves est une des grandes personnalités à s’être battue pour l’indépendance estonienne et je partage les mêmes valeurs que lui. »
HS rappelle que M. Tarand s’était également battu pour l’indépendance de son pays.
HS/A5

Politique intérieure

Gouvernement

L’unité du gouvernement est en cause
Helsingin Sanomat relève que plusieurs ministres du gouvernement Katainen ont critiqué récemment le programme du gouvernement. Le Premier ministre Katainen a déjà mis les ministres en garde mardi.
La présidente du groupe parlementaire de l’Alliance des gauches, Mme Annika Lapintie, a critiqué mercredi le Parti conservateur pour avoir proposé de nouvelles coupes budgétaires.
Le secrétaire général du PSD, M. Mikael Jungner, estime que la réaction de M. Katainen est justifiée. « Les ministres ne devraient pas demander plus de crédits pour leurs ministères. »
M. Ville Niinistö, président de l’Alliance verte et ministre de l’Environnement, qui a critiqué la politique de l’austérité, estime qu’il n’y a pas de problème dans la coopération entre les ministres. Pour lui, il est naturel que la dynamique d’une coalition de six partis soit différente que celle d’une coalition moins nombreuse.
M. Paavo Arhinmäki, président de l’Alliance des gauches et ministre de la Culture, souligne qu’on doit avoir la possibilité d’évoquer en public les questions litigeuses.
Selon des sources conservatrices anonymes, les conservateurs sont irrités par les sociaux-démocrates qui « mènent une campagne électorale constante ».
HS/A5

Parti du centre

Mme Anttila ne brigue pas une candidature présidentielle
Selon Helsingin Sanomat, Mme Sirkka-Liisa Anttila, députée centriste et ancienne ministre de l’Agriculture, a annoncé mercredi qu’elle ne briguait pas la candidature présidentielle du Centre. « Cette tâche ne m’intéresse pas et mon mari n’y est pas favorable non plus, parce qu’il ne souhaite pas être présent sur la scène publique », a souligné Mme Anttila.
M. Mauri Pekkarinen, député et ancien ministre, ne compte pas se présenter non plus.
HS/5

Universités

Les coupes budgétaires précoces ont surpris les universités
La nouvelle loi sur les universités aurait augmenté le financement des universités de 54 millions d’euros en 2012. Le ministère des Finance compte toutefois diminuer cette somme de 27 millions d’euros. Selon l’association des professeurs, cela aura un effet fatal sur l’enseignement supérieur et la recherche.
Selon le programme du gouvernement, les frais de fonctionnement des universités diminueront de près de 60 millions d’euros pendant la législature en cours.
HS/A5

Sentiment religieux

Selon une étude, les Finlandais sont modérés dans leur confession mais se méfient des musulmans
Keskisuomalainen rend compte d’une étude sur le rôle de la religion dans la vie des Finlandais. L’étude entre dans la cadre d’une étude internationale effectuée dans 34 pays.
Selon cette étude, les Finlandais sont religieusement modérés, et la plupart d’entre eux évitent les extrémismes et tolèrent les autres confessions.
La plupart des Finlandais sont critiques à l’égard d’une religiosité très forte.
90 % des Finlandais ont une éducation luthérienne.
Concernant les autres confessions, les Finlandais sont le plus méfiants à l’égard de l’islam, des témoins de Jehova et des mormons. La majorité (69 %) estime toutefois qu’il faut respecter toutes les confessions. Aamulehti relève que 52 % des Finlandais se méfient des musulmans, ce chiffre étant bien moins élevé concernant les juifs ou les bouddhistes.
20 % croient fermement en Dieu, ce qui est nettement en dessous de la moyenne internationale, 40 %.
24 % condamnent les relations homosexuelles. La moitié de ceux qui croient fermement en Dieu condamnent l’homosexualité.
KS/11, AL

Xénophobie

Editorial : « Lorsque la xénophobie a pris racine » HBL
L’éditorialiste de Hufvudstadsbladet rend compte de la publication, le 11 septembre, d’un ouvrage de Jarno Limnéll, ancien officier et chercheur, qui analyse le monde, y compris la Finlande, dix ans après les attaques du 11 septembre 2001.
La nouvelle menace a alors le nom d’islamisme et la Sûreté nationale (Supo) a vu ses crédits augmenter.
L’éditorialiste se demande si les événements du 11 septembre 2001 peuvent expliquer l’hostilité accrue en particulier à l’égard des immigrés musulmans, en Finlande et ailleurs. Elle note que le nombre d’immigrés en Finlande reste minime, et estime qu’il n’existe probablement pas une seule explication. Mais si l’angoisse que certains éprouvent à l’égard de l’immigration a ses racines dans le 11 septembre, il faut que la politique de l’intégration évoque également la question difficile des sentiments.
HBL/14

Russie – Finlande

Achats immobiliers des Russes en Finlande
Uutispäivä Demari relève que le nombre d’achats immobiliers des Russes en Finlande est en hausse. Les Russes auront conclu 500 actes d’achats cette année, contre 400 en 2010.
En même temps, les Finlandais achètent moins de terrains et de maisons qu’en 2010.
UD/6

Economie

Bois-papier
Kauppalehti relève que selon le directeur général du groupe forestier Stora Enso, M. Karvinen, une nouvelle récession engendrerait des nouvelles fermetures d’usines de papier.
Il estime que la consommation du papier en Europe ne retrouvera plus son niveau de 2008.
KL/9

China Center de Kouvola
Kauppalehti rend compte des pertes de près de deux millions engendrées par le projet de créer un centre commercial chinois à Kouvola.
L’ancien propriétaire, Nordic Finland Investment est incapable de régler ses dettes à la Banque OP et au groupe Kouvola Innovation.
KL/10

France - Finlande

Festival de Helsinki

Cirque
Helsingin Sanomat a interviewé Guillaume Martinet, jongleur, à l’occasion de l’arrivée à Helsinki du groupe français de nouveau cirque, Companie Defracto, avec son spectacle Circuit fermés. Les représentations auront lieu vendredi et samedi.
HS/C1

France

Budget

« Les très riches souhaitent payer plus d’impôts » KL
« La France s’attaque à l’immobilisme en taxant les très riches » yle
Les correspondants finlandais à Paris rapportent l’état du débat sur la préparation du budget en France.
KL Yle

Mercredi 24 août 2011

Politique étrangère et européenne

Crise financière

« La Finlande pourrait ne pas participer au plan d’aide à la Grèce » KL
Helsingin Sanomat rapporte que la chancelière allemande a condamné, hier, les exigences de garanties par la Finlande auprès de la Grèce. Le Premier ministre finlandais Jyrki Katainen a déclaré n’avoir pas été en contact avec Mme Merkel. « La situation n’a pas changé. On dispose d’un accord technique, mais il n’y a pas un encore de décision politique au niveau de l’eurogroupe », déclare M. Katainen qui, selon Kauppalehti estime possible que la Finlande ne participe pas du tout au prochain plan d’aide à la Grèce.
La Présidente de la grande commission du parlement Mme Kumpiula-Natri (PSD) estime que « la Finlande doit voir la question dans sa globalité. Nous voulons des garanties mais ne souhaitons pas faire échouer le paquet d’aide européen ».
Le président de la Commission des Finances Kimmo Sasi (conservateur) estime que la décision de faire échouer le plan d’aide serait difficile à prendre. « C’est une décision politique et sera envisagée plus tard ».
Le président des Verts Ville Niinistö se montre lui aussi moins intransigeant : « Nous tenons à nos garanties, c’est vrai, mais si cela n’est pas possible, que ferons-nous ? Il faut un plan B ». Si la Finlande ne participe pas au plan d’aide, il faut aider à la création d’un nouveau plan « afin de ne pas le torpiller ».
Le directeur de l’institut de politique étrangère Juha Jokela estime que le refus finlandais de participer à un plan d’aide à la Grèce serait une décision politique difficile. « Si l’on montre que l’on ne pourra pas utiliser le FESF comme prévu, cela va augmenter la méfiance des marchés. »
Helsingin Sanomat se demande comment sortir de l’impasse et envisage quatre issues :
-  la Finlande obtient ses garanties ;
-  la Finlande et d’autres petits Etats obtiennent des garanties ;
-  la Finlande n’obtient pas de garanties et fait échouer le plan d’aide en ne participant pas au FESF ;
-  la Finlande n’obtient pas de garanties mais participe au plan d’aide par le FESF (ce qui nécessiterait un revirement du PSD).
Le président des Vrais Finlandais Timo Soini déclare qu’il n’est pas étonné par les soubresauts du débat sur les garanties finlandaises. « Cela fait plus d’un an que je dis que les plans d’aide sont insensés. On peut encore en arriver à ce que le plan d’aide soit réalisé sans la Finlande. Cela ne devrait pas être possible, mais l’UE n’a pas toujours été attachée au respect de ses traités et accords ».
HS AL KL

L’accord fenno-grec est juridiquement valable
Le ministère des Finances déclare par la voie du conseiller juridique Seppo Tanninen que rien dans les traités européens ou dans le FESF n’interdisent de conclure un accord de nantissement comme celui conclu entre la Finlande et la Grèce. Selon lui, les affirmations néerlandaises sur l’illégalité de cet accord « relèvent de la rhétorique politique. On ne peut déclarer cet accord illégal juridiquement ». M. Tanninen souligne que la plupart de ceux qui commentent cet accord ne le connaissent même pas.
Le directeur de l’institut de politique étrangère Juha Jokela rappelle qu’il y a eu dans l’histoire de l’UE de nombreux accords conférant des statuts particuliers à certains Etats, comme « le chèque britannique ». Il souligne que « les Pays-Bas ont raison dans le sens où il faut que les autres Etats approuvent des situations particulières. Or, pour que le FESF puisse être utilisé, il faut que tous les Etats de l’eurogroupe y participent. Si la Finlande décidait de ne pas participer au plan d’aide à la Grèce, cela pourrait conduire à ce que le FESF ne puisse pas être utilisé. On en reviendrait alors à la situation du premier plan d’aide à la Grèce qui a consisté en accords bilatéraux ». AL

Editorial
« Il est temps que la Finlande arrête ses pitreries avec des garanties » IS
Le tabloïd Ilta-Sanomat estime que « en exigeant des garanties à la Grèce, la Finlande a ouvert la boîte de Pandorre. Or, derrière les exigences de garanties, il n’y a que des motivations de politique intérieure, la peur d’une montée des Vrais Finlandais qui surfent sur l’euroscepticisme. Les Vrais Finlandais qui ont obtenu 19% aux législatives ont pris en otage la politique européenne des conservateurs comme du PSD qui a incité au populisme durant la campagne. »
« En fourvoyant la Finlande dans une impasse, avec l’aide du PSD, M. Katainen a perdu le leadership de la politique européenne. Il faut mettre fin à cette affaire de garanties et se concentrer sur les grandes questions européennes d’avenir. La Finlande doit exercer une coopération européenne constructive ».
IS

Libye

« Les avis de Mme Halonen et M. Stubb sur l’opération de l’OTAN en Libye divergent » HS
Helsingin Sanomat relève que la Présidente et le ministre du Commerce extérieure évaluent de façons différentes le rôle de l’OTAN dans la guerre civile en Libye et dans le renversement de M. Kadhafi.
Mme Halonen estime que le rôle de l’OTAN peut créer des problèmes plus tard. M. Stubb estime, quant à lui, que l’action de l’Alliance atlantique en Libye mérite des éloges.
Mme Halonen avait dit, devant les ambassadeurs finlandais, qu’il y a le risque qu’après une normalisation de la situation, on ait une nouvelle opposition qui critique le fait que le changement de régime ne soit pas intervenu par la force du peuple. Selon elle, il faut toujours s’inquiéter lorsque pour se débarrasser d’un dictateur, un peuple a besoin d’une aide extérieure.
Elle estime qu’il n’existe pas suffisamment d’information sur la situation en Libye ni sur l’avancée des actions militaires afin de pouvoir formuler une position plus précise.
M. Stubb souligne que l’état actuel des choses ne serait pas possible sans la contribution de l’OTAN. Il rappelle qu’il s’agit d’une opération sous le mandat de l’ONU et soutenue par la communauté internationale, réalisée par l’OTAN. « La Suède mérite, elle aussi, des éloges pour son action. »
HS rappelle que M. Stubb était ministre des Affaires étrangères au moment où la Finlande a décidé de ne pas participer à l’opération en Libye. Jusqu’à présent, Mme Halonen et lui n’ont pas publiquement présenté des avis divergents sur la Libye. Mme Halonen estime que la décision de ne pas participer était la bonne. M. Stubb ne souhaite pas la commenter, il se contente de souligner l’importance de désormais participer à aider la Libye.
Dans un premier temps, Mme Halonen attend une demande concernant l’aide humanitaire. « Indépendamment de ceux qui sont intervenus, on aura besoin de personnes pour mettre des choses en place et pour aider à construire la paix. »
HS/B2

« Selon M. Heisbourg, la Libye constitue un précédent » HS
Helsingin Sanomat rend compte des propos de M. François Heisbourg, président français de l’institut international pour les études stratégiques, qui rappelle que depuis 50 ans, l’opération en Libye était la première action militaire à laquelle les Etats-Unis ont participé sans en être aux commandes.
« Le soutien des Etats-Unis était important, mais la guerre a été gagnée par les rebelles et par les avions de chasse envoyés par la Grande-Bretagne, la France et quelques autres Etats européens. » Conseiller de la direction politique de la France, M. Heisbourg estime que le fait que les Etats-Unis ont préféré rester à l’arrière-plan n’était pas une exception mais plutôt un signe de la nouvelle attitude de la superpuissance.
« Pour moi, la Libye constitue un précédent dans ce sens », dit M. Heisbourg en soulevant que les Etats-Unis sont très endettés, à l’instar de l’Europe. Deuxièmement, le Tea Party, qui est en hausse, n’est pas enthousiaste en ce qui concerne les opérations militaires lointaines. Troisièmement, et c’est peut-être la motivation la plus importante [de cette nouvelle attitude], les Etats-Unis sont moins intéressés par l’Europe et ses problèmes que du temps de la guerre froide. « Ce n’est plus la source principale de leurs préoccupations. »
Selon M. Heisbourg, le renversement de M. Kadhafi a pris beaucoup de retard du fait que les Européens sont habitués à ce que certaines fonctions des opérations en commun relèvent des Américains. Les avions américains ayant soutenu les rebelles et retirés fin mars ont été remplacés par des hélicoptères qui ont été amenés sur place par des navires. « On a perdu deux mois », selon M. Heisbourg.
Pour lui, la mise à l’écart des Etats-Unis comporte toutefois un grand avantage : la Libye, contrairement à l’Irak et au Kosovo, n’aura pas besoin de commencer la reconstruction depuis un pays en ruine. « La façon américaine de faire la guerre est de bombarder toute l’infrastructure, y compris le réseau électrique, les ponts et les raffineries pétrolières. A Bagdad et à Pristina, il y a toujours des coupures d’électricité, des années après les bombardements. » A Tripoli, l’eau reste potable.
M. Heisbourg s’inquiète le plus de la dispersion des rebelles. « Les rebelles de Libye de l’Est sont toujours là où ils étaient il y a six mois, à mille kilomètres de Tripoli. Comment peuvent-ils demander le leadership du pays en passant au-dessus des rebelles qui ont envahi Tripoli et renversé M. Kadhafi ? »
HS/B2

Editorial : « Rejeter les platitudes politiques » HBL
L’éditorialiste de Hufvudstadsbladet revient sur les propos de M. Tuomioja sur les troupes de l’OTAN et rappelle que l’opération pilotée par l’Alliance atlantique disposait effectivement du mandat de l’ONU, mais que la Finlande a choisi, « contrairement à la Suède, toute aussi militairement non-alignée, de ne pas faire preuve de solidarité ».
L’éditorialiste accuse le ministre de rhétorique politique irresponsable lorsque celui-ci dit que, pour l’instant, la Finlande ne s’engage à rien. Pour elle, le ministre devrait se mettre à défendre l’ONU afin de renforcer sa position.
HBL/14

Bahreïn

Nokia Siemens Networks
Helsingin Sanomat relève que selon l’agence de presse Bloomberg, les autorités du Bahreïn ont utilisé du matériel fabriqué par Nokia Siemens Networks pour espionner des communications d’un militant des droits de l’homme. Selon Nokia Siemens Networks, ce matériel a été vendu au Bahreïn par Siemens et non pas par NSN, qui a renoncé à son unité consacrée aux systèmes de surveillance des communications de téléphones mobiles en 2009, après en avoir vendu à l’Iran en 2008.
HS/B4

Finlande – Nicaragua

La Finlande maintient ses aides au Nicaragua
Uutispäivä Demari relève que selon le ministre des Affaires étrangères, M. Tuomioja, les conventions en vigueur avec le Nicaragua seront maintenues. M. Tuomioja a reçu son homologue, M. Santos, hier.
Concernant les élections prochaines au Nicaragua, M. Tuomioja relève que la Finlande souhaite que les observateurs de l’UE puissent avoir des conditions de travail et des conventions qui leur permettront de travailler sans problèmes.
UD/8-9

Transport

Différend sur l’interprétation des règles Schengen sur la ligne de St. Peter line
Helsingin Sanomat rapporte que les garde-frontières finlandais ont demandé à l’UE une interprétation claire des règles Schengen concernant les voyages maritimes. En effet, les croisières St. Peter Line proposent aux touristes russes une croisière vers la Finlande, la Suède et l’Estonie. Jusqu’à présent, les touristes russes munis d’un visa Schengen d’une seule entrée pouvaient descendre dans les escales des trois pays avec le même visa. Les garde-frontières finlandais estiment désormais que le visa entrée unique ne permettrait qu’une seule escale dans un pays Schengen durant toute la croisière. Il faudrait donc que les touristes russes aient un visa multi-entrées.
HS

Aviation : Flybe recrutera cent employés en Finlande
Kauppalehti relève que la compagnie aérienne britannique Flybe récupérera les vols de Finncomm et entre ainsi sur le marché finlandais.
KL/6

Diplomatie

Un incendie a détruit le bâtiment du bureau commercial de la Chine
Helsingin Sanomat relève qu’un incendie a détruit presque entièrement le bâtiment où se trouvait le bureau commercial de l’ambassade de Chine à Helsinki. Selon les estimations, l’incendie, qui a eu lieu la nuit entre lundi et mardi, a été causé probablement par la foudre qui est tombée sur une antenne parabolique.
La police d’Helsinki commencera à étudier la cause de l’incendie seulement si l’ambassade de Chine le demande.
HS/A12

Politique intérieure

Budget

Les ministres verts exigent plus de crédits pour leurs ministères
Helsingin Sanomat rapporte que selon le ministre de l’Environnement, M. Ville Niinistö, président de l’Alliance verte, le projet de budget de Mme Urpilainen, ministre des Finances, n’est pas conforme au programme du gouvernement. Il critique surtout le fait que le projet de budget ne promet pas de crédits supplémentaires pour la protection de la nature, la protection de la mer Baltique ou pour les parcs naturels.
M. Niinistö souligne que 23 millions d’euros étaient accordés à ces fins pendant les négociations gouvernementales. « Notre point de vue est qu’il faut suivre le programme gouvernemental. » le ministère de l’Environnement était prêt à des économies de 19 millions d’euros, mais le ministère des Finances veut plus de trois fois de plus, soit 61 millions d’euros.
Mme Heidi Hautala, ministre au Développement, s’inquiète également des coupes budgétaires. Selon le projet de budget, la part de l’aide au développement du PIB serait de 0,51 % en 2015, au lieu de l’objectif de 0,7 %.
HS/A5.

Gouvernement

M. Katainen met en garde les partis de la coalition
Selon Turun Sanomat, les ministres du Parti conservateur ont commencé hier à Tampere leur réunion estivale. Le Premier ministre, M. Jyrki Katainen, a souligne qu’une coalition gouvernementale large peut fonctionner seulement si tous les ministres comprennent qu’il ne faut pas chercher les conflits en essayant de relever leur propre profil.
M. Katainen admet qu’une base gouvernementale de six partis est étrange, parce que les partis n’ont pas de lien idéologique.
TS/9

Un litige entre les ministres sur la loi sur les services aux personnes âgées
Helsingin Sanomat relève que la ministre des Services de base, Mme Maria Guzenina-Richardson (PSD), ne compte pas faire progresser le projet de loi sur les services aux personnes âgées, préparé à la direction de son prédécesseur, Mme Paula Risikko (conservatrice), actuelle ministre des Affaires sociales et de la Santé.
Mme Risikko est irritée du fait que selon Mme Guzenina-Richardson, « le projet de loi a besoin d’être étudié profondément ». Selon Mme Risikko, il serait absurde de recommencer les études, parce que les meilleurs experts de la Finlande ont déjà participé à sa rédaction.
Les conservateurs estiment que les sociaux-démocrates ne veulent pas donner le crédit de cette loi au Parti conservateur.
HS/A6

Parti du centre

La direction du parti continue à essayer de persuader Mme Jäätteenmäki
Selon Turun Sanomat, Mme Annika Saarikko, vice-présidente du Centre, admet que la direction du parti a dernièrement été en contact avec Mme Anneli Jäätteenmäki, parlementaire européenne, pour qu’elle participe aux primaires présidentiels du parti.
Mme Saarikko soulève aussi le nom de M. Mauri Pekkarinen, ancien ministre.
TS/9

Economie

L’industrie exportatrice prévoit une récession
Selon l’économiste principal du patronat de la technologie, M. Jukka Palokangas, la prévision de 2,8 % de croissance, évaluée dans le projet de budget pour 2012, n’est pas réaliste. « Dans la situation actuelle, ce chiffre parait extrêmement optimiste. »
Les instituts de recherche économique comme Etla et Pellervo estiment aussi que la prévision du ministère des Finances est trop optimiste. HS/A5

Emploi

« Le nombre de personnes employées a augmenté par 30 000 en douze mois » AL
Aamulehti rend compte des chiffres concernant la situation de l’emploi. Selon l’Institut national d’études statistiques, le taux de chômage est en baisse depuis juillet 2010. 192 000 personnes étaient au chômage en juillet 2011, ce qui est 14 000 de moins qu’il y a un an. Le taux de chômage est de 6,9 % contre 8,4 % en juin 2011 et 7,5 % en juillet 2011. AL/A8

France - Finlande

Festival de Helsinki
Eloge du poil
Hufvudstadsbladet rend compte du spectacle de cirque Eloge du poil et Kauppalehti du spectacle de danse Via Intolleranza II lors du Festival de Helsinki.HBL/19, KL/31

Mardi 23 août 2011

Politique étrangère et européenne

Libye

« La gestion de la crise libyenne risque d’être difficile » Yle
La Présidente Tarja Halonen a déclaré ce matin devant la conférence des Ambassadeurs finlandais, à Helsinki, que la gestion du changement de régime en Libye pouvait être difficile. Selon elle, il faut toujours s’inquiéter lorsque pour se débarraser d’un dictateur, un peuple a besoin d’une aide extérieure. « Je pense que l’on est passé à l’étape suivante/. Le régime va changer et il faut espérer que la paix va revenir. Le risque est qu’après une normalisationd e la situation, on ait une nouvelle opposition qui critique le fait que le changement de régime ne soit pas intervenu par la force du peuple ».
Yle

« Selon M. Tuomioja, il faut que la Finlande considère la participation à une opération de l’ONU » SM
« La Finlande prête à aider la Libye » UD
Le ministre des Affaires étrangères, M. Tuomioja, a déclaré devant la conférence des Ambassadeurs finlandais, à Helsinki, que la Finlande devrait sérieusement envisager de participer à une éventuelle opération de l’ONU en Libye. Il pourrait s’agit d’une opération militaire ainsi que de gestion de crise civile. M. Tuomioja estime que le savoir-faire finlandais pourrait être mis en valeur dans la stabilisation de la situation après la crise et dans le rétablissement de la paix. Il est toutefois précoce d’évoquer le nombre de casques bleus et le calendrier du fait que la situation à Tripoli reste confuse.
M. Tuomioja rappelle que la Finlande dispose de ressources pour aider, car la participation finlandaise à des opérations de gestion de crise internationale est à un niveau historiquement peu élevé. Il estime qu’il est impossible actuellement d’évaluer la quantité et le type d’aide dont on aurait besoin en Libye.
Pour M. Tuomioja, une opération sous la direction de l’ONU serait la plus naturelle en Libye. Il est plutôt réservé en ce qui concerne une opération de l’OTAN. Quant à l’UE, il n’est pas exclu, selon lui, qu’elle s’en charge, mais toujours avec un mandat de l’ONU. Il estime que le printemps arabe a montré que la démocratie peut avancer même sans une « poussée » de la part de l’UE ou des Etats-Unis. Il faudrait, selon lui, que l’UE continue à soutenir les pays en transition en Afrique du Nord et au Proche-Orient même si on ne connaît pas exactement le résultat des révolutions. Il rappelle qu’il ne faut pas s’efforcer de faire des choix qui appartiennent aux électeurs de ces pays.
Mme Jortikka-Laitinen, ambassadeur de Finlande en Tunisie, estime que le processus de démocratisation en Libye risque d’être très long. Elle n’exclut pas la possibilité que l’on ait besoin d’une opération de maintien de paix militaire afin de garantir le cessez-le-feu. Ensuite, il faudra organiser des élections libres le plus rapidement possible, et mettre en place une constitution. Elle relève que les rebelles ne sont pas très unis, mais qu’ils constituent le seul contre-pouvoir à Kadhafi. « C’est pour cela qu’il serait souhaitable de pouvoir soutenir une administration temporaire qui devrait mettre en place les réformes le plus rapidement possible. »
SM/12-13 UD/8

Editoriaux
« La Libye sort de quarante ans d’obscurantisme » HS
« Il faut que le reste du monde assume sa part de responsabilité » HBL
Helsingin Sanomat souligne que, même si le changement de régime est intervenu par les forces libyennes, l’aide étrangère aura été décisive. Sans la décision proposée par la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis et soutenue par l’Union arabe au conseil de sécurité, M. Kadhafi aurait eu les mains libres pour détruire l’opposition civile.
« La coalition dirigée par l’OTAN a interprété largement cette décision pour soutenir les rebelles. Cette interprétation a accéléré le changement de régime en Libye, mais elle pourrait avoir pour effet de rendre à l’avenir plus difficile l’approbation d’une décision du conseil de sécurité pour protéger les civils », conclut HS.
L’éditorialiste de Hufvudstadsbladet relève que, même si l’époque du régime de M. Kadhafi est terminée, il reste différentes alternatives concernant l’avenir de la Libye. Les jours à venir peuvent être déterminants en ce qui concerne la direction [dans laquelle le pays s’oriente].
Hbl rappelle que, contrairement à la Tunisie ou à l’Egypte, en Libye, les institutions de la société manquent. Il y a également des écarts importants entre les différents groupes du mouvement rebelle. Selon l’éditorialiste, la communauté internationale devra assumer sa responsabilité pour soutenir les nouveaux dirigeants afin que la Libye puisse avancer vers une démocratie.
HS Hbl

Crise financière

Réactions à l’accord fenno-grec
« L’opposition à l’accord fenno-grec se renforce » HS
« M. Katainen pense que la Finlande obtiendra ses garanties » KL
Helsingin Sanomat rapporte que l’opposition à l’accord fenno-grec se renforce notamment aux Pays-Bas et en Allemagne. De plus, selon l’agence Moody’s, l’accord fenno-grec affaiblit la Grèce et met en exergue les dissensions européennes.
Le Premier ministre Jyrki Katainen est confiant dans le fait que les exigences finlandaises de garanties seront acceptées au niveau européen. « La question est toutefois politiquement extrêmement difficile au niveau européen », admet-il. « Nous promouvons n os propres intérêts mais nous devons faire attention à ne pas avoir des effets fâcheux pour les autres. Il faut prendre cet aspect au sérieux. Nous non plus ne souhaiterions pas qu’un Etat entraîne des dommages à la Finlande ». M. Katainen admet être en contact sur ce sujet avec ces homologues européens. Le temps presse : il ne reste qu’un mois.
M. Katainen rappelle qu’il s’agit d’une offre à prendre ou à laisser : si la Finlande n’obtient pas de garanties, elle ne participera pas au plan d’aide à la Grèce. Au pire, cela pourrait faire échouer ce plan d’aide. « Personne ne veut qu’à cause de ce plan d’aide, une nouvelle crise économique s’abatte sur l’Europe ». M. Katainen en appelle toujours avec ses homologues à la situation politique finlandaise : la victoire des Vrais Finlandais aux législatives et la large opposition dans le pays aux aides à la Grèce.
Yle rapporte que, dans une interview accordée à Blomberg, le Premier ministre finlandais a déclaré que la Finlande était prête à revoir l’accord fenno-grec critiqué par de nombreux Etats membres. « Tous les Etats savaient que cette question était importante pour nous et que nous avons essayé de la régler avec la Grèce. Si ce modèle d’accord n’est pas possible, nous devrons en trouver un autre ». M. Katainen estime toutefois qu’il faut attendre les réponses des autres Etats membres avant d’éventuellement négocier un nouveau modèle.
HS AL KL Yle

Politique européenne

M. Tuomioja s’inquiète pour l’UE
Uutispäivä Demari relève que selon M. Tuomioja, le statut de l’UE en tant qu’acteur international s’est clairement affaibli en raison de la crise économique dont elle n’a pas réussi à résoudre les conséquences d’une façon crédible. Pour lui, cela affaiblit le pouvoir d’influence mondial de l’UE et nourrit, dans les Etats membres, un repli en soi et le nationalisme.
M. Tuomioja, qui a parlé devant les ambassadeurs finlandais, regrette la position affaiblie de la Commission européenne. Pour lui, ce sont les petits Etats qui en souffrent le plus. Il se déclare déçu de la lenteur de la mise en route du nouveau service pour l’action extérieure. « Lorsque les organes de l’UE sont faibles, les grands pays s’efforcent de prendre des décisions pour les autres. Ce n’est pas une façon durable d’agir. Il serait essentiel de pousser les Etats membres à s’engager dans une action commune. »
M. Tuomioja rappelle que pour la Finlande, l’UE constitue le canal le plus important d’influence sur la coopération internationale et le développement mondial.
UD/8

Xénophobie

Propos de MM. Tuomioja et Stubb sur les Vrais Finlandais
M. Tuomioja estime que l’hostilité à l’égard de l’immigration n’était pas la raison principale pour la victoire électorale des Vrais Finlandais, même si une partie des représentants du parti ont un profil de nationaliste extrême. La direction du parti ne peut toutefois pas continuer à reporter le moment de prendre ses distances avec ces phénomènes extrêmes, selon lui.
Pour M. Tuomioja, la xénophobie ne représente pas les orientations du courant principal du parti, même si cette tendance a influencé sur la composition du groupe parlementaire du parti.
Il estime d’ailleurs que l’euphémisme « attitude critique à l’égard de l’immigration » se traduit par racisme et xénophobie.
M. Stubb, ministre du Commerce extérieur, met en garde les autres partis contre le risque de suivre le repli en soi des Vrais Finlandais. Pour lui, le champ politique se divise actuellement entre les partisans de la « mondialisation » et ceux du « repli sur soi ».
HS/A9

Politique intérieure

Budget

Les économies concernant les communes pose des problèmes
Helsingin Sanomat rapporte que le ministère des Finances a publié lundi son projet de loi de finances. Le projet suit étroitement le programme du gouvernement, mais causerait déjà plusieurs litiges au sein du gouvernement.
La ministre conservatrice de l’Administration et des Collectivités locales, Mme Henna Virkkunen, souligne que les dotations de l’Etat aux communes ne doivent pas être diminuées en une seule fois mais graduellement vers la fin de la législature. « Les communes ont besoin de temps pour s’adapter leurs activités », estime Mme Virkkunen. Selon le projet de budget et le programme du gouvernement, les dotations de l’Etat aux communes seraient diminuées de 631 millions d’euros dès 2012.
La ministre de l’Intérieur, Mme Päivi Räsänen (Parti des chrétiens-démocrates), déplore les économies concernant la police. Le ministère de l’Intérieur aurait besoin d’environ 20 millions d’euros pour que le nombre de policiers puisse rester à son niveau actuel de 7 750 policiers.
Le ministère des Finances et le ministère des Affaires étrangères sont loin d’être d’accord sur les crédits de l’aide au développement. Le ministère des Finances veut aussi diminuer les crédits accordés à la coopération avec les régions limitrophes.
Le ministère de l’Agriculture doit faire des économiques de 110 millions d’euros dans les différentes aides agricoles. Le ministère des Finances propose la mise eu œuvre des économies de 80 à 90 millions d’euros en 2012.
Le ministère de la Défense est mécontent des économies dans les frais de fonctionnement.
Le ministère de l’Environnement n’aura pas encore l’année prochaine les crédits promis pour la protection de la mer Baltique.
Le ministère de la Justice n’a pas encore eu les crédits pour lutter contre l’économie souterraine et la criminalité économique dans le budget de 2012.
Les économies concerneront aussi les ménages. L’augmentation de la fiscalité sur le carburant rapportera 125 millions d’euros supplémentaires à l’Etat, celle sur l’alcool 100 millions d’euros et celle sur l’alcool 50 millions d’euros.
Après la présentation du projet de budget du ministère des Finances, les autres ministères vont le commenter. Le gouvernement se réunira pour étudier le projet de budget à la mi-septembre. Le Parlement commencera l’examen du projet de budget du gouvernement en septembre et l’approuvera en décembre.
HS/A5.

Le Patronat critique le manque de courage du projet de budget
L’EK, la confédération de l’industrie et du patronat, aurait souhaité une politique plus courageuse dans le projet de budget.
HS/A5

Mme Kiviniemi accuse le gouvernement de lâcheté
La président du Centre, Mme Mari Kiviniemi, accuse le gouvernement de lâcheté parce qu’il transfère la responsabilité de la politique d’austérité aux communes.
HS/A5

M. Katainen exprime son soutien à Mme Urpilainen
Dans une interview accordée à Aamulehti, le premier ministre Jyrki Katainen exprime son total soutien avec les décisions budgétaires de la ministre des Finances Mme Urpilainen.
Il estime que les différends à l’intérieur du gouvernement ne le dérangent pas et il n’entend pas intervenir à chaque déclaration d’un ministre. Il pense que son gouvernement restera uni en dépit de la situation économique.
AL

Commerce extérieur

M. Alahuhta préside le groupe de travail sur le commerce extérieur
Helsingin Sanomat relève que M. Matti Alahuhta, directeur général de Kone, présidera le groupe de travail chargé de préparer un programme sur le commerce extérieur. Les ministères des Affaires étrangères et de l’Emploi et de l’Economie sont représentés dans le groupe de travail.
M. Alahuhta souligne que les intérêts des entreprises et des Etats sont plus unis qu’avant, le centre de gravité de l’économie étant de plus en plus en Asie et les autres économies émergentes.
HS/B7

Lundi 22 août 2011

Politique étrangère et européenne

Propos de M. Tuomioja

Sur la Libye
Le ministre des Affaires étrangères, M. Tuomioja, a rappelé, dimanche, la position de la Finlande selon laquelle il n’était pas exclu que la Finlande participe à une opération de maintien de la paix dirigée par l’ONU en Libye. M. Tuomioja estime que si on demandait à la Finlande de participer à une telle opération, « le savoir-faire finlandais pourrait être utile ». La question n’a toutefois pas été évoquée puisque la situation en Libye reste ouverte. Pour lui, la Finlande aurait plus de ressources en matière de maintien de la paix qu’elle n’en déploie actuellement. Une opération en Libye serait un défi important, selon lui.
HS/lun/B1

Sur la coopération nordico-balte
M. Tuomioja qui a participé à une table ronde entre les ministres nordiques et baltes des Affaires étrangères, à Tallinn, samedi, souligne l’importance de la coopération entre ces pays. Il estime que la coopération « NB 8 » est aujourd’hui bien établie et de plus en plus naturelle. Une nouvelle rencontre est prévue déjà dans une semaine, en compagnie du ministre ukrainien des Affaires étrangères qui sera alors en visite en Finlande. La situation de la Biélorussie devra être évoquée à cette occasion.
Les ministres ont aussi discuté du Proche-Orient. M. Tuomioja estime que chaque Etat devra prendre des décisions. Il souhaite que l’UE puisse formuler une position commune, mais estime que cela ne sera pas forcément possible.
UD/6

Syrie

Editorial : « Il faut que l’UE fasse une forte pression sur la Syrie » HS
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat relève qu’un quart des recettes de la Syrie en matière d’exportations vient du pétrole, dont les acheteurs les plus importants sont des pays de l’Europe de l’Ouest.
De grands groupes pétroliers européens participent également à la production du pétrole en Syrie.
La condamnation politique de l’action de la Syrie n’a eu aucune influence. Selon l’éditorialiste, il conviendrait de convaincre les milieux économiques syriens du fait que soutenir aveuglement le Président Assad est insensé. Il faut que l’UE fasse tout son possible dans ce sens, selon l’éditorialiste.
HS/dim/A2

Visite du Dalaï-lama

Mme Hautala a rencontré le Dalaï-lama
La ministre du Développement, Mme Hautala (Verts), qui a rencontré le Dalaï-lama, vendredi, relève qu’elle a affirmé au leader spirituel du Tibet que la ligne de la Finlande sur le Tibet n’avait pas changé et que la Finlande soutient les efforts pour restaurer le dialogue entre le Dalaï-lama et Pékin. Elle relève que la Finlande estime qu’il faut s’occuper des droits de l’homme au Tibet.
Mme Hautala estime qu’elle a certainement réussi à faire passer le message que les Finlandais avaient de la compassion à l’égard de ce petit peuple.
Elle relève que la Chine n’a fait aucune pression sur elle pour qu’elle renonce à cette rencontre.
Une vingtaine de députés nationaux et européens ont rencontré le dalaï-lama au Parlement lors d’une manifestation informelle. M. Haavisto (Verts) relève que le Dalaï-lama souhaite surtout un soutien moral des Finlandais à travers l’UE.
HS/A5

Aspect commercial
Aamulehti a interviewé le conseiller de l’ambassade de Finlande à Shanghai, M. Pullola, qui ne souhaite pas commenter la question de savoir si les rencontres ministérielles avec le Dalaï-lama pourraient nuire aux relations commerciales de la Finlande avec la Chine. M. Pullola relève toutefois que les Norvégiens ont eu des problèmes pour vendre du saumon en Chine depuis que le prix Nobel a été décerné à Liu Xiaobo.
M. Karetie du patronat (EK) n’a pas souhaité évaluer un tel risque.
AL relève qu’après la Russie, la Chine est le deuxième partenaire commercial de la Finlande en-dehors de l’Europe. 300 entreprises finlandaises sont établies en Chine et emploient 60 000 personnes. Une dizaine de nouvelles entreprises s’y installent chaque année. Selon AL, elles sont aujourd’hui moins attirées par le niveau peu élevé des coûts de production que par un marché important.
AL/sam/A5

Conseil de sécurité de l’ONU

La Finlande fait un effort pour convaincre les pays des Caraïbes
Helsingin Sanomat rend compte de la campagne finlandaise pour promouvoir son accès au Conseil de sécurité pour la période de 2013 à 2014. Ces dernières années, la Finlande a noué des relations diplomatiques avec les pays des Caraïbes et y a nommé des consuls honoraires qu’elle a invités en Finlande la semaine dernière, afin de faire connaissance avec le pays.
HS/dim/A9

Crise financière

Réactions à l’accord fenno-grec
« L’Autriche souhaite lier les garanties de la Grèce aux risques des banques » HS
HS rapporte que l’Autriche, la Slovénie et les Pays-Bas exigent que, si la Finlande obtient des garanties de la Grèce, eux aussi recevront le même traitement. La ministre autrichienne des Finances s’est entretenue, la semaine dernière, avec son homologue finlandaise. Maria Fekter propose de différencier en fonction des Etats et de l’exposition de leur secteur bancaire en Grèce.
En Finlande, les critiques contre les garanties augmentent, selon HS. Le président du groupe parlementaire du parti conservateur Jan Vapaavuori estime que les garanties exigées par la Finlande partent d’une bonne intention de protéger les intérêts finlandais, mais on peut se demander si cette obsession de garanties vaut le coup. Ne sommes-nous pas nous-mêmes en train de créer des problèmes et de grever notre capital politique ? »
La présidente du groupe parlementaire des Vrais Finlandais, Mme Ruohonen-Lerner estime que les garanties obtenues par la Finlande sont mieux que rien, mais s’inquiète « de ce qui peut encore se passer ».
Le président du groupe du Centre, M. Tiilikainen estime que le gouvernement « s’attache à un détail alors que l’UE touchée par la crise s’engage à grand pas vers le fédéralisme. La Finlande gâche son capital politique sur cette question des garanties et perd du poids sur les questions sérieuses. La politique du gouvernement est-elle motivée par la crise économique ou par la volonté du PSD de ne pas perdre la face ? Je me demande combien de temps le parti conservateur va supporter cela », déclare M. Tiilikainen.
La députée Sirkka-Liisa Anttila (Centre), ancienne ministre de l’agriculture, craint que l’accord fenno-grec se fasse durement payer « quand nous essaieront à l’automne de défendre nos intérêts dans la réforme des politiques agricoles et régionales. » Elle déclare aussi comprendre les critiques exprimées par l’Estonie. « Le gouvernement finlandais a dépensé beaucoup d’énergie en juillet pour obtenir une mention de ces garanties au conseil européen ; il n’a ensuite plus négocié au niveau européen, mais de manière bilatérale avec la Grèce, ce que les autres Etats membres ne comprennent ni n’acceptent ». Mme Anttila estime qu’au contraire, le gouvernement devrait rechercher au niveau européen des solutions à la crise de la dette.
HS AL

Précisions de M. Hetemäki
Le sous-secrétaire d‘Etat aux Finances M. Hetemäki signe un article dans Helsingin Sanomat pour défendre l’accord fenno-grec. Selon lui, « les conclusions du conseil européen de juillet ont été rédigées de telles sorte que tous les Etats membres ne participeront pas forcément au plan d’aide à la Grèce. Cette mention convient à la Finlande à la condition que cela signifie que la Finlande puisse obtenir des garanties de la Grèce ».

Les euro-obligations coûteraient des centaines de millions d’euros à la Finlande
Kauppalehti rapporte que la Finlande, qui peut emprunter en tant que pays jouissant d’un triple A verrait ses taux d’intérêts augmenter en cas de créations d’euro-obligations qui, elles, seraient notées AA+. Selon l’économiste de OP-Pohjola, le coût supplémentaire pourrait être d’un demi-milliard d’euros par an.
KL

Commentaires et éditoriaux :
« Les garanties finlandaises sont irresponsables » HS
« La menace de récession est réelle » TS
« Il faut détourner l’attention des garanties vers les menaces pour l’UE » Kaleva
Le journaliste économique d’Helsingin Sanomat Matti Tyynysniemi estime que la réelle motivation du gouvernement finlandais concernant les garanties exigées de la Grèce n’est pas économique mais politique : « Katainen et Urpilainen cherchent à attirer les électeurs des Vrais Finlandais en jouant les durs avec Bruxelles ». « Urpilainen et Katainen sont donc prêts à sacrifier la zone euro et l’économie finlandaise seulement pour éviter de perdre des électeurs au profit des Vrais Finlandais. »
Turun Sanomat estime que les autres Etats membres n’accepteront pas un traitement différent sur les garanties et il ne convient pas à la Finlande de chercher à l’obtenir en tant que petit Etat égoïste ».
Kaleva regrette que lorsque l’Europe s’interroge sur la possibilité de résoudre la crise de la dette, la Finlande rumine les garanties grecques alors qu’il faudrait s’intéresser aux menaces réelles pour l’économie.
HS Kelava TS

Politique intérieure

Budget – Conventions salariales

Le gouvernement presse à un accord salarial
Les partenaires sociaux priés d’essayer de négocier
Turun Sanomat rapporte que les centrales représentant salariés et patronat vont essayer de mettre en place les bases pour un accord salarial global. Le Premier ministre Jyrki Katainen et la ministre des Finances Jutta Urpilainen ont rencontré les partenaires sociaux vendredi pour leur indiquer que le gouvernement était prêt à prendre des décisions en matière fiscale pour soutenir la conclusion d’un accord salarial.
La presse rappelle que le patronat est opposé un accord salarial global alors que les centrales syndicales y sont favorables.
Il faudrait se presser pour négocier un accord global car, dans le secteur des technologies les négociations sectorielles ont déjà débuté. Quant aux mesures fiscales incitatives, elles devront être votées cette année pour entrer en vigueur l’année prochaine.
Le ministre des Finances a rappelé que le gouvernement n’avait pas l’intention d’augmenter la fiscalité sur les revenus durant la législature.
HS TS KS

Chrétiens-démocrates

Mme Räsänen continue à la tête du parti
Helsingin Sanomat rapporte que le parti des chrétiens-démocrates s’est réuni en congrès samedi à Kokkola. Mme Päivi Räsänen (51 ans), qui préside le parti depuis 2006, a été réélue à la présidence à l’unanimité pour un nouveau mandat de deux ans.
M. Asmo Maanselkä a été élu secrétaire général, en replacement de M. Peter Östman, qui préside le groupe parlementaire.
Le parti a ajourné la décision sur la désignation d’un candidat présidentiel à la réunion du conseil national du parti, fin novembre.
HS/dimA5.

Parti du centre

M. Rehn décline une candidature présidentielle
Selon Helsingin Sanomat, M. Olli Rehn, commissaire européen, a annoncé dimanche soir qu’il a décidé de ne pas se présenter aux primaires présidentiels du Centre, en raison de la situation économique actuelle en Europe « Le travail pour mettre fin la crise de la dette européenne demande mon engagement entier aussi à l’avenir. Il n’est pas possible d’unir une candidature et une campagne présidentielle à ce travail. »
Pour M. Rehn, la stabilisation de l’économie européenne est dans l’intérêt vital de la Finlande. « Le succès de la Finlande a toujours été étroitement lié au succès de toute l’Europe. Je considère mon travail en tant que commissaire chargé de l’économie comme important aussi pour la Finlande. »
La présidente du Centre, Mme Mari Kiviniemi, déplore la décision de M. Rehn, de même que le secrétaire général du parti, M. Timo Laaninen.
Mme Anneli Jäätteenmäki, parlementaire européenne, n’a pas encore commenté une éventuelle candidature.
HS/lun/A5

M. Kaunisto critique M. Väyrynen
Helsingin Sanomat relève que M. Timo Kaunisto, vice-président du Centre, critique ardemment M. Paavo Väyrynen qui vise la candidature présidentielle de son parti. Ce dernier a déclaré qu’il n’excluait pas éventuellement une aide des Vrais Finlandais dans la camapgne présidentielle.
M. Kaunisto exige que le candidat centriste ait une idéologie purement centriste. Pour lui, les Vrais Finlandais sont « imprégnés de populisme et du culte de la personnalité ». « J’ai honte pour M. Väyrynen », annonce M. Kaunisto.
HS

Vrais Finlandais

Les vrais Finlandais veulent qu’on les appelle « Finns » en anglais
Le bureau national des Vrais Finlandais a adopté, à l’initiative de M. Timo Soini, président du parti, en anglais le nom « Finns » pour le parti, au lieu de « Basic Finns, Ordinary Finns ou True Finns ».
M. Arto Jääskeläinen, directeur des élections au ministère de la Justice, souligne que le ministère ne s’intéresse qu’aux noms officiels des partis politiques et non à leurs traductions dans d’autres langues.
HS/lun/A5

Education

Choix linguistiques dans les écoles
Aamulehti relève que les options concernant les choix linguistiques dans les écoles ont diminué. Le chef de la direction nationale de l’Education, M. Lankinen, considère comme alarmant l’évolution selon laquelle les élèves optent de plus en plus souvent seulement pour l’anglais parmi les langues étrangères.
En dix ans, l’éventail de l’offre de langues étrangères a considérablement diminué, selon lui.
Les stratégies d’internationalisation des universités finlandaises ont pour objectif le départ de 16 000 étudiants à l’étranger. En 2010, 10 123 étudiants l’ont fait.
14 097 étudiants étrangers étudient en Finlande pour obtenir un diplôme d’une université finlandaise. L’objectif est 20 000 étudiants étrangers.
Les connaissances linguistiques acquises en primaire et au collège soutiendraient pour leur part l’internationalisation des études universitaires.
AL/dim/A10

Culture - Ville d’Helsinki

M. Pajunen est sûr qu’Helsinki aura son musée Guggenheim
Helsingin Sanomat rapporte que la direction de la ville d’Helsinki veut que le musée Guggenheim s’installe à Helsinki. Selon le maire d’Helsinki, M. Arto Pajunen, le musée arrivera en 2018.
Le financement du musée posera le plus de problèmes, le coût du bâtiment s’élèverait à 100-200 millions d’euros. M. Pajunen souhaite avoir des financements de l’Etat et du secteur privé.
M. Janne Gallen-Kallela-Sirén, directeur du musée d’art de la ville d’Helsinki, estime que le quartier de Katajanokka serait un bon site pour le musée, mais non le seul.
La Fondation Guggenheim doit présenter rapport sur le projet avant la fin de l’année en cours.
HS/lun/A9

France - Finlande

Culture

Nouveau cirque
Turun Sanomat publie une critique élogieuse du spectacle Sur la route de la troupe Les colporteurs, dans le cadre du festival Future circus de Turku.
TS

Vendredi 19 août 2011
Politique étrangère et européenne

Crise financière

Réactions à l’accord fenno-grec
La Grèce déclare que les garanties ne concerneront que la Finlande
De nombreux pays souhaitent les mêmes garanties que la Finlande
Selon un professeur, les garanties détériorent la situation de la Grèce
HS rapporte que l’Autriche, la Slovénie et les Pays-Bas exigent que, si la Finlande obtient des garanties de la Grèce, eux aussi recevront le même traitement. L’Estonie considère pour sa part que la Finlande a mis les autres pays de l’eurogroupe dans une situation délicate. La Grèce a pour sa part lancé un oukase : elle n’envisage de discuter de garanties avec aucun autre pays que la Finlande. La directrice de l’institut de politique étrangère, Mme Tiilikainen parle de situation chaotique. L’économiste de Nordea, M. Jan von Gerich estime que la Grèce n’est pas en situation d’exprimer des oukases, mais toutefois tous les Etats membres ne peuvent obtenir des garanties de la Grèce.
La Finlande argue du fait qu’elle peut obtenir un traitement spécifique car elle avait présenté ses exigences au printemps avant la préparation du nouveau plan d’aide à la grèce. Selon le sous-secrétaire d’Etat aux Finances, M. Hetemäki, aucun autre pays n’a présenté de telle condition à l’époque. Le haut fonctionnaire Jussi Lindgren précise que la Finlande a présenté son accord bilatéral aux autres Etats membres et qu’il reste à attendre les décisions politiques des autres. Selon Mme Urpilainen, les réactions politiques des Etats sont attendues pour les semaines à venir. Elle souligne que « les négociations sur les garanties ne se feront pas dans les médias », il est donc vain pour les médias d’accorder trop d’importance à chaque déclaration.
Aamulehti rapporte que de nombreux Etats de l’eurogroupe envisagent de demander des garanties à la Grèce sur le modèle de la Finlande. L’économiste de Aktia, M. Tyrväinen estime que la Finlande « est stupide » dans son comportement car elle risque par son intransigeance d’avoir allumé l’allumette qui aura mis le feu à la poudrière. Le chercheur Pasi Holm considère qu’en dernier ressort ce sont la France et l’Allemagne qui détermineront ce qui est possible ou non : « si Mme Merkel appelle M. Katainen la Finlande risque de céder ».
Aamulehti publie aussi une interview du professeur d’économie grec Yanis Varoufakis qui souligne que le modèle d’accord fenno-grec contribuerait à détériorer la situation de la Grèce. « Il n’est pas bon qu’un pays au bord de la faillite soit amené à garantir des prêts qu’il est obligé de prendre ».
Le président de la chambre de commerce Risto E. J. Penttilä compare lui les garanties obtenues par la Finlande au traité de paix séparé conclu par la Finlande avec l’URSS après la guerre de continuation. « Il faut se demander si l’on a intérêt à se dissocier des autres. Selon lui, c’est une rupture avec la politique européenne traditionnelle de la Finlande.
Interrogé par la correspondante de Kauppalehti à Paris, le chercheur de l’Ifri M. Moreau-Defarges souligne que l’accord fenno-grec « va en entraîner d’autres ». « Le gouvernement finlandais cherche une issue en disant que le parlement finlandais pourra approuver le plan européen grâce à cet accord bilatéral. C’est peut-être vrai, mais cela peut aussi déclencher une crise ».
AL HS KS UD NP KL

Réactions de M. Stubb
Le ministre des Affaires européennes Alexander stubb estime que le débat sur la crise financière européenne se concentre trop sur les garanties exigées par la Finlande. De plus, il estime qu’il est faut de dire que l’approfondissement de l’intégration économique conduirait au fédéralisme.
Yle

Critiques de M. Lehti ; réactions de M. Rajamäki
Le député conservateur Eero Lehti critique l’accord obtenu par Mme Urpilainen. Selon lui, les garanties obtenues par la Finlande ne sont pas suffisantes et ne correspondent pas à ce qui était exigé par la Grande commission du parlement. Selon M. Lehti, la caution payée par la Grèce aux prêts garantis par la Finlande ne serait que d’un tiers de la somme empruntée, ce qui n’est pas suffisant.
Le député social-démocrate Kari Rajamäki réagit quant à lui aux propos du député conservateur Kimmo Sasi qui avait minimisé l’importance de l’accord obtenu par Mme Urpilainen.
KS UD

Commentaires
« Mme Urpilainen aux commandes » AL
Aamulehti rappelle que, dans l’histoire de l’UE, d’autres pays ont parfois eu des exigences, comme le Royaume-Uni et son chèque, ou le Danemark, mais, pour l’élève modèle finlandais c’est une première. Le quotidien insiste sur la détermination et l’intransigeance de Mme Urpilainen. « Le PSD qui a eu un résultat historiquement bas aux législatives semble, au gouvernement, avoir quitté le siège de co-pilote pour celui de pilote ».
AL

Immigration

Chute du nombre de demandeurs d’asile
Nykypäivä, organe du Parti conservateur, relève que le nombre de demandeurs d’asile a diminué de 33 % et celui des mineurs arrivant seuls de 41 % depuis 2010. Cette tendance est observée depuis 2009.
168 000 personnes de nationalité étrangère vivent en Finlande d’une façon permanente. Ils représentent 3 % de la population. Le plus souvent, ce sont des Estoniens (30 000) ou des Russes (29 000), des Suédois (8500) ou des Somaliens (6500). 4 % de la population sont de langue maternelle étrangère. 50 000 personnes ont une double-nationalité. Le plus souvent, ce sont des personnes originaires de Russie, de Suède ou des Etats-Unis.
4018 personnes ont demandé l’asile en Finlande en 2010 et 181 l’ont obtenu. Il y a eu le plus de demandeurs de l’Irak et de Somalie, comme les années précédentes.
Un permis de séjour a été accordé à 1298 personnes.
NP/13

Mines antipersonnel

La ratification du traité d’Ottawa avance comme prévu
Le gouvernement a adopté, la semaine dernière, le projet de loi sur la ratification du traité d’Ottawa interdisant les mines antipersonnel. La Finlande devrait détruire ses réserves de ces armements d’ici fin 2016.
Le processus de ratification a été entamé en 2004.
M. Stubb, ministre conservateur du Commerce extérieur, estime qu’il faut que la défense indépendante et crédible de la Finlande évolue avec le temps. Une dimension qui en fait partie est constituée par le rôle et les engagements internationaux de la Finlande, rappelle M. Stubb, qui admet toutefois qu’il comprend ceux qui s’étonnent du fait que la Finlande doive renoncer aux mines alors qu’elle s’en occupe comme il faut. M. Stubb estime néanmoins qu’une fois la décision prise, il faut s’y tenir.
Les acquisitions pour remplacer la capacité perdue avec les mines antipersonnel seront effectuées petit à petit jusqu’en 2016. 200 millions y ont déjà été alloués.
NP/5

Tibet

Le Dalaï-lama est arrivé en Finlande pour la cinquième fois SK
Plusieurs dizaines de bouddhistes russes sont arrivés à Helsinki pour écouter le Dalaï-lama HS
L’hebdomadaire Suomen Kuvalehti relève que Mme Heidi Hautala, ministre du Développement de l’Alliance verte, qui est la seule ministre à rencontrer le Dalaï-lama aujourd’hui pendant sa visite en Finlande, rappelle qu’elle a reçu invitation déjà avant d’être nommée ministre, quand elle présidait le comité des droits de l’homme du Parlement européen.
« Je n’ai pas changé d’avis après avoir été nommée ministre. J’ai rencontré le Dalaï-lama plusieurs fois. Je n’accepte pas le fait que la Chine définisse quels sont nos ennemis. Il est dangereux de céder devant un Etat qui appelle le Dalaï-lama ‘le diable déguisé en robe’. Je suis avec bienveillance depuis mon adolescence le travail du Dalaï-lama et la lutte du peuple tibétain pour sa culture et sa religion. »
A la question de savoir si la Chine a fait presse sur elle, Mme Hautala répond que les représentants diplomatiques de la Chine n’ont pas été en contact avec elle directement mais avec son assistant. « La Chine veut être traitée comme une grande puissance et n’aime pas qu’on critique les violations des droits de l’homme qu’elle a commises. Les fortes réactions chinoises sont étonnantes, vu qu’elle a critiqué la situation des Sami en Finlande et en Suède. »
SK/n°33/10

Proche-Orient

Un entretien secret a été organisé chez un homme d’affaires finlandais à Londres
Selon le tabloïd Ilta-Sanomat, le président israélien Shimon Peres et le directeur de l’autorité palestinienne Mahmoud Abbas se sont rencontrés lors d’un dîner secret organisé à Londres par M. Poju Zabludowicz, homme d’affaires finlandais. Le tabloïd cite le journal britannique Jewish Chronicle qui relève que l’entretien a eu lieu en mars dernier. Les représentants du ministère britannique des Affaires étrangères ou de l’ambassade d’Israël n’ont pas participé au dîner offert par M. Zabludowicz.
IS/jeu/11

Congés des Européens

Les Finlandais ont le moins de congés parmi les nordiques
Helsingin Sanomat relève que selon une étude effectuée par Hotels.com, les Finlandais ont moins de congés et de jours fériés que les employés des autres pays nordiques, le tota l des jours chômés variant entre 35 (en Finlande) et 39 (en Suède).
HS/B6

Politique intérieure

Budget

Les économies commenceront dès l’année prochaine
Le pouvoir d’achat pourrait diminuer
La ministre des Finances Jutta Urpilainen a annoncé que le plan d’économies de l’Etat va commencer dès l’année prochaine par un plan d’austérité portant sur 2,26 milliards d’euros (comprenant diminutions de dépenses et hausses d’impôts). Le déficit budgétaire serait réduit de 1,5 milliard d’euros, à 6,8 milliards.
Les dépenses du budget de l’Etat s’élèvent pour le projet de budget 2012 à 52,2 milliards d’euros, ce qui correspond à des économies de 1,16 milliard. La plupart vient de la réduction des dotations aux communes (-630 millions), ce qui sera en partie compensé par une augmentation de la part communale de l’impôt sur les sociétés. La principale pomme de discorde risque d’être, selon Keskisuomalainen, les 3200 millions d’euros d’économies demandés à la défense pour lesquels le ministre a exprimé son faible enthousiasme.
Les augmentations des minimas sociaux seront bien mises en œuvre, de même que les augmentations de la fiscalité sur l’alcool, le tabac et le carburant.
KS

Editoriaux
« Un test pour Mme Urpilainen à la tête des caisses de l’Etat » KS
« L’austérité budgétaire, test pour le gouvernement » AL
Keskisuomalainen souligne que l’étude du projet de budget 2012 est le premier baptême du feu pour la nouvelle ministre des Finances.
Aamulehti estime que « la naïveté de la jeune ministre des Finances a rapidement disparu et le réalisme l’emporte ; les décisions douloureuses n’en resteront pas là si la crise économique empire ».
AL KS

Conventions salariales

Le ministre des Finances rencontre aujourd’hui les partenaires sociaux. Selon Helsingin Sanomat, il pourrait proposer des allègements fiscaux pour inciter les partenaires sociaux à essayer de conclure un accord salarial général modéré. Le problème est que le patronat s’y oppose alors que les syndicats y sont plutôt favorables.
Selon l’éditorialiste d4Helsingin Sanomat, un tel accord serait favorable au parti conservateur qui pourrait alors mettre en œuvre des baisses de l’impôt sur le revenu, et pour le PSD qui contribuerait à renforcer le pouvoir des confédérations syndicales.
HS

Economie : la crise financière a diminué les dividendes
Les dividendes versés par les entreprises ont diminué à la fin de la décennie dernière. En 2009, les groupes finlandais ont versé 15 milliards d’euros à leurs actionnaires contre 22 milliards en 2007.
HS/B7

Industrie du jeu

Financement public de l’industrie du jeu électronique
Helsingin Sanomat relève que l’organisation des acteurs du domaine de créateurs de jeux, EGDF, fait l’éloge de l’investissement de Tekes, Agence nationale pour le développement technologique, dans le financement de l’industrie du jeu. Pour le directeur, M. Behrmann, les jeux constituent un domaine en croissance rapide qui créé des innovations et une croissance économique.
Il regrette qu’au niveau européen, un financement suffisant n’est pas prévu. Il estime que le reste de l’Europe pourrait suivre l’exemple de la Finlande en la matière.
HS/B6

Poste : Itella envisage de licencier 430 personnes
Le groupe chargé des services postaux a pour objectif des économies de cent millions d’euros.
Le syndicat du domaine des postes et de la logistique, PAU, considère les mesures envisagées comme surdimensionnées dans un contexte où des fonctions d’Itella sont externalisées depuis longtemps.
La direction d’Itella ne prévoit toutefois pas de grèves. Au total, le groupe emploie 28 000 personnes actuellement.
Itella était déficitaire de trois millions d’euros en janvier-juin.
KS/14, HS/B6

Transport : Alstom finance la moitié des révisions des Pendolinos
La société de chemins de fer finlandaise VR et Alstom sont arrivés à un accord sur la révision des rames de trains pendulaires finlandais afin d’améliorer leur fonctionnement dans les conditions hivernales finlandaises. Le coût total des travaux est d’environ 10 millions d’euros.
VR dispose de 18 rames de Pendolinos.
KL

Nucléaire : menaces de blocage de la route vers Olkiluoto
Helsingin Sanomat rapporte que les militants du réseau Olkiluoto Blocade ont l’intention d’organiser samedi une manifestation sur l’île où se situe la centrale nucléaire d’Olkiluoto. Ils comptent bloquer la route qui mène au site de la centrale. La police de Satakunta compte intervenir.
HS/A6

Santé : Les patients souffrant de narcolepsie pourront être mieux remboursés
Selon Helsingin Sanomat, le gouvernent a décidé que le remboursement des médicaments aux personnes souffrant d’une narcolepsie aggravée pourra être augmenté de 42 % à 72 % dès 2012.
HS/A6

France - Finlande

Cinéma et littérature

Espoo ciné
Hufvudstadsbladet présente le festival Espoo ciné qui commence aujourd’hui, et propose, entre autres, Copacabana de Marc Fitoussi et Sans queue ni tête de Jeanne Labrune.
Helsingin Sanomat présente l’Illusionniste de Sylvain Chomet à cette même occasion.
HBL/17, HS/C2

BD
Helsingin Sanomat publie une interview de Manu Larcenet et rend compte de la publication en finnois d’albums de Luc Jacamon et Matz, Fabrice Parme et Lewis Trondheim ainsi que Cyril Pedrosa.
HS/C2

Littérature et essais
Helsingin Sanomat relève que vont paraître en finnois, cet automne, des ouvrages de Maurice Merleau-Ponty, Simone de Beauvoir, Pierre Rosanvallon et Jean-Pierre Tuquoi. Parmi les auteurs de littérature, sortiront des traductions de Michel Houellebecq, Antoine de Saint-Exupéry, Marguerite Yourcenar, Charles Baudelaire, Samuel Beckett et Mathias Malzieu.
HS/14.8/C2

Carnet : l’ancien consul honoraire de France à Turku est décédé
Leif Frelander est décédé à l’âge de 61 ans. Il fut consul honoraire de France à Turku de 1993 à 2006.
TS

Jeudi 18 août 2011

Politique étrangère et européenne

Réactions aux propositions du duo franco-allemand

« Mme Urpilainen n’est pas favorable aux idées de l’Allemagne et de la France » HS
« Mme Urpilainen prudemment favorable à une taxe sur les transactions financières » Yle
Helsingin Sanomat relève que les mesures proposées par le tandem Sarkozy-Merkel ne convainquent pas la ministre finlandaise des Finances. Elle se méfie de l’opportunité d’un renforcement de la coopération dans la zone euro.
Concernant la proposition de création d’une sorte de gouvernement économique pour la zone euro, Mme Urpilainen estime qu’il faudrait avoir plus d’information : comment fonctionnerait-il et qu’est-ce qu’il signifierait dans la pratique. Pour elle, le principe est que ce n’est pas au moyen de nouveaux organes que l’on peut résoudre les problèmes financiers. Elle souligne que les décideurs nationaux ont une importance centrale dans ces questions.
Concernant la règle d’or sur l’endettement de l’économie, c’est-à-dire la proposition que le principe de l’équilibre budgétaire soit inscrit dans la Constitution des 17 Etats ayant adopté l’euro, Mme Urpilainen relève qu’elle n’est pas particulièrement enthousiaste à l’idée d’inscrire de tels objectifs dans la Constitution. Pour elle, le plus souvent, ce n’est pas comme cela qu’on réussit à atteindre des objectifs. Elle préfère la façon finlandaise d’inscrire les objectifs concernant l’équilibre économique dans le programme du gouvernement.
Pour Mme Urpilainen, l’intervention du duo franco-allemand constitue surtout une ouverture pour lancer un débat en la matière, alors que M. Soini, président des Vrais Finlandais, a critiqué le fait que M. Sarkozy et Mme Merkel se soient rencontrés à deux.
Mme Urpilainen souligne l’importance du fait que l’ensemble des Etats membres de l’eurogroupe puissent participer et exprimer leurs points de vue et que les décisions sont prises ensemble, démocratiquement.
HS relève que Mme Urpilainen est moins réservée concernant une taxe internationale sur les transactions financières. Elle la considère comme « intéressante » et relève que le gouvernement finlandais est favorable à une fiscalité de ce genre. Elle souhaite en savoir plus sur l’idée d’harmonisation du taux d’impôt sur les sociétés.
HS/A6, www.yle.fi

« Des ministres croient à une intégration plus approfondie en matière de l’euro » HBL
Hufvudstadsbladet relève que selon le ministre du Commerce extérieur, M. Stubb, la seule alternative d’une coopération plus étroite au niveau de l’euro (c’est-à-dire un démantèlement du système) aurait des conséquences catastrophiques. Pour M. Tuomioja, ministre des Affaires étrangères, il s’agit de corriger les erreurs effectuées lors de l’introduction de la monnaie unique.
M. Tuomioja ne souhaite pas prendre position sur l’idée d’un gouvernement économique avant d’en connaître les détails. Il estime qu’il est clair qu’il faut plus de coordination de l’économie européenne. Il rappelle l’existence des directives sur un contrôle financier plus stricte introduites au début de l’année. « Mais les mettre en oeuvre prend du temps. »
M. Stubb partage l’avis de M. Sarkozy et Mme Merkel sur le fait que les euro-obligations ne sont pas d’actualité maintenant. Pour lui, dans un gouvernement économique, il s’agirait d’institutionnaliser la tradition que les chefs des Etats de l’eurogroupe se rencontrent deux à trois fois par an. Il rappelle l’importance du rôle de la Commission européenne. Il estime que l’idée de Mme Merkel et M. Sarkozy de responsabiliser les Etats membres sur leur budget est bonne et qu’il faut désormais des règles plus strictes afin d’éviter de nouvelles crises. Pour lui, instaurer une loi sur le déficit budgétaire dans tous les Etats membres prendrait du temps ce qui en fait une idée pour l’avenir.
M. Stubb soutient pleinement l’idée d’une intégration économique renforcée.
HBL/2-3

« Les spécialistes du droit rejettent l’idée d’imposer une rigueur budgétaire par la constitution » HS
Des professeurs de droit estiment que les propositions de Mme Merkel et de M. Sarkozy mèneraient l’UE vers un Etat fédéral. Pour M. Raitio, professeur de droit européen de l’Université de Helsinki, inscrire des objectifs de rigueur budgétaire dans la Constitution des Etats membres serait juridiquement presque impossible et constituerait un pas important vers le fédéralisme. Pour ces raisons, il serait peu probable que de telles inscriptions soient adoptées par les Parlements nationaux.
M. Ojanen, professeur de droit constitutionnel de l’Université de Helsinki, souligne que, selon les principes du droit international, chaque Etat décide lui-même comment remplir les obligations des traités internationaux.« Juridiquement, il n’est pas possible que le Conseil européen demande aux Etats membres de changer leur Constitution. Même s’il y avait un consensus politique sur des modifications à faire dans la Constitution, cela ne serait pas juridiquement contraignant », dit M. Ojanen. Il relève d’ailleurs que la législation finlandaise comporte déjà des orientations dans le sens des propositions de M. Sarkozy et de Mme Merkel, la Constitution reflétant l’objectif en matière de recherche d’une économie nationale équilibrée.
Les deux professeurs considèrent étrange l’idée de s’efforcer de résoudre la crise de l’endettement et prévenir les futures crises en modifiant la législation. Une telle procédure, dans l’ensemble des 17 Etats membres, prendrait des années.
« L’économie publique de la zone euro ne pourra pas être stabilisée par des inscriptions dans les Constitutions. De même l’économie réelle ne peut être décrétée par la législation. Aucun Etat ne souhaite consciemment mettre son économie en crise en s’endettant d’une façon exagérée », estime M. Raitio.
Les professeurs estiment qu’il serait plus opportun d’augmenter la surveillance de l’observation du pacte de stabilité et de croissance et de se mettre d’accord sur les conséquences de sa violation.
HS/A6

Crise financière : accord entre la Finlande et la Grèce

La Finlande contre tout compromis
STT rapporte que l’étude au niveau des hauts fonctionnaires des pays de la zone euro de l’accord entre la Finlande et la Grèce commencera aujourd’hui à Bruxelles.
Mme Urpilainen attend aujourd’hui ou demain les positions des autres Etats membres sur l’accord bilatéral entre la Finlande et la Grèce. La positiond e la Finlande est exceptionnellement intransigeante. « On ne négociera pas ni ne transigera sur notre accord de garanties avec la Grèce. Si cela ne convient pas aux autres, alors la Finlande ne participera pas à la garantie des prêts du FESF à la Grèce. La balle est dans le camps des autres Etats membres », selon le conseiller Jussi Lindgren.
HS

L’Autriche aussi envisage de demander des garanties
Helsingin Sanomat rapporte que l’Autriche envisage elle aussi de demander des garanties comme la Finlande. Selon le ministère autrichien des Finances, d’autres Etats membres aussi l’envisageraient.
HS

Mme Kiviniemi propose que la Grèce sorte de l’euro
L’ancienne première ministre et actuelle présidente du parti du Centre, Mme Kiviniemi a proposé hier dans une interview accordée à Yle que la Grèce sorte de la zone euro. « Une alternative probable est que les Etats dont l’économie est en difficulté réfléchissent à une sortie ordonnée de la zone euro », a-t-elle dit.
AL

Selon M. Niinistö la zone euro se dirige vers un Etat fédéral
Le candidat aux présidentielles Sauli Niinistö n’est pas enthousiaste sur les garanties obtenues par la Finlande car il souhaite que la Finlande se concentre sur les sujets plus sérieux. Il critique le comportement de la BCE qui a racheté des obligations des Etats en difficulté et s’inquiète pour l’idée d’eurobonds qu’il condamne. « L’approfondissement de la coopération économique (proposé par Sarkozy et Merkel) est un préalable aux eurobonds », estime-t-il.
L’autre candidat Paavo Lipponen (PSD) est lui aussi très réservé sur les propositions franco-allemandes. Il souligne que la Finlande doit essayer de stabiliser la zone euro : « il faut que la Finlande ne pose pas problème mais offre des solutions sur les questions de la zone euro ».
HS

Réactions
Un professeur grec accuse la Finlande d’égoïsme
Un risque d’éclatement de la zone euro
Aamulehti rapporte que le professeur grec de l’université de New York Vasiliki Skreta estime que la Finlande a une politique égoïste.
Pour le directeur de Ålandsbanken M. Törnqvist, la situaiton européenne est très préoccupante et le risque existe que la zone euro éclate à l’automne. L’économiste de la banque Sampo au contraire que la zone euro va restée unie.
AL TS

Editoriaux
« La zone euro change, la Finlande regarde ailleurs » HS
« La Finlande joue gros avec ses garanties » AL
« La Finlande s’éloigne du noyau dur de l’UE » TS
Aamulehti estime qu’il faut garder son sang froid et ne pas s’exciter ni sur la victoire de l’accord obtenu par la Finlande ni sur les possibles conséquences fâcheuses. L’éditorialiste estime qu’il sera intéressant de voir combien de temps l’axe Katainen-Urpilainen va tenir sur la politique européenne. A long terme la position de la Finlande sur les garanties ne sera pas tenable et la question est donc de savoir si les propositions du couple Sarkozy-Merkel sur une intégration économique sont soutenues par la Finlande.
Pour Turun Sanomat, la politique européenne du gouvernement se concentre sur des sujets secondaires alors que l’on prépare des décisions fondamentales dans l’UE.
Selon Helsingin Sanomat, le gouvernement devrait se concentrer sur les vrais problèmes actuels de la zone euro. Le quotidien souligne notamment que le problème des eurobonds est qu’ils signifient une aide de la part des Etats comme la Finlande et l’Allemagne aux autres sous la forme d’augmentation des taux d’intérêts. « En période de crise financière, les propositions avancées par la France et l’Allemagne en général se réalisent, parfois amendées. L’opposition allemande aux eurobonds n’est peut être que conjoncturelle et liée à la politique intérieure allemande. Dès lors si tout ce qui a tété proposé au sommet de Paris se réalise, l’union économique et monétaire serait très différente de celle que la Finlande a rejoint en son temps. C’est un sujet de débat bien plus important que les garanties de la Grèce », conclut HS.
AL TS

Tibet

Le Dalaï-lama rencontra des députés dans les locaux du Parlement
Ilta-Sanomat relève que le Dalaï-lama rencontrera vendredi après-midi une vingtaine de députés finlandais dans les locaux de l’annexe du Parlement lors d’un entretien officieux.
La députée des îles Åland, Mme Elisabeth Nauclér, admet avoir invité environ 50 députés, membres des commissions des affaires étrangères et des lois constitutionnelles, ainsi que de la Grande commission du Parlement, dont M. Pekka Haavisto, candidat présidentiel des Verts, les députés conservateurs Kimmo Sasi et Ben Zyskowicz et Mme Kike Elomaa des Vrais Finlandais.
Jusqu’à président, il a été annoncé que Mme Heidi Hautala, ministre du Développement, serait la seule représentante du gouvernement finlandais à recevoir le Dalaï-lama.
Même si le Dalaï-lama n’a plus de rôle politique, M. Zyskowicz souhaite entendre son point de vue sur la situation des relations entre la Chine et le Tibet.
IS/9

Politique intérieure

Budget

Mme Urpilainen veut des économies dès l’année prochaine
La ministre des Finances envoie un message très clair aux autres ministères qui préparent leurs budgets : les économies prévues dans le programme gouvernemental seront accélérées dès le début de l’année autant que possible.
Les mesures d’économies seront donc prises dès le budget 2012. Mme Urpilainen souhaite aussi que les augmentations des minimas sociaux interviennent aussi de suite.
HS

Le MAE souhaite une augmentation de l’aide au développement
Le ministère des Affaires étrangères souhaite une augmentation de l’aide au développement de 500 millions d’euros qui permettrait à la Finlande de remplir le critère de 0,7% du PIB consacré à l’APD.
HS

Parti social-démocrate

Mme Haatainen a présenté sa candidature en vue des primaires du PSD
Helsingin Sanomat rapporte que Mme Tuula Haatainen (51 ans), maire adjoint de la ville de Helsinki depuis 2007 et ancienne ministre de l’Education et des Affaires sociales, a annoncé mercredi sa candidature aux primaires du PSD. Mme Haatainen est la première femme à présenter une candidature aux élections présidentielles. Elle n’a pas voulu spéculer sur ses chances contre M. Lipponen. La Présidente actuelle, Mme Halonen, a souhaité en public que des femmes se présentent.
M. Paavo Lipponen (70 ans), ancien Premier ministre et ex-président du Parlement, et M. Ilkka Kantola (54 ans), député et vice-président du PSD, ancien évêque, se sont déjà présentés.
Le tabloïd Ilta-Sanomat note que, selon Mme Haatainen, la présidente du PSD, Mme Urpilainen, a demandé à ce qu’elle se présente. IS estime que Mme Haatainen et M. Kantola auront du mal à battre M. Lipponen, le candidat qui est de loin le plus populaire. M. Kantola admet que la situation est assez claire mais il n’est pas frustré. « Les primaires ont un rôle positif du point de vue du parti. »
Les primaires du PSD seront organisés sur internet du 22 au 28 août et par correspondance du 1er au 9 septembre. Le résultat sera annoncé le 13 septembre et le conseil national du parti désignera le candidat lors de sa réunion les 7 et 8 octobre.
Pour pouvoir participer au vote sur le candidat présidentiel social-démocrate, les non membres du PSD ont dû s’inscrire au plus tard le 15 août sur internet.
HS/A9, TS/12, IS/9

Elections présidentielles

M. Niinistö toujours le candidat le plus populaire
Turun Sanomat relève que selon un sondage sur l’audience des candidats présidentiels de la chaîne de télévision commerciale MTV3, publié mercredi, M. Sauli Niinistö (conservateur) aurait 51 % des votes, M. Paavo Lipponen (PSD) 12 % et M. Timo Soini (Vrais Finlandais) 7 %.
Selon ce sondage, M. Niinistö battrait M. Lipponen au second tour par 67 % contre 22 %.
TS/12

La présidente des Chrétiens-démocrates souhaite la candidature de Mme Essayah
Selon Turun Sanomat, Mme Päivi Räsänen, présidente des Chrétiens-démocrates et ministre de l’Intérieur, souhaite que Mme Sari Essayah, parlementaire européenne, présente sa candidature présidentielle.
Certains chrétiens-démocrates souhaitent toutefois que le parti soutienne la candidature de M. Niinistö, candidat conservateur.
TS/12

Statut des victimes de crimes

La Commission veut améliorer la protection des victimes pendant le procès
L’objectif de la Commission européenne est d’améliorer le statut des victimes de crimes par une nouvelle directive. Selon Mme Päivi Honkatukia, chercheur, « les droits des victimes en Finlande sont suffisants au niveau de la loi mais la mise en œuvre de ces droits nécessite d’être améliorée ».
HS/A8

Mercredi 17 août 2011

Politique étrangère et européenne

Crise financière : accord entre la Finlande et la Grèce

La Finlande garantira un prêt dont une grande partie lui reviendra en cautions
La ministre des Finances Jutta Urpilainen (PSD) a annoncé, hier, lors d’une conférence de presse, que la Finlande et la Grèce étaient tombées d’accord sur un modèle de caution des garanties finlandaises au fonds européens de stabilité financière.
Selon ce modèle, la Finlande garantit, avec les autres pays de la zone euro, un paquet au FESF, ce qui permet à la Grèce d’emprunter auprès de cet instrument. La Grèce devra ensuite déposer sur un compte au nom de l’Etat finlandais 40% de la somme empruntée correspondant à la part du prêt garanti par la Finlande. Par exemple, selon HS, si le FMI et les pays de la zone euro envisagent de prêter 109 milliards d’euros à la Grèce, la part des prêts garantis par la Finlande serait de 1,4 milliards (ce qui implique, un volume des garanties finlandaises, avec les taux, de 2,3 milliards d’euros) et la somme que la Grèce devrait déposer en caution sur un compte au nom de la Finlande serait d’environ un demi-milliard d’euros. En effet, en plaçant cette somme sur un compte en obligations, la Finlande recouvrerait au bout de 30 ans l’équivalent des 1,4 milliards d’euros garantis.
Cet accord doit encore être approuvé par tous les Etats de la zone euro. Or, dans le FESF tous les Etats qui garantissent les prêts sont censés être traités sur un pied d’égalité.
Mme Urpilainen a répété de nombreuses fois que la Finlande ne pourrait participer à un plan européen d’aide à la Grèce. Elle a souligné qu’elle avait tenu informé ses collègues de l’eurogroupe de l’avancée des négociations bilatérales avec la Grèce. Les premières réactions officielles seront connues dès cette semaine lors de la réunion de l’eurogroupe au niveau des hauts fonctionnaires. « Il revient maintenant aux autres Etats d’évaluer s’ils souhaitent exiger le même traitement ou s’ils comprennent le résultat de cette négociation », a déclaré Mme Urpilainen qui a assuré que la Finlande n’avait pas perdu de crédit politique dans l’eurogroupe à cause de ces exigences. Elle a aussi répété qu’elle s’opposait aux eurobonds et à un renforcement de la solidarité européenne.
HS

Réactions
Selon M. Katainen, la Finlande a bien fait d’être difficile
Helsingin Sanomat relève que le Premier ministre Jyrki Katainen « est satisfait que l’on ait trouvé une solution à cette question très difficile. La Finlande représente 2% de l’UE et tout le monde sait bien que l’on ne peut pas se permettre souvent d’être seul contre les autres, mais ce modèle était légitime. Les autres Etats savent que la Finlande ne participera pas à un nouveau paquet si nous n’obtenons pas de caution. Cela doit peser pour les autres » qui doivent approuver cet accord.
Le président de la commission des Finances du Parlement, M. Sasi s’étonne du manque de transparence sur ce modèle. Il est confiant dans le fait que les autres Etats l’approuveront mais estime qu’à long terme cela posera problème. « Les autres Etats peuvent comprendre la situation née du résultat des dernières élections. Mais si cela devenait la ligne politique de la Finlande, il se pourrait que les autres Etats exigent le même traitement ou qu’ils exigent que la Finlande change de position ».
HS AL

L’opposition critique les garanties
La présidente du Centre, Mme Kiviniemi a souligné que l’on était encore loin d’un accord car il fallait l’approbation de tous les Etats de l’eurogroupe. Elle considère que, même avec de telles garanties la Finlande ne devrait pas participer à un nouveau paquet d’aide à la Grèce.
Le président des Vrais Finlandais, M. Soini réaffirme son opposition inconditionnelle à toute nouvelle aide à la Grèce.
KS

Les économistes sceptiques
Helsingin Sanomat a interviewé l’analyste de Nordea, M. Jan von Gerich, qui estime que le modèle présenté par la Finlande n’est pas efficace : « la Finlande garantie un prêt à la Grèce qui doit retourner une grande partie de cette somme sous forme de caution pour la Finlande. « En pratique, cela veut aussi dire que la Finlande a une participation moins lourde au plan d’aide à la Grèce. Si la Finlande obtenait des avantages que les autres Etats de la zone euro n’avaient pas, cela serait un mauvais signal aux marchés sur la capacité de coopération de l’eurogroupe. Et si un Etat obtient un avantage, les autres le voudront aussi ».
Le professeur de finances de l’université Aalto, M. Puttonen, estime que « l’exigence de garanties de la Finlande est le prolongement en politique étrangère d’un débat de politique intérieure. Il se demande si la Finlande veut vraiment continuer à faire partie de la zone euro et estime que la Finlande fait déjà trop tanguer le gros bateau de l’euro.
L’économiste de OP-Pohjola Reijo Heiskanen souligne qu’actuellement la Suède profite de sa non-appartenance à la zone euro et regarde comment la Finlande essaie de s’en sortir.
L’économiste d’Aktia, M. Tyrväinen, souligne que l’on ne fait que poursuivre un jeu lancé par les Vrais Finlandais. « Si les autres pays suivent la Finlande, on aura une crise jamais vue. La Finlande est le pays qui aura mis le feu à la crise. Elle risque d’en voir les conséquences dès l’année prochaine lors des discussions sur les aides agricoles. Et il ne faudra alors pas demander de la compréhension aux autres pays européens ». Il considère que la solution trouvée comporte un risque politique démesuré. « En réalité, la Finlande ne participe plus à un nouveau financement de la Grèce.
Pour le directeur de Ålandsbanken M. Törnqvist, « c’est une manière élégante de dire non à un nouveau paquet d’aide. Si les autres Etats n’exigent pas les mêmes garanties, ils sont stupides. Si les contribuables allemands le savent, ils y penseront ! Si les autres Etats n’acceptent pas le modèle de la Finlande, la Finlande fera échouer le paquet d’aide et exploser l’euro ». Selon lui les Pays-Bas et peut-être l’Allemagne pourraient suivre la Finlande dans ses exigences. Opposé lui-même aux plans d’aides, M. Törnqvist est aussi satisfait de l’opposition de la Finlande aux eurobonds : « si Mme Urpilainen maintient ses propos, il n’y aura pas d’eurobonds. C’est encore une information plus importante que l’accord fenno-grec !
HS KS TS AL

Editorial :« La Finlande donne d’un côté et reprend de l’autre » HS
Helsingin Sanomat relève que, dans le modèle présenté, les sommes d’argent circulent dans les deux sens entre la Finlande et la Grèce sans que l’on puise y voir rien qui profite à la Grèce. Il souligne aussi qu’il y a encore beaucoup de détails à régler sur les conditions à ces garanties ou l’étendue des sommes ; « On peut néanmoins penser que maintenant, la condition que s’étaient fixés eux-mêmes les politiciens finlandais est remplie et que l’on peut désormais se concentrer sur les vrais questions liées à l’euro et notamment les eurobonds », conclut HS.
HS

Politique intérieure

Politique salariale

Le patronat EK augmenterait le pouvoir d’achat en allégeant la fiscalité
Un « non » explicite à un accord tripartite
Le directeur général du patronat EK, M. Pukkinen relève que le patronat participera à une solution qui soutient la compétitivité des entreprises et le pouvoir d’achat des consommateurs. EK ne souhaite pas d’accords tripartites ni de politique salariale harmonisée.
M. Pukkinen estime qu’en observant des mesures salariales modérées dans les entreprises et en diminuant la fiscalité des revenus salariaux et sur les sociétés on peut garantir la compétitivité internationale de la Finlande et assurer le pouvoir d’achat.
M. Pukkinen ne souhaite pas définir le niveau de fiscalité des revenus salariaux, mais estime que la fiscalité sur les sociétés devrait être diminuée de son taux actuel de 26 % à 20 %. Le programme gouvernemental prévoit une diminution d’un point concernant cette taxe.
M. Pukkinen souligne que le patronat souhaite assumer sa part de responsabilité dans la société. Pour lui, la compétitivité est un moteur qui fait fonctionner l’économie nationale et qui garantit du travail et des services.
Le patronat est favorable à une coopération tripartite qui consiste en des réformes de la législation du travail et social. Cette coopération ne devrait toutefois pas concerner les salaires.
EK craint qu’un accord général salarial tripartite nuise à la compétitivité du pays et qu’il ne garantisse pas la paix sociale. Pour lui, un accord général ne tient pas compte des perspectives et de la capacité de paiement de salaires des différentes branches.
HS/A7

Négociations sur les conventions collectives
Uutispäivä Demari relève que les syndicats se préparent à entamer les négociations sur les conventions collectives qui, branche par branche, se termineront durant l’automne. C’est l’industrie technologique qui est la première à commencer les négociations. La convention collective de cette branche prendra fin en septembre.
Selon UD, le syndicat de la métallurgie envisage de briguer des augmentations salariales de 4 % au minimum.
Les conventions du secteur public prendront fin à la fin de l’année. Dans les communes, il s’agit de 400 000 employés. Les conventions des employés de l’Etat prendront fin début 2011.
UD/6-7

Banque de Finlande

Propos de M. Liikanen
Turun Sanomat rapporte que M. Erkki Liikanen, gouverneur de la Banque de Finlande, a participé mardi à un séminaire sur l’histoire de la région Baltique dans le cadre du bicentenaire de la Banque centrale. Il ne croit pas au retour des négociations tripartites afin d’obtenir une convention collective globalisée concernant toutes les branches. M. Liikanen n’est pas favorable aux accords salariaux par branche non plus. « Nous devrons trouver une solution entre ces deux modèles. C’est le contenu du modèle qui compte surtout. Nous avons besoin d’une sorte de coordination. »
Selon M. Liikanen, le gouvernement et les partenaires sociaux devraient trouver une entente sur les marges de manœuvre de l’économie nationale. Il souligne que le gouvernement et les partenaires sociaux doivent prendre leurs responsabilités surtout en ce moment où la situation de l’économie mondiale est inquiétante. Il est de plus en plus important de prendre soin de la compétitivité internationale de la Finlande.
« L’économie finlandaise s’est renforcée mais le risque d’un fléchissement de la croissances économique a augmenté chez nous aussi. Cette situation nécessite la prudence et des moyens pour équilibrer l’économie nationale. »
M. Liikanen estime que la Banque centrale européenne a agit de façon déterminée. La politique monétaire ne suffit toutefois pas et les politiciens des pays membres de la zone euro doivent mettre en œuvre les décisions déjà prises.
TS/16

Gouvernement

Le PSD veut augmenter les minimums sociaux dès 2012
Selon Turun Sanomat, le président du groupe parlementaire du PSD, M. Jouni Backman, a rejeté la proposition du député conservateur Kimmo Sasi sur la mise en œuvre de l’augmentation des minimums sociaux seulement à la fin de la législature.
Selon M. Backman, le groupe parlementaire social-démocrate souligne que l’augmentation des minimums sociaux et les économies mentionnées dans le programme du gouvernement doivent être réalisées dans le budget de l’année prochaine.
TS/15

Présidence de la République

Un officier ayant critiqué Mme Halonen a été condamné à une amende
Helsingin Sanomat relève qu’un officier de 43 ans, qui avait mis en cause, en février dernier, les capacités de la Présidente, Mme Halonen, à agir comme chef suprême des armées, a été condamné à une amende de 640 euros.
HS/A7

Politique salariale

Mme Santamäki-Vuori rejette les diminutions au secteur public
Helsingin Sanomat rapporte que Mme Tuire Santamäki-Vuori, qui vient d’être nommée secrétaire d’Etat politique de la ministre des Finances, Mme Urpilainen, a rejeté la proposition de M. Jorma Eloranta, ancien PDG de Metso, sur la diminution des salaires du secteur public de 5 %.
Mme Santamäki-Vuori, ancienne présidente du syndicat du secteur public, souligne qu’une telle mesure pourrait affaiblir le pouvoir d’achat.
HS/sam/A7

Mardi 16 août 2011

Politique intérieure

Présidentielle

Selon un sondage, M. Niinistö remporterait le second tour de l’élection sur M. Lipponen
Helsingin Sanomat note que selon un sondage effectué pour le compte d’Iltalehti, M. Niinistö obtiendrait 60 % des voix au second tour de l’élection présidentielle contre 20 % en faveur de M. Lipponen.
Même parmi les sociaux-démocrates, 28 % des personnes interrogées donneraient leur voix au candidat conservateur. Les conservateurs, quant à eux, soutiennent principalement M. Niinistö.
Les femmes sont plus souvent favorables à M. Niinistö que les hommes.
HS/dim/A5

PSD
M. Heinäluoma a annoncé qu’il ne comptait pas se présenter aux présidentielles et il a fait l’éloge des connaissances « incomparables » de M. Lipponen en politique étrangère. Il a dit que lors des primaires du parti, il allait probablement voter pour M. Lipponen.
M. Kantola compte toujours se présenter, alors que Mme Jaakonsaari ne le fera pas. Mme Haatainen se prononcera sur ses intentions demain.
HS/mar/A6

Le Centre à la recherche d’un candidat
MM. Kääriäinen, député et ancien ministre, et Ollila, président du conseil d’administration de Nokia, ayant refusé de se présenter aux présidentielles, le Parti du centre n’a toujours pas d’autre nom en vue de l’élection que M. Väyrynen.
Le secrétaire du parti, M. Laaninen, relève qu’il attend l’annonce de M. Rehn et de Mme Jäätteenmäki. M. Rehn qui est actuellement en congé devrait se prononcer dans les deux semaines qui viennent. Mme Jäätteenmäki suit actuellement des cours de français, selon Suomenmaa.
Mme Anttila, ancienne ministre de l’Agriculture, devrait se prononcer d’ici fin août, mais elle a déjà indiqué que la politique étrangère n’était pas son domaine.
Il faudrait que la liste de candidats en vue des primaires soit terminée pour le 9 septembre.
Mme Kiviniemi, présidente du parti, a encore dit qu’elle ne se présenterait pas.
HS/mar/A6, SM/4

Point de vue
Helsingin Sanomat publie un point de vue de son rédacteur en chef, M. Pentikäinen, qui rappelle, concernant la candidature de M. Lipponen que les orientations de l’ancien Premier ministre sont très pro-européennes, pro-euro et pro-OTAN, ce qui pourrait être problématique pour lui.
M. Pentikäinen estime que s’il accédait au second tour, M. Lipponen devrait convaincre les Centristes et les Vrais Finlandais qui représentent plus d’un tiers des électeurs. Pour lui, il sera intéressant de voir quelles concessions M. Lipponen sera prêt à faire pour plaire à ces électeurs-là.
Pour M. Pentikäinen, les différences d’opinion entre MM. Lipponen et Niinistö concernant l’UE, l’euro et l’OTAN ne constituent que des nuances, même si jusqu’à présent, M. Niinistö a mieux réussi à suivre l’euro-scepticisme du Centre et des Vrais Finlandais.
Concernant le Centre, M. Pentikäinen rappelle que le parti avait soutenu M. Niinistö au second tour des présidentielles précédentes.
HS/mar/A6

Politique salariale

Mme Urpilainen promeut les négociations tripartites malgré les réserves du patronat
Helsingin Sanomat relève que la ministre des Finances, Mme Urpilainen, fait appel aux partenaires sociaux afin de mettre en place des négociations salariales tripartites. M. Heinäluoma, président social-démocrate du Parlement, et M. Lyly, président de la confédération des ouvriers SAK, se sont déclarés favorables à de telles négociations.
M. Korkman, directeur général de l’institut de recherche économique Etla, estime que briguer des négociations tripartites est justifié. Il estime qu’il ne faudrait pas s’y opposer pour des raisons dogmatiques.
Le patronat EK continue toutefois à s’opposer à des négociations générales et promeut des accords salariaux par branche. Le patronat de l’industrie technologique ne considère pas non plus un accord général comme réaliste.
HS/dim/A5

« La confiance de Mme Urpilainen dans le retour des négociations tripartites est sans faille » HS
Les sociaux-démocrates se sont réunis à Rovaniemi, ce week-end. Mme Urpilainen a continué à parler en faveur d’un accord salarial tripartite en insistant sur son caractère national qui pourrait garantir la compétitivité des entreprises, selon elle.
Elle se déclare optimiste en ce qui concerne l’existence d’une telle volonté.
Mme Urpilainen, M. Katainen et les représentants des organisations syndicales et du patronat se rencontreront, vendredi.
HS/mar/A6

Partis politiques

L’audience du PSD est en hausse
Helsingin Sanomat rapporte qu’Yle, la radiotélédiffusion finlandaise, vient de publier les résultats de son nouveau sondage sur l’audience des partis politiques. L’ordre des quatre plus grands partis n’a pas changé, mais l’audience du parti social-démocrate a augmenté de 1,7 point, pour atteindre 19,8 %.
Les Vrais Finlandais sont toujours en tête (22 %), suivi du Parti conservateur (21,4 %) et du PSD. La popularité du Parti du centre, quatrième parti, a baissé à 13,2 %.
M. Timo Laaninen, secrétaire général du Centre, déplore ce mauvais score et estime que la lune du miel entre les partis au gouvernement prendra fin dès que les négociations budgétaires commenceront.
Le secrétaire général du PSD, M. Mikael Jungner, souligne que l’été en cours a été calme politiquement. Il estime que l’audience des vrais Finlandais avait déjà atteint son maximum au printemps.
HS/sam/A5

A l’avenir, aussi les étrangers pourront fonder un parti politique en Finlande
Selon Helsingin Sanomat, le ministère de la Justice commence à préparer un changement de la loi électorale pour que les étrangers puissent fonder des partis politiques en Finlande. Actuellement, le fondateur d’un parti politique doit avoir la nationalité finlandaise.
La Commission européenne a proposé ce changement à la Finlande.
HS/sam/A12

Entreprises de l’Etat

Mme Hautala suit les salaires de la direction des entreprises de l’Etat
Mme Heidi Hautala, ministre chargée des entreprises de l’Etat, souhaite diminuer les bonus et primes trop avantageux pays aux directeurs des entreprises de l’Etat. Plusieurs gouvernements l’ont essayé, sans beaucoup de succès.
HS/mar/B4

Santé

Le chancelier de la justice ne trouve pas de faute dans l’action de la direction de la santé publique
Selon le chancelier de la justice, M. Jonkka, il n’y a pas de reproche à faire concernant l’action de la direction de la santé publique au moment de l’acquisition des vaccins contre la grippe H1N1 au printemps 2009.
Dans des plaintes portées, la direction a été soupçonnée de partialité quant à ses liens avec des groupes pharmaceutiques qui contribuent au financement de la recherche de la direction.
M. Jonkka considère toutefois que ce financement peut nuire à la confiance en matière de crédibilité de la direction en tant qu’autorité indépendante. Ainsi, il demande au ministère des Affaires sociales et de la Santé d’étudier s’il convient d’envisager de changer cette situation.
HS/mar/A5

Décès de M. Holkeri

Un livre de condoléances ouvert à la Maison des états
Un livre de condoléances pour honorer M. Holkeri est ouvert à la Maison des états jusqu’à vendredi. Des funérailles nationales seront organisées pour l’ancien Premier ministre le samedi 27 août.
HS/mar/A9

Défense

M. Backman critique les propos de M. Wallin
Le ministre de la défense Stefan Wallin a cosigné, avec le commandant des forces armées Ari Puheloinen dans Helsingin Sanomat un point de vue pour critiquer les coupes budgétaires dans le budget de la défense qui menacent ‘affaiblir la capacité de défense de la Finlande.
Le chef du groupe parlementaire du PSD Jouni Backman critique le fait pour des membres du gouvernement de faire cavalier seul et se désolidariser du programme gouvernemental. « S’il y a quelque chose qui ne convient pas dans le programme gouvernemental, il aurait fallu le dire au moment des négociations ou alors ne pas faire ratifier ce programme par son parti », estime M. Backamn.
Le vice-président de l’Alliance des Gauches, M. Kalliorinne critique lui aussi la prise de position de M. Wallin.
HS

La Finlande donne deux vieux hélicoptères à la Hongrie
La Finlande donne deux hélicoptères Mi-8 réformés par l’armée à la Hongrie, rapporte HS.
HS

L’affaire de corruption de Patria devant la cour d’appel
Les parties ont fait appel du jugement du tribunal d’instance dans l’affaire de corruption concernant la vente de canons de Patria à l’Egypte.
HS

Politique étrangère et européenne

Tibet

Mme Hautala rencontrera bien le Dalaï Lama
La ministre de la coopération au développement a confirmé qu’elle rencontrerait le Dalaï lama lors de sa visite en Finlande le 19 août.
HS

MAE finlandais

Les cuisiniers des ambassadeurs finlandais ont suivi un stage à Helsinki
Helsingin Sanomat relève qu’une vingtaine de cuisiniers des ambassadeurs de Finlande en poste à l’étranger sont réunis pour un stage d’une semaine à Helsinki pour mieux connaître la cuisine finlandaise.
Le ministère finlandais des Affaires étrangères avait décidé, il y a quelques années, que les ambassades de Finlande pouvaient recruter aussi des cuisiniers sur place. Auparavant les cuisiniers des ambassadeurs étaient tous des Finlandais.
HS/sam/A8

Vendredi 12 août 2011

Politique intérieure

Election présidentielle

M. Lipponen candidat à l’élection présidentielle
« M. Lipponen en guerre contre le populisme » HS
« Confiant en sa victoire » KS
« M. Lipponen part conquértir la présidence » TS
« Moïse veut sauver la Finlande » IL
L’ancien Premier ministre Paavo Lipponen a annoncé hier qu’il se présentait à la candidature du parti social-démocrate pour l’élection présidentielle.
M. Lipponen qui avait toujours refusé de se présenter à l’élection présidentielle, a reçu de nombreuses demandes et, de plus, « la situation dans le monde et en Finlande » l’ont poussé à l’envisager. La récente tragédie survenue en Norvège l’aurait aussi marqué.
Lors de sa conférence de presse, il a insisté sur le rassemblement du peuple, le respect pour toutes les communautés et l’importance du bilinguisme. Son discours était adressé au populisme des Vrais Finlandais. M. Lipponen a aussi exprimé son souci concernant le chômage des jeunes et les soins aux personnes âgées. Mais c’est surtout la crise qui touche le monde entier qui l’a fait changé d’avis sur une candidature à la présidentielle : « J’ai compris que la période actuelle et les changements internationaux sont tels que l’on a de nouveau besoin d’une politique étrangère traditionnelle. Dans ce domaine, j’ai une expérience de plusieurs décennies. Si la position de la Finlande est assez bonne, une nouvelle crise économique engendrerait chez nous aussi un chômage de masse ». M. Lipponen est pour un maintien de la zone euro actuelle et un approfondissement de l’intégration économique
Les candidatures pour la primaire qu’organisera le PSD seront closes lundi. L’ancien député européen Lasse Lehtinen a retiré sa candidature et annoncé qu’il soutenait M. Lipponen. L’ancien évêque et actuel député Ilkka Kantola maintient en revanche la sienne. Le PSD devrait donc à la fin du mois organiser une élection primaire ouverte à ses membres et aux électeurs qui s’y inscriront. Ce vote sera néanmoins consultatif. Le parti nommera son candidat lors du congrès qui se tiendra les 7 et 8 octobre.
Les candidats à la candidature du parti du Centre ont jusqu’au 9 septembre pour se faire connaitre. Le parti organisera un éventuel vote du 14 au 16 octobre et nommera son candidat le 29 octobre.
HS

Réactions
La présidente Halonen a commenté de manière modérée la candidature de M. Lipponen. Elle a souligné que l’expérience était actuellement un atout et déclaré qu’elle souhaitait que des femmes se déclarent.
La présidente du PSD et ministre des Finances Jutta Urpilainen a exprimé sa satisfaction. Elle souligne qu’il ne s’agissait pas pour elle d’une surprise car elle a gardé des contacts étroits avec l’ancien premier ministre.
M. Niinistö n’a pas commenté la candidature de son ancien premier ministre à qui il avait toutefois souhaité la bienvenue dans la course.
Le président des Vrais Finlandais qui annoncera sa possible candidature à l’automne, a félicité le courage de M. Lipponen, « l’architecte du désastre de la stratégie de l’UE et de l’euro, tant pour la Finlande que pour l’Europe ».
Les politologues interrogés par la presse estiment que la candidature de M. Lipponen relance l’élection présidentielle qui menaçait de devenir un plébiscite pour M. Niinistö que l’on disait capable d’être élu au premier tour. Même si la nouvelle constitution a réduit les pouvoirs du président en politique européenne, les politologues considèrent que les débats se concentreront sur l’UE, l’économie et l’euro.
HS TS IS

Commentaires
Le chef du service politique d’Helsingin Sanomat estime que la présidentielle va être l’occasion d’un véritable affrontement politique. Si les élections législatives ont été l’occasion d’un d’abt pour ou contre l’euro, le même affrontement pourrait se reproduire à la présidentielle. Le risque pour M. Niinistö est alors de se retrouver, face à M. Lipponen, dans le même camp des eurosceptiques que M. Soini. Il semble que l’incertitude du premier tour concernera le fait de savoir qui de M. Lipponen ou de M. Soini rencontrera au second tour M. Niinistö. Mais ce dernier, qui risque d’être marginalisé dans le débat du premier tour, pourrait alors avoir à faire avec un candidat sur une forte pente ascendante.
Le journaliste politique d’ilta-Sanomat Mika Koskinen considère que la seule candidature de M. Lipponen est déjà une victoire pour le PSD qui, disposant d’un candidat crédible et capable de freiner la montée des Vrais Finlandais, pourra préparer les prochaines élections municipales de 2012 dans une bonne situation.
Nykypäivä rappelle que M. Lipponen, qui a quitté la scène politique finlandaise en 2007, avait déclaré que sa campagne pour la présidence du conseil européen en 2009 constituait sa « dernière croisade ». Il a écrit le premier tome de ses mémoires et en a promis deux autres. Après avoir de nombreuses fois repoussé l’idée d’une candidature, il a changé d’avis cet été alors que les Vrais Finlandais sont devenus le premier parti de Finlande et la zone euro menace d’éclater. Même s’il est toujours facile de dire qu’un homme politique est toujours tenté de se présenter à une élection, les motivations avancées par M. Lipponen semblent sincères, conclut le journal du parti conservateur.
TS HS IS

Editoriaux
Helsingin Sanomat estime que la candidature de M. Lipponen est un coup de chance pour le PSD qui risquait de ne jouer qu’un second rôle dans cette élection.
Aamulehti estime que, quel soit les candidats des autres partis, l’élection présidentielle se jouera entre MM. Niinistö et Lipponen. La plus grande incertitude concerne toutefois la popularité de M. Soini : ses partisans souhaitent qu’ils se présentent mais ne veulent pas qu’il soit élu car cela risquerait d’être fatal au parti qui n’a pas de successeur. La candidature de M. Lipponen ne vient pas seulement sauver le PSD, elle est aussi positive pour l’institution présidentielle qui profite du fait que les hommes d’Etat des deux principaux partis seront candidats.
Turun Sanomat compare la candidature de M. Lipponen à un billet de loto gagnant pour le PSD qui se préparait à dire à un mandat présidentiel que le parti occupe depuis trente ans. L’éditorialiste craint que le débat de l’élection présidentielle porte finalement sur des sujets qui ne relèvent pas du président : la politique européenne, la crise économique et l’état de la démocratie.
Iltalehti estime que M. Lipponen a décidé d’’être candidat pour défendre la cause de l’UE au destin de laquelle il a lié la Finlande dans les années 90. L’éditorialiste se délecte déjà du débat à venir entre MM. Lipponen et Niinistö qui « finalement sont comme deux mêmes bonbons enrobés de papiers différents », ce qui pourrait permettre à M. Soini d’en tirer profit et s’inviter au second tour.
Suomenmaa, organe du Centre, souligne que M. Lipponen est âgé de 70 ans.
HS TS AL IL

Nomination

Mme Urpilainen choisit une dirigeante syndicale comme secrétaire d’Etat
La présidente du syndicat de la fonction publique JHL, Mme Tuire Santamäki-Vuori sera la secrétaire d’Etat politique de la ministre des Finances à partir du 1er septembre.
M. Ville Kopra, de la fondation Kalevi Sorsa, sera le conseiller de politique économique de Mme Urpilainen.
HS

Communes

Les communes s’attendent à d’importantes coupes budgétaires
Helsingin Sanomat rapporte que les dotations de l’Etat aux communes pourrait d’ici 2015 diminuer de 1,5 milliards d’euros.
La ministre des collectivités locales estime que les coupes budgétaires ne seront que de 631 millions d’euros.
Kesksisuomalainen rapporte que le gouvernement envisage de réduire le nombre de communes à 67.
HS KS

Education

Le ministre propose plus d’enseignement artistique dans les écoles
Lors du séminaire organisé par la Présidente sur la culture, le Ministre de l’Education Jukka Gustafsson a déclaré, hier : « Je promets que le gouvernement actuel réalisera la réforme des horaires du primaire en renforçant significativement la position des matières artistiques ». Le ministre a admis que cette promesse ne figurait pas dans le discours qui lui avait été préparé mais a ssuré qu’il s’y tiendrait.
HS KS

Criminalité

Vols de cuivre
Durant cet été des vols de cuivre sur des bâtiments publics ont été enregistrés en Finlande.
HS

Prisons : augmentation de la part des prisonniers étrangers
Alors que le nombre de prisonniers dans les établissements pénitenciers finlandais diminue (3268 en 2011 contre 3551 en 2007), la part des prisionniers étrangers augmente (13,3% en 2011 contre 11% en 2010).
TS

Politique étrangère et européenne

Crise financière

« La confiance dans les banques menacée » HS
Helsingin Sanomat rapporte que le secteur bancaire, et notamment les établissements français, ont été attaqué sur les marchés financiers, hier ;
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat conclut que les rumeurs profitent aux spéculateurs, ce qui, dans la situation actuelle, est particulièrement fâcheux
HS

La banque OP-Pohjola menacée
L’institut Moody’s a annoncé une surveillance négative de la banque finlandaise OP-Pohjola dont la note Aa2 pourrait être dégradée.
La direction de la banque finlandaise a déclaré être surprise par le moment choisi pour cette annonce alors que la banque vient d’annoncer des résultats qui s’améliorent.
KL

Défense

La Finlande renonce enfin aux mines anti-personnel
Le gouvernement a adopté, hier, le projet de loi sur la ratification du traité d’ottawa interdisant les mines anti-personnel. La Finlande devrait détruire les réserves de ces mines d’ici fin 2016.
La Finlande a aussi renoncé à acquérir des bombes à sous-munition a souligné le ministre de la Défense Stefan Wallin.
Le président de la commission de la défense du Parlement, M. Jussi Niinistö (Vrais Finlandais) souhaite au contraire conserver les mines anti-personnels dans l’arsenal militaire finlandais.
TS HS

Chine

Les radios finlandaises diffusent de la propagande chinoise
Helsingin Sanomat rapporte que la radio étatique chinoise concentre en Finlande ses activités européennes. Après la radio Groove FM qui diffuse une émission de la radio chinoise une fois par semaine, c’est la radio Rondo FM qui va diffuse chaque jour une heure et demie de programme de la radio chinoise.
HS

Jeudi 11 août 2011

Politique étrangère et européenne

Crise financière

Variations des cours à la bourse
Après une journée de répit mardi, la bourse d’Helsinki a de nouveau connu une journée de baisse et perdu 2,5% mercredi.
Helsingin Sanomat rapporte que la pression s’est portée sur la France et sa note (AAA+).
Le chef du service étranger d’Helsingin Sanomat Heikki Aittokoski estime que la crise financière ne fait pas que des victimes dans les secteurs financiers et économiques : il y a aussi des victimes politiques et le principal risque d’être l’unité européenne. « C’est toute la contradiction : plus les Etats européens lient leurs économies dans des opérations de sauvetage, plus il y a une volonté de tout faire sauter ».
HS

Les investisseurs étrangers vendent facilement leurs participations finlandaises
Helsingin Sanomat rapporte que, ces derniers jours, les actions finlandaises ont surtout été vendues par les investisseurs étrangers pour qui la Finlande est toujours considérée comme un marché périphérique. Il est facile de s’en désinvestir, même à perte.
La banque Sampo en revanche considère que des valeurs sont désormais sous-évaluées et pourrait donc se mettre à acheter sur le marché d’Helsinki.
HS

L’incertitude freine la production industrielle
Helsingin Sanomat rapporte qu’en juin la production industrielle a enregistré une baisse de 3% par rapport à mai (et seulement une hausse de 0,4% par rapport à juin 2010).
Les commandes ont aussi connu un tassement : l’augmentation des nouvelles commande s’est ralenti par rapport au printemps mais enregistre une hausse de 12% par rapport à la même période de l’année dernière.
HS

Finlande -Russie

M. Katainen à Sotchi
Lors de sa visite à Sotchi, hier, le premier ministre Jyrki Katainen a visité les travaux de construction du site olympique. « J’ai fait la promotion des entreprises finlandaises », a déclaré le Premier ministre. Helsingin Sanomat rapporte que les groupes finlandais regrettent de n’avoir pas eu de contrats.
HS

Libye

Editorial : « La Finlande ouvre des relations avec les insurgés libyens » HS
Helsingin Sanomat estime que la reconnaissance par la Finlande des représentants du CNT comme des interlocuteurs et représentants légitimes des Libyens, a été retardée par le changement de gouvernement en Finlande. Désormais la Finlande est à nouveau en phase avec les décisions de l’UE. La Finlande peut avec les autres pays de l’UE aider les représentants du CNYT à développer leur administration, conclut l’éditorialiste.
HS

Etrangers

3000 sans papiers en Finlande ?
Selon la police finlandaise, il y aurait environ 3000 sans papiers en Finlande.
AL

Politique intérieure

Défense

M. Katainen estime que l’on peut aussi débattre de politique de sécurité
En visite à Sotchi, le premier ministre a commenté les propos du ministre de la Défense Stefan Wallin qui avait déclaré à la presse que « les économies du budget de la défense augmentent les raisons d’adhérer à l’OTAN ». Selon M. Katainen, il ne faut pas réagir de manière exagérée à ces propos et le débat est permis aussi en politique de sécurité. Il a toutefois souligné que la question de l’adhésion de la Finlande à l’OTAN était politique, se fondant uniquement sur des questions de sécurité. « Nous avons une position claire dans le programme de gouvernement selon lequel nous ne préparons pas durant cette législature une adhésion à l’OTAN », a-t-il rappelé.
HS

Commentaires de M. Jussi Niinistö
Le président de la Commission de la défense au Parlement, M. Jussi Niinistö (Vrais Finlandais) considère que la volonté cachée des partis de droite du gouvernement en acceptant 200 millions d’euros d’économies au budget de la défense était de préparer une adhésion à l’OTAN.
M. Niinistö souligne la contradiction dans les propos de M. Wallin en rappelant que l’entrée dans l’OTAN d’un Etat a pour corollaire une augmentation de son budget de défense.
uusisuomi

Election présidentielle

M. Lipponen candidat à l’élection présidentielle
L’ancien Premier ministre Paavo Lipponen a confirmé aujourd’hui sa candidature à l’élection présidentielle. M. Lipponen qui avait toujours refusé de se présenter à l’élection présidentielle, a reçu de nombreuses demandes et, de plus, « la situation dans le monde et en Finlande » l’ont poussé à l’envisager. La récente tragédie survenue en Norvège aurait aussi contribué à le faire réfléchir à une possible candidature.
Les candidatures pour la primaire qu’organisera le PSD seront closes lundi. Outre celle, déjà connue de l’ancien député européen Lasse Lehtinen, on attend celles de l’ancienne ministre et actuelle maire-adjointe d’Helsinki Tuula Haatainen, ainsi que de l’ancien évêque et actuel député Ilkka Kantola, voire du président du parlement Eero Heinäluoma.
Le PSD va organiser une élection primaire ouverte à ses membres et aux électeurs qui s’y inscriront. Ce vote sera néanmoins consultatif. Le parti nommera son candidat lors du congrès qui se tiendra les 7 et 8 octobre.
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat estime que la candidature de M. Lipponen serait un coup de chance pour le PSD qui risquait de ne jouer qu’un second rôle dans cette élection.
HS

Education

Le métier d’enseignant toujours plébiscité
En dépit d’un livre récemment publié sur les difficultés que rencontrent les enseignants face aux parents d’élèves toujours plus intrusifs, le métier d’enseignant attire toujours plus de candidats : 7081 en 2011 pour seulement près de 750 places dans le primaire.
HS

Les parents inquiets de l’atmosphère dans les classes
Selon un baromètre réalisé auprès de 1600 parents d’élèves, l’atmosphère de travail s’est dégradée dans les classes depuis deux ans. Si 60% des parents estiment que l’atmosphère de travail est bonne au primaire, ils ne sont plus que moins de la moitié à le penser pour le collège. Cela constitue une baisse de 8 points dans les deux cas par rapport à 2009.
Selon le baromètre, les parents ont une bonne opinion des enseignants et estiment que ces derniers traitent de manière équitable les élèves.
HS

France - Finlande

Epave

Découverte de l’épave du Port-of-Caledonia dans le golfe de Gascogne
La presse rapporte que des plongeurs français ont ;, selon le quotidien Sud-Ouest, retrouvé l’épave du port-of-Caledonia, quatre mats finlandais qui fit naufrage dans le golfe de Gascogne le 2 décembre 1924.
L’ensemble de l’équipage périt au large du village de Saint-Denis où, soixante ans plus tard le gouvernement finlandais a fait apposer une plaque dans le cimetière où reposent les corps.
HS

Egalité Hommes-femmes

La législation sur les quotas a accéléré l’augmentation du nombre de femmes dans les conseils d’administration
Kauppalehti rapporte que depuis l’adoption de la loi sur les quotas dans les conseils d’administration des entreprises côtés en bourse, 20,6% des membres des conseils d’administration des entreprises du CAC 40 sont des femmes, contre seulement 15% l’année dernière.
Kauppalehti rapporte que la Finlande pourrait suivre l’exemple de la France comme l’a proposé la ministre des Finances Mme Urpiulainen en juillet.
KL

Marchés français

Un nouveau marché français et italien à Tampere en octobre
Le marché français de Tampere a été un succès. Il a fermé ses portes et s’est transporté à Seinäjoki (Ouest de la Finlande).
La ville de Tampere prépare un marché européen pour le mois d’octobre qui réunirait à la fois les vendeurs du marché français ainsi que ceux du marché italien qui se tient à Helsinki du 18 au 21 août. L’objectif serait aussi d’obtenir des licences pour y vendre de l’alcool afin d’y présenter les vins français et italiens.
AL

Mercredi 10 août 2011

Politique étrangère et européenne

Crise financière

Variations des cours à la bourse
Après de nombreux jours de baisse, les cours de la bourse d’Helsinki ont augmenté hier de 3,7%.
Ilta-Sanomat rapporte que durant l’été le cours de Nokia a perdu 43%, celui de Fortum 30,5% et celui d’Elisa 17,2%.
HS IS

Déclarations de M. Katainen
Lors de sa visite à Sotchi, à l’invitation du Premier ministre russe Vladimir Poutine, M. Katainen a déclaré qu’il était inquiet à cause des effets de la crise financière. « Un gel des marchés financiers pourrait poser des problèmes de financement aux entreprises. Une autre conséquence fâcheuse est une longue période de croissance faible ». Selon lui, la nervosité des marchés s’explique en partie par la méfiance à l’égard de la capacité de décision de certains Etats. On ne sait pas encore si tous les Etats pourront rembourser leur dette.
M. Katainen a insisté sur l’importance de la rigueur budgétaire mais a refusé de citer de nouvelles mesures à prendre en Finlande.
M. Katainen a aussi été interrogé sur le fait de savoir si l’intransigeance finlandaise concernant des garanties aux nouveaux prêts ne risquait pas de grever le capital politique de la Finlande à Bruxelles. « Si nous n’obtenons pas de garanties, nous ne participerons pas aux nouveaux plans d’aide. S’il y avait de nouveaux plans d’aide et si la Finlande n’en était pas, cela susciterait une crise plus importante pour toute la zone euro. Il y aurait certainement des effets politiques pour la Finlande », admet-il.
HS STT

M. Backamn exige que M. Sasi respecte le programme gouvernemental
Le président du groupe parlementaire du PSD, M. Jouni Backman estime qu’il ne faut pas revenir sur les décisions prises lors de la conclusion du programme gouvernemental. Il s’oppose à la proposition du président de la Commission des Finances du parlement, M. Kimmo Sasi (conservateur) qui estime que le gouvernement devra accélérer les coupes budgétaires prévues à son programme et repousser à la fin de la législature les hausses de minimas sociaux prévues.
Pour M. Backamn, on ne peut pas revenir sur l’augmentation des minimas sociaux. S’il faut prendre des mesures pour assainir les finances publiques, meux vaut augmenter la fiscalité, selon lui.
AL

Editoriaux et commentaires
« Il faut prendre au sérieux le risque de récession » HS
« Il n’y a que de mauvaises alternatives » KL
Helsingin Sanomat estime que le gouvernement et les partenaires sociaux ne disposent pas de la capacité à réagir rapidement aux revirements de la conjoncture économique. L’éditorialiste estime que les négociations pour préparer le budget 2012 risquent d’être aussi difficiles que les négociations du printemps pur former le gouvernement et écrire le programme gouvernemental.
L’éditorialiste de Kauppalehti estime que la Finlande n’a pas besoin d’un gouvernement indécis et qui manque de courage. L’éditorialiste estime que si l’on ne réalise pas d’abord les mesures d’économies prévues avant d’augmenter les minimas sociaux, alors il faudra prévoir de nouvelles coupes budgétaires.
KL HS

Finlande -Russie

Rencontre des premiers ministres à Sotchi
Les premiers ministres finlandais et russe se rencontrent deux fois par an. En raison des élections législatives, la rencontre de printemps avait été reportée à août. Elle a eu lieu hier, à Sotchi.
MM. Katainen et Poutine ont souligné que les relations bilatérales étaient bonnes. Elles se fondent surtout sur le transport transfrontalier et le commerce bilatéral, deux domaines qui se sont bien développés ces dernières années. En 2010, la Finlande exporté pour 4,7 milliards d’euros (+34%) en Russie et importé pour 9,2 milliards d’euros.
Les premiers ministres ont parlé des moyens de faciliter le passage de la frontière, sans prendre de décision concrète. Le nouveau gouvernement finlandais s’est doté d’un groupe de travail interministériel sur la Russie. Selon le ministre des Affaires européennes Alexander Stubb, l’objectif du gouvernement est de renforcer la coopération fenno-russe, pas seulement en matière de politique étrangère mais en ce qui concerne de nombreux ministères.
Les questions concernant les rapt d’enfants ont aussi été soulevées. M. Poutine a de nouveau proposé un accord bilatéral que la Finlande a repoussé arguant du fait que l’accord de La Haye suffisait.
Aujourd’hui, M. Katainen va visiter les travaux de construction du site olympique de Sotchi.
HS KS

Libye

La Finlande reconnait les représentants du CNT
Le ministre des Affaires étrangères Erkki Tuomioja a déclaré hier que la Finlande reconnaissait les représentants du CNT comme des interlocuteurs et rerprésentants légitimes des Libyens. La Finlande ne reconnait toutefois toujours pas le CNT car, comme la Suède, la Finlande ne reconnaît que des Etats, pas des gouvernements, a souligné M. Tuomioja.
HS

Politique intérieure

Défense

Selon M. Wallin, les économies budgétaires augmentent les raisons d’adhérer à l’OTAN
Le nouveau ministre de la Défense Stefan Wallin a déclaré à la presse que « si les économies continues diminuent notre capacité de défense, la Finlande aura un déficit de sécurité qu’il faudra compenser par une autre manière. Cela signifie en pratique que les économies budgétaires augmentent les raisons d’adhérer à l’OTAN.
L’ancien ministre centriste de la défense Seppo Kääriäinen s’étonne de ces propos qui, selon lui, manquent de logique. De plus, « le ministre de la Défense a rapidement oublié les postions inscrites dans le programme gouvernemental », fait-il remarquer.
SM

Election présidentielle

M. Lipponen y réfléchit et se prononcera jeudi
L’ancien Premier ministre Paavo Lipponen a déclaré qu’il réfléchissait à une candidature à l’élection présidentielle. « J’y réfléchis », a déclaré M. Lipponen qui admet avoir reçu de nombreuses demandes et, de plus, que « la situation dans le monde et en Finlande » l’avait poussé à y penser.
Il se prononcera jeudi.
Les candidatures pour la primaire qu’organisera le PSD seront closes lundi.
HS

Mardi 9 août 2011

Politique étrangère et européenne

Crise financière

Le gouvernement se prépare à des mesures d’austérité
Mme Urpilainen estime qu’il n’y a pas lieu de modifier la politique économique
Selon M. Katainen, on ne peut plus être sûr de rien
De retour de deux semaines de vacances, la Ministre des Finances Jutta Urpilainen déclare qu’il n’y a pas lieu de revoir la politique économique de la Finlande en prévoyant de nouvelles coupes budgétaires ou hausses fiscales. Le programme gouvernemental entériné en juin prévoit pour la législature 1,3 milliards d’euros de baisses des dépenses et autant d’augmentations fiscales.
Mme Urpilainen ne souhaite pas non plus un renforcement du FESF européen. Le Parlement devra ratifier les décisions prises sur les mécanismes européens à la rentrée et Mme Urpilainen ne voit pas de raison de convoquer le Parlement plus tôt. D’autant plus que de nombreux détails n’ont pas été réglés, comme les garanties « indispensables pour toute ratification par la Finlande », selon la ministre.
Le Premier ministre Jyrki Katainen déclare pour sa part « qu’on ne sait pas de quoi sera fait demain ni la semaine prochaine ». Cette incertitude pèse sur la préparation du budget. Si le gouvernement avait prévu de revoir son programme économique au printemps prochain, la situation financière oblige dès à présent à voir « dans quelle direction on va ». M. Katainen ne sait pas encore évaluer si la crise menace aussi directement la Finlande. « Il y a deux risques pour la Finlande : la difficulté pour les banques de se financer et une longue période de croissance molle ». Une dépression serait d’autant plus difficile à supporter que la Finlande n’a plus les moyens de relancer l’économie. M. Katainen refuse une augmentation de la taille du FESF et s’attend à de nouvelles discussions à l’automne sur une réforme de l’économie de la zone euro et des procédures de décision.
La présidente du parti du Centre, Mme Kiviniemi attend du gouvernement des mesures pour soutenir la croissance. Selon elle, le programme gouvernemental n’en contient pas suffisamment. Le secrétaire du parti du centre Timo Laaninen considère que la crise financière à anéanti le programme économique du gouvernement
Le président des Vrais Finlandais Timo Soini considère que le gouvernement devra revoir ses prévisions budgétaires : augmenter la fiscalité et diminuer les dépenses.
HS SM

Dissension dans la coalition
Le président de la Commission des Finances du parlement, M. Kimmo Sasi (conservateur) estime que le gouvernement devra accélérer les coupes budgétaires prévues à son programme et repousser à la fin de la législature les hausses de minimas sociaux prévues.
Le président du groupe parlementaire du PSD, M. Jouni Backman estime au contraire qu’il ne faut pas revenir sur les décisions prises lors de la conclusion du programme gouvernemental.
Uusisuomi rapporte que lors d’un débat radiophonique ce matin, le député Jouko Skinnari (PSD) s’est fermement opposé à M. Sasi exigeant au contraire que l’on garantisse le pouvoir d’achat des plus faibles et donc que l’on ne revienne pas sur l’augmentation des minimas sociaux.
Selon le député des Vrais Finlandais Pietari Jääskeläinen, cette opposition entre PSD et conservateurs contient les prémisses d’une crise gouvernementale.
uusisuomi

Baisse des bourses
Les économistes finlandais des banques Nordea et Sampo considèrent que la BCE a réussi à soutenir les Etats de la zone euro mais que le risque d’une propagation de la crise de la dette à l’Espagne et à l’Italie demeure.
HS

Peu de solutions
L’économiste de l’assureur Ilmarinen, M. Jaakko Kiander estime que « la Finlande n’a pas beaucoup de solutions pour résoudre la crise. L’axe franco-allemand prend les décisions sans se soucier de la Finlande. La Finlande peut les suivre ou bien se montrer difficile et refuser d’aider les pays méditerranéens ».
Le directeur d’Etla Sixten Korkman ne croit pas à une nouvelle crise globale comme en 2008 mais craint une longue période de croissance molle.
KS

Editoriaux et commentaires
« Les banques centrales soutiennent les gouvernements » HS
« Il faut attacher sa ceinture » AL
Helsingin Sanomat rappelle que ce n’est pas le rôle de la BCE d’aider les gouvernements (mais plutôt de lutter contre l’inflation) ; néanmoins, tant que les mécanismes européens ne fonctionnent pas, il n’y a pas d’autre solution. « Au milieu de la crise il convient néanmoins de se rappeler qu’elle n’aurait jamais éclaté si les gouvernements avaient réduit leur dette à temps », souligne HS.
Aamulehti souligne que le principal problème est que, l’UE ne dispose pas des ressources nécessaires pour lutter contre la crise financière : la capacité du FESF est limitée et les dirigeants européens n’acceptent pas les eurobonds.
HS AL

Tibet

Mme Hautala, seule membre du gouvernement à rencontrer le Dalaï Lama
Helsingin Sanomat rapporte que le Dalaï Lama qui vient en Finlande le 19 août devrait rencontrer la ministre de l’aide au développement, Mme Hautala.
L’Ambassade de Chine en Finlande n’apprécie pas cette rencontre, selon HS.
Le ministre des Afgfaires étrangères, Erkki Tuomjioa sera ce jour-là à Tallinn. HS souligjne que les ministres finladnais des Affaires étrangères ont toujours évité de rencontrer le Dalaï Lama.
HS

Editorial
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat rappelle que, traditionnellement c’est le ministre de la Culture qui rencontre le Dalaï Lama lors de sa visite en Finlande. Cette fois, le Dalaï Lama rencontrera la ministre de l’aide au développement, Mme Hautala, ainsi que le candidat présidentiel Pekka Haavisto (Verts) et la députée des îles Åland Elisabeth Naucler. « La décision du ministre des Affaires étrangères et de la Présidente de ne pas le recevoir montre que les relations de la Finlande avec la Chine exigent une grande prudence, alors même que le Dalaï Lama a été reçu cette année à Washington », écrit HS.
HS

Asile

Moins de demandeurs d’asile en Finlande
Cette année, la Finlande a décidé d’accueillir 750 demandeurs d’asile au titre des quotas des Nations-Unis. Parmi eux, la Finlande recevra 300 Afghans des camps situés en Iran, 150 Congolais de camps situés au Rwanda et 200 réfugiés des camps situés en Thaïlande. De plus la Finlande va accueillir 57 réfugiés africains (d’Erythrée, de Somalie, d’Ethiopie et du Soudan) venant de Libye. Jusqu’à présent la Finlande a accueilli 18 Libyens.
Au premier semestre, la Finlande n’a accueilli que 1500 demandeurs d’asile contre 4000 pour l’année 2010.
HS

Politique intérieure

Election présidentielle

Situation brouillée derrière M. Niinistö
Les candidatures à l’élection présidentielle de 2012 sont toujours perturbées par l’extrême popularité du candidat conservateur Sauli Niinistö.
Le PSD décidera la semaine prochaine quels candidats concourent à la candidature. Pour l’instant, les sections du parti ont proposé 24 noms.
Au Centre, seul M. Väyrynen s’est pour l’instant proposé.
STT rappelle que souvent l’audience des candidats favoris à la fin de l’été s’effrite durant l’automne précédent les élections.
KS

Lundi 8 août 2011

Politique étrangère et européenne

Crise financière

Mme Urpilainen souhaite la mise en œuvre des décisions avant de nouvelles
La Ministre des Finances Jutta Urpilainen déclare sur son blog que l’UE devrait se concentrer sur la mise en œuvre des décisions déjà prises au conseil européen avant d’en prendre de nouvelles. Elle souligne que l’économie finlandaise est sur de bonnes bases par rapport à de nombreux pays.
Mme Urpilainen rentre de vacances aujourd’hui.
Helsingin Sanomat critique le fait que Mme Urpilainen n’ait pas interrompu ses vacances.
STT

Mme Kiviniemi n’exclut pas une division de l’eurogroupe
La présidente du parti du Centre estime que pour faire face à la crise, les plans de sauvetages ne peuvent être ajoutés infiniment. « Est-ce que la Grèce doit continuer à faire partie de l’euro ? Il faut réfléchir aux pays qui composent l’euro. »
Elle considère qu’il n’est pas exclut que l’on divise en deux groupes les pays de l’euro. « Dans un groupe il y aurait les pays qui ont bien maitrisé leurs finances comme la Finlande et dans l’autre ceux qui sont en situation financière difficile comme la Grèce, le Portugal, l’Irlande, l’Espagne et l’Italie ».
Mme Kiviniemi souligne toutefois qu’il ne faut pas se précipiter pour prendre des décisions. Selon elle, « il faut trouver une solution pour que les pays en difficulté retrouvent leur compétitivité et puissent rembourser leur dette. Cela ne sera peut-être pas possible dans l’euro ».
TS

Commentaires
« La crise nécessite des décisions rapides » HS
« Trop tard et trop lentement » HS
Le journaliste économique d’Helsingin Sanomat Juhana Rossi estimait samedi qu’il fallait prendre des décisions rapidement : que la BCE rachète des obligations italiennes et espagnoles et que les gouvernements décident si les Etats riches comme les Pays-Bas, la Finlande ou l’Allemagne continuent à financer les pays en difficulté.
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat estime que le conseil européen a pris des décisions tardives sur les mécanismes européens. De plus, en raison de la période de vacances estivales, ces mécanismes ne seront prêts qu’à l’automne, après ratifications étatiques (y compris par le Parlement finlandais), c’est pourquoi M. Barroso a demandé aux Etats d’accélérer ces procédures.
HS

Immigration

« Le cimetière marin de Lampedusa est la honte de l’UE » HS
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat rappelle qu’au moins 1600 personnes ont péri en essayant d’atteindre l’île de Lampedusa, cette année. Selon lui, c’est devenu le symbole de la crise de l’Afrique du Nord.
L’éditorialiste souligne que la Finlande aussi suit la situation de manière passive, appliquant les règles de Dublin à la lettre et renvoyant en Italie d’importants groupes de Somaliens par exemple. « L’Europe civilisée ne peut pas détourner le regard face au cimetière marin de Lampedusa », conclut HS.
HS

Rencontre des Premier ministres nordiques

« Les Premiers ministres soudés face à la tragédie norvégienne » HS
Les Premiers ministres finlandais, suédois et danois se sont rendus au camp international de scouts en Suède, ce week-end, afin d’exprimer leur soutien pour les activités multiculturelles des jeunes après les événements en Norvège.
Lors d’une intervention devant les jeunes, M. Katainen a souligné l’importance de l’action des jeunes pour la société. Les Premiers ministres ont également signé en commun un article publié dans Helsingin Sanomat pour encourager les jeunes à l’action sociale et pour défendre les valeurs nordiques. Les Premiers ministres notent également qu’il faut que les gouvernements des pays nordiques continuent à travailler avec les autorités afin d’améliorer la sécurité.
HS/dim/A7

Victimes de criminalité à l’étranger

Les représentations à l’étranger ne fournissent pas de conseils juridiques
Selon le ministère de la Justice, une victime de crime à l’étranger se trouve assez seule pour gérer sa situation. Les représentations de la Finlande aident dans la recherche d’une assistance juridique mais n’en proposent pas elles-mêmes.
1500 victimes de crimes et délits à l’étranger par an auraient besoin d’aide. Dans la plupart des cas, il s’agit d’un vol.
HS/dim/A7

Politique intérieure

Gouvernement

La présidente estime que le gouvernement devra se battre sur deux fronts
La Présidente Tarja Halonen a déclaré hier à Yle que le gouvernement devrait durant l’automne se battre sur deux fronts : contre la crise économique et contre le racisme. « Si la situation économique demeure difficile ou se dégrade, on aura besoin de la modération nécessaire pour, par des moyens démocratiques, faire face aux réponses populistes qui ne servent qu’à susciter la haine et l’amertume ».
La Présidente estime que l’UE a les clés pour se sortir de la crise.
STT

Le gouvernement plus menacé par les divisions que par l’opposition
L’opposition n’a plus beaucoup de pouvoirs pour gêner le travail législatif de la majorité, rapporte Keskisuomalainen. Il ne reste plus à l’opposition que la motion de censure, arme peu efficace : dans l’histoire politique finlandaise, elle n’a fait tomber que quatre gouvernements, dernièrement en 1958.
Le gouvernement actuel serait plutôt fragilisé par le large éventail des partis qui le comportent, selon le politologue Ville Perna.
KS

Selon M. Sasi, un programme d’économies est d’actualité en Finlande aussi
Hufvudstadsbladet relève que selon M. Sasi, président de la Commission des finances, il n’est pas exclu que la Finlande doive devra prévoir des économies supplémentaires dans son budget de 2012. M. Sasi n’exclut pas non plus la nécessité d’éventuellement durcir la fiscalité, même si cela ne lui semble pas probable. « Comme il existe une certaine inquiétude sur le marché, on ne peut rien exclure », a-t-il dit.
Il est prévu que le gouvernement débatte du budget à la mi-septembre. La direction générale du budget du ministère des Finances étudie les propositions budgétaires des autres ministères les17 et 18 août.
La Commission des finances aura trois semaines de moins que d’habitude pour étudier le budget, en raison des négociations prolongées pour la formation du gouvernement.
HBL/lun/5

Commentaire
« Le gouvernement doit revoir son programme économique » HS
L’éditorialiste d’Helsingin Sanomat estime que le programme économique du nouveau gouvernement est fondé sur une forte croissance qui, à en croire les marchés boursiers, ne manquera pas de s’effondrer d’ici le printemps. Il faut donc que, dès l’automne, le gouvernement revoit son programme économique.
HS

Décès de M. Holkeri, ancien Premier ministre

« Un des conservateurs les plus influents de ces derniers décennies » HS
Les journaux rendent compte du décès, à l’âge de 74 ans, de Harri Holkeri, ancien Premier ministre (1987-1991) et membre du directoire de la Banque de Finlande.
Après sa carrière politique, M. Holkeri a participé aux négociations de paix en Irlande du Nord et à celles concernant le Kosovo. Il a présidé l’Assemblée générale de l’ONU en 2000-2001.
HS/lun/A5

Education

Rentrée des classes
Les premiers écoliers rentrent aujourd’hui, les derniers la semaine prochaine. A Helsinki, les écoles primaires et secondaires effectuent leur rentrée le 16 août. L’anné scolaire compte 190 journées et se terminera le 2 juin 2012.
541 000 écoliers sont scolarisés dans les 2800 écoles de primaire et 110 000 élèves dans les 430 lycées de Finlande.
HS

Indemnités pour élèves difficiles
Kesksisuomalainen rapporte que le ministre de l’Education Jukka Gustafsson envisage d’augmenter les crédits alloués aux écoles qui scolarisent beaucoup d’enfants immigrés. Les municipalités peuvent aussi utiliser une partie de ces dotations pour payer une indemnité dite de classe difficile aux enseignants.
Les enseignants peuvent avoir des indemnités supplémentaires s’ils ont des classes chargées, des élèves difficiles ou de nombreux non fennophones.
Actuellement, ces indemnités sont payées dans quelques dizaines de communes sur les 336 communes finlandaises. Cela devrait se généraliser.
Cette indemnité peut être d’au plus 200 euros par mois par enseignant.
KS

Sécurité routière

Peu de morts sur les routes
Si les chiffres du début d’année se confirment, 2011 devrait être l’année la moins meurtrière sur les routes finlandaises depuis la guerre. Au première semestre on a enregistré 129 décès sur les routes, ce qui devrait permettre sur l’année de faire moins qu’en 2010 avec 272 morts sur les routes.
HS

Economie

« Le commerce « oriental » sauvera l’économie finlandaise » HBL
Hufvudstadsbladet relève que dans une situation où la situation économique se détériore et une récession menace l’Europe, les exportations vers l’Est pourraient sauver l’économie finlandaise. Les échanges avec la Chine et avec la Russie augmentent : les exportations en Chine ont augmenté de 23 % durant les six premiers mois de 2011.
Le marché russe est également prometteur car le pouvoir d’achat augmente dans ce pays.
HBL/sam/2

Hausse de la croissance en mai
Selon l’Institut national d’études statistiques, la croissance en mai a augmenté de 3,4% par rapport à 20110 et de 0,7% par rapport à avril.
HS

Tassement des exportations en juin
Selon les douances, les exportations ont augmenté de 1% et les importations de 8% en juin par rapport à 2010.
HS

France - Finlande

Marché français

Délices français à Tampere encore cette semaine
Uutispäivä Demari rend compte du succès du marché français à Tampere.
UD/16-17

Vendredi 5 août 2011

Politique intérieure

Marché du travail

Le patronat ne souhaite pas de cadre salarial
Le directeur général du patronat EK, M. Pukkinen, relève que les employeurs ne souhaitaient pas de coordination de la politique salariale. Le président du syndicat des employés, STTK, M. Mäenpää, se déclare surprise de cette position stricte. Il ne souhaite pas évaluer les possibilités de trouver une façon de coopérer sur les questions de politique du marché de travail et économique. « Jusqu’à présent, on n’a pas de vision en commun. »
Les chefs des organisations syndicales et du patronat se rencontreront de nouveau la semaine prochaine.
Le Premier ministre, M. Katainen, estime que la mauvaise situation économique pourrait rapprocher les partenaires sociaux l’un de l’autre.
HS/A9

Parti du centre

« Le Centre a du mal à sortir de sa détresse » HS
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat spécule sur le destin du Centre, le plus grand parti au niveau des municipalités, qui a des problèmes de crédibilité au niveau de la politique nationale. Ce parti vit une période de transition, la chute a été rapide, et il faut encore du temps pour les Centristes de trouver une façon de travailler à l’opposition.
La politique européenne constitue un domaine problématique quant à la crédibilité : le parti envisage-t-il de s’opposer aux orientations qu’il a promues lorsqu’il était au gouvernement ?
HS/A2

Présidentielles

Editorial
« Le rival le plus difficile de M. Niinistö est sa popularité » HBL
L’éditorialiste de Hufvudstadsbladet rappelle que l’on connait de l’histoire que les favoris réussissent rarement à maintenir l’écart avec les rivaux pendant toute la campagne électorale. Il est probable que les voix se répartiront entre l’ensemble des candidats.
HBL/12

Propos de Mme Halonen

Mme Halonen invite « la grande majorité » des Finlandais à dire « non » à la haine
La Présidente, Mme Halonen, exprime son inquiétude à l’égard de l’augmentation de l’intolérance, de la xénophobie et des propos de haine. Pour elle, une raison derrière le durcissement des attitudes est l’augmentation des inégalités dans la société.
Mme Halonen fait appel aux Finlandais pour dire explicitement « non » aux mouvements extrémistes. Elle estime qu’une grande majorité des Finlandais doivent s’opposer à la xénophobie et aux propos qui fomentent la peur.
Concernant la liberté d’expression, elle constate qu’elle fait partie des droits de l’homme, mais qu’elle ne doit pas dépasser les autres droits.
Pour elle, le travail pour lutter contre le racisme relève de tout le monde, qu’il s’agisse du gouvernement, des spécialistes, des ONG ou des gens ordinaires.
Concernant les inégalités croissantes entre Finlandais, elle estime que la classe moyenne aisée ne doit pas percevoir la main d’oeuvre étrangère comme une menace.
Il faut un débat pertinent sur les problèmes éventuels liés à l’immigration dans un monde mondialisé.
Mme Halonen estime que les menaces internationales accrues et les attaques terroristes déterminent les attitudes et un terrain favorable à la peur, même si elles ne sont pas directement liées à la vie quotidienne des Finlandais.
Concernant ses projets après la fin du mandat présidentiel, en février 2012, Mme Halonen constate qu’il y a des postes intéressants, et qu’elle n’a pas décidé définitivement si elle envisage de postuler. « Je pourrais dire, en public, que je ne pense pas postuler », dit-elle.
HS/A5

France

FMI

Mme Lagarde
Hufvudstadsbladet publie un article présentant Mme Lagarde et rend compte de son procès.
HBL/10

France – Finlande

URB 11

« Une énergie intense » UD
Uutispäivä Demari rend compte du spectacle de danse franco-allemand True Blue Market à l’occasion du festival URB qui a commencé à Helsinki.
UD/17

Jeudi 4 août 2011

Politique étrangère et européenne

La crise de l’euro

« M. Katainen : Nous travaillons avec des questions qui font peur »
Le Premier ministre, M. Katainen, estime que les nouvelles concernant l’Espagne et l’Italie reflètent une énorme insécurité. Pour lui, la situation fait peur parce qu’il n’y a pas de certitude sur la raison d’une augmentation des intérêts, il n’y a rien de particulier qui se soit passé dans l’économie espagnole ou italienne. « C’est un engrenage d’insécurité qui règne : les investisseurs se méfient de l’état de l’économie américaine, de l’économie de certains pays européens et d’eux-mêmes. »
M. Katainen est toutefois convaincu que la situation se calmera au fur et à mesure que les investisseurs auront le temps d’analyser la situation aux Etats-Unis et en Europe. Pour lui, il n’y a rien dans l’économie qui puisse motiver une telle nervosité.
M. Soini, président des Vrais Finlandais, estime que la seule solution à la crise qui continue malgré les mesures de sauvetage est la dissolution de la zone euro. « Ceux qui ne se débrouillent pas avec cette devise devraient quitter l’eurogroupe. Sinon, même les pays qui sont bien côtés seront impactés. » Pour lui, c’est une hérésie que de dire que l’eurogroupe ne pourrait pas se dissoudre. « C’est ce qu’on avait dit de l’URSS », dit-il.
Mme Kiviniemi, présidente du Centre, estime qu’il faudrait en tout cas évoquer la possibilité que la Grèce se dissocie avec l’eurogroupe.
M. Katainen admet que les leaders de l’opposition ont raison quant à l’écart inexcusable entre le niveau de compétitivité de différents pays. Pour lui, une dissolution de la zone euro ne constitue toutefois pas une solution. Il estime qu’il faut diminuer l’écart concernant la compétitivité et imposer des économies aux pays qui continuent à s’endetter.
M. Katainen estime qu’il faut plus de « naming and shaming » afin de pouvoir avancer.
HS/A14

Point de vue : « Une manque de leadership dans la zone euro pourrait pousser l’économie finlandaise à une longue « tristesse » » HS

Economie

« Le risque accru de stagflation » HS
Les signaux de stagflation, une croissance économique diminuant, un taux élevé de chômage et une inflation continue sont une réalité aux Etats-Unis, en Europe, et en Finlande, selon M. Pohjola, professeur d’économie politique de l’Université Aalto.
HS/A15

Politique intérieure

Marché du travail

M. Katainen rencontrera les partenaires sociaux aujourd’hui
« Le gouvernement a confiance à des négociations tripartites » UD
Le Premier ministre, M. Katainen, rencontrera les partenaires sociaux ce matin afin de tâter le terrain pour une harmonisation de la politique concernant le marché de travail et la politique économique.
M. Ihalainen, ministre de l’Emploi, indique que lors de la précédente législature, la coordination de la politique économique et la politique salariale n’a pas fonctionné, principalement en raison du peu de volonté du patronat EK depuis 2008.
Le gouvernement souhaite étudier s’il serait possible de trouver un nouveau début pour les négociations tripartites réunissant le gouvernement, le patronat et les confédérations des salariés.
M. Katainen est favorable à une nouvelle sorte de coopération avec les organisations syndicales. Il souhaite étudier les moyens de garantir la compétitivité ainsi que l’évolution de l’emploi et du pouvoir d’achat.
M. Ihalainen souligne l’importance d’évoquer des questions qui intéressent toutes les parties.
UD/2

Présidentielles

Sondage : M. Niinistö serait élu au premier tour
Le journal télévisé d’Yle a effectué un sondage sur l’audience des candidats – désignés et éventuels – de l’élection présidentielle. Selon ce sondage, M. Niinistö (Parti conservateur) serait élu au premier tour, avec 60 % des intentions de vote.
M. Soini, Vrais Finlandais, a une audience de 11 %, M. Rehn, Centre, de 9 %, M. Heinäluoma, PSD, de 7 %, M. Haavisto des Verts de 6 % et M. Arhinmäki, Alliance des gauches, de 4 %.
Mme Räsänen, Démocrates chrétiens, et M. Wallin, Parti suédois, auraient une audience de 2 % chacun.
M. Niinistö est le candidat le plus en vue parmi les militants de tous les partis à l’exception de l’Alliance des gauches. 49 % des Vrais Finlandais le soutiennent contre 39 % qui voteraient pour M. Soini. 50 % des sociaux-démocrates le soutiennent contre 31 % en faveur de M. Heinäluoma. 55 % des Centristes opteraient pour lui, contre 37 % qui choisiraient M. Rehn.
Lors d’un second tour éventuel, M. Niinistö le remporterait 80%-20% contre M. Rehn, 83%-17% contre M. Heinäluoma, et 84%-16% contre M. Soini.
Quant à M. Rehn, il le remporterait contre MM. Heinäluoma (60%-40%) et Soini (67%-33%), alors que M. Heinäluoma le remporterait (61%-39%) contre M. Soini.
Le premier tour de l’élection aura lieu le 22 janvier 2012 et le second tour le 5 février.
Les partis qui n’ont pas déjà désigné leur candidat le feront en octobre-novembre.
Le sondage d’Yle a été effectué en deux phases afin de trouver les candidats susceptibles d’être désignés par les partis. Les sociaux-démocrates ont hésité entre MM. Heinäluoma 25%, Tuomioja 23%, Mme Urpilainen 18 %, MM. Lehtinen 14% et Ihalainen 13%.
Quant aux centristes, 48 % se sont prononcés pour M. Rehn, 23 % pour Mme Kiviniemi et 7 % pour Mme Jäätteenmäki. M. Kääriäinen, Mme Lehtomäki, MM. Pekkarinen et Vanhanen ont chacun obtenu plus d’intentions de vote que M. Väyrynen.
Concernant les candidats éventuels venant de l’extérieur de l’actualité politique, ont été évoqués MM. Ahtisaari, Ollila, Lipponen, Aho et Liikanen.
www.yle.fi

Mercredi 3 août 2011

Politique étrangère et européenne

Syrie

La Finlande condamne la violence
Hufvudstadsbladet relève que selon le ministre des Affaires étrangères, M. Tuomioja, la Finlande est profondément inquiète de la situation détériorée et de la violence accrue en Syrie. Pour lui, il serait temps que l’ONU y intervienne.
Dans un communiqué de presse, M. Tuomioja note que le message commun de la communauté internationale à la Syrie est très important. La Finlande soutient pleinement la mise en oeuvre des positions communes de l’UE, y compris les décisions sur des sanctions. Au besoin, la Finlande est prête à durcir les sanctions.
HBL/1&10, www.vn.fi

Editorial : « Il faut strictement condamner la violence » TS

La crise de l’euro

Réunion de la Grande commission
Le Premier ministre, M. Katainen, a été entendu par la Grande commission, hier. Le Centre et les Vrais Finlandais partagent l’avis selon lequel le gouvernement est en train d’augmenter la responsabilité finlandaise concernant les pays en difficultés.
La part de la Finlande dans le nouveau paquet d’aide de 109 milliards d’euros à la Grèce s’élève à 1,4 milliards d’euros à l’intermédiaire du fonds européen de stabilité financière.
M. Pekkarinen (Centre) estime que la part de responsabilité des contribuables est plus importante que prévue. M. Soini, président des Vrais Finlandais, estime que la Grèce ne sera pas le dernier pays à aider.
HS/A6, UD/

Editoriaux
« Plus de solidarité en bonus » HS
« Une campagne prolongée sur les garanties » TS
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat relève que M. Tiilikainen (Centre) est revenu sur ses propos concernant le mandat : après la réunion, il a dit que juridiquement, M. Katainen s’était tenu dans le cadre du mandat mais que politiquement, il a dépassé ce qui était prévu par la Finlande.
Pour l’éditorialiste, les nouvelles mesures prévues par l’eurogroupe constituent incontestablement un pas vers une responsabilité mutuelle et une politique financière plus harmonisée.
Turun Sanomat regrette que la politique européenne du nouveau gouvernement semble se réduire en un débat prolongée sur les garanties exigées par la Finlande, thème qui n’intéressera que moyennement les autres pays de la zone euro.
HS/A2, TS/2

Finlande – Russie

Visite de M. Katainen en Russie
Le Premier ministre, M. Katainen, se rendra à Sotchi mardi prochain, pour des entretiens avec son homologue, M. Poutine, sur les relations bilatérales, la situation de l’économie mondiale ainsi que la coopération entre l’UE et la Russie. Il s’agit de la première rencontre entre les deux ministres.
M. Stubb, ministre des Affaires européennes et du Commerce extérieur, accompagnera M. Katainen.
HBL/6, UD/3

Politique intérieure

Commission de l’administration

Propos de M. Katainen
Editorial : « M. Halla-aho sous la loupe » SM
Le Premier ministre, M. Katainen, estime que la position de M. Halla-aho à la tête de la commission de l’administration relève du groupe parlementaire des Vrais Finlandais, le poste étant de leur compétence.
HS/A5

Criminalité

Diminution des crimes racistes
La police a enregistré une diminution dans les crimes racistes depuis le début de l’année. 141 crimes racistes ont été enregistrés en janvier-juin, ce qui est 17 % de moins qu’à la même époque en 2010.
Selon la police, cette diminution ne veut pas forcément dire que les crimes racistes auraient véritablement diminué. Il n’est pas exclu que la police ait eu moins de temps pour enquêter sur les crimes racistes ou que tous les crimes de ce genre n’aient pas été enregistrés comme tel.
La forme la plus fréquente de crime raciste est coups et blessures, selon les statistiques de la police.
HS/A5

France – Finlande

Marché français à Tampere

Editorial : « Visite française » AL
Aamulehti rend compte du succès du marché français, ouvert à Tampere jusqu’au 15 août.
L’éditorialiste d’Aamulehti encourage ses lecteurs à se rendre au marché français et se félicite du fait qu’on a pas toujours besoin de voyager pour avoir des expériences sur des autres cultures.
AL/A2

Mardi 2 août 2011
Politique étrangère et européenne

Réactions et échos de la tragédie en Norvège

Débat sur la présidence de la Commission de l’administration
« M. Halla-aho devrait se retenir dans ses propos » HS
« M. Halla-aho a fâché les musulmans de Finlande » UD
« Selon les informations d’Yle, la commission de l’administration ne changerait pas son président » HS
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat estime que les opinions et les écrits de M. Halla-aho concernant notamment les immigrés sont pour le moins contestés. Il relève qu’il est extrêmement rare que l’on remette en cause la position du président d’une commission parlementaire.
M. Jugner, secrétaire général du PSD, souhaite que M. Halla-aho « reconsidère la « durabilité » de sa position ». Pour l’éditorialiste, les propos de M. Halla-aho, qui a également traité les sociaux-démocrates, dont M. Jugner, de « vils lécheurs », vont trop loin. Un tel discours ne convient tout simplement pas à un député et surtout pas à un président de commission, selon lui.
Le changement de président d’une commission parlementaire relève toutefois de la commission en question et M. Halla-aho a le soutien de son groupe. M. Jugner précise qu’il n’a pas demandé la démission de M. Halla-aho, mais souhaité qu’il change de comportement. Il rappelle qu’un président de commission ne parle pas que pour lui-même, car il représente l’ensemble du Parlement et tous les partis représentés dans sa commission.
HS/A2,A7, UD/1

Billet de M. Katainen : « Nous ne pourrons renoncer à une société libre » TS
Turun Sanomat publie un billet du Premier ministre, M. Katainen, qui souligne l’importance d’une démocratie ouverte, communautaire et qui a confiance dans les personnes. Il promeut les actes en faveur de la tolérance, de l’attention portée aux autres et d’ouverture afin de lutter contre la haine, la peur et les oppositions.
TS/2

Propos de Mme Halonen
La Présidente, Mme Halonen, demande, concernant le contrôle frontalier accru au Danemark, qu’il s’agisse d’une mesure temporaire. Elle souhaite que l’on puisse agir au niveau européen sur ces questions.
Elle estime que l’intégration de l’UE est arrivée à une phase « d’épuisement », en même temps qu’il faudrait évoquer des questions économiques, des menaces extérieures éventuelles et les défauts des structures européennes. Elle rappelle qu’il n’y a pas de retour à un monde fermé.
TS/dim/16

La crise de l’euro

Le Centre estime que M. Katainen a dépassé son mandat
Le président du groupe parlementaire du Centre, M. Tiilikainen, accuse le Premier ministre, M. Katainen, d’avoir dépassé son mandat lors de la réunion de l’eurogroupe.
M. Tiilikainen relève que les décisions prises augmentent la responsabilité mutuelle des pays de l’eurogroupe concernant les problèmes des pays en difficultés, ce qui est une question à laquelle la Finlande s’est opposée.
M. Tiilikainen se demande si Mme Kumpula-Natri, présidente de la Grande commission a autorisé le Premier ministre à abandonner les objectifs clés de la Finlande.
Mme Kumpula-Natri relève qu’elle a été en contact avec M. Katainen à plusieurs reprises pendant la réunion, et qu’elle a informé les membres de sa commission par des sms sur l’évolution de la situation.
HS/A5

Propos de M. Antola
L’éditorialiste de Suomenmaa, organe du Centre, relève que selon M. Antola, directeur de Centrum Balticum, ne considère pas le projet européen de sauvetage des pays en difficultés comme un pas vers le fédéralisme. « Au contraire, les décisions prises augmentent le rôle des gouvernements nationaux », dit M. Antola dans l’édition électronique de Suomenmaa.
SM/2

Economie

« Le chaos s’écarte mais la peur reste là » HS
Les spécialistes économiques finlandais se déclarent soulagés par l’accord achevé aux Etats-Unis, mais sont conscients du fait que des décisions difficiles restent à prendre.
Ils n’excluent pas la possibilité que la croissance se ralentisse pendant une période plus importante que prévue. Pour eux, même des signaux d’une récession existent.
HS/A13

Politique intérieure

Parti du centre

Présidentielles
Suomenmaa relève dans son éditorial que la présidente du Parti du centre, Mme Kiviniemi, exclut fermement la possibilité que le Centre soutienne le candidat d’un autre parti aux présidentielles.
SM/2

Aviation

Accord dans le conflit
Les partis ont adopté la proposition d’accord du médiateur nationale, M. Lonka, ce qui a permis d’éviter la grève prévue des contrôleurs aériens.
www.hs.fi

Lundi 1er août 2011

Politique étrangère et européenne

Réactions et échos de la tragédie en Norvège

Manifestation
Environ 1500 personnes se sont réunies, hier, à Helsinki, pour montrer leur soutien aux Norvégiens et promouvoir la tolérance.
UD/6, HS

Editorial
« Modération dans le débat sur la législation sur les armes à feu » HS
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat se félicite de la modération avec laquelle les dirigeants finlandais ont évoqué la possibilité de durcir la législation sur les armes à feu. Pour lui, il serait opportun d’attendre pour connaître les effets de la réforme entrée en vigueur en juin, même s’il est justifié de revoir régulièrement le règlement.
L’éditorialiste note que 650 000 Finlandais ont une autorisation de port d’arme. Il y a 1,6 millions d’armes en Finlande, dont la plupart sont des armes de chasse.
HS/dim/A2

La crise de l’euro

Editorial
L’éditorialiste de Helsingin Sanomat estime que comme les partis politiques ont promis, sous la pression électorale exercée dans le débat par les Vrais Finlandais, d’exiger des garanties en contrepartie d’une aide à la Grèce, ils se sont concentrés sur elles et sur leur obtention éventuelle, pendant que l’UE faisait un pas vers des instruments aux caractéristiques fédéralistes.
L’éditorialiste estime que les décisions prises lors du sommet de l’eurogroupe ont pour objet d’atténuer la crise de l’euro, et non pas de la résoudre entièrement. Pour lui, l’exigence finlandaise des garanties gène cet objectif plus qu’elle ne le soutient.
Pour l’éditorialiste, une partie des décisions économiques prises changent la nature fondamentale de l’eurogroupe et sont contraires à ce que la Finlande a promu. Auparavant, la Finlande avait condamné les arrangements germano-français, mais maintenant « ils sont passés inaperçus », selon l’éditorialiste.
HS/dim/A2

Politique intérieure

Parti du centre

Présidentielles
Helsingin Sanomat publie un éditorial sur la présidentielle et notamment la désignation d’un candidat centriste, qui reste en instance.
Si un des candidats susceptibles d’arriver au second tour de l’élection est quelqu’un de favorable à la zone euro, comme M. Rehn, centriste, il n’est pas exclu que les présidentielles deviennent un référendum sur l’euro.
C’était déjà le thème de M. Soini, président des Vrais Finlandais, aux législatives. A l’époque, un parti pro-euro a gagné, mais le parti le plus sceptique à l’égard de l’euro et de l’UE en général a le plus progressé son audience.
Mme Kiviniemi voit la pression augmenter en ce qui concerne sa candidature. En tant que présidente d’un parti de l’opposition, ne serait-elle pas tentée de s’opposer aux aides aux pays européens en difficultés ? Mais qu’en serait-il de la crédibilité, puisque c’est lors de son mandat de Première ministre qu’a été prise la décision sur les aides à l’Irlande et au Portugal.
Plus généralement, l’éditorialiste estime que les partis semblent souhaiter coller un peu trop l’opinion et le sentiment du peuple. Pour lui, il faudrait toutefois que les hommes politiques influents soient des véritables dirigeants qui ne s’efforcent pas de plaire à l’opinion publique – ou ce qu’ils croient l’être.
HS/lun/A2

Economie

Confiance de l’industrie
Selon EK, patronat de l’industrie, la confiance de l’industrie a connu une légère baisse en juillet. La confédération de l’industrie technologique relève que même si le chiffre d’affaires a un peu augmenté, cela ne s’est pas pour autant traduit par un nombre accru d’emplois.
HS/sam/B2

Aviation

Grève des contrôleurs aériens
Les négociations ont échoué, conduisant, les contrôleurs aériens à mettre en place des grèves ponctuelles à compter de 6 heures mardi matin.
HS/A5

France

Politique

Présidentielles : Helsingin Sanomat dresse un portrait de Mme Joly
Jeune fille-au-pair à ses vingt ans, puis étudiante en droit, la norvégienne Eva Joly s’est inlassablement battue dans les années 1990 contre la corruption chez Elf. Eurodéputée depuis 2009, elle vient d’être élue pour représenter les écologistes aux prochaines élections présidentielles.
Le journaliste note que dans une France secouée par le scandale de M. Dominique Strauss-Kahn et avec la baisse de popularité du président sortant, le ton sec de la norvégienne pourrait s’avérer être un avantage.
HS.31.7/A13

Voile intégrale
Kaleva publie un article de Patrick Le Louarn qui relève que l’interdiction du port de voile intégrale n’a engendré que quelques dizaines d’amendes.
Kaleva/sam/12

publié le 31/08/2011

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